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La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Régler les sources lumineuses en photo de studio

Dans les conditions courantes de la photographie, nous avons l’habitude de parler du triangle de l’exposition. Dans le cadre de la photo de studio, ce triangle est en réalité un carré. En effet, le photographe peut gérer un quatrième paramètre dans le cadre de son studio photo. Il s’agit de la lumière elle-même. Dans cet article, je vous propose de partager avec vous les différentes étapes pour régler les sources lumineuses en photo de studio.

Rappel sur les paramètres de l’exposition

Je ne vais pas rentrer ici dans le détail des paramètres de l’exposition une photo. Pour cela, je vous propose de lire avant l’article en question sur mon blog.

Comme vous avez pu le constater dans cet article, je n’ai pas évoqué le réglage des sources lumineuses. Ceci est normal, car dans la vie de tous les jours, le photographe doit s’adapter à la luminosité disponible de la scène qu’il souhaite photographier.

Dans le cadre de la photo de studios, le photographe a le plein pouvoir sur l’éclairage de la scène qu’il réalise. C’est pourquoi le quatrième paramètre de réglage de son exposition est la puissance lumineuse de ces sources.

En résumé, le photographe du studio peut jouer sur les quatre paramètres suivants :

  • La vitesse d’obturation,
  • L’ouverture du diaphragme,
  • La sensibilité ISO,
  • La puissance des sources lumineuses.
Les paramètres de l'exposition dans le contexte de la photographie de studio.
Les paramètres de l’exposition dans le contexte de la photographie de studio.

Choix des paramètres d’exposition

Bien que le photographe ait accès à l’intégralité des paramètres de réglage de l’exposition tels que rappelé dans le paragraphe précédent, l’intérêt du photographe de studio et les contraintes techniques définissent ses choix.

Réaliser une belle photo de studio est d’avoir la qualité d’image la plus propre possible. ; autrement dit avec le moins de bruit visible. Par conséquent, il choisira la sensibilité ISO native la plus faible possible. En fonction de votre boîtier, vous choisirez donc 50 ISO, 100 ISO voire 200 ISO.

L’objectif du photographe du studio est de totalement construire l’éclairage de la scène. Il doit donc réaliser des réglages permettant de totalement effacer la luminosité ambiante de son studio. Pour ce faire, il devra donc choisir les paramètres de sorte à obtenir une photographie totalement noire sans déclenchement de ses sources lumineuses.

Parallèlement à ceci, les contraintes techniques obligent à limiter la vitesse d’obturation à la vitesse de synchronisation des flashes. De façon courante, la vitesse de synchronisation est inférieure ou égale à 1/250 de seconde. Enfin, il finira par régler l’ouverture du diaphragme de manière à obtenir cette première photo noire.

En résumer, le photographe de studio choisira les paramètres suivants :

  • Il choisira la sensibilité ISO la plus faibles que délivre son boîtier nativement.
  • Il réglera la vitesse d’obturation en accord à la vitesse de synchronisation de ses flashes.
  • Enfin, il adaptera le réglage de l’ouverture du diaphragme pour obtenir une photo totalement noire.

C’est seulement à partir de ce moment, que le photographe commencera à construire l’éclairage de sa scène en jouant sur la manipulation des sources lumineuses.

 

Manipulation des sources lumineuses

La maîtrise technique du photographe du studio est de savoir manipuler les sources lumineuses afin de construire artistiquement l’éclairage de son sujet. Pour se faire, il pourra agir de différentes manières :

  • Régler la puissance des flashes,
  • Éloigner ou rapprocher les sources lumineuses du sujet,
  • Utiliser des modificateurs de lumière,
  • Définir la direction de la lumière.

L’ensemble de ces manipulations, permet de définir ce que l’on appelle « la qualité de la lumière ». Pour mieux comprendre ce terme, je vous invite à lire l’article en question à propos des 7 paramètres d’une source lumineuse.

 

Étapes à suivre pour régler les sources lumineuses

Dans notre monde, nous avons une seule source de lumière prédominante : le soleil. Ceci a fortement façonné notre vision de l’éclairage et nous impose d’une certaine manière à avoir une seule source d’éclairage principale.

La première étape consiste à positionner cette première source de lumière par rapport au sujet. En fonction du positionnement de l’éclairage, le sujet pourrait être éclairé :

  • de face,
  • de ¾,
  • deux côtés,
  • ou en contre-jour.
Rendu de l'éclairage à une seule source de lumière en fonction de sa position par rapport au sujet.
Rendu de l’éclairage à une seule source de lumière en fonction de sa position par rapport au sujet.

La seconde étape consiste à affiner l’orientation de la source lumineuse afin d’ajuster précisément le positionnement de la frontière entre la lumière et son ombre que l’on appelle la pénombre.

La troisième étape est la plus importante. C’est en jouant sur la taille perçue de la source lumineuse par le sujet qu’il est possible de durcir ou d’adoucir cette zone de pénombre. Pour se faire, on pourrait utiliser et modificateurs de lumière et/ou rapproché ou éloigner la source lumineuse par rapport aux sujets. Plus la source lumineuse semble grande pour le sujet est plus les ombres seront douces, c’est-à-dire avec une transition progressive de la lumière à l’ombre. Alors que si la source lumineuse est petite, les ombres se feront alors dures avec une transition très brutale entre l’ombre et la lumière. Rapprocher une source lumineuse du sujet la fera paraître plus grande alors que l’éloigner du sujet la fera apparaître plus petite.

 

La quatrième et dernière étape consiste à régler la puissance lumineuse du flash pour obtenir une exposition conforme aux attentes.

Comparaison entre une ombre dur et douce.
Comparaison entre une ombre dur et douce.

En fonction du décor dans lequel le sujet se trouve, il sera peut-être utile d’ajouter d’autres sources lumineuses pour les raisons suivantes :

  • Détacher le sujet du fonds,
  • Attirer le regard sur un détail précis,
  • Apporter des couleurs à l’aide de gels dans la scène,
  • Projeter des ombres décoratives…

 

Trucs et astuces

Si vous avez la possibilité de dédier une pièce pour réaliser un studio photo, il est souvent intéressant de peindre l’intégralité des murs de celle-ci en noir. De cette manière, vous éviterez d’avoir des réflexions lumineuses qui viendrait perturber la construction de votre éclairage.

De même une ambiance faiblement lumineuse d’un studio photo, ne permettra de travailler avec des sources lumineuses moins puissantes, car il vous sera plus facile d’obtenir votre première image totalement noire.

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A chaque théorie son travail pratique...

Réussir à coup sûr vos photos de groupe

Dans de nombreuses circonstances, un photographe est amené à réaliser des photos de groupe de personnes. Mais quelles difficultés pour avoir toutes les personnes avec le visage souriant, la tête de face et les yeux ouverts ! Dans cet article, je vous livre mon astuce infaillible pour réussir à tous les coups cette mission.

Sommaire :

  1. Le matériel
  2. La prise de vue
  3. La retouche

1. Le matériel

Afin de réaliser de façon aisée les photos de groupe, il est souvent pratique d’utiliser un pied photo. L’avantage d’utiliser cet accessoire est de pouvoir ajuster le cadrage précisément. L’important est de vous assurer que l’ensemble des personnes occupent une bonne partie du cadre sans trop les serrer sur les bords et de positionner les éléments du décor correctement.

Au sujet de l’optique, privilégiez une focale suffisamment courte pour cadrer la scène tout en restant assez proche des personnes afin de pouvoir confortablement communiquer avec eux pour les guider.

Attention néanmoins aux focales trop courtes qui apporteront des déformations visibles sur les bords de l’image.

matériel photo
matériel photo

2. La prise de vue

Au niveau des réglages, je vous conseille d’appliquer les suivants :

  • Diaphragme suffisamment fermé pour que tous les rangs soient nets (f/8 ou f/11)
  • Mise au point sur un rang intermédiaire pour profiter de la répartition de la profondeur de champ (⅓ – ⅔).
  • Activez le mode rafale dans le but de prendre plusieurs photos d’affilée.

Maintenant, procédez de la manière suivante. En même temps que vous interagissez avec le groupe pour attirer l’attention de tout à chacun, restez appuyé sur le déclencheur. Vous obtenez ainsi une série de photo.

Le fait de procéder ainsi, vous multipliez vos chances d’avoir au moins chaque personne avec le visage convenable sur l’un des clichés. De plus, l’interaction, permet aussi de casser la monotonie de l’exercice et permet de détendre les expressions des personnes.

 

3. La retouche

Suite à ce processus, vous avez en votre possession, de séries de photos de groupe qu’il vous reste à assembler sur Photoshop.

Le travail consiste donc à superposer vos clichés sous forme de calques dans un même document psd. Alignez-les et il ne vous reste plus qu’à masquer les visages tournés ou non-souriants pour faire apparaître une bonne version présente depuis l’un des autres calques.

Avec un peu de précision au niveau des raccords, votre photo finale sera parfaite.

Illustration de Photoshop CC
Illustration de Photoshop CC

 

Que pensez-vous de cette technique ? Utilisez-vous déjà ? Laissez-moi vos commentaires ci-dessous ou éventuellement vos questions.

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Pose longue : Quand, Comment, Pourquoi

Quand utiliser la pose longue ?

Manque de lumière

C’est la première situation à laquelle un photographe est amené à utiliser la pose longue. En effet, comme expliqué dans l’article à propos de l’exposition d’une photo, il est important que le capteur enregistre suffisamment de lumière pour produire une image correctement exposée.

Lorsque les conditions de prises de vue ne permettent pas d’avoir assez de lumière pour prendre une photo classiquement à main levée, il peut devenir nécessaire de recourir à la pose longue.

Pour rappel, le but est d’augmenter le temps de remplissage de la bassine suffisamment pour qu’elle soit remplie au niveau adéquate.

Montrer le mouvement

A partir d’ici, nous entrons dans l’aspect créatif de la photographie. En effet, au-delà de simplement prendre une scène correctement exposée, nous souhaitons en plus montrer le mouvement d’un sujet.

Augmenter le temps de pose, permet alors d’ajouter du flou au niveau des éléments mobiles par rapport au boîtier de l’appareil photo. Plus le temps de pose est long et plus le flou est intense. De manière extrême, il est même possible de tellement flouter un élément qu’il peut totalement être effacé de la photo.

Dans cette catégorie, plusieurs types d’éléments peuvent être considérés :

  • Les lumières mobiles (phares des voitures, lumières de manèges, étoiles, …)
  • Les fluides comme l’eau (rivières, vagues, cascades, pluie, …)
  • Les type aérosols (les nuages, les fumées, la poussière, …)
  • Les objets (les trains, les voitures, les vélos, les mécanismes, les aiguilles d’une montre, …)
Photographie de cascades en pose longue
Photographie de cascades en pose longue

Light painting

Il s’agit d’une technique particulière qui consiste apporter à manuellement de la lumière à la scène. Deux cas de figure existent :

  • Déplacer une source lumineuse directement dans le cadre. Le trajet parcouru ainsi est enregistré par l’appareil photo et donne réellement l’impression d’avoir écrit avec de la lumière.
  • Éclairer un sujet à l’aide de différentes sources lumineuse telles que des lampes torches, ou des flashes déclenchés manuellement.
Photo exemple de la technique du light Painting.
Photo exemple de la technique du light Painting.

Figer le mouvement par déclenchement d’un flash

Enfin, pour enregistrer des phénomènes ultra rapide, dite photo à haute vitesse, le photographe peut compter sur la vitesse de la lumière plutôt que sur la vitesse d’obturation de son boîtier.

L’idée est donc de régler le boîtier de manière à ce qu’il ne soit pas capable d’enregistrer l’environnement de la scène sans l’apport complémentaire de lumière d’un flash déclenché au moment opportun.

Cette technique est classiquement utilisée pour photographier :

  • les gouttes d’eau,
  • les insectes en vol,
  • les ballons remplis d’eau qui éclatent,
  • les verres qui cassent,
Illustration de l'usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.

Comme nous venons de le voir, la pose longue est utile dans de nombreux cas de figure. Maîtriser celle-ci est aussi une base à acquérir si l’on souhaite allez plus loin dans les dernières techniques telles que le light painting, ou les photos à haute vitesse.

Les points sensibles à prendre en compte en pose longue

Derrière tout ce que nous avons évoqué jusqu’à présent, il y a toujours le triangle de l’exposition car, quels que soient nos réglages, le but est d’obtenir une image correctement exposée.

Triangle de l’exposition

Dans le cas de la pose longue, le paramètre primordial est la durée d’exposition qui se veut longue. Il est alors nécessaire de contre-balancer la quantité de lumière en ajustant les deux autres paramètres du triangle qui sont l’ouverture et le réglage de la sensibilité ISO. Comme, la durée peut être très longue, il est souvent nécessaire alors de beaucoup fermé de diaphragme et de baisser les ISO au maximum.

Filtres

Mais pas seulement, il ne faut pas oublier le matériau de base à toute photographie : la LUMIÈRE !

C’est pourquoi, il existe des filtres limitant le passage de la lumière, appelé filtre ND. Classiquement, nous trouvons sur le marché les filtres de puissances différentes suivants :

  • ND2
  • ND4
  • ND8
  • ND400
  • ND1000

Le nombre qui suit les lettres ND indique par combien la quantité de lumière est divisée.

Par exemple, un ND400 divise par 400 la quantité de lumière. Donc si sans filtre votre appareil indique f/8, iso100 à 1/100s, avec le ND400, vous obtiendrez la même exposition avec les réglages f/8, iso100 à 1/100s x 400 = 4 secondes.

Stabilité

Enfin, qui dit durée d’exposition longue dit aussi risque de flou de bougé du boîtier. Il est donc super important d’être très stable par rapport aux éléments que vous souhaitez nets dans votre image.

Matériels idéals

Nous savons donc maintenant quels sont les paramètres importants pour ce type de prise de vue.

Le boîtier

Le boîtier lui-même est important, car en fonction de l’appareil que vous utiliserez vous aurez plus ou moins de latitude sur le réglage de durée d’exposition.

  • Les compacts proposeront classiquement jusqu’à 4 secondes de temps de pose max
  • Les bridges jusqu’à 30 secondes,
  • Les réflexes jusqu’à 30 secondes, mais peut être aussi l’option pose-B voire Pose-T

Pour info :

  • pose-B : avec cette option, temps que vous restez appuyé sur le déclencheur, la photo continue de se prendre
  • pose-T : avec cette option, vous appuyez une fois sur le déclencheur pour lancer la photo, et vous appuyer une seconde fois pour stopper la photo.

Sur les modèles Reflex, vous pouvez aussi avoir la fonctionnalité de verrouillage du miroir qui vous permettra de vous affranchir des micro-vibration engendrées lors de son mouvement à la prise de vue.

Une dernière fonctionnalité que tous les appareils possèdent et qui peut vous peut vous dépanner, c’est la fonction retardateur. Grasse à celle-ci, vous n’engendrerez pas de vibration lors de l’appui sur le déclencheur.

Je vous invite donc à consulter votre manuel pour savoir quelles sont les possibilités de votre matériel.

Trépied photo

Le pied photo est le meilleur ami du photographe qui pratique la pose longue. Si votre matériel n’est pas stable lors de la prise de vue, tous vos efforts seront directement ruinés. C’est pourquoi un solide trépied avec bien sûr une rotule costaud sont extrêmement pratique pour réaliser finement vos cadrages. Vous ne serez donc pas contraint de composer en fonction des supports naturellement à disposition autour de vous.

Télécommande

Une télécommande filaire est aussi un accessoire très utile. Elle vous permettra de déclencher votre photo au bon moment. Ce qui n’est pas vraiment possible par l’usage du retardateur.

Son autre avantage est qu’elles ont quasiment toute la possibilité de bloquer leur déclencheur en position appuyé. Ceci est très utile pour utiliser la fonction Pose-B. Sans quoi, bonjour les crampes aux pousses 😉

Filtres ND

Comme déjà évoqué plus haut ces filtres sont très utiles pour palier à la problématique de trop de lumière.

Lors de leur achat, je vous invite à ne pas prendre des entrées de gamme, car les premiers prix engendrent souvent des problématiques d’introduction de dominante de couleur vers les magenta. Cela risquerait de dénaturer votre scène.

Comment régler son appareil ?

Nous y voilà. Après toutes ses explications pour comprendre les phénomènes et autres conseils, comment devons nous nous y prendre pour faire notre photo.

1. Choix du point de vue

Comme la plupart du temps, vous utiliserez un trépied, je vous conseille de d’abord bien estimer votre meilleur cadrage avant de le mettre en place. Çà vous évitera ainsi des manipulation encombrante avec l’ensemble boîtier-trépied avec de forts risques de chute ou de heurt. En plus, vous gagnerez un temps certain que vous pourrai alors mettre à profit pour la suite des manipulations.

2. Mode manuel conseillé

Personnellement, je vous conseille fortement d’utiliser le mode manuel de votre appareil si possible. En voici les raisons :

  • Quoi qu’il arrive, avec ce type de prise de vue, vous avez forcement le temps de faire vos réglages, c’est donc une très bonne occasion de vous rendre compte que ce fameux « mode manuel » n’est pas si compliqué que ça.
  • Ensuite, pour démystifier l’affaire, tous les appareils ont un indicateur d’exposition qui vous indique si vous être sur ou sous-exposé par rapport à ce que votre boîtier ferait comme réglage lui-même. Vous ne partez donc pas au hasard.
  • Si vous utilisez un filtre ND assez fort, la plupart du temps votre boitier ne saura plus faire la mesure correcte de l’exposition. Dans ce cas-là, le plus simple, notamment avec nos appareils numériques, est de procéder par des tests successifs. Pour ceux qui seraient plus « puristes », vous pourrez quand même y arriver en vous basant sur le calcul de la durée d’exposition comme expliqué précédemment.

3. Mise au point

Deux situations sont possibles : avec ou sans filtre.

  • Dans ce cas où vous n’avez pas besoin de filtre, il se peut que votre appareil puisse réaliser sa mise au point via l’autofocus. Si ce n’est pas le cas, procédez comme si vous aviez un filtre ND.
  • Dans le cas où vous utilisez un filtre ND, la plupart du temps, l’autofocus n’est pas capable de fonctionner correctement. Dans ce cas, vous devrez réaliser votre mise au point avant de monter le filtres, via l’autofocus ou manuellement. C’est d’ailleurs inévitable avec l’usage de filtre ND400 ou ND1000.

4. Verrouillage du miroir

5. Déclenchement de l’appareil par la télécommande ou via l’option retardateur

photo de vagues en pose longue de 30 secondes.
photo de vagues en pose longue de 30 secondes.

Trucs et astuces complémentaires

Cumule de filtres ND

Il faut savoir que les filtres ND peuvent être cumulés entre eux. Dans ce cas, le résultat de leur efficacité revient à multiplier les nombres. Par exemple, un ND2 plus un ND4 seront équivalent à un ND8.

Le seul bémol à cela est que plus vous en empilerez, plus vous risquez de faire apparaître du vignettage. Cette astuce a donc sa limite.

Filtre polarisant

Il faut aussi savoir que naturellement un filtre polarisant réduit d’environ un stop la quantité de lumière entrante. Cela pourrait éventuellement vous rendre service un jour.

Mise au point manuelle par la visée écran

Une bonne pratique pour réaliser une mise au point précise manuellement est d’utiliser la visée écran. En effet, la plupart des appareils permettent de zoomer fortement sur l’aperçu de manière à ce que vous puissiez voir facilement votre point de netteté. Bien sûr cette technique est plus pratique boîtier fixé sur trépied.

J’espère vous avoir apporter toutes les informations nécessaires pour que vous puissiez vous essayer à cette pratique. N’hésitez pas à revenir partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous.

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Grand-angle : pour quelles utilisations

Les objectifs dits grands-angulaires regroupent toutes les focales dont la longueur est inférieure à 50 mm (objectif standard). Plus la focale est courte et plus le champ de vision est large. Au-delà de ce constat, nous allons voir les autres effets visuels induits. Afin de mieux se repérer dans l’ensemble des différentes longueurs focales, nous allons voir les utilisations classiques en fonction de celles-ci. Enfin, pour finir, je vous donnerai quelques trucs et astuces à savoir pour mieux maîtriser ce type d’objectif.

Les effets des courtes focales

Comme nous venons d’évoquer en introduction, les focales courtes permettent de saisir une scène plus large qu’avec un objectif standard. Cet avantage apporte avec lui d’autres effets qu’il est important de connaître pour mieux les maîtriser et en tirer partie pour renforcer les messages que l’on souhaite faire passer à travers nos images.

Profondeur de champ

A un point de vue donné, pour une mise au point identique et à une ouverture de diaphragme similaire, la longueur focale impact l’étendue de la profondeur de champ d’une photo. En effet, plus la focale est courte et plus la profondeur de champ est conséquente. Ainsi, avec un grand-angle, il est très facile d’être net de quelques centimètres de l’appareil jusqu’à l’horizon ce qui est très pratique pour garder un ensemble de détails d’une scène.

Augmentation des distances

Automatiquement, le fait d’avoir un champ de vision plus large, la profondeur de l’image s’en trouve augmentée. Ceci à l’avantage de pourvoir mieux détacher les éléments les uns par rapport aux autres et ainsi donner un sentiment d’espace et de grandeur à la scène.

Exagération des proportions

Sur le même principe que le point précédent, les proportions des différents éléments composant la scène se trouvent modifiées. Ainsi, tous les sujets au premier plan se trouvent beaucoup plus grands que les sujets en arrière-fond.

Déformations

Quand le photographe ne tient pas bien compte des effets précédemment évoqués, les images produites peuvent présenter des déformations éventuellement disgracieuses. C’est le cas par exemple du portrait où classiquement le nez du modèle est disproportionné par rapport au reste du visage. Cependant, ça peut aussi être un réel parti-pris de la part du photographe pour produire des effets créatifs dans une scène.

Les multiples usages classiques par focales

Reportage (35 mm)

Un 35 mm est particulièrement apprécié par les photo-reporters. A à cette focale, il est facile de prendre des portraits en situation sans pour autant que les déformations optiques perturbe trop la morphologie des visages. Cela permet d’avoir un point de vue suffisamment rapproché pour que le spectateur se retrouve comme au cœur de l’action, ce qui donne une meilleur dynamique à la scène et donc apporte plus de force à la photo.

Illustration d'utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage
Illustration d’utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage

Paysage (28 mm)

Avec cette focale de 28 mm, les distances se trouvent intensément étirées. Elle est alors adaptée au paysage de manière à intégrer une grande quantité de détails au sein de la scène. Il peut aussi être utilisé en repartage, mais dans ce cas, il est important de bien faire attention à ne pas se rapprocher trop des sujet pour ne pas les déformer excessivement.

Illustration de l'usage du 28 mm pour du paysage
Illustration de l’usage du 28 mm pour du paysage

Intérieur (24 mm)

Un 24 mm  est un choix très pratique pour les photographies d’intérieur. En effet, le manque de recul et de luminosité nécessite ce type de focale très courte qui permet de bien gérer ce type de situation. Il est néanmoins conseillé de ne pas trop s’approcher d’un des éléments de la scène pour ne pas qu’il apparaisse trop étiré vers les bords.

Illustration de l'utilisation d'un 24 mm pour des photos en intérieur
Illustration de l’utilisation d’un 24 mm pour des photos en intérieur

Effet créatif (17mm et inférieur)

Les focales extrêmement courtes sont souvent utilisées dans le cas d’effet créatif. Les déformations sont inévitables avec ce type de matériel et c’est pourquoi il faut apprendre à composer avec elles pour qu’elles soient un plus pour la photo au lieu d’être une contrainte. Dans le domaine de la créativité, tout reste possible en terme d’aspect visuel.

Illustration de la créativité d'utiliser un 14 mm pour la créativité

Trucs et astuces

Flou de bougé

Un avantage des courtes focales est leur capacité à être moins sensible au flou de bougé. Cette caractéristique est intéressante, car elle nous permet de prendre des photos à main levée à des vitesses d’obturation très lente.

Faible lumière

Dans la même logique que le flou de bougé, photographier avec une courte focale est plus aisé dans des conditions de faible lumière. La majorité des courtes focales permettent d’ailleurs des ouverture de diaphragme plus grand et comme vu précédemment, permet des vitesses d’obturation plus lente ; deux avantages pour bien exposer ses clichés.

Allonger les jambes

Dans le cadre de portrait en pied, l’usage d’une courte focale en contre-plongée permet de donner l’impression que les jambes du modèle sont plus allongées qu’en réalité. Ceci est couramment utilisé en photographie de mode.

Portrait en situation

Faire des portraits, c’est bien, mais faire des portraits avec la mise en évidence du contexte et de l’environnement du modèle est très utile pour donner plus de sens à une image. Ainsi, la même photo peut véhiculer l’information de qui est la personne photographiée et ce qu’elle fait ou dans quel environnement elle évolue.

Correction d’objectif (post-traitement)

Aujourd’hui, au post-traitement informatique permet de corriger une grande partie des déformations optique engendrées par les courtes focales. Il ne faut pas hésiter à utiliser des moyens pour atténuer ces déformations si celles-ci n’apportent rien au sens de votre image. Tous les logiciels de type Lightroom le fond très bien.

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50mm : que des avantages

Tous les photographes parlent forcement à un moment ou à un autre des objectifs standards et en particulier du 50 mm f/1.8. Ces objectifs extrêmement classiques apportent de réels avantages pour les photographes depuis des années et certainement pour encore longtemps. En effet, comme nous allons le voir, ils rassemblent un ensemble de caractéristiques très intéressantes pour de nombreuses situations de prises de vues.

 

Poids

Quand vous prenez en main l’un de ces objectifs 50 mm, la première chose qui attire votre attention est sa petite taille et son poids léger.

De nos jours où les objectifs de type zoom sont de plus en plus utilisés, il nous arrive d’oublier qu’une optique n’est pas obligé de pesée prêt d’un kilogramme.

Par exemple, celui que je possède (Nikon AF NIKKOR 50 mm f/1.8 D) pèse seulement 155 g et est tout petit (63mm de diamètre pour une longueur de 39 mm).

 

Attention, l’habit ne fait pas le moine, car ces objectifs ont de réelles qualités !

 

Qualité d’image

Historiquement, les fabricants d’appareil photo étaient jugés sur la qualité de leurs objectifs standards, car c’étaient ceux livrés par défaut avec leurs boîtiers.

C’est la raison pour laquelle, avec ce type d’objectif, vous obtiendrez un piqué exceptionnel sur vos photos !

Il est d’ailleurs très fréquent d’utiliser un 50 mm monté sur bagues-allonges pour réaliser de la macro-photographie, tellement leur piqué est précis.

J’en profite pour vous conseiller le jeu de bagues allonge KENKO pour Nikon AF que j’utilise aussi.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la macro
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la macro

 

Ouverture lumineuse

Un autre avantage de cet objectif est sa grande ouverture atteignant f/1.8, et même f/1.4 pour un coût 3 fois supérieur.

Personnellement, je ne conseille pas d’investir dans le f/1.4 mis à part si vous avez réellement besoin de cette différence. Je trouve que l’écart de prix n’est pas justifié pour la majorité des usages des photographes.

Pour rappel, cette grande ouverture vous permettra de bien réduire votre profondeur de champ et ainsi vous permettra de mieux détacher votre sujet du fond. Il est aussi à noter que c’est une ouverture que les zooms d’aujourd’hui ont encore du mal à atteindre.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la profondeur de champ
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la profondeur de champ

 

Perspective très proche de la vision humaine

Voici enfin le paramètre que nous avons souvent tendance à oublier. La longueur focale de 50 mm est très proche de la vision humaine. Cette caractéristique aura pour effet sur vos photos de donner un rendu très naturel de vos photos, car elles ne présenteront pas de déformation de la perspective de la scène.

Dans un article précédent à propos des séries photographiques, j’avais attiré votre attention sur l’importance de l’unité visuelle du rendu de l’ensemble des clichés d’une série. Grâce à l’usage d’un objectif à focal fixe, vous n’aurez plus à vous soucier de toujours bien régler votre bague de zoom sur la même valeur. Vous serez alors bien plus attentif à votre cadrage et le déroulé de la scène.

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la perspective
nature morte, Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la perspective

 

Adapter à beaucoup de situations de prises de vues

Nature Morte

Pour cette utilisation, cet objectif a les avantages suivants :

  • Grande ouverture pour jouer avec la profondeur de champ,
  • Focale de 50 mm pour un rendu naturel des perspectives du sujet,
  • Possibilité d’utiliser des bagues-allonges pour réduire la distance de mise au point mini (45 cm par défaut pour le mien)
Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la nature morte
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la nature morte

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la nature morte
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la nature morte

 

Paysage

Ici, l’avantage est de profiter de l’aspect naturel des perspectives de manière à mieux rendre la réalité de la scène. A cela, son faible encombrement et son poids léger vous permettent de toujours le garder avec vous dans votre sac à dos lors de vos randonnées.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Portrait

En fonction de la distance de prise de vue, vous aurez la possibilité de ne pas trop déformer le visage de votre modèle tout en incluant une partie de votre décor afin de l’intégrer dans son environnement.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Scène de rue

Le gros avantage de cet objectif est sa petite taille qui rendra votre appareil plus discret dans la rue. Vous pourrez ainsi capturer des scènes plus naturel sans vous sentir en train de déranger les passants.

A noter que la plupart des grands photographes de rue ou de reportage, tel que Henri Cartier-Bresson, a réalisé quelques unes de leurs meilleures photos au 50 mm.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Maintenant, à votre tour !

Maintenant que vous avez conscience des avantages d’un tel objectif, que vous avez certainement déjà chez vous, il ne reste plus qu’à vous amuser avec !

Laissez-moi, vos commentaires et remarques ci-dessous. N’hésitez pas non plus à partager les avantages vous avez vous-même identifiés sur l’usage d’un objectif à focal fixe de 50 mm.

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Ouverture du diaphragme, comment la régler

Comme nous l’avons vu dans un article précédent, le réglage de l’ouverture du diaphragme est l’un des trois paramètres de réglage de l’exposition.

 

Le diaphragme, c’est quoi ?

Il s’agit d’un système permettant d’ouvrir plus ou moins le canal de l’objectif par lequel la lumière pénètre à l’intérieur. Il est constitué de plusieurs lamelles opaques qui se referment comme un iris. Classiquement, entre chaque position, la surface de la section du canal laissant passer la lumière est divisée par 2.

Ci-dessous, vous pouvez voir son mouvement d’ouverture et de fermeture :

Fig. 1 - Mécanisme d'ouverture et de fermeture du diaphragme d'un objectif
Fig. 1 – Mécanisme d’ouverture et de fermeture du diaphragme d’un objectif

En fonction des objectifs, la plage d’ouverture s’étend de f/1.4 (très ouvert) jusqu’à f/32 (quasi totalement fermé). Entre chacune des valeurs ci-dessous, la quantité de lumière qui la traverse, évolue d’un facteur 2.

(très ouvert)  f/1.4 – f/2 – f/2.8f/4f/5.6f/8f/11f/16f/22 – f/32 (très fermé)

 

Sur quoi influe le réglage du diaphragme ?

En fonction de son réglage , le rendu de votre image en sera modifié.

En effet, son rôle est de contrôler la zone de netteté dans la profondeur de l’image. C’est ce que l’on appelle la “profondeur de champ”.

Pour une longueur focale (disons le niveau de zoom) et une distance de mise au point définies, la taille de l’étendue de la zone de netteté est plus ou moins grande en fonction de l’ouverture du diaphragme.

  • Plus le diaphragme est ouvert et plus la profondeur de champ est courte.
  • Plus le diaphragme est fermé et plus la profondeur de champ est étendue.

Exemple d’une focale 100mm avec la netteté réalisée sur le chiffre 10cm :

Fig. 2 - Vision de la profondeur de champ en fonction du réglage d'ouverture du diaphragme.
Fig. 2 – Vision de la profondeur de champ en fonction du réglage d’ouverture du diaphragme.

 

Quels sont les effets secondaires ?

Ce qu’il faut retenir, c’est que la qualité optique d’un objectif n’est pas constante en fonction de l’ouverture. Dans les pages des magazines qui réalisent des tests de matériel, on voit souvent des graphiques en histogramme représentant le niveau de qualité optique en fonction de l’ouverture.

Ce qui est remarquable sur ceux-ci, c’est que la qualité maximale est toujours autour des ouvertures moyennes (vers f/8 ou f/11). puis se dégrade quand on ouvre plus et ferme plus.

Le premier effet indésirable est la perte de piqué de l’image. Le piqué est la micro-netteté de l’image, le fait que les détails soient précis. Sur certaines optiques très médiocres, on a même l’impression de voir comme un flou de bouger du photographe !

Le second effet, à la différence du premier, n’intervient que lorsque le diaphragme est fortement fermé (à partir de f/16 jusqu’à f/32 voire plus). Il s’agit des aberrations chromatiques. Elles sont dues à la diffraction de la lumière car l’orifice du diaphragme est très petit. Visuellement, nous voyons comme  un petit dégradé de couleur magenta ou vert le long des lignes à fort contrastes dans une photo.

Fig. 3 - Exemple de photo ayant des aberrations chromatiques. Elle a été réalisée à f/29.
Fig. 3 – Exemple de photo ayant des aberrations chromatiques. Elle a été réalisée à f/29.
Fig. 4 - Mise en évidence des aberrations chromatiques sur un détail.
Fig. 4 – Mise en évidence des aberrations chromatiques sur un détail.

 

Utilités pour les photographes

 

Détacher le sujet du fond

Fig. 5 - Exemple de photo avec une faible profondeur de champ pour détacher le sujet du fond.
Fig. 5 – Exemple de photo avec une faible profondeur de champ pour détacher le sujet du fond.

 

Avoir des détails sur tous les plans de l’image

Fig. 6 - Exemple de photo où la profondeur de champ est maximale pour que tous les plans soient nets.
Fig. 6 – Exemple de photo où la profondeur de champ est maximale pour que tous les plans soient nets.

Rendre abstrait une image

Fig. 7 - Exemple de photographie où la grande profondeur de champ a permis d'écraser les plans pour donner un aspect abstrait au sujet.
Fig. 7 – Exemple de photographie où la grande profondeur de champ a permis d’écraser les plans pour donner un aspect abstrait au sujet.

Effacer un premier plan perturbateur

Fig. 8 - Exemple de photo où le premier plan est perturbant à cause d'une trop faible ouverture du diaphragme (f/16).
Fig. 8 – Exemple de photo où le premier plan est perturbant à cause d’une trop faible ouverture du diaphragme (f/16).
Fig. 9 - Exemple de photo où le premier plan a été estompé par une plus grande ouverture du diaphragme (f/9).
Fig. 9 – Exemple de photo où le premier plan a été estompé par une plus grande ouverture du diaphragme (f/9).

 

 

Astuce

De nombreux appareils photo ont un bouton permettant de contrôler directement la profondeur de champ dans le viseur.

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L’exposition, faire-valoir de la créativité

Ce que l’on appelle l’exposition en photographie est le fait que le rendu de l’image en termes de luminosité correspond à l’ambiance que l’on souhaite rendre de la scène photographiée. J’insiste bien sur les termes “que l’on souhaite rendre”. En effet, la décision du photographe concernant le niveau d’exposition de sa photo est un acte créatif à part entière. Je rappelle que ce sont vos choix qui apporteront de la créativité à vos photos et vous démarquera des autres photographes.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet.

L’exposition

Nous avons plusieurs choix possibles en fonction de ce que le photographe souhaite transmettre. Afin d’être le plus compréhensible possible, je vais illustrer mes propos suivant trois ambiances lumineuses différentes. Une scène dont l’éclairage réel est sombre, une dont l’éclairage est standard et une autre où l’éclairage est clair. Pour chacune de ces conditions, je vais vous montrer comment le choix de l’exposition peut modifier le rendu.

Scène 1 : condition en faible luminosité

Fig. 1 - Trois expositions dans une ambiance d'éclairage sombre
Fig. 1 – Trois expositions dans une ambiance d’éclairage sombre

Scène 2 : condition en luminosité standard

Fig. 2 - Trois expositions dans une ambiance d'éclairage standard
Fig. 2 – Trois expositions dans une ambiance d’éclairage standard

Scène 3 : condition en forte luminosité

Fig. 3 - Trois expositions dans une ambiance d'éclairage fort
Fig. 3 – Trois expositions dans une ambiance d’éclairage fort

L’ensemble de ces exemples permet donc d’expliquer qu’il est tout à fait possible de choisir un rendu quelles que soient les conditions réelles.

Attention à l’automatisme des appareils

J’attire cependant votre attention sur le piège de l’automatisme des appareils photo. Effectivement, à la différence du photographe, l’appareil n’a pas l’intelligence pour réellement reconnaître l’ambiance d’une scène. Le choix par défaut qui est programmé dans tous les appareils et de retranscrire une scène comme si elle était éclairée avec une luminosité standard.

Pour être un peu plus technique, on dit que l’appareil équilibre l’exposition pour un gris moyen à 18% de réflexion de lumière. Ce taux de 18% est la valeur du niveau de gris des chartes graphiques standard en photographique. Nous pouvons les utiliser pour nous aider à exposer  de façon standard nos photos et neutraliser la balance des couleurs. Nous aborderons ce dernier point dans un autre article.

Maintenant que nous savons ce qu’est une bonne exposition (= celle choisie par le photographe), apprenons à techniquement la mettre en oeuvre.

Le triangle de l’exposition

Sur tous les appareils photo, il y a 3 paramètres réglables qui permettent d’obtenir l’exposition souhaitée pour notre photo :

  • la sensibilité ISO,
  • l’ouverture du diaphragme,
  • la durée de pose.

Le principe est le suivant :

“Plus la surface sensible de l’appareil photo reçoit de la lumière, plus celle-ci est claire.”

L’analogie avec le remplissage d’une bassine d’eau est la manière la plus classique d’illustrer le phénomène pour le comprendre.

Posons les associations suivantes :

  • la quantité de lumière =  à la quantité d’eau,
  • la sensibilité ISO = la taille de la bassine,
  • l’ouverture du diaphragme = niveau d’ouverture du robinet d’eau,
  • la durée de pose = la durée pendant laquelle, on remplie d’eau la bassine,
  • et enfin, le niveau d’exposition donc la clarté de l’image = la hauteur d’eau à atteindre dans la bassine.

Cas n°1 :

La taille de la bassine est standard. Pour remplir celle-ci, nous choisissons d’ouvrir faiblement le robinet (f/8). Pour remplir la bassine au niveau d’exposition demandé, il est alors nécessaire de laisser couler l’eau plus longtemps (8”).

Fig. 4 - Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose long
Fig. 4 – Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose long

Cas n°2 :

La taille de la bassine est standard. Pour remplir celle-ci, nous choisissons d’ouvrir fortement le robinet (f/4). Pour remplir la bassine au même niveau demandé, il est alors nécessaire de laisser couler l’eau beaucoup moins longtemps (2”).

Fig. 5 - Exposition avec une grande ouverture et un temps de pose court
Fig. 5 – Exposition avec une grande ouverture et un temps de pose court

Cas n°3 :

Cette fois-ci, nous souhaitons avoir une faible ouverture du robinet et un temps de remplissage court. Il est donc nécessaire de changer de bassine afin de réduire le volume d’eau nécessaire pour attendre cette même hauteur d’eau.

Fig. 6 - Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose court et une forte sensibilité ISO
Fig. 6 – Exposition avec une faible ouverture et un temps de pose court et une forte sensibilité ISO

Infinité de combinaisons

Pour un niveau d’éclairement défini d’une scène réelle, il existe donc une multitude de réglages équivalents permettant d’obtenir la même exposition. En voici quelques exemples :

Fig. 7 - Exemples de réglage de prise de vue pour un même éclairage d'une scène
Fig. 7 – Exemples de réglage de prise de vue pour un même éclairage d’une scène

Evolution de la quantité de lumière

Dès que l’on change un seul des paramètres, la quantité de lumière de la photographie évolue de la manière suivante :

  • Chaque changement de colonne vers la droite diminue par 2 la quantité de lumière.
  • Chaque changement de colonne vers la gauche multiplie par 2 la quantité de lumière.
Fig. 8 - Tableau de valeurs standard pour chacun des trois paramètres de l'exposition
Fig. 8 – Tableau de valeurs standard pour chacun des trois paramètres de l’exposition

A vous de jouer

La théorie étant connue, maintenant il faut l’intégrer. Alors je vous incite à étudier le manuel de votre appareil photo. Apprenez comment modifier ces trois paramètres puis sortez faire des photos. Entraînez-vous et n’hésitez pas à revenir ici pour poser vos éventuelles questions afin que je puisse vous répondre et mieux vous guider.

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