Dans certaines conditions de prise de vue, l’utilisation de l’option synchro flash au second rideau est essentielle pour réaliser une photographie correspondante à un effet visuel naturel. Nous allons voir dans cet article, la différence avec la synchronisation du flash au premier rideau ainsi que les conditions nécessaires pour correctement la mettre en œuvre.
Différence entre la synchro au premier et au second rideau
Fonctionnement interne au boîtier
Dans le fonctionnement d’un appareil photo de type reflex, le processus mécanique permettant de réaliser l’exposition du capteur à la lumière durant le temps de pose défini par le photographe, nécessite la mise en œuvre de deux rideaux.
De façon synthétique, le premier rideau correspond à celui qui se déplace pour découvrir le capteur, puis un second rideau se déplace pour recouvrir le capteur en fin d’exposition.
Animation montant le mouvement des rideaux lors de la prise d’une photo
A savoir, la durée d’émission d’un flash lumineux est infiniment plus bref que la durée d’exposition du capteur.
Par défaut, la synchro flash des appareils photo se fait au premier rideau. Ceci signifie que l’émission de la lumière de ce flash est émise au début de la durée d’exposition du capteur. C’est-à-dire juste après le mouvement du premier rideau.
A contrario, lorsque la synchronisation du flash est réglée sur le second rideau, l’émission de la lumière du flash est émise juste avant la fin de la durée d’exposition du capteur, c’est à dire, juste avant que le second rideau commence à recouvrir le capteur.
ligne des temps pour comprendre quand se déclenche le flash au 1er et 2nd rideau
Résultat visuel
Différence de rendu entre déclenchement du flash au 1er et 2nd rideau. La voiture se déplace toujours de droite à gauche. Durée d’exposition de 0.5s.
Les conditions nécessaires
Afin de correctement mettre en œuvre cette option, il est nécessaire de se trouver dans certaines conditions de prise de vue spécifiques.
Pose longue
Comme nous l’avons compris dans la première partie de cet article, la modification de ce paramètre permet d’indiquer un appareil, le moment où le flash doit être déclenché par rapport à la durée d’exposition totale de la photo.
On comprend bien, que cela a du sens uniquement si la durée d’exposition de la photo est longue.
Ce prérequis est tellement d’essentiel, que certaines marques d’appareils interdisent l’accès à cette option si la durée d’exposition n’est pas suffisamment longue.
Sujet en mouvement
À la base, ce paramètre n’a d’utilité que dans le cas où l’on souhaite équilibrer la luminosité ambiante avec la luminosité d’un flash.
De plus, ceci n’a de sens que si le sujet se déplace par rapport au cadre de la photo pour inscrire sa trajectoire un peu comme en light painting.
Ceci signifie qu’il y a deux possibilités, puisque tout est relatif.
Soit le sujet photographié est mobile,
Soit le photographe déplace l’appareil photo par rapport au sujet.
Luminosité ambiante faible
Enfin, tel que nous venons de le voir ci-dessus, afin de bien distinguer la traînée du sujet sur la photographie, il est important que l’ambiance générale de la scène soit suffisamment sombre pour que la durée d’exposition dure assez pour permettre le déplacement du sujet dans le cadre.
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Illustration de l'article à propos de choix un objectif macro
La macrophotographie est une discipline de la photographie dont le but est de prendre en photo des sujets avec un grossissement minimale de 1:1. Pour se faire, les constructeurs d’objectif ont mis sur le marché une gamme dédiée d’objectif spécialisé. Ce sont les fameux objectifs macro. Dans cet article, je partage avec vous les points à prendre en compte lors de l’achat de ce type d’objectif.
Confirmez votre intérêt pour la macrophotographie
Comme je le disais plus haut en introduction, la macrophotographie est une niche parmi l’ensemble des domaines de la photographie. C’est pourquoi, avant d’envisager l’achat d’objectifs dédiés, il peut être pertinent de s’assurer que votre attrait pour la macrophotographie est bien avéré.
Pour se faire, je vous conseille de commencer à pratiquer la macrophotographie avec le minimum d’investissement.
Il existe deux manières pour obtenir de fort grossissement avec un objectif 50 mm bon marché sans trop investir dans les accessoires nécessaires.
La bague d’inversion
Cet accessoire permet de fixer un objectif nikon 50 mm f/1,8 sur votre boîtier grâce au filetage de diamètre 52 mm normalement réservé à la mise en place des filtres.
Ainsi, la lentille interne de cet objectif prendra le rôle de la lentille frontale d’un objectif standard.
Le fait de regarder dans le sens inverse de l’objectif 50 mm, provoque un grossissement conséquent permettant de réaliser vos premières macrophotographies.
Une fois monté sur votre boîtier, placez l’indicateur de diaphragme sur 1.8, et tourner votre bague de mise au point à sa distance minimale.
Le facteur de grossissement que vous obtiendrez ainsi sera supérieur à 1:1. De plus, le coût de l’opération sera largement moindre par rapport à l’achat d’une optique spécialisée.
Prenez garde, dans cette configuration à ne pas endommager votre lentille interne devenue lentille frontale.
Le Kit de bagues allonges
Une bague allonge est simplement un tube permettant d’éloigner l’objectif du boîtier.
Ceci a pour effet de réduire la distance de mise au point minimale de n’importe quel objectif.
Classiquement, un jeu de bague allonge est constitué d’un ensemble de trois bagues de longueur différente que vous pouvez utiliser seule ou combinées entre elles.
L’avantage des bagues allonges est qu’elles sont utilisables avec l’ensemble de vos objectifs et comme elles ne comportent pas d’élément optique à l’intérieur, elles ne dégradent pas la qualité optique de vos objectifs.
photo réalisée avec un objectif Nikon 50mm f/1.8 à f/5.6 en lumière naturelle avec les trois bagues allonges (12mm + 20mm + 36mm). La distance sujet/lentille frontale était d’environ 2cm.
Commencez à pratiquer la macrophotographie avant d’aller plus loin dans l’achat de matériels. Pour ce faire, je vous invite à lire l’article sur les bases de cette pratique.
Maintenant que vous êtes certain que l’activité de macrophotographie vous intéresse, il peut être intéressant d’investir dans du matériel plus adapté.
Choisir son vrai objectif macro
Les constructeurs d’objectif proposent une gamme de trois focales fixes :
50mm,
100mm,
200 mm.
Il faut savoir que plus la longueur focale est grande et plus le prix de l’objectif est levé.
Aussi, plus la longueur focale est grande et plus la maîtrise de l’optique est difficile pour le photographe.
La distance de mise au point minimale
Il s’agit ici du paramètre le plus important en macrophotographie puisqu’il correspond à la distance à laquelle le rapport de grossissement maximal de l’objectif est obtenu.
Ce sera la nature du sujet que vous souhaitez photographier qui imposera le choix de la distance minimale de mise au point nécessaire et par conséquent la longueur focale de l’objectif adéquate.
Il est clair que dans le cas où vous photographiez un sujet totalement statique tel que des pièces de monnaie, une longue distance de mise au point minimale ne sera pas nécessaire. L’achat d’un 50 mm macro vous sera alors suffisant et moins onéreux.
focale 105 mm pour la macro-photographie
Par contre, si vos sujets de prédilections sont les insectes, il est important de prendre en compte le risque d’envol de ceux-ci au cas où vous devriez vous rapprocher trop près d’eux.
La taille du capteur
A longueur focale identique, la taille du capteur de votre boîtier influent sur le facteur de grossissement du sujet.
L’usage d’un capteur de taille APS-C sera alors un avantage dans ce domaine.
Par exemple une optique de longueur focale 100 mm se comportera de la même manière qu’un objectif de longueur focale 150 mm.
Vous pourrez ainsi réaliser quelques économies.
Le flou de bouger
Comme je le disais plus haut, plus votre objectif macro aura une longue focale et plus il sera difficile à maîtriser par le photographe.
Ici, j’attire l’attention sur le risque de flou de bouger qui est amplifiée par la longueur focale.
Pour pallier à cette problématique, il sera nécessaire pour le photographe d’utiliser un trépied stable pour éviter le moindre tremblement et ainsi garantir la netteté des clichés.
L’obligation de mettre en œuvre tout cet ensemble de matériels supplémentaires, est une réelle contrainte non-négligeable pour le photographe.
Quel est le meilleur compromis pour les débutants
Pour ses qualités optiques, notamment par rapport à sa distance de mise au point minimale, il est classiquement conseillé de commencer par l’achat d’un 100 mm macro.
Depuis quelques années, les constructeurs d’objectifs ont ajouté les deux fonctionnalités supplémentaires suivantes :
l’autofocus ultra rapide,
la stabilisation optique.
Compte tenu des particularités dues à la mise en œuvre de la macrophotographie, ces deux fonctionnalités ne sont pas essentielles pour débuter.
Cependant, elles permettent d’utiliser votre objectif macro pour des usages plus classiques tels que le portrait.
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Illustration de l'article à propos des avantages d'utiliser le format de sauvegarde RAW des appareils photo
De plus en plus d’appareils photo proposent le format RAW pour enregistrer les données de votre capteur. C’est d’ailleurs le cas aujourd’hui pour les smartphones évolués. Mais pour quelle raison ce format devient-il si omniprésent ? Dans cet article, je vous explique les avantages d’utiliser ce format enregistrement.
Quels sont les formats de fichier disponibles
Les formats classiques de fichiers disponibles sur les appareils photo sont les suivants :
Format JPEG avec différents taux de compression,
Format TIFF,
Format RAW.
Les deux premiers format de fichier, sont des fichiers d’images à proprement dit.
Ce n’est pas le cas pour le fichier dit RAW, qui peut prendre différentes extensions en fonction de la marque de l’appareil :
NEF, pour la marque NIKON,
CR2, pour la marque CANON,
RW2, pour la marque Panasonic Lumix,
ARW, pour la marque Sony,
RAF, pour la marque Fujifilm,
PEF, pour la marque Pentax,
DNG, pour le standard universelle créé par Adobe.
Il est aussi à noter, que suivant votre appareil, il est possible de sauvegarder sous deux formats en simultané, le plus souvent le format RAW propriétaire de la marque ainsi que le format JPEG. Cette possibilité a l’avantage de permettre aux photographes d’avoir un fichier directement exploitable à travers le format JPEG et en même temps avoir un fichier permettant tout type de la retouche en post-traitement avec le format RAW.
C’est quoi le format RAW
Je vous l’ai déjà dit plusieurs fois dans des articles précédents, le format RAW n’est pas un fichier d’images. Mais pourquoi donc ?
Le format RAW, n’est rien d’autre que l’enregistrement dans un fichier de l’intégralité des informations brutes que le capteur de l’appareil photo a pu enregistrer. Il contient donc les informations numériques traduisant la réponse électronique que le capteur lui-même un générique au moment de la prise de vue.
Il ne comprend pas à proprement dit d’informations de couleur codées au format RVB, mais simplement les niveaux de luminosité détectés par chacun des photosites de votre capteur.
Il est donc nécessaire de réaliser une opération de conversion de ces informations brutes pour les exprimer sous un format de codage de couleur rouge, vert, bleu.
Cette opération principale, parmi d’autres, est appelée derawtisation.
Dans le cas où vous avez paramétré votre boîtier pour enregistrer directement vos photos au format JPEG, cette opération est réalisée directement par le logiciel embarqué de votre boîtier. L’avantage de cette solution est le traitement immédiat de l’opération. Cependant, il a l’inconvénient de réaliser un traitement automatique sans prise en compte les spécificités de chacune des situations prise en photo.
Par conséquent, vous ne profitez pas du plein potentiel qualitatif de votre appareil photo.
Quels sont les avantages du RAW
Maintenant que nous savons à peu près de quoi nous parlons, voyons ensemble quelles sont ses avantages.
Comme je vous l’ai dit, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement brut des informations que le capteur de votre appareil photo a pu enregistrer lors du déclenchement de la prise de vue.
Avoir accès à ces informations brutes, vous permet donc d’avoir la totale liberté d’interpréter ces informations pour créer votre image.
La balance des blancs
Le réglage de la balance des blancs est certainement l’information la plus connue concernant l’avantage des fichiers RAW.
En effet, la correction de la teinte de la lumière présente lors de la prise de vue est une opération totalement subjective et indépendante les conditions réelles de la scène.
Le fait de les définir en post-traitement à partir des données brutes du capteur, permet de réaliser ce réglage sans aucune perte de qualité.
Ce n’est absolument pas le cas si vous réalisez cette opération depuis un fichier JPEG par exemple. En effet, les informations de couleur de l’image auraient déjà été altérées lors de la première interprétation de la balance des blancs de celle-ci.
L’intérêt de garder la possibilité d’adapter ce paramètre au post-traitement, est de vous permettre une plus grande flexibilité quant à la destination finale de votre cliché en fonction du message que vous voulez transmettre.
De plus, dans le cas d’éclairage complexe avec des sources lumineuses de différentes températures de couleur, il est très avantageux de travailler sur un écran correctement calibré sur son ordinateur afin d’obtenir le meilleur rendu possible.
Corriger finement la tonalité
Le codage des fichiers RAW est réalisé avec une profondeur de bit largement supérieur à celle disponible dans un fichier d’image classique.
Pour rappel, un fichier d’image classique au format JPEG, dispose d’une profondeur de bits égal à 8. Alors que la profondeur de bits d’une image RAW est égale à 14 ou 16.
Si ces paramètres vous semblent barbares, retenez qu’un fichier 8 bits permet de gérer seulement 256 niveaux de luminosité au maximum, alors qu’un fichier codé sur 16 bits proposera 65536 niveaux de luminosité différents.
Vous comprendrez alors aisément qu’un fichier au format RAW contient énormément plus d’informations qu’un autre au format JPEG. Pour aller plus loin dans la compréhension, je vous invite à relire l’article à propos de l’histogramme.
De façon plus concrète, le fait de travailler une image au format 16 bits, vous permettra d’éviter d’avoir des effets d’aplat de couleurs là où ce serait le cas avec un fichier 8 bits.
Illustration de ce à quoi ressemble des aplats de de couleurs
Quels sont les inconvénients du RAW
Comme pour tout, il n’y a jamais de solution idéale. Celle-ci ne fait pas exception à la règle, car elle présente aussi des inconvénients.
Le premier inconvénient, est que ce format de fichier nécessite obligatoirement une opération de post-traitement ultérieur. De ce fait, vous perdez en réactivité d’exploitation de votre prise de vue.
C’est la raison pour laquelle de nombreux journalistes continuent d’utiliser le format JPEG afin d’être en mesure de diffuser le plus rapidement possible les photos importantes du dernier scoop.
Le second inconvénient, correspond au poids des fichiers. En effet, le fait de contenir beaucoup plus d’informations nécessite d’utiliser des cartes mémoires de grande taille pour permettre d’héberger des fichiers naturellement plus volumineux.
En résumé, l’inconvénient majeur est donc la nécessité de passer plus de temps sur chacune des photos que l’on souhaite traiter. De plus, des compétences en informatique et notamment en retouche d’images sont nécessaires pour obtenir un bon cliché final.
À retenir
Quel bilan tirer des avantages et des inconvénients du format RAW ?
Mis à part dans des cas spécifiques tels que rencontrés par les journalistes, où la vitesse de parution est une donnée essentielle de leur travail, il me semble beaucoup plus important de travailler en terme de qualité plutôt que de rapidité.
L’accessibilité aux données brutes vous permet d’avoir le maximum de capacité à travailler votre photo finale sans générer de perte de qualité.
Cependant, pour ce faire, il est important d’acquérir les compétences spécifiques nécessaires afin de réaliser ce travail complémentaire.
Personnellement, je pense qu’il est beaucoup plus profitable et intéressant de profiter de cette situation pour étendre nos propres capacités, connaissances et compétences dans le but de toujours développer notre créativité au sein de nos images.
C’est pourquoi, je considère que les inconvénients du format RAW sont, avant tout, des contraintes positives (et donc des opportunités) qui nous poussent à aller encore plus loin dans la maîtrise de la pratique de notre passion.
Dites-moi en commentaire, si vous êtes d’accord avec cette conclusion et quelles sont vos remarques quant à l’utilisation du format RAW.
De plus, pour être certain d’être prévenu à chaque prochaine parution, je vous invite à vous abonner au blog ainsi qu’à ma chaîne Youtube.
Enfin, je remercie aussi d’avance, tous ceux qui prendront trois minutes de leur temps pour compléter mon sondage afin que je puisse mieux répondre à vos besoins.
Illustration de l'article à propos de la technique de l'exposition à droite de l'histogramme
Pour pleinement utiliser les capacités du capteur de votre appareil photo, il faut avant tout comprendre en profondeur comment fonctionne l’enregistrement des données de celui-ci. Cet article est justement rédigé pour vous expliquer cela. De plus, vous saurez alors quand, pourquoi et comment mettre en oeuvre la technique de « l’exposition à droite de l’histogramme ».
La mesure de la lumière en photographie
En photographie, la mesure de la lumière est exprimée en Diaphs, IL ou EV, c’est-à-dire en nombre de crans de fermeture du diaphragme. La particularité de cette mesure est qu’entre chaque cran, on divise ou on multiplie par 2 la quantité de lumière.
A savoir que l’étendue de luminosité que l’on trouve dans la nature est extrêmement large. Voici quelques valeurs typiques d’éclairement d’une scène.
Soleil : 100000 lux
Ciel gris : 25000 lux
Intérieur : 100 lux
Lumière à la bougie : 10 lux
Pleine lune : 0.2 lux
Limite de la dynamique du capteur
Quel que soit le système mise en œuvre pour capturer une image, celui-ci fonctionne sur une plage de valeur de niveaux de luminosité limitée. C’est exactement la même chose que pour un triple décimètre qui saura mesurer des distances qu’entre 0 et 30 centimètres.
L’étendue de cette plage est appelée dynamique du capteur : écart entre la luminosité la plus sombre et la plus claire.
Pour se fixer les idées, voici des ordres de grandeur de dynamiques de différents systèmes :
Œil : 27 IL
Négatif N&B : 14 IL
Reflex numérique : 8 ou 10 IL
Compact : 6 IL
Papier photo : 7 IL
Cette limitation technique impacte fortement le rendu photographique d’une scène à forts contrastes. Votre capteur n’aura probablement pas la capacité d’enregistrer l’ensemble des niveaux de luminosité de la scène. L’image présentera alors des zones bouchées (aplats noirs) ou des zones cramées (aplats blancs).
Précision de la mesure
Pour avoir un rendu fidèle de la scène, il est important d’avoir assez de finesse dans les nuances de luminosité de l’image produite. C’est ici qu’intervient l’importance du choix du format de fichier d’enregistrement de son appareil.
Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, en fonction du type de fichier, la précision d’enregistrement peut être plus ou moins importante. Pour rappel, un fichier de type JPG (8bits) pourra restituer que 256 niveaux de luminosité alors qu’un fichier RAW codé sur 12bits, 14bits ou 16bits pourra enregistrer respectivement 4096, 16384 ou 65536 niveaux de luminosité.
Si nous reprenons l’exemple de notre triple décimètre, on peut dire :
Avec un codage sur 8 bits (28 = 256) => 30cm / 256 = 0.12cm soit une précision au millimètre.
Avec un codage sur 12 bit (212 = 4096) => 30cm / 4096 = 0.007cm soit une précision de l’ordre du centième de millimètre.
Non-linéarité du fichier d’enregistrement
C’est ici que les choses se corsent. Dans l’exemple du triple décimètre, les 30 cm sont divisés en 300 portions de distance toutes égales les unes avec les autres de 1 mm.
Dans le cadre de l’enregistrement numérique des données du capteur, ce n’est pas le cas. L’échelle est logarithmique. C’est-à-dire que chaque division de l’ensemble n’ont pas la même taille.
Voici la différence entre une échelle linaire et logarithmique dans le cas d’un triple décimètre :
Différence entre une échelle linaire et logarithmique
Pour ce qui est des fichiers RAW, les tons clairs de luminosité sont de plus en plus détaillés. Ceci est dû au traitement binaire des données par l’électronique de l’appareil.
Voici donc sous forme de graphique la correspondance de l’ensemble. On se rend donc compte que 75% des informations du fichier concernent uniquement les 30% de tons de luminosité les plus clairs de la dynamique du capteur.
Représentation de la non-linéarité du niveau de détail du fichier d’enregistrement.
En conclusion
Pour profiter au maximum de la capacité du capteur de votre appareil photo, il faut donc s’arranger pour avoir un maximum de luminosité dans l’image en prenant bien garde à ne pas pour autant dépasser sa capacité et risquer de cramer les hautes lumières qui ne seraient donc pas enregistrées dans le fichier.
C’est alors au post-traitement, lors du développement de votre fichier RAW, que l’on pourra rétablir l’équilibre des tons de l’image pour lui rendre un visuel naturel.
Exposition à droite, mode d’emploi
Maintenant que nous avons compris la mécanique interne de l’enregistrement des données, abordons la mise en oeuvre pratique de « l’exposition à droite ».
La première chose à faire attention, c’est de ne pas avoir sa photo bouchée ou cramée. Dans le premier cas, l’histogramme sera tronqué sur à gauche et dans le second cas, l’histogramme sera tronqué sur la droite comme le montre les histogrammes suivants :
Représentation d’un histogramme calé sur la gauche caractéristique d’une image présentant des zones bouchées.
Représentation d’un histogramme calé sur la droite caractéristique d’une image présentant des zones cramées.
La plupart du temps, si vous avez fait attention à ce premier point vous devriez avoir un histogramme classique ressemblant au suivant :
Représentation d’un histogramme équilibré, mais non optimisé.
De plus, l’aperçu de votre photo sur l’écran de votre boitier devrait correspondre à une exposition correcte de la scène photographiée. C’est typiquement le type d’histogramme que produisent les automatismes de votre boîtier des modes P, S ou A.
C’est à ce moment qu’il faudra vous faire violence en surexposant légèrement votre photo de manière à ce que le bord droit de votre histogramme vienne mourir juste à la limite droite de l’histogramme comme le montre l’image ci-dessous :
Représentation d’un histogramme optimisé et correctement calé sur la droite.
Utiliser la commande de correction de l’exposition de votre boîtier en augmentant progressivement sa valeur au fur et à mesure des essais. Ne soyez pas surpris si votre aperçu semble surexposé, car justement, c’est ce que nous souhaitons.
En effet, toute cette technique n’a de sens que :
Si vous shootez en RAW,
Si vous prendrez le temps de retoucher votre photo pour corriger les tons de l’image finale de manière à retrouver l’ambiance de la scène initiale.
Piège de l’histogramme de l’appareil photo
Dernier petit point important. Comme nous l’avons vu, cette technique permet d’utiliser au maximum la capacité de votre capteur et par conséquent n’a de sens que si vous utilisez le format RAW de votre appareil.
Le problème, c’est que l’histogramme affiché par votre appareil n’est pas celui de votre fichier RAW, mais celui de l’aperçu JPG intégré nativement au fichier RAW. Il s’agit donc que d’une approximation. A savoir que dans la pratique, il y a souvent plus de données que ce que l’histogramme affiche.
Je vous invite donc à faire des tests avec votre appareil pour apprendre à estimer quelle quantité de soi-disant zone cramée vous pouvez vous accorder et qui sera finalement bien enregistré dans votre fichier RAW.
Quitte à pousser votre matériel aux limites de ses possibilités, n’hésitez pas à faire la démarche jusqu’au bout… 😉
Dans la majorité des cas, il est extrêmement important de réaliser une mise au point précise sur votre sujet. Le pouvoir de la netteté est très efficace pour guider votre regard vers votre sujet principal. Ceci étant dit, il n’est pourtant pas facile de réaliser cette netteté pour diverses raisons dues aux circonstances de votre prise de vue. Je vais donc par cet article, vous expliquer les bases qu’il est utile de connaître pour savoir s’adapter en toute situation.
Les collimateurs
De quoi parle-t-on par collimateurs et à quoi, servent-ils ?
Pour faire simple, les collimateurs sont les petits carrés souvent visibles dans le viseur ou sur l’écran de l’appareil photo au moment de la visée. En quelque sorte, ce sont les capteurs qui permettent de réaliser la netteté de l’image. Par exemple, quand l’un d’eux est sélectionné (en rouge dans les viseurs de chez Nikon), la netteté sera réalisée sur l’élément se trouvant derrière celui-ci.
Illustration des incrustations du viseur du Nikon D5
Lors de l’achat de votre appareil photo, il peut être utile de s’intéresser aux points suivants.
Nombre de collimateurs
En fonction du modèle d’appareil photo, le nombre de collimateurs peut largement changer. Evidemment, plus on montera en gamme, et plus ce nombre aura tendance à augmenter. Comme expliqué ci-dessous, les collimateurs désignent les endroits sur la photo, où il sera possible pour l’appareil de faire la netteté. Donc, plus ces points seront nombreux et répartis sur la surface de la photo, et plus il sera facile pour l’autofocus de réaliser sa netteté.
Types de collimateur
Il existe 3 types de collimateurs :
simple,
en ligne,
en croix.
Sans rentrer dans les détails techniques, les collimateurs fonctionnent en identifiant les micro-contrastes de la zone sur laquelle ils sont alignés. En fonction du type de collimateur et de l’orientation de ses micro-contrastes, les collimateurs aurons plus ou moins de facilité à les détecter pour réaliser le focus.
De manière classique sur les appareils photo, le collimateur central est le plus efficace, car c’est souvent celui-ci qui est dit « en croix ». Juste autour de celui-ci se trouvent souvent ceux dit « en ligne », et pour finir avec les plus excentrés qui sont souvent les collimateurs dit « simple ». Cependant, dans les boîtiers les plus performant, il n’est pas rare d’avoir plusieurs collimateurs en croix répartis sur la surface de l’image et complété par des collimateurs plus simples dit en ligne ou simple. En fonction, des options choisies, les collimateurs pourront travailler ensemble afin d’être capable de suivre le déplacement du sujet dans l’image de manière automatique.
Les 3 grands modes d’autofocus
Pour bien utiliser ces collimateurs, nous avons à disposition plusieurs modes de fonctionnement de l’autofocus. Comme nous allons le voir ensemble, le choix de ces modes se fait en fonction du type de scène à photographier.
Statique
Pour commencer, le mode le plus simple et disponible sur tous les appareils photo : la mise au point « statique ». Ce mode de mise au point permet de simplement réaliser la netteté au moment où on le lui demande sur l’élément pointé par le collimateur actif. Quand la mise au point est faite, un petit bip sonore est émis par le système pour informer le photographe.
Ce mode est souvent le plus utilisé. Il convient en particulier pour les sujets dit « statiques », c’est-à-dire qui ne bouchent pas dans la scène. Nous l’utiliserons donc dans les cas classiques suivants :
paysage,
portrait posé,
nature-morte,
…
Continu
Ce second mode est, quant à lui, orienté pour les usages opposés au précédent. C’est-à-dire, les sujets mobiles. Prenons le cas d’un véhicule se dirigeant vers le photographe. Dans cet exemple, il est clair que le plan de netteté doit être modifié à chaque instant continuellement. C’est la raison pour laquelle ce mode porte ce nom. A la différence du premier, ici, il n’y pas de bip sonore d’émis, car la mise au point est réévaluée en continue.
Ce mode est à privilégier dans les cas suivants :
sujets sportifs,
photo d’action,
animaux en mouvement,
défilé de mode,
photo d’enfant qui courent,
…
Manuel
Ici, plus d’autofocus. Tout est à faire manuellement en tournant la bague de mise au point de l’objectif. Bien que la précision des autofocus a fortement progressé depuis des années, la possibilité de modifier ce réglage manuellement est très utile dans les situations suivantes :
sujet derrière un grillage par exemple,
macro-photographie,
sujet caché parmi un décor touffu,
…
Illustration des commandes du Nikon D5 pour les réglages de l’autofocus
Les cas particuliers
Voici trois cas particuliers concernant la mise au point.
Macro-photo
Dans le cadre de la macro-photographie, le but est de photographier de tous petits sujets. Pour ce faire, il est d’usage d’utiliser un objectif « macro » dont le facteur de grossissement est au moins égale à 1:1 à sa distance de mise au point minimale.
La question est donc : comment régler sa mise au point, si par défaut elle doit être fixée sur sa position minimale ?
La solution est donc la suivante. Au lieu de modifier la distance de mise au point, on modifie la distance qui sépare l’appareil photo du sujet.
Photo d’orage
Dans ce type de cas, orage ou feu d’artifice par exemple, on sait à l’avance que le phénomène que l’on souhaite photographier est très éloigné du boîtier. Ici pas de surprise, il suffit de passer la mise au point en mode manuel, régler par défaut sa bague sur l’infini et attendre en pose longue l’apparition du sujet.
Hyperfocale
L’hyperfocale est une technique de réglage. Le but est d’avoir la profondeur de champ la plus étendue possible. Ce réglage s’effectue en jouant sur la distance de mise au point et la valeur de l’ouverture du diaphragme en fonction de la longueur focale utilisée.
Les deux façons de faire sont les suivantes :
à l’aide d’une application sur un smartphone, il est possible d’obtenir par calcul, la distance de mise au point à partir de l’ouverture et de la longueur focale.
la seconde, plus empirique, est réalisée en deux étapes. On fait une première photo avec la mise au point réglée manuellement sur l’infini. Sur cette image, on repère là où la zone de netteté commence et on refait la même photo en réalisant sa mise au point sur cet endroit. Logiquement, on n’est pas loin de l’hyperfocale théorique.
Astuce : dissocier la mise au point du déclenchement de la photo
Par défaut, les boîtiers d’appareil photo sont paramétrés avec la commande de mise au point sur la position à mi-course du bouton de déclenchement. En fonction de votre appareil, il est certainement possible d’affecter la mise au point à un second bouton dans le but de rendre indépendante la mise au point du déclenchement. Sur les boîtiers Nikon, ce bouton est noté AF-ON.
Cette possibilité est particulièrement utile lorsqu’on est en mode continu. En effet, sans changement de paramétrage, cela permet de pratiquer ainsi :
pour réaliser une pseudo-mise au point ponctuelle, faire une brève sollicitation du bouton,
pour réaliser la mise au point en continu, rester appuyé sur le bouton pendant le suivi de l’action.
De plus, si la distance entre le sujet et le boîtier n’est pas modifiée, vous n’êtes plus obligé de refaire la mise au point à chaque déclenchement. Vous profitez donc d’un gain de temps et de discrétion en évitant tous les bips de validation de la mise au point statique.
Illustration de la commande AF-ON de Nikon pour dissocier la mise au point du déclenchement de la photo.