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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Pose longue : Quand, Comment, Pourquoi

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Quand utiliser la pose longue ?

Manque de lumière

C’est la première situation à laquelle un photographe est amené à utiliser la pose longue. En effet, comme expliqué dans l’article à propos de l’exposition d’une photo, il est important que le capteur enregistre suffisamment de lumière pour produire une image correctement exposée.

Lorsque les conditions de prises de vue ne permettent pas d’avoir assez de lumière pour prendre une photo classiquement à main levée, il peut devenir nécessaire de recourir à la pose longue.

Pour rappel, le but est d’augmenter le temps de remplissage de la bassine suffisamment pour qu’elle soit remplie au niveau adéquate.

Montrer le mouvement

A partir d’ici, nous entrons dans l’aspect créatif de la photographie. En effet, au-delà de simplement prendre une scène correctement exposée, nous souhaitons en plus montrer le mouvement d’un sujet.

Augmenter le temps de pose, permet alors d’ajouter du flou au niveau des éléments mobiles par rapport au boîtier de l’appareil photo. Plus le temps de pose est long et plus le flou est intense. De manière extrême, il est même possible de tellement flouter un élément qu’il peut totalement être effacé de la photo.

Dans cette catégorie, plusieurs types d’éléments peuvent être considérés :

  • Les lumières mobiles (phares des voitures, lumières de manèges, étoiles, …)
  • Les fluides comme l’eau (rivières, vagues, cascades, pluie, …)
  • Les type aérosols (les nuages, les fumées, la poussière, …)
  • Les objets (les trains, les voitures, les vélos, les mécanismes, les aiguilles d’une montre, …)
Photographie de cascades en pose longue
Photographie de cascades en pose longue

Light painting

Il s’agit d’une technique particulière qui consiste apporter à manuellement de la lumière à la scène. Deux cas de figure existent :

  • Déplacer une source lumineuse directement dans le cadre. Le trajet parcouru ainsi est enregistré par l’appareil photo et donne réellement l’impression d’avoir écrit avec de la lumière.
  • Éclairer un sujet à l’aide de différentes sources lumineuse telles que des lampes torches, ou des flashes déclenchés manuellement.
Photo exemple de la technique du light Painting.
Photo exemple de la technique du light Painting.

Figer le mouvement par déclenchement d’un flash

Enfin, pour enregistrer des phénomènes ultra rapide, dite photo à haute vitesse, le photographe peut compter sur la vitesse de la lumière plutôt que sur la vitesse d’obturation de son boîtier.

L’idée est donc de régler le boîtier de manière à ce qu’il ne soit pas capable d’enregistrer l’environnement de la scène sans l’apport complémentaire de lumière d’un flash déclenché au moment opportun.

Cette technique est classiquement utilisée pour photographier :

  • les gouttes d’eau,
  • les insectes en vol,
  • les ballons remplis d’eau qui éclatent,
  • les verres qui cassent,
Illustration de l'usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.

Comme nous venons de le voir, la pose longue est utile dans de nombreux cas de figure. Maîtriser celle-ci est aussi une base à acquérir si l’on souhaite allez plus loin dans les dernières techniques telles que le light painting, ou les photos à haute vitesse.

Les points sensibles à prendre en compte en pose longue

Derrière tout ce que nous avons évoqué jusqu’à présent, il y a toujours le triangle de l’exposition car, quels que soient nos réglages, le but est d’obtenir une image correctement exposée.

Triangle de l’exposition

Dans le cas de la pose longue, le paramètre primordial est la durée d’exposition qui se veut longue. Il est alors nécessaire de contre-balancer la quantité de lumière en ajustant les deux autres paramètres du triangle qui sont l’ouverture et le réglage de la sensibilité ISO. Comme, la durée peut être très longue, il est souvent nécessaire alors de beaucoup fermé de diaphragme et de baisser les ISO au maximum.

Filtres

Mais pas seulement, il ne faut pas oublier le matériau de base à toute photographie : la LUMIÈRE !

C’est pourquoi, il existe des filtres limitant le passage de la lumière, appelé filtre ND. Classiquement, nous trouvons sur le marché les filtres de puissances différentes suivants :

  • ND2
  • ND4
  • ND8
  • ND400
  • ND1000

Le nombre qui suit les lettres ND indique par combien la quantité de lumière est divisée.

Par exemple, un ND400 divise par 400 la quantité de lumière. Donc si sans filtre votre appareil indique f/8, iso100 à 1/100s, avec le ND400, vous obtiendrez la même exposition avec les réglages f/8, iso100 à 1/100s x 400 = 4 secondes.

Stabilité

Enfin, qui dit durée d’exposition longue dit aussi risque de flou de bougé du boîtier. Il est donc super important d’être très stable par rapport aux éléments que vous souhaitez nets dans votre image.

Matériels idéals

Nous savons donc maintenant quels sont les paramètres importants pour ce type de prise de vue.

Le boîtier

Le boîtier lui-même est important, car en fonction de l’appareil que vous utiliserez vous aurez plus ou moins de latitude sur le réglage de durée d’exposition.

  • Les compacts proposeront classiquement jusqu’à 4 secondes de temps de pose max
  • Les bridges jusqu’à 30 secondes,
  • Les réflexes jusqu’à 30 secondes, mais peut être aussi l’option pose-B voire Pose-T

Pour info :

  • pose-B : avec cette option, temps que vous restez appuyé sur le déclencheur, la photo continue de se prendre
  • pose-T : avec cette option, vous appuyez une fois sur le déclencheur pour lancer la photo, et vous appuyer une seconde fois pour stopper la photo.

Sur les modèles Reflex, vous pouvez aussi avoir la fonctionnalité de verrouillage du miroir qui vous permettra de vous affranchir des micro-vibration engendrées lors de son mouvement à la prise de vue.

Une dernière fonctionnalité que tous les appareils possèdent et qui peut vous peut vous dépanner, c’est la fonction retardateur. Grasse à celle-ci, vous n’engendrerez pas de vibration lors de l’appui sur le déclencheur.

Je vous invite donc à consulter votre manuel pour savoir quelles sont les possibilités de votre matériel.

Trépied photo

Le pied photo est le meilleur ami du photographe qui pratique la pose longue. Si votre matériel n’est pas stable lors de la prise de vue, tous vos efforts seront directement ruinés. C’est pourquoi un solide trépied avec bien sûr une rotule costaud sont extrêmement pratique pour réaliser finement vos cadrages. Vous ne serez donc pas contraint de composer en fonction des supports naturellement à disposition autour de vous.

Télécommande

Une télécommande filaire est aussi un accessoire très utile. Elle vous permettra de déclencher votre photo au bon moment. Ce qui n’est pas vraiment possible par l’usage du retardateur.

Son autre avantage est qu’elles ont quasiment toute la possibilité de bloquer leur déclencheur en position appuyé. Ceci est très utile pour utiliser la fonction Pose-B. Sans quoi, bonjour les crampes aux pousses 😉

Filtres ND

Comme déjà évoqué plus haut ces filtres sont très utiles pour palier à la problématique de trop de lumière.

Lors de leur achat, je vous invite à ne pas prendre des entrées de gamme, car les premiers prix engendrent souvent des problématiques d’introduction de dominante de couleur vers les magenta. Cela risquerait de dénaturer votre scène.

Comment régler son appareil ?

Nous y voilà. Après toutes ses explications pour comprendre les phénomènes et autres conseils, comment devons nous nous y prendre pour faire notre photo.

1. Choix du point de vue

Comme la plupart du temps, vous utiliserez un trépied, je vous conseille de d’abord bien estimer votre meilleur cadrage avant de le mettre en place. Çà vous évitera ainsi des manipulation encombrante avec l’ensemble boîtier-trépied avec de forts risques de chute ou de heurt. En plus, vous gagnerez un temps certain que vous pourrai alors mettre à profit pour la suite des manipulations.

2. Mode manuel conseillé

Personnellement, je vous conseille fortement d’utiliser le mode manuel de votre appareil si possible. En voici les raisons :

  • Quoi qu’il arrive, avec ce type de prise de vue, vous avez forcement le temps de faire vos réglages, c’est donc une très bonne occasion de vous rendre compte que ce fameux « mode manuel » n’est pas si compliqué que ça.
  • Ensuite, pour démystifier l’affaire, tous les appareils ont un indicateur d’exposition qui vous indique si vous être sur ou sous-exposé par rapport à ce que votre boîtier ferait comme réglage lui-même. Vous ne partez donc pas au hasard.
  • Si vous utilisez un filtre ND assez fort, la plupart du temps votre boitier ne saura plus faire la mesure correcte de l’exposition. Dans ce cas-là, le plus simple, notamment avec nos appareils numériques, est de procéder par des tests successifs. Pour ceux qui seraient plus « puristes », vous pourrez quand même y arriver en vous basant sur le calcul de la durée d’exposition comme expliqué précédemment.

3. Mise au point

Deux situations sont possibles : avec ou sans filtre.

  • Dans ce cas où vous n’avez pas besoin de filtre, il se peut que votre appareil puisse réaliser sa mise au point via l’autofocus. Si ce n’est pas le cas, procédez comme si vous aviez un filtre ND.
  • Dans le cas où vous utilisez un filtre ND, la plupart du temps, l’autofocus n’est pas capable de fonctionner correctement. Dans ce cas, vous devrez réaliser votre mise au point avant de monter le filtres, via l’autofocus ou manuellement. C’est d’ailleurs inévitable avec l’usage de filtre ND400 ou ND1000.

4. Verrouillage du miroir

5. Déclenchement de l’appareil par la télécommande ou via l’option retardateur

photo de vagues en pose longue de 30 secondes.
photo de vagues en pose longue de 30 secondes.

Trucs et astuces complémentaires

Cumule de filtres ND

Il faut savoir que les filtres ND peuvent être cumulés entre eux. Dans ce cas, le résultat de leur efficacité revient à multiplier les nombres. Par exemple, un ND2 plus un ND4 seront équivalent à un ND8.

Le seul bémol à cela est que plus vous en empilerez, plus vous risquez de faire apparaître du vignettage. Cette astuce a donc sa limite.

Filtre polarisant

Il faut aussi savoir que naturellement un filtre polarisant réduit d’environ un stop la quantité de lumière entrante. Cela pourrait éventuellement vous rendre service un jour.

Mise au point manuelle par la visée écran

Une bonne pratique pour réaliser une mise au point précise manuellement est d’utiliser la visée écran. En effet, la plupart des appareils permettent de zoomer fortement sur l’aperçu de manière à ce que vous puissiez voir facilement votre point de netteté. Bien sûr cette technique est plus pratique boîtier fixé sur trépied.

J’espère vous avoir apporter toutes les informations nécessaires pour que vous puissiez vous essayer à cette pratique. N’hésitez pas à revenir partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous.

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7 conseils pour les photos en intérieur

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Pour la majorité des gens, l’intérêt de prendre des photos est de garder des souvenirs d’un événement familial (anniversaire, repas de famille, visite chez la mamie…). Evidemment, la plupart du temps, les photographies sont prises en intérieur ou dans des endroits où la lumière est faible. Voici mes quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté.

1. Assurez-vous que la durée d’exposition n’est pas trop longue

Le problème majeur des photos intérieures est le flou de bougé. Cet aspect est simplement dû à une durée d’exposition trop longue par rapport à la stabilité de l’appareil photo. Pour palier à cela, vous devez vous assurer que le temps utilisé est bien compatible avec les aspects suivants :

  • longueur focale,
  • prise de vue à main levée ou sur pied.

Le second type de flou est le flou de mouvement. Ici, est sous-entendu le mouvement du sujet. Si votre sujet est rapide comme l’envol d’un bouchon de champagne ou plutôt lent comme le mouvement des lèvres de votre interlocuteur, le risque de flou de mouvement sera plus ou moins important.

Pour bien comprendre le réglage de ce paramètre, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la durée d’exposition.

Photo intérieur prise à main levée à la vitesse de 1/50s ce qui à permis de figer le mouvement de la personne mais celui du boule qui tournait.
Photo intérieur prise à main levée à la durée de 1/50s ce qui à permis de figer le mouvement de la personne mais celui du boule qui tournait.

2. Anticipez les temps de pause dans les mouvements des convives

Comme tout est relatif, après avoir compris et réglé efficacement les réglages de votre appareil photo, il reste important d’essayer au maximum de ne pas se mettre dans les situations compliquées. Il est plutôt simple d’agir sur soi-même, mais demander à vos convives de ne plus bouger risquera de dénaturer leur attitude.

L’idée ici est de se concentrer sur votre sujet de manière à anticiper au mieux les micro-pauses dans son mouvement. Par exemple, vous pouvez vous concentrer à déclencher au moment où la personne se concentre pour réaliser une action :

  • tenir son verre quand une autre personne le rempli,
  • écoute attentivement le discours d’une autre personne
  • est dans ses pensées le temps de sa réflexion pour répondre à une question importante…

L’objectif ici est de déclencher votre photo juste à ces instants-là où vos amis ont un infime temps d’arrêt dans leur mouvement.

Photo intérieure prise au moment d'un micro-moment de pause pour limiter les risques de flou
Photo intérieure prise au moment d’un micro-moment de pause pour limiter les risques de flou
Photo intérieure dont le moment de micro-pause se trouve au niveau du visage. Ici le flou de la cuillère apporte un plus à la photo car il transmet l'information du moment de celle-ci.
Photo intérieure dont le moment de micro-pause se trouve au niveau du visage. Ici le flou de la cuillère apporte un plus à la photo car il transmet l’information du moment de celle-ci.
Photo intérieure d'un enfant en profitant d'une micro-pause pour le saisir sans flou.
Photo intérieure d’un enfant en profitant d’une micro-pause pour le saisir sans flou.

3. Calez votre appareil photo contre un support stable pour limiter les flous de bougé

Parler d’anticipation permet de gagner du temps ; mais pour en faire quoi au juste. Pour anticiper votre cadrage par exemple, mais aussi, pour vous placer dans des conditions plus confortables techniquement parlant.

Le fait d’avoir analysé chez votre sujet son comportement, et donc en particulier ses positions de calme, vous pouvez en profiter pour placer votre appareil de manière stable contre un support fixe qui vous assurera de garder votre cadrage correctement tout en limitant par la même occasion le risque de flou de bougé.

Photo intérieure. Afin d'éviter le flou de bougé, j'ai calé l'appareil photo contre un support stable. Le cadrage oblique était un choix délibéré.
Photo intérieure. Afin d’éviter le flou de bougé, j’ai calé l’appareil photo contre un support stable. Le cadrage oblique était un choix délibéré.
Photo intérieure. Cette photo a été prise dans le noir très posé à 25600 iso à 1/13s. Pour éviter le flou, l'appareil a été posé sur la grille en fer-forgé qui fermait l'accès à la salle.
Photo intérieure. Cette photo a été prise dans le noir très posé à 25600 iso à 1/13s. Pour éviter le flou, l’appareil a été posé sur la grille en fer-forgé qui fermait l’accès à la salle.

4. Privilégiez les lieux les mieux éclairés

Ce conseil est bien sûr une évidence, mais malheureusement, nous avons tendance à l’oublier sur le moment. Il faut essayer de profiter au maximum de la lumière disponible. Je vous invite donc à repérer quels sont les endroits de la pièce les mieux éclairés afin d’axer vos prises de vue vers ceux-ci.

Plus vous aurez de lumière et moins vous aurez de problématiques à gérer simultanément.

photo intérieure montrant comment profiter d'un zone plus lumineuse pour guider le regard
photo intérieure montrant comment profiter d’un zone plus lumineuse pour guider le regard
photo intérieure illustrant la présence de zones plus lumineuses
photo intérieure illustrant la présence de zones plus lumineuses

5. Assurez-vous d’avoir la balance des blancs réglée sur automatique ou sur le type de lumière adaptée

La conséquence des lumières artificielles est leurs températures de couleur qui sont souvent très chaudes, ce qui donne des teintes orangées sur les photos. Pour gérer cet aspect à la source, c’est-à-dire à la prise de vue, il est important de bien régler sa balance des blancs.

De nos jours, tous les appareils proposent une balance des blancs automatique qui dans la majorité des cas obtient de très bons résultats. Si ce n’est pas le cas, je vous invite alors de consulter le mode d’emploi de votre matériel pour savoir modifier ce paramètre le cas échéant si nécessaire.

Photo intérieure prise au format RAW afin de s'assurer de garder un régalage précis de la balance des blancs pour garder les couleurs du vitrail
Photo intérieure prise au format RAW afin de s’assurer de garder un régalage précis de la balance des blancs pour garder les couleurs du vitrail

6. Privilégiez le format RAW si votre appareil le permet

Pour faire la liaison avec le point précédent, il faut s’avoir que le réglage de la balance des blancs peut totalement se faire en post-traitement à partir d’un fichier RAW.

En effet, pour rappel, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement de l’ensemble des données brutes que le capteur de votre appareil a capté. Ainsi, le réglage de ce paramètre est exactement identique en post-traitement à si nous l’avions fait sur le moment. Dans les cas de situations complexes où plusieurs sources de lumière de températures différentes se mélangent, il est particulièrement conseillé d’ajuster ce paramètre au post-traitement afin de profiter de réglages plus fins.

Au-delà de cet aspect couleur, il arrive aussi fréquemment de constater des écarts de luminosité très forte d’un endroit à un autre. Ceci amène des difficultés complémentaires à la gestion de l’exposition de vos clichés. Toujours, grâce aux fichiers RAW, vous aurez beaucoup plus de l’attitude pour régler finement l’exposition par zone de votre photo.

Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l'exposition plus facilement.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l'exposition plus facilement.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.

7. Utilisez votre flash cobra

Il peut arriver, dans certains cas, d’être en situation de contre-jour. C’est particulièrement le cas si vous prenez une photo face à une baie vitrée. Il faut alors comprendre que l’ensemble de votre scène est dans l’ombre de la lumière naturelle entrant par cette baie. Pour contre-balancer cette lumière, vous devez alors apporter un complément de lumière sur votre sujet. L’une des possibilités est d’utiliser votre flash cobra. L’usage de celui-ci est détaillé dans un article dédié.

Dans le cas où vous n’auriez qu’un flash intégré, il est important de s’assurer de réduire la puissance de votre flash de manière à ne pas assombrir le fond. Soit vous avez moyen de régler sa puissance directement depuis l’appareil, soit vous pouvez masquer avec votre doigt une partie de la surface de votre flash pour limiter l’émission de sa lumière.

Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 1
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 1
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 2
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 2

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Téléobjectif : une autre dimension

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De nos jours, les téléobjectifs sont de plus en plus mis en avant pas les services marketing des fabricants de matériels photos. Sur certains appareils de type bridge, il n’est plus rare de constater la présence de zoom pouvant atteindre des longueurs focales de 500 mm (équivalentes 35mm). C’est notamment le cas pour le Coolpix P900 de chez Nikon qui possède même un zoom allant de 24 mm à 2000 mm.

Revenons à nos moutons, car finalement, c’est quoi un téléobjectif ? Il s’agit simplement de l’ensemble des longueurs focales supérieures à 50 mm. Bien sûr, en fonction des écoles, certains diront que le plus petit des téléobjectifs est le 85 mm en références à la gamme classique de focales fixes.

Nous allons voir ci-dessous, les raisons pour lesquelles il est intéressant d’utiliser ce type de matériel puis finir sur quelques trucs et astuces pour les maîtriser.

 

Dans quels cas utiliser un téléobjectif

Il y a quatre raisons principales qui amènent un photographe à utiliser les longues focales :

  • se rapprocher d’un sujet,
  • cadrer plus grand un sujet,
  • grossir les détails,
  • isoler le sujet de son environnement.

En fonction des circonstances de votre prise de vue, vous serez dans l’impossibilité de vous rapprocher suffisamment de votre sujet. Ce sont les cas par exemple des événements sportifs, de la photo de concert ou de la photo animalière… Utiliser un téléobjectif vous permettra alors de ne pas perturber votre sujet ou de ne pas vous mettre en danger en étant trop proche d’un animal sauvage.

Il arrive aussi que le photographe cherche à photographier les détails infimes d’une fleur ou d’un insecte. C’est le cas de la macro-photographie. Certains téléobjectifs sont spécialement adaptés pour cette pratique.

Ensuite, au sein d’une série photo de reportage par exemple, il peut être intéressant d’attirer l’attention du spectateur sur un élément précis tel qu’un détail architectural d’un bâtiment.

Enfin, isoler son sujet de son environnement est aussi une bonne façon pour facilité la lecture de son image afin qu’elle gagne en force visuelle.

 

Usages classiques par longueur focale

85 mm / 90 mm

Ces longueurs focales sont particulièrement appréciées par les photographes de portrait. Elle permet de mettre bien en valeur les traits d’un visage sans les déformer tout en gardant une distance de prise de vue adapter pour laisser respirer le sujet tout en restant assez proche pour communiquer facilement avec lui.

focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait
focale 90 mm pour portrait
focale 90 mm pour portrait

100 mm / 105 mm / 135 mm

Ici, ce sont les focales classiques de la macro-photographie. La plupart de ces objectifs sont adaptés pour avoir leur distance minimale de mise au point la plus courte possible permettant ainsi d’obtenir un facteur de grossissement 1:1. Le choix de la longueur focale se fera alors en fonction de cette distance mini de mise au point compatible avec votre sujet. Par exemple, pour photographier un insecte peut farouche, un 100 mm suffira alors que s’il est très craintif, vous devrez opter pour un 135 mm dont la MAP (Mise Au Point) mini sera plus longue.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

180 mm / 200 mm / 250 mm

Pour ces longueurs focales, il est encore possible de facilement les utiliser de façon usuelle et pratique. Leur grossissement est suffisant pour traiter des sujets sportifs classiques tel que le tennis et les sports en salle du moment qu’elle soient avez lumineuse (ouverture à f/2.8). Leur poids n’est pas encore trop lourd ce qui permet une maniabilité aisée sans trop de risque de flou de bougé.

focale 180 mm pour le paysage en vue d'écraser les plans (effet de compression)
focale 180 mm pour le paysage en vue d’écraser les plans (effet de compression)
focale 200 mm pour le paysage en vue d'écraser les plans (effet de compression)
focale 200 mm pour le paysage en vue d’écraser les plans (effet de compression)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour approcher le sujet + isolation du sujet par effet de filé
focale 200 mm pour approcher le sujet + isolation du sujet par effet de filé
focale 200 mm pour écraser les plans tout en profitant de l'effet de profondeur de champ
focale 200 mm pour écraser les plans tout en profitant de l’effet de profondeur de champ

300 mm / 400 mm / 500 mm

Ici, nous entrons dans des domaines très spécifiques. En effet, ce type de téléobjectifs sont beaucoup plus encombrant et contraignant à utiliser. Notamment pour les version lumineuses ouvrant à f/2.8, leur poids très conséquent, oblige à les utiliser sur pieds avec beaucoup de précautions eu égard à leur prix très élevé.

Ces objectifs sont particulièrement adaptés à la photographie animalière qui nécessite des prises de vue de loin et souvent en faible lumière au levé/couché du jour ou dans des lieux sombres tels que des sous-bois.

focale 300 mm pour approcher le sujet
focale 300 mm pour approcher le sujet
focale 400 mm pour approcher le sujet et profiter de l'effet de profondeur de champ
focale 400 mm pour approcher le sujet et profiter de l’effet de profondeur de champ
focale 400 mm pour approcher le sujet
focale 400 mm pour approcher le sujet
focale 500 mm pour approcher le sujet et le détacher de son environnement par l'effet de profondeur de champ
focale 500 mm pour approcher le sujet et le détacher de son environnement par l’effet de profondeur de champ
focale 500 mm pour approcher le sujet
focale 500 mm pour approcher le sujet

 

Effets des longues focales

Faible profondeur de champ

Comme expliqué dans l’article à propos de la profondeur de champ, les téléobjectifs génèrent facilement une courte profondeur de champ. C’est l’un des effets les plus souvent recherchés par les photographes pour bien détacher leur sujet du fond de l’image.

Compression des plans

La compression des plans est le fait de réduire l’effet de perspective. Ainsi, les images produites avec une longueur focale donneront l’impression que les objets sont beaucoup plus proche les uns des autres dans le sens de la profondeur de la photo. C’est notamment à l’aide de cet effet que les photographes donne l’impression que la lune est plus grosse qu’en réalité.

 

Trucs et Astuces

Règle de l’inverse de la longueur focale pour éviter le flou de bougé

La difficulté principale à passer lors de l’usage d’une longue focale est le risque du fou de bougé. Les techniques de stabilisation optique actuelles ont grandement amélioré ce point-là, mais encore faut-il connaître les ordres de grandeur en terme de vitesse d’obturation. La règle est la suivante :

La vitesse d’obturation doit être au maximum égale à l’inverse de la longueur focale de l’objectif en équivalent 35 mm.

Par exemple :

Quand on utilise une longueur focale de 300 mm sur un plein format, nous devons régler au maximum la vitesse à 1/300s. Nous choisirons alors 1/320s proposé par le boîtier.

Supposons maintenant que ce même objectif est utilisé sur un capteur APS-C, la longueur focale de 300 mm est équivalente à 300 mm x 1.6 = 480 mm. Il faudra alors régler la vitesse d’obturation à 1/500 mm maximum.

Usage d’un monopode ou d’un trépied

Toujours pour éviter les flous de bougé, l’usage d’un monopode ou d’un trépied peut être d’une grande aide.

Le second avantage à utiliser ce type de matériel est aussi de vous soulager du poids conséquent de ces objectifs.

Voici mon matériel :

 

Pour information, voici quelques ordres de grandeur :

  • AF-S NIKKOR 300mm f/2.8G ED VR II pèse 2900g,
  • AF-S NIKKOR 400mm f/2.8G ED VR pèse 4620g,
  • AF-S NIKKOR 500mm f/4G ED VR pèse 3880g.

Location de très longues focales

Comme évoqué plus haut, le prix des téléobjectifs extrêmes est largement hors des moyens financier  de la plupart des photographes.

Pour information, voici quelques ordres de grandeur :

  • AF-S NIKKOR 300mm f/2.8G ED VR II coûte 5 790€ ,
  • AF-S NIKKOR 400mm f/2.8G ED VR coûte 12 989€ ,
  • AF-S NIKKOR 500mm f/4G ED VR coûte 10 599€.

Pour ce type de matériel, il existe la solution de la location. Ce sera certainement la meilleure solution pour la plupart des photographes ayant la nécessité de les utiliser.

Comment apprécier le cadrage ?

Petite astuce pour estimer quelle longueur focale vous avez besoin pour tel cadrage :

Il suffit de se fabriquer un petit cadre en carton de dimension 24 mm x 35 mm et de le placer devant vos yeux.

La distance séparant ce cadre de votre œil est la longueur focale nécessaire.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Grand-angle : pour quelles utilisations

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energycold

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Les objectifs dits grands-angulaires regroupent toutes les focales dont la longueur est inférieure à 50 mm (objectif standard). Plus la focale est courte et plus le champ de vision est large. Au-delà de ce constat, nous allons voir les autres effets visuels induits. Afin de mieux se repérer dans l’ensemble des différentes longueurs focales, nous allons voir les utilisations classiques en fonction de celles-ci. Enfin, pour finir, je vous donnerai quelques trucs et astuces à savoir pour mieux maîtriser ce type d’objectif.

Les effets des courtes focales

Comme nous venons d’évoquer en introduction, les focales courtes permettent de saisir une scène plus large qu’avec un objectif standard. Cet avantage apporte avec lui d’autres effets qu’il est important de connaître pour mieux les maîtriser et en tirer partie pour renforcer les messages que l’on souhaite faire passer à travers nos images.

Profondeur de champ

A un point de vue donné, pour une mise au point identique et à une ouverture de diaphragme similaire, la longueur focale impact l’étendue de la profondeur de champ d’une photo. En effet, plus la focale est courte et plus la profondeur de champ est conséquente. Ainsi, avec un grand-angle, il est très facile d’être net de quelques centimètres de l’appareil jusqu’à l’horizon ce qui est très pratique pour garder un ensemble de détails d’une scène.

Augmentation des distances

Automatiquement, le fait d’avoir un champ de vision plus large, la profondeur de l’image s’en trouve augmentée. Ceci à l’avantage de pourvoir mieux détacher les éléments les uns par rapport aux autres et ainsi donner un sentiment d’espace et de grandeur à la scène.

Exagération des proportions

Sur le même principe que le point précédent, les proportions des différents éléments composant la scène se trouvent modifiées. Ainsi, tous les sujets au premier plan se trouvent beaucoup plus grands que les sujets en arrière-fond.

Déformations

Quand le photographe ne tient pas bien compte des effets précédemment évoqués, les images produites peuvent présenter des déformations éventuellement disgracieuses. C’est le cas par exemple du portrait où classiquement le nez du modèle est disproportionné par rapport au reste du visage. Cependant, ça peut aussi être un réel parti-pris de la part du photographe pour produire des effets créatifs dans une scène.

Les multiples usages classiques par focales

Reportage (35 mm)

Un 35 mm est particulièrement apprécié par les photo-reporters. A à cette focale, il est facile de prendre des portraits en situation sans pour autant que les déformations optiques perturbe trop la morphologie des visages. Cela permet d’avoir un point de vue suffisamment rapproché pour que le spectateur se retrouve comme au cœur de l’action, ce qui donne une meilleur dynamique à la scène et donc apporte plus de force à la photo.

Illustration d'utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage
Illustration d’utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage

Paysage (28 mm)

Avec cette focale de 28 mm, les distances se trouvent intensément étirées. Elle est alors adaptée au paysage de manière à intégrer une grande quantité de détails au sein de la scène. Il peut aussi être utilisé en repartage, mais dans ce cas, il est important de bien faire attention à ne pas se rapprocher trop des sujet pour ne pas les déformer excessivement.

Illustration de l'usage du 28 mm pour du paysage
Illustration de l’usage du 28 mm pour du paysage

Intérieur (24 mm)

Un 24 mm  est un choix très pratique pour les photographies d’intérieur. En effet, le manque de recul et de luminosité nécessite ce type de focale très courte qui permet de bien gérer ce type de situation. Il est néanmoins conseillé de ne pas trop s’approcher d’un des éléments de la scène pour ne pas qu’il apparaisse trop étiré vers les bords.

Illustration de l'utilisation d'un 24 mm pour des photos en intérieur
Illustration de l’utilisation d’un 24 mm pour des photos en intérieur

Effet créatif (17mm et inférieur)

Les focales extrêmement courtes sont souvent utilisées dans le cas d’effet créatif. Les déformations sont inévitables avec ce type de matériel et c’est pourquoi il faut apprendre à composer avec elles pour qu’elles soient un plus pour la photo au lieu d’être une contrainte. Dans le domaine de la créativité, tout reste possible en terme d’aspect visuel.

Illustration de la créativité d'utiliser un 14 mm pour la créativité

Trucs et astuces

Flou de bougé

Un avantage des courtes focales est leur capacité à être moins sensible au flou de bougé. Cette caractéristique est intéressante, car elle nous permet de prendre des photos à main levée à des vitesses d’obturation très lente.

Faible lumière

Dans la même logique que le flou de bougé, photographier avec une courte focale est plus aisé dans des conditions de faible lumière. La majorité des courtes focales permettent d’ailleurs des ouverture de diaphragme plus grand et comme vu précédemment, permet des vitesses d’obturation plus lente ; deux avantages pour bien exposer ses clichés.

Allonger les jambes

Dans le cadre de portrait en pied, l’usage d’une courte focale en contre-plongée permet de donner l’impression que les jambes du modèle sont plus allongées qu’en réalité. Ceci est couramment utilisé en photographie de mode.

Portrait en situation

Faire des portraits, c’est bien, mais faire des portraits avec la mise en évidence du contexte et de l’environnement du modèle est très utile pour donner plus de sens à une image. Ainsi, la même photo peut véhiculer l’information de qui est la personne photographiée et ce qu’elle fait ou dans quel environnement elle évolue.

Correction d’objectif (post-traitement)

Aujourd’hui, au post-traitement informatique permet de corriger une grande partie des déformations optique engendrées par les courtes focales. Il ne faut pas hésiter à utiliser des moyens pour atténuer ces déformations si celles-ci n’apportent rien au sens de votre image. Tous les logiciels de type Lightroom le fond très bien.

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50mm : que des avantages

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Tous les photographes parlent forcement à un moment ou à un autre des objectifs standards et en particulier du 50 mm f/1.8. Ces objectifs extrêmement classiques apportent de réels avantages pour les photographes depuis des années et certainement pour encore longtemps. En effet, comme nous allons le voir, ils rassemblent un ensemble de caractéristiques très intéressantes pour de nombreuses situations de prises de vues.

 

Poids

Quand vous prenez en main l’un de ces objectifs 50 mm, la première chose qui attire votre attention est sa petite taille et son poids léger.

De nos jours où les objectifs de type zoom sont de plus en plus utilisés, il nous arrive d’oublier qu’une optique n’est pas obligé de pesée prêt d’un kilogramme.

Par exemple, celui que je possède (Nikon AF NIKKOR 50 mm f/1.8 D) pèse seulement 155 g et est tout petit (63mm de diamètre pour une longueur de 39 mm).

 

Attention, l’habit ne fait pas le moine, car ces objectifs ont de réelles qualités !

 

Qualité d’image

Historiquement, les fabricants d’appareil photo étaient jugés sur la qualité de leurs objectifs standards, car c’étaient ceux livrés par défaut avec leurs boîtiers.

C’est la raison pour laquelle, avec ce type d’objectif, vous obtiendrez un piqué exceptionnel sur vos photos !

Il est d’ailleurs très fréquent d’utiliser un 50 mm monté sur bagues-allonges pour réaliser de la macro-photographie, tellement leur piqué est précis.

J’en profite pour vous conseiller le jeu de bagues allonge KENKO pour Nikon AF que j’utilise aussi.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la macro
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la macro

 

Ouverture lumineuse

Un autre avantage de cet objectif est sa grande ouverture atteignant f/1.8, et même f/1.4 pour un coût 3 fois supérieur.

Personnellement, je ne conseille pas d’investir dans le f/1.4 mis à part si vous avez réellement besoin de cette différence. Je trouve que l’écart de prix n’est pas justifié pour la majorité des usages des photographes.

Pour rappel, cette grande ouverture vous permettra de bien réduire votre profondeur de champ et ainsi vous permettra de mieux détacher votre sujet du fond. Il est aussi à noter que c’est une ouverture que les zooms d’aujourd’hui ont encore du mal à atteindre.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la profondeur de champ
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la profondeur de champ

 

Perspective très proche de la vision humaine

Voici enfin le paramètre que nous avons souvent tendance à oublier. La longueur focale de 50 mm est très proche de la vision humaine. Cette caractéristique aura pour effet sur vos photos de donner un rendu très naturel de vos photos, car elles ne présenteront pas de déformation de la perspective de la scène.

Dans un article précédent à propos des séries photographiques, j’avais attiré votre attention sur l’importance de l’unité visuelle du rendu de l’ensemble des clichés d’une série. Grâce à l’usage d’un objectif à focal fixe, vous n’aurez plus à vous soucier de toujours bien régler votre bague de zoom sur la même valeur. Vous serez alors bien plus attentif à votre cadrage et le déroulé de la scène.

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la perspective
nature morte, Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la perspective

 

Adapter à beaucoup de situations de prises de vues

Nature Morte

Pour cette utilisation, cet objectif a les avantages suivants :

  • Grande ouverture pour jouer avec la profondeur de champ,
  • Focale de 50 mm pour un rendu naturel des perspectives du sujet,
  • Possibilité d’utiliser des bagues-allonges pour réduire la distance de mise au point mini (45 cm par défaut pour le mien)
Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la nature morte
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la nature morte

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la nature morte
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la nature morte

 

Paysage

Ici, l’avantage est de profiter de l’aspect naturel des perspectives de manière à mieux rendre la réalité de la scène. A cela, son faible encombrement et son poids léger vous permettent de toujours le garder avec vous dans votre sac à dos lors de vos randonnées.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Portrait

En fonction de la distance de prise de vue, vous aurez la possibilité de ne pas trop déformer le visage de votre modèle tout en incluant une partie de votre décor afin de l’intégrer dans son environnement.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Scène de rue

Le gros avantage de cet objectif est sa petite taille qui rendra votre appareil plus discret dans la rue. Vous pourrez ainsi capturer des scènes plus naturel sans vous sentir en train de déranger les passants.

A noter que la plupart des grands photographes de rue ou de reportage, tel que Henri Cartier-Bresson, a réalisé quelques unes de leurs meilleures photos au 50 mm.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Maintenant, à votre tour !

Maintenant que vous avez conscience des avantages d’un tel objectif, que vous avez certainement déjà chez vous, il ne reste plus qu’à vous amuser avec !

Laissez-moi, vos commentaires et remarques ci-dessous. N’hésitez pas non plus à partager les avantages vous avez vous-même identifiés sur l’usage d’un objectif à focal fixe de 50 mm.

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3 conseils pour mieux gérer l’arrière-plan de ses photos

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Une très grande majorité des photographies gâchées sont dues à une mauvaise prise en compte de l’arrière-plan présent derrière le sujet principal par le photographe. Voici, trois conseils faciles à prendre en compte au moment de la prise de vue. Vos photos en seront naturellement plus fortes.

 

Sortir ou cacher du cadre les éléments perturbateurs

L’une des priorités du photographe est de réaliser des images dont la lisibilité est la plus rapide. C’est ainsi qu’une photo peut gagner en force et accrochera l’attention plus qu’une autre.

Pour ce faire, il faut essayer d’éliminer le maximum d’éléments de l’arrière-plan qui risqueraient d’attirer le regard du spectateur. Tout ce qui pourra être immédiatement supprimé à la prise de vue sera autant de temps gagné au post-traitement sur ordinateur après.

C’est aussi et surtout, un moyen de chercher ce fameux point de vue souvent évoqué en photographie ou plus communément appelé l’œil du photographe.

Pour ce faire, tournez autour de votre sujet, déplacez-le à différents endroits, rapprochez-vous, éloignez-vous, zoomez, réduisez la profondeur de champ… Une multitude de moyens sont à votre disposition pour savoir gérer toutes les situations possibles.

Pour approfondir cette astuce, allez lire ou relire l’article sur le recadrage.

Illustration de l'article recadrage
Illustration de l’article recadrage

 

Voir et mettre en place les lignes de force pour guider le regard

Savoir repérer et prendre l’habitude d’agencer les lignes de force présentes sur le fond de votre image, permet de placer votre sujet au meilleur endroit dans la scène.

Ces lignes de force sont un moyen extrêmement efficace pour guide le regard jusqu’à votre sujet.

Dans ce sens, l’arrière-plan devient un faire-valoir à votre sujet et donne aussi une cohérence et une harmonie à l’ensemble.

Pour mieux comprendre ce que sont les lignes de force, je vous invite à consulter l’article détaillé en rapport à la grammaire de l’image.

Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.
Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.

 

Détacher votre sujet du fond grâce au contraste de luminosité

Comme nous l’avons vu dans un article précédent à propos des contrastes d’Itten, il est très puissant d’utiliser ce principe pour mettre en avant votre sujet par rapport au fond qui doit rester qu’un élément secondaire à l’ensemble de la scène.

Concrètement, si votre sujet est plutôt sombre, placez-le devant une zone claire de votre fond et inversement. C’est l’une des techniques très utilisées en portrait de studio où les photographes éclairent astucieusement le fond d’un portrait pour mieux faire apparaître la silhouette du modèle. Le célèbre studio Harcourt en est un bon exemple.

Contraste de forme et de couleurs complémentaires
Contraste de forme et de couleurs complémentaires

 

C’est à vous…

Gardez bien en tête ces 3 conseils, appliquez-les dès votre prochaine sortie photo et vous constaterez immédiatement la différence sur vos images.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires ou vos questions à propos de cet article.

A très bientôt.

 

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Différence entre tonalité et exposition d’une photo

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Dans mon article précédent à propos de la créativité par l’exposition, j’ai été repris sur des imprécisions et surtout par rapport à la différence entre la tonalité et l’exposition d’une photo. Je profite donc de cet article pour corriger et compléter mon propos précédent.

Définitions

L’exposition

L’exposition correspond à la quantité totale de lumière reçue par la surface photosensible. Il en existe deux distinctes :

  • L’exposition à la prise de vue,
  • l’exposition au développement de la photo.

L’objectif à atteindre lors de la première étape est de doser la quantité optimale de lumière nécessaire pour avoir la plage de tonalité la plus complète possible. Le fichier ainsi obtenu, permettra d’être travailler avec un maximum de souplesse sans risque de faire apparaît des imperfections tels que du bruit, des aplats de couleur… lors de la seconde étape.

La tonalité

La tonalité est l’aspect visuelle d’une image. Elle peut être :

  • Sombre (Lowkey),
  • Neutre
  • Claire (HighKey).
Illustration d'une série de prises de vues en lowkey
Illustration d’une série de prises de vues en lowkey

 

Illustration d'une série de prises de vues en highkey
Illustration d’une série de prises de vues en highkey

 

Distinction à faire entre exposition et tonalité

Comme nous venons de le voir ci-dessous, ces deux notions n’ont finalement rien à voir entre elles.

La première concerne l’action technique permettant de garantir l’acquisition la plus qualitative en terme de nuance de luminosité de la scène lors de la prise de vue.

La seconde, n’est que l’aspect visuel du rendu de celle-ci après développement en terme de luminosité dominante de l’image.

Quoiqu’il en soit, l’objectif de ces deux aspects est de garder la meilleure qualité de modelé possible.

 

L’erreur à ne pas commettre (comme moi)

Lors de mon mon article précédent, j’insistais sur l’importance d’avoir au final une photo retranscrivant l’ambiance que l’on avait ressenti lors de la prise de vue.

Pour ceci, il est donc nécessaire de bien définir la tonalité de l’image finale que l’on souhaite et non l’exposition comme j’ai pu l’écrire, car c’est au développement de la photo que ce choix se concrétise.

L’erreur de sous-exposer ou de sur-exposer une image engendre automatiquement et irrémédiablement une détérioration de la qualité de celle-ci sans capacité ultérieure de la corriger.

Par contre, une photo correctement exposée, c’est à dire contenant l’intégralité des informations dans les tons sombres comme dans les tons clairs, permettra de subir avec un minimum de dégradation le post-traitement pour rendre l’ambiance souhaitée.

 

Illustration des dégradations

Apparition du bruit numérique suite à la remontée des bases lumières

Illustration de l'apparition du bruit numérique dans les ombres rehaussées.
Illustration de l’apparition du bruit numérique dans les ombres rehaussées.

Apparition des aplats de couleurs

Illustration de l'apparition des aplats de couleur dans les hautes lumières récupérées.
Illustration de l’apparition des aplats de couleur dans les hautes lumières récupérées.

 

Ce que je retiens de cette expérience

Il n’est jamais agréable de se faire reprendre par qui que ce soit. Mais ce n’est qu’un mauvais moment nécessaire à passer pour profiter d’une suite plus positive et épanouissante.

Ne pas rester campé sur ses positions et accepter d’accueillir le dialogue permet d’apprendre de ses erreurs et ainsi progresser. Dans ce type de situation, il est nécessaire d’être en présence de deux états d’esprits constructifs. Je tiens donc à particulièrement remercier Julien Colant pour avoir fait preuve d’altruisme à mon égard en prenant le temps de développer son propos initial.

Je considère avoir progresser dans mon savoir photographique. C’est pourquoi j’en profite pour ‘m’auto-féliciter » d’avoir été capable de me remettre en question le moment venu.

Je vous invite donc à faire de même si l’occasion se présente à vous. Il est clair que ce n’est pas facile à faire, mais c’est le bon prix à payer pour grandir dans nos passions.

L’expression « se dépasser » prend tout son sens ici.

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4 astuces pour gérer les photos en contre-jour

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On entend un peu tout et son contraire à propos des photos en contre-jour. Certains en raffolent, d’autres déconseillent fortement de se retrouver dans cette situation. Je ne le répéterai jamais assez, mais dans le domaine de la créativité, il ne faut jamais se censurer mais l’important est de savoir pourquoi on fait tel ou tel choix.

 

Astuces 1 : Limiter le contre-jour dans le cadre de votre photo

La problématique du contre-jour est qu’il y a énormément de lumière qui provient du fond de la scène à photographier. Techniquement, cette situation engendre la plupart du temps une photo sous-exposée sur notre sujet.

La raison à cela est que nos appareils photos sont paramétrés de manière à exposer les photos sur la base d’un niveau de luminosité moyen équivalent à un gris à 18%.

Ce système fonctionnement correctement pour des scènes où les écarts de luminosités sont compatibles avec la plage dynamique du capteur. Autrement dit, quand le capteur a moyen d’enregistrer l’ensemble des informations : des plus sombres aux plus claires.

Malheureusement, c’est rarement le cas en présence d’un contre-jour où souvent une source de lumière est incluse dans le cadre de la photo. Dans une telle circonstance, le capteur ne pourra pas enregistrer l’ensemble des informations et le boitier fera le choix qu’il lui semblera le plus évident mais qui ne sera pas forcement le votre.

Il faut comprendre que le boitier, en fonction du mode de mesure de lumière sur lequel il est paramétré, interprétera toujours sur la base d’une moyenne de luminosité mais avec une pondération différente. Ici, je vais rester dans le cas les plus courant de la mesure matricielle qui prend donc en compte de manière équivalente l’ensemble du cadre de la photo.

Ainsi, plus les zones claires de la photo seront étendues et plus l’appareil compensera en sous-exposant l’ensemble. C’est ainsi que les détails dans l’ombre des sujets se retrouvent bouchés.

Ici l’astuce consiste à cadrer plus serré sur le sujet dans le but de réduire l’étendue des zones trop claires. L’appareil sous-exposera alors moins l’image et vous retrouverez des détails visible dans les ombres.

Illustration de l'exposition dans le cas d'un cadrage large d'un contre-jour
Illustration de l’exposition dans le cas d’un cadrage large d’un contre-jour
Illustration de l'exposition dans le cas d'un cadrage serré d'un contre-jour
Illustration de l’exposition dans le cas d’un cadrage serré d’un contre-jour

 

Astuce 2 : profiter de ce contre-jour pour donner une ambiance à votre photo

Pour réaliser des images créatives, il est très intéressant de mettre en avant les effets lumineux d’un contre jour dans le but de donner un ambiance à la photo. Dans ce cas, le but est de profiter au maximum des effets lumineux pour embellir la photo. Pour ce faire, il faut ajuster son cadrage pour placer au bon endroit les rayons de lumière.

Voici l’illustration de ce propos :

Illustration que les aspect lumineux provoqué par un contre-jour peut embellir une photo et renforcer son sens (ici lumière divine)
Illustration que les aspect lumineux provoqué par un contre-jour peut embellir une photo et renforcer son sens (ici lumière divine)

 

Astuce 3 : rééquilibrer la lumière de votre photo

Si le but est d’avoir, aussi bien des informations dans le contre-jour que sur le sujet en avant, il est alors nécessaire d’équilibrer les quantités de lumières sur les différentes zone de l’image. Pour ce faire, il suffit d‘apporter plus de lumière sur les zones naturellement sombres en utilisant tous les accessoires disponibles tel que des réflecteurs, des flashs ou d’autres sources d’éclairage comme des lampadaires, des lampes de chevet…

Une fois que la lumière est globalement équilibrée comme il vous convient, l’appareil n’a plus qu’à prendre la photo tout simplement.

Pour bien équilibrer la puissance de votre flash, je vous invite à lire ou relire l’article : Flash et lumière ambiante : comment régler l’équilibre

 

Illustration de la compensation de la lumière en équilibrant la puissance du flash pour réaliser un portrait en contre-jour
Illustration de la compensation de la lumière en équilibrant la puissance du flash pour réaliser un portrait en contre-jour

 

Astuce 4 : les grands moyens s’appellent ici le HDR (High Dynamic Range)

Quand on n’a pas de sources disponibles assez puissantes pour compenser la lumière du contre-jour, ou que l’on souhaite préserver l’éclairage in-situ, il est alors possible de réaliser un assemblage de photos pour en produire une en HDR. Suivant vos appareils, il suffit d’utiliser l’option Backeting qui vous permettra de prendre plusieurs photo avec des expositions différentes du plus sous-exposée au plus sur-exposé.

Conseils :

  • poser votre appareil sur pied,
  • ou shooter en rafale avec l’option bracking activée

Voici trois exemples de photos HDR en conditions de contre-jour :

Illustration de capacité d'un traitement HDR sur une photo intérieur en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo intérieur en contre-jour.

 

Illustration de capacité d'un traitement HDR sur une photo intérieur et extérieure en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo intérieur et extérieure en contre-jour.

 

Illustration de capacité d'un traitement HDR sur une photo extérieure en contre-jour.
Illustration de capacité d’un traitement HDR sur une photo extérieure en contre-jour.

 

 

En complément, voici d’autres explications en vidéo autour du même thème.

N’oubliez pas de laisser vos commentaires ou vos questions en dessous de cet article.

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Comment éviter les yeux rouges sur les photos

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Il n’est pas rare de constater, particulièrement lorsque nous utilisons un appareil photo avec le flash intégré, que nos amis ou des membres de notre famille ont les yeux rouges. Ceci est totalement normal du point de vue physique mais cependant pas tolérable du point de vue esthétisme. Je vais donc vous expliquer dans cet article comment et pourquoi ce phénomène se produit puis vous expliquer les astuces que nous pouvons mettre en oeuvre pour limiter ou éviter cet effet.

Pourquoi les yeux sont rouges en photographie

Comme nous pouvons le voir sur le schéma ci-dessous, nos yeux sont des globes que nous pouvons décrire succinctement en deux partie différentes en similitude avec nos appareils photo :

  • une partie que je qualifierai d’optique (ensemble cornée, pupille, iris et cristallin),
  • une partie que je qualifierai de capteur (la rétine et ses vaisseaux sanguins).
Illustration de la structure d'un œil pour expliquer le phénomène de l'effet yeux-rouges en photographie.
Illustration de la structure d’un œil pour expliquer le phénomène de l’effet yeux-rouges en photographie.

Lorsque nous sommes dans l’obscurité, notre œil a besoin de plus de quantité de lumière pour y voir. Pour ce faire, l’iris s’écarte pour augmenter la taille de la pupille.

C’est exactement le même principe avec notre appareil photo. Quand nous avons besoin de plus de lumière pour correctement exposer notre photo, nous ouvrons plus le diaphragme de notre objectif.

L’œil a donc bien régler son système optique pour faire ça. Par conséquent, plus de lumière vient éclairer la rétine de l’œil, c’est à dire le capteur. Nous voyons donc mieux.

Dans le cas du déclenchement d’un flash pour prendre notre photo, tout ce passe comme décrit précédemment, sauf que…

L’émission de l’intense de lumière du flash de l’appareil est tellement puissante et rapide que notre œil n’a pas le temps de réagir pour corriger son exposition en réduisant sa pupille.

Ceci engendre que la lumière qui entre dans l’œil éclaire tellement le fond de l’œil et se trouve alors comme inondé de lumière. Comme la rétine possède énormément de vaisseaux sanguins, la lumière réfléchie ressort alors colorée par la teinte de notre sang, c’est à dire rouge !

Notre appareil photo capte donc cette couleur au niveau des pupilles de notre modèle qui présente alors cet effet yeux-rouges !

Comment éviter les yeux rouges sur les photos

La compréhension du phénomène tel que décrit ci-dessous permet d’identifier les trois facteurs suivants à maîtriser pour éviter cet effet yeux-rouges :

  • la quantité de lumière,
  • la taille de la pupille,
  • l’angle de réflexion de la lumière.

Limiter la sur-quantité de lumière

Ici, il faut comprendre que si la quantité de lumière est excessive, celle-ci se reflétera trop fortement sur la rétine et plus la pupille sera dilatée et plus il est facile pour la lumière de ressortir de l’œil.

Nous pouvons donc agir ainsi :

  • limiter la puissance de votre flash directement sur votre appareil,
  • vous éloigner de votre sujet afin d’en réduire la puissance suivant la loi du carré inverse de la lumière,
  • diffuser votre lumière pour réduire la puissance lumineuse et limiter l’aspect directionnel des rayons.

Réduire la pupille pour limiter l’entrée de lumière dans l’œil

  • C’est sur ce facteur, que les fonctions anti yeux-rouges des appareils photo fonctionnent. Ici le but est d’émettre des pré flashs avant le flash de prise de vue afin de laisser le temps aux pupilles de se rétrécir.
  • Si l’environnement de la scène le permet, le fait d’augmenter la luminosité de l’environnement au maximum permettra de forcer l’œil à réduire naturellement sa pupille.

Positionner le flash correctement

La vraie problématique de yeux-rouges repose sur le fait que le reflet de la lumière du flash sur la rétine de l’œil  est visible depuis l’objectif de l’appareil photo. Décaler la position du flash par rapport à l’axe œil/appareil photo, revient à décaler le reflet de manière à ce qu’il sorte du champ visuel de l’appareil.

Le schéma suivant illustre mon propos :

Illustration de l'influence de la position désaxée du flash sur l'effet yeux-rouges.
Illustration de l’influence de la position désaxée du flash sur l’effet yeux-rouges.

Comme nous le voyons sur l’illustration ci-dessus, les rayons lumineux d’un flash intégré après réflexion sur l’œil viennent frapper directement l’objectif et se trouvent donc dans l’image (rayon rouge). Par contre, avec l’usage d’un flash cobra, qui est lui beaucoup plus désaxé, a ses rayons de lumière réfléchis qui sortent du champ visuel de l’appareil (rayon bleu).

Nous n’avons donc quasiment jamais des photos présentant des yeux rouges avec les flashs cobras.

Comment corriger une photo qui a des yeux rouges

Dans Lightroom

Dans le logiciel Lightroom, il existe l’outil « correction des yeux rouges« . Il suffit de cliquer sur chacune des pupilles pour qu’elles deviennent noires. Ci-dessous, l’aperçu des paramètres de cet outil.

illustration de l'outil correction des yeux rouges de Lightroom.
illustration de l’outil correction des yeux rouges de Lightroom.

Dans Photoshop

Dans Photoshop, il se trouve aussi un outil de correction des yeux rouges comme le montre l’image suivante :

Illustration de l'outil anti-yeux rouge de photoshop

A l’aide cet outil, vous avez juste à réaliser un cadre de sélection autour de la pupille pour que Photoshop corrige l’image. Les tests que j’ai personnellement effectués m’ont déçus, c’est pourquoi je vous propose ma méthode manuel suivante.

Illustration des étapes de correction des yeux rouges dans Photoshop
Illustration des étapes de correction des yeux rouges dans Photoshop
Illustration de l'empilage des calques de correction des yeux rouges
Illustration de l’empilage des calques de correction des yeux rouges

Comme vous pouvez le voir, j’ai réalisé l’opération en plusieurs étapes :

  • J’ai appliqué un calque de Teinte/Saturation dans lequel j’ai choisi de travailler uniquement sur les rouges et où j’ai totalement baissé la saturation et la luminosité.
  • Ensuite j’ai appliqué un calque courbe sur chacune des pupilles pour les foncer au bon niveau pour chacune d’elle.
  • Enfin j’ai renforcé l’éclat de lumière dans l’œil à droite pour raviver le regard en faisant un point blanc avec le pinceau.

Evidemment, l’ensemble de ces calques s’applique localement grâce aux masques de fusion que nous voyons sur la droite de chacun d’eux.

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Bonjour

Je suis Vincent Bouvais du blog Initiation-Photo.com.

Je vous propose aujourd’hui, une petite vidéo d’annonce.

En effet, depuis quelques mois, j’ai commencé mon blog dans le but de partager mes connaissances photo avec ceux qui souhaitent :

  •  progresser dans la technique photo bien sûr
  •  progresser en photomontage aussi
  •  mais aussi dans le développement de leur créativité.

Afin d’être au plus proche de vos attentes, je souhaite recueillir de votre part, un maximum de questions en commentaire de cette vidéo afin que je puisse y répondre rapidement en vidéo sur cette chaîne YouTube et sur mon blog.

Mon but est d’être avant tout efficace pour répondre à vos besoins de la manière la plus réactive et précise possible.

Dans le cas où des sujets nécessiteraient un approfondissement particulier, je serai peut-être amené à rédiger une réponse plus complète et précise sous forme d’article dans mon blog.

Je le répète, mon but est de vous apporter un maximum de valeur ajouter dans ces domaines.

Alors, lâchez-vous, posez toutes vos questions et à très bientôt en vidéo pour les réponses.

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