Illustration de l'article sur comment guider le regard en post-traitement
Quand un photographe fait une photo, il sait quels sont les éléments importants qui la composent. Lors de sa composition, il a la charge de guider le regard des spectateurs afin de l’aider à comprendre le sens de la photo. Pour ce faire, il doit dès la prise de vue agencer les éléments importants de manière à créer des relations entre eux. Cependant pour mieux guider le regard afin d’aider la lecture de l’image, il est néanmoins très utile de renforcer ces relations en post-traitement. C’est que que je vous propose de voir dans cet article.
Principes de base
Comme nous l’avons vu dans un article dédié, l’impact visuel d’une photographie peut être étroitement lié à la gestion de ses différents contrastes. C’est sur ces base que nous allons travailler en post-traitement. En effet, amplifier ces contrastes en post-traitement lors du développement de la photographie, nous permet d’être beaucoup plus subtile dans le guidage du regard du spectateur.
Ci-dessous nous allons aborder trois contrastes très efficaces qui sont particulièrement facile à réaliser sous un logiciel tel que Lightroom.
Luminosité
Le regard est toujours plus attiré par les zones lumineuses. Ceci peut se comprendre de par le fait qu’un sujet bien exposé présente plus de détail que dans les zones sombres. L’astuce est donc d’assombrir très légèrement les zones sans grand intérêt de l’image et au contraire de légèrement éclaircir votre sujet.
Pour aller plus loin, vous avez aussi la possibilité de hiérarchiser vos différents éléments par niveau de luminosité. L’importance est proportionnelle au niveau de luminosité de l’élément.
Température de couleur
Dans cette même logique, les couleurs plus chaudes sont plus plaisantes à voir que les couleurs froides. Réchauffer légèrement votre sujet par rapport au fond de l’image, pourra efficacement détacher votre sujet de son fond.
Vous pouvez aussi définir une tension entre deux éléments importants de votre photo en utilisant ce principe. Dans ce cas, il y a de forte chance que le spectateur distingue d’abord l’élément chaud puis l’élément froid dans un second temps.
Netteté/flou
L’usage de la netteté et du flou est très courant dès la prise en vue en jouant sur la profondeur de champ. Au moment du post-traitement, ce qui est intéressant, c’est de jouer sur les micro-détails de la photo. Par exemple, dans le cas des portraits, il n’est pas intéressant d’accentuer la netteté sur l’ensemble du visage. Au contraire, le fait de l’appliquer uniquement aux endroits stratégique apportera beaucoup plus d’efficacité : le regard, la base du nez et les lèvres suffirons largement.
De manière générale, tous ces conseils fonctionnent mais n’oubliez pas qu’il peut être intéressant de les prendre à contre-pied. Chaque photo est unique et pourra répondre différemment à ces principes. Alors n’hésitez pas à tester différentes configurations.
Outils localisés de Lightroom
En fonction du logiciel que vous utilisez, plusieurs outils localisés peuvent exister. Pour l’illustration de cet article, je m’appuierai sur le logiciel Lightroom Classic CC.
Dans ce logiciel, il y a 3 outils localisés :
Filtre gradué
Panneau de configuration de l’outil filtre dégradé de Lightroom Classic CC
Filtre radial
Panneau de configuration de l’outil filtre radial de Lightroom Classic CC
Pinceau de retouche
Panneau de configuration de l’outil pinceau de retouche de Lightroom Classic CC
Comme vous pouvez le voir sur les captures d’écran, chacun de ces outils possèdent un ensemble de réglages similaires entre eux, plus des options propre à chacun d’eux. L’objectif n’est pas ici de passer en revue l’ensemble de ceux-ci mais, de simplement les présenter pour en avoir une vue d’ensemble.
Trucs&Astuces
Plissez les yeux
Voici une astuce tout simple pour mieux voir les zones lumineuses et de couleurs différentes. Il suffit de plisser les yeux pour ne plus distinguer les détails de l’image. L’idée est de faire comme si la photo était floue. Ainsi, votre attention n’est pas perturbé par trop les informations précises de l’image. Il est alors plus évident de repérer où sont les zones lumineuses des zones sombres, etc…
illustration de l'article sur comment donner la sensation de la profondeur
Réaliser une photographie revient à transcrire en deux dimensions (2D) la représentation d’une scène réelle en trois dimensions (3D). L’objectif de cet article est de vous donner quelques clés utiles pour tromper le cerveau du spectateur afin qu’il ressente cette sensation de profondeur sans cette troisième dimension. Je classerai ces clés suivant les aspects suivants :
rapport d’échelle
superposition
contraste
effet de vision
retouche photo au post-traitement
Rapport d’échelle
Le rapport d’échelle concerne ici l’évolution de la perception des caractéristiques dimensionnelles d’un objet en fonction de la perspective. De manière simple et directe, « plus un objet est loin de nous, plus nous le voyons petit ». Comme vous allez le voir, c’est évidemment vrai, mais il n’y a pas que ça.
Dimensions
Comme, je l’ai écrit juste au-dessus, un même objet sera représenté plus gros sur une photo, s’il est proche du point de vue et diminuera au fur et à mesure qu’il s’éloignera. En fonction de certaines configurations naturelles ou non, la scène à photographier présentera une série plus ou moins alignée de ce type d’éléments. Classiquement, ceux-ci peuvent être par exemple :
les poteaux électriques
les pierres d’un mur
une route de largeur sensiblement constante
des traces comme par exemple des traces de pas dans le sable…
Leurs agencements linéaires construisent une ligne de fuite imaginaire. Ces lignes de fuite, si elles sont astucieusement placées dans votre composition évoqueront très fortement cette sensation de profondeur.
Effet de la perspective géométrique sur les dimension d’un sujet
Motifs
De manière générale, au-delà des dimensions d’un objet bien distinctif, tout ce qui peut s’assimiler à un motif, répond au même phénomène expliqué précédemment. C’est le cas, du motif d’un mur en briques par exemple.
La force des motifs est qu’ils génèrent une multitude de lignes de fuite.
Prêtez attention aux motifs est alors une très bonne façon de profiter d’eux pour traduire cette troisième dimension, car ils disparaîtront progressivement avec la distance.
Voici quelques exemples de motifs courants :
des briques d’un mur,
des dallages au sol,
des tuiles d’un toit,
des fenêtres des immeubles,
des arbres de même essence,
…
Importance des motifs et de l’accentuation des perspectives pour transmettre l’impression de profondeur
Textures
Plus, nous nous rapprochons des sujets et plus nous pouvons en voir les détails. L’ensemble des plus petits d’entre eux représente la texture. Encore une fois, ces informations s’évanouiront avec sa distance par rapport au point de vue.
Ici, les exemples de motif peuvent être par exemple :
le maillage d’un tissu,
les creux et les bosses de l’écorce d’un arbre,
l’aspect brossé d’un métal,
les piqûres de rouille d’une vieille porte métallique,
les craquelures d’une vieille peinture,
…
Référence à l’échelle
Petite question au passage : qu’est-ce qui permet de faire la différence entre les trois notions précédentes, dimension, motif et texture ? La réponse est le rapport de taille des uns par rapport aux autres.
Afin de pouvoir donner un ordre de grandeur à la profondeur, il est important d’introduire une notion de taille de référence pour l’ensemble de l’image. Concrètement, il suffit d’introduire au moins un élément dont tout le monde connaît instinctivement la taille.
De nombreux éléments peuvent être utilisés :
un humain,
une voiture,
un insecte,
un arbre,
…
Du moment, que les tailles respectives entre les dimensions, les motifs et les textures sont cohérentes entre elles, l’ensemble de ces notions dimensionnelles permettront à duper le cerveau afin qu’il interprète dans la continuité l’information de profondeur de l’image.
En photomontage, c’est l’un des points les plus importants à mettre en place pour donner un rendu réaliste d’une scène.
exemple de l’importance d’une référence de taille pour donner l’échelle des distances et la sensation de la profondeur de l’imageexemple de l’importance d’une référence de taille pour donner l’échelle des distances et la sensation de la profondeur de l’image
Superposition
« Ceux du fond sont cachés derrière les premiers ».
C’est évidemment une autre caractéristique de la profondeur. Lors de votre composition, il peut-être utile d’intégrer à votre image des éléments qui se cachent partiellement les uns et les autres. Le cerveau sera ainsi contraint d’intégrer la notion multi-plane de la scène et comprendra alors qu’il y a de la profondeur à la scène.
Afin de bien distinguer les différents plans de profondeur (de l’avant-plan à l’arrière-plan en passant par tous ceux intermédiaires), il est intéressant de chercher à les rendre distinguables au mieux. L’une des astuces des photographes de paysages est de photographier aux heures de la journée où la lumière est rasante (premières ou dernières heures de la journée). Ainsi, en fonction de la structure du sol, présence d’arbre, champs de colza ou terre nue…, la luminosité de ses différentes zones s’en trouvent plus contrastées. Ceci permet alors de mieux les distinguer.
Distinguer les différents plans d’une image permet de donner de la profondeur à celle-ci
Contraste
Directement, en lien avec la notion de plan de profondeur, nous avons la notion de contraste associé.
Pour rappel, dans mon article dédié aux contrastes d’Itten, j’explique qu’il existe une multitude de types de contraste.
Il est important de comprendre que quelques soient les types de contrastes, ils diminuent tous avec la distance.
Partant de ce constat, on comprend autrement tout ce que nous avons évoqués précédemment autour des dimensions, motifs et textures. Tout ça est donc cohérent. Ouf !
Diminution du contraste de luminosité
A cause de la couche atmosphérique, les hautes lumières et les basses lumières sont de moins en moins distinguables pouvant même devenir uniforme en cas de brouillard par exemple. C’est pourquoi, il est plus facile d’évoquer cette notion de distance en fonction de conditions météorologiques particulières.
Diminution du contraste de couleurs
Pour la même raison, la saturation des couleurs se réduit aussi avec la distance.
L’ensemble de ses deux contrastes est ce que l’on appelle souvent la perspective atmosphérique au même titre que l’on appelle perspective géométrique la gestion des dimensions.
Effet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distanceEffet de la perspective atmosphérique et comment la luminosité et les couleurs évoluent avec la distance
A ce stade de l’article, nous connaissons et avons compris quels sont les paramètres importants à prendre en compte pour mieux transcrire la troisième dimension. Pour rappel les voici de façon synthétique :
les lignes de fuite imaginaires,
les lignes de fuite réelles,
les détails à intégrer au premier plan,
mettre en évidence les différents plans,
choisir ses heures de prise de vue,
profitez de la perspective atmosphérique.
Dans la suite de l’article, voici quelques astuces complémentaires pour accentuer ces aspects.
Effet de vision
Profondeur de champ
Tout l’aspect technique de comment procéder aux réglages de la profondeur de champ est expliqué dans mon article dédié. Je vous invite donc à le lire ou le relire si besoin.
L’usage à bon escient de ce paramètre, vous permettra de mieux focaliser le regard là où vous le souhaitez tout en détachant le plan de netteté de l’avant ou de l’arrière-plan.
Accentuation de la perspective
La perspective géométrique étant un aspect très important pour donner cette sensation de profondeur, il est souvent utile de l’amplifier. Pour se faire, il est d’usage d’employer des objectifs à courte focale. Ici aussi, je vous invite à vous référer aux articles dédiés aux différentes familles de focales.
Dans le cas, où vous n’auriez pas à disposition des focales courtes, vous pouvez compenser un peu le problème en photographiant au ras du sol. De cette manière, vous intégrerez plus de premier plan à votre photo pour mieux « entrer dedans ».
Retouche photo au post-traitement
Ici, je vais vous donner 3 astuces qui peuvent aussi aider à évoquer ou renforcer la profondeur d’une photo. Il est clair, qu’au post traitement, nous ne pourrons pas faire de miracle non plus. Donc, gardez à l’esprit l’ensemble des informations de cet article concernant les prises de vue, car c’est surtout à ce moment-là que vous avez le plus de possibilité.
Zooming
Pour faire la transition, voici un effet que l’on peut faire aussi bien à la prise de vue qu’au post-traitement. Il s’agit de l’effet de zooming.
Rapidement, pour réaliser ceci à la prise de vue, vous devez régler d’exposition correcte de votre photo de manière à avoir un temps de pose de l’ordre de 1/30s. La technique consiste à zoomer manuellement pendant que vous déclenchez l’obturateur. Vous obtiendrez alors un flou dynamique partant du centre de l’image et qui s’étalera de façon radiale.
Sous Photoshop, vous trouverez l’option dans les filtres de flou.
Le fait d’avoir ce flou partant du centre donne l’impression d’entrer dans la photo et peut en fonction des cas donner une sensation de profondeur. Il s’agit d’un effet créatif qui convient bien d’utiliser modérément pour ne pas s’en lasser.
Evocation de la profondeur par effet de zooming
Correction du voile
Il y a quelque temps, Adobe a créé l’option correction du voile dans Lighroom et CameraRaw. Habituellement, utiliser pour supprimer ou réduire tout au moins l’effet de la perspective atmosphérique, il peut aussi être utilisé inversement pour en ajouter. Dans ce cas, je vous conseille de procéder plan par plan localisé pour étager et ainsi mieux les distinguer.
Tilt-Shift
Cet effet aujourd’hui, un peu trop connu, est néanmoins une bonne solution pour donner un ressenti intense de la profondeur dans l’image. C’est aussi ce qu’on appelle l’effet maquette.
Photo d'illustration du l'article à propos des photos intérieure
Pour la majorité des gens, l’intérêt de prendre des photos est de garder des souvenirs d’un événement familial (anniversaire, repas de famille, visite chez la mamie…). Evidemment, la plupart du temps, les photographies sont prises en intérieur ou dans des endroits où la lumière est faible. Voici mes quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté.
1. Assurez-vous que la durée d’exposition n’est pas trop longue
Le problème majeur des photos intérieures est le flou de bougé. Cet aspect est simplement dû à une durée d’exposition trop longue par rapport à la stabilité de l’appareil photo. Pour palier à cela, vous devez vous assurer que le temps utilisé est bien compatible avec les aspects suivants :
longueur focale,
prise de vue à main levée ou sur pied.
Le second type de flou est le flou de mouvement. Ici, est sous-entendu le mouvement du sujet. Si votre sujet est rapide comme l’envol d’un bouchon de champagne ou plutôt lent comme le mouvement des lèvres de votre interlocuteur, le risque de flou de mouvement sera plus ou moins important.
Pour bien comprendre le réglage de ce paramètre, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la durée d’exposition.
Photo intérieur prise à main levée à la durée de 1/50s ce qui à permis de figer le mouvement de la personne mais celui du boule qui tournait.
2. Anticipez les temps de pause dans les mouvements des convives
Comme tout est relatif, après avoir compris et réglé efficacement les réglages de votre appareil photo, il reste important d’essayer au maximum de ne pas se mettre dans les situations compliquées. Il est plutôt simple d’agir sur soi-même, mais demander à vos convives de ne plus bouger risquera de dénaturer leur attitude.
L’idée ici est de se concentrer sur votre sujet de manière à anticiper au mieux les micro-pauses dans son mouvement. Par exemple, vous pouvez vous concentrer à déclencher au moment où la personne se concentre pour réaliser une action :
tenir son verre quand une autre personne le rempli,
écoute attentivement le discours d’une autre personne
est dans ses pensées le temps de sa réflexion pour répondre à une question importante…
L’objectif ici est de déclencher votre photo juste à ces instants-là où vos amis ont un infime temps d’arrêt dans leur mouvement.
Photo intérieure prise au moment d’un micro-moment de pause pour limiter les risques de flouPhoto intérieure dont le moment de micro-pause se trouve au niveau du visage. Ici le flou de la cuillère apporte un plus à la photo car il transmet l’information du moment de celle-ci.Photo intérieure d’un enfant en profitant d’une micro-pause pour le saisir sans flou.
3. Calez votre appareil photo contre un support stable pour limiter les flous de bougé
Parler d’anticipation permet de gagner du temps ; mais pour en faire quoi au juste. Pour anticiper votre cadrage par exemple, mais aussi, pour vous placer dans des conditions plus confortables techniquement parlant.
Le fait d’avoir analysé chez votre sujet son comportement, et donc en particulier ses positions de calme, vous pouvez en profiter pour placer votre appareil de manière stable contre un support fixe qui vous assurera de garder votre cadrage correctement tout en limitant par la même occasion le risque de flou de bougé.
Photo intérieure. Afin d’éviter le flou de bougé, j’ai calé l’appareil photo contre un support stable. Le cadrage oblique était un choix délibéré.Photo intérieure. Cette photo a été prise dans le noir très posé à 25600 iso à 1/13s. Pour éviter le flou, l’appareil a été posé sur la grille en fer-forgé qui fermait l’accès à la salle.
4. Privilégiez les lieux les mieux éclairés
Ce conseil est bien sûr une évidence, mais malheureusement, nous avons tendance à l’oublier sur le moment. Il faut essayer de profiter au maximum de la lumière disponible. Je vous invite donc à repérer quels sont les endroits de la pièce les mieux éclairés afin d’axer vos prises de vue vers ceux-ci.
Plus vous aurez de lumière et moins vous aurez de problématiques à gérer simultanément.
photo intérieure montrant comment profiter d’un zone plus lumineuse pour guider le regardphoto intérieure illustrant la présence de zones plus lumineuses
5. Assurez-vous d’avoir la balance des blancs réglée sur automatique ou sur le type de lumière adaptée
La conséquence des lumières artificielles est leurs températures de couleur qui sont souvent très chaudes, ce qui donne des teintes orangées sur les photos. Pour gérer cet aspect à la source, c’est-à-dire à la prise de vue, il est important de bien régler sa balance des blancs.
De nos jours, tous les appareils proposent une balance des blancs automatique qui dans la majorité des cas obtient de très bons résultats. Si ce n’est pas le cas, je vous invite alors de consulter le mode d’emploi de votre matériel pour savoir modifier ce paramètre le cas échéant si nécessaire.
Photo intérieure prise au format RAW afin de s’assurer de garder un régalage précis de la balance des blancs pour garder les couleurs du vitrail
6. Privilégiez le format RAW si votre appareil le permet
Pour faire la liaison avec le point précédent, il faut s’avoir que le réglage de la balance des blancs peut totalement se faire en post-traitement à partir d’un fichier RAW.
En effet, pour rappel, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement de l’ensemble des données brutes que le capteur de votre appareil a capté. Ainsi, le réglage de ce paramètre est exactement identique en post-traitement à si nous l’avions fait sur le moment. Dans les cas de situations complexes où plusieurs sources de lumière de températures différentes se mélangent, il est particulièrement conseillé d’ajuster ce paramètre au post-traitement afin de profiter de réglages plus fins.
Au-delà de cet aspect couleur, il arrive aussi fréquemment de constater des écarts de luminosité très forte d’un endroit à un autre. Ceci amène des difficultés complémentaires à la gestion de l’exposition de vos clichés. Toujours, grâce aux fichiers RAW, vous aurez beaucoup plus de l’attitude pour régler finement l’exposition par zone de votre photo.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.
7. Utilisez votre flash cobra
Il peut arriver, dans certains cas, d’être en situation de contre-jour. C’est particulièrement le cas si vous prenez une photo face à une baie vitrée. Il faut alors comprendre que l’ensemble de votre scène est dans l’ombre de la lumière naturelle entrant par cette baie. Pour contre-balancer cette lumière, vous devez alors apporter un complément de lumière sur votre sujet. L’une des possibilités est d’utiliser votre flash cobra. L’usage de celui-ci est détaillé dans un article dédié.
Dans le cas où vous n’auriez qu’un flash intégré, il est important de s’assurer de réduire la puissance de votre flash de manière à ne pas assombrir le fond. Soit vous avez moyen de régler sa puissance directement depuis l’appareil, soit vous pouvez masquer avec votre doigt une partie de la surface de votre flash pour limiter l’émission de sa lumière.
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 1Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 2
Illustration de l'article à propos des grands angles
Les objectifs dits grands-angulaires regroupent toutes les focales dont la longueur est inférieure à 50 mm (objectif standard). Plus la focale est courte et plus le champ de vision est large. Au-delà de ce constat, nous allons voir les autres effets visuels induits. Afin de mieux se repérer dans l’ensemble des différentes longueurs focales, nous allons voir les utilisations classiques en fonction de celles-ci. Enfin, pour finir, je vous donnerai quelques trucs et astuces à savoir pour mieux maîtriser ce type d’objectif.
Les effets des courtes focales
Comme nous venons d’évoquer en introduction, les focales courtes permettent de saisir une scène plus large qu’avec un objectif standard. Cet avantage apporte avec lui d’autres effets qu’il est important de connaître pour mieux les maîtriser et en tirer partie pour renforcer les messages que l’on souhaite faire passer à travers nos images.
Profondeur de champ
A un point de vue donné, pour une mise au point identique et à une ouverture de diaphragme similaire, la longueur focale impact l’étendue de la profondeur de champ d’une photo. En effet, plus la focale est courte et plus la profondeur de champ est conséquente. Ainsi, avec un grand-angle, il est très facile d’être net de quelques centimètres de l’appareil jusqu’à l’horizon ce qui est très pratique pour garder un ensemble de détails d’une scène.
Augmentation des distances
Automatiquement, le fait d’avoir un champ de vision plus large, la profondeur de l’image s’en trouve augmentée. Ceci à l’avantage de pourvoir mieux détacher les éléments les uns par rapport aux autres et ainsi donner un sentiment d’espace et de grandeur à la scène.
Exagération des proportions
Sur le même principe que le point précédent, les proportions des différents éléments composant la scène se trouvent modifiées. Ainsi, tous les sujets au premier plan se trouvent beaucoup plus grands que les sujets en arrière-fond.
Déformations
Quand le photographe ne tient pas bien compte des effets précédemment évoqués, les images produites peuvent présenter des déformations éventuellement disgracieuses. C’est le cas par exemple du portrait où classiquement le nez du modèle est disproportionné par rapport au reste du visage. Cependant, ça peut aussi être un réel parti-pris de la part du photographe pour produire des effets créatifs dans une scène.
Les multiples usages classiques par focales
Reportage (35 mm)
Un 35 mm est particulièrement apprécié par les photo-reporters. A à cette focale, il est facile de prendre des portraits en situation sans pour autant que les déformations optiques perturbe trop la morphologie des visages. Cela permet d’avoir un point de vue suffisamment rapproché pour que le spectateur se retrouve comme au cœur de l’action, ce qui donne une meilleur dynamique à la scène et donc apporte plus de force à la photo.
Illustration d’utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage
Paysage (28 mm)
Avec cette focale de 28 mm, les distances se trouvent intensément étirées. Elle est alors adaptée au paysage de manière à intégrer une grande quantité de détails au sein de la scène. Il peut aussi être utilisé en repartage, mais dans ce cas, il est important de bien faire attention à ne pas se rapprocher trop des sujet pour ne pas les déformer excessivement.
Illustration de l’usage du 28 mm pour du paysage
Intérieur (24 mm)
Un 24 mm est un choix très pratique pour les photographies d’intérieur. En effet, le manque de recul et de luminosité nécessite ce type de focale très courte qui permet de bien gérer ce type de situation. Il est néanmoins conseillé de ne pas trop s’approcher d’un des éléments de la scène pour ne pas qu’il apparaisse trop étiré vers les bords.
Illustration de l’utilisation d’un 24 mm pour des photos en intérieur
Effet créatif (17mm et inférieur)
Les focales extrêmement courtes sont souvent utilisées dans le cas d’effet créatif. Les déformations sont inévitables avec ce type de matériel et c’est pourquoi il faut apprendre à composer avec elles pour qu’elles soient un plus pour la photo au lieu d’être une contrainte. Dans le domaine de la créativité, tout reste possible en terme d’aspect visuel.
Trucs et astuces
Flou de bougé
Un avantage des courtes focales est leur capacité à être moins sensible au flou de bougé. Cette caractéristique est intéressante, car elle nous permet de prendre des photos à main levée à des vitesses d’obturation très lente.
Faible lumière
Dans la même logique que le flou de bougé, photographier avec une courte focale est plus aisé dans des conditions de faible lumière. La majorité des courtes focales permettent d’ailleurs des ouverture de diaphragme plus grand et comme vu précédemment, permet des vitesses d’obturation plus lente ; deux avantages pour bien exposer ses clichés.
Allonger les jambes
Dans le cadre de portrait en pied, l’usage d’une courte focale en contre-plongée permet de donner l’impression que les jambes du modèle sont plus allongées qu’en réalité. Ceci est couramment utilisé en photographie de mode.
Portrait en situation
Faire des portraits, c’est bien, mais faire des portraits avec la mise en évidence du contexte et de l’environnement du modèle est très utile pour donner plus de sens à une image. Ainsi, la même photo peut véhiculer l’information de qui est la personne photographiée et ce qu’elle fait ou dans quel environnement elle évolue.
Correction d’objectif (post-traitement)
Aujourd’hui, au post-traitement informatique permet de corriger une grande partie des déformations optique engendrées par les courtes focales. Il ne faut pas hésiter à utiliser des moyens pour atténuer ces déformations si celles-ci n’apportent rien au sens de votre image. Tous les logiciels de type Lightroom le fond très bien.
Illustration de l'article sur les 3 conseils pour une bonne gestion de l'arrière-plan de ses photos
Une très grande majorité des photographies gâchées sont dues à une mauvaise prise en compte de l’arrière-plan présent derrière le sujet principal par le photographe. Voici, trois conseils faciles à prendre en compte au moment de la prise de vue. Vos photos en seront naturellement plus fortes.
Sortir ou cacher du cadre les éléments perturbateurs
L’une des priorités du photographe est de réaliser des images dont la lisibilité est la plus rapide. C’est ainsi qu’une photo peut gagner en force et accrochera l’attention plus qu’une autre.
Pour ce faire, il faut essayer d’éliminer le maximum d’éléments de l’arrière-plan qui risqueraient d’attirer le regard du spectateur. Tout ce qui pourra être immédiatement supprimé à la prise de vue sera autant de temps gagné au post-traitement sur ordinateur après.
C’est aussi et surtout, un moyen de chercher ce fameux point de vue souvent évoqué en photographie ou plus communément appelé l’œil du photographe.
Pour ce faire, tournez autour de votre sujet, déplacez-le à différents endroits, rapprochez-vous, éloignez-vous, zoomez, réduisez la profondeur de champ… Une multitude de moyens sont à votre disposition pour savoir gérer toutes les situations possibles.
Voir et mettre en place les lignes de force pour guider le regard
Savoir repérer et prendre l’habitude d’agencer les lignes de force présentes sur le fond de votre image, permet de placer votre sujet au meilleur endroit dans la scène.
Ces lignes de force sont un moyen extrêmement efficace pour guide le regard jusqu’à votre sujet.
Dans ce sens, l’arrière-plan devient un faire-valoir à votre sujet et donne aussi une cohérence et une harmonie à l’ensemble.
Pour mieux comprendre ce que sont les lignes de force, je vous invite à consulter l’article détaillé en rapport à la grammaire de l’image.
Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.
Détacher votre sujet du fond grâce au contraste de luminosité
Comme nous l’avons vu dans un article précédent à propos des contrastes d’Itten, il est très puissant d’utiliser ce principe pour mettre en avant votre sujet par rapport au fond qui doit rester qu’un élément secondaire à l’ensemble de la scène.
Concrètement, si votre sujet est plutôt sombre, placez-le devant une zone claire de votre fond et inversement. C’est l’une des techniques très utilisées en portrait de studio où les photographes éclairent astucieusement le fond d’un portrait pour mieux faire apparaître la silhouette du modèle. Le célèbre studio Harcourt en est un bon exemple.
Contraste de forme et de couleurs complémentaires
C’est à vous…
Gardez bien en tête ces 3 conseils, appliquez-les dès votre prochaine sortie photo et vous constaterez immédiatement la différence sur vos images.
Comme d’habitude, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires ou vos questions à propos de cet article.
Le recadrage d’une photo est l’opération de supprimer au post-traitement une partie de celle-ci. Cette opération est extrêmement simple à réaliser, et comme nous allons le voir ensemble, peut apporter beaucoup de force à votre photo.
Polémique autour du recadrage
Régulièrement en lisant sur les groupes de discussion, les forums photo ou ailleurs, certains photographes critiquent le recadrage comme étant une pratique inacceptable. Ils étoffent souvent leur propos en expliquant qu’une photographie se fait avant tout lors de la prise de vue. D’autres justifient cette idée par le fait que la suppression de pixel dégrade trop la qualité de l’image.
Ces arguments sont vrai, mais pas toujours. C’est pourquoi dire que le recadrage est une pratique inacceptable est excessif.
Dans tous les arts, et la photographie ne fait pas exception, il existe des règles qu’il est important de transgresser pour aller plus loin dans la créativité. L’ouverture d’esprit et la prise de recul par rapport à ces types de sujets sont importants pour ne pas se retrouver bridé dans notre pratique
Par contre effectivement, garder qu’une trop faible partie de votre image risque de ne pas laisser assez d’information pour une future impression sur papier. Ici, il faut garder à l’esprit que plus on garde de pixel, mieux c’est. Mais il faut aussi garder à l’esprit le principe de densité de pixel d’une image pour l’impression. Tout cela dépend de l’usage final de l’image. Pour approfondir ce point, je vous invite à lire l’article traitant spécifiquement ce sujet.
Pourquoi recadrer
Il existe de nombreuses raisons justifiant le recours au recadrage d’une photo. Voici ci-dessous une liste non exhaustive :
Changer le format de la photo (16×9, 4×3, carré, format libre, panoramique…),
Supprimer un élément perturbateur de l’image se trouvant en périphérie,
Adapter une photo à l’espace disponible dans la page d’un magazine,
Ajuster précisément la symétrie après la correction des déformations optiques de l’objectif en photo d’architecture par exemple,
…
Comme je l’ai évoqué dans un article précédent, le cadre d’une image fait partie intégrante de celle-ci.
Il est donc important de travailler aussi son recadrage au même titre que son cadrage initiale de la prise de vue car c’est une opération essentielle pour parfaire une photo.
En quoi recadrer apporte à votre photo
Toujours en fonction du message que vous souhaitez transmettre dans votre image, le cadrage permet d’influencer visuellement de rendu du contenu de la photo. Voici quelques raisons justifiant le recours au recadrage de photos. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive mais permet juste l’illustrer le propos de cet article.
Recadrage carré
Pour un premier exemple concret, je vous invite à aller lire ou relire l’article sur les contrastes où j’ai expliqué pourquoi j’ai fait le choix de recadrer ma photo du sac à dos devant le Tau lors d’un voyage en Italie.
Contraste de forme et de couleurs complémentaires
Supprimer les zones de l’image qui n’apporte pas d’information
Illustration du recadrage pour supprimer les zones inutiles
Ici l’espace dans le ciel totalement bleu n’apporte aucune information pertinence à la photo. De plus, recadrer l’image à l’horizontale accentue la profondeur de l’image en renforçant l’impression de grande distance des montages et évoque un sentiment de calme au lieu.
Peaufiner le positionnement des éléments dans l’image
Illustration du recadrage pour replacer les éléments importants de la photo sur les points forts
Ici, le sujet de la photo est la danse. Les deux groupes de personnes de chaque côté polluent le message car n’aide pas à attirer le regard sur le couple de gauche qui donne du mouvement à l’ensemble de la photo. De plus, en focalisant l’image telle que recadrer, les musiciens au fond reprennent de l’importance.
Redresser l’horizon
Illustration du recadrage pour redresser l’horizon d’un paysage
Ici, pas de commentaire particulier à faire mis à part qu’il est absolument important d’avoir un horizon rigoureusement horizontal dans les photos de paysage.
Modifier après coup le message initiale de la photo
Illustration du recadrage pour modifier le message porté par la photo
Sur la photo initialement cadrée, le sujet principal était le poteau en pierre et le phare lui faisait écho de par la vague similitude de forme allongée, brune et verticale. Avec le recadrage, je change cette relation et le sujet principal devient de texte gravé à la place du poteau lui-même. Par conséquent, le phare est en relation avec le texte et plus avec le poteau. Par la même occasion, je supprime deux éléments gênants la lecture qui sont la pierre au sol et le buisson jaune.
Partagez ici vos avis à propos du recadrage des photos. Quels sont vos usages réguliers ? Quels sont vos astuces ? L’espace commentaire de l’article vous tend les bras…
illustration des fonctionnalités des Smartphones à propos de la photographie.
Pour progresser en photographie, vous n’êtes pas obliger de posséder un matériel photo hors de commun, votre smartphone vous aidera déjà beaucoup. Dans le domaine de la photographie, bien connaitre les limites techniques des smartphones, vous permet de bien utiliser ces appareils. De plus, leurs contraintes techniques sont des atouts essentiels pour développer votre regard photographique et votre créativité.
Les limites techniques des appareils photos des smartphones
Quasiment, tous les ans, les fabricants de smartphone vantent les évolutions technologiques du tout dernier né de leurs catalogues. L’appareil photo est l’une des fonctionnalités qui évolue le plus avec des avancées majeures sur la qualité des photos produites.
Cependant, où en sommes nous à l’heure actuelle.
La faible taille du capteur
Par définition, un smartphone devant être facilement transportable, les caractéristiques de poids et de tailles sont primordiales. La contrepartie à cela, est que les capteurs des appareils photos doivent impérativement rester très petits.
Mais voilà ! Qui dit faible taille, implique faible lumière venant impacter les photos-sites du capteur. La sensibilité de ceci est donc très médiocre encore aujourd’hui.
Bruit numérique
La principale conséquence technique de la faible taille du capteur est la génération de beaucoup de bruit numérique. Les solutions apportées par les constructeurs sont des traitements de réduction du bruit par logiciels intégrés.
Malgré tous leurs efforts, ces traitements sont beaucoup trop destructifs pour avoir une qualité d’image correcte en faible lumière.
Mode automatique
Enfin, l’accessibilité aux paramètres de prise de vue de l’appareil photo en mode manuel n’est quasiment pas possible sur la majorité des smartphones. Ainsi, nous sommes limités aux fonctionnalités automatiques de l’appareil sans pouvoir avoir une totale maitrise des paramètres de prise de vue.
Autres limitations diverses
Nous pourions ajouter à ces trois points précédents tout une liste d’autres fonctionnalités manquantes par rapport à un réflex numérique. Nous pouvons rapidement citer ces quelques autres :
Pas de griffe pour ajouter un flash,
Pas de possibilité de changer d’objectif
Zoom numérique ou très limité…
Arrivé à ce stade de la lecture de mon article, peut-être que vous commencez à vous poser des questions de le réel intérêt à utiliser cet outil. La réponse est développée ci-dessous.
Pourquoi utiliser l’appareil photo de son smartphone ?
Une très grande partie de la population possède un smartphone. Pour information, en juin 2016, 71% de la population française de plus de 15 ans possédait un smartphone contre 64% en juin 2015.
Au fur et à mesure des avancées technologiques, ces équipements disposent d’un appareil photo de plus en plus sophistiqué avec une qualité d’image grandissante.
Quelques soient vos propres avis qualitatifs, il y a néanmoins de réels avantages à utiliser les smartphones.
Un appareil photo toujours avec vous
L’avantage le plus intéressant est que votre smartphone ne vous quitte quasiment jamais. Grâce à lui, vous n’avez plus le désagrément de vous dire : « Mince, il y a une superbe lumière et je n’ai pas d’appareil photo avec moi !!! ».
Dans de nombreux livres de formation à la photographie, les formateurs écrivent que l’une des clés pour faire de bonnes photos est d’avoir son appareil toujours à portée de main. Avec les smartphones, ouvrez votre poche, et vous être prêt !
Illustration qu’avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant éphémère comme un arc-en-ciel.Illustration qu’avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant dit décisif.Illustration d’une prise de vue fait au bon moment avec son smartphone.
Post-traiter ses photos
Une quantité colossale des photos produites dans le monde est pour l’usage des réseaux sociaux ou globalement pour Internet. Par effet de mode, volonté de se différencier ou par choix purement esthétiques ou artistiques, la majorité de celles-ci sont retouchées. Les applications, de type d’Instagram, ont d’ailleurs grandement influencé les utilisateurs grâce à leurs filtres automatiques utilisables de manière extrêmement simple.
Nous trouvons aussi de plus en plus de grand nom des logiciels de retouche photo qui développent des applications de retouche pour smartphone. Dernière, c’est Adobe qui a adapté son logiciel Lightroom CC pour répondre à ce besoin.
Votre smartphone est donc, non seulement un appareil photo, mais il est aussi un ordinateur pour retoucher vos clichés !
Réalisez-vous que c’est une réelle révolution d’avoir tout ça dans le fond de sa poche pour seulement quelques grammes (et malheureusement aussi pour plusieurs centaines d’euros pour l’achat de l’appareil bien sûr…)
Transformer les contraintes techniques en moteur de la créativité
On ne le répétera jamais assez :
« C’est sous la contrainte que l’on progresse… »
Cette phrase est essentielle dans le processus de créativité. En effet, c’est en sortant de sa zone de confort que nous sommes obligés de nous dépasser, d’aller plus loin ou de réfléchir à des solutions nouvelles. Bref, d’être créatif !
Vivez ces contraintes comme des forces et des opportunités pour aller plus loin.
Alors,
« non», vous ne ferez pas toutes les sortes de photos.
« non », certaines conditions de prise de vue ne seront pas exploitables facilement.
Mais,
« oui», vous aurez toujours moyen de pendre en photo votre scène.
et surtout « OUI », vous pourrez faire de bonnes photos avec votre smartphone.
La créativité avant tout
De nos jours avec l’omniprésence de la photographie , il est de plus en plus important de se différencier des autres photographes pour qu’elles soit remarquées.
Ici, pas de solution miracle et pas particulièrement du côté de la technologie. Il faut avoir des idées créatives !! Quand on se souvient d’une photographie c’est parce qu’on se souvient de son message car il nous a touché d’une manière ou d’une autre.
Il faut donc se creuser les méninges !
Venez découvrir dans l’article à propos des contrastes, le processus de créativité qui se cache derrière cette photo en cliquant sur la photo.
La photographie c’est de la lumière
Comme nous l’avons vu plus haut, les smartphones ne sont pas performants en faible lumière. Mais n’oubliez pas que l’une des compétences des photographes est justement de savoir modeler la lumière. Dans ce cas, apportez de la lumière avec des accessoires supplémentaires et improvisez une sorte de setup studio pour quand même faire votre photographie.
Profitez pour prendre du plaisir au passage. On se sent réellement photographe dans ce type de situation. Alors ne laissez pas passer cette occasion de “briller” en société (avec un mauvais jeux de mot…).
Illustration d’une nature-morte réalisé avec un simple smartphone sans retouche.
Rappelez-vous, il y a quelques années
Avec l’accélération des technologies, nous nous sommes laissé embourber dans notre confort où les solutions viennent à nous alors qu’il y a quelques années il fallait aller les chercher nous-même.
Par exemple, à l’époque des films argentiques les sensibilités iso étaient très limités et aller au-delà de 800iso frôlait déjà les limites des usages standards.
Alors, voilà, commençons à nous remettre en cause nous-même et revenons à nos basiques.
« La photo, c’est le photographe qui la fait et non l’appareil »
Autant, nous avons du mal à s’entendre dire « ah c’est normal que tu fais de belles photos, tu as vu l’appareil que tu as ! », autant avec notre smartphone c’est bien à nous d’assumer notre réel savoir-faire !
Voici le lien vers une série de vidéo YouTube de DigitalRevTV qui illustre mon propos.
Illustration qu’une photo de smartphone est suffisante pour un traitement vintage.
Retoucher ses photos c’est bien
Revenons à aujourd’hui.
La majorité des filtres et rendus des photos qui sont appréciés aujourd’hui font écho aux rendus « anciens ». C’est ce que nous appelons fréquemment le rendu « vintage ».
Pour ce type de rendu, pas besoin d’un appareil dernier cri. De manière générale, plus le rendu de l’image est « pourri » et mieux c’est. J’en ai pour preuve la suite de plugin gratuite Google Nik Collection. Cette suite permet de donner de nombreux rendus vintages à vos photos.
Illustration de l’apport positif d’une retouche simple pour qu’une photo de smartphone soit plus intéressante.