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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le Focus du Jour – Les effets du diaphragme

Le réglage du diaphragme est un paramètre essentiel dans le rendu visuel de vos photos. Mais attention, car les effets du réglage du diaphragme ne sont pas tous positifs. Il s’agit donc de comprendre ce que l’on fait pour maitriser cet élément.

Fiche PDF – Comment définir la forme du bokeh ?

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C’est quoi le diaphragme

  • Comme nous avons déjà vu il y a quelques jours, la majorité de ce que contient l’objectif est les lentilles en verre traité pour focaliser l’image de la scène que l’on souhaite prendre en photo.
  • Mais il y a aussi un mécanisme mécanique qui s’appelle le diaphragme.
  • Il s’agit du système qui permet de réguler le débit de lumière qui peut passer à travers l’objectif. Il joue le rôle d’une sorte de robinet à lumière.
  • Il est formé d’un certain nombre de lamelles qui en s’enroulant sur elles-mêmes, réduise le passage de la lumière.
  • Entre chaque indexation, graduation, la quantité de lumière est divisée ou multiplié par 2.

Les effets du réglage du diaphragme

La profondeur de champ.

  • Plus la diaphragme est ouvert (nombre F/x avec x petit), et plus la profondeur de champ est courte.
  • On appelle profondeur de champ, la distance sur laquelle la netteté de l’image est correcte. A contrario avant et après cette zone, l’image est floue.
  • Cette netteté est répartie de manière inégale par rapport au plan de netteté définie par la distance de mise au point.

Les aberrations chromatiques

  • Ce sont des défauts de couleur le long des tracés à fort contraste.
  • De couleur magenta et cyan, ils apparaissent quand la focalisation de la lumière n’est pas correcte à cause de la diffraction.
  • C’est qui arrive quand l’objectif est d’entrée de gamme et que le diaphragme est très fermé.

Les effets de la conception du diaphragme

La forme des taches de lumière du bokeh

  • Le bokeh est l’effet de taches de lumière plus ou moins circulaire produite par l’objectif lors qu’on photographie des petites sources de lumières avec un fort flou d’arrière-plan.
  • Moins le diaphragme est composé de lamelles et moins l’aspect de ces taches seront circulaires

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Flash et lumière ambiante : comment régler l’équilibre

Comme nous l’avons vu dans un article précédent, l’usage du flash peut aussi être très utile en plein jour. L’apport d’une lumière d’appoint permet de mieux équilibrer la photographie afin d’obtenir des résultats visuels différents. Dans cet article, nous allons voir ensemble comment bien équilibrer le flash et la lumière ambiante. Cette lumière d’appoint proviendra d’un flash réglé en mode TTL ou en mode manuel.

Quels sont les deux modes de fonctionnement principaux des flashs

Il existe deux modes pour utiliser son flash :

  • le mode automatique (mode TTL)
  • le mode manuel

Le mode TTL des flashs

Le mode TTL (Truth The Lens) est un mode de fonctionnement automatique du flash. De manière équivalente au posemètre de votre appareil, ce mode permet au flash d’adapter automatiquement le réglage de sa puissance afin qu’équilibrer la luminosité de la photo résultante.

Pour se faire, il mixte plusieurs paramètres dont les principaux sont :

  • iso,
  • ouverture,
  • vitesse d’exposition,
  • la distance de mise au point.

De plus, certains flashs émettent une séquence de pré-éclairs avant de prendre réellement la photo afin que le boitier puisse directement déterminer la juste puissance nécessaire du flash.

Le mode manuel

Le mode manuel utilise un seul paramètre pour son réglage : la fraction de sa puissance maximale. Elle est souvent exprimée par :

  • 1/1 pour la pleine puissance
  • jusqu’à 1/128 pour la puissance la plus faible.

Quand utiliser le mode TTL ou le mode manuel pour équilibrer le flash et la lumière ambiante ?

La différence fondamentale entre le mode TTL et le mode manuel est la suivante.

  • Le mode manuel est une mesure de puissance absolue par rapport à la puissance d’éclairage maximal que le flash peut générer.
  • Le mode TTL est une mesure relative par rapport à la puissance d’éclairage jugée nécessaire par l »appareil photo pour éclairer correctement la scène.

Ces deux modes ont leur propre utilité en fonction des circonstances de la prise de vues.

Le mode manuel

L’aspect absolu du réglage manuel du ou des flashs permet une meilleure maîtrise de l’éclairage car le photographe modifie lui-même chacun des paramètres influents sur la qualité de la lumière produite. Pour rappel, je vous invite à lire ou relire l’article : Les 7 paramètres d’une source lumineuse

Ici l’avantage est que l’éclairage de la scène est totalement indépendant des réglages du boitier photo, de la distance de mise au point et surtout de la mesure du posemètre de l’appareil photo.

La contre-partie de ce choix, est qu’il est souvent nécessaire d’avoir bien plus de temps pour arriver à un réglage optimal.

Le mode TTL

Ce fonctionnement automatique permet de profiter du posemètre de l’appareil photo pour définir la puissance de l’éclairage nécessaire pour correctement éclairer la scène. Il ne reste alors plus qu’à indiquer au matériel si l’on souhaite que le flash éclaire plus ou moins fort la scène. Ce décalage s’exprime en IL, unité de luminosité équivalant à la fermeture d’un cran d’ouverture du diaphragme ou de la durée d’exposition.

L’avantage de ce mode est qu’il est beaucoup plus réactif quand la prise de vues doit être rapide. Ce qui est souvent le cas lors des reportages par exemple.

Cette fois-ci, la contre-partie est que le système peut être piégé de la même manière que votre boitier en mode automatique. Ça peut notamment être le cas lorsque la scène présente beaucoup de reflets spéculaires par exemple.

Comment régler son flash en mode TTL pour équilibrer sa puissance avec la lumière ambiante.

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Comme indiqué dans le titre de ce paragraphe, il y a deux types de lumière à distinguer :

  • la lumière ambiante
  • la lumière émise par le ou les flashs TTL

Le but du réglage est d’apporter le juste nécessaire de lumière artificielle pour éclairer les zones nécessaires sans dénaturer l’ambiance de la scène.

Comme évoqué plus haut, ici la référence de l’exposition de la photo correspond à celle définie par les paramètres déterminés par le boitier de l’appareil photo. Souvent, la puissance du flash ainsi déclenché est trop forte par rapport à l’équilibre lumineux de la scène. Dans ce cas, il est alors nécessaire d’indiquer au matériel de réduire la puissance du flash afin d’éclairer suffisamment les zones d’ombre pour mieux distinguer les détails mais sans pour autant dénaturer l’ambiance de la scène.

Pour illustrer mon propos, voici l’exemple d’une scène avec un fort contraste de luminosité. La photo a été uniquement prise en lumière naturelle. Il est clair que de nombreux détails de la scène sont manquants dans les zones sombres de l’image. Cependant, cet éclairage donne une certaine ambiance visuelle qui peut être plaisant au regard et évoque bien l’éclairage d’une fin d’après-midi.

Prise de vue d'une scène à fort contraste de luminosité sans déclenchement du flash.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité sans déclenchement du flash.

L’objectif du photographe est ici de déboucher les ombres afin de mettre en évidence les détails perdus dans les ombres.

Sur la photo suivante, une bonne part des détails sont bien apparus mais la puissance du flash n’ayant pas été corrigée par le photographe, le cliché à perdu de son ambiance. L’éclairage de fin d’après-midi est beaucoup moins bien rendu.

Prise de vue d'une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et sans compensation de sa puissance.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et sans compensation de sa puissance.

Cette fois-ci, sur cette dernière photo, la quantité de lumière d’appoint a été adaptée par le photographe. Il a réduit la puissance du flash de -1IL par rapport aux réglages précédents. Cette fois, l’ambiance lumineuse a bien été conservée tout en laissant apparaître assez de détail pour donner plus d’intérêt à la photographie.

Prise de vue d'une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et compensation de sa puissance à -1IL.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et compensation de sa puissance à -1IL.

Pour information, voici à quoi ressemble le symbole de la commande de compensation du flash des appareils de la marque NIKON. Pour en savoir plus sur le mode opératoire de votre propre appareil, je vous renvoie lire votre manuel. N’utilisant pas d’appareil de la marque CANON, je vous invite aussi à vous référer à votre manuel.

Symbole de la commande de compensation du flash des appareils photo de marque Nikon.
Symbole de la commande de compensation du flash des appareils photo de marque Nikon.

Comment régler son flash en mode manuel pour équilibrer sa puissance avec la lumière ambiante.

Dans certaines conditions, il peut être intéressant de maîtriser l’ensemble des paramètres de la prise de vues. Ainsi, vous pourrez obtenir exactement le rendu que vous souhaitez sans laisser place au hasard. Pour ce faire, il faut passer votre boitier en mode manuel « M ».

Le mode opératoire se décompose en deux étapes :

  • réglez votre boitier pour une exposition correcte sans prendre en compte le flash,
  • réglez la puissance de votre flash par tâtonnement afin d’obtenir le rendu voulu.

Pour illustrer mon propos, je vais m’appuyer sur une scène en contre-jour.

Ici le but de l’exercice est de bien exposer le décor extérieur en même temps que l’intérieur. Cette première photo a été uniquement réalisée en réglant les paramètres de prise de vue pour correctement exposer la vue extérieure. On constate que les chaises à l’intérieur sont trop sombres et ne ressortent pas correctement.

Exemple de prise de vue en contre-jour d'une fenêtre sans déclenchement du flash.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre sans déclenchement du flash.

Pour compenser le manque le lumière intérieure, j’ai déclenché une première fois le flash à sa pleine puissance. Pour se faire, le flash est en manuel et j’ai saisi la puissance 1/1. On constate bien que les chaises sont bien éclairées mais l’ambiance globale de la photo ne semble pas naturelle. Ceci est dû au fait que la puissance du flash est trop forte.

Exemple de prise de vue en contre-jour d'une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/1.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/1.

Je décide donc de réduire de moitié la puissance du flash en saisissant une puissance de 1/2. Cette fois-ci, l’ensemble des paramètres souhaités sont corrects :

  • il y a bien des détails dans toute la photo
  • l’ambiance lumineuse semble naturelle.

Exemple de prise de vue en contre-jour d'une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/2.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/2.

A retenir

L’usage du flash est un atout à ne pas négliger car bien utilisé, il permet de réaliser des photographies plus riches en détails. Avec de l’entrainement, vous maîtriserez ces réglages de manière naturelle tout en sachant choisir le mode de réglage (TTL ou Manuel) le plus adapté à la situation de prise de vue rencontrées.

Maintenant c’est à vous de jouer et de revenir ici partager avec nous votre retour d’expérience afin que je puisse répondre à vos questions éventuelles. Surtout n’hésitez pas, je suis là pour ça.

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Utiliser son flash cobra de manière créative

Bien utiliser son flash est un réel besoin pour un photographe qui souhaite faire face à toute éventualité. Dans cet article, nous aborderons les avantages des flash cobra ainsi que les différents réglages disponibles.

Quand utiliser son flash

Les flash des appareils photo sont uniquement une source de lumière complémentaire. Il est donc primordiale de comprendre qu’ils ne seront jamais capable d’éclairer correctement une scène en tant que lumière principale.

Mais alors, pourquoi existent-ils ?

Dans de nombreuses circonstances, il est nécessaire d’apporter un complément de lumière à la scène pour correctement exposer la photo pour bien mettre en évidence son sujet. Les situations suivantes sont quelques unes des plus classiques :

  • déboucher les ombres trop fortes,
  • réduire le contraste d’une scène,
  • mettre en avant son sujet,
  • figer un mouvement ultra rapide,
  • reveler un sujet en mouvement au milieu de sa trainée de flou

Pour mieux illustrer ces exemples de situations, voici des aperçus sans/avec :

Illustration de l'usage du flash pour déboucher les ombres
Illustration de l’usage du flash pour déboucher les ombres

 

Illustration de l'usage du flash pour réduire les contrastes
Illustration de l’usage du flash pour réduire les contrastes

 

Illustration de l'usage du flash pour mettre en avant son sujet
Illustration de l’usage du flash pour mettre en avant son sujet

 

Illustration de l'usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.

Avantage d’utiliser un flash cobra

Les flashs intégrés aux boitiers ont trois défauts essentiels car ils sont :

  • non orientables,
  • peu puissants,
  • trop proche de l’axe de l’objectif.

Non orientable

L’intéret de pouvoir orienter le flash est de pouvoir dirigier le flux de lumière. Ainsi, nous pouvons facilement canaliser la lumière vers une partie de la photo uniquement.

Un cas classique est la technique du bounceflash qui consiste à orienter la tête de son flash cobra vers un mur à coté du sujet de manière à ce que la lumière rebondisse dessus. Ceci engendre deux effets positifs :

  • La lumière semble provenir d’un coté, ce qui donne du modelé au sujet,
  • la surface du mur étant plus ample que la surface de la tête du flash, le sujet reçoit alors une lumière diffuse. Les ombres sur le modèle sont donc plus douces, ce qui est souvent plus flateur pour un portrait de femme par exemple.

Peu puissant

Les flashs intégrés sont souvent beaucoup moins puissant que les flashs cobra. Ce manque de puissance est notamment néphaste quand il s’agit de déboucher des ombres ou lors que l’on cherche à apporter de la lumière à une relative longue distance.

Pour rappel, la puissance de ces types de flash est exprimée avec le nombre guide GN. Pour plus d’information, je vous invite à relire l’article : Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse.

trop proche de l’axe de l’objectif

La conséquence de cet inconvénient, est la génération des célèbres yeux rouge. En effet, la lumière provenant des flashs positionnés directement face au modèle vient frapper les fonds de ses yeux qui refletent une lumière teintée en rouge par le sang.

Avec un flash cobra, vous n’aurez quasiment plus à vous soucier de ces aléas.

Quels sont les fonctionnalités d’un flash

Comme on vient de le voir, avoir un flash cobra est bien. Mais savoir s’en servir en sachant le régler c’est mieux. En fonction des appareils photo permettant d’accueillir un fash cobra, les options disponibles peuvent légérement différer. Voici la liste de celles que mon appareil me propose :

  • réglage de la puissance du flash de –3IL à + 1IL par rapport à l’exposition définie correcte par mon boitier,
  • option anti-yeux rouge,
  • déclenchement au second rideau,
  • désactivation du flash.

Il ne faut pas oublier non plus les options directement accéssibles sur le flash lui-même :

  • les différents modes (TTL, Manuel, GN),
  • la largeur du faiseau lumineux (étroit, standard et large),
  • le réglage du zoom, qui revient un peu au réglage de la largeur du faiseau précédent,
  • la possibilité de le déclencher à distance par détection de flash,
  • orientation de la tête,
  • ajout d’un diffuseur intégré,
  • ajout d’un filtre orange ou vert pour corriger la température de couleur.

Je vous invite donc à reprendre en main vos manuels afin de lister les options auxquelles vous avez accès avec votre matériel.

Dans les prochains articles, j’approfondirai plus la pratique et comment réellement maitriser tous ses réglages afin que vous puissiez les utiliser à bon escient pour réussir vos photos.

A très bientôt pour la suite de ce vaste sujet.

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L’exposition, faire-valoir de la créativité

Ce que l’on appelle l’exposition en photographie est le fait que le rendu de l’image en termes de luminosité correspond à l’ambiance que l’on souhaite rendre de la scène photographiée. J’insiste bien sur les termes “que l’on souhaite rendre”. En effet, la décision du photographe concernant le niveau d’exposition de sa photo est un acte créatif à part entière. Je rappelle que ce sont vos choix qui apporteront de la créativité à vos photos et vous démarquera des autres photographes.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet.

L’exposition

Nous avons plusieurs choix possibles en fonction de ce que le photographe souhaite transmettre. Afin d’être le plus compréhensible possible, je vais illustrer mes propos suivant trois ambiances lumineuses différentes. Une scène dont l’éclairage réel est sombre, une dont l’éclairage est standard et une autre où l’éclairage est clair. Pour chacune de ces conditions, je vais vous montrer comment le choix de l’exposition peut modifier le rendu.

Scène 1 : condition en faible luminosité

Fig. 1 - Trois expositions dans une ambiance d'éclairage sombre
Fig. 1 – Trois expositions dans une ambiance d’éclairage sombre

Scène 2 : condition en luminosité standard

Fig. 2 - Trois expositions dans une ambiance d'éclairage standard
Fig. 2 – Trois expositions dans une ambiance d’éclairage standard

Scène 3 : condition en forte luminosité

Fig. 3 - Trois expositions dans une ambiance d'éclairage fort
Fig. 3 – Trois expositions dans une ambiance d’éclairage fort

L’ensemble de ces exemples permet donc d’expliquer qu’il est tout à fait possible de choisir un rendu quelles que soient les conditions réelles.

Attention à l’automatisme des appareils

J’attire cependant votre attention sur le piège de l’automatisme des appareils photo. Effectivement, à la différence du photographe, l’appareil n’a pas l’intelligence pour réellement reconnaître l’ambiance d’une scène. Le choix par défaut qui est programmé dans tous les appareils et de retranscrire une scène comme si elle était éclairée avec une luminosité standard.

Pour être un peu plus technique, on dit que l’appareil équilibre l’exposition pour un gris moyen à 18% de réflexion de lumière. Ce taux de 18% est la valeur du niveau de gris des chartes graphiques standard en photographique. Nous pouvons les utiliser pour nous aider à exposer  de façon standard nos photos et neutraliser la balance des couleurs. Nous aborderons ce dernier point dans un autre article.

Maintenant que nous savons ce qu’est une bonne exposition (= celle choisie par le photographe), apprenons à techniquement la mettre en oeuvre.

Le triangle de l’exposition

Sur tous les appareils photo, il y a 3 paramètres réglables qui permettent d’obtenir l’exposition souhaitée pour notre photo :

  • la sensibilité ISO,
  • l’ouverture du diaphragme,
  • la durée de pose.

Le principe est le suivant :

“Plus la surface sensible de l’appareil photo reçoit de la lumière, plus celle-ci est claire.”

L’analogie avec le remplissage d’une bassine d’eau est la manière la plus classique d’illustrer le phénomène pour le comprendre.

Posons les associations suivantes :

  • la quantité de lumière =  à la quantité d’eau,
  • la sensibilité ISO = la taille de la bassine,
  • l’ouverture du diaphragme = niveau d’ouverture du robinet d’eau,
  • la durée de pose = la durée pendant laquelle, on remplie d’eau la bassine,
  • et enfin, le niveau d’exposition donc la clarté de l’image = la hauteur d’eau à atteindre dans la bassine.

Cas n°1 :

La taille de la bassine est standard. Pour remplir celle-ci, nous choisissons d’ouvrir faiblement le robinet (f/8). Pour remplir la bassine au niveau d’exposition demandé, il est alors nécessaire de laisser couler l’eau plus longtemps (8”).

Fig. 4 - Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose long
Fig. 4 – Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose long

Cas n°2 :

La taille de la bassine est standard. Pour remplir celle-ci, nous choisissons d’ouvrir fortement le robinet (f/4). Pour remplir la bassine au même niveau demandé, il est alors nécessaire de laisser couler l’eau beaucoup moins longtemps (2”).

Fig. 5 - Exposition avec une grande ouverture et un temps de pose court
Fig. 5 – Exposition avec une grande ouverture et un temps de pose court

Cas n°3 :

Cette fois-ci, nous souhaitons avoir une faible ouverture du robinet et un temps de remplissage court. Il est donc nécessaire de changer de bassine afin de réduire le volume d’eau nécessaire pour attendre cette même hauteur d’eau.

Fig. 6 - Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose court et une forte sensibilité ISO
Fig. 6 – Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose court et une forte sensibilité ISO

Infinité de combinaisons

Pour un niveau d’éclairement défini d’une scène réelle, il existe donc une multitude de réglages équivalents permettant d’obtenir la même exposition. En voici quelques exemples :

Fig. 7 - Exemples de réglage de prise de vue pour un même éclairage d'une scène
Fig. 7 – Exemples de réglage de prise de vue pour un même éclairage d’une scène

Evolution de la quantité de lumière

Dès que l’on change un seul des paramètres, la quantité de lumière de la photographie évolue de la manière suivante :

  • Chaque changement de colonne vers la droite diminue par 2 la quantité de lumière.
  • Chaque changement de colonne vers la gauche multiplie par 2 la quantité de lumière.

Fig. 8 - Tableau de valeurs standard pour chacun des trois paramètres de l'exposition
Fig. 8 – Tableau de valeurs standard pour chacun des trois paramètres de l’exposition

A vous de jouer

La théorie étant connue, maintenant il faut l’intégrer. Alors je vous incite à étudier le manuel de votre appareil photo. Apprenez comment modifier ces trois paramètres puis sortez faire des photos. Entraînez-vous et n’hésitez pas à revenir ici pour poser vos éventuelles questions afin que je puisse vous répondre et mieux vous guider.

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