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Crash de mon NAS

Il y a quelque temps, j’ai écrit un article à propos de comment organiser et sauvegarder ses fichiers photos afin de ne pas risquer de les perdre. Dans la continuité de cet article, je vais vous raconter, le crash de mon NAS qui s’est passé en début de cette semaine. J’espère ainsi vous sensibiliser à l’importance de mettre en place l’infrastructure nécessaire afin de ne pas risquer de perdre vos fichiers si précieux.

 

Description des faits

Afin de bien comprendre ce qui s’est passé, je vous invite à relire le premier article que j’ai cité dans le paragraphe précédent. Cependant je vais quand même vous rappeler les informations essentielles de comment je suis organisé.

L’ensemble de mes photographies sont stockées sur un NAS réseau. Cet appareil me sert de disque de sauvegarde de par son système RAID1 ainsi que disque de travail.

En début d’année, je ne sais plus à quelle date exactement, mon système a attiré mon attention sur le fait que mes disques étaient bientôt à saturation. Il me restait en effet un peu moins de 15 % d’espace libre sur mes disques. Comme la majorité d’entre nous, j’imagine, je n’ai pas plus fait attention à cette alerte, me disant simplement que le moment venu, je rachèterai un nouveau NAS plus moderne pour continuer à stocker mes fichiers photos.

Évidemment, cette information a fini par sortir de mon esprit et lui a été rappelé brusquement en ce début de semaine.

Lors de ma dernière sortie photo, j’ai réalisé un certain nombre de clichés qui comme à l’habitude, j’ai sauvegardé directement sur mon NAS. Pour se faire, je transfère mes fichiers de ma carte mémoire à mes disques grâce à l’application Lightroom et je lui demande de convertir à la volée l’ensemble de mes clichés NEF au format DNG.

Lors de ces transferts d’images, mon ordinateur passe énormément de temps à cette opération de conversion de format. À savoir aussi, que ce travail sollicite fortement les disques durs.

L’ordinateur travaille en autonomie, et c’est à mon retour dans mon bureau que je me suis rendue compte que l’opération de conversion des fichiers tournait en boucle sans faire évoluer le pourcentage d’avancement. C’est alors que j’ai décidé d’annuler l’opération, pour tenter de la relancer après coup de façon manuelle.

 

C’est à ce moment-là que j’ai découvert que mon NAS ne répondait plus !

 

Résolution partielle

En regardant de plus près, j’ai constaté que celui-ci travailler constamment sur ses disques durs. J’ai alors décidé d’accéder à l’interface interne du NAS, afin de connaître quelle opération, il était en train de faire. Malheureusement, je me suis rendu compte que je n’accédais plus à cette interface web embarquée.

Face à cette situation, j’ai décidé de tenter de l’éteindre via le bouton de l’appareil. Après 10 minutes d’attente, le NAS n’était toujours pas éteint.

J’ai décidé alors de débrancher le secteur de l’appareil afin de l’éteindre sauvagement et de le relancer juste après. J’en ai aussi profité pour redémarrer mon ordinateur.

Confiant à ce stade, j’ai cherché à accéder aux fichiers de mon NAS de façon habituelle. C’est alors que je m’aperçois qu’il est encore une fois inaccessible. J’essaie alors d’accéder via l’interface interne du NAS. Pour une fois bonne nouvelle. J’arrive à y accéder ce qui me permit de savoir que le NAS étai en cours de synchronisation RAID des disques.

Je décide alors d’aller dîner afin de le laisser travailler avant de revenir. Je constate alors que le temps de synchronisation affichée par le logiciel interne était passé de 9h à 12 jours de travail pour réaliser l’opération de synchronisation.

J’en ai donc déduit que la synchronisation RAID ne fonctionnait pas. Une nouvelle fois, j’ai tenté d’éteindre le NAS par le bouton destiné à cet effet, mais celui-ci n’avait toujours pas réussi à s’arrêter correctement au bout de 10 minutes.

Je décide donc une seconde fois d’éteindre le NAS en le débranchant du secteur.

Comme la problématique tournait autour de la synchronisation des disques durs en RAID1, j’ai fait le choix de rallumer le NAS avec un seul des disques à l’intérieur.

 

Le NAS n’ayant plus besoin de synchroniser les disques, j’ai enfin pu accéder à mes données si précieuses ! Ouf !!!

 

Quoi retenir de cette histoire ?

Premier point essentiel, bien que j’aie eu des sueurs froides, je peux quand même considérer que mon infrastructure à fonctionner correctement. En effet, je n’ai pour l’heure perdu aucune de mes données si précieuses. Je suis actuellement en face de recopie de mes données sur des disques annexes externes afin de m’assurer de ne pas les perdre de nouveaux, car je n’ai plus de redondance RAID.

Ayant de toute façon une problématique de capacité de stockage, je n’ai pas hésité longtemps à recommander un nouveau NAS plus actuel et de marque réputée.

Quoi qu’il en soit je reste toujours sur la même démarche autour du RAID 1, car pour moi, il est important d’être en capacité d’accéder à mes données sauvegardées sur les disques directement et sans forcément passer par le matériel initial du NAS. En effet, si jamais c’était le NAS lui-même qui était défectueux, je perdrais quand même toutes mes données.

Le système de fichier utilisé par mon NAS ne permettant pas d’accéder directement aux données depuis l’interface Windows, j’ai téléchargé une version live-cd de Linux afin de m’assurer que je serai bien en capacité d’accéder à mes données directement depuis le disque dur brancher en USB. J’ai déjà réalisé cette opération par le passé, mais je souhaite reproduire à nouveau ceci pour m’assurer que mon infrastructure réponds bien à mes besoins. Je n’ai pas encore réalisé cette opération, car je suis toujours en cours de sauvegarde de mes données sur des disques externes.

Deuxième point important que je retire de cet événement, et qu’il est important de ne pas négliger l’espace disponible sur les disques. En effet, je pense que la problématique vient de l’opération de conversion du format des fichiers sur des disques trop saturés. C’est pourquoi je pense que la prochaine fois que mon NAS m’indiquera que ses disques sont saturés, je réagirais beaucoup plus rapidement pour étendre la capacité de stockage de mes données.

Le troisième et dernier point que je tiens à partager avec vous, est que personne n’est à l’abri de la perte de ses données. En effet, des crashs de disque dur arrivent relativement fréquemment bien qu’à ce jour, ce support reste le plus sûr à mon avis. Je vous invite donc à ne jamais prendre à la légère ce risque, et de toujours vous assurer que votre système en place garanti l’intégrité de vos données tout en répondant bien à vos besoins d’utilisation.

 

Laissez-moi en commentaire vos techniques pour vous garantir la pérennité de vos données. En attendant, j’y retourne et à très bientôt pour un nouvel article qui je l’espère, sera plus joyeux. 😉

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Tous savoir sur la gestion de vos fichiers photos

Régulièrement dans les forums de discussion sur facebook ou ailleurs, cette question est abordée. Afin de répondre de la façon la plus complète possible, je prend ma plus belle plume ou devrais-je dire : mon fidèle clavier !

Dans cet article, je vais partager avec vous mon mode de fonctionnement.

Analyse de mon besoin pour une bonne gestion des fichiers photos

Afin de répondre à un besoin, le mieux est déjà de commencer par l’exprimer de la manière la plus précise et complète possible.

Ci-dessous, voici la liste des principaux besoins que j’ai identifiés :

  1. accessibilité à l’intégralité de mes photos,
  2. capacité de stockage suffisante,
  3. capacité de stockage évolutive,
  4. fiabilité de stockage,
  5. garantir la lisibilité des photos dans le temps,
  6. possibilité de recherches logiques et rapides.

Avant de décrire dans les chapitres suivants ma solution, voici quelques explications complémentaires de pourquoi j’ai ces besoins.

Besoin 1 : accessibilité à l’intégralité de mes photos

Mon but est de pouvoir avoir accès à l’ensemble de mes photographies de la manière la plus rapide et directe possible. L’idée est aussi d’avoir accès à mes photos depuis plusieurs systèmes tels que mon ordinateur principal, mon ordinateur portable, mon smartphone ou autres.

Ici mon intêret est d’avoir le maximum de flexibilité.

Besoin 2 : capacité de stockage suffisante

Les fichiers numériques des photographies sont très volumineux. C’est notamment mon cas qui shoote au format RAW avec mon reflex.

Les fichiers Photoshop sont aussi extrêmment volumineux quand on s’amuse à faire des photomontages.

Il est donc nécessaire de prévoir assez d’espace disque pour héberger l’ensemble de ceux-ci.

Besoin 3 : capacité de stockage évolutive

Au fur et à mesure des années, cette capacité de stockage ne cesse d’augmenter proportionnellement à votre production photographique. Plus grave encore, avec l’augmentation du nombre de pixel des capteurs des nouveaux appareils, cette évolution de capacité s’accélère.

Il est alors primordial de pouvoir faire évoluer cette capacité sans risque de limitation dans un avenir proche ou lointain.

Besoin 4 : fiabilité de stockage

Comme vous avez commencé à le comprendre, mon besoin est de gérer plusieurs milliers de photos et celà sur plusieurs années. Il est donc absolument nécessaire que la solution technique choisie soit fiable dans le temps de manière à ne pas risquer de perdre mes photos lors d’un soucis technique éventuel.

Ayant bien conscience que le risque zero n’existe pas, mon but est de néanmoins limiter au maximum la probabilité de ce risque.

Besoin 5 : garantir la lisibilité des photos dans le temps

Garantir le fonctionnement de la solution technique est une chose. Mais il ne faut pas non plus oublier de garantir la fonctionnalité logiciel. Je veux notamment parler d’obsolescence logique avec le format des fichiers. Il faut donc que la solution globale puisse réduire au maximum ce risque.

Besoin 6 : possibilité de recherche logique et rapide

Il ne faut pas oublier le plus important : la solution doit être pratique et efficace à utiliser au quotidien.

Vous voilà maintenant bien au courant des tenants de mon besoin. Continuions donc en abordant mes aboutissants !

Je suppose par ailleurs, qu’une bonne partie de vos besoins sont communs avec les miens.

Architecture technique informatique pour le stockage de fichier

Dans ce chapitre, je vais répondre au 4 premiers besoins exprimés ci-dessus. Sans plus de suspens, la voici.

Pour gérer la problématique d’accessibilité (Besoin 1) depuis plusieurs appareils différents, j’ai choisi d’utiliser des NAS (Network Attached Storage = serveur de stockage en réseau). Il s’agit simplement d’un appareil directement branché sur le réseau informatique derrière votre box internet. A l’intérieur de celui-ci se trouvent des disques durs qui accueillent vos fichiers.

Vous y accédez simplement comme un disque dur de votre ordinateur à la différence qu’il est rangé dans la partie réseau comme le montre l’image suivante :

Représentation de l'accessibilité à un NAS
Représentation de l’accessibilité à un NAS

 

Pour répondre à la capacité de stockage suffisant (besoin 2), il faut choisir un NAS dont la capacité maximum des disques durs compatibles soit la plus grande possible. Pour ma part, mon NAS permet d’accueillir des disques durs de capacité maximum de 4To.

Pour information, je suis actuellement à 70% de taux de remplissage pour un catalogue contenant 143 281 photos aux formats RAW dont 1 490 fichiers PSD. Cela représente déjà 14 ans de photographie.

J’attire tout de suite votre attention sur le besoin 4 : la fiabilité. De nombreux NAS propose de fonctionner avec plus de 2 disques durs pour permettre d’augmenter l’espace de stockage en mutualisant les disques durs. En clair, 2 disques de 4To permet de faire 8 To d’espace disque. Sur le papier, cette solution semble idéale, mais en faite je la déconseille !

Pour moi, l’intêret d’utiliser un NAS pour l’aspect FIABILITE est de l’utiliser en RAID 1, c’est à dire en disques miroir. Chaque disque dur contient rigoureusement les mêmes données. Les deux avantages au RAID 1 sont les suivants :

  • La notion miroir permet de stocker directement vos données sur 2 disques immédiatement. Votre copie de sauvegarde est donc réalisée directement.
  • Le fait que ce soit du miroir en mode RAIS 1, cela signifie que le codage sur le disque est standard. En cas de problème de fonctionnement avec le NAS en lui-même, vous serez toujours capable d’accéder à vos données en branchement directement l’un de vos disques directement sur votre ordinateur. Ainsi, si dans plusieurs années votre NAS est obsolète et ne fonctionne plus, vos données seront toujours accessibles.

Enfin, pour revenir au besoin d’évolution des capacités de stockage(besoin 3), l’idée est de multiplier les NAS sur le réseau. Ainsi, vous n’avez aucune limite.

Voici ci-dessous le schéma du réseau local :

Schéma de la structure du réseau local nécessaire
Schéma de la structure du réseau local nécessaire

 

 

Le point d’attention de cette architecture est la vitesse de transfert des données. Afin de garantir une vitesse optimale, il faut s’assurer que les équipements soient compatibles avec les vitesses réseau les plus rapides et au moins égale à 1000Mbps. A noter que pour profiter de ces vitesses, vous devez est connecté en réseau filaire RJ45 et non en WIFI.

Architecture logiciel pour exploiter facilement les fichiers photos

Maintenant que la notion de matériel est décrite, il faut voir comment organiser les fichiers sur les disques et comment les exploiter.

Organisation de l’arborescence

Je propose l’arboressence suivante :

  • des répertoires par année “AAAA”,
  • à l’intérieur des répetoires par série photo nommés “AAAA-MM-JJ – Theme de la prise de vues”,
  • puis stockage des photos nommées “AAAAMMJJ-HHMMSS-NN”.

Avec :

  • AAAA = année sur 4 chiffres,
  • MM = mois sur 2 chiffres,
  • JJ = jour sur 2 chiffres,
  • HH = heure
  • MM = minutes
  • SS = secondes
  • NN = compteur (cas où des rafales de photos à x images par seconde)

L’illustration suivante sera peut-être plus claire :

Exemple de l'arborescence pour classer ses fichiers photos
Exemple de l’arborescence pour classer ses fichiers photos

 

J’attire votre attention sur le fait que cette organisation de fichier permet sans aucun logiciel d’avoir directement accès à une recherche par date et par thème. Si vous choisissez assez judicieusement les mots utilisés dans vos thèmes, vous aurez déjà une très grande facilité de recherche et d’exploitation de vos fichiers.

L’avantage de bien nommer vos fichiers est qu’il seront identifiés de façon totalement unique. Ceci limitera les risques de perte par écrasement si malencontreusement vous déplacez des fichiers d’un répertoire à un autre.

Format DNG

Avant d’aller plus loin dans l’exploitation de vos photos, voici comment je palie au risque d’obsolescence de format de fichier (besoin 5). Ce risque est particulièrement vrai vis à vis des formats propriétaires des fichiers RAW. En effet, au fur et à mesure que les fabricants développent de nouveaux boîtiers, ils font évoluer le codage de leur format propriétaire. Il existe donc un risque d’obsolescence amenant à terme à une impossibilité de lire les fichiers.

La société Adobe a pris en compte ce risque et a apporté une solution à cette problématique. C’est le format DNG. La force de ce format de fichier est qu’il englobe l’intégralité du fichier brute d’origine et lui ajoute toutes les informations nécessaires pour le déchiffrer. De plus, ce format est totalement ouvert, c’est à dire qu’il est documenté et open-source. Donc n’importe quel développeur pourra toujours être capable de programmer des logiciels pour les exploiter dans l’avenir.

Logiciel d’exploitation et de gestion des photos

Jusque là, c’est le minimum vital pour avoir une gestion de fichier. Pour aller plus loin et surtout pour faciliter l’exploitation de vos fichiers, il est évidemment plus pratique d’utiliser un logiciel spécialisé.

Celui que j’utilise est Lightroom de la société Adobe.

Lightroom
Lightroom

Il s’agit d’une référence sur le marché de la photographie. Il existe bien sûr d’autres solutions logiciels. Mais ici, mon but n’est pas de faire plus de publicité que ça. Je partage juste de fait que mon choix personnel s’est porté sur celui-ci car il répond correctement à mes besoins.

L’avantage de ce type de logiciel est qu’il offre souvent un ensemble de fonctionnalités complémentaires. Ainsi vous avez accès à une solution robuste et complète pour la majorité de vos besoins de classement, développement et utilisation de vos photos.

Parmi les principales fonctionnalités concernant la bibliothèque de photo, il y a :

  • Import avec conversion automatique au format DNG de vos photos,
  • renommage de vos photos automatiquement à l’import,
  • notation des photos par étoile,
  • classement des photos par code couleur,
  • classement par collection manuelle ou automatique basé sur des critères
  • classement par mot-clé
  • classement par géolocalisation,
  • reconnaissance des visages pour attribuer automatiquement des noms,
  • saisi et exploitation des métadonnées,
  • exploitation des données EXIFs,

 

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