Second point de vue permettant de mettre l'accent sur le paysage
En France, le mois de mai comporte de nombreux jours fériés . Lorsque ceux-ci se trouvent proche des week-end, il arrive fréquemment que les gens posent un jour de congé afin de réaliser un pont. Pour le photomontage de ce mois-ci, j’ai choisi de réaliser une illustration représentant cette pratique.
Explication du comment
J’ai rapidement fait le lien entre l’édifice et la pause les jours de congé. Cependant, je n’avais pas une idée claire de comment j’allais représenter visuellement cette association d’idées.
Durant mes séances d’auto-formation au logiciel Blender, j’avais noté, dans un coin de ma mémoire, qu’il existait un add-on permettant de facilement réaliser des cartographies en trois dimensions issues de Google Maps.
Afin de déclencher le processus créatif, j’ai commencé à réaliser plusieurs essais en ciblant différents viaducs remarquables de France. L’expérience m’a montré qu’ils étaient nécessaires d’utiliser une superficie suffisamment grande afin d’obtenir une définition du relief satisfaisante.
N’arrivant pas à trouver dans le paysage français un édifice répondant à cette contrainte, je suis allé voir du côté des États-Unis avec notamment le Golden Gate.
L’utilisation de cette zone géographique m’a prouvé que ce concept de création était possible. De plus, l’avantage d’utiliser un objet 3D me permettait de facilement intégrer la représentation d’un calendrier dans la texture du sol.
Afin de gagner du temps, j’ai recherché une modélisation du Golden Gate disponible directement sur internet.
Une fois la mise en place des éléments pour construire ma scène, j’ai travaillé sur l’éclairage de celle-ci afin que celui-ci soit cohérent avec les ombres présentes sur les photographies satellites de Google Maps. Souhaitant donner une atmosphère agréable au regard, j’ai teinté l’éclairage principal de la scène en jaune/orangé afin d’évoquer un coucher de soleil.
Pour finir, j’ai positionné le point de vue de la caméra suivant différentes positions enfin définir celui qui était le plus évocateur de la scène. A ce stade, j’avais réalisé 2 images qui me convenait mais dont la lecture était radicalement différente. La première permettait de mettre l’accent sur le calendrier alors que la seconde mettait l’accent sur le paysage.
Premier point de vue permettant de mettre d’accent sur le calendrier
Second point de vue permettant de mettre l’accent sur le paysage
Après réflexion, j’ai choisi de retenir la seconde version, car elle me semble plus subtile que la première.
Enfin, afin d’ajouter de l’intérêt à l’image, j’ai aussi ajouté deux bateaux dans la scène. Puis dans Photoshop, j’ai ajouté les sillages des vagues derrière eux.
Autocritique
Pour ce mois-ci, l’image produite est plus orientée 3D que photomontage. Cependant, il me semble important de ne pas se limiter dans les outils que nous pouvons utiliser pour produire des images.
L’important pour moi est d’être en mesure de transmettre des idées visuellement quelque soit les outils utilisés. C’est notamment l’avantage de savoir maitriser un maximum d’outils différents qui n’ont pour but que d’augmenter notre capacité créative.
Ce qui est à retenir est que l’apprentissage en continu fait partie intégrante du processus de créativité.
Illustration de l'article propos des photos de mariages faites par les amateurs
Avec le mois de mai, la saison des mariages commence. Cette saison est synonyme de rush pour les photographes professionnels de mariage, mais c’est éventuellement aussi l’occasion pour les amateurs de s’essayer à cet exercice. Les débats sont régulièrement animés autour de cette situation. Sans souhaiter prendre part à toute forme de polémique, je partage avec vous, dans cet article, ma réflexion sur les avantages et les inconvénients, ainsi que les responsabilités de chacun quant à la réalisation de photos de mariage.
Les amateurs font une concurrence déloyale aux professionnels
Peut-on réellement parler de concurrence déloyale lorsque l’on évoque d’une part un professionnel de la photographie et de l’autre un amateur ?
Je pense que pour bien comprendre la problématique, il s’agit de se rappeler quelle est la différence entre amateur et professionnel.
L’amateur est un individu exerçant la photographie par plaisir. De son côté, le professionnel pratique aussi la photographie, mais dans un but lucratif lui permettant de vivre de cette activité.
Si nous prenons maintenant la définition du terme concurrence, il en ressort qu’il s’agit d’une rivalité entre plusieurs personnes poursuivant le même but.
J’en conclu donc, que par définition le terme concurrence ne peut être appliqué entre un amateur et un professionnel, car leur but diffère fondamentalement.
Par conséquent, il est donc absolument obligatoire que dans le cas où un amateur réaliserait une prestation de photographie de mariage, il ne soit pas être rémunéré pour celle-ci. En voici les deux raisons essentielles :
S’il percevait de l’argent, alors son réel objectif serait beaucoup plus ambiguë vis-à-vis de celui du professionnel,
L’argent qu’il gagnerait ne serait pas forcément déclaré et sa prestation pourrait être considéré comme du travail au noir.
Maintenant que la question de l’argent est traitée, intéressons-nous aux autres aspects du sujet.
Quelles sont les responsabilités de chacun vis-à-vis des mariés
Signature du registre à la mairie par Madame la Maire
Responsabilité du professionnel
En tant que professionnel, celui-ci se doit de fournir à ses clients le niveau de prestation que ces derniers attendent en contrepartie de leur argent. Dit en d’autres termes, le professionnel a donc une obligation de résultat envers ses clients.
Bien que le terme professionnel est, à l’origine, lié au fait que l’activité concernée représente la profession de la personne, il est d’usage courant de la part des clients d’attendre un niveau d’expertise sans faille et de haute qualité.
Responsabilité de l’amateur
De son côté, le terme amateur évoque une qualité moindre de part l’idée que la personne pratique de façon plus occasionnelle la photographie.
Partant de cette idée, le couple de futurs mariés qui choisirait un amateur pour réaliser leurs photos de mariage, pourrait s’attendre à un niveau de qualité éventuellement moindre que celle qu’il pourrait prétendre avoir auprès d’un professionnel.
Ce que je viens d’évoquer à propos des professionnels et des amateurs, est les réponses les plus courantes des gens.
Cependant, en y réfléchissant un petit peu plus, je pense que la responsabilité quant au niveau de qualité est globalement la même pour chacun des deux. Que ce soit l’amateur ou le professionnel, ils doivent des deux fournir le niveau de qualité attendu par les futurs mariés.
La différence se tient uniquement dans la nature de ce que les photographes amateurs ou professionnels risquent de perdre au cas où ils échoueraient leur prestation.
Pour le coup, je pense que la prise de risque n’est effectivement pas de même nature.
Risques du professionnel
Le professionnel peut avoir grosso modo deux risques majeurs :
Le risque financier,
Le risque de détériorer son image de marque.
Quelle que soit l’activité d’un entrepreneur ou d’un artisan, ces deux risques sont forcément présents et font pleinement partie de son activité.
A savoir aussi, que du point de vu financier, un professionnel est souvent obligé de souscrire à une assurance pour couvrir une partie des risques financiers de son activité.
Risques de l’amateur
L’amateur, quant à lui, met en jeu un tout autre type de risques :
Le risque de perdre la relation d’amitié avec les futurs mariés,
Cet enjeu est donc beaucoup plus lié à l’émotionnel et à son cercle social personnel. Je pense que cet aspect n’est pas à prendre à la légère et qu’il doit être pris au plus haut point d’importance et d’engagement par le photographe amateur.
En conclusion de cette question, je dirais donc que pour les deux parties, amateurs et professionnels, la prise de risque est importante, mais de nature différente.
Cas particulier pour le photographe amateur
Qualité de prestation
Un peu plus haut, nous avons évoqué le fait que naturellement, les mariés s’attendent à une meilleure qualité de prestation de la part d’un professionnel que de la part d’un amateur. En réalité, ce jugement de valeur n’a pas de sens.
L’objectif du professionnel étant de vivre de la photographie, il a donc une démarche orienté rentabilité qui s’impose à lui. De ce fait, la gestion de son temps est cruciale et devra être optimisée par rapport au coût de sa prestation. Ainsi, en fonction du professionnel, le résultat pourra éventuellement être dégradé par cet aspect. Dit, autrement, un rapport qualité/prix est forcément présent.
Par contre, dans le cas d’un amateur, les circonstances sont toutes autres. Le leitmotiv étant d’ordre affectif, l’amateur sera émotionnellement engagé à produire la meilleure qualité qu’il pourra fournir à ses amis. C’est pourquoi, le niveau de qualité de la prestation d’un amateur s’approchera de son réel niveau de savoir-faire. Donc, si celui-ci est bon, le travail sera forcément bon.
La qualité n’est donc pas forcément meilleure chez un professionnel par rapport à un amateur.
Moments partagés entre les mariés et le photographe
Le dernier point que je souhaite partager avec vous est à propos de ce que vit le photographe le jour J avec les mariés.
En effet, le rôle de photographe est clairement particulier par rapport à tous les autres rôles de cet événement.
Concrètement, le photographe est la personne qui passe le plus de temps avec les mariés tout au long du jour J.
Personnellement, j’apprécie extrêmement cela.
En temps que photographe, vous serez le témoin privilégié de chaque moment d’émotion entre les mariés. Pour n’en citer que quelques-uns :
La découverte de la robe de mariée par le futur marié,
La complicité des mariés au moment des photos de couple,
La montée de pression émotionnelle des mariés lors de leur préparation et habillage,
…
Vous serez aussi au courant tous les petits secrets et les surprises que les invités feront aux mariés durant la journée.
Bref, le photographe de mariage est LA personne la plus au centre de tous les événements du jour J. Vous vivrez donc le mariage de vos amis comme personne d’autre !
C’est, pour moi un réel privilège qui mérite bien d’offrir aux mariés la qualité maximale de mon savoir-faire à mes amis qui se marient !
Exemple de mise en scène de photographie des alliances avec le bijou de famille chère à la mariée
Pour plus d’informations pratiques à propos de la couverture d’un mariage, voici une série d’articles à ce propos :
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
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Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.
Nous voilà déjà à la fin du mois de février, et il nous reste plus que quelques semaines avant que nous arrivions au printemps. Cette saison est pour moi est l’une des plus intéressantes en terme de photographie, car la nature est en total renouveau et arbore de magnifiques couleurs baignées dans une luminosité splendide.
Bien évidemment la saison n’arrive pas du jour au lendemain, et dès maintenant nous pouvons découvrir de magnifiques premières fleurs toutes fraîches sorties de terre. C’est donc la raison pour laquelle, je propose dès à présent de partager avec vous quelques conseils pour profiter dès à présent de ce que la nature commence à nous offrir à photographier.
Les couleurs
Fleurs du printemps
Ce qui caractérise peut-être le mieux visuellement la saison du printemps, et la présence de couleur vive et lumineuse qui apparaissent de jour en jour au fur à mesure que la nature reprend vie. C’est pourquoi lors de vos sorties de photos, je vous invite à vous concentrer sur la mise en avant de la multitude de teintes que vous allez croiser. Votre mission sera de les mettre en valeur les unes par rapport aux autres par exemple.
Au fur et à mesure de l’avancée dans la saison, les quelques touches colorées isolées deviendront de grandes surfaces flamboyantes. Ceci fera évoluer vos possibilités de cadrage et de mise en valeur de celles-ci.
Bien que nous ne soyons pas capables de voir de nos propres yeux la progression de la pousser des plantes, à cette époque de l’année, l’évolution de la nature jour après jour est néanmoins spectaculaire. N’hésitez donc pas à venir, puis revenir au même endroit à quelques jours d’intervalle, afin de redécouvrir un lieu totalement métamorphosé.
La lumière
La lumière est souvent « magique » au printemps
Entre le 20 mars et le 21 juin, l’altitude maximale du soleil passera de 45 degrés à 68 degrés. Ceci est intéressant notamment pour réaliser des photos en contre-jour. En effet, il vous sera plus facile de profiter de lumières rasantes en début de saison.
De plus tant que les arbres ne seront pas encore recouverts de leurs feuilles, vous aurez d’autant plus de luminosité au sol. Ceci vous aidera notamment à réaliser des clichés plus contrastés.
Une manière technique de bien mettre en évidence la luminosité, et de réaliser quelques photographies en noir et blanc. Ceci est d’autant plus adapté pour mettre en évidence les forts contrastes.
La météo
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Nous venons de parler de la luminosité de cette saison, il est à rappeler qu’elle est en forte dépendance avec la météo du moment. Au printemps, la météo peut effectivement être assez changeante ce qui nous permettra de pouvoir profiter de brumes matinales, de couchers de soleil lumineux, de la présence de pluie qui nous permettra de jouer avec les reflets des flaques d’eau par exemple, et encore plein d’autres états différents.
Toutes ces conditions différentes apporteront des ambiances d’autant plus riches à vos clichés même si vous revenez toujours aux mêmes endroits de prise de vue.
Je ne peux que vous conseiller alors, quelle que soit la météo, de toujours sortir avec votre appareil photo pour immortaliser le moindre instant, et le moindre changement réalisé par la nature jour après jour.
Dans cet article, je partage avec vous mon opinion à propos des projets type 365 ou 52. J’aborderai le principe, les avantages et les difficultés. Enfin, je finirai en partageant avec vous le retour d’expérience de mon propre projet 365.
Enfant heureux
Principe de ce type de projet
S’il y a un projet dont le principe est simple, c’est bien celui-là. En effet, il se résume en seulement une poignée de mots très simples à comprendre.
Le projet 365 correspond à 1 photo par jour sur toute une année.
Le projet 52 correspond à 1 photo par semaine sur toute une année.
Le seul point important ce type de projet est donc la cadence et la régularité de parution.
Vous constaterez qu’il n’y a aucune autre contrainte telle qu’exprimé ainsi. Mais évidemment, vous être libre de définir un peu plus la finalité de votre production en y ajoutant des contraintes diverses. Le résultat final n’en sera que plus intéressant pour les spectateurs.
Différents effets visuels sur une même photo
Les avantages
Les avantages sont nombreux et à différents niveaux.
Focalisation
En effet, comme tout projet, il a une part de travail à fournir et du temps à y consacrer. Ceci implique donc une stimulation omniprésente durant toute sa durée. Ainsi, vous vous garantissez d’être focalisé sur votre passion pendant 1 année entière !
Développement de votre créativité
365 photos ou 52 photos sont des quantités non négligeables. Les premières idées viendront facilement. Mais au bout d’un moment, il faudra commencer à vous creuser la tête. C’est à partir de ce moment-là que le projet devient intéressant. Au fur et à mesure que vous allez produire de nouvelles idées, votre esprit deviendra entraîné à en trouver d’autres. Cette tâche restera toujours difficile, mais vous devriez être de moins en moins sans aucune idée ou totalement perdu.
Il ne faut pas oublier que la créativité, ça se travaille. C’est justement ce à quoi sert ce type de projet.
Sur la durée, vous développerez des liens entre différents centres d’intérêts et créerez des liaisons entre domaines que vous n’auriez pas imaginés spontanément.
Développement de vos compétences
Avoir des idées, c’est bien. Mais les mettre en pratique, c’est mieux. Vous allez donc pratiquer très régulièrement votre activité. Vous devrez certainement aborder des techniques nouvelles pour tenir la distance.
Naturellement, vous acquerrez des réflexes et des habitudes d’usage avec vos divers matériels et outils. Votre savoir-faire se développera donc petit à petit.
Satisfaction personnelle
Imaginez-vous à la fin de votre projet regardant tout le chemin que vous auriez parcouru ! Rien qu’à l’idée, je suis certain que vous pouvez déjà ressentir une certaine satisfaction personnelle…
La fierté d’avoir tenu la distance d’abord. Conduire un projet pendant une année entière n’est pas anodin. Ensuite, la joie de constater que vous aurez acquis de nombreuses nouvelles compétences. Et enfin, vous aurez développé votre capacité de créativité. Et ça, c’est le Graal !
Au restaurant
Les difficultés
Doit-on en conclure qu’un projet 365 ou 52, c’est que du bonheur ? Et bien ça dépendra de vous ! Comme pour tout projet, celui-ci emporte son lot de difficultés. La réponse à cette question dépend donc de votre capacité à sortir de votre zone de confort.
Maintenir la régularité
La première difficulté est le rythme ! Une photo par jour ou par semaine durant toute une année, c’est en soit un réel challenge. Par conséquent, vous n’aurez pas le droit à l’imprévu !
Si vous vous dite au départ que vous souhaiteriez ajouter quelques contraintes supplémentaires, sachez qu’elles deviendront d’autant plus fortes de par la durée du projet. Alors, conseil d’ami, allez-y doucement…
L’organisation
Complètement en adéquation avec le point précédent, vous devrez trouver une organisation sans faille. Le long d’une année entière, vous aurez de multitude de situations qui prendront la priorité devant votre projet. Si vous ne souhaitez pas perdre la maîtrise, vous devrez apprendre à anticiper et à planifier vos tâches.
Accepter vos limites
Dans un monde parfait, grâce à une organisation définie et une rigueur implacable, rien ne pourrait vous résister. Mais la vraie vie, c’est différent. Vous aurez vos hauts et vos bas comme tout le monde.
La solution consistera donc à faire avec et accepter qu’à certains moments, ce que vous aurez produit ne sera pas aussi parfait que vous l’imaginiez. Ce type de situation vous permettra d’apprendre à relativiser et à connaître vos limites pour mieux savoir les dépasser par la suite.
L’autre usage des châteaux d’eau…
La photo, mais pas seulement
Si vous l’avez remarqué, depuis le début de l’article, j’ai bien pris garde de ne pas particulièrement parler de photographie. Ceci est, à mon sens, important, car ce type de projet est particulièrement connu dans ce domaine, mais finalement, il peut s’appliquer à n’importe quoi.
C’est pourquoi, je pense qu’il peut être intéressant de réfléchir au-delà en listant quelques autres domaines possibles plus ou moins en lien avec la photo.
Prendre des photos,
Construction de triptyques,
Réalisation de photomontage,
Réalisation de retouche photo,
Création de texture seemless ou non,
Création d’objets 3D,
Création d’images de synthèse,
…
Les jours de pluie peuvent être beaux…
Et dans tout ça, mon expérience…
En 2015, je me suis moi-même engagé dans un projet 365.
Dans un souci de facilité le travail, je m’étais pas fixé la contrainte supplémentaire de faire uniquement les photos avec mon smartphone. Malgré cette astuce, le challenge a quand même été très compliqué à tenir. Et d’ailleurs, je n’ai pas réussi à faire les 365 photos sur l’année.
De mémoire, je n’avais pas su gérer correctement les périodes de vacances où je n’avais plus accès à mon ordinateur.
Pas si mal les photos d’un smartphone…
Ma seconde difficulté a été l’usage exclusif de mon smartphone. Ce point que j’avais imaginé comme étant une façon de faciliter mon projet m’a finalement posé des problèmes. Quand j’avais réfléchi à faire ce projet, je m’étais dit que pour faire une photo par jour, il serait très contraignant de toujours les faire un mon boîtier réflexe. C’est alors que je me suis dit : « Mais au fait, j’ai toujours avec moi mon téléphone ! Si je choisis de me dire que je ferais toutes mes photos avec, je n’aurais pas de soucis de disponibilité de matériel. »
Quel piège ! En me disant ça, je ne m’étais juste ajouté une contrainte qui n’avait pas plus de sens que cela et qui a finalement eu pour conséquence de m’éloigner de mon bel appareil photo car toujours focalisé sur l’usage de mon téléphone.
C’est seulement au bout de plusieurs mois, que je me suis rendu compte, que je n’utilisais plus mon boîtier réflexe, ce que j’ai ressenti comme une forme de frustration.
J’ai donc annulé cette clause en cours de projet.
Je voulais partager cela avec vous, car d’une certaine manière, voulant me faciliter la tâche, je me suis auto piégé.
Évitez de trop vous mettre de pression si c’est la première fois que vous faites ce type de projet. Même si ça vous semble trop simple de prime abord, c’est loin d’être gagné d’avance.
L’autre point sur lequel je souhaite attirer votre attention, c’est que c’est bien votre projet ! En ce sens, si vous souhaitez changer quelque chose en cours de route, eh bien faite-le ! Personne ne vous critiquera pour cela, car l’important est que le challenge vous soit profitable.
L’importance de la lumière dans une photo…
Je vous invite à partager avec nous vos propres expériences à ce sujet et notamment les domaines auxquels vous les avez appliqués.
Photomontage du mois de Décembre : Une pluie de cadeaux de Noël !
Photomontage du mois de Décembre : Une pluie de cadeaux de Noël !
Le Père Noël est toujours illustré soit dans son traîneau volant devant la lune soit pas très loin de la cheminée. Mais comment fait-il pour rejoindre ces deux localisations ? Et bien voilà en image la réponse à la question !
Exceptionnellement, la sortie de ce photomontage est le jour de Noël !
C’est aussi l’occasion pour moi de tous vous souhaiter un JOYEUX NOËL !
Explication du comment
Le fond d’image est une photo de la ville de Thann en Alsace prise depuis le point de vue du site de l’œil de la Sorcière, ruines d’un ancien château d’Engelbourg.
J’ai totalement modélisé le traîneau du Père Noël en image de synthèse ainsi que les cadeaux tombant du ciel.
A savoir qu’un effet volumique de dispersion a été utilisé lors du calcul des images de synthèse afin de rendre un peu l’effet de brume atmosphérique présente initialement dans la photo de Thann.
Le renne a aussi été ajouté à l’image via l’image de synthèse, puis j’ai aussi ajouté le Père Noël parachutiste.
Pour donner le rendu de flou cinétique, j’ai juste appliqué un flou directionnel dans Photoshop lors de l’assemblage de l’ensemble.
Afin de garder la cohérence des couleurs, j’ai appliqué une copie de l’image de fond fortement floutée avec le mode de fusion tamisé à 50% d’opacité.
Enfin, j’ai utilisé différents calques de réglage colorimétriques pour rendre l’effet « nuit américaine » ainsi que la lueur des fenêtres allumées.
Auto-critique
J’ai trouvé l’idée amusante en bien dans le thème de Noël. Avec l’arrivée des fêtes, je n’ai pas pu passer assez de temps pour peaufiner correctement les détails du montage comme des effets lumineux plus réalistes et jolis.
En fonction d’où vous vous trouvez en France, la période des belles couleurs d’automnes s’étend sur deux ou trois semaines autour de mi-octobre. Cette année, chez moi en Corrèze, cette période commence tout juste. C’est justement de bon moment pour sortir et profiter de la nature en enregistrement l’omniprésence des couleurs chaudes. Dans cet article, je vous confie quelques bons conseils qui pourront vous inspirer lors de votre prochaine sortie photo sur ce thème.
1. Gérer la saturation des couleurs
La Golden hour
Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce terme, la Golden Hour est la période durant laquelle, les rayons du soleil teintent de couleur chaude le paysage.
Techniquement, la Golden Hour commence quand l’élévation du soleil devient inférieure à 10° centigrade par rapport à l’horizon et se termine à son coucher. Notez qu’en France au mois d’octobre, le soleil a une altitude maximale autour de 35° centigrade et que la Golden Hour commence vers 18h00 et dure environ 1 heure.
L’avantage de prendre des photos à cette heure-ci est de profiter des teintes chaudes qui renforceront encore plus les couleurs jaune/orangé/rouge des feuilles des arbres. De cette manière, vos clichés baigneront dans une ambiance cohérente et particulièrement saturée.
Façade éclairée par les rayons chaud de la Golden Hour et mise en évidence des feuilles pour symboliser l’automne
Filtre polarisant
Dans les cas où vous n’auriez pas moyen photographier juste avant le coucher du soleil, je vous invite à utiliser un filtre polarisant.
Celui-ci a pour effet de couper une partie des reflets spéculaires de la lumière. La conséquence indirecte de ce phénomène est que les couleurs s’en trouvent d’autant plus saturées car moins délavées par les éclats de la lumière réfléchie.
Mise en évidence de la couleur rouge d’une feuille de vigne
Le piège de la balance des blancs automatique
La majorité des appareils photo numérique permettent de réaliser une balance des blancs automatique. Cette automatisme très pratique dans la majorité des cas, est ici néfaste à la reproduction des couleurs chaudes que l’on souhaite photographier.
A cela, deux cas de figure sont possibles :
Si vous shootez directement en JPG, ce paramétré doit absolument être géré lors de la prise de vue. Je vous invite donc à désactiver ce mode automatique en paramétrant ce réglage sur « lumière du jour ».
Si par contre vous shootez en RAW, ce paramètre est totalement corrigeable lors du développement de la photo au post-traitement. Je vous invite néanmoins à aussi régler ce paramètre sur « lumière du jour » de sorte que l’aperçu de la photo sur l’écran arrière de votre appareil photo vous montre directement ce que cela pourra donner une fois la photo développée. Vous gagnerez ainsi du temps et vous aidera à ne pas oublier de corriger ce paramètre lors du post-traitement.
Profitez aussi du temps couvert en gros plan
Je ne vais rien vous apprendre, mais en automne, en tout cas en France, il ne fait pas toujours beau tous les jours !
Et bien, ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas sortir faire de la photo quand même ! En effet, par temps couvert, la lumière douce et diffuse est parfaite pour capter toutes les nuances subtiles des couleurs d’une feuille en gros plan par exemple.
Alors, armez-vous de votre objectif macro et allez à la chasse aux détails les plus intrigants devant lesquels nous passons sans jamais les voir !
Détail d’un champignon, caractéristique de la saison d’automne
2. Les couleurs, mais pas seulement
Originalité
L’automne est l’une des saisons préférée des photographes. Et si vous êtes bien en train de lire cet article, cela signifie certainement que vous faites partie de ceux-ci !
C’est pourquoi, produire des images originales est particulièrement important dans ce domaine. La concurrence est rude et il faut au moins ça pour chercher à démarquer des photos. Je vous invite donc à lire et relire l’article donnant quelques conseils simples pour relever ce défi.
Évocation originale de l’automne dans le reflet de l’eau
Mise en scène de sujets caractéristiques
Au-delà des couleurs, il faut garder à l’esprit le reste des éléments important composant une bonne photo. Ici, je parle de bien choisir le thème de la photo, le sujet de celle-ci, les règles de composition, les règles de grammaire visuelle… Quelques-unes de ces bases sont expliquées dans l’article dédié.
Pour vous aider, voici quelques sujets ci-dessous qui peuvent prendre place dans vos clichés et qui symboliseront correctement l’automne :
Faune
Evidemment, quand on parle des couleurs d’automne, on pense tout de suite à la forêt. Pourquoi pas aller plus loin dans cette logique et choisir de photographier la faune dans son environnement féerique.
Bien sûr, en fonction du matériel et des connaissances que vous avez, il ne sera peut-être pas facile de prendre un cerf, renard ou d’autres animaux caractéristiques de nos forêts. Mais rien ne vous empêche de porter votre regard sur des espèces plus simple telles que les insectes.
Le monstre tapis dans l’ombre de la nature à l’automne dans les bois
Flore
Mettez en évidence la structure des feuilles d’arbre en décomposition ou isolez une feuille rouge sur une fond vert en bokeh… Bref, prenez le temps de regarder autour de vous pour mettre en avant toutes les découvertes que vos sens auront pu vous faire découvrir.
Triptyque sur les couleurs de l’automne
L’eau
L’automne, c’est aussi la saison des pluies. Profitez des reflets dans les flaques d’eau, photographier en poses lentes les ruisseaux gonflés par la dernière averse, immortaliser les gouttes d’humidité accrochées sur les toiles d’araignée… L’eau est partout, l’eau, c’est la vie… 😉
Mise en évidence des couleurs de l’automne dans le reflet de l’eau
La lumière
Revenons un peu sur la Golden Hour. Profitez des rayons chaleureux à travers les bois, Jouez avec les contre-jours pour magnifier l’ambiance d’un lieu de nature ou pour découper la silhouette d’un champignon devant un fond sombre…
Le climat
Enfin, le climat est très changeant en cette saison. Alors, profitez donc des ambiances mystiques générées par la brume au petit matin. Jouez avec le mystère des formes organiques, partiellement visible les jours de brouillard dense. N’oubliez pas non plus de prendre à contre-pied les couleurs chaudes les jours de pluie quand la température de lumière sera plus froide. Mélanger la couleur des parapluies à celles des feuilles d’automne…
Ambiance matinale en automne
A retenir
Vous l’aurez bien compris, cet article ne donne pas de limite. Au contraire, laissez-vous porté par votre motivation, vos visions et votre enthousiasme pour sortir tous les jours, quel que soit le temps, la température, l’heure de la journée. L’automne, c’est la saison des photographes alors faites le plein d’image et progressez par la pratique !
N’hésitez pas à laisser en commentaire vos questions et/ou remarques éventuelle afin que je puisse vous répondre.