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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Pose longue : Quand, Comment, Pourquoi

Quand utiliser la pose longue ?

Manque de lumière

C’est la première situation à laquelle un photographe est amené à utiliser la pose longue. En effet, comme expliqué dans l’article à propos de l’exposition d’une photo, il est important que le capteur enregistre suffisamment de lumière pour produire une image correctement exposée.

Lorsque les conditions de prises de vue ne permettent pas d’avoir assez de lumière pour prendre une photo classiquement à main levée, il peut devenir nécessaire de recourir à la pose longue.

Pour rappel, le but est d’augmenter le temps de remplissage de la bassine suffisamment pour qu’elle soit remplie au niveau adéquate.

Montrer le mouvement

A partir d’ici, nous entrons dans l’aspect créatif de la photographie. En effet, au-delà de simplement prendre une scène correctement exposée, nous souhaitons en plus montrer le mouvement d’un sujet.

Augmenter le temps de pose, permet alors d’ajouter du flou au niveau des éléments mobiles par rapport au boîtier de l’appareil photo. Plus le temps de pose est long et plus le flou est intense. De manière extrême, il est même possible de tellement flouter un élément qu’il peut totalement être effacé de la photo.

Dans cette catégorie, plusieurs types d’éléments peuvent être considérés :

  • Les lumières mobiles (phares des voitures, lumières de manèges, étoiles, …)
  • Les fluides comme l’eau (rivières, vagues, cascades, pluie, …)
  • Les type aérosols (les nuages, les fumées, la poussière, …)
  • Les objets (les trains, les voitures, les vélos, les mécanismes, les aiguilles d’une montre, …)
Photographie de cascades en pose longue
Photographie de cascades en pose longue

Light painting

Il s’agit d’une technique particulière qui consiste apporter à manuellement de la lumière à la scène. Deux cas de figure existent :

  • Déplacer une source lumineuse directement dans le cadre. Le trajet parcouru ainsi est enregistré par l’appareil photo et donne réellement l’impression d’avoir écrit avec de la lumière.
  • Éclairer un sujet à l’aide de différentes sources lumineuse telles que des lampes torches, ou des flashes déclenchés manuellement.
Photo exemple de la technique du light Painting.
Photo exemple de la technique du light Painting.

Figer le mouvement par déclenchement d’un flash

Enfin, pour enregistrer des phénomènes ultra rapide, dite photo à haute vitesse, le photographe peut compter sur la vitesse de la lumière plutôt que sur la vitesse d’obturation de son boîtier.

L’idée est donc de régler le boîtier de manière à ce qu’il ne soit pas capable d’enregistrer l’environnement de la scène sans l’apport complémentaire de lumière d’un flash déclenché au moment opportun.

Cette technique est classiquement utilisée pour photographier :

  • les gouttes d’eau,
  • les insectes en vol,
  • les ballons remplis d’eau qui éclatent,
  • les verres qui cassent,
Illustration de l'usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.

Comme nous venons de le voir, la pose longue est utile dans de nombreux cas de figure. Maîtriser celle-ci est aussi une base à acquérir si l’on souhaite allez plus loin dans les dernières techniques telles que le light painting, ou les photos à haute vitesse.

Les points sensibles à prendre en compte en pose longue

Derrière tout ce que nous avons évoqué jusqu’à présent, il y a toujours le triangle de l’exposition car, quels que soient nos réglages, le but est d’obtenir une image correctement exposée.

Triangle de l’exposition

Dans le cas de la pose longue, le paramètre primordial est la durée d’exposition qui se veut longue. Il est alors nécessaire de contre-balancer la quantité de lumière en ajustant les deux autres paramètres du triangle qui sont l’ouverture et le réglage de la sensibilité ISO. Comme, la durée peut être très longue, il est souvent nécessaire alors de beaucoup fermé de diaphragme et de baisser les ISO au maximum.

Filtres

Mais pas seulement, il ne faut pas oublier le matériau de base à toute photographie : la LUMIÈRE !

C’est pourquoi, il existe des filtres limitant le passage de la lumière, appelé filtre ND. Classiquement, nous trouvons sur le marché les filtres de puissances différentes suivants :

  • ND2
  • ND4
  • ND8
  • ND400
  • ND1000

Le nombre qui suit les lettres ND indique par combien la quantité de lumière est divisée.

Par exemple, un ND400 divise par 400 la quantité de lumière. Donc si sans filtre votre appareil indique f/8, iso100 à 1/100s, avec le ND400, vous obtiendrez la même exposition avec les réglages f/8, iso100 à 1/100s x 400 = 4 secondes.

Stabilité

Enfin, qui dit durée d’exposition longue dit aussi risque de flou de bougé du boîtier. Il est donc super important d’être très stable par rapport aux éléments que vous souhaitez nets dans votre image.

Matériels idéals

Nous savons donc maintenant quels sont les paramètres importants pour ce type de prise de vue.

Le boîtier

Le boîtier lui-même est important, car en fonction de l’appareil que vous utiliserez vous aurez plus ou moins de latitude sur le réglage de durée d’exposition.

  • Les compacts proposeront classiquement jusqu’à 4 secondes de temps de pose max
  • Les bridges jusqu’à 30 secondes,
  • Les réflexes jusqu’à 30 secondes, mais peut être aussi l’option pose-B voire Pose-T

Pour info :

  • pose-B : avec cette option, temps que vous restez appuyé sur le déclencheur, la photo continue de se prendre
  • pose-T : avec cette option, vous appuyez une fois sur le déclencheur pour lancer la photo, et vous appuyer une seconde fois pour stopper la photo.

Sur les modèles Reflex, vous pouvez aussi avoir la fonctionnalité de verrouillage du miroir qui vous permettra de vous affranchir des micro-vibration engendrées lors de son mouvement à la prise de vue.

Une dernière fonctionnalité que tous les appareils possèdent et qui peut vous peut vous dépanner, c’est la fonction retardateur. Grasse à celle-ci, vous n’engendrerez pas de vibration lors de l’appui sur le déclencheur.

Je vous invite donc à consulter votre manuel pour savoir quelles sont les possibilités de votre matériel.

Trépied photo

Le pied photo est le meilleur ami du photographe qui pratique la pose longue. Si votre matériel n’est pas stable lors de la prise de vue, tous vos efforts seront directement ruinés. C’est pourquoi un solide trépied avec bien sûr une rotule costaud sont extrêmement pratique pour réaliser finement vos cadrages. Vous ne serez donc pas contraint de composer en fonction des supports naturellement à disposition autour de vous.

Télécommande

Une télécommande filaire est aussi un accessoire très utile. Elle vous permettra de déclencher votre photo au bon moment. Ce qui n’est pas vraiment possible par l’usage du retardateur.

Son autre avantage est qu’elles ont quasiment toute la possibilité de bloquer leur déclencheur en position appuyé. Ceci est très utile pour utiliser la fonction Pose-B. Sans quoi, bonjour les crampes aux pousses 😉

Filtres ND

Comme déjà évoqué plus haut ces filtres sont très utiles pour palier à la problématique de trop de lumière.

Lors de leur achat, je vous invite à ne pas prendre des entrées de gamme, car les premiers prix engendrent souvent des problématiques d’introduction de dominante de couleur vers les magenta. Cela risquerait de dénaturer votre scène.

Comment régler son appareil ?

Nous y voilà. Après toutes ses explications pour comprendre les phénomènes et autres conseils, comment devons nous nous y prendre pour faire notre photo.

1. Choix du point de vue

Comme la plupart du temps, vous utiliserez un trépied, je vous conseille de d’abord bien estimer votre meilleur cadrage avant de le mettre en place. Çà vous évitera ainsi des manipulation encombrante avec l’ensemble boîtier-trépied avec de forts risques de chute ou de heurt. En plus, vous gagnerez un temps certain que vous pourrai alors mettre à profit pour la suite des manipulations.

2. Mode manuel conseillé

Personnellement, je vous conseille fortement d’utiliser le mode manuel de votre appareil si possible. En voici les raisons :

  • Quoi qu’il arrive, avec ce type de prise de vue, vous avez forcement le temps de faire vos réglages, c’est donc une très bonne occasion de vous rendre compte que ce fameux « mode manuel » n’est pas si compliqué que ça.
  • Ensuite, pour démystifier l’affaire, tous les appareils ont un indicateur d’exposition qui vous indique si vous être sur ou sous-exposé par rapport à ce que votre boîtier ferait comme réglage lui-même. Vous ne partez donc pas au hasard.
  • Si vous utilisez un filtre ND assez fort, la plupart du temps votre boitier ne saura plus faire la mesure correcte de l’exposition. Dans ce cas-là, le plus simple, notamment avec nos appareils numériques, est de procéder par des tests successifs. Pour ceux qui seraient plus « puristes », vous pourrez quand même y arriver en vous basant sur le calcul de la durée d’exposition comme expliqué précédemment.

3. Mise au point

Deux situations sont possibles : avec ou sans filtre.

  • Dans ce cas où vous n’avez pas besoin de filtre, il se peut que votre appareil puisse réaliser sa mise au point via l’autofocus. Si ce n’est pas le cas, procédez comme si vous aviez un filtre ND.
  • Dans le cas où vous utilisez un filtre ND, la plupart du temps, l’autofocus n’est pas capable de fonctionner correctement. Dans ce cas, vous devrez réaliser votre mise au point avant de monter le filtres, via l’autofocus ou manuellement. C’est d’ailleurs inévitable avec l’usage de filtre ND400 ou ND1000.

4. Verrouillage du miroir

5. Déclenchement de l’appareil par la télécommande ou via l’option retardateur

photo de vagues en pose longue de 30 secondes.
photo de vagues en pose longue de 30 secondes.

Trucs et astuces complémentaires

Cumule de filtres ND

Il faut savoir que les filtres ND peuvent être cumulés entre eux. Dans ce cas, le résultat de leur efficacité revient à multiplier les nombres. Par exemple, un ND2 plus un ND4 seront équivalent à un ND8.

Le seul bémol à cela est que plus vous en empilerez, plus vous risquez de faire apparaître du vignettage. Cette astuce a donc sa limite.

Filtre polarisant

Il faut aussi savoir que naturellement un filtre polarisant réduit d’environ un stop la quantité de lumière entrante. Cela pourrait éventuellement vous rendre service un jour.

Mise au point manuelle par la visée écran

Une bonne pratique pour réaliser une mise au point précise manuellement est d’utiliser la visée écran. En effet, la plupart des appareils permettent de zoomer fortement sur l’aperçu de manière à ce que vous puissiez voir facilement votre point de netteté. Bien sûr cette technique est plus pratique boîtier fixé sur trépied.

J’espère vous avoir apporter toutes les informations nécessaires pour que vous puissiez vous essayer à cette pratique. N’hésitez pas à revenir partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous.

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4 astuces pour gérer les photos en contre-jour

On entend un peu tout et son contraire à propos des photos en contre-jour. Certains en raffolent, d’autres déconseillent fortement de se retrouver dans cette situation. Je ne le répéterai jamais assez, mais dans le domaine de la créativité, il ne faut jamais se censurer mais l’important est de savoir pourquoi on fait tel ou tel choix.

 

Astuces 1 : Limiter le contre-jour dans le cadre de votre photo

La problématique du contre-jour est qu’il y a énormément de lumière qui provient du fond de la scène à photographier. Techniquement, cette situation engendre la plupart du temps une photo sous-exposée sur notre sujet.

La raison à cela est que nos appareils photos sont paramétrés de manière à exposer les photos sur la base d’un niveau de luminosité moyen équivalent à un gris à 18%.

Ce système fonctionnement correctement pour des scènes où les écarts de luminosités sont compatibles avec la plage dynamique du capteur. Autrement dit, quand le capteur a moyen d’enregistrer l’ensemble des informations : des plus sombres aux plus claires.

Malheureusement, c’est rarement le cas en présence d’un contre-jour où souvent une source de lumière est incluse dans le cadre de la photo. Dans une telle circonstance, le capteur ne pourra pas enregistrer l’ensemble des informations et le boitier fera le choix qu’il lui semblera le plus évident mais qui ne sera pas forcement le votre.

Il faut comprendre que le boitier, en fonction du mode de mesure de lumière sur lequel il est paramétré, interprétera toujours sur la base d’une moyenne de luminosité mais avec une pondération différente. Ici, je vais rester dans le cas les plus courant de la mesure matricielle qui prend donc en compte de manière équivalente l’ensemble du cadre de la photo.

Ainsi, plus les zones claires de la photo seront étendues et plus l’appareil compensera en sous-exposant l’ensemble. C’est ainsi que les détails dans l’ombre des sujets se retrouvent bouchés.

Ici l’astuce consiste à cadrer plus serré sur le sujet dans le but de réduire l’étendue des zones trop claires. L’appareil sous-exposera alors moins l’image et vous retrouverez des détails visible dans les ombres.

Illustration de l'exposition dans le cas d'un cadrage large d'un contre-jour
Illustration de l’exposition dans le cas d’un cadrage large d’un contre-jour
Illustration de l'exposition dans le cas d'un cadrage serré d'un contre-jour
Illustration de l’exposition dans le cas d’un cadrage serré d’un contre-jour

 

Astuce 2 : profiter de ce contre-jour pour donner une ambiance à votre photo

Pour réaliser des images créatives, il est très intéressant de mettre en avant les effets lumineux d’un contre jour dans le but de donner un ambiance à la photo. Dans ce cas, le but est de profiter au maximum des effets lumineux pour embellir la photo. Pour ce faire, il faut ajuster son cadrage pour placer au bon endroit les rayons de lumière.

Voici l’illustration de ce propos :

Illustration que les aspect lumineux provoqué par un contre-jour peut embellir une photo et renforcer son sens (ici lumière divine)
Illustration que les aspect lumineux provoqué par un contre-jour peut embellir une photo et renforcer son sens (ici lumière divine)

 

Astuce 3 : rééquilibrer la lumière de votre photo

Si le but est d’avoir, aussi bien des informations dans le contre-jour que sur le sujet en avant, il est alors nécessaire d’équilibrer les quantités de lumières sur les différentes zone de l’image. Pour ce faire, il suffit d‘apporter plus de lumière sur les zones naturellement sombres en utilisant tous les accessoires disponibles tel que des réflecteurs, des flashs ou d’autres sources d’éclairage comme des lampadaires, des lampes de chevet…

Une fois que la lumière est globalement équilibrée comme il vous convient, l’appareil n’a plus qu’à prendre la photo tout simplement.

Pour bien équilibrer la puissance de votre flash, je vous invite à lire ou relire l’article : Flash et lumière ambiante : comment régler l’équilibre

 

Illustration de la compensation de la lumière en équilibrant la puissance du flash pour réaliser un portrait en contre-jour
Illustration de la compensation de la lumière en équilibrant la puissance du flash pour réaliser un portrait en contre-jour

 

Astuce 4 : les grands moyens s’appellent ici le HDR (High Dynamic Range)

Quand on n’a pas de sources disponibles assez puissantes pour compenser la lumière du contre-jour, ou que l’on souhaite préserver l’éclairage in-situ, il est alors possible de réaliser un assemblage de photos pour en produire une en HDR. Suivant vos appareils, il suffit d’utiliser l’option Backeting qui vous permettra de prendre plusieurs photo avec des expositions différentes du plus sous-exposée au plus sur-exposé.

Conseils :

  • poser votre appareil sur pied,
  • ou shooter en rafale avec l’option bracking activée

Voici trois exemples de photos HDR en conditions de contre-jour :

Illustration de capacité d'un traitement HDR sur une photo intérieur en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo intérieur en contre-jour.

 

Illustration de capacité d'un traitement HDR sur une photo intérieur et extérieure en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo intérieur et extérieure en contre-jour.

 

Illustration de capacité d'un traitement HDR sur une photo extérieure en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo extérieure en contre-jour.

 

 

En complément, voici d’autres explications en vidéo autour du même thème.

N’oubliez pas de laisser vos commentaires ou vos questions en dessous de cet article.

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Comment éviter les yeux rouges sur les photos

Il n’est pas rare de constater, particulièrement lorsque nous utilisons un appareil photo avec le flash intégré, que nos amis ou des membres de notre famille ont les yeux rouges. Ceci est totalement normal du point de vue physique mais cependant pas tolérable du point de vue esthétisme. Je vais donc vous expliquer dans cet article comment et pourquoi ce phénomène se produit puis vous expliquer les astuces que nous pouvons mettre en oeuvre pour limiter ou éviter cet effet.

Pourquoi les yeux sont rouges en photographie

Comme nous pouvons le voir sur le schéma ci-dessous, nos yeux sont des globes que nous pouvons décrire succinctement en deux partie différentes en similitude avec nos appareils photo :

  • une partie que je qualifierai d’optique (ensemble cornée, pupille, iris et cristallin),
  • une partie que je qualifierai de capteur (la rétine et ses vaisseaux sanguins).
Illustration de la structure d'un œil pour expliquer le phénomène de l'effet yeux-rouges en photographie.
Illustration de la structure d’un œil pour expliquer le phénomène de l’effet yeux-rouges en photographie.

Lorsque nous sommes dans l’obscurité, notre œil a besoin de plus de quantité de lumière pour y voir. Pour ce faire, l’iris s’écarte pour augmenter la taille de la pupille.

C’est exactement le même principe avec notre appareil photo. Quand nous avons besoin de plus de lumière pour correctement exposer notre photo, nous ouvrons plus le diaphragme de notre objectif.

L’œil a donc bien régler son système optique pour faire ça. Par conséquent, plus de lumière vient éclairer la rétine de l’œil, c’est à dire le capteur. Nous voyons donc mieux.

Dans le cas du déclenchement d’un flash pour prendre notre photo, tout ce passe comme décrit précédemment, sauf que…

L’émission de l’intense de lumière du flash de l’appareil est tellement puissante et rapide que notre œil n’a pas le temps de réagir pour corriger son exposition en réduisant sa pupille.

Ceci engendre que la lumière qui entre dans l’œil éclaire tellement le fond de l’œil et se trouve alors comme inondé de lumière. Comme la rétine possède énormément de vaisseaux sanguins, la lumière réfléchie ressort alors colorée par la teinte de notre sang, c’est à dire rouge !

Notre appareil photo capte donc cette couleur au niveau des pupilles de notre modèle qui présente alors cet effet yeux-rouges !

Comment éviter les yeux rouges sur les photos

La compréhension du phénomène tel que décrit ci-dessous permet d’identifier les trois facteurs suivants à maîtriser pour éviter cet effet yeux-rouges :

  • la quantité de lumière,
  • la taille de la pupille,
  • l’angle de réflexion de la lumière.

Limiter la sur-quantité de lumière

Ici, il faut comprendre que si la quantité de lumière est excessive, celle-ci se reflétera trop fortement sur la rétine et plus la pupille sera dilatée et plus il est facile pour la lumière de ressortir de l’œil.

Nous pouvons donc agir ainsi :

  • limiter la puissance de votre flash directement sur votre appareil,
  • vous éloigner de votre sujet afin d’en réduire la puissance suivant la loi du carré inverse de la lumière,
  • diffuser votre lumière pour réduire la puissance lumineuse et limiter l’aspect directionnel des rayons.

Réduire la pupille pour limiter l’entrée de lumière dans l’œil

  • C’est sur ce facteur, que les fonctions anti yeux-rouges des appareils photo fonctionnent. Ici le but est d’émettre des pré flashs avant le flash de prise de vue afin de laisser le temps aux pupilles de se rétrécir.
  • Si l’environnement de la scène le permet, le fait d’augmenter la luminosité de l’environnement au maximum permettra de forcer l’œil à réduire naturellement sa pupille.

Positionner le flash correctement

La vraie problématique de yeux-rouges repose sur le fait que le reflet de la lumière du flash sur la rétine de l’œil  est visible depuis l’objectif de l’appareil photo. Décaler la position du flash par rapport à l’axe œil/appareil photo, revient à décaler le reflet de manière à ce qu’il sorte du champ visuel de l’appareil.

Le schéma suivant illustre mon propos :

Illustration de l'influence de la position désaxée du flash sur l'effet yeux-rouges.
Illustration de l’influence de la position désaxée du flash sur l’effet yeux-rouges.

Comme nous le voyons sur l’illustration ci-dessus, les rayons lumineux d’un flash intégré après réflexion sur l’œil viennent frapper directement l’objectif et se trouvent donc dans l’image (rayon rouge). Par contre, avec l’usage d’un flash cobra, qui est lui beaucoup plus désaxé, a ses rayons de lumière réfléchis qui sortent du champ visuel de l’appareil (rayon bleu).

Nous n’avons donc quasiment jamais des photos présentant des yeux rouges avec les flashs cobras.

Comment corriger une photo qui a des yeux rouges

Dans Lightroom

Dans le logiciel Lightroom, il existe l’outil « correction des yeux rouges« . Il suffit de cliquer sur chacune des pupilles pour qu’elles deviennent noires. Ci-dessous, l’aperçu des paramètres de cet outil.

illustration de l'outil correction des yeux rouges de Lightroom.
illustration de l’outil correction des yeux rouges de Lightroom.

Dans Photoshop

Dans Photoshop, il se trouve aussi un outil de correction des yeux rouges comme le montre l’image suivante :

Illustration de l'outil anti-yeux rouge de photoshop

A l’aide cet outil, vous avez juste à réaliser un cadre de sélection autour de la pupille pour que Photoshop corrige l’image. Les tests que j’ai personnellement effectués m’ont déçus, c’est pourquoi je vous propose ma méthode manuel suivante.

Illustration des étapes de correction des yeux rouges dans Photoshop
Illustration des étapes de correction des yeux rouges dans Photoshop
Illustration de l'empilage des calques de correction des yeux rouges
Illustration de l’empilage des calques de correction des yeux rouges

Comme vous pouvez le voir, j’ai réalisé l’opération en plusieurs étapes :

  • J’ai appliqué un calque de Teinte/Saturation dans lequel j’ai choisi de travailler uniquement sur les rouges et où j’ai totalement baissé la saturation et la luminosité.
  • Ensuite j’ai appliqué un calque courbe sur chacune des pupilles pour les foncer au bon niveau pour chacune d’elle.
  • Enfin j’ai renforcé l’éclat de lumière dans l’œil à droite pour raviver le regard en faisant un point blanc avec le pinceau.

Evidemment, l’ensemble de ces calques s’applique localement grâce aux masques de fusion que nous voyons sur la droite de chacun d’eux.

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OUI on peut progresser en photographie avec son smartphone

Pour progresser en photographie, vous n’êtes pas obliger de posséder un matériel photo hors de commun, votre smartphone vous aidera déjà beaucoup. Dans le domaine de la photographie, bien connaitre les limites techniques des smartphones, vous permet de bien utiliser ces appareils. De plus, leurs contraintes techniques sont des atouts essentiels pour développer votre  regard photographique et votre créativité.

Les limites techniques des appareils photos des smartphones

Quasiment, tous les ans, les fabricants de smartphone vantent les évolutions technologiques du tout dernier né de leurs catalogues. L’appareil photo est l’une des fonctionnalités qui évolue le plus avec des avancées majeures sur la qualité des photos produites.

Cependant, où en sommes nous à l’heure actuelle.

La faible taille du capteur

Par définition, un smartphone devant être facilement transportable, les caractéristiques de poids et de tailles sont primordiales. La contrepartie à cela, est que les capteurs des appareils photos doivent impérativement rester très petits.

Mais voilà ! Qui dit faible taille, implique faible lumière venant impacter les photos-sites du capteur. La sensibilité de ceci est donc très médiocre encore aujourd’hui.

Bruit numérique

La principale conséquence technique de la faible taille du capteur est la génération de beaucoup de bruit numérique. Les solutions apportées par les constructeurs sont des traitements de réduction du bruit par logiciels intégrés.

Malgré tous leurs efforts, ces traitements sont beaucoup trop destructifs pour avoir une qualité d’image correcte en faible lumière.

Mode automatique

Enfin, l’accessibilité aux paramètres de prise de vue de l’appareil photo en mode manuel n’est quasiment pas possible sur la majorité des smartphones. Ainsi, nous sommes limités aux fonctionnalités automatiques de l’appareil sans pouvoir avoir une totale maitrise des paramètres de prise de vue.

Autres limitations diverses

Nous pourions ajouter à ces trois points précédents tout une liste d’autres fonctionnalités manquantes par rapport à un réflex numérique. Nous pouvons rapidement citer ces quelques autres :

  • Pas de griffe pour ajouter un flash,
  • Pas de possibilité de changer d’objectif
  • Zoom numérique ou très limité…

Arrivé à ce stade de la lecture de mon article, peut-être que vous commencez à vous poser des questions de le réel intérêt à utiliser cet outil. La réponse est développée ci-dessous.

Pourquoi utiliser l’appareil photo de son smartphone ?

Une très grande partie de la population possède un smartphone. Pour information, en juin 2016, 71% de la population française de plus de 15 ans possédait un smartphone contre 64% en juin 2015.

Au fur et à mesure des avancées technologiques, ces équipements disposent d’un appareil photo de plus en plus sophistiqué avec une qualité d’image grandissante.

Quelques soient vos propres avis qualitatifs, il y a néanmoins de réels avantages à utiliser les smartphones.

Un appareil photo toujours avec vous

L’avantage le plus intéressant est que votre smartphone ne vous quitte quasiment jamais. Grâce à lui, vous n’avez plus le désagrément de vous dire : « Mince, il y a une superbe lumière et je n’ai pas d’appareil photo avec moi !!! ».

Dans de nombreux livres de formation à la photographie, les formateurs écrivent que l’une des clés pour faire de bonnes photos est d’avoir son appareil toujours à portée de main. Avec les smartphones, ouvrez votre poche, et vous être prêt !

Illustration qu'avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant éphémère comme un arc-en-ciel.
Illustration qu’avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant éphémère comme un arc-en-ciel.
Illustration qu'avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant dit décisif.
Illustration qu’avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant dit décisif.
Illustration d'une prise de vue fait au bon moment avec son smartphone.
Illustration d’une prise de vue fait au bon moment avec son smartphone.

Post-traiter ses photos

Une quantité colossale des photos produites dans le monde est pour l’usage des réseaux sociaux ou globalement pour Internet. Par effet de mode, volonté de se différencier ou par choix purement esthétiques ou artistiques, la majorité de celles-ci sont retouchées. Les applications, de type d’Instagram, ont d’ailleurs grandement influencé les utilisateurs grâce à leurs filtres automatiques utilisables de manière extrêmement simple.

Nous trouvons aussi de plus en plus de grand nom des logiciels de retouche photo qui développent des applications de retouche pour smartphone. Dernière, c’est Adobe qui a adapté son logiciel Lightroom CC pour répondre à ce besoin.

Votre smartphone est donc, non seulement un appareil photo, mais il est aussi un ordinateur pour retoucher vos clichés !

Réalisez-vous que c’est une réelle révolution d’avoir tout ça dans le fond de sa poche pour seulement quelques grammes (et malheureusement aussi pour plusieurs centaines d’euros pour l’achat de l’appareil bien sûr…)

Transformer les contraintes techniques en moteur de la créativité

On ne le répétera jamais assez :

« C’est sous la contrainte que l’on progresse… »

Cette phrase est essentielle dans le processus de créativité. En effet, c’est en sortant de sa zone de confort que nous sommes obligés de nous dépasser, d’aller plus loin ou de réfléchir à des solutions nouvelles. Bref, d’être créatif !

Vivez ces contraintes comme des forces et des opportunités pour aller plus loin.

Alors,

  • « non», vous ne ferez pas toutes les sortes de photos.
  • « non », certaines conditions de prise de vue ne seront pas exploitables facilement.

Mais,

  • « oui», vous aurez toujours moyen de pendre en photo votre scène.
  • et surtout « OUI », vous pourrez faire de bonnes photos avec votre smartphone.

La créativité avant tout

De nos jours avec l’omniprésence de la photographie , il est de plus en plus important de se différencier des autres photographes pour qu’elles soit remarquées.

Ici, pas de solution miracle et pas particulièrement du côté de la technologie. Il faut avoir des idées créatives !! Quand on se souvient d’une photographie c’est parce qu’on se souvient de son message car il nous a touché d’une manière ou d’une autre.

Il faut donc se creuser les méninges !

Venez découvrir dans l'article à propos des contrastes, le processus de créativité qui se cache derrière cette photo.
Venez découvrir dans l’article à propos des contrastes, le processus de créativité qui se cache derrière cette photo en cliquant sur la photo.

La photographie c’est de la lumière

Comme nous l’avons vu plus haut, les smartphones ne sont pas performants en faible lumière. Mais n’oubliez pas que l’une des compétences des photographes est justement de savoir modeler la lumière. Dans ce cas, apportez de la lumière avec des accessoires supplémentaires et improvisez une sorte de setup studio pour quand même faire votre photographie.

Profitez pour prendre du plaisir au passage. On se sent réellement photographe dans ce type de situation. Alors ne laissez pas passer cette occasion de “briller” en société (avec un mauvais jeux de mot…).

Illustration d'une nature-morte réalisé avec un simple smartphone sans retouche.
Illustration d’une nature-morte réalisé avec un simple smartphone sans retouche.

Rappelez-vous, il y a quelques années

Avec l’accélération des technologies, nous nous sommes laissé embourber dans notre confort où les solutions viennent à nous alors qu’il y a quelques années il fallait aller les chercher nous-même.

Par exemple, à l’époque des films argentiques les sensibilités iso étaient très limités et aller au-delà de 800iso frôlait déjà les limites des usages standards.

Alors, voilà, commençons à nous remettre en cause nous-même et revenons à nos basiques.

« La photo, c’est le photographe qui la fait et non l’appareil »

Autant, nous avons du mal à s’entendre dire « ah c’est normal que tu fais de belles photos, tu as vu l’appareil que tu as ! », autant avec notre smartphone c’est bien à nous d’assumer notre réel savoir-faire !

Voici le lien vers une série de vidéo YouTube de DigitalRevTV qui illustre mon propos.

Illustration qu'une photo de smartphone est suffisante pour un traitement vintage.
Illustration qu’une photo de smartphone est suffisante pour un traitement vintage.

Retoucher ses photos c’est bien

Revenons à aujourd’hui.

La majorité des filtres et rendus des photos qui sont appréciés aujourd’hui font écho aux rendus « anciens ». C’est ce que nous appelons fréquemment le rendu « vintage ».

Pour ce type de rendu, pas besoin d’un appareil dernier cri. De manière générale, plus le rendu de l’image est « pourri » et mieux c’est. J’en ai pour preuve la suite de plugin gratuite Google Nik Collection. Cette suite permet de donner de nombreux rendus vintages à vos photos.

Illustration de l'apport positif d'une retouche simple pour qu'une photo de smartphone soit plus intéressante.
Illustration de l’apport positif d’une retouche simple pour qu’une photo de smartphone soit plus intéressante.
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La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Utiliser son flash cobra de manière créative

Bien utiliser son flash est un réel besoin pour un photographe qui souhaite faire face à toute éventualité. Dans cet article, nous aborderons les avantages des flash cobra ainsi que les différents réglages disponibles.

Quand utiliser son flash

Les flash des appareils photo sont uniquement une source de lumière complémentaire. Il est donc primordiale de comprendre qu’ils ne seront jamais capable d’éclairer correctement une scène en tant que lumière principale.

Mais alors, pourquoi existent-ils ?

Dans de nombreuses circonstances, il est nécessaire d’apporter un complément de lumière à la scène pour correctement exposer la photo pour bien mettre en évidence son sujet. Les situations suivantes sont quelques unes des plus classiques :

  • déboucher les ombres trop fortes,
  • réduire le contraste d’une scène,
  • mettre en avant son sujet,
  • figer un mouvement ultra rapide,
  • reveler un sujet en mouvement au milieu de sa trainée de flou

Pour mieux illustrer ces exemples de situations, voici des aperçus sans/avec :

Illustration de l'usage du flash pour déboucher les ombres
Illustration de l’usage du flash pour déboucher les ombres

 

Illustration de l'usage du flash pour réduire les contrastes
Illustration de l’usage du flash pour réduire les contrastes

 

Illustration de l'usage du flash pour mettre en avant son sujet
Illustration de l’usage du flash pour mettre en avant son sujet

 

Illustration de l'usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.

Avantage d’utiliser un flash cobra

Les flashs intégrés aux boitiers ont trois défauts essentiels car ils sont :

  • non orientables,
  • peu puissants,
  • trop proche de l’axe de l’objectif.

Non orientable

L’intéret de pouvoir orienter le flash est de pouvoir dirigier le flux de lumière. Ainsi, nous pouvons facilement canaliser la lumière vers une partie de la photo uniquement.

Un cas classique est la technique du bounceflash qui consiste à orienter la tête de son flash cobra vers un mur à coté du sujet de manière à ce que la lumière rebondisse dessus. Ceci engendre deux effets positifs :

  • La lumière semble provenir d’un coté, ce qui donne du modelé au sujet,
  • la surface du mur étant plus ample que la surface de la tête du flash, le sujet reçoit alors une lumière diffuse. Les ombres sur le modèle sont donc plus douces, ce qui est souvent plus flateur pour un portrait de femme par exemple.

Peu puissant

Les flashs intégrés sont souvent beaucoup moins puissant que les flashs cobra. Ce manque de puissance est notamment néphaste quand il s’agit de déboucher des ombres ou lors que l’on cherche à apporter de la lumière à une relative longue distance.

Pour rappel, la puissance de ces types de flash est exprimée avec le nombre guide GN. Pour plus d’information, je vous invite à relire l’article : Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse.

trop proche de l’axe de l’objectif

La conséquence de cet inconvénient, est la génération des célèbres yeux rouge. En effet, la lumière provenant des flashs positionnés directement face au modèle vient frapper les fonds de ses yeux qui refletent une lumière teintée en rouge par le sang.

Avec un flash cobra, vous n’aurez quasiment plus à vous soucier de ces aléas.

Quels sont les fonctionnalités d’un flash

Comme on vient de le voir, avoir un flash cobra est bien. Mais savoir s’en servir en sachant le régler c’est mieux. En fonction des appareils photo permettant d’accueillir un fash cobra, les options disponibles peuvent légérement différer. Voici la liste de celles que mon appareil me propose :

  • réglage de la puissance du flash de –3IL à + 1IL par rapport à l’exposition définie correcte par mon boitier,
  • option anti-yeux rouge,
  • déclenchement au second rideau,
  • désactivation du flash.

Il ne faut pas oublier non plus les options directement accéssibles sur le flash lui-même :

  • les différents modes (TTL, Manuel, GN),
  • la largeur du faiseau lumineux (étroit, standard et large),
  • le réglage du zoom, qui revient un peu au réglage de la largeur du faiseau précédent,
  • la possibilité de le déclencher à distance par détection de flash,
  • orientation de la tête,
  • ajout d’un diffuseur intégré,
  • ajout d’un filtre orange ou vert pour corriger la température de couleur.

Je vous invite donc à reprendre en main vos manuels afin de lister les options auxquelles vous avez accès avec votre matériel.

Dans les prochains articles, j’approfondirai plus la pratique et comment réellement maitriser tous ses réglages afin que vous puissiez les utiliser à bon escient pour réussir vos photos.

A très bientôt pour la suite de ce vaste sujet.

Catégories
Photomontage et post-traitement

Venez découvrir les paramètres clés du photomontage

Définition

Un photomontage est la création d’une image dont l’aspect général ressemble à une photographie, mais qui est issue de l’assemblage de plusieurs autres images.

Les images sources peuvent être de 2 types :

  • des photographies,
  • des images de synthèse au rendu photo-réaliste.

Photomontage vs Photo

Le principal intérêt d’un photomontage par rapport à une prise de vue réelle est la possibilité d’ajouter des effets spéciaux de façon relativement facile. C’est à dire avec le minimum de ressources (argent, participant, décor, frais de déplacement…)

Il en découle donc naturellement que cette pratique permet d’accéder à un niveau de créativité sans limite pour illustrer la plus farfelue, étrange ou surprenante des images que nous pourrions imaginer dans nos esprits.

Règles du jeux

Pour bien réaliser un photomontage, il est nécessaire de reproduire de façon artificielle les phénomènes physiques qui entrent en jeu dans la vraie vie.

Pour vous aider à comprendre ceux-ci, je vous expose ci-dessous les différents aspects à prendre en compte pour bien assembler vos photos sources.

Les cohérences techniques

Comme nous l’avons vu dans la définition, le principe du photomontage est d’assembler plusieurs images différentes. Il est alors nécessaire de bien les sélectionner de manière à ce quelles soient au maximum cohérentes entre elles.

Nous allons donc voir, chacun des paramètres importants à prendre en compte lors de cette sélection afin de faciliter l’intégration des éléments initialement indépendants qui formeront l’image finale.

La lumière

Comme quasiment tout le monde sait, la photographie est réalisée à la base avec de la lumière. Il est donc absolument nécessaire que l’ensemble de la scène soit beignée dans la même lumière.

Il existe 7 paramètres définissant la lumière. Plus nous saurons reconnaître ceux-ci et plus facilement nous saurons faire notre sélection d’images.

De plus dans le cas où vous souhaitez réaliser les prises de vue spécifiques, il sera d’autant important d’apprendre à les maîtriser pour recréer les éclairages nécessaires.

Pour en apprendre plus sur ce sujet, je vous invite à lire l’article :

Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse

La perspective

L’un des paramètres important influant sur le rendu d’une photographie est la longueur focale. En effet, celle-ci, associée à la distance de prise de vue, modifie particulièrement la représentation de la perspective d’une scène.

En adaptant la distance boitier/sujet pour que le sujet reste visuellement de même taille, nous pouvons rapidement résumer l’effet ainsi :

  • courte focale = angle de vue très large = accentuation de la perspective
  • longue focale = angle de vue très étroit = perspective “écrasée” ou réduite
Effet de zooming pour illustrer la modification de la perspective en fonction de la longueur focale.
Effet de zooming pour illustrer la modification de la perspective en fonction de la longueur focale.

Une astuce pour faciliter la recherche de photo compatible et de rechercher cette information dans les données EXIF de vos photos.

La netteté

En fonction du réglage de l’ouverture du diaphragme de l’objectif, l’image produite présentera plus ou moins de flou de profondeur de champ.

Quand on réalise un assemblage, il est important que les différents éléments constituant l’image globale respecte ses niveaux de netteté. Ainsi, il sera nécessaire de flouter un personnage si d’aventure, on l’ajoutait dans un fond flou de par la profondeur de champ.

Pour mieux maîtriser cet aspect, je vous invite à lire l’article :

Ouverture du diaphragme, comment la régler

Les couleurs

Les couleurs d’une photo proviennent habituellement de la température de couleur des sources lumineuses éclairant la scène. Il est donc nécessaire de prendre en considération ce paramètre afin que le photomontage semble naturel.

Mon astuce pour ce faire est de neutraliser les balances de couleur de chaque image source afin que l’ensemble garde une homogénéité lors de l’assemble. C’est seulement une fois que le montage est terminé que j’applique les dominances de couleurs nécessaires à l’ambiance globale. De cette manière, la colorimétrie est bien uniforme pour la scène.

Illustration générale de la gestion de la colorimétrie d'un photomontage.
Illustration générale de la gestion de la colorimétrie d’un photomontage.

Les cohérences visuelles

Il faut savoir que dans la vraie vie, chaque objet agit sur ses voisins avec la lumière. Les phénomènes listés en suivants sont à recréer pour bien intégrer les éléments rajoutés.

Les types d’ombre

Il en existe deux grands types :

  • les ombres propres
  • les ombres portées

Les ombres propres correspondent aux ombres présentes directement sur l’objet, alors que les ombres portées sont celles projetées par l’objet sur un autre.

De manière générale, les ombres propres permettent de rendre le volume de l’objet et les ombres portées aident à intégrer l’objet dans son environnement.

Illustration des ombres propres sur divers objets.
Illustration des ombres propres sur divers objets.
Illustration des ombres portées de divers objets.
Illustration des ombres portées de divers objets.

Colorisation des ombres portées

Il est aussi important de prendre conscience que les ombres sont colorées. En effet, bien quelles soient sombres, elles revoient par réflexion la teinte de l’objet en question ainsi que la teinte de la source de lumière.

Illustration de la colorisation des ombres par la lumière indirecte.
Illustration de la colorisation des ombres par la lumière indirecte.

Colorisation des ombres portées par diffusion de la lumière

Si l’objet a un matériau translucide, la lumière qui passe à travers celui-ci, prend la même teinte. La conséquence et que l’ombre devient ainsi colorée.

Illustration de la colorisation des ombres par la diffusion de la lumière.
Illustration de la colorisation des ombres par la diffusion de la lumière.

Colorisation par la lumière indirecte

A l’opposée de l’ombre se trouvent les surfaces éclairées et lumineuses. Il faut savoir qu’une partie de la lumière qui éclaire ces surfaces, rebondissent pour éclairer des objets adjacents avec une petite modification. En effet, cette lumière, dite “indirecte”, se trouve alors teintée de la couleur de l’objet sur lequel la lumière a rebondi.

Pour recréer ce phénomène, s’il entre en jeu significativement dans votre scène, il faut teinter les ombres de façon adéquate.

Illustration de la colorisation des ombres par la lumière indirecte.
Illustration de la colorisation des ombres par la lumière indirecte.

Colorisation par les reflets

De façon extrême, quand la réflexion de la lumière est totale, il y a apparition de reflet. Ceci est particulièrement le cas pour certains matériaux bien lisses et polis. Il est donc important d’intégrer l’image reflétée là où il se doit.

Illustration de la colorisation des reflets.
Illustration de la colorisation des reflets.

La profondeur

Une photographie est une représentation en deux dimensions d’une scène en trois dimensions. Il est donc important de comprendre comment cette troisième dimension est mise en valeur dans une photo. Ainsi, vous serez alors capable de simuler ces phénomènes à bon escient.

Il existe 2 phénomènes principaux :

  • la perte de contraste avec la distance
  • la perte de saturation avec la distance

Ils sont particulièrement visibles en paysage où l’horizon s’estompe progressivement.

Physiquement, ce phénomène est dû aux particules présentent dans l’atmosphère et qui filtrent et diffusent les rayons lumineux. Un cas extrême est le brouillard.

Les outils disponibles

Retouche photo

  • Photoshop (la référence sur le marché payant)
  • Gimp (le petit frère gratuit)

Images de synthèse

Aide à la prise de vue

Matériel photo de base

  • appareil photo numérique
  • un pied photo
  • des éclarages déportés
  • des modeleurs de lumière
Catégories
Créativité, propulseur de motivation... Technique photo ou comment se servir de son matériel

L’exposition, faire-valoir de la créativité

Ce que l’on appelle l’exposition en photographie est le fait que le rendu de l’image en termes de luminosité correspond à l’ambiance que l’on souhaite rendre de la scène photographiée. J’insiste bien sur les termes “que l’on souhaite rendre”. En effet, la décision du photographe concernant le niveau d’exposition de sa photo est un acte créatif à part entière. Je rappelle que ce sont vos choix qui apporteront de la créativité à vos photos et vous démarquera des autres photographes.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet.

L’exposition

Nous avons plusieurs choix possibles en fonction de ce que le photographe souhaite transmettre. Afin d’être le plus compréhensible possible, je vais illustrer mes propos suivant trois ambiances lumineuses différentes. Une scène dont l’éclairage réel est sombre, une dont l’éclairage est standard et une autre où l’éclairage est clair. Pour chacune de ces conditions, je vais vous montrer comment le choix de l’exposition peut modifier le rendu.

Scène 1 : condition en faible luminosité

Fig. 1 - Trois expositions dans une ambiance d'éclairage sombre
Fig. 1 – Trois expositions dans une ambiance d’éclairage sombre

Scène 2 : condition en luminosité standard

Fig. 2 - Trois expositions dans une ambiance d'éclairage standard
Fig. 2 – Trois expositions dans une ambiance d’éclairage standard

Scène 3 : condition en forte luminosité

Fig. 3 - Trois expositions dans une ambiance d'éclairage fort
Fig. 3 – Trois expositions dans une ambiance d’éclairage fort

L’ensemble de ces exemples permet donc d’expliquer qu’il est tout à fait possible de choisir un rendu quelles que soient les conditions réelles.

Attention à l’automatisme des appareils

J’attire cependant votre attention sur le piège de l’automatisme des appareils photo. Effectivement, à la différence du photographe, l’appareil n’a pas l’intelligence pour réellement reconnaître l’ambiance d’une scène. Le choix par défaut qui est programmé dans tous les appareils et de retranscrire une scène comme si elle était éclairée avec une luminosité standard.

Pour être un peu plus technique, on dit que l’appareil équilibre l’exposition pour un gris moyen à 18% de réflexion de lumière. Ce taux de 18% est la valeur du niveau de gris des chartes graphiques standard en photographique. Nous pouvons les utiliser pour nous aider à exposer  de façon standard nos photos et neutraliser la balance des couleurs. Nous aborderons ce dernier point dans un autre article.

Maintenant que nous savons ce qu’est une bonne exposition (= celle choisie par le photographe), apprenons à techniquement la mettre en oeuvre.

Le triangle de l’exposition

Sur tous les appareils photo, il y a 3 paramètres réglables qui permettent d’obtenir l’exposition souhaitée pour notre photo :

  • la sensibilité ISO,
  • l’ouverture du diaphragme,
  • la durée de pose.

Le principe est le suivant :

“Plus la surface sensible de l’appareil photo reçoit de la lumière, plus celle-ci est claire.”

L’analogie avec le remplissage d’une bassine d’eau est la manière la plus classique d’illustrer le phénomène pour le comprendre.

Posons les associations suivantes :

  • la quantité de lumière =  à la quantité d’eau,
  • la sensibilité ISO = la taille de la bassine,
  • l’ouverture du diaphragme = niveau d’ouverture du robinet d’eau,
  • la durée de pose = la durée pendant laquelle, on remplie d’eau la bassine,
  • et enfin, le niveau d’exposition donc la clarté de l’image = la hauteur d’eau à atteindre dans la bassine.

Cas n°1 :

La taille de la bassine est standard. Pour remplir celle-ci, nous choisissons d’ouvrir faiblement le robinet (f/8). Pour remplir la bassine au niveau d’exposition demandé, il est alors nécessaire de laisser couler l’eau plus longtemps (8”).

Fig. 4 - Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose long
Fig. 4 – Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose long

Cas n°2 :

La taille de la bassine est standard. Pour remplir celle-ci, nous choisissons d’ouvrir fortement le robinet (f/4). Pour remplir la bassine au même niveau demandé, il est alors nécessaire de laisser couler l’eau beaucoup moins longtemps (2”).

Fig. 5 - Exposition avec une grande ouverture et un temps de pose court
Fig. 5 – Exposition avec une grande ouverture et un temps de pose court

Cas n°3 :

Cette fois-ci, nous souhaitons avoir une faible ouverture du robinet et un temps de remplissage court. Il est donc nécessaire de changer de bassine afin de réduire le volume d’eau nécessaire pour attendre cette même hauteur d’eau.

Fig. 6 - Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose court et une forte sensibilité ISO
Fig. 6 – Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose court et une forte sensibilité ISO

Infinité de combinaisons

Pour un niveau d’éclairement défini d’une scène réelle, il existe donc une multitude de réglages équivalents permettant d’obtenir la même exposition. En voici quelques exemples :

Fig. 7 - Exemples de réglage de prise de vue pour un même éclairage d'une scène
Fig. 7 – Exemples de réglage de prise de vue pour un même éclairage d’une scène

Evolution de la quantité de lumière

Dès que l’on change un seul des paramètres, la quantité de lumière de la photographie évolue de la manière suivante :

  • Chaque changement de colonne vers la droite diminue par 2 la quantité de lumière.
  • Chaque changement de colonne vers la gauche multiplie par 2 la quantité de lumière.
Fig. 8 - Tableau de valeurs standard pour chacun des trois paramètres de l'exposition
Fig. 8 – Tableau de valeurs standard pour chacun des trois paramètres de l’exposition

A vous de jouer

La théorie étant connue, maintenant il faut l’intégrer. Alors je vous incite à étudier le manuel de votre appareil photo. Apprenez comment modifier ces trois paramètres puis sortez faire des photos. Entraînez-vous et n’hésitez pas à revenir ici pour poser vos éventuelles questions afin que je puisse vous répondre et mieux vous guider.

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La Lumière, c'est quoi ?

Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse

 

Importance de la lumière

En photographie, le “matériau” le plus important est la lumière. Et pour cause, le terme “photographie” est composé :

  • du préfixe “photo-” qui signifie « lumière » ou « clarté »,
  • du suffixe “-graphie” qui signifie « peindre », « dessiner » ou « écrire ».

Photographier signifie donc “peindre avec la lumière”.

Ceci étant, il est donc essentiel de bien connaitre les paramètres de celle-ci afin de comprendre leurs effets dans une scène ou sur un sujet. Evidemment, l’étape suivante sera de jouer avec ceux-ci pour influer sur le rendu de l’image.

Les paramètres

Ces 7 paramètres sont les suivants :

  1. l’intensité lumineuse de la source,
  2. la température de couleur de la source (= la teinte de la source),
  3. la polarité de la lumière,
  4. la diffusion,
  5. la taille apparente de la source (du point de vue du sujet éclairé),
  6. la distance séparant la source lumineuse du sujet éclairé,
  7. l’orientation de la source lumineuse par rapport au sujet et à l’observateur.

1. L’intensité

Il s’agit simplement de la puissance lumineuse de la source. Il existe plusieurs unités pour exprimer cette caractéristique en fonction du matériel utilisé.

    • Sur les ampoules classiques, on a longtemps utilisé le Watt (W),
    • Sur les nouvelles ampoules à LED, on utilise le Lumen,
    • Sur les flash cobra, on utilise le Nombre Guide (NG). Il est toujours exprimé pour 100Iso et une focale de 50mm en équivalent 24×36.
    • Sur les flash de studio, on utilise le Joule (J),

Dans tous les cas, plus la valeur est élevée et plus l’intensité est forte.

Le point le plus important à savoir est :

“L’intensité de la lumière se divise par le carré de la distance.”

Bon, pour être plus clair, rien de mieux qu’un exemple.

Supposons que vous êtes dans votre salon, la soirée est déjà tombée et grondent au loin quelques orages de fin d’été. Vous êtes en train de lire un livre passionnant sur la photographie. Pour ce faire, vous vous êtes confortablement installé dans votre fauteuil à coté d’une lampe de 25W à 1 mètre environ de votre livre.

Tout à coup, un claquement de tonnerre vous fait sursauter et au même instant, vous remarquez que l’ampoule de votre lampe vient de griller. Frustré de ne pas pouvoir continuer votre lecture comme avant, vous décidez de remplacer cette ampoule. Malheureusement, celle de rechange affiche 100W.

A quelle distance devez vous placer cette nouvelle ampoule pour retrouver le même éclairement que précédemment ?

Avec

  • D = distance livre / ampoule de 100W,
  • d = 1 m (distance livre / ampoule de 25W),
  • P25 = 25W (puissance de l’ampoule 25W),
  • P100 = 100W (puissance de l’ampoule 100W)

La réponse est D = 2m car P25 / d2 = 25W / (1m)2 = 100W / (2m)2 = 100W / 4.

Dit autrement, la puissance lumineuse est divisée par 4 (=22) quand on double sa distance la séparant de son sujet.

Rassurez vous, dans la vraie vie, on ne s’amuse pas à calculer ces chiffres. Nous regardons juste la luminosité de notre livre tout en déplaçant notre lampe jusqu’à ce que le rendu revienne comme avant.

Utilité :

Cette propriété est très pratique car elle permet de faire varier l’intensité d’une source lumineuse juste en la rapprochant ou en l’éloignant du sujet.

2. La température de couleur

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La température de couleur (TC) est exprimée en degré Kelvin (K). C’est la manière dont les photographes expriment précisément les différents niveaux de teinte que la lumière naturelle ou artificielle peut avoir.

  • On parlera de lumière chaude quand la couleur se rapprochera du jaune/rouge. TC < 6500K,
  • On parlera de lumière froide quand la couleur se rapprochera du bleu. TC > 6500K.
  • Pour information, la lumière du jour à midi sous le soleil est justement au alentour de 6500K (lumière dite “blanche”).
  • Cette gamme s’étendre couramment de 1500K (Lumière d’une bougie) à 10000K (lumière du ciel polaire).

Température de couleur
Fig. 1 – Gamme de la température de couleur de la lumière

Mais attention au vocabulaire !

Comme on peut le remarquer ci-dessus, une lumière chaude est caractérisée par une faible température de couleur et inversement, une lumière froide est caractérisée par une forte température de couleur. Cela peut prêter à confusion.

Pour illustrer cette propriété, il suffit de penser aux illuminations les soirs en ville comme l’image suivante :

Prague à l'heure bleue
Fig. 2 – mise en évidence des différences de température de couleur entre la lumière froide du ciel et les lumières chaudes des éclairages urbains.

Utilité :

Ce comportement permet d’apporter du contraste à une image et développer des ambiances particulière.

3. La polarité

Du point de vue physique, la lumière est une oscillation électromagnétique ! Ouah ! mais quel est ce charabia ?

D’une certaine manière, on peut imaginer la lumière comme étant des petits éléments, les photons, qui se déplacent en hélicoïdale (comme si leur trajectoire suivait le fil d’un ressort).

La figure ci-dessous représente ce que nous verrions sur nous regardions dans l’axe du “ressort”.

Schématisation du mouvement d'un photon en fonction de la polarité
Fig. 3 – Schématisation du mouvement d’un photon en fonction de la polarité

Quand la lumière est polarisée, c’est comme si les photons  pouvaient se déplacer uniquement suivant une direction définie, soit verticalement, soit horizontalement. Tant que le photon oscille au moins sur un axe, il y a de la lumière. Dans le cas où il est bridé dans 2 directions perpendiculaires, le photon n’est plus capable d’osciller. Par conséquent, il n’y a plus de lumière.

Mais comment faire pour polariser la lumière. Il y a deux façons :

  • Par rebond sur une surface polarisante. C’est typiquement le cas d’un écran à cristaux liquides.
  • A travers un filtre polarisant. C’est le cas des verres de certaines lunettes de soleil.

Utilité :

En photo de paysage, un filtre polarisant permet de supprimer une partie des reflets de la lumière du soleil. Les deux conséquences principales sont la saturation des couleurs et de mieux voir à travers les vitres ou la surface de l’eau.

En photo de studio, il est possible de mieux gérer les reflets spéculaires de certains matériaux comme le plastique par exemple.

4. La diffusion

Comme vous devez certainement le savoir, la lumière se déplace en ligne droite à notre échelle. Cela signifie que tous les rayons lumineux d’une source de lumière éclairent radialement dans toutes les directions depuis celle-ci jusqu’à ce qu’ils heurtent une surface.

Plusieurs possibilités peuvent se produire en fonction du matériau de l’objet heurté :

  • La lumière peut être réfléchie. C’est le cas extrême du miroir.
  • La lumière peut être absorbé. C’est le cas d’une surface noir et opaque.
  • La lumière peut être transmise. C’est le cas des matériaux transparents.
  • La lumière peut être diffusée. C’est ce dernier cas qui nous intéresse dans ce chapitre.

Comportements de la lumière
Fig. 4 – Schémas de principe de la Réflexion, Absorption et Transmission

La diffusion est la réaction de la lumière quand elle heurte une matière translucide à la différence de transparent. Concrètement quelle est la différence entre les deux phénomènes ?

Commençons par le plus simple. Un matériau transparent permet de voir à travers en nous permettant de bien distinguer les formes et les couleurs des objets derrières. Ceci est possible, car ce type de matériau dévie très peu les rayons de la lumière. L’image est transmise avec peu de déformation.

Maintenant, les matériaux translucides. Ils sont souvent moins purs et leur structure interne plus chaotique. C’est comme si chaque rayon pénétrait un peu la matière. Une partie de sa lumière est réfléchie dans une autre direction alors que le reste continue son chemin. Ces deux nouveaux rayons (internes à la matière) rencontrent alors d’autres aspérités et le phénomène se répète. Si l’intensité de la source lumineuse initiale est assez forte, des rayons lumineux arrivent néanmoins à ressortir de  cet objet translucide.

Dans ce cas, l’image transmise est complètement brouillée au point de simplement illuminer l’objet translucide.

Comportement de la lumière
Fig. 5 – Schéma de la diffusion de la lumière

Utilité :

La diffusion est particulièrement utilisée pour transformer une source de lumière ponctuelle en source large. (cf. chapitres suivants)

5. La taille “apparente”

Régler la lumière en photographie signifie le plus souvent arranger le rendu des ombres de la scène. En effet, il n’y a pas de volume dans une image sans ombre. L’autre terme largement utilisé en photo est “Le modelé” de la scène.

Seule la taille de la source apparente par rapport au sujet influe sur le rendu des ombres. Il existe 2 types de rendu :

  • Les ombres aux bords très marqués dites “dur”,
  • Les ombres aux bords flous dites “douce”.

ombre-dure-douce
Fig. 6 – présentation des ombres « dures » et « douces »

taille_source_lumineuse
Fig. 7 – Schémas des rayons d’une source lumineuse dure ou douce

Comme nous l’avons déjà dit au chapitre précédent, les rayons lumineux se déplacent en ligne droite radialement depuis leur source.

Sur le schéma de gauche, nous sommes en présence d’une source lumineuse très petite assimilable à un point unique. De ce fait tous les rayons émanant de ce point ne peuvent attendre la surface du sol masquée par l’objet. La transition de l’ombre est donc bien distincte (Figure 6, image de gauche).

Sur le schéma de droite, la source de lumière est très large est déborde même de l’objet. Sa surface peut être assimilée à une infinité de sources ponctuelles dont quelques unes sont représentées. On constate alors qu’une plus grande surface du sol est éclairée. La transition de l’ombre est donc progressive en dégradé (Figure 6, image de droite).

Utilité :

Ce phénomène est très intéressant pour modeler les ombres sur un portrait par exemple. Le cas classique est d’utiliser des sources larges pour apporter de la douceur dans un portrait de femme. A l’inverse, on utilisera des sources ponctuelles pour renforcer les caractères viriles d’un portrait masculin.

6. La distance lumière / sujet

Nous avons déjà vu 5 paramètres importants. Le sixième est un paramètre particulier car il est le lien entre 2 paramètres que nous avons déjà abordés. Ceux sont les suivants :

  • Intensité,
  • Taille apparente.

En effet dans le premier chapitre, nous avons vu que l’intensité lumineuse évolue en fonction de la distance.

Mais il ne faut pas oublier que la taille apparente de la source se réduit aussi avec la distance.

En pratique, cela fonctionne comme ce qui suit.

La plupart des sources lumineuses en photographie sont réglables en intensité à l’aide d’un potentiomètre. Quand nous avons cette option à disposition, nous sommes “les rois du monde” !

Méthode

Il suffit simplement

  1. de régler le rendu des ombres (dur ou douce) en fixant la distance de la source de lumière par rapport au sujet,
  2. de compenser la perte de luminosité par le réglage de l’intensité via ce fameux potentiomètre. Et le tour est joué !

Mais vous me direz peut-être :

“Moi, je n’ai pas de matériel sophistiqué ! Alors comment je peux faire si je n’ai pas la possibilité de régler l’intensité ?”

L’astuce est la suivante. il suffit d’intercaler un matériaux diffusant entre la source et le sujet. Car l’effet de diffusion élargira la surface d’éclairement de la source. Dans l’exemple suivant, j’ai juste utilisé une feuille de papier sulfurisé de cuisine qui résiste bien à la chaleur d’une ampoule allumée.

Modification de la taille d'une source lumineuse par un matériau diffusant
Fig. 8 – Modification de la taille d’une source lumineuse par un matériau diffusant

Utilité :

Permet simplement de régler le modelé des ombres et/ou la puissance lumineuse.

7. L’ orientation de la source

Pour ce dernier point, l’objectif est d’orienter les ombres de manière à les projeter dans la direction la plus adaptée à notre besoin.

Plutôt qu’un long discours, une mosaïque d’image sera plus compréhensible. Les flèches jaunes indique la direction de l’éclairage. Sur la figure du centre, l’éclairage est directement de face.

Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière
Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière

Utilité :

La position de la lumière par rapport au sujet permet de donner du caractère au sujet et d’en révéler les volumes.

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