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Photomontage du mois

Etre au pied du mur

Illustration du photomontage du mois de mars "être au pied du mur"
Illustration du photomontage du mois de mars « être au pied du mur »

Pour le photomontage de ce mois-ci, je vous invite à découvrir l’illustration de l’expression “être au pied du mur”. Celle-ci signifie être contraint d’agir ou être acculé. Aucun échappatoire possible et impossible de faire marche arrière.

Explication du comment

Je trouve ce montage intéressant vis-à-vis des points suivants :

  • Amplification les perspectives par l’usage d’un grand-angle,
  • Mise en évidence d’un contraste de taille de sujets,
  • Impact de l’ambiance bleue évoquant le sentiment d’inquiétude.

La première opération a été de prendre les deux photos suivantes afin d’avoir ma fille dans les deux positions nécessaires à la scène.

Première photo de base pour le photomontage
Première photo de base pour le photomontage
Seconde photo de base pour le photomontage
Seconde photo de base pour le photomontage

Afin de garder une cohérence vis-à-vis de l’éclairage global du soleil sur les deux photos, j’ai positionné ma fille, dès la prise de vue, de façon cohérente par rapport au soleil.

Afin de d’obtenir un point de vue en contre-plongée suffisamment intense pour avoir le pied au premier plan, j’ai choisi un lieu de prise de vue suffisamment en hauteur par rapport à moi. Ainsi, je n’ai pas été obligé de m’allonger par terre pour prendre les photos.

La première photo de base m’a servi de scène globale.

La seconde photo de base a été travaillée de manière à détourer ma fille complètement afin de la placer à l’endroit qui m’a semblé le plus approprié par rapport au pied de la première photo.

Afin d’ajuster la luminosité de ma fille en position à genoux, par rapport à la première photo et notamment à l’ombre portée de la semelle, j’ai utilisé plusieurs calques courbe associés en masque d’écrêtage.

Ainsi, j’ai pu accentuer légèrement les ombres localement au niveau de son dos tout en gardant les autres lumières de son visage.

En dessous de ce calque, j’ai ajouté plusieurs autres calques pour créer l’ombre portée de ma fille. Afin de s’assurer de la cohérence de la douceur de l’ombre avec le reste de l’image, j’ai ajouté un filtre flou gaussien sur celui-ci.

Ensuite, pour donner un caractère plus inquiétant à l’ensemble de l’image, j’ai ajouté un ciel nuageux. Afin de bien le placer, j’ai tenu compte de la position du soleil dans les deux images.

Photo de nuage disponible sur pexels
Photo de nuage disponible sur pexels

Pour obtenir une lumière englobante autour de la position debout de ma fille, j’ai rajouté un effet de halo avec Photoshop au-dessus de l’ensemble.

Enfin, pour mieux assembler les différents calques et éviter des raccords trop imparfaits, j’ai retravaillé l’ensemble de l’image via le plugin Nik Collection historique de Google.

Au sein de ce plugin, j’ai procédé aux effets suivants :

  • traitement croisé,
  • une accentuation des détails,
  • l’optimisation des contrastes
  • et enfin un ajout de bruit subtil.

Autocritique

Pour être honnête avec vous, j’ai eu un petit peu de mal ces derniers temps pour trouver l’idée de ce photomontage.

Comme il me restait plus qu’une journée de disponible pour le réaliser, il fallait que je trouve une idée très simple. J’ai donc demandé à ma fille de poser juste 5 minutes pour réaliser les deux photos de base.

C’est une fois le photomontage réalisé, que j’ai cherché son titre. J’ai alors seulement réalisé que mon subconscient avait grandement participé à mon processus de créativité du jour.

L’expression “être au pied du mur” s’appliquait bien aux circonstances dans lesquelles j’ai réalisé ce photomontage.

Pour ce qui est de la réalisation technique, j’ai trouvé intéressant d’utiliser une optique grand-angle qui permet de mettre en évidence les éléments fort de la scène. De plus, les déformations exagérées par ce type d’optique permettent de donner un effet un petit peu caricatural et humoristique à la scène finale.

Et je suis donc satisfait du résultat obtenu.

Auto-notation

 
Créativité 
Satisfaction personnelle 
Difficulté technique  

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A chaque théorie son travail pratique... Photomontage et post-traitement

Comment photographier des lens-flare

Pour ajouter de la créativité à vos photos, il est intéressant d’ajouter des effets lumineux. Prendre de tels effets directement à la prise de vue, ne permet pas d’ajuster la quantité et le dosage de celui-ci en post-traitement. Dans cet article, je vous propose de vous expliquer comment photographier uniquement des lens-flare dans le but de les ajouter ensuite en post-traitement.

Matériel nécessaire

Pour ce type de photos, il vous sera nécessaire d’utiliser les matériels suivants :

  • Un fond noir,
  • Un appareil photo monté sur pied,
  • Une source lumineuse très intense.

J’utilise personnellement la lampe flash de mon smartphone comme source lumineuse. Elle a l’avantage d’être assez ponctuelle et puissance pour produire l’effet recherché.

Explication du set up

Installez un fond noir dans une pièce sombre devant votre boîtier monté sur un pied photo. Cadrer la prise de vue de manière à voir exclusivement une portion du fond noir. Paramétrez ensuite votre boîtier en mode manuel.

Photo du setup pour le prise de vue des effets de lens-flare
Photo du setup pour le prise de vue des effets de lens-flare

Commencez par régler votre ouverture à f/11 minimum. Ce réglage vous permettra d’obtenir un point lumineux en forme d’étoile avec beaucoup de branches. Plus le diaphragme sera fermé et plus l’éclat lumineux aura un nombre important de branches. Réglez ensuite la valeur de sensibilité ISO à la valeur la plus basse  disponible sur le boîtier. Enfin, réglez une vitesse d’obturation aux alentours de 1/100ième de seconde.

Ajustez les réglages de manière à obtenir une photo totalement noir sans utiliser la source lumineuse.

Prise de vue

Pour réaliser vos photos, maintenez la source lumineuse devant l’objectif en faisant en sorte que celle-ci éclaire directement l’intérieur de celui-ci. Déplacez légèrement la source lumineuse de droite à gauche et de haut en bas de manière à positionner l’éclat lumineux et ses artefacts.

Afin de s’assurer d’avoir plusieurs tâches lumineuses recouvrant la photo, il est utile de ne pas bien nettoyer la lentille frontale en laissant quelques poussières sur celle-ci. C’est en effet lorsque la lumière vient heurter ces petites poussières que celle-ci se diffracte et provoque les fameux artefacts en forme de taches lumineuses.

C’est après de multiples essais que vous aurez confectionné une collection de photo répondant à vos besoins.

Post-traitement des photos prises

Je vous invite fortement à prendre les photos au format RAW. De cette manière, vous aurez plus de latitude pour ajuster celle-ci dans le but de faire ressortir toutes les informations contenues en elle. Je réalise personnellement ce travail sous Lightroom Classic CC ou sous le module Camera Raw de Photoshop.

Pour bien faire ressortir ses effets lumineux, poussez le paramètre clarté assez fortement ainsi que le paramètre saturation. Les différentes couleurs de la décomposition de la lumière blanche n’en seront que plus visibles.

Afin de vous assurer de ne pas trop modifier la luminosité de la photo sur laquelle vous souhaitez appliquer cet effet, il est nécessaire de s’assurer qu’une grande partie de la photo du lens-flare soin d’un noir pur. Pour se faire, utilisez le slider noir en le décalant vers la gauche.

Ajustez les sliders blanc et haute lumière de manière à intensifier à votre convenance l’effet lumineux.

Traitement des photos de lens-flare sous CameraRAW
Traitement des photos de lens-flare sous CameraRAW

Intégration dans une photo

Ouvrir la photo dans laquelle vous souhaitez ajouter l’effet lumineux. Faites un copier-coller de votre photo de lens-flare dans un nouveau calque et sélectionnez le mode de fusion superposition pour celui-ci.

Utilisez l’option transformation manuelle ou le raccourci CTRL+T afin d’ajuster la taille et la position de l’effet lumineux. Enfin, jouez sur le paramètre d’opacité pour réduire son effet ou dupliquer le calque pour l’augmenter.

Il est souvent utile d’assombrir la photo d’origine afin de mieux intégrer l’effet lumineux à celle-ci. Pour ce faire, j’utilise classiquement un calque courbe sur lequel je réduis les tons moyens.

Avant/Après l'ajout de lens-flare sur une photo
Avant/Après l’ajout de lens-flare sur une photo

Maintenant, c’est à vous de jouer. Vous connaissez la technique pour produire vos propres ressources lens-flare ainsi que la manière de les utiliser en post-traitement. N’hésitez pas à me remonter vos questions ou vos remarques en commentaire ci-dessous de l’article.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

La durée d’exposition, comment la régler.

La durée d’exposition est l’un des 3 paramètres permettant de bien exposer sa photographie. Pour rappel, je vous invite à aller lire l’article “L’exposition, faire-valoir de la créativité” pour comprendre comment cela fonctionne.

La durée d’exposition, c’est quoi

Il s’agit simplement du temps pendant lequel la surface photo-sensible (capteur ou film) de votre appareil photo est éclairée par la lumière de la scène. Pendant toute cette durée, la scène se trouve comme transférée. Si ce temps est trop bref, la photographie sera trop sombre, si ce temps est trop long, elle sera trop claire. Il faut donc choisir la bonne durée en fonction de l’ouverture et de la sensibilité ISO que vous aurez choisi.

Concrètement pour un Réflex, ce temps débute à l’ouverture du premier rideau et se finit à la fermeture du second rideau.

Rapidement, les rideaux sont comme des masques opaques qui permettent de protéger la surface photosensible de la lumière et des poussières. Ils se trouvent juste devant le capteur ou le film et sont cachés dernière le miroir.

Sur quoi influe le réglage de la durée d’exposition ?

Esthétiquement parlant, ce paramètre influe sur la netteté de l’image.

Si tout ce qui est visible dans le cadre de l’image est parfaitement immobile par rapport à celui-ci, chaque rayon de lumière viendra toujours impacter le même endroit du capteur. L’image qui en résultera, sera donc parfaitement nette là où vous aurez fait votre mise au point.

Maintenant, si nous avons l’appareil parfaitement immobile comme quand il est posé sur un pied photo, mais que le sujet se déplace, celui-ci va se déplacer aussi par rapport cadre de la photo. Dans ce cas-là, ce sujet pourra être flou.

Je dis bien “pourra être flou” car si son déplacement réel est insignifiant durant la durée d’exposition utilisée, ce flou ne sera alors pas visible.

Prenons l’exemple suivant : Une voiture roulant à 60km/h, de quelle distance avancera-t-elle en 1/2000e de seconde ?

60 km/h = 60 000 m/h = 6 000 000 cm/h = 1 666 cm/s => en 1/2000e de seconde, la voiture se déplace donc de moins d’1 cm (0.83 cm). Si la voiture n’est pas cadrée trop serrée, cette distance ne sera pas remarquable et la voiture sera ainsi parfaitement nette sur l’image.

Quels sont les effets secondaires ?

Le premier  risque d’un mauvais choix de vitesse est d’avoir une photo totalement floue. C’est ce qui arrive lorsque la durée d’exposition est trop lente par rapport à la stabilité de l’appareil photo. C’est le fameux “flou de bougé” ! En effet, comme nous l’avons vu au chapitre précédent, si le sujet visé est trop mobile par rapport au cadre de la photo, celui-ci est flou. Et bien c’est exactement la même chose si nous faisons bouger le cadre de la photo par rapport au sujet visé : toute la photo sera floue.

Le second risque survient quand la vitesse est trop rapide. C’est le cas typique des moyens de transport comme les voitures et les avions. Quand on prend ce type de sujet avec une durée d’exposition trop courte, le sujet se trouve figé. Le problème est que la photo résultante est identique à prendre une voiture stationnée ou une maquette d’avion suspendue à un fil. Il nous manque ainsi l’impression de vitesse essentielle à la scène.

Ce deuxième cas est plus suggestif car il dépend principalement de ce qu’on l’on souhaite montrer dans son image. C’est aussi et surtout un moyen d’exprimer sa créativité.

Utilités pour les photographes

Voici quelques idées d’utilisation en rapport avec le réglage de la durée d’exposition. Cette liste n’est pas exhaustive évidemment.

Évoquer le mouvement

  • Filé ou panoramique

Fig. 1 - Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par l'effet de filé du fond ou autrement appelé effet panoramique.
Fig. 1 – Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par l’effet de filé du fond ou autrement appelé effet panoramique.

  • Figer le sujet et évoquer le mouvement par un second élément

Fig. 2 - Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par les projections d'eau.
Fig. 2 – Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par les projections d’eau.

  • Flou de mouvement du sujet lui-même

Fig. 3 - Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par le flou du sujet par rapport au reste du décor.
Fig. 3 – Photo exemple de sujet en mouvement évoqué par le flou du sujet par rapport au reste du décor.

Techniques créatives

  • Light Painting

Fig. 4 - Photo exemple de la technique du light Painting.
Fig. 4 – Photo exemple de la technique du light Painting.

  • photo nocturne

Fig. 5 - Photo exemple de la technique de la pose longue pour de la photo de nuit. Ici 30 secondes d'exposition.
Fig. 5 – Photo exemple de la technique de la pose longue pour de la photo de nuit. Ici 30 secondes d’exposition.

  • Photo de “fantômes”

Accessoires et Astuces

Accessoires

Les 2 principaux accessoires utiles pour bien profiter des possibilités des durées d’expositions sont les suivants :

  • le pied photo : il vous permettra de garder le boitier parfaitement stable même pour des durées de plusieurs minutes.
  • Les filtres ND : ils permettent de réduire la quantité de lumière reçu sans donner de teinte à la scène. Grâce à eux vous pourrez obtenir des temps de pose très long même en plein jour.
  • Une télécommande : elle permet de déclencher manuellement la photo sans risquer de faire bouger de boitier.

Astuces

  • Utiliser le retardateur afin de laisser l’appareil se stabiliser avant de prendre la photo quand vous déclenchez directement avec le bouton du boitier.
  • Utiliser la fonction “levé du miroir” ou “MuP” sur un Réflex de manière à s’assurer que le boitier soit bien stabilisé après la remontée du miroir.

En conclusion

Le champ des possibilités créatives avec les gestions des flous est immense. Je vous invite à vraiment à faire des tests avec votre appareil photo afin de vous familiariser et vous rendre compte qu’il est très facile d’être créatif par ce biais.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires votre retour d’expérience et vos découvertes.