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Comment et pourquoi j’ai choisi mon nouveau NAS

Comme vous l’avez certainement lu dans l’un de mes articles précédent, j’ai récemment eu un plantage d’un de mes NAS sur lequel je stockais l’ensemble de mes photos. Mon espace de stockage étant devenu trop juste, il me fallait de tout manière me procurer un nouveau pour stocker mes futures photographies. Je vous propose dans cet article de partager avec vous pourquoi j’ai choisi le NAS Synology DS218 et mon retour d’expérience après une petite semaine d’utilisation.

Evolution de mon besoin

Afin de correctement comprendre l’ensemble de mes besoins, je vous invite à lire ou relire l’article où j’explique ma gestion de mes fichiers.

Maintenant, que vous savez mes besoins historiques, je peux partager avec vous évolutions de ceux-ci.

Pour tout vous dire, je n’ai pas changé grandement ma façon d’organiser mes fichiers. En résumé, je possède actuellement une banque d’images de 151 684 photos avec une moyenne annuelle de 10 000 nouvelles photos. Il me fallait donc répondre à mon besoin de stockage pour plusieurs futures années.

A cela, s’ajoute le besoin de réactivité pour copier mes fichiers photos sur le NAS lors du déchargement des cartes mémoire mais aussi pour le traitement de la conversion au format DNG. Il me fallait donc aussi choisir un système pas trop lent.

Au vu des tarifs actuels, je n’ai pas souhaité acheter des disques trop grands tout de suite. Cependant, j’ai veillé à choisir un NAS permettant d’accueillir des disques d’une capacité maximale de 12 To afin que je puisse à terme étendre ma capacité le moment venu.

En résumé :

  • Grande capacité : 2 fois 6 To (extensible à 2 fois 12 To)
  • Disques rapides : Seagate IronWolf

Pourquoi le Synology DS218

De nombreuses marques proposent des modèles de NAS dont les caractéristiques semblent toutes plus ou moins comparables. Au moment de faire mon choix, je suis allé sur plusieurs sites pour connaître les tendances du marché et les résultats de tests comparatifs. Sur plusieurs d’entre eux, le modèle DS218 de Synology était en mis en avant comme étant le meilleur rapport qualité/prix de l’année 2018 pour les NAS à 2 baies.

A savoir que :

  • Synology est la marque de références des NAS pour le grand public,
  • Leur suite logicielle est étoffée de nombreux modules complémentaires permettant d’utiliser le NAS comme un cloud, un serveur web…
  • La fiabilité du matériel de cette marque n’est plus à prouver.

Ayant, un petit coté geek à mes heures perdues, je ne suis pas certain qu’à terme, je n’utiliserai pas ce NAS pour un tout autre usage tel qu’un serveur web…

Pour ceux qui seraient intéressés par ce matériel, voici le lien Amazon chez qui j’ai acheté le mien. Je l’ai reçu en seulement 5 jours sans aucun problème.

Retour d’expérience personnel

Ça fait maintenant une grosse semaine d’utilisation, et je souhaite partager mes premières impressions d’utilisation avec vous.

Matériel

Déjà, le matériel en lui-même est bien fini. L’objet pèse son poids et semble assez robuste. Pour être totalement honnête avec vous, j’ai été surpris du moyen de fixation de la façade avant de l’appareil. Pour cette partie, je trouve ça un peut léger. Mais avec le recule, cette trappe ne sera que très rarement manipulée et n’impacte aucune fonctionnalité. Alors, pourquoi pas…

 

Installation

Coté installation maintenant. Le NAS était déjà équipé de ses disques à l’intérieur. Cependant, il fallait remarquer qu’ils n’étaient pas enfichés dans le fond. Cela peut prêter à confusion et éventuellement faire perdre du temps si on passe à coté.

Du point de vu logiciel, au démarrage du NAS, il suffit de saisir l’adresse intranet dans Chrome ou autre pour accéder à un ensemble d’étape à suivre pas à pas pour procéder à l’installation du système d’exploitation interne. Ici, il n’y a absolument rien de sorcier. A bout de quelques minutes de formatage, téléchargement et installation, votre NAS est prêt à l’emploi.

Mais attention ! En procédant ainsi, vous n’aurez pas forcément paramétré votre système tel que vous souhaitez l’optimiser.

Pour ma part, je souhaiter le paramétrer en mode RAID 1 avec un système de fichier au standard ext4 compatible avec linux. Il m’a donc été nécessaire de supprimer le volume créé par défaut pour en recréer un nouveau. J’ai donc perdu un peu plus de temps dû au reformatage des disques. Pour ce faire, il m’a été nécessaire de recourir à l’aide interne au système d’exploitation qui est plutôt bien faite pour quelqu’un qui sait un peu de quoi il s’agit. Le commun des mortels sera peut-être un peu perdu.

Illustration de l'interface système d'exploitation interne au NAS DS218.
Illustration de l’interface système d’exploitation interne au NAS DS218.

Que devons-nous retenir…

La renommée de la marque Synology rassure de par tous les éloges que l’on trouve sur Internet, c’est vrai. Mais en tête-à-tête fasse à sa machine, je pense que plus d’uns pourra se retrouver un peu perdu dès lors que l’on souhaite mettre en place des paramètres précis de configuration.

En terme de performance, le système semble tenir ses promesses en terme de rapidité d’accès. A savoir, qu’effectivement, les disques durs Ironwolf sont bien plus bruyant que mes WD Red présents dans les autres NAS. Cependant, ce n’est pas avec eux que vous deviendrez sourd ! C’est largement supportable.

Maintenant, il me reste à voir dans le temps si Synology aura été le bon choix, mais je n’en doute pas une minute.

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Crash de mon NAS

Il y a quelque temps, j’ai écrit un article à propos de comment organiser et sauvegarder ses fichiers photos afin de ne pas risquer de les perdre. Dans la continuité de cet article, je vais vous raconter, le crash de mon NAS qui s’est passé en début de cette semaine. J’espère ainsi vous sensibiliser à l’importance de mettre en place l’infrastructure nécessaire afin de ne pas risquer de perdre vos fichiers si précieux.

 

Description des faits

Afin de bien comprendre ce qui s’est passé, je vous invite à relire le premier article que j’ai cité dans le paragraphe précédent. Cependant je vais quand même vous rappeler les informations essentielles de comment je suis organisé.

L’ensemble de mes photographies sont stockées sur un NAS réseau. Cet appareil me sert de disque de sauvegarde de par son système RAID1 ainsi que disque de travail.

En début d’année, je ne sais plus à quelle date exactement, mon système a attiré mon attention sur le fait que mes disques étaient bientôt à saturation. Il me restait en effet un peu moins de 15 % d’espace libre sur mes disques. Comme la majorité d’entre nous, j’imagine, je n’ai pas plus fait attention à cette alerte, me disant simplement que le moment venu, je rachèterai un nouveau NAS plus moderne pour continuer à stocker mes fichiers photos.

Évidemment, cette information a fini par sortir de mon esprit et lui a été rappelé brusquement en ce début de semaine.

Lors de ma dernière sortie photo, j’ai réalisé un certain nombre de clichés qui comme à l’habitude, j’ai sauvegardé directement sur mon NAS. Pour se faire, je transfère mes fichiers de ma carte mémoire à mes disques grâce à l’application Lightroom et je lui demande de convertir à la volée l’ensemble de mes clichés NEF au format DNG.

Lors de ces transferts d’images, mon ordinateur passe énormément de temps à cette opération de conversion de format. À savoir aussi, que ce travail sollicite fortement les disques durs.

L’ordinateur travaille en autonomie, et c’est à mon retour dans mon bureau que je me suis rendue compte que l’opération de conversion des fichiers tournait en boucle sans faire évoluer le pourcentage d’avancement. C’est alors que j’ai décidé d’annuler l’opération, pour tenter de la relancer après coup de façon manuelle.

 

C’est à ce moment-là que j’ai découvert que mon NAS ne répondait plus !

 

Résolution partielle

En regardant de plus près, j’ai constaté que celui-ci travailler constamment sur ses disques durs. J’ai alors décidé d’accéder à l’interface interne du NAS, afin de connaître quelle opération, il était en train de faire. Malheureusement, je me suis rendu compte que je n’accédais plus à cette interface web embarquée.

Face à cette situation, j’ai décidé de tenter de l’éteindre via le bouton de l’appareil. Après 10 minutes d’attente, le NAS n’était toujours pas éteint.

J’ai décidé alors de débrancher le secteur de l’appareil afin de l’éteindre sauvagement et de le relancer juste après. J’en ai aussi profité pour redémarrer mon ordinateur.

Confiant à ce stade, j’ai cherché à accéder aux fichiers de mon NAS de façon habituelle. C’est alors que je m’aperçois qu’il est encore une fois inaccessible. J’essaie alors d’accéder via l’interface interne du NAS. Pour une fois bonne nouvelle. J’arrive à y accéder ce qui me permit de savoir que le NAS étai en cours de synchronisation RAID des disques.

Je décide alors d’aller dîner afin de le laisser travailler avant de revenir. Je constate alors que le temps de synchronisation affichée par le logiciel interne était passé de 9h à 12 jours de travail pour réaliser l’opération de synchronisation.

J’en ai donc déduit que la synchronisation RAID ne fonctionnait pas. Une nouvelle fois, j’ai tenté d’éteindre le NAS par le bouton destiné à cet effet, mais celui-ci n’avait toujours pas réussi à s’arrêter correctement au bout de 10 minutes.

Je décide donc une seconde fois d’éteindre le NAS en le débranchant du secteur.

Comme la problématique tournait autour de la synchronisation des disques durs en RAID1, j’ai fait le choix de rallumer le NAS avec un seul des disques à l’intérieur.

 

Le NAS n’ayant plus besoin de synchroniser les disques, j’ai enfin pu accéder à mes données si précieuses ! Ouf !!!

 

Quoi retenir de cette histoire ?

Premier point essentiel, bien que j’aie eu des sueurs froides, je peux quand même considérer que mon infrastructure à fonctionner correctement. En effet, je n’ai pour l’heure perdu aucune de mes données si précieuses. Je suis actuellement en face de recopie de mes données sur des disques annexes externes afin de m’assurer de ne pas les perdre de nouveaux, car je n’ai plus de redondance RAID.

Ayant de toute façon une problématique de capacité de stockage, je n’ai pas hésité longtemps à recommander un nouveau NAS plus actuel et de marque réputée.

Quoi qu’il en soit je reste toujours sur la même démarche autour du RAID 1, car pour moi, il est important d’être en capacité d’accéder à mes données sauvegardées sur les disques directement et sans forcément passer par le matériel initial du NAS. En effet, si jamais c’était le NAS lui-même qui était défectueux, je perdrais quand même toutes mes données.

Le système de fichier utilisé par mon NAS ne permettant pas d’accéder directement aux données depuis l’interface Windows, j’ai téléchargé une version live-cd de Linux afin de m’assurer que je serai bien en capacité d’accéder à mes données directement depuis le disque dur brancher en USB. J’ai déjà réalisé cette opération par le passé, mais je souhaite reproduire à nouveau ceci pour m’assurer que mon infrastructure réponds bien à mes besoins. Je n’ai pas encore réalisé cette opération, car je suis toujours en cours de sauvegarde de mes données sur des disques externes.

Deuxième point important que je retire de cet événement, et qu’il est important de ne pas négliger l’espace disponible sur les disques. En effet, je pense que la problématique vient de l’opération de conversion du format des fichiers sur des disques trop saturés. C’est pourquoi je pense que la prochaine fois que mon NAS m’indiquera que ses disques sont saturés, je réagirais beaucoup plus rapidement pour étendre la capacité de stockage de mes données.

Le troisième et dernier point que je tiens à partager avec vous, est que personne n’est à l’abri de la perte de ses données. En effet, des crashs de disque dur arrivent relativement fréquemment bien qu’à ce jour, ce support reste le plus sûr à mon avis. Je vous invite donc à ne jamais prendre à la légère ce risque, et de toujours vous assurer que votre système en place garanti l’intégrité de vos données tout en répondant bien à vos besoins d’utilisation.

 

Laissez-moi en commentaire vos techniques pour vous garantir la pérennité de vos données. En attendant, j’y retourne et à très bientôt pour un nouvel article qui je l’espère, sera plus joyeux. 😉