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La Lumière, c'est quoi ?

Comment réaliser l’éclairage d’une nature-morte en lightpainting

Bonjour, ici Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.
Aujourd’hui, je partage avec vous : « Comment réaliser l’éclairage d’une nature-morte en lightpainting »

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:12 – Rappel du principe du Lightpainting
00:55 – Quel matériel utiliser
01:14 – Exemples de réalisation trouvés sur internet
01:49 – Peaufiner le rendu dans Photoshop
02:32 – Pouce vers le haut
02:34 – Abonnement YouTube
02:40 – Abonnement blog

Rappel du principe du lightpainting

Le mot « lightpainting » signifie : peindre avec de la lumière. L’idée est donc la suivante :

  • placer son appareil photo sur pied
  • régler la durée d’exposition sur plusieurs secondes
  • plonger votre environnement dans le noir
  • déclencher la photo et ajouter de la lumière manuellement sur les éléments de la nature-morte.

Pour vous laisser suffisamment de temps pour réaliser l’éclairage, il peut être intéressant d’ajouter un filtre gris neutre ND8 par exemple.

A la différence des lightpainting classiques, ici, il faut éviter de placer la source de lumière directement dans le cadre de la photo.

Quel matériel d’éclairage pour le lightpainting

Le matériel d’éclairage de base est une lampe torche.
Ajouter à celle-ci une feuille de calque pour diffuser sa lumière.

Avec ses deux configurations, vous obtenez une source de lumière dure et une autre de lumière douche.

Quelques exemples de réalisation de lightpainting trouvés sur Internet

Le rendu des natures-mortes en lightpainting se rapproche du rendu esthétique des peintures à l’huile.

Cette ambiance fonctionne particulièrement bien avec la photographie de vieux objets et/ou de fruits et légumes comme on peut le voir dans les galeries des deux photographes suivants :

Harold Ross

Enzo Caraballo

Peaufiner le rendu dans Photoshop

L’avantage de réaliser des photographies sur pied, est qui est très facile de les empiler et de les aligner dans Photoshop. Il est alors possible d’ajouter de l’ombre ou de la lumière localement, aux endroits souhaités à l’aide des masques de fusion.

La photo d’illustration de l’article est un exemple de photographie réalisée avec cette technique sur la base de 2 prises de vue associées. Les données EXIF de chacune d’elle sont les suivantes :

  • ISO = 50
  • Focale = 56mm
  • Ouverture = f/11
  • Durée = 15 secondes

Si vous avez aimé cette vidéo, je vous invite à :

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Merci beaucoup, au revoir et à bientôt.

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La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comprendre comment photographier la texture simplement

Pour correctement photographier un son sujet, il est nécessaire de faire en sorte que la photographie produite mette en évidence un maximum de détails distinctifs. Parmi ceux-ci, il y a notamment la mise en valeur de la texture du sujet. Dans cet article, je partage avec vous deux plans d’éclairage complémentaires à utiliser en fonction des circonstances pour photographier la texture de vos sujets.

Afin de clairement comparer ce qui est comparable, je n’ai modifié aucun réglage de puissance. Toutes les photos ont toutes, sans exception, prise avec les paramètres suivants.

Boitier :

  • ISO : 50
  • Focal : 70mm
  • Ouverture : F/8
  • Temps de pose : 1/125s
  • Nikon D5 sur pied
  • Mise au point manuel identique

Flash A : lumière rasante

  • flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
  • ¼ de puissance
  • à gauche de la feuille
  • pas de modifieur (flash nu)

Flash B : lumière directe

  • flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
  • ¼ de puissance
  • contre-jour de la feuille à 45° sur le dessus
  • parapluie blanc translucide

Photographier la texture avec l’éclairage rasant (flash A uniquement)

L’une des premières astuces d’éclairage que nous apprenons est l’éclairage rasant pour mettre en évidence la texture de notre sujet.

Plan d'éclairage lumière rasante
Plan d’éclairage lumière rasante

Cet éclairage repose sur le principe de créer un contraste fort de part et d’autre de chaque micro-relief. Ainsi, la source de lumière produira une haute lumière là où elle éclaire et une profonde ombre portée là où elle ne peut éclairer.

Pour illustrer cette technique, j’ai photographié la texture d’une feuille de papier canson à l’aide d’un flash cobra orienté de façon extrêmement rasante. Le résultat est sans appel, tel que le montre la photographie suivante.

Texture d'une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante

La moindre aspérité de la surface et le moindre détail de celle-ci est clairement mise en évidence.

Cependant, est-ce la solution idéale à tous les cas de figures ?

Voyons donc maintenant, ce que produit ce même éclairage avec une surface noir.

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière rasante
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière rasante

Comme vous pouvez donc le constater, cette fois-ci, de nombreux détails ne sont plus visibles.

Il faut donc trouver une autre façon d’éclairer la scène pour permettre de mettre en évidence l’ensemble des détails de ce papier noir.

Photographier la texture avec l’éclairage direct (Flash B uniquement)

Cette fois, le but est d’utiliser la réflexion directe de la lumière pour mettre en avant les détails de la texture de la matière. Pour ce faire, j’ai mis en place de setup suivant :

Plan d'éclairage lumière directe
Plan d’éclairage lumière directe

Ici le principe est différent. Comme la couleur sombre du papier noir renvoi que très peu de lumière diffuse, il faut utiliser la propriété de la réflexion directe de la lumière. C’est la raison pour laquelle la position de la source de lumière a changé, car celle-ci doit couvrir la famille d’angle défini par la position de l’appareil photo par rapport à au sujet.

Pour mieux comprendre le concept de la famille d’ange, je vous invite à parcourir l’article ci-dessous :

La lumière et ses types de reflets

Le résultat est aussi sans appel comme le montre l’image suivante :

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière directe
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe

Comme pour le papier canson blanc, le moindre détail de la surface est maintenant clairement visible.

Il vous vient peut-être la question suivante en tête ?

Que peut rendre cet éclairage sur la feuille de papier Canson blanche ?

Sans attendre, voici le résultat…

Texture d'une feuille de papier Canson blanche en lumière directe
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière directe

Nous voyons effectivement des détails de la surface du papier, mais la notion de profondeur est beaucoup moins perçu que par le premier éclairage.

Peut-on faire encore mieux ?

Cette fois-ci, j’ai utilisé l’ensemble des deux flashes avec le papier noir. Et au miracle ! Que c’est mieux !

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante

Le fait de mixer ces deux éclairages permet de profiter des avantages des deux méthodes. La mise en évidence de la texture en elle-même, mais aussi la mise en évidence de la profondeur de celle-ci.

Plan d'éclairage lumière directe et rasante
Plan d’éclairage lumière directe et rasante

C’est en réglant la puissance relative de ces deux sources de lumière, que vous serez en mesure de trouver l’équilibre parfait pour la mise en valeur de votre sujet.

Mais alors, que peut rendre ce setup complet sur le papier canson blanc ? Me direz-vous ?…

Et bien, bien mieux que de vous raconter une belle histoire, je vous invite à mettre en oeuvre l’ensemble des conseils de l’article pour découvrir par vous-même le rendu de cette feuille de canson blanche…

N’hésitez pas à m’envoyer vos résultats par mail ou de partager votre retour d’expérience en commentaire de cet article. Je vous dis donc, à bientôt et bonne photo !

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La lumière et ses types de reflets

Régulièrement, en photographie, quand on évoque la photographie de reflet, on s’imagine instinctivement des images représentant le reflet d’un objet ou d’un modèle sur une surface réfléchissante tel qu’une vitrine, une vitre, une flaque d’eau, etc…

En réalité, la réflexion de la lumière est plus complexe que ça.

L’importance des matériaux

Quel que soit la scène que l’on photographie, elle présente une certaine quantité d’éléments possédant chacun leur matériau propre.

Bien qu’ils baignent tous dans le même éclairage, il est possible de les distinguer de par le fait que leur matériau réagi différemment avec la lumière présente.

Ce constat prouve l’importance du rôle des matériaux dans le rendu de l’éclairage d’une scène photographiée.

De façon extrême, il y a les matériaux dits « transparents » qui réagissent très peu avec la lumière, vue que la quasi-totalité de celle-ci passe à travers de l’objet.

A l’opposé, il y a les matériaux dits « absorbants » qui réagissent tellement avec la lumière. Ils l’absorbent quasi-totalement celle-ci de sorte qu’on ne distinguera que des ombres profondes sans détail.

Cependant, entre ces deux extrêmes, il y a une multitude de matériaux plus courants qui réagissent autrement en nous permettant de correctement les distinguer les uns des autres.

Les trois types de reflet

La distinction des matériaux que je viens d’évoquer provient de la manière dont la lumière se reflète sur ceux-ci. On peut distinguer trois types de réflexion différents que je vais aborder en détail ci-dessous :

  • La réflexion diffuse
  • La réflexion directe
  • La réflexion spéculaire

En réalité, tous les matériaux reflètent en même temps chacun de ces types de réflexion avec des proportions différentes. C’est la différence de ces proportions associées à l’état de surface des objets (rugosité) qui permet de distinguer chacun de leur matériau.

La réflexion diffuse

Que signifie le terme « diffuse » ?

Il s’agit du fait que la lumière reflétée par ce type de réflexion est réalisée dans toutes les directions de manière quasiment uniforme. Autrement dit, quel que soit la position de l’appareil photo par rapport au sujet, la luminance de celui-ci restera sensiblement identique.

Pour vous prouver cela, je vous invite à poser simplement une feuille de papier mat sur votre bureau. Quel que soit la position depuis laquelle vous observez cette feuille, elle paraitra toujours aussi blanche.

Le papier blanc mat est un exemple de matériaux possédant naturellement ce type de réflexion diffuse de manière quasiment pure.

Il est important de faire la différence entre la diffusion de la lumière par transmission et la diffusion de la lumière par réflexion. Classiquement, on place des diffuseurs de lumière devant nos sources d’éclairages afin d’en augmenter la taille apparente.

Cette pratique a pour but d’adoucir les ombres portées des éléments de la scène en estompant le bord des ombres.

Il s’agit là de la diffusion par transmission, car la lumière est diffusée en traversant la matière.

Diffusion de la lumière par transmission à travers un matériau
Diffusion de la lumière par transmission à travers un matériau

Dans le cas des matériaux diffusant la lumière par réflexion, la taille de la source n’influencera pas le rendu des hautes lumières, mais uniquement le rendu des basses lumières (les ombres).

Diffusion de la lumière par réflexion sur la surface d'un matériau

La réflexion spéculaire

La réflexion spéculaire correspond au reflet d’un miroir. Deux particularités spécifiques permettent de qualifier ce type de reflet de « spéculaire » :

  • La réflexion de la lumière se produit uniquement suivant l’angle d’incidence (application de la loi de Descartes)
  • La quantité de lumière reflétée est quasiment totale.

La première spécificité correspond à la partie réflexion directe que nous aborderons en détail dans le chapitre suivant.

En revanche, la seconde spécificité est celle qui est propre à l’aspect spéculaire.

En effet, dans le cas où la lumière est totalement réfléchie par la surface, la loi de carré inverse de la distance ne s’applique pas. La luminosité de ce type de reflet est donc constante et égale à la luminance de la source d’éclairage.

Pour s’en rendre compte il suffit de constater que la luminance du reflet de la source d’éclairage dans un miroir reste de la même luminance quel que soit la distance séparant le miroir de la source d’éclairage.

De manière non exhaustive les reflets spéculaires se trouvent classiquement avec :

  • Les miroirs,
  • L’argenterie polie
  • Les reflets du soleil sur l’eau…

La réflexion directe

Comme promis, abordons la réflexion directe. Et pour ce faire, il faut comprendre une notion essentielle en photographie : « la famille d’angles ».

« La famille d’angles » est une notion directement liée à la loi de Descartes : L’angle de la lumière réfléchie sur une surface polie est égal à l’angle de la lumière incidente.

Loi de Descartes concernant la réflexion directe
Loi de Descartes concernant la réflexion directe

De manière concrète, cette loi signifie qu’il est possible de connaitre facilement les positions de la source d’éclairage qui produiront une réflexion directe en fonction de la position de l’observateur.

L’ensemble des positions de cette sources est ce qu’on appelle « la famille d’angles ».

Représentation de la famille d'angles permettant de comprendre là où l'observateur doit se placer pour voir la réflexion directe
Représentation de la famille d’angles permettant de comprendre là où l’observateur doit se placer pour voir la réflexion directe

Seulement si le point d’observation se trouve dans la famille d’angles, les reflets directs seront visibles.

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La Lumière, c'est quoi ?

Éclairages possibles en fonction du type de flash

En fonction du type de flash que vous possédez, il est possible de faire différents types d’éclairage. Je vais donc partager avec vous, dans cet article, ce que vous pouvez attendre de votre flash intégré, d’un flash cobra monté sur le boîtier, d’un flash cobra déporté ou d’un éclairage de studio classique.

Flash intégré

Les flashes intégrés ont mauvaise presse un peu partout sur les forums internet ou ailleurs. A vous de vous faire votre propre idée de la chose en connaissance de cause.

Commençons par les caractéristiques de ce type d’éclairage. Vous trouverez dans le tableau suivant la synthèse des points clés d’un éclairage.

Point cléCommentaire
Puissance lumineusefaible
Direction de la lumièredans l’axe de la prise de vue
Taille de la source lumineusepetite

En regardant rapidement ce tableau, on s’imagine bien que cet accessoire est plutôt limité dans ses possibilités. 

  • La faible puissance impose que le sujet à éclairer ne doive pas être éloigné de l’appareil.
  • La direction axiale de la lumière signifie que l’éclairage ne produira pas ou peu d’ombre sur le sujet, mais éventuellement une ombre portée sur le fond derrière le sujet.
  • La petite taille de la source lumineuse produira une lumière dure.

Cependant, limiter ne signifie pas totalement inutile.

L’intérêt de ce type d’éclairage est très souvent nécessaire pour éclaircir les ombres produites par d’autres sources de lumière (naturelle ou artificielle).

Pour mieux illustrer ce besoin, je vous invite à lire ou relire l’article : Les bases de la photo de portrait en studio

La seconde possibilité revient à pousser à l’extrême ce que nous venons d’aborder, c’est-à-dire à éviter l’effet de silhouette dans un contre-jour total. En réglant la puissance de votre flash intégré ou ajustant la distance séparant le sujet de l’appareil, vous pouvez régler la quantité de lumière additionnelle éclairant le sujet.

Usage du flash intégrer pour débouché les ombres d'une prise de vue en contre-jour
Usage du flash intégrer pour débouché les ombres d’une prise de vue en contre-jour

Flash cobra monté sur la griffe du boîtier d’appareil photo

Afin de pouvoir comparer les différences entre les types de flash, reprenons le tableau synthétique des points clé :

Point cléCommentaire
Puissance lumineusemoyenne
Direction de la lumièredepuis le boitier, mais orientable en rotation
Taille de la source lumineusepetite ou ajustable en fonction de l’environnement de la scène

La possibilité d’orienter la tête du flash, permet de diriger la lumière. Ainsi, il est possible d’éclairer différemment une zone de la photo. L’exemple type est le suivant :

Supposons plusieurs personnes alignées les unes à côté des autres que vous prenez en photo à moitié de profil. La lumière perdant sa puissance avec le carré de la distance, engendre que la personne la plus proche sera beaucoup plus éclairée que celle au fond. L’astuce revient à orienter la tête du flash sur le côté afin de moins éclairer la personne au premier plan comme le montre les illustrations ci-dessous.

L'orientation de la tête du flash permet d'éviter les points chauds et de mieux équilibrer l'éclairage
L’orientation de la tête du flash permet d’éviter les points chauds et de mieux équilibrer l’éclairage

La seconde possibilité est de profiter de la puissance supplémentaire de ce type de flash pour réaliser un éclairage indirect en éclairant une surface comme un mur ou le plafond qui deviendront alors la source de lumière du point de vue du sujet.

L’avantage ici est que cette source de lumière sera de plus grande taille et permettra de gérer des ombres plus douces dont la pénombre sera plus étendue.

L'orientation de la tête du flash permet de transformer le mur de gauche en large source de lumière
L’orientation de la tête du flash permet de transformer le mur de gauche en large source de lumière

Flash cobra à déclenchement à distance

Cette fois, les possibilités sont encore plus étendues, comme le montre le tableau ci-dessus.

Point cléCommentaire
Puissance lumineusemoyenne
Direction de la lumièredepuis n’importe où
Taille de la source lumineusepetite ou ajustable en fonction de l’environnement de la scène ou des modificateurs additionnels (boîte à lumière, parapluies…)

Il s’agit d’un studio d’éclairage à proprement dit. Les fonctionnalités des déclencheurs distants, qu’ils soient radio ou optique, permettent de piloter un grand nombre de flashes simultanément. Ceci dans l’objectif de construire un éclairage complexe et ouvrant un champ de possibilité élargi.

Ici, la limitation reste uniquement la puissance lumineuse des flashes cobras qui limitent à l’utilisation de modificateur de lumières de petite taille. En effet, plus la source de lumière est diffusée et élargie et plus il est nécessaire d’avoir de la puissance au niveau de la source de lumière.

Vous avez donc moyen de réaliser des photos de type contre-jour si vous n’avez qu’un seul flash ou des éclairages à la Rembrandt.

Le déclenchement à distance des flashes permet de positionner l'éclairage derrière le sujet
Le déclenchement à distance des flashes permet de positionner l’éclairage derrière le sujet
L'éclairage de type Rembrandt est caractéristique du triangle lumineux sous un œil ce qui est obtenu avec une source de lumière déportée autour de 45° du visage.
L’éclairage de type Rembrandt est caractéristique du triangle lumineux sous un œil ce qui est obtenu avec une source de lumière déportée autour de 45° du visage.

Flash de studio à déclenchement à distance

Ici, c’est la configuration optimale pour avoir moyen de réaliser tout type de prise de vue en éclairage artificiel. 

Point cléCommentaire
Puissance lumineuseforte
Direction de la lumièredepuis n’importe où
Taille de la source lumineuseAjustable en fonction de l’environnement de la scène ou des modificateurs additionnels (boîte à lumière, parapluies…)

Grâce à la forte puissance disponible par les flashes de studio, vous avez moyen de les utiliser dans plus de situations possibles comme en plein jour par exemple comme éclairage complémentaire au soleil.

Cependant, leur encombrement n’est pas un avantage pour les transporter hors de votre studio classique. C’est la raison pour laquelle, les fabricants travaillent beaucoup sur les possibilités de transport en réduisant le poids et la taille de leurs produits tout en garantissant une forte puissance lumineuse. La marque Profoto propose notamment leur gamme B10X ainsi que leur gamme A1X pour répondre à cette évolution du besoin.

Mes conseils

Maintenant que vous avez une bonne vision d’ensemble des types de flash que vous pouvez rencontrer, je pense qu’il est utile d’aborder toutes ces technologies au fur et à mesure.

Rien ne sert à dépenser toute son argent aujourd’hui dans le meilleur matériel si vous n’avez encore jamais pratiqué la prise de vu au flash.

Chaque technique nécessite un certain temps d’apprentissage pour les maîtriser suffisamment pour bien comprendre les limites de son matériel actuel qui vous empêcheront de réaliser les prises de vue que vous souhaitez. Mieux vaut que les fabricants continuent de développer leurs produits pendant que de votre côté vous progresser dans la maîtrise de votre matériel actuel. Vous aurez alors accès à du meilleur matériel quand le moment sera venu pour vous de faire évoluer vos outils.

Globalement, il faut voir ces gammes de matériels comme des outils qui s’utilisent avec plus ou moins de confort d’utilisation.

Comme l’a dit Sénèque, “Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.”, rien ne sert d’avoir du matériel, si ce n’est pas pour savoir quoi en faire.

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Comment la lumière agit par rebond

Dans cette vidéo, je répond à une question concernant le lumière par rebond. Comment celle-ci réagit-elle et quels sont les paramètres importants à ne pas négliger pour correctement utiliser le principe de l’éclairage indirect pour vos photographies.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:12 – Utilisation de Set.a.Light 3D Studio d’Elixxier
00:18 – Présentation du setup utilisé
00:47 – Explication du principe de l’éclairage indirect
01:19 – Preuve visuelle qui valide le principe
02:29 – Impact sur la puissance lumineuse nécessaire
04:01 – Influence de la réflectance
05:03 – Influence de la teinte
05.42 – En résumé…
07:01 – Appel à commentaires ou à questions
07:07 – Pouce bleu
07:12 – Abonnement YouTube
07:17 – Abonnement blog

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Les aberrations chromatiques

D’où viennent les aberrations chromatiques produites des objectifs et comment les atténuer ou les supprimer. Je partage avec vous dans cette vidéo les tenants et aboutissants de cette affaire… 😉

00:00 – Présentation
00:03 – Sujet
00:10 – Illustration des aberrations chromatiques
00:39 – Structure de la vidéo
00:49 – Schéma de principe
02:21 – Influence de la qualité de fabrication des objectifs sur les aberrations chromatiques
03:05 – Traitement des aberrations chromatiques dans Lightroom
05:09 – Pouce bleu
05:14 – Abonnement YouTube
05:21 – Abonnement blog

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Les bases de la photo de portrait en studio

Savoir réaliser des portraits en studio est un objectif que tout photographe doit apprendre en faire. Ceci vous permettra de réaliser de beaux souvenirs pour les membres de votre famille et vos amis et voir même réaliser de belles expositions pour le public. Ici, je partage avec vous les bases minimales à connaître pour commencer cette pratique ainsi qu’un outil très pratique pour vous entraîner suffisamment pour monter en compétences rapidement sans trop solliciter vos amis modèles.

Les bases de la lumière

De la même manière que pour le réglage de l’exposition d’une photographie sur votre appareil photo, il existe aussi 3 paramètres pour régler une source lumineuse :

  • la distance, 
  • la direction, 
  • la taille relative.

La distance séparant la source du sujet

Ce paramètre permet de régler la douceur du dégradé de lumière. Plus la distance est grande, et plus le dégradé est lent. De même, plus la distance est petite, et plus le dégradé est rapide. Autrement dit, ce paramètre permet de définir le niveau de contraste de la scène.

Evolution de la puissance de la lumière en fonction la distance
Evolution de la puissance de la lumière en fonction la distance

La direction de la source par rapport au sujet

À la différence d’un peintre qui va dessiner sur un fond blanc, le photographe dessine sur un fond noir. La direction permet de définir le tracé du contour du sujet.

Effet de la direction de la source de lumière
Effet de la direction de la source de lumière

La taille relative de la source de lumière

La taille relative de la source de lumière permet de régler l’étendue de la pénombre. Plus la taille relative est grande, et plus la pénombre est large. De même, plus la taille relative est petite, et plus la pénombre est étroite.

C’est la taille de la pénombre qui définit la douceur de la lumière : 

  • Une large pénombre engendre une lumière douce, 
  • Une étroite pénombre engendre une lumière dure.

Mise en pratique

Avant de commencer 

Avant de commencer, il est important de prendre une photographie noire sans flash. Cette opération a pour but de nous assurer que la lumière ambiante ne perturbera pas le résultat final. De plus, cela permet de rappeler au photographe qu’il dessine avec la lumière sur un fond noir.

Positionner les ombres

On commence toujours par positionner la direction des ombres. Pour se faire, on utilise une source lumineuse de la plus petite taille possible. Ainsi, les ombres sont dures et nettes, de manière à clairement les distinguer sur le sujet.

C’est à cette étape que le photographe définit le type d’éclairage global de son sujet. Dans le cadre d’un portrait, il choisira donc l’un des types d’éclairage suivant :

Butterfly

Eclairage de type butterfly
Eclairage de type butterfly

Open Loop

Eclairage de type Open Loop

Rambrandt

Eclairage de type Rembrandt
Eclairage de type Rembrandt

Split

Eclairage de type Split

C’est en fonction de ce type d’éclairage que le photographe renforcera l’expression du sujet.

Régler la taille de la pénombre 

Une fois les ombres correctement positionnées, vous pouvez alors modifier la taille relative de la source de lumière afin d’augmenter la taille de la pénombre sur votre sujet. Pour se faire, utilisez un modeleur de lumière monté sur la source lumineuse telle qu’une boîte à lumière.

Une astuce consiste à utiliser un simple diffuseur placé entre la source lumineuse et le sujet. En réglant la distance séparant le diffuseur de la source de lumière, vous diffusez de manière progressive la taille de la source. C’est comme si vous aviez une boîte à lumière de taille réglable.

Illustration de la modification de la source lumineuse par l'emploi d'un diffuseur
Illustration de la modification de la source lumineuse par l’emploi d’un diffuseur

Régler le contraste 

Plus vous éloigner la source de lumière de votre sujet et plus le contraste de cette source de lumière est faible.

Il est à noter que pour ne pas modifier en même temps la taille de la pénombre qui dépend de la taille relative de la source, il est donc nécessaire d’adapter la taille réelle du modificateur de lumière.

Une autre technique consiste à ajouter un éclairage supplémentaire, de face, de manière à juste éclairer les ombres sans en créer de nouvelles. Pour se faire, cette seconde source devra respecter les trois réglages suivants :

  • distance :  La plus éloignée possible pour limiter le contraste,
  • direction :  le plus de face possible pour éviter la création de nouvelles ombres,
  • taille relative : suffisamment grande pour que la taille de la pénombre soit supérieure à la taille du sujet

En réglant la puissance lumineuse de cette source supplémentaire, la densité des ombres sera plus ou moins forte.

Débouchage des ombres
Débouchage des ombres

Ressource

Les visuels de cet article ont été réalisés à l’aide du logiciel Set.a.light 3D Studio de la société ELIXXIER.

Ce logiciel a pour objectif de mettre à disposition un studio photo virtuel en 3D, vous permettant d’apprendre et de préparer vos futurs shooting avec votre modèle afin de gagner du temps lors de la séance réelle.

Il est excellent pour confortablement construire vos setup de prise de vue et ainsi plus facilement tester vos idées créatives dans ce domaine.

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Créativité, propulseur de motivation... La Lumière, c'est quoi ? Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

La balance des blancs

Qu’est-ce que la balance des blancs ?

La balance des blancs est un réglage colorimétrique de la dominante de couleur d’une image. Celle-ci est due à la température de couleur de l’éclairage de la scène photographiée exprimée en degrés Kelvin.

De manière usuelle, nous dirons que les tons de l’image seront chauds quand la dominante de couleur tendra vers le rouge (éclairage à la bougie) et seront froids quand la dominante de couleur tendra vers le bleu (ciel bleu sans nuage dans l’ombre projetée d’un objet). A savoir que la température de couleur sera dite “neutre” en l’absence de dominante de couleur. Dans ce cas, l’éclairage est réalisé par une lumière blanche équivalente à la lumière du soleil en milieu de journée.

Le rendu visuel est largement modifié par l’interprétation du cerveau. En effet, le cadre d’une fenêtre en PVC blanc sera interprété comme blanc par le cerveau quelle que soit sa teinte réelle engendrée par la température de l’éclairage comme le montre l’image suivante : 

Photo prise en intérieur avec le réglage automatique de la balance des blancs de l'appareil photo
Photo prise en intérieur avec le réglage automatique de la balance des blancs de l’appareil photo
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur d'une façade d'une maison blanche
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur d’une façade d’une maison blanche
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur du cadre PVC de la fenêtre
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur du cadre PVC de la fenêtre

Afin de caractériser cette température de couleur ainsi que la teinte de la dominante de couleur, il a été construit absolue l’échelle suivante exprimée en degré Kelvin.

Illustration de l'échelle absolue de la température de couleur de la lumière et de l'impact des réglages de la balance des blancs
Illustration de l’échelle absolue de la température de couleur de la lumière et de l’impact des réglages de la balance des blancs

Comment régler la balance des blancs sur son boîtier ?

Chaque modèle d’appareil photo possède sa propre ergonomie pour régler leurs paramètres. C’est la raison pour laquelle je vous invite à vous reporter à votre manuel utilisateur pour apprendre à réaliser la manipulation.

Ceci étant dit, encore faut-il savoir quel réglage choisir et pourquoi faire.

Neutraliser la dominante de couleur

De façon classique, on entend par réglage de la balance des blancs, le fait de supprimer la dominante de couleur des images produites afin d’avoir un rendu neutre comme si la scène avait été photographiée par la lumière du jour de milieu de journée.

Dans ce cas, plusieurs possibilités vous sont offertes. Si vous connaissez le type de source de lumière de votre scène (ampoule halogène, éclairage au tungstène, …) vous avez la possibilité de choisir parmi les préréglages proposés de votre appareil, le programme adéquat. Cependant, il est aujourd’hui largement plus pratique et précis d’utiliser la fonction automatique de votre boîtier d’appareil photo qui est efficace et précis et ceci sans vous poser de question. C’est pourquoi en pratique, les réglages comme incandescence, tungstène ou autres ne sont quasiment plus utilisés pour cet usage.

Dans de rares cas, il peut néanmoins arriver que l’automatisme de l’appareil se trompe. Classiquement, cela peut se produire lorsqu’il y a un mélange de types de sources de lumière très différentes. La solution consiste alors à utiliser le réglage personnalisé.

Le principe est le suivant. Il suffit de pointer l’appareil sur une surface blanche, grise claire ou, pour être encore plus précis, sur une chartre gris-neutre à 18% placée à l’emplacement de votre sujet principal. Ainsi, l’appareil viendra faire la mesure de la température de couleur sur cette surface et en déterminera la correction adéquate pour supprimer ou atténuer la dominante de couleur sur cette zone. Encore une fois, je vous invite à parcourir le manuel de votre matériel afin de connaître la manipulation exacte pour votre appareil photo.

Aspect créatif

En fonction du style de photographie que vous souhaitez réaliser, il peut être très intéressant de prendre un réel parti pris sur les dominantes de couleur.

C’est le cas par exemple pour plonger le spectateur dans un état d’esprit particulier vis-à-vis du message que vous souhaitez transmettre par votre image.

Dans ce cas, les modes incandescences, tungstène, nuages ou soleil deviennent très pertinents pour justement créer la teinte de la dominante de couleur souhaitée. En fonction de l’éclairage de votre scène et du réglage que vous choisirez, vous aurez moyen d’intégrer une dominante rouge, jaune, verte ou bleu à votre image.

Sur certains appareils, vous avez même la possibilité de peaufiner finement les réglages pour obtenir le juste dosage qui vous conviendra.

Mise en garde

L’avantage des appareils numérique est qu’ils possèdent un écran permettant d’avoir un aperçu de l’image produite. Au fur et à mesure de l’évolution des progrès techniques, ces écrans deviennent de plus en plus grand et lumineux afin d’avoir une bonne vision du résultat obtenu. MAIS ATTENTION ! Encore de nos jours, ces écrans ne reflètent pas les couleurs correctement, car ils ne sont pas calibrables ou étalonnables en colorimétrie.

C’est la raison pour laquelle vous devez rester prudent quant au rendu colorimétrique de la prévisualisation de vos photos sur l’écran de votre appareil. En effet, c’est exactement la même problématique que si vous retouchez vos photos sur ordinateur sans avoir calibré en colorimétrie votre écran d’ordinateur. La conséquence serait que vous engendrerez plus de dégâts qu’autre chose.

La solution existent néanmoins et va notamment me servir de transition avec la suite de l’article… Vous l’avez peut-être deviné, il s’agit de l’utilisation du format d’enregistrement RAW. Au lieu de revenir ici sur l’explication de ce format particulier, je vous invite à lire ou relire l’article dédié.

En une phrase, le format RAW permet de modifier le réglage de la température de couleur sans aucune perte de qualité ultérieurement lors du post-traitement sur ordinateur. Ainsi, vous avez les avantages suivants :

  • possibilité de travailler sur une écran calibré
  • modifier à souhait la dominante de couleur que vous souhaitez. Vous pourrez ainsi réaliser plusieurs versions différentes afin de choisir sur la base de photo achevée celle qui sera la meilleure.

Comment régler la balance des blancs dans les logiciels ?

Cas d’un fichier RAW

Le réglage de la balance des blancs est l’une des premières opérations à réaliser lors de la dérawtisation du fichier.

Tous les logiciels de développement des fichiers RAW possèdent ce réglage. Personnellement, j’utilise les logiciels Lightroom ou le module CameraRaw de Photoshop de chez Adobe.

Dans ces 2 logiciels, le réglage de fait à l’aide de 2 sliders qui permettent de définir l’équilibre entre le jaune et le bleu, et le vert et le magenta.

Outils de réglage de la balance des blancs de Lightroom
Outils de réglage de la balance des blancs de Lightroom
Outils de réglage de la balance des blancs de CameraRAW
Outils de réglage de la balance des blancs de CameraRAW

Pour être plus précis, il y a aussi l’outil pipette de balance des blancs qui permet de neutraliser la teinte de la zone où vous cliquez sur l’image avec cette pipette. Par exemple, sur les photos du cadre de fenêtre plus haut, j’ai cliqué soit sur le cadre de la fenêtre pour à rendre blanche (repère 1), soit sur la façade d’une maison à l’extérieur de la maison (repère 2).

Cas d’un fichier JPG (Bitmap)

Pour les images au format JPG, la correction de la balance des blancs sera forcément une opération dite “destructive”, car elle altérera les pixels de l’image.

Dans l’application Lightroom, vous n’aurez aucune différence sur le mode opératoire et vous utiliserez les mêmes outils précédemment évoqués.

Dans l’application Photoshop, vous aurez toujours moyen de corriger de la même manière que précédemment en faisant appel au filtre CameraRaw. Dans ce cas, encore une fois, vous retrouverez les mêmes outils.

Cependant, il y a une autre solution, que vous pourrez notamment utiliser dans GIMP par exemple. Utilisez l’outil courbe ou niveau. Dans ces deux outils classiques, vous retrouverez une pipette pour neutraliser les tons moyens simplement en cliquant sur une zone de l’image qui ne devrait pas présenter de dominante de couleur.

Outils de réglage de la balance des blancs de l'outil courbe de Photoshop
Outils de réglage de la balance des blancs de l’outil courbe de Photoshop

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La Lumière, c'est quoi ?

Conseils pour comprendre l’éclairage d’une scène

Que ce soit dans le domaine de la photographie ou du photomontage, la compétence de savoir déchiffrer le schéma d’éclairage d’une photo modèle est utile. En effet, comprendre de l’éclairage d’une scène, dans un tableau de peintre par exemple, permet de progresser rapidement dans sa propre pratique.

Dans le cadre de ce blog, cette pratique est essentielle pour maîtriser la réalisation de photomontage où la cohérence de l’éclairage est obligatoire pour obtenir un rendu réaliste. Dans un premier temps, vous serez apte à choisir des photos cohérentes entre elles puis dans un second temps, après un peu d’entraînement, vous serez même capable de produire vos propres photographies.

Que faut-il regarder

Pour analyser l’éclairage d’une photographie, il est important de savoir quoi regarder. C’est à travers des détails spécifiques que l’on est capable de reconstruire le set-up d’une photo.

Voici une liste recensant quelques points spécifiques à regarder pour mener cette analyse :

  • L’orientation des ombres,
  • La densité des ombres,
  • La douceur des ombres,
  • La couleur des ombres,
  • La couleur de la lumière,
  • Les reflets, …

Pour mieux comprendre ces concepts, je vous invite à lire mon article sur la lumière.

Pour certaines photos, il est d’usage de regarder des éléments spécifiques qui nous aideront mieux évaluer les critères ci-dessus listés.

 

Photo de portrait

La photographie de portrait est l’une des activités les plus répondue en photographie. Il est alors important de connaître ses petits trucs et astuces que je vais vous citer ci-dessous.

Les yeux

Il est souvent dit que le regard est le reflet de l’âme. En photographie, il est le reflet du set-up. En effet, regarder attentivement les catchlights dans les yeux du modèle permet de directement voir la géométrie des sources lumineuses ou autres accessoires utilisés tels que des réflecteurs.

C’est ainsi que vous pourrez reconnaître le reflet d’une fenêtre, d’un réflecteur, d’une boîte à lumière, ou la forme caractéristique d’un éclairage annulaire. Ce type d’accessoires est souvent utilisé dans le cadre des photos de portrait réalisées en studio.

Pour vous aider à les reconnaître, il est utile de connaître un minimum le matériel classique de photo de studio.

Illustration du reflet des éclairage dans le catchlight des yeux
Illustration du reflet des éclairage dans le catchlight des yeux

Illustration du reflet des éclairage dans le catchlight des yeux
Illustration du reflet des éclairage dans le catchlight des yeux

Le nez

Le second point important d’un visage à regarder est le nez. En effet, celui-ci projette une ombre en fonction de l’orientation de la lumière. Grâce à celui-ci, vous connaîtrez facilement sa direction. Mais vous aurez aussi une idée de la taille de la source en fonction de la douceur de son ombre projetée.

Pour rappel, plus une ombre est douce et plus sa source lumineuse est grande ou proche.

Mise en évidence de l'ombre portée du nez dans un portrait
Mise en évidence de l’ombre portée du nez dans un portrait

Mise en évidence de l'ombre portée du nez dans un portrait
Mise en évidence de l’ombre portée du nez dans un portrait

Les cheveux

En photographie, il est d’usage de détacher le sujet de son fond avec un éclairage en contre-jour par exemple. C’est souvent le cas en particulier pour les cheveux sombre des modèles devant un fond noir.

Un éclairage en contre-jour provoquera une forme de halo de lumière sur la périphérie de la chevelure. Cet effet s’obtient par diffraction de la lumière due à la finesse des cheveux.

Illustration de l'effet de halo de lumière dans les cheveux d'une modèle en contre-jour
Illustration de l’effet de halo de lumière dans les cheveux d’une modèle en contre-jour

Illustration de l'effet de halo de lumière dans les cheveux d'une modèle en contre-jour
Illustration de l’effet de halo de lumière dans les cheveux d’une modèle en contre-jour

La silhouette

De manière identique à la chevelure, pour détacher une veste noire dans un fond sombre, et souvent d’utiliser des stripbox placées latéralement pour venir juste souligner les contours de ce dernier par un liseré de lumière très fin. Procéder ainsi permet de réaliser un contour de la silhouette.

Illustration de l'utilisation de stripbox pour réaliser un liseré de lumière pour détacher le sujet du fond
Illustration de l’utilisation de stripbox pour réaliser un liseré de lumière pour détacher le sujet du fond

Illustration de l'utilisation de stripbox pour réaliser un liseré de lumière pour détacher le sujet du fond
Illustration de l’utilisation de stripbox pour réaliser un liseré de lumière pour détacher le sujet du fond

 

Photo de paysage

Dans la plupart des photomontages, il sera nécessaire d’utiliser un lieu pour la photo. Celui-ci pourra être un décor intérieur ou un paysage extérieur.

Le relief

Pour un paysage, chercher à repérer le relief de celui-ci. Il présentera peut-être des vallées et des collines ou tout au moins des points culminants. Au même titre que le nez pour un visage, ces lieux permettront de mieux repérer l’orientation des ombres.

Illustration des ombres portées du relief d'un paysage
Illustration des ombres portées du relief d’un paysage

Le ciel (nuages ou non)

Le ciel est aussi très important dans l’analyse. Il peut contenir la position du soleil. On sort et alors que vous serez en contre-jour. De plus, les ombres seront dures, car le soleil est très du point de vue des objets.

Si ce n’est pas le cas, l’omniprésence de nuages vous indiquera que les ombres devront être douces.

Dans le cas d’un ciel bleu, vous serez que les ombres seront légèrement à teinter de bleu.

Concernant la table de la couleur la position du soleil dans le ciel peut aussi vous indiquer la température de couleur à utiliser. Les matins et les soirées sont dorés alors que la lumière d’un soleil à midi et blanc.

Illustration de 2 types de ciel différents; le 1er avec une lumière dur due au soleil, le 2ième une lumière adoucie par les nuages
Illustration de 2 types de ciel différents; le 1er avec une lumière dur due au soleil, le 2ième une lumière adoucie par les nuages

 

La végétation

Si vous vous trouvez en présence d’arbre, la lumière sera naturellement teintée par la couleur de l’environnement, c’est-à-dire les feuilles. Une teinte verte devra être perceptible.

Si vous constatez des feuilles illuminé par la lumière par la transparence, cela vous aidera aussi à positionner la source lumineuse à l’arrière de cet objet. Encore une fois, nous nous trouverons dans le cas de figure d’un contre-jour.

Illustration de la teinte de la lumière par l'environnement (vert des feuilles) et contre-jour mis en évidence par la translucidité de la mousse.
Illustration de la teinte de la lumière par l’environnement (vert des feuilles) et contre-jour mis en évidence par la translucidité de la mousse.

 

Les constructions

Dans un paysage plus urbain, les constructions telles que les bâtiments permettront de mieux distinguer les ombres et les lumières. La direction de l’éclairage sera d’autant plus facile à déterminer.

De la même manière que les yeux en portrait, les reflets dans les vitres peuvent vous aider à localiser la position du soleil ou des éclairages urbains.

Illustration des ombres portées des bâtiments d'une ville
Illustration des ombres portées des bâtiments d’une ville

 

Trucs et astuces

Dans Photoshop, il est utile d’utiliser le calque seuil. En manipulant le curseur de ce calque, vous verrez facilement apparaître de quel côté, la lumière provient comme le montre l’illustration ci-dessous.

Illustration de l'usage de calque d'effet Seuil sur la photo de paysage pour mieux distinguer la provenance de la lumière.
Illustration de l’usage de calque d’effet Seuil sur la photo de paysage pour mieux distinguer la provenance de la lumière.

 

Je vous invite à me laisser un commentaire. Quelles sont vos propres astuces pour mieux déchiffrer les sources lumineuses et la reconstitution des set-up de vos photos exemples.

 

Sources des photos : https://www.pexels.com

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La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Régler les sources lumineuses en photo de studio

Dans les conditions courantes de la photographie, nous avons l’habitude de parler du triangle de l’exposition. Dans le cadre de la photo de studio, ce triangle est en réalité un carré. En effet, le photographe peut gérer un quatrième paramètre dans le cadre de son studio photo. Il s’agit de la lumière elle-même. Dans cet article, je vous propose de partager avec vous les différentes étapes pour régler les sources lumineuses en photo de studio.

Rappel sur les paramètres de l’exposition

Je ne vais pas rentrer ici dans le détail des paramètres de l’exposition une photo. Pour cela, je vous propose de lire avant l’article en question sur mon blog.

Comme vous avez pu le constater dans cet article, je n’ai pas évoqué le réglage des sources lumineuses. Ceci est normal, car dans la vie de tous les jours, le photographe doit s’adapter à la luminosité disponible de la scène qu’il souhaite photographier.

Dans le cadre de la photo de studios, le photographe a le plein pouvoir sur l’éclairage de la scène qu’il réalise. C’est pourquoi le quatrième paramètre de réglage de son exposition est la puissance lumineuse de ces sources.

En résumé, le photographe du studio peut jouer sur les quatre paramètres suivants :

  • La vitesse d’obturation,
  • L’ouverture du diaphragme,
  • La sensibilité ISO,
  • La puissance des sources lumineuses.

Les paramètres de l'exposition dans le contexte de la photographie de studio.
Les paramètres de l’exposition dans le contexte de la photographie de studio.

Choix des paramètres d’exposition

Bien que le photographe ait accès à l’intégralité des paramètres de réglage de l’exposition tels que rappelé dans le paragraphe précédent, l’intérêt du photographe de studio et les contraintes techniques définissent ses choix.

Réaliser une belle photo de studio est d’avoir la qualité d’image la plus propre possible. ; autrement dit avec le moins de bruit visible. Par conséquent, il choisira la sensibilité ISO native la plus faible possible. En fonction de votre boîtier, vous choisirez donc 50 ISO, 100 ISO voire 200 ISO.

L’objectif du photographe du studio est de totalement construire l’éclairage de la scène. Il doit donc réaliser des réglages permettant de totalement effacer la luminosité ambiante de son studio. Pour ce faire, il devra donc choisir les paramètres de sorte à obtenir une photographie totalement noire sans déclenchement de ses sources lumineuses.

Parallèlement à ceci, les contraintes techniques obligent à limiter la vitesse d’obturation à la vitesse de synchronisation des flashes. De façon courante, la vitesse de synchronisation est inférieure ou égale à 1/250 de seconde. Enfin, il finira par régler l’ouverture du diaphragme de manière à obtenir cette première photo noire.

En résumer, le photographe de studio choisira les paramètres suivants :

  • Il choisira la sensibilité ISO la plus faibles que délivre son boîtier nativement.
  • Il réglera la vitesse d’obturation en accord à la vitesse de synchronisation de ses flashes.
  • Enfin, il adaptera le réglage de l’ouverture du diaphragme pour obtenir une photo totalement noire.

C’est seulement à partir de ce moment, que le photographe commencera à construire l’éclairage de sa scène en jouant sur la manipulation des sources lumineuses.

 

Manipulation des sources lumineuses

La maîtrise technique du photographe du studio est de savoir manipuler les sources lumineuses afin de construire artistiquement l’éclairage de son sujet. Pour se faire, il pourra agir de différentes manières :

  • Régler la puissance des flashes,
  • Éloigner ou rapprocher les sources lumineuses du sujet,
  • Utiliser des modificateurs de lumière,
  • Définir la direction de la lumière.

L’ensemble de ces manipulations, permet de définir ce que l’on appelle « la qualité de la lumière ». Pour mieux comprendre ce terme, je vous invite à lire l’article en question à propos des 7 paramètres d’une source lumineuse.

 

Étapes à suivre pour régler les sources lumineuses

Dans notre monde, nous avons une seule source de lumière prédominante : le soleil. Ceci a fortement façonné notre vision de l’éclairage et nous impose d’une certaine manière à avoir une seule source d’éclairage principale.

La première étape consiste à positionner cette première source de lumière par rapport au sujet. En fonction du positionnement de l’éclairage, le sujet pourrait être éclairé :

  • de face,
  • de ¾,
  • deux côtés,
  • ou en contre-jour.

Rendu de l'éclairage à une seule source de lumière en fonction de sa position par rapport au sujet.
Rendu de l’éclairage à une seule source de lumière en fonction de sa position par rapport au sujet.

La seconde étape consiste à affiner l’orientation de la source lumineuse afin d’ajuster précisément le positionnement de la frontière entre la lumière et son ombre que l’on appelle la pénombre.

La troisième étape est la plus importante. C’est en jouant sur la taille perçue de la source lumineuse par le sujet qu’il est possible de durcir ou d’adoucir cette zone de pénombre. Pour se faire, on pourrait utiliser et modificateurs de lumière et/ou rapproché ou éloigner la source lumineuse par rapport aux sujets. Plus la source lumineuse semble grande pour le sujet est plus les ombres seront douces, c’est-à-dire avec une transition progressive de la lumière à l’ombre. Alors que si la source lumineuse est petite, les ombres se feront alors dures avec une transition très brutale entre l’ombre et la lumière. Rapprocher une source lumineuse du sujet la fera paraître plus grande alors que l’éloigner du sujet la fera apparaître plus petite.

 

La quatrième et dernière étape consiste à régler la puissance lumineuse du flash pour obtenir une exposition conforme aux attentes.

Comparaison entre une ombre dur et douce.
Comparaison entre une ombre dur et douce.

En fonction du décor dans lequel le sujet se trouve, il sera peut-être utile d’ajouter d’autres sources lumineuses pour les raisons suivantes :

  • Détacher le sujet du fonds,
  • Attirer le regard sur un détail précis,
  • Apporter des couleurs à l’aide de gels dans la scène,
  • Projeter des ombres décoratives…

 

Trucs et astuces

Si vous avez la possibilité de dédier une pièce pour réaliser un studio photo, il est souvent intéressant de peindre l’intégralité des murs de celle-ci en noir. De cette manière, vous éviterez d’avoir des réflexions lumineuses qui viendrait perturber la construction de votre éclairage.

De même une ambiance faiblement lumineuse d’un studio photo, ne permettra de travailler avec des sources lumineuses moins puissantes, car il vous sera plus facile d’obtenir votre première image totalement noire.

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