Bien équilibrer la puissance de son flash et la lumière ambiante.
Dans certaines circonstances, il est avantageux d’utiliser son flash cobra en mode manuel. Nous allons donc voir dans cet article, comment procéder pour savoir régler manuellement la puissance de son flash pour obtenir une exposition correcte.
Les modes disponibles
De façon générale, il existe de modes différents sur les flashs cobra :
le mode manuel,
le mode TTL (automatique)
Ici nous allons donc traiter le premier de ces deux modes : le mode manuel.
Quand utiliser le mode manuel
Il y a plusieurs raisons possibles pouvant amener un photographe à utiliser le mode manuel de ses flashs. Parmi celles-ci, je ne citerai que les deux principales :
Votre flash est ancien ou son mode de communication est incompatible avec votre appareil photo. En bref, vous n’avez pas d’autre choix.
Vous souhaitez fixer la qualité de la lumière du sujet qui baigne votre sujet de manière totalement indépendante de tous vos autres paramètres de prise de vue.
écran de pilotage du flash Nikon SB-700 en mode manuel
Mode opératoire
Dans les deux cas précédents, la puissance de votre flash sera à régler de manière manuelle par vous-même sans aucune liaison avec votre boîtier. Le challenge est donc de savoir déterminer quelle valeur de puissance saisir sur votre flash.
Pour rappel, la puissance de votre flash est déterminée en fraction de sa puissance maximale. Elle sera notée comme ceci :
1/1 : puissance maximale,
1/2 : à moitié de puissance,
1/4 : quart de puissance,
…
1/128 : 128 fois moins puissant que sa puissance maximale.
Avant de définir le réglage de votre flash, il est nécessaire d’avoir défini tous les autres paramètres d’exposition pour votre prise de vue . Ici deux cas possibles :
vous souhaitez réaliser totalement l’éclairage de votre scène à l’aide de flashs sans prise en compte de l’éclairage naturel ambiant de la scène,
vous souhaitez garder l’ambiance naturelle de l’éclairage et vous souhaitez juste apporter un appoint de lumière pour éviter de trop pousser les iso pour éviter l’abondance de bruit.
Le principe est assez simple. Par essais successifs en partant d’une valeur moyenne de puissance à 1/16. prenez une première photo.
Regardez l’aperçu et en fonction de si le résultat est sur ou sous-exposé, vous augmentez la puissance à 1/8 ou ou la baissez à 1/32. Recommencez l’opération de contrôle et corrigez de nouveau. Au bout de 2 ou 3 essais vous aurez trouvé le bon réglage.
A noter que le réglage restera valable tant que la distance séparant votre flash de votre sujet restera identique. Si la distance augmente, augmentez la puissance et inversement si la distance diminue.
Trucs & Astuces
Télécommande radio
Le grand intérêt d’utiliser ses flashes en manuel est de travailler comme dans un studio photo. Pour faciliter les opérations de réglage et surtout gagner du temps, je vous conseille d’utiliser des déclencheurs radios. Pour information, les miens sont des CACTUS v6.
Ils ont notamment l’avantage d’être tous des émetteurs/récepteurs.
Jouer avec les modeleurs de lumière
Il y a plusieurs paramètres qui définissent la qualité d’une source lumineuse. Je vous invite donc à aller les découvrir dans cet article. Vous connaîtrez ainsi tous ce qu’il faut savoir pour comprendre pourquoi et comment utiliser les modeleurs de lumière.
C’est la première situation à laquelle un photographe est amené à utiliser la pose longue. En effet, comme expliqué dans l’article à propos de l’exposition d’une photo, il est important que le capteur enregistre suffisamment de lumière pour produire une image correctement exposée.
Lorsque les conditions de prises de vue ne permettent pas d’avoir assez de lumière pour prendre une photo classiquement à main levée, il peut devenir nécessaire de recourir à la pose longue.
Pour rappel, le but est d’augmenter le temps de remplissage de la bassine suffisamment pour qu’elle soit remplie au niveau adéquate.
Montrer le mouvement
A partir d’ici, nous entrons dans l’aspect créatif de la photographie. En effet, au-delà de simplement prendre une scène correctement exposée, nous souhaitons en plus montrer le mouvement d’un sujet.
Augmenter le temps de pose, permet alors d’ajouter du flou au niveau des éléments mobiles par rapport au boîtier de l’appareil photo. Plus le temps de pose est long et plus le flou est intense. De manière extrême, il est même possible de tellement flouter un élément qu’il peut totalement être effacé de la photo.
Dans cette catégorie, plusieurs types d’éléments peuvent être considérés :
Les lumières mobiles (phares des voitures, lumières de manèges, étoiles, …)
Les fluides comme l’eau (rivières, vagues, cascades, pluie, …)
Les type aérosols (les nuages, les fumées, la poussière, …)
Les objets (les trains, les voitures, les vélos, les mécanismes, les aiguilles d’une montre, …)
…
Photographie de cascades en pose longue
Light painting
Il s’agit d’une technique particulière qui consiste apporter à manuellement de la lumière à la scène. Deux cas de figure existent :
Déplacer une source lumineuse directement dans le cadre. Le trajet parcouru ainsi est enregistré par l’appareil photo et donne réellement l’impression d’avoir écrit avec de la lumière.
Éclairer un sujet à l’aide de différentes sources lumineuse telles que des lampes torches, ou des flashes déclenchés manuellement.
Photo exemple de la technique du light Painting.
Figer le mouvement par déclenchement d’un flash
Enfin, pour enregistrer des phénomènes ultra rapide, dite photo à haute vitesse, le photographe peut compter sur la vitesse de la lumière plutôt que sur la vitesse d’obturation de son boîtier.
L’idée est donc de régler le boîtier de manière à ce qu’il ne soit pas capable d’enregistrer l’environnement de la scène sans l’apport complémentaire de lumière d’un flash déclenché au moment opportun.
Cette technique est classiquement utilisée pour photographier :
les gouttes d’eau,
les insectes en vol,
les ballons remplis d’eau qui éclatent,
les verres qui cassent,
…
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Comme nous venons de le voir, la pose longue est utile dans de nombreux cas de figure. Maîtriser celle-ci est aussi une base à acquérir si l’on souhaite allez plus loin dans les dernières techniques telles que le light painting, ou les photos à haute vitesse.
Les points sensibles à prendre en compte en pose longue
Derrière tout ce que nous avons évoqué jusqu’à présent, il y a toujours le triangle de l’exposition car, quels que soient nos réglages, le but est d’obtenir une image correctement exposée.
Triangle de l’exposition
Dans le cas de la pose longue, le paramètre primordial est la durée d’exposition qui se veut longue. Il est alors nécessaire de contre-balancer la quantité de lumière en ajustant les deux autres paramètres du triangle qui sont l’ouverture et le réglage de la sensibilité ISO. Comme, la durée peut être très longue, il est souvent nécessaire alors de beaucoup fermé de diaphragme et de baisser les ISO au maximum.
Filtres
Mais pas seulement, il ne faut pas oublier le matériau de base à toute photographie : la LUMIÈRE !
C’est pourquoi, il existe des filtres limitant le passage de la lumière, appelé filtre ND. Classiquement, nous trouvons sur le marché les filtres de puissances différentes suivants :
ND2
ND4
ND8
ND400
ND1000
Le nombre qui suit les lettres ND indique par combien la quantité de lumière est divisée.
Par exemple, un ND400 divise par 400 la quantité de lumière. Donc si sans filtre votre appareil indique f/8, iso100 à 1/100s, avec le ND400, vous obtiendrez la même exposition avec les réglages f/8, iso100 à 1/100s x 400 = 4 secondes.
Stabilité
Enfin, qui dit durée d’exposition longue dit aussi risque de flou de bougé du boîtier. Il est donc super important d’être très stable par rapport aux éléments que vous souhaitez nets dans votre image.
Matériels idéals
Nous savons donc maintenant quels sont les paramètres importants pour ce type de prise de vue.
Le boîtier
Le boîtier lui-même est important, car en fonction de l’appareil que vous utiliserez vous aurez plus ou moins de latitude sur le réglage de durée d’exposition.
Les compacts proposeront classiquement jusqu’à 4 secondes de temps de pose max
Les bridges jusqu’à 30 secondes,
Les réflexes jusqu’à 30 secondes, mais peut être aussi l’option pose-B voire Pose-T
Pour info :
pose-B : avec cette option, temps que vous restez appuyé sur le déclencheur, la photo continue de se prendre
pose-T : avec cette option, vous appuyez une fois sur le déclencheur pour lancer la photo, et vous appuyer une seconde fois pour stopper la photo.
Sur les modèles Reflex, vous pouvez aussi avoir la fonctionnalité de verrouillage du miroir qui vous permettra de vous affranchir des micro-vibration engendrées lors de son mouvement à la prise de vue.
Une dernière fonctionnalité que tous les appareils possèdent et qui peut vous peut vous dépanner, c’est la fonction retardateur. Grasse à celle-ci, vous n’engendrerez pas de vibration lors de l’appui sur le déclencheur.
Je vous invite donc à consulter votre manuel pour savoir quelles sont les possibilités de votre matériel.
Trépied photo
Le pied photo est le meilleur ami du photographe qui pratique la pose longue. Si votre matériel n’est pas stable lors de la prise de vue, tous vos efforts seront directement ruinés. C’est pourquoi un solide trépied avec bien sûr une rotule costaud sont extrêmement pratique pour réaliser finement vos cadrages. Vous ne serez donc pas contraint de composer en fonction des supports naturellement à disposition autour de vous.
Télécommande
Une télécommande filaire est aussi un accessoire très utile. Elle vous permettra de déclencher votre photo au bon moment. Ce qui n’est pas vraiment possible par l’usage du retardateur.
Son autre avantage est qu’elles ont quasiment toute la possibilité de bloquer leur déclencheur en position appuyé. Ceci est très utile pour utiliser la fonction Pose-B. Sans quoi, bonjour les crampes aux pousses 😉
Filtres ND
Comme déjà évoqué plus haut ces filtres sont très utiles pour palier à la problématique de trop de lumière.
Lors de leur achat, je vous invite à ne pas prendre des entrées de gamme, car les premiers prix engendrent souvent des problématiques d’introduction de dominante de couleur vers les magenta. Cela risquerait de dénaturer votre scène.
Comment régler son appareil ?
Nous y voilà. Après toutes ses explications pour comprendre les phénomènes et autres conseils, comment devons nous nous y prendre pour faire notre photo.
1. Choix du point de vue
Comme la plupart du temps, vous utiliserez un trépied, je vous conseille de d’abord bien estimer votre meilleur cadrage avant de le mettre en place. Çà vous évitera ainsi des manipulation encombrante avec l’ensemble boîtier-trépied avec de forts risques de chute ou de heurt. En plus, vous gagnerez un temps certain que vous pourrai alors mettre à profit pour la suite des manipulations.
2. Mode manuel conseillé
Personnellement, je vous conseille fortement d’utiliser le mode manuel de votre appareil si possible. En voici les raisons :
Quoi qu’il arrive, avec ce type de prise de vue, vous avez forcement le temps de faire vos réglages, c’est donc une très bonne occasion de vous rendre compte que ce fameux « mode manuel » n’est pas si compliqué que ça.
Ensuite, pour démystifier l’affaire, tous les appareils ont un indicateur d’exposition qui vous indique si vous être sur ou sous-exposé par rapport à ce que votre boîtier ferait comme réglage lui-même. Vous ne partez donc pas au hasard.
Si vous utilisez un filtre ND assez fort, la plupart du temps votre boitier ne saura plus faire la mesure correcte de l’exposition. Dans ce cas-là, le plus simple, notamment avec nos appareils numériques, est de procéder par des tests successifs. Pour ceux qui seraient plus « puristes », vous pourrez quand même y arriver en vous basant sur le calcul de la durée d’exposition comme expliqué précédemment.
3. Mise au point
Deux situations sont possibles : avec ou sans filtre.
Dans ce cas où vous n’avez pas besoin de filtre, il se peut que votre appareil puisse réaliser sa mise au point via l’autofocus. Si ce n’est pas le cas, procédez comme si vous aviez un filtre ND.
Dans le cas où vous utilisez un filtre ND, la plupart du temps, l’autofocus n’est pas capable de fonctionner correctement. Dans ce cas, vous devrez réaliser votre mise au point avant de monter le filtres, via l’autofocus ou manuellement. C’est d’ailleurs inévitable avec l’usage de filtre ND400 ou ND1000.
4. Verrouillage du miroir
5. Déclenchement de l’appareil par la télécommande ou via l’option retardateur
photo de vagues en pose longue de 30 secondes.
Trucs et astuces complémentaires
Cumule de filtres ND
Il faut savoir que les filtres ND peuvent être cumulés entre eux. Dans ce cas, le résultat de leur efficacité revient à multiplier les nombres. Par exemple, un ND2 plus un ND4 seront équivalent à un ND8.
Le seul bémol à cela est que plus vous en empilerez, plus vous risquez de faire apparaître du vignettage. Cette astuce a donc sa limite.
Filtre polarisant
Il faut aussi savoir que naturellement un filtre polarisant réduit d’environ un stop la quantité de lumière entrante. Cela pourrait éventuellement vous rendre service un jour.
Mise au point manuelle par la visée écran
Une bonne pratique pour réaliser une mise au point précise manuellement est d’utiliser la visée écran. En effet, la plupart des appareils permettent de zoomer fortement sur l’aperçu de manière à ce que vous puissiez voir facilement votre point de netteté. Bien sûr cette technique est plus pratique boîtier fixé sur trépied.
J’espère vous avoir apporter toutes les informations nécessaires pour que vous puissiez vous essayer à cette pratique. N’hésitez pas à revenir partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous.
Photo d'illustration du l'article à propos des photos intérieure
Pour la majorité des gens, l’intérêt de prendre des photos est de garder des souvenirs d’un événement familial (anniversaire, repas de famille, visite chez la mamie…). Evidemment, la plupart du temps, les photographies sont prises en intérieur ou dans des endroits où la lumière est faible. Voici mes quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté.
1. Assurez-vous que la durée d’exposition n’est pas trop longue
Le problème majeur des photos intérieures est le flou de bougé. Cet aspect est simplement dû à une durée d’exposition trop longue par rapport à la stabilité de l’appareil photo. Pour palier à cela, vous devez vous assurer que le temps utilisé est bien compatible avec les aspects suivants :
longueur focale,
prise de vue à main levée ou sur pied.
Le second type de flou est le flou de mouvement. Ici, est sous-entendu le mouvement du sujet. Si votre sujet est rapide comme l’envol d’un bouchon de champagne ou plutôt lent comme le mouvement des lèvres de votre interlocuteur, le risque de flou de mouvement sera plus ou moins important.
Pour bien comprendre le réglage de ce paramètre, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la durée d’exposition.
Photo intérieur prise à main levée à la durée de 1/50s ce qui à permis de figer le mouvement de la personne mais celui du boule qui tournait.
2. Anticipez les temps de pause dans les mouvements des convives
Comme tout est relatif, après avoir compris et réglé efficacement les réglages de votre appareil photo, il reste important d’essayer au maximum de ne pas se mettre dans les situations compliquées. Il est plutôt simple d’agir sur soi-même, mais demander à vos convives de ne plus bouger risquera de dénaturer leur attitude.
L’idée ici est de se concentrer sur votre sujet de manière à anticiper au mieux les micro-pauses dans son mouvement. Par exemple, vous pouvez vous concentrer à déclencher au moment où la personne se concentre pour réaliser une action :
tenir son verre quand une autre personne le rempli,
écoute attentivement le discours d’une autre personne
est dans ses pensées le temps de sa réflexion pour répondre à une question importante…
L’objectif ici est de déclencher votre photo juste à ces instants-là où vos amis ont un infime temps d’arrêt dans leur mouvement.
Photo intérieure prise au moment d’un micro-moment de pause pour limiter les risques de flouPhoto intérieure dont le moment de micro-pause se trouve au niveau du visage. Ici le flou de la cuillère apporte un plus à la photo car il transmet l’information du moment de celle-ci.Photo intérieure d’un enfant en profitant d’une micro-pause pour le saisir sans flou.
3. Calez votre appareil photo contre un support stable pour limiter les flous de bougé
Parler d’anticipation permet de gagner du temps ; mais pour en faire quoi au juste. Pour anticiper votre cadrage par exemple, mais aussi, pour vous placer dans des conditions plus confortables techniquement parlant.
Le fait d’avoir analysé chez votre sujet son comportement, et donc en particulier ses positions de calme, vous pouvez en profiter pour placer votre appareil de manière stable contre un support fixe qui vous assurera de garder votre cadrage correctement tout en limitant par la même occasion le risque de flou de bougé.
Photo intérieure. Afin d’éviter le flou de bougé, j’ai calé l’appareil photo contre un support stable. Le cadrage oblique était un choix délibéré.Photo intérieure. Cette photo a été prise dans le noir très posé à 25600 iso à 1/13s. Pour éviter le flou, l’appareil a été posé sur la grille en fer-forgé qui fermait l’accès à la salle.
4. Privilégiez les lieux les mieux éclairés
Ce conseil est bien sûr une évidence, mais malheureusement, nous avons tendance à l’oublier sur le moment. Il faut essayer de profiter au maximum de la lumière disponible. Je vous invite donc à repérer quels sont les endroits de la pièce les mieux éclairés afin d’axer vos prises de vue vers ceux-ci.
Plus vous aurez de lumière et moins vous aurez de problématiques à gérer simultanément.
photo intérieure montrant comment profiter d’un zone plus lumineuse pour guider le regardphoto intérieure illustrant la présence de zones plus lumineuses
5. Assurez-vous d’avoir la balance des blancs réglée sur automatique ou sur le type de lumière adaptée
La conséquence des lumières artificielles est leurs températures de couleur qui sont souvent très chaudes, ce qui donne des teintes orangées sur les photos. Pour gérer cet aspect à la source, c’est-à-dire à la prise de vue, il est important de bien régler sa balance des blancs.
De nos jours, tous les appareils proposent une balance des blancs automatique qui dans la majorité des cas obtient de très bons résultats. Si ce n’est pas le cas, je vous invite alors de consulter le mode d’emploi de votre matériel pour savoir modifier ce paramètre le cas échéant si nécessaire.
Photo intérieure prise au format RAW afin de s’assurer de garder un régalage précis de la balance des blancs pour garder les couleurs du vitrail
6. Privilégiez le format RAW si votre appareil le permet
Pour faire la liaison avec le point précédent, il faut s’avoir que le réglage de la balance des blancs peut totalement se faire en post-traitement à partir d’un fichier RAW.
En effet, pour rappel, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement de l’ensemble des données brutes que le capteur de votre appareil a capté. Ainsi, le réglage de ce paramètre est exactement identique en post-traitement à si nous l’avions fait sur le moment. Dans les cas de situations complexes où plusieurs sources de lumière de températures différentes se mélangent, il est particulièrement conseillé d’ajuster ce paramètre au post-traitement afin de profiter de réglages plus fins.
Au-delà de cet aspect couleur, il arrive aussi fréquemment de constater des écarts de luminosité très forte d’un endroit à un autre. Ceci amène des difficultés complémentaires à la gestion de l’exposition de vos clichés. Toujours, grâce aux fichiers RAW, vous aurez beaucoup plus de l’attitude pour régler finement l’exposition par zone de votre photo.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.
7. Utilisez votre flash cobra
Il peut arriver, dans certains cas, d’être en situation de contre-jour. C’est particulièrement le cas si vous prenez une photo face à une baie vitrée. Il faut alors comprendre que l’ensemble de votre scène est dans l’ombre de la lumière naturelle entrant par cette baie. Pour contre-balancer cette lumière, vous devez alors apporter un complément de lumière sur votre sujet. L’une des possibilités est d’utiliser votre flash cobra. L’usage de celui-ci est détaillé dans un article dédié.
Dans le cas où vous n’auriez qu’un flash intégré, il est important de s’assurer de réduire la puissance de votre flash de manière à ne pas assombrir le fond. Soit vous avez moyen de régler sa puissance directement depuis l’appareil, soit vous pouvez masquer avec votre doigt une partie de la surface de votre flash pour limiter l’émission de sa lumière.
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 1Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 2
Illustration de la compensation de la lumière en équilibrant la puissance du flash pour réaliser un portrait en contre-jour
On entend un peu tout et son contraire à propos des photos en contre-jour. Certains en raffolent, d’autres déconseillent fortement de se retrouver dans cette situation. Je ne le répéterai jamais assez, mais dans le domaine de la créativité, il ne faut jamais se censurer mais l’important est de savoir pourquoi on fait tel ou tel choix.
Astuces 1 : Limiter le contre-jour dans le cadre de votre photo
La problématique du contre-jour est qu’il y a énormément de lumière qui provient du fond de la scène à photographier. Techniquement, cette situation engendre la plupart du temps une photo sous-exposée sur notre sujet.
La raison à cela est que nos appareils photos sont paramétrés de manière à exposer les photos sur la base d’un niveau de luminosité moyen équivalent à un gris à 18%.
Ce système fonctionnement correctement pour des scènes où les écarts de luminosités sont compatibles avec la plage dynamique du capteur. Autrement dit, quand le capteur a moyen d’enregistrer l’ensemble des informations : des plus sombres aux plus claires.
Malheureusement, c’est rarement le cas en présence d’un contre-jour où souvent une source de lumière est incluse dans le cadre de la photo. Dans une telle circonstance, le capteur ne pourra pas enregistrer l’ensemble des informations et le boitier fera le choix qu’il lui semblera le plus évident mais qui ne sera pas forcement le votre.
Il faut comprendre que le boitier, en fonction du mode de mesure de lumière sur lequel il est paramétré, interprétera toujours sur la base d’une moyenne de luminosité mais avec une pondération différente. Ici, je vais rester dans le cas les plus courant de la mesure matricielle qui prend donc en compte de manière équivalente l’ensemble du cadre de la photo.
Ainsi, plus les zones claires de la photo seront étendues et plus l’appareil compensera en sous-exposant l’ensemble. C’est ainsi que les détails dans l’ombre des sujets se retrouvent bouchés.
Ici l’astuce consiste à cadrer plus serré sur le sujet dans le but de réduire l’étendue des zones trop claires. L’appareil sous-exposera alors moins l’image et vous retrouverez des détails visible dans les ombres.
Illustration de l’exposition dans le cas d’un cadrage large d’un contre-jourIllustration de l’exposition dans le cas d’un cadrage serré d’un contre-jour
Astuce 2 : profiter de ce contre-jour pour donner une ambiance à votre photo
Pour réaliser des images créatives, il est très intéressant de mettre en avant les effets lumineux d’un contre jour dans le but de donner un ambiance à la photo. Dans ce cas, le but est de profiter au maximum des effets lumineux pour embellir la photo. Pour ce faire, il faut ajuster son cadrage pour placer au bon endroit les rayons de lumière.
Voici l’illustration de ce propos :
Illustration que les aspect lumineux provoqué par un contre-jour peut embellir une photo et renforcer son sens (ici lumière divine)
Astuce 3 : rééquilibrer la lumière de votre photo
Si le but est d’avoir, aussi bien des informations dans le contre-jour que sur le sujet en avant, il est alors nécessaire d’équilibrer les quantités de lumières sur les différentes zone de l’image. Pour ce faire, il suffit d‘apporter plus de lumière sur les zones naturellement sombres en utilisant tous les accessoires disponibles tel que des réflecteurs, des flashs ou d’autres sources d’éclairage comme des lampadaires, des lampes de chevet…
Une fois que la lumière est globalement équilibrée comme il vous convient, l’appareil n’a plus qu’à prendre la photo tout simplement.
Illustration de la compensation de la lumière en équilibrant la puissance du flash pour réaliser un portrait en contre-jour
Astuce 4 : les grands moyens s’appellent ici le HDR (High Dynamic Range)
Quand on n’a pas de sources disponibles assez puissantes pour compenser la lumière du contre-jour, ou que l’on souhaite préserver l’éclairage in-situ, il est alors possible de réaliser un assemblage de photos pour en produire une en HDR. Suivant vos appareils, il suffit d’utiliser l’option Backeting qui vous permettra de prendre plusieurs photo avec des expositions différentes du plus sous-exposée au plus sur-exposé.
Conseils :
poser votre appareil sur pied,
ou shooter en rafale avec l’option bracking activée
Voici trois exemples de photos HDR en conditions de contre-jour :
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo intérieur en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo intérieur et extérieure en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo extérieure en contre-jour.
En complément, voici d’autres explications en vidéo autour du même thème.
N’oubliez pas de laisser vos commentaires ou vos questions en dessous de cet article.
Vignette d'illustration de l'article concernant l'effet yeux rouges
Il n’est pas rare de constater, particulièrement lorsque nous utilisons un appareil photo avec le flash intégré, que nos amis ou des membres de notre famille ont les yeux rouges. Ceci est totalement normal du point de vue physique mais cependant pas tolérable du point de vue esthétisme. Je vais donc vous expliquer dans cet article comment et pourquoi ce phénomène se produit puis vous expliquer les astuces que nous pouvons mettre en oeuvre pour limiter ou éviter cet effet.
Pourquoi les yeux sont rouges en photographie
Comme nous pouvons le voir sur le schéma ci-dessous, nos yeux sont des globes que nous pouvons décrire succinctement en deux partie différentes en similitude avec nos appareils photo :
une partie que je qualifierai d’optique (ensemble cornée, pupille, iris et cristallin),
une partie que je qualifierai de capteur (la rétine et ses vaisseaux sanguins).
Illustration de la structure d’un œil pour expliquer le phénomène de l’effet yeux-rouges en photographie.
Lorsque nous sommes dans l’obscurité, notre œil a besoin de plus de quantité de lumière pour y voir. Pour ce faire, l’iris s’écarte pour augmenter la taille de la pupille.
C’est exactement le même principe avec notre appareil photo. Quand nous avons besoin de plus de lumière pour correctement exposer notre photo, nous ouvrons plus le diaphragme de notre objectif.
L’œil a donc bien régler son système optique pour faire ça. Par conséquent, plus de lumière vient éclairer la rétine de l’œil, c’est à dire le capteur. Nous voyons donc mieux.
Dans le cas du déclenchement d’un flash pour prendre notre photo, tout ce passe comme décrit précédemment, sauf que…
L’émission de l’intense de lumière du flash de l’appareil est tellement puissante et rapide que notre œil n’a pas le temps de réagir pour corriger son exposition en réduisant sa pupille.
Ceci engendre que la lumière qui entre dans l’œil éclaire tellement le fond de l’œil et se trouve alors comme inondé de lumière. Comme la rétine possède énormément de vaisseaux sanguins, la lumière réfléchie ressort alors colorée par la teinte de notre sang, c’est à dire rouge !
Notre appareil photo capte donc cette couleur au niveau des pupilles de notre modèle qui présente alors cet effet yeux-rouges !
Comment éviter les yeux rouges sur les photos
La compréhension du phénomène tel que décrit ci-dessous permet d’identifier les trois facteurs suivants à maîtriser pour éviter cet effet yeux-rouges :
la quantité de lumière,
la taille de la pupille,
l’angle de réflexion de la lumière.
Limiter la sur-quantité de lumière
Ici, il faut comprendre que si la quantité de lumière est excessive, celle-ci se reflétera trop fortement sur la rétine et plus la pupille sera dilatée et plus il est facile pour la lumière de ressortir de l’œil.
Nous pouvons donc agir ainsi :
limiter la puissance de votre flash directement sur votre appareil,
vous éloigner de votre sujet afin d’en réduire la puissance suivant la loi du carré inverse de la lumière,
diffuser votre lumière pour réduire la puissance lumineuse et limiter l’aspect directionnel des rayons.
Réduire la pupille pour limiter l’entrée de lumière dans l’œil
C’est sur ce facteur, que les fonctions anti yeux-rouges des appareils photo fonctionnent. Ici le but est d’émettre des pré flashs avant le flash de prise de vue afin de laisser le temps aux pupilles de se rétrécir.
Si l’environnement de la scène le permet, le fait d’augmenter la luminosité de l’environnement au maximum permettra de forcer l’œil à réduire naturellement sa pupille.
Positionner le flash correctement
La vraie problématique de yeux-rouges repose sur le fait que le reflet de la lumière du flash sur la rétine de l’œil est visible depuis l’objectif de l’appareil photo. Décaler la position du flash par rapport à l’axe œil/appareil photo, revient à décaler le reflet de manière à ce qu’il sorte du champ visuel de l’appareil.
Le schéma suivant illustre mon propos :
Illustration de l’influence de la position désaxée du flash sur l’effet yeux-rouges.
Comme nous le voyons sur l’illustration ci-dessus, les rayons lumineux d’un flash intégré après réflexion sur l’œil viennent frapper directement l’objectif et se trouvent donc dans l’image (rayon rouge). Par contre, avec l’usage d’un flash cobra, qui est lui beaucoup plus désaxé, a ses rayons de lumière réfléchis qui sortent du champ visuel de l’appareil (rayon bleu).
Nous n’avons donc quasiment jamais des photos présentant des yeux rouges avec les flashs cobras.
Comment corriger une photo qui a des yeux rouges
Dans Lightroom
Dans le logiciel Lightroom, il existe l’outil « correction des yeux rouges« . Il suffit de cliquer sur chacune des pupilles pour qu’elles deviennent noires. Ci-dessous, l’aperçu des paramètres de cet outil.
illustration de l’outil correction des yeux rouges de Lightroom.
Dans Photoshop
Dans Photoshop, il se trouve aussi un outil de correction des yeux rouges comme le montre l’image suivante :
A l’aide cet outil, vous avez juste à réaliser un cadre de sélection autour de la pupille pour que Photoshop corrige l’image. Les tests que j’ai personnellement effectués m’ont déçus, c’est pourquoi je vous propose ma méthode manuel suivante.
Illustration des étapes de correction des yeux rouges dans PhotoshopIllustration de l’empilage des calques de correction des yeux rouges
Comme vous pouvez le voir, j’ai réalisé l’opération en plusieurs étapes :
J’ai appliqué un calque de Teinte/Saturation dans lequel j’ai choisi de travailler uniquement sur les rouges et où j’ai totalement baissé la saturation et la luminosité.
Ensuite j’ai appliqué un calque courbe sur chacune des pupilles pour les foncer au bon niveau pour chacune d’elle.
Enfin j’ai renforcé l’éclat de lumière dans l’œil à droite pour raviver le regard en faisant un point blanc avec le pinceau.
Evidemment, l’ensemble de ces calques s’applique localement grâce aux masques de fusion que nous voyons sur la droite de chacun d’eux.
Bien équilibrer la puissance de son flash et la lumière ambiante.
Comme nous l’avons vu dans un article précédent, l’usage du flash peut aussi être très utile en plein jour. L’apport d’une lumière d’appoint permet de mieux équilibrer la photographie afin d’obtenir des résultats visuels différents. Dans cet article, nous allons voir ensemble comment bien équilibrer le flash et la lumière ambiante. Cette lumière d’appoint proviendra d’un flash réglé en mode TTL ou en mode manuel.
Quels sont les deux modes de fonctionnement principaux des flashs
Il existe deux modes pour utiliser son flash :
le mode automatique (mode TTL)
le mode manuel
Le mode TTL des flashs
Le mode TTL (Truth The Lens) est un mode de fonctionnement automatique du flash. De manière équivalente au posemètre de votre appareil, ce mode permet au flash d’adapter automatiquement le réglage de sa puissance afin qu’équilibrer la luminosité de la photo résultante.
Pour se faire, il mixte plusieurs paramètres dont les principaux sont :
iso,
ouverture,
vitesse d’exposition,
la distance de mise au point.
De plus, certains flashs émettent une séquence de pré-éclairs avant de prendre réellement la photo afin que le boitier puisse directement déterminer la juste puissance nécessaire du flash.
Le mode manuel
Le mode manuel utilise un seul paramètre pour son réglage : la fraction de sa puissance maximale. Elle est souvent exprimée par :
1/1 pour la pleine puissance
jusqu’à 1/128 pour la puissance la plus faible.
Quand utiliser le mode TTL ou le mode manuel pour équilibrer le flash et la lumière ambiante ?
La différence fondamentale entre le mode TTL et le mode manuel est la suivante.
Le mode manuel est une mesure de puissance absolue par rapport à la puissance d’éclairage maximal que le flash peut générer.
Le mode TTL est une mesure relative par rapport à la puissance d’éclairage jugée nécessaire par l »appareil photo pour éclairer correctement la scène.
Ces deux modes ont leur propre utilité en fonction des circonstances de la prise de vues.
Le mode manuel
L’aspect absolu du réglage manuel du ou des flashs permet une meilleure maîtrise de l’éclairage car le photographe modifie lui-même chacun des paramètres influents sur la qualité de la lumière produite. Pour rappel, je vous invite à lire ou relire l’article : Les 7 paramètres d’une source lumineuse
Ici l’avantage est que l’éclairage de la scène est totalement indépendant des réglages du boitier photo, de la distance de mise au point et surtout de la mesure du posemètre de l’appareil photo.
La contre-partie de ce choix, est qu’il est souvent nécessaire d’avoir bien plus de temps pour arriver à un réglage optimal.
Le mode TTL
Ce fonctionnement automatique permet de profiter du posemètre de l’appareil photo pour définir la puissance de l’éclairage nécessaire pour correctement éclairer la scène. Il ne reste alors plus qu’à indiquer au matériel si l’on souhaite que le flash éclaire plus ou moins fort la scène. Ce décalage s’exprime en IL, unité de luminosité équivalant à la fermeture d’un cran d’ouverture du diaphragme ou de la durée d’exposition.
L’avantage de ce mode est qu’il est beaucoup plus réactif quand la prise de vues doit être rapide. Ce qui est souvent le cas lors des reportages par exemple.
Cette fois-ci, la contre-partie est que le système peut être piégé de la même manière que votre boitier en mode automatique. Ça peut notamment être le cas lorsque la scène présente beaucoup de reflets spéculaires par exemple.
Comment régler son flash en mode TTL pour équilibrer sa puissance avec la lumière ambiante.
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Comme indiqué dans le titre de ce paragraphe, il y a deux types de lumière à distinguer :
la lumière ambiante
la lumière émise par le ou les flashs TTL
Le but du réglage est d’apporter le juste nécessaire de lumière artificielle pour éclairer les zones nécessaires sans dénaturer l’ambiance de la scène.
Comme évoqué plus haut, ici la référence de l’exposition de la photo correspond à celle définie par les paramètres déterminés par le boitier de l’appareil photo. Souvent, la puissance du flash ainsi déclenché est trop forte par rapport à l’équilibre lumineux de la scène. Dans ce cas, il est alors nécessaire d’indiquer au matériel de réduire la puissance du flash afin d’éclairer suffisamment les zones d’ombre pour mieux distinguer les détails mais sans pour autant dénaturer l’ambiance de la scène.
Pour illustrer mon propos, voici l’exemple d’une scène avec un fort contraste de luminosité. La photo a été uniquement prise en lumière naturelle. Il est clair que de nombreux détails de la scène sont manquants dans les zones sombres de l’image. Cependant, cet éclairage donne une certaine ambiance visuelle qui peut être plaisant au regard et évoque bien l’éclairage d’une fin d’après-midi.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité sans déclenchement du flash.
L’objectif du photographe est ici de déboucher les ombres afin de mettre en évidence les détails perdus dans les ombres.
Sur la photo suivante, une bonne part des détails sont bien apparus mais la puissance du flash n’ayant pas été corrigée par le photographe, le cliché à perdu de son ambiance. L’éclairage de fin d’après-midi est beaucoup moins bien rendu.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et sans compensation de sa puissance.
Cette fois-ci, sur cette dernière photo, la quantité de lumière d’appoint a été adaptée par le photographe. Il a réduit la puissance du flash de -1IL par rapport aux réglages précédents. Cette fois, l’ambiance lumineuse a bien été conservée tout en laissant apparaître assez de détail pour donner plus d’intérêt à la photographie.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et compensation de sa puissance à -1IL.
Pour information, voici à quoi ressemble le symbole de la commande de compensation du flash des appareils de la marque NIKON. Pour en savoir plus sur le mode opératoire de votre propre appareil, je vous renvoie lire votre manuel. N’utilisant pas d’appareil de la marque CANON, je vous invite aussi à vous référer à votre manuel.
Symbole de la commande de compensation du flash des appareils photo de marque Nikon.
Comment régler son flash en mode manuel pour équilibrer sa puissance avec la lumière ambiante.
Dans certaines conditions, il peut être intéressant de maîtriser l’ensemble des paramètres de la prise de vues. Ainsi, vous pourrez obtenir exactement le rendu que vous souhaitez sans laisser place au hasard. Pour ce faire, il faut passer votre boitier en mode manuel « M ».
Le mode opératoire se décompose en deux étapes :
réglez votre boitier pour une exposition correcte sans prendre en compte le flash,
réglez la puissance de votre flash par tâtonnement afin d’obtenir le rendu voulu.
Pour illustrer mon propos, je vais m’appuyer sur une scène en contre-jour.
Ici le but de l’exercice est de bien exposer le décor extérieur en même temps que l’intérieur. Cette première photo a été uniquement réalisée en réglant les paramètres de prise de vue pour correctement exposer la vue extérieure. On constate que les chaises à l’intérieur sont trop sombres et ne ressortent pas correctement.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre sans déclenchement du flash.
Pour compenser le manque le lumière intérieure, j’ai déclenché une première fois le flash à sa pleine puissance. Pour se faire, le flash est en manuel et j’ai saisi la puissance 1/1. On constate bien que les chaises sont bien éclairées mais l’ambiance globale de la photo ne semble pas naturelle. Ceci est dû au fait que la puissance du flash est trop forte.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/1.
Je décide donc de réduire de moitié la puissance du flash en saisissant une puissance de 1/2. Cette fois-ci, l’ensemble des paramètres souhaités sont corrects :
il y a bien des détails dans toute la photo
l’ambiance lumineuse semble naturelle.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/2.
A retenir
L’usage du flash est un atout à ne pas négliger car bien utilisé, il permet de réaliser des photographies plus riches en détails. Avec de l’entrainement, vous maîtriserez ces réglages de manière naturelle tout en sachant choisir le mode de réglage (TTL ou Manuel) le plus adapté à la situation de prise de vue rencontrées.
Maintenant c’est à vous de jouer et de revenir ici partager avec nous votre retour d’expérience afin que je puisse répondre à vos questions éventuelles. Surtout n’hésitez pas, je suis là pour ça.
Bien utiliser son flash est un réel besoin pour un photographe qui souhaite faire face à toute éventualité. Dans cet article, nous aborderons les avantages des flash cobra ainsi que les différents réglages disponibles.
Quand utiliser son flash
Les flash des appareils photo sont uniquement une source de lumière complémentaire. Il est donc primordiale de comprendre qu’ils ne seront jamais capable d’éclairer correctement une scène en tant que lumière principale.
Mais alors, pourquoi existent-ils ?
Dans de nombreuses circonstances, il est nécessaire d’apporter un complément de lumière à la scène pour correctement exposer la photo pour bien mettre en évidence son sujet. Les situations suivantes sont quelques unes des plus classiques :
déboucher les ombres trop fortes,
réduire le contraste d’une scène,
mettre en avant son sujet,
figer un mouvement ultra rapide,
reveler un sujet en mouvement au milieu de sa trainée de flou
…
Pour mieux illustrer ces exemples de situations, voici des aperçus sans/avec :
Illustration de l’usage du flash pour déboucher les ombres
Illustration de l’usage du flash pour réduire les contrastes
Illustration de l’usage du flash pour mettre en avant son sujet
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Avantage d’utiliser un flash cobra
Les flashs intégrés aux boitiers ont trois défauts essentiels car ils sont :
non orientables,
peu puissants,
trop proche de l’axe de l’objectif.
Non orientable
L’intéret de pouvoir orienter le flash est de pouvoir dirigier le flux de lumière. Ainsi, nous pouvons facilement canaliser la lumière vers une partie de la photo uniquement.
Un cas classique est la technique du bounceflash qui consiste à orienter la tête de son flash cobra vers un mur à coté du sujet de manière à ce que la lumière rebondisse dessus. Ceci engendre deux effets positifs :
La lumière semble provenir d’un coté, ce qui donne du modelé au sujet,
la surface du mur étant plus ample que la surface de la tête du flash, le sujet reçoit alors une lumière diffuse. Les ombres sur le modèle sont donc plus douces, ce qui est souvent plus flateur pour un portrait de femme par exemple.
Peu puissant
Les flashs intégrés sont souvent beaucoup moins puissant que les flashs cobra. Ce manque de puissance est notamment néphaste quand il s’agit de déboucher des ombres ou lors que l’on cherche à apporter de la lumière à une relative longue distance.
Pour rappel, la puissance de ces types de flash est exprimée avec le nombre guide GN. Pour plus d’information, je vous invite à relire l’article : Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse.
trop proche de l’axe de l’objectif
La conséquence de cet inconvénient, est la génération des célèbres yeux rouge. En effet, la lumière provenant des flashs positionnés directement face au modèle vient frapper les fonds de ses yeux qui refletent une lumière teintée en rouge par le sang.
Avec un flash cobra, vous n’aurez quasiment plus à vous soucier de ces aléas.
Quels sont les fonctionnalités d’un flash
Comme on vient de le voir, avoir un flash cobra est bien. Mais savoir s’en servir en sachant le régler c’est mieux. En fonction des appareils photo permettant d’accueillir un fash cobra, les options disponibles peuvent légérement différer. Voici la liste de celles que mon appareil me propose :
réglage de la puissance du flash de –3IL à + 1IL par rapport à l’exposition définie correcte par mon boitier,
option anti-yeux rouge,
déclenchement au second rideau,
désactivation du flash.
Il ne faut pas oublier non plus les options directement accéssibles sur le flash lui-même :
les différents modes (TTL, Manuel, GN),
la largeur du faiseau lumineux (étroit, standard et large),
le réglage du zoom, qui revient un peu au réglage de la largeur du faiseau précédent,
la possibilité de le déclencher à distance par détection de flash,
orientation de la tête,
ajout d’un diffuseur intégré,
ajout d’un filtre orange ou vert pour corriger la température de couleur.
Je vous invite donc à reprendre en main vos manuels afin de lister les options auxquelles vous avez accès avec votre matériel.
Dans les prochains articles, j’approfondirai plus la pratique et comment réellement maitriser tous ses réglages afin que vous puissiez les utiliser à bon escient pour réussir vos photos.
En photographie, le “matériau” le plus important est la lumière. Et pour cause, le terme “photographie” est composé :
du préfixe “photo-” qui signifie « lumière » ou « clarté »,
du suffixe “-graphie” qui signifie « peindre », « dessiner » ou « écrire ».
Photographier signifie donc “peindre avec la lumière”.
Ceci étant, il est donc essentiel de bien connaitre les paramètres de celle-ci afin de comprendre leurs effets dans une scène ou sur un sujet. Evidemment, l’étape suivante sera de jouer avec ceux-ci pour influer sur le rendu de l’image.
Les paramètres
Ces 7 paramètres sont les suivants :
l’intensité lumineuse de la source,
la température de couleur de la source (= la teinte de la source),
la polarité de la lumière,
la diffusion,
la taille apparente de la source (du point de vue du sujet éclairé),
la distance séparant la source lumineuse du sujet éclairé,
l’orientation de la source lumineuse par rapport au sujet et à l’observateur.
1. L’intensité
Il s’agit simplement de la puissance lumineuse de la source. Il existe plusieurs unités pour exprimer cette caractéristique en fonction du matériel utilisé.
Sur les ampoules classiques, on a longtemps utilisé le Watt (W),
Sur les nouvelles ampoules à LED, on utilise le Lumen,
Sur les flashcobra, on utilise le Nombre Guide (NG). Il est toujours exprimé pour 100Iso et une focale de 50mm en équivalent 24×36.
Sur les flash de studio, on utilise le Joule (J),
Dans tous les cas, plus la valeur est élevée et plus l’intensité est forte.
Le point le plus important à savoir est :
“L’intensité de la lumière se divise par le carré de la distance.”
Bon, pour être plus clair, rien de mieux qu’un exemple.
Supposons que vous êtes dans votre salon, la soirée est déjà tombée et grondent au loin quelques orages de fin d’été. Vous êtes en train de lire un livre passionnant sur la photographie. Pour ce faire, vous vous êtes confortablement installé dans votre fauteuil à coté d’une lampe de 25W à 1 mètre environ de votre livre.
Tout à coup, un claquement de tonnerre vous fait sursauter et au même instant, vous remarquez que l’ampoule de votre lampe vient de griller. Frustré de ne pas pouvoir continuer votre lecture comme avant, vous décidez de remplacer cette ampoule. Malheureusement, celle de rechange affiche 100W.
A quelle distance devez vous placer cette nouvelle ampoule pour retrouver le même éclairement que précédemment ?
Avec
D = distance livre / ampoule de 100W,
d = 1 m (distance livre / ampoule de 25W),
P25 = 25W (puissance de l’ampoule 25W),
P100 = 100W (puissance de l’ampoule 100W)
La réponse est D = 2m car P25 / d2 = 25W / (1m)2 = 100W / (2m)2 = 100W / 4.
Dit autrement, la puissance lumineuse est divisée par 4 (=22) quand on double sa distance la séparant de son sujet.
Rassurez vous, dans la vraie vie, on ne s’amuse pas à calculer ces chiffres. Nous regardons juste la luminosité de notre livre tout en déplaçant notre lampe jusqu’à ce que le rendu revienne comme avant.
Utilité :
Cette propriété est très pratique car elle permet de faire varier l’intensité d’une source lumineuse juste en la rapprochant ou en l’éloignant du sujet.
2. La température de couleur
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La température de couleur (TC) est exprimée en degré Kelvin (K). C’est la manière dont les photographes expriment précisément les différents niveaux de teinte que la lumière naturelle ou artificielle peut avoir.
On parlera de lumière chaude quand la couleur se rapprochera du jaune/rouge. TC < 6500K,
On parlera de lumière froide quand la couleur se rapprochera du bleu. TC > 6500K.
Pour information, la lumière du jour à midi sous le soleil est justement au alentour de 6500K (lumière dite “blanche”).
Cette gamme s’étendre couramment de 1500K (Lumière d’une bougie) à 10000K (lumière du ciel polaire).
Fig. 1 – Gamme de la température de couleur de la lumière
Mais attention au vocabulaire !
Comme on peut le remarquer ci-dessus, une lumière chaude est caractérisée par une faible température de couleur et inversement, une lumière froide est caractérisée par une forte température de couleur. Cela peut prêter à confusion.
Pour illustrer cette propriété, il suffit de penser aux illuminations les soirs en ville comme l’image suivante :
Fig. 2 – mise en évidence des différences de température de couleur entre la lumière froide du ciel et les lumières chaudes des éclairages urbains.
Utilité :
Ce comportement permet d’apporter du contraste à une image et développer des ambiances particulière.
3. La polarité
Du point de vue physique, la lumière est une oscillation électromagnétique ! Ouah ! mais quel est ce charabia ?
D’une certaine manière, on peut imaginer la lumière comme étant des petits éléments, les photons, qui se déplacent en hélicoïdale (comme si leur trajectoire suivait le fil d’un ressort).
La figure ci-dessous représente ce que nous verrions sur nous regardions dans l’axe du “ressort”.
Fig. 3 – Schématisation du mouvement d’un photon en fonction de la polarité
Quand la lumière est polarisée, c’est comme si les photons pouvaient se déplacer uniquement suivant une direction définie, soit verticalement, soit horizontalement. Tant que le photon oscille au moins sur un axe, il y a de la lumière. Dans le cas où il est bridé dans 2 directions perpendiculaires, le photon n’est plus capable d’osciller. Par conséquent, il n’y a plus de lumière.
Mais comment faire pour polariser la lumière. Il y a deux façons :
Par rebond sur une surface polarisante. C’est typiquement le cas d’un écran à cristaux liquides.
A travers un filtre polarisant. C’est le cas des verres de certaines lunettes de soleil.
Utilité :
En photo de paysage, un filtre polarisant permet de supprimer une partie des reflets de la lumière du soleil. Les deux conséquences principales sont la saturation des couleurs et de mieux voir à travers les vitres ou la surface de l’eau.
En photo de studio, il est possible de mieux gérer les reflets spéculaires de certains matériaux comme le plastique par exemple.
4. La diffusion
Comme vous devez certainement le savoir, la lumière se déplace en ligne droite à notre échelle. Cela signifie que tous les rayons lumineux d’une source de lumière éclairent radialement dans toutes les directions depuis celle-ci jusqu’à ce qu’ils heurtent une surface.
Plusieurs possibilités peuvent se produire en fonction du matériau de l’objet heurté :
La lumière peut être réfléchie. C’est le cas extrême du miroir.
La lumière peut être absorbé. C’est le cas d’une surface noir et opaque.
La lumière peut être transmise. C’est le cas des matériaux transparents.
La lumière peut être diffusée. C’est ce dernier cas qui nous intéresse dans ce chapitre.
Fig. 4 – Schémas de principe de la Réflexion, Absorption et Transmission
La diffusion est la réaction de la lumière quand elle heurte une matière translucide à la différence de transparent. Concrètement quelle est la différence entre les deux phénomènes ?
Commençons par le plus simple. Un matériau transparent permet de voir à travers en nous permettant de bien distinguer les formes et les couleurs des objets derrières. Ceci est possible, car ce type de matériau dévie très peu les rayons de la lumière. L’image est transmise avec peu de déformation.
Maintenant, les matériaux translucides. Ils sont souvent moins purs et leur structure interne plus chaotique. C’est comme si chaque rayon pénétrait un peu la matière. Une partie de sa lumière est réfléchie dans une autre direction alors que le reste continue son chemin. Ces deux nouveaux rayons (internes à la matière) rencontrent alors d’autres aspérités et le phénomène se répète. Si l’intensité de la source lumineuse initiale est assez forte, des rayons lumineux arrivent néanmoins à ressortir de cet objet translucide.
Dans ce cas, l’image transmise est complètement brouillée au point de simplement illuminer l’objet translucide.
Fig. 5 – Schéma de la diffusion de la lumière
Utilité :
La diffusion est particulièrement utilisée pour transformer une source de lumière ponctuelle en source large. (cf. chapitres suivants)
5. La taille “apparente”
Régler la lumière en photographie signifie le plus souvent arranger le rendu des ombres de la scène. En effet, il n’y a pas de volume dans une image sans ombre. L’autre terme largement utilisé en photo est “Le modelé” de la scène.
Seule la taille de la source apparente par rapport au sujet influe sur le rendu des ombres. Il existe 2 types de rendu :
Les ombres aux bords très marqués dites “dur”,
Les ombres aux bords flous dites “douce”.
Fig. 6 – présentation des ombres « dures » et « douces »
Fig. 7 – Schémas des rayons d’une source lumineuse dure ou douce
Comme nous l’avons déjà dit au chapitre précédent, les rayons lumineux se déplacent en ligne droite radialement depuis leur source.
Sur le schéma de gauche, nous sommes en présence d’une source lumineuse très petite assimilable à un point unique. De ce fait tous les rayons émanant de ce point ne peuvent attendre la surface du sol masquée par l’objet. La transition de l’ombre est donc bien distincte (Figure 6, image de gauche).
Sur le schéma de droite, la source de lumière est très large est déborde même de l’objet. Sa surface peut être assimilée à une infinité de sources ponctuelles dont quelques unes sont représentées. On constate alors qu’une plus grande surface du sol est éclairée. La transition de l’ombre est donc progressive en dégradé (Figure 6, image de droite).
Utilité :
Ce phénomène est très intéressant pour modeler les ombres sur un portrait par exemple. Le cas classique est d’utiliser des sources larges pour apporter de la douceur dans un portrait de femme. A l’inverse, on utilisera des sources ponctuelles pour renforcer les caractères viriles d’un portrait masculin.
6. La distance lumière / sujet
Nous avons déjà vu 5 paramètres importants. Le sixième est un paramètre particulier car il est le lien entre 2 paramètres que nous avons déjà abordés. Ceux sont les suivants :
Intensité,
Taille apparente.
En effet dans le premier chapitre, nous avons vu que l’intensité lumineuse évolue en fonction de la distance.
Mais il ne faut pas oublier que la taille apparente de la source se réduit aussi avec la distance.
En pratique, cela fonctionne comme ce qui suit.
La plupart des sources lumineuses en photographie sont réglables en intensité à l’aide d’un potentiomètre. Quand nous avons cette option à disposition, nous sommes “les rois du monde” !
Méthode
Il suffit simplement
de régler le rendu des ombres (dur ou douce) en fixant la distance de la source de lumière par rapport au sujet,
de compenser la perte de luminosité par le réglage de l’intensité via ce fameux potentiomètre. Et le tour est joué !
Mais vous me direz peut-être :
“Moi, je n’ai pas de matériel sophistiqué ! Alors comment je peux faire si je n’ai pas la possibilité de régler l’intensité ?”
L’astuce est la suivante. il suffit d’intercaler un matériaux diffusant entre la source et le sujet. Car l’effet de diffusion élargira la surface d’éclairement de la source. Dans l’exemple suivant, j’ai juste utilisé une feuille de papier sulfurisé de cuisine qui résiste bien à la chaleur d’une ampoule allumée.
Fig. 8 – Modification de la taille d’une source lumineuse par un matériau diffusant
Utilité :
Permet simplement de régler le modelé des ombres et/ou la puissance lumineuse.
7. L’ orientation de la source
Pour ce dernier point, l’objectif est d’orienter les ombres de manière à les projeter dans la direction la plus adaptée à notre besoin.
Plutôt qu’un long discours, une mosaïque d’image sera plus compréhensible. Les flèches jaunes indique la direction de l’éclairage. Sur la figure du centre, l’éclairage est directement de face.
Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière
Utilité :
La position de la lumière par rapport au sujet permet de donner du caractère au sujet et d’en révéler les volumes.