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Comment photographier un coucher de soleil

Les vacances estivales se sont terminés et nous profitons d’un été indien splendide. C’est donc le bon moment pour profiter de la nature et notamment de contempler un beau coucher de soleil sur fond de couleur d’automne. Voici mes conseils pour immortaliser ces moments magnifiques en photographie.

Prairie délicatement caressée par les doux rayons du soleil couchant
Prairie délicatement caressée par les doux rayons du soleil couchant

Concept de la prise de vue du coucher de soleil

Posez-vous la question : « Qu’est-ce que j’aime dans ce coucher de soleil ? »

En fonction de votre sensibilité du moment, la réponse à cette question peut littéralement différer :

  • J’aime les couleurs chaudes du ciel,
  • J’aime les ombres allongées projetées sur le sol,
  • J’aime le découpage en silhouette d’un sujet particulier sur le flamboyant,
  • J’aime le calme de nature à cette heure,
  • J’aime le moment que je passe avec mon ami(e)

Comme vous pouvez le constater, derrière le thème « coucher de soleil » peut se cacher une infinité de points de vue différents qui donneront plus de sens à votre photo que de simplement appuyer sur le déclencheur pour enregistrer le soleil sur l’horizon devant vous.

Mise en évidence d'une silhouette d'un kiteboarder au coucher du soleil
Mise en évidence d’une silhouette d’un kiteboarder au coucher du soleil

Conseil pour la prise de vue

Un coucher de soleil se produit à la fin de « l’heure dorée ». Il est donc important de traduire ceci en points d’attention par le photographe.

Comme son nom l’indique, l’heure dorée est un moment ou les rayons du soleil son fortement teinté de jaune/orange. De plus, le soleil se couchant, la luminosité est évidemment moindre.

En fonction, de l’esprit de votre photographie, il sera donc nécessaire de procéder aux réglages adéquats.

Dans le cas le plus simple où vous souhaitez mettre l’accent sur le découpage d’une silhouette devant un ciel flamboyant, il suffira de régler votre exposition en fonction de la luminosité du ciel.

Par contre, si vous avez besoin de correctement exposer un sujet en contre-jour par exemple, il faudra ben prendre en compte la teinte dorée de la lumière. Nous avons deux façons de procéder :

  • La première est d’utiliser la lumière naturelle en la réfléchissant à l’aide d’un réflecteur argenté. Ainsi, vous garderez la même teinte tout en ayant pas trop de perte de puissance lumineuse.
  • Si d’aventure, cela ne suffisait pas, il serait alors nécessaire de faire un appoint de lumière provenant d’un flash cobra par exemple. Dans ce cas, il faut savoir que la lumière d’un flash est dite « blanche » (autour des 6500°K). C’est pourquoi, si vous utilisez celui-ci directement, vous constaterez un décalage de teinte où le fond sera chaud et le sujet sera froid. Esthétiquement parlant, cela risquera de ruiner la qualité de votre image. Pour pallier ce phénomène, il est alors nécessaire d’utiliser une gélatine de couleur chaude sur votre flash afin de teinter sa lumière.
Ambiance magique d'un couché de soleil en hiver sur les hauteurs du Ballon d'Alsace
Ambiance magique d’un couché de soleil en hiver sur les hauteurs du Ballon d’Alsace
Coucher de soleil évoquant la plénitude du lieu
Coucher de soleil évoquant la plénitude du lieu

Profitez des avantages du numérique

Comme déjà évoqué dans d’autres articles du blog, si votre sujet n’est pas trop mobile, tentez l’expérience de la prise de vue HDR (High Dynamic Range). De cette manière, vous pourrez enregistrer tous les détails dans les plus sombres aux plus clairs.

Aujourd’hui, l’assemblage HDR est très facile dans les logiciels de développement tel que Lightroom Classic CC.

Dites-moi en commentaire quelles sont vos astuces pour gérer ce type de prise de vue.

Transcription de l'ambiance si particulière des plages bretonnes
Transcription de l’ambiance si particulière des plages bretonnes
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Comment régler manuellement la puissance de son flash cobra

Dans certaines circonstances, il est avantageux d’utiliser son flash cobra en mode manuel. Nous allons donc voir dans cet article, comment procéder pour savoir régler manuellement la puissance de son flash pour obtenir une exposition correcte.

 

Les modes disponibles

De façon générale, il existe de modes différents sur les flashs cobra :

  • le mode manuel,
  • le mode TTL (automatique)

Ici nous allons donc traiter le premier de ces deux modes : le mode manuel.

 

Quand utiliser le mode manuel

Il y a plusieurs raisons possibles pouvant amener un photographe à utiliser le mode manuel de ses flashs. Parmi celles-ci, je ne citerai que les deux principales :

  • Votre flash est ancien ou son mode de communication est incompatible avec votre appareil photo. En bref, vous n’avez pas d’autre choix.
  • Vous souhaitez fixer la qualité de la lumière du sujet qui baigne votre sujet de manière totalement indépendante de tous vos autres paramètres de prise de vue.
écran de pilotage du flash Nikon SB-700 en mode manuel
écran de pilotage du flash Nikon SB-700 en mode manuel

 

Mode opératoire

Dans les deux cas précédents, la puissance de votre flash sera à régler de manière manuelle par vous-même sans aucune liaison avec votre boîtier. Le challenge est donc de savoir déterminer quelle valeur de puissance saisir sur votre flash.

Pour rappel, la puissance de votre flash est déterminée en fraction de sa puissance maximale. Elle sera notée comme ceci :

  • 1/1 : puissance maximale,
  • 1/2 : à moitié de puissance,
  • 1/4 : quart de puissance,
  • 1/128 : 128 fois moins puissant que sa puissance maximale.

 

Avant de définir le réglage de votre flash, il est nécessaire d’avoir défini tous les autres paramètres d’exposition pour votre prise de vue . Ici deux cas possibles :

  • vous souhaitez réaliser totalement l’éclairage de votre scène à l’aide de flashs sans prise en compte de l’éclairage naturel ambiant de la scène,
  • vous souhaitez garder l’ambiance naturelle de l’éclairage et vous souhaitez juste apporter un appoint de lumière pour éviter de trop pousser les iso pour éviter l’abondance de bruit.

 

Le principe est assez simple. Par essais successifs en partant d’une valeur moyenne de puissance à 1/16. prenez une première photo.

Regardez l’aperçu et en fonction de si le résultat est sur ou sous-exposé, vous augmentez la puissance à 1/8 ou ou la baissez à 1/32. Recommencez l’opération de contrôle et corrigez de nouveau. Au bout de 2 ou 3 essais vous aurez trouvé le bon réglage.

 

A noter que le réglage restera valable tant que la distance séparant votre flash de votre sujet restera identique. Si la distance augmente, augmentez la puissance et inversement si la distance diminue.

 

Trucs & Astuces

Télécommande radio

Le grand intérêt d’utiliser ses flashes en manuel est de travailler comme dans un studio photo. Pour faciliter les opérations de réglage et surtout gagner du temps, je vous conseille d’utiliser des déclencheurs radios. Pour information, les miens sont des CACTUS v6.

Ils ont notamment l’avantage d’être tous des émetteurs/récepteurs.

Jouer avec les modeleurs de lumière

Il y a plusieurs paramètres qui définissent la qualité d’une source lumineuse. Je vous invite donc à aller les découvrir dans cet article. Vous connaîtrez ainsi tous ce qu’il faut savoir pour comprendre pourquoi et comment utiliser les modeleurs de lumière.

 

 

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4 astuces pour gérer les photos en contre-jour

On entend un peu tout et son contraire à propos des photos en contre-jour. Certains en raffolent, d’autres déconseillent fortement de se retrouver dans cette situation. Je ne le répéterai jamais assez, mais dans le domaine de la créativité, il ne faut jamais se censurer mais l’important est de savoir pourquoi on fait tel ou tel choix.

 

Astuces 1 : Limiter le contre-jour dans le cadre de votre photo

La problématique du contre-jour est qu’il y a énormément de lumière qui provient du fond de la scène à photographier. Techniquement, cette situation engendre la plupart du temps une photo sous-exposée sur notre sujet.

La raison à cela est que nos appareils photos sont paramétrés de manière à exposer les photos sur la base d’un niveau de luminosité moyen équivalent à un gris à 18%.

Ce système fonctionnement correctement pour des scènes où les écarts de luminosités sont compatibles avec la plage dynamique du capteur. Autrement dit, quand le capteur a moyen d’enregistrer l’ensemble des informations : des plus sombres aux plus claires.

Malheureusement, c’est rarement le cas en présence d’un contre-jour où souvent une source de lumière est incluse dans le cadre de la photo. Dans une telle circonstance, le capteur ne pourra pas enregistrer l’ensemble des informations et le boitier fera le choix qu’il lui semblera le plus évident mais qui ne sera pas forcement le votre.

Il faut comprendre que le boitier, en fonction du mode de mesure de lumière sur lequel il est paramétré, interprétera toujours sur la base d’une moyenne de luminosité mais avec une pondération différente. Ici, je vais rester dans le cas les plus courant de la mesure matricielle qui prend donc en compte de manière équivalente l’ensemble du cadre de la photo.

Ainsi, plus les zones claires de la photo seront étendues et plus l’appareil compensera en sous-exposant l’ensemble. C’est ainsi que les détails dans l’ombre des sujets se retrouvent bouchés.

Ici l’astuce consiste à cadrer plus serré sur le sujet dans le but de réduire l’étendue des zones trop claires. L’appareil sous-exposera alors moins l’image et vous retrouverez des détails visible dans les ombres.

Illustration de l'exposition dans le cas d'un cadrage large d'un contre-jour
Illustration de l’exposition dans le cas d’un cadrage large d’un contre-jour
Illustration de l'exposition dans le cas d'un cadrage serré d'un contre-jour
Illustration de l’exposition dans le cas d’un cadrage serré d’un contre-jour

 

Astuce 2 : profiter de ce contre-jour pour donner une ambiance à votre photo

Pour réaliser des images créatives, il est très intéressant de mettre en avant les effets lumineux d’un contre jour dans le but de donner un ambiance à la photo. Dans ce cas, le but est de profiter au maximum des effets lumineux pour embellir la photo. Pour ce faire, il faut ajuster son cadrage pour placer au bon endroit les rayons de lumière.

Voici l’illustration de ce propos :

Illustration que les aspect lumineux provoqué par un contre-jour peut embellir une photo et renforcer son sens (ici lumière divine)
Illustration que les aspect lumineux provoqué par un contre-jour peut embellir une photo et renforcer son sens (ici lumière divine)

 

Astuce 3 : rééquilibrer la lumière de votre photo

Si le but est d’avoir, aussi bien des informations dans le contre-jour que sur le sujet en avant, il est alors nécessaire d’équilibrer les quantités de lumières sur les différentes zone de l’image. Pour ce faire, il suffit d‘apporter plus de lumière sur les zones naturellement sombres en utilisant tous les accessoires disponibles tel que des réflecteurs, des flashs ou d’autres sources d’éclairage comme des lampadaires, des lampes de chevet…

Une fois que la lumière est globalement équilibrée comme il vous convient, l’appareil n’a plus qu’à prendre la photo tout simplement.

Pour bien équilibrer la puissance de votre flash, je vous invite à lire ou relire l’article : Flash et lumière ambiante : comment régler l’équilibre

 

Illustration de la compensation de la lumière en équilibrant la puissance du flash pour réaliser un portrait en contre-jour
Illustration de la compensation de la lumière en équilibrant la puissance du flash pour réaliser un portrait en contre-jour

 

Astuce 4 : les grands moyens s’appellent ici le HDR (High Dynamic Range)

Quand on n’a pas de sources disponibles assez puissantes pour compenser la lumière du contre-jour, ou que l’on souhaite préserver l’éclairage in-situ, il est alors possible de réaliser un assemblage de photos pour en produire une en HDR. Suivant vos appareils, il suffit d’utiliser l’option Backeting qui vous permettra de prendre plusieurs photo avec des expositions différentes du plus sous-exposée au plus sur-exposé.

Conseils :

  • poser votre appareil sur pied,
  • ou shooter en rafale avec l’option bracking activée

Voici trois exemples de photos HDR en conditions de contre-jour :

Illustration de capacité d'un traitement HDR sur une photo intérieur en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo intérieur en contre-jour.

 

Illustration de capacité d'un traitement HDR sur une photo intérieur et extérieure en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo intérieur et extérieure en contre-jour.

 

Illustration de capacité d'un traitement HDR sur une photo extérieure en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo extérieure en contre-jour.

 

 

En complément, voici d’autres explications en vidéo autour du même thème.

N’oubliez pas de laisser vos commentaires ou vos questions en dessous de cet article.

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Comment éviter les yeux rouges sur les photos

Il n’est pas rare de constater, particulièrement lorsque nous utilisons un appareil photo avec le flash intégré, que nos amis ou des membres de notre famille ont les yeux rouges. Ceci est totalement normal du point de vue physique mais cependant pas tolérable du point de vue esthétisme. Je vais donc vous expliquer dans cet article comment et pourquoi ce phénomène se produit puis vous expliquer les astuces que nous pouvons mettre en oeuvre pour limiter ou éviter cet effet.

Pourquoi les yeux sont rouges en photographie

Comme nous pouvons le voir sur le schéma ci-dessous, nos yeux sont des globes que nous pouvons décrire succinctement en deux partie différentes en similitude avec nos appareils photo :

  • une partie que je qualifierai d’optique (ensemble cornée, pupille, iris et cristallin),
  • une partie que je qualifierai de capteur (la rétine et ses vaisseaux sanguins).
Illustration de la structure d'un œil pour expliquer le phénomène de l'effet yeux-rouges en photographie.
Illustration de la structure d’un œil pour expliquer le phénomène de l’effet yeux-rouges en photographie.

Lorsque nous sommes dans l’obscurité, notre œil a besoin de plus de quantité de lumière pour y voir. Pour ce faire, l’iris s’écarte pour augmenter la taille de la pupille.

C’est exactement le même principe avec notre appareil photo. Quand nous avons besoin de plus de lumière pour correctement exposer notre photo, nous ouvrons plus le diaphragme de notre objectif.

L’œil a donc bien régler son système optique pour faire ça. Par conséquent, plus de lumière vient éclairer la rétine de l’œil, c’est à dire le capteur. Nous voyons donc mieux.

Dans le cas du déclenchement d’un flash pour prendre notre photo, tout ce passe comme décrit précédemment, sauf que…

L’émission de l’intense de lumière du flash de l’appareil est tellement puissante et rapide que notre œil n’a pas le temps de réagir pour corriger son exposition en réduisant sa pupille.

Ceci engendre que la lumière qui entre dans l’œil éclaire tellement le fond de l’œil et se trouve alors comme inondé de lumière. Comme la rétine possède énormément de vaisseaux sanguins, la lumière réfléchie ressort alors colorée par la teinte de notre sang, c’est à dire rouge !

Notre appareil photo capte donc cette couleur au niveau des pupilles de notre modèle qui présente alors cet effet yeux-rouges !

Comment éviter les yeux rouges sur les photos

La compréhension du phénomène tel que décrit ci-dessous permet d’identifier les trois facteurs suivants à maîtriser pour éviter cet effet yeux-rouges :

  • la quantité de lumière,
  • la taille de la pupille,
  • l’angle de réflexion de la lumière.

Limiter la sur-quantité de lumière

Ici, il faut comprendre que si la quantité de lumière est excessive, celle-ci se reflétera trop fortement sur la rétine et plus la pupille sera dilatée et plus il est facile pour la lumière de ressortir de l’œil.

Nous pouvons donc agir ainsi :

  • limiter la puissance de votre flash directement sur votre appareil,
  • vous éloigner de votre sujet afin d’en réduire la puissance suivant la loi du carré inverse de la lumière,
  • diffuser votre lumière pour réduire la puissance lumineuse et limiter l’aspect directionnel des rayons.

Réduire la pupille pour limiter l’entrée de lumière dans l’œil

  • C’est sur ce facteur, que les fonctions anti yeux-rouges des appareils photo fonctionnent. Ici le but est d’émettre des pré flashs avant le flash de prise de vue afin de laisser le temps aux pupilles de se rétrécir.
  • Si l’environnement de la scène le permet, le fait d’augmenter la luminosité de l’environnement au maximum permettra de forcer l’œil à réduire naturellement sa pupille.

Positionner le flash correctement

La vraie problématique de yeux-rouges repose sur le fait que le reflet de la lumière du flash sur la rétine de l’œil  est visible depuis l’objectif de l’appareil photo. Décaler la position du flash par rapport à l’axe œil/appareil photo, revient à décaler le reflet de manière à ce qu’il sorte du champ visuel de l’appareil.

Le schéma suivant illustre mon propos :

Illustration de l'influence de la position désaxée du flash sur l'effet yeux-rouges.
Illustration de l’influence de la position désaxée du flash sur l’effet yeux-rouges.

Comme nous le voyons sur l’illustration ci-dessus, les rayons lumineux d’un flash intégré après réflexion sur l’œil viennent frapper directement l’objectif et se trouvent donc dans l’image (rayon rouge). Par contre, avec l’usage d’un flash cobra, qui est lui beaucoup plus désaxé, a ses rayons de lumière réfléchis qui sortent du champ visuel de l’appareil (rayon bleu).

Nous n’avons donc quasiment jamais des photos présentant des yeux rouges avec les flashs cobras.

Comment corriger une photo qui a des yeux rouges

Dans Lightroom

Dans le logiciel Lightroom, il existe l’outil « correction des yeux rouges« . Il suffit de cliquer sur chacune des pupilles pour qu’elles deviennent noires. Ci-dessous, l’aperçu des paramètres de cet outil.

illustration de l'outil correction des yeux rouges de Lightroom.
illustration de l’outil correction des yeux rouges de Lightroom.

Dans Photoshop

Dans Photoshop, il se trouve aussi un outil de correction des yeux rouges comme le montre l’image suivante :

Illustration de l'outil anti-yeux rouge de photoshop

A l’aide cet outil, vous avez juste à réaliser un cadre de sélection autour de la pupille pour que Photoshop corrige l’image. Les tests que j’ai personnellement effectués m’ont déçus, c’est pourquoi je vous propose ma méthode manuel suivante.

Illustration des étapes de correction des yeux rouges dans Photoshop
Illustration des étapes de correction des yeux rouges dans Photoshop
Illustration de l'empilage des calques de correction des yeux rouges
Illustration de l’empilage des calques de correction des yeux rouges

Comme vous pouvez le voir, j’ai réalisé l’opération en plusieurs étapes :

  • J’ai appliqué un calque de Teinte/Saturation dans lequel j’ai choisi de travailler uniquement sur les rouges et où j’ai totalement baissé la saturation et la luminosité.
  • Ensuite j’ai appliqué un calque courbe sur chacune des pupilles pour les foncer au bon niveau pour chacune d’elle.
  • Enfin j’ai renforcé l’éclat de lumière dans l’œil à droite pour raviver le regard en faisant un point blanc avec le pinceau.

Evidemment, l’ensemble de ces calques s’applique localement grâce aux masques de fusion que nous voyons sur la droite de chacun d’eux.

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Appel à question, elles sont toutes les bienvenues

Bonjour

Je suis Vincent Bouvais du blog Initiation-Photo.com.

Je vous propose aujourd’hui, une petite vidéo d’annonce.

En effet, depuis quelques mois, j’ai commencé mon blog dans le but de partager mes connaissances photo avec ceux qui souhaitent :

  •  progresser dans la technique photo bien sûr
  •  progresser en photomontage aussi
  •  mais aussi dans le développement de leur créativité.

Afin d’être au plus proche de vos attentes, je souhaite recueillir de votre part, un maximum de questions en commentaire de cette vidéo afin que je puisse y répondre rapidement en vidéo sur cette chaîne YouTube et sur mon blog.

Mon but est d’être avant tout efficace pour répondre à vos besoins de la manière la plus réactive et précise possible.

Dans le cas où des sujets nécessiteraient un approfondissement particulier, je serai peut-être amené à rédiger une réponse plus complète et précise sous forme d’article dans mon blog.

Je le répète, mon but est de vous apporter un maximum de valeur ajouter dans ces domaines.

Alors, lâchez-vous, posez toutes vos questions et à très bientôt en vidéo pour les réponses.

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Flash et lumière ambiante : comment régler l’équilibre

Comme nous l’avons vu dans un article précédent, l’usage du flash peut aussi être très utile en plein jour. L’apport d’une lumière d’appoint permet de mieux équilibrer la photographie afin d’obtenir des résultats visuels différents. Dans cet article, nous allons voir ensemble comment bien équilibrer le flash et la lumière ambiante. Cette lumière d’appoint proviendra d’un flash réglé en mode TTL ou en mode manuel.

Quels sont les deux modes de fonctionnement principaux des flashs

Il existe deux modes pour utiliser son flash :

  • le mode automatique (mode TTL)
  • le mode manuel

Le mode TTL des flashs

Le mode TTL (Truth The Lens) est un mode de fonctionnement automatique du flash. De manière équivalente au posemètre de votre appareil, ce mode permet au flash d’adapter automatiquement le réglage de sa puissance afin qu’équilibrer la luminosité de la photo résultante.

Pour se faire, il mixte plusieurs paramètres dont les principaux sont :

  • iso,
  • ouverture,
  • vitesse d’exposition,
  • la distance de mise au point.

De plus, certains flashs émettent une séquence de pré-éclairs avant de prendre réellement la photo afin que le boitier puisse directement déterminer la juste puissance nécessaire du flash.

Le mode manuel

Le mode manuel utilise un seul paramètre pour son réglage : la fraction de sa puissance maximale. Elle est souvent exprimée par :

  • 1/1 pour la pleine puissance
  • jusqu’à 1/128 pour la puissance la plus faible.

Quand utiliser le mode TTL ou le mode manuel pour équilibrer le flash et la lumière ambiante ?

La différence fondamentale entre le mode TTL et le mode manuel est la suivante.

  • Le mode manuel est une mesure de puissance absolue par rapport à la puissance d’éclairage maximal que le flash peut générer.
  • Le mode TTL est une mesure relative par rapport à la puissance d’éclairage jugée nécessaire par l »appareil photo pour éclairer correctement la scène.

Ces deux modes ont leur propre utilité en fonction des circonstances de la prise de vues.

Le mode manuel

L’aspect absolu du réglage manuel du ou des flashs permet une meilleure maîtrise de l’éclairage car le photographe modifie lui-même chacun des paramètres influents sur la qualité de la lumière produite. Pour rappel, je vous invite à lire ou relire l’article : Les 7 paramètres d’une source lumineuse

Ici l’avantage est que l’éclairage de la scène est totalement indépendant des réglages du boitier photo, de la distance de mise au point et surtout de la mesure du posemètre de l’appareil photo.

La contre-partie de ce choix, est qu’il est souvent nécessaire d’avoir bien plus de temps pour arriver à un réglage optimal.

Le mode TTL

Ce fonctionnement automatique permet de profiter du posemètre de l’appareil photo pour définir la puissance de l’éclairage nécessaire pour correctement éclairer la scène. Il ne reste alors plus qu’à indiquer au matériel si l’on souhaite que le flash éclaire plus ou moins fort la scène. Ce décalage s’exprime en IL, unité de luminosité équivalant à la fermeture d’un cran d’ouverture du diaphragme ou de la durée d’exposition.

L’avantage de ce mode est qu’il est beaucoup plus réactif quand la prise de vues doit être rapide. Ce qui est souvent le cas lors des reportages par exemple.

Cette fois-ci, la contre-partie est que le système peut être piégé de la même manière que votre boitier en mode automatique. Ça peut notamment être le cas lorsque la scène présente beaucoup de reflets spéculaires par exemple.

Comment régler son flash en mode TTL pour équilibrer sa puissance avec la lumière ambiante.

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Comme indiqué dans le titre de ce paragraphe, il y a deux types de lumière à distinguer :

  • la lumière ambiante
  • la lumière émise par le ou les flashs TTL

Le but du réglage est d’apporter le juste nécessaire de lumière artificielle pour éclairer les zones nécessaires sans dénaturer l’ambiance de la scène.

Comme évoqué plus haut, ici la référence de l’exposition de la photo correspond à celle définie par les paramètres déterminés par le boitier de l’appareil photo. Souvent, la puissance du flash ainsi déclenché est trop forte par rapport à l’équilibre lumineux de la scène. Dans ce cas, il est alors nécessaire d’indiquer au matériel de réduire la puissance du flash afin d’éclairer suffisamment les zones d’ombre pour mieux distinguer les détails mais sans pour autant dénaturer l’ambiance de la scène.

Pour illustrer mon propos, voici l’exemple d’une scène avec un fort contraste de luminosité. La photo a été uniquement prise en lumière naturelle. Il est clair que de nombreux détails de la scène sont manquants dans les zones sombres de l’image. Cependant, cet éclairage donne une certaine ambiance visuelle qui peut être plaisant au regard et évoque bien l’éclairage d’une fin d’après-midi.

Prise de vue d'une scène à fort contraste de luminosité sans déclenchement du flash.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité sans déclenchement du flash.

L’objectif du photographe est ici de déboucher les ombres afin de mettre en évidence les détails perdus dans les ombres.

Sur la photo suivante, une bonne part des détails sont bien apparus mais la puissance du flash n’ayant pas été corrigée par le photographe, le cliché à perdu de son ambiance. L’éclairage de fin d’après-midi est beaucoup moins bien rendu.

Prise de vue d'une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et sans compensation de sa puissance.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et sans compensation de sa puissance.

Cette fois-ci, sur cette dernière photo, la quantité de lumière d’appoint a été adaptée par le photographe. Il a réduit la puissance du flash de -1IL par rapport aux réglages précédents. Cette fois, l’ambiance lumineuse a bien été conservée tout en laissant apparaître assez de détail pour donner plus d’intérêt à la photographie.

Prise de vue d'une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et compensation de sa puissance à -1IL.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et compensation de sa puissance à -1IL.

Pour information, voici à quoi ressemble le symbole de la commande de compensation du flash des appareils de la marque NIKON. Pour en savoir plus sur le mode opératoire de votre propre appareil, je vous renvoie lire votre manuel. N’utilisant pas d’appareil de la marque CANON, je vous invite aussi à vous référer à votre manuel.

Symbole de la commande de compensation du flash des appareils photo de marque Nikon.
Symbole de la commande de compensation du flash des appareils photo de marque Nikon.

Comment régler son flash en mode manuel pour équilibrer sa puissance avec la lumière ambiante.

Dans certaines conditions, il peut être intéressant de maîtriser l’ensemble des paramètres de la prise de vues. Ainsi, vous pourrez obtenir exactement le rendu que vous souhaitez sans laisser place au hasard. Pour ce faire, il faut passer votre boitier en mode manuel « M ».

Le mode opératoire se décompose en deux étapes :

  • réglez votre boitier pour une exposition correcte sans prendre en compte le flash,
  • réglez la puissance de votre flash par tâtonnement afin d’obtenir le rendu voulu.

Pour illustrer mon propos, je vais m’appuyer sur une scène en contre-jour.

Ici le but de l’exercice est de bien exposer le décor extérieur en même temps que l’intérieur. Cette première photo a été uniquement réalisée en réglant les paramètres de prise de vue pour correctement exposer la vue extérieure. On constate que les chaises à l’intérieur sont trop sombres et ne ressortent pas correctement.

Exemple de prise de vue en contre-jour d'une fenêtre sans déclenchement du flash.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre sans déclenchement du flash.

Pour compenser le manque le lumière intérieure, j’ai déclenché une première fois le flash à sa pleine puissance. Pour se faire, le flash est en manuel et j’ai saisi la puissance 1/1. On constate bien que les chaises sont bien éclairées mais l’ambiance globale de la photo ne semble pas naturelle. Ceci est dû au fait que la puissance du flash est trop forte.

Exemple de prise de vue en contre-jour d'une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/1.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/1.

Je décide donc de réduire de moitié la puissance du flash en saisissant une puissance de 1/2. Cette fois-ci, l’ensemble des paramètres souhaités sont corrects :

  • il y a bien des détails dans toute la photo
  • l’ambiance lumineuse semble naturelle.

Exemple de prise de vue en contre-jour d'une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/2.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/2.

A retenir

L’usage du flash est un atout à ne pas négliger car bien utilisé, il permet de réaliser des photographies plus riches en détails. Avec de l’entrainement, vous maîtriserez ces réglages de manière naturelle tout en sachant choisir le mode de réglage (TTL ou Manuel) le plus adapté à la situation de prise de vue rencontrées.

Maintenant c’est à vous de jouer et de revenir ici partager avec nous votre retour d’expérience afin que je puisse répondre à vos questions éventuelles. Surtout n’hésitez pas, je suis là pour ça.

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Utiliser son flash cobra de manière créative

Bien utiliser son flash est un réel besoin pour un photographe qui souhaite faire face à toute éventualité. Dans cet article, nous aborderons les avantages des flash cobra ainsi que les différents réglages disponibles.

Quand utiliser son flash

Les flash des appareils photo sont uniquement une source de lumière complémentaire. Il est donc primordiale de comprendre qu’ils ne seront jamais capable d’éclairer correctement une scène en tant que lumière principale.

Mais alors, pourquoi existent-ils ?

Dans de nombreuses circonstances, il est nécessaire d’apporter un complément de lumière à la scène pour correctement exposer la photo pour bien mettre en évidence son sujet. Les situations suivantes sont quelques unes des plus classiques :

  • déboucher les ombres trop fortes,
  • réduire le contraste d’une scène,
  • mettre en avant son sujet,
  • figer un mouvement ultra rapide,
  • reveler un sujet en mouvement au milieu de sa trainée de flou

Pour mieux illustrer ces exemples de situations, voici des aperçus sans/avec :

Illustration de l'usage du flash pour déboucher les ombres
Illustration de l’usage du flash pour déboucher les ombres

 

Illustration de l'usage du flash pour réduire les contrastes
Illustration de l’usage du flash pour réduire les contrastes

 

Illustration de l'usage du flash pour mettre en avant son sujet
Illustration de l’usage du flash pour mettre en avant son sujet

 

Illustration de l'usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.

Avantage d’utiliser un flash cobra

Les flashs intégrés aux boitiers ont trois défauts essentiels car ils sont :

  • non orientables,
  • peu puissants,
  • trop proche de l’axe de l’objectif.

Non orientable

L’intéret de pouvoir orienter le flash est de pouvoir dirigier le flux de lumière. Ainsi, nous pouvons facilement canaliser la lumière vers une partie de la photo uniquement.

Un cas classique est la technique du bounceflash qui consiste à orienter la tête de son flash cobra vers un mur à coté du sujet de manière à ce que la lumière rebondisse dessus. Ceci engendre deux effets positifs :

  • La lumière semble provenir d’un coté, ce qui donne du modelé au sujet,
  • la surface du mur étant plus ample que la surface de la tête du flash, le sujet reçoit alors une lumière diffuse. Les ombres sur le modèle sont donc plus douces, ce qui est souvent plus flateur pour un portrait de femme par exemple.

Peu puissant

Les flashs intégrés sont souvent beaucoup moins puissant que les flashs cobra. Ce manque de puissance est notamment néphaste quand il s’agit de déboucher des ombres ou lors que l’on cherche à apporter de la lumière à une relative longue distance.

Pour rappel, la puissance de ces types de flash est exprimée avec le nombre guide GN. Pour plus d’information, je vous invite à relire l’article : Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse.

trop proche de l’axe de l’objectif

La conséquence de cet inconvénient, est la génération des célèbres yeux rouge. En effet, la lumière provenant des flashs positionnés directement face au modèle vient frapper les fonds de ses yeux qui refletent une lumière teintée en rouge par le sang.

Avec un flash cobra, vous n’aurez quasiment plus à vous soucier de ces aléas.

Quels sont les fonctionnalités d’un flash

Comme on vient de le voir, avoir un flash cobra est bien. Mais savoir s’en servir en sachant le régler c’est mieux. En fonction des appareils photo permettant d’accueillir un fash cobra, les options disponibles peuvent légérement différer. Voici la liste de celles que mon appareil me propose :

  • réglage de la puissance du flash de –3IL à + 1IL par rapport à l’exposition définie correcte par mon boitier,
  • option anti-yeux rouge,
  • déclenchement au second rideau,
  • désactivation du flash.

Il ne faut pas oublier non plus les options directement accéssibles sur le flash lui-même :

  • les différents modes (TTL, Manuel, GN),
  • la largeur du faiseau lumineux (étroit, standard et large),
  • le réglage du zoom, qui revient un peu au réglage de la largeur du faiseau précédent,
  • la possibilité de le déclencher à distance par détection de flash,
  • orientation de la tête,
  • ajout d’un diffuseur intégré,
  • ajout d’un filtre orange ou vert pour corriger la température de couleur.

Je vous invite donc à reprendre en main vos manuels afin de lister les options auxquelles vous avez accès avec votre matériel.

Dans les prochains articles, j’approfondirai plus la pratique et comment réellement maitriser tous ses réglages afin que vous puissiez les utiliser à bon escient pour réussir vos photos.

A très bientôt pour la suite de ce vaste sujet.

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La Lumière, c'est quoi ?

Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse

 

Importance de la lumière

En photographie, le “matériau” le plus important est la lumière. Et pour cause, le terme “photographie” est composé :

  • du préfixe “photo-” qui signifie « lumière » ou « clarté »,
  • du suffixe “-graphie” qui signifie « peindre », « dessiner » ou « écrire ».

Photographier signifie donc “peindre avec la lumière”.

Ceci étant, il est donc essentiel de bien connaitre les paramètres de celle-ci afin de comprendre leurs effets dans une scène ou sur un sujet. Evidemment, l’étape suivante sera de jouer avec ceux-ci pour influer sur le rendu de l’image.

Les paramètres

Ces 7 paramètres sont les suivants :

  1. l’intensité lumineuse de la source,
  2. la température de couleur de la source (= la teinte de la source),
  3. la polarité de la lumière,
  4. la diffusion,
  5. la taille apparente de la source (du point de vue du sujet éclairé),
  6. la distance séparant la source lumineuse du sujet éclairé,
  7. l’orientation de la source lumineuse par rapport au sujet et à l’observateur.

1. L’intensité

Il s’agit simplement de la puissance lumineuse de la source. Il existe plusieurs unités pour exprimer cette caractéristique en fonction du matériel utilisé.

    • Sur les ampoules classiques, on a longtemps utilisé le Watt (W),
    • Sur les nouvelles ampoules à LED, on utilise le Lumen,
    • Sur les flash cobra, on utilise le Nombre Guide (NG). Il est toujours exprimé pour 100Iso et une focale de 50mm en équivalent 24×36.
    • Sur les flash de studio, on utilise le Joule (J),

Dans tous les cas, plus la valeur est élevée et plus l’intensité est forte.

Le point le plus important à savoir est :

“L’intensité de la lumière se divise par le carré de la distance.”

Bon, pour être plus clair, rien de mieux qu’un exemple.

Supposons que vous êtes dans votre salon, la soirée est déjà tombée et grondent au loin quelques orages de fin d’été. Vous êtes en train de lire un livre passionnant sur la photographie. Pour ce faire, vous vous êtes confortablement installé dans votre fauteuil à coté d’une lampe de 25W à 1 mètre environ de votre livre.

Tout à coup, un claquement de tonnerre vous fait sursauter et au même instant, vous remarquez que l’ampoule de votre lampe vient de griller. Frustré de ne pas pouvoir continuer votre lecture comme avant, vous décidez de remplacer cette ampoule. Malheureusement, celle de rechange affiche 100W.

A quelle distance devez vous placer cette nouvelle ampoule pour retrouver le même éclairement que précédemment ?

Avec

  • D = distance livre / ampoule de 100W,
  • d = 1 m (distance livre / ampoule de 25W),
  • P25 = 25W (puissance de l’ampoule 25W),
  • P100 = 100W (puissance de l’ampoule 100W)

La réponse est D = 2m car P25 / d2 = 25W / (1m)2 = 100W / (2m)2 = 100W / 4.

Dit autrement, la puissance lumineuse est divisée par 4 (=22) quand on double sa distance la séparant de son sujet.

Rassurez vous, dans la vraie vie, on ne s’amuse pas à calculer ces chiffres. Nous regardons juste la luminosité de notre livre tout en déplaçant notre lampe jusqu’à ce que le rendu revienne comme avant.

Utilité :

Cette propriété est très pratique car elle permet de faire varier l’intensité d’une source lumineuse juste en la rapprochant ou en l’éloignant du sujet.

2. La température de couleur

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La température de couleur (TC) est exprimée en degré Kelvin (K). C’est la manière dont les photographes expriment précisément les différents niveaux de teinte que la lumière naturelle ou artificielle peut avoir.

  • On parlera de lumière chaude quand la couleur se rapprochera du jaune/rouge. TC < 6500K,
  • On parlera de lumière froide quand la couleur se rapprochera du bleu. TC > 6500K.
  • Pour information, la lumière du jour à midi sous le soleil est justement au alentour de 6500K (lumière dite “blanche”).
  • Cette gamme s’étendre couramment de 1500K (Lumière d’une bougie) à 10000K (lumière du ciel polaire).

Température de couleur
Fig. 1 – Gamme de la température de couleur de la lumière

Mais attention au vocabulaire !

Comme on peut le remarquer ci-dessus, une lumière chaude est caractérisée par une faible température de couleur et inversement, une lumière froide est caractérisée par une forte température de couleur. Cela peut prêter à confusion.

Pour illustrer cette propriété, il suffit de penser aux illuminations les soirs en ville comme l’image suivante :

Prague à l'heure bleue
Fig. 2 – mise en évidence des différences de température de couleur entre la lumière froide du ciel et les lumières chaudes des éclairages urbains.

Utilité :

Ce comportement permet d’apporter du contraste à une image et développer des ambiances particulière.

3. La polarité

Du point de vue physique, la lumière est une oscillation électromagnétique ! Ouah ! mais quel est ce charabia ?

D’une certaine manière, on peut imaginer la lumière comme étant des petits éléments, les photons, qui se déplacent en hélicoïdale (comme si leur trajectoire suivait le fil d’un ressort).

La figure ci-dessous représente ce que nous verrions sur nous regardions dans l’axe du “ressort”.

Schématisation du mouvement d'un photon en fonction de la polarité
Fig. 3 – Schématisation du mouvement d’un photon en fonction de la polarité

Quand la lumière est polarisée, c’est comme si les photons  pouvaient se déplacer uniquement suivant une direction définie, soit verticalement, soit horizontalement. Tant que le photon oscille au moins sur un axe, il y a de la lumière. Dans le cas où il est bridé dans 2 directions perpendiculaires, le photon n’est plus capable d’osciller. Par conséquent, il n’y a plus de lumière.

Mais comment faire pour polariser la lumière. Il y a deux façons :

  • Par rebond sur une surface polarisante. C’est typiquement le cas d’un écran à cristaux liquides.
  • A travers un filtre polarisant. C’est le cas des verres de certaines lunettes de soleil.

Utilité :

En photo de paysage, un filtre polarisant permet de supprimer une partie des reflets de la lumière du soleil. Les deux conséquences principales sont la saturation des couleurs et de mieux voir à travers les vitres ou la surface de l’eau.

En photo de studio, il est possible de mieux gérer les reflets spéculaires de certains matériaux comme le plastique par exemple.

4. La diffusion

Comme vous devez certainement le savoir, la lumière se déplace en ligne droite à notre échelle. Cela signifie que tous les rayons lumineux d’une source de lumière éclairent radialement dans toutes les directions depuis celle-ci jusqu’à ce qu’ils heurtent une surface.

Plusieurs possibilités peuvent se produire en fonction du matériau de l’objet heurté :

  • La lumière peut être réfléchie. C’est le cas extrême du miroir.
  • La lumière peut être absorbé. C’est le cas d’une surface noir et opaque.
  • La lumière peut être transmise. C’est le cas des matériaux transparents.
  • La lumière peut être diffusée. C’est ce dernier cas qui nous intéresse dans ce chapitre.

Comportements de la lumière
Fig. 4 – Schémas de principe de la Réflexion, Absorption et Transmission

La diffusion est la réaction de la lumière quand elle heurte une matière translucide à la différence de transparent. Concrètement quelle est la différence entre les deux phénomènes ?

Commençons par le plus simple. Un matériau transparent permet de voir à travers en nous permettant de bien distinguer les formes et les couleurs des objets derrières. Ceci est possible, car ce type de matériau dévie très peu les rayons de la lumière. L’image est transmise avec peu de déformation.

Maintenant, les matériaux translucides. Ils sont souvent moins purs et leur structure interne plus chaotique. C’est comme si chaque rayon pénétrait un peu la matière. Une partie de sa lumière est réfléchie dans une autre direction alors que le reste continue son chemin. Ces deux nouveaux rayons (internes à la matière) rencontrent alors d’autres aspérités et le phénomène se répète. Si l’intensité de la source lumineuse initiale est assez forte, des rayons lumineux arrivent néanmoins à ressortir de  cet objet translucide.

Dans ce cas, l’image transmise est complètement brouillée au point de simplement illuminer l’objet translucide.

Comportement de la lumière
Fig. 5 – Schéma de la diffusion de la lumière

Utilité :

La diffusion est particulièrement utilisée pour transformer une source de lumière ponctuelle en source large. (cf. chapitres suivants)

5. La taille “apparente”

Régler la lumière en photographie signifie le plus souvent arranger le rendu des ombres de la scène. En effet, il n’y a pas de volume dans une image sans ombre. L’autre terme largement utilisé en photo est “Le modelé” de la scène.

Seule la taille de la source apparente par rapport au sujet influe sur le rendu des ombres. Il existe 2 types de rendu :

  • Les ombres aux bords très marqués dites “dur”,
  • Les ombres aux bords flous dites “douce”.

ombre-dure-douce
Fig. 6 – présentation des ombres « dures » et « douces »

taille_source_lumineuse
Fig. 7 – Schémas des rayons d’une source lumineuse dure ou douce

Comme nous l’avons déjà dit au chapitre précédent, les rayons lumineux se déplacent en ligne droite radialement depuis leur source.

Sur le schéma de gauche, nous sommes en présence d’une source lumineuse très petite assimilable à un point unique. De ce fait tous les rayons émanant de ce point ne peuvent attendre la surface du sol masquée par l’objet. La transition de l’ombre est donc bien distincte (Figure 6, image de gauche).

Sur le schéma de droite, la source de lumière est très large est déborde même de l’objet. Sa surface peut être assimilée à une infinité de sources ponctuelles dont quelques unes sont représentées. On constate alors qu’une plus grande surface du sol est éclairée. La transition de l’ombre est donc progressive en dégradé (Figure 6, image de droite).

Utilité :

Ce phénomène est très intéressant pour modeler les ombres sur un portrait par exemple. Le cas classique est d’utiliser des sources larges pour apporter de la douceur dans un portrait de femme. A l’inverse, on utilisera des sources ponctuelles pour renforcer les caractères viriles d’un portrait masculin.

6. La distance lumière / sujet

Nous avons déjà vu 5 paramètres importants. Le sixième est un paramètre particulier car il est le lien entre 2 paramètres que nous avons déjà abordés. Ceux sont les suivants :

  • Intensité,
  • Taille apparente.

En effet dans le premier chapitre, nous avons vu que l’intensité lumineuse évolue en fonction de la distance.

Mais il ne faut pas oublier que la taille apparente de la source se réduit aussi avec la distance.

En pratique, cela fonctionne comme ce qui suit.

La plupart des sources lumineuses en photographie sont réglables en intensité à l’aide d’un potentiomètre. Quand nous avons cette option à disposition, nous sommes “les rois du monde” !

Méthode

Il suffit simplement

  1. de régler le rendu des ombres (dur ou douce) en fixant la distance de la source de lumière par rapport au sujet,
  2. de compenser la perte de luminosité par le réglage de l’intensité via ce fameux potentiomètre. Et le tour est joué !

Mais vous me direz peut-être :

“Moi, je n’ai pas de matériel sophistiqué ! Alors comment je peux faire si je n’ai pas la possibilité de régler l’intensité ?”

L’astuce est la suivante. il suffit d’intercaler un matériaux diffusant entre la source et le sujet. Car l’effet de diffusion élargira la surface d’éclairement de la source. Dans l’exemple suivant, j’ai juste utilisé une feuille de papier sulfurisé de cuisine qui résiste bien à la chaleur d’une ampoule allumée.

Modification de la taille d'une source lumineuse par un matériau diffusant
Fig. 8 – Modification de la taille d’une source lumineuse par un matériau diffusant

Utilité :

Permet simplement de régler le modelé des ombres et/ou la puissance lumineuse.

7. L’ orientation de la source

Pour ce dernier point, l’objectif est d’orienter les ombres de manière à les projeter dans la direction la plus adaptée à notre besoin.

Plutôt qu’un long discours, une mosaïque d’image sera plus compréhensible. Les flèches jaunes indique la direction de l’éclairage. Sur la figure du centre, l’éclairage est directement de face.

Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière
Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière

Utilité :

La position de la lumière par rapport au sujet permet de donner du caractère au sujet et d’en révéler les volumes.

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