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La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comprendre comment photographier la texture simplement

Pour correctement photographier un son sujet, il est nécessaire de faire en sorte que la photographie produite mette en évidence un maximum de détails distinctifs. Parmi ceux-ci, il y a notamment la mise en valeur de la texture du sujet. Dans cet article, je partage avec vous deux plans d’éclairage complémentaires à utiliser en fonction des circonstances pour photographier la texture de vos sujets.

Afin de clairement comparer ce qui est comparable, je n’ai modifié aucun réglage de puissance. Toutes les photos ont toutes, sans exception, prise avec les paramètres suivants.

Boitier :

  • ISO : 50
  • Focal : 70mm
  • Ouverture : F/8
  • Temps de pose : 1/125s
  • Nikon D5 sur pied
  • Mise au point manuel identique

Flash A : lumière rasante

  • flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
  • ¼ de puissance
  • à gauche de la feuille
  • pas de modifieur (flash nu)

Flash B : lumière directe

  • flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
  • ¼ de puissance
  • contre-jour de la feuille à 45° sur le dessus
  • parapluie blanc translucide

Photographier la texture avec l’éclairage rasant (flash A uniquement)

L’une des premières astuces d’éclairage que nous apprenons est l’éclairage rasant pour mettre en évidence la texture de notre sujet.

Plan d'éclairage lumière rasante
Plan d’éclairage lumière rasante

Cet éclairage repose sur le principe de créer un contraste fort de part et d’autre de chaque micro-relief. Ainsi, la source de lumière produira une haute lumière là où elle éclaire et une profonde ombre portée là où elle ne peut éclairer.

Pour illustrer cette technique, j’ai photographié la texture d’une feuille de papier canson à l’aide d’un flash cobra orienté de façon extrêmement rasante. Le résultat est sans appel, tel que le montre la photographie suivante.

Texture d'une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante

La moindre aspérité de la surface et le moindre détail de celle-ci est clairement mise en évidence.

Cependant, est-ce la solution idéale à tous les cas de figures ?

Voyons donc maintenant, ce que produit ce même éclairage avec une surface noir.

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière rasante
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière rasante

Comme vous pouvez donc le constater, cette fois-ci, de nombreux détails ne sont plus visibles.

Il faut donc trouver une autre façon d’éclairer la scène pour permettre de mettre en évidence l’ensemble des détails de ce papier noir.

Photographier la texture avec l’éclairage direct (Flash B uniquement)

Cette fois, le but est d’utiliser la réflexion directe de la lumière pour mettre en avant les détails de la texture de la matière. Pour ce faire, j’ai mis en place de setup suivant :

Plan d'éclairage lumière directe
Plan d’éclairage lumière directe

Ici le principe est différent. Comme la couleur sombre du papier noir renvoi que très peu de lumière diffuse, il faut utiliser la propriété de la réflexion directe de la lumière. C’est la raison pour laquelle la position de la source de lumière a changé, car celle-ci doit couvrir la famille d’angle défini par la position de l’appareil photo par rapport à au sujet.

Pour mieux comprendre le concept de la famille d’ange, je vous invite à parcourir l’article ci-dessous :

La lumière et ses types de reflets

Le résultat est aussi sans appel comme le montre l’image suivante :

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière directe
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe

Comme pour le papier canson blanc, le moindre détail de la surface est maintenant clairement visible.

Il vous vient peut-être la question suivante en tête ?

Que peut rendre cet éclairage sur la feuille de papier Canson blanche ?

Sans attendre, voici le résultat…

Texture d'une feuille de papier Canson blanche en lumière directe
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière directe

Nous voyons effectivement des détails de la surface du papier, mais la notion de profondeur est beaucoup moins perçu que par le premier éclairage.

Peut-on faire encore mieux ?

Cette fois-ci, j’ai utilisé l’ensemble des deux flashes avec le papier noir. Et au miracle ! Que c’est mieux !

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante

Le fait de mixer ces deux éclairages permet de profiter des avantages des deux méthodes. La mise en évidence de la texture en elle-même, mais aussi la mise en évidence de la profondeur de celle-ci.

Plan d'éclairage lumière directe et rasante
Plan d’éclairage lumière directe et rasante

C’est en réglant la puissance relative de ces deux sources de lumière, que vous serez en mesure de trouver l’équilibre parfait pour la mise en valeur de votre sujet.

Mais alors, que peut rendre ce setup complet sur le papier canson blanc ? Me direz-vous ?…

Et bien, bien mieux que de vous raconter une belle histoire, je vous invite à mettre en oeuvre l’ensemble des conseils de l’article pour découvrir par vous-même le rendu de cette feuille de canson blanche…

N’hésitez pas à m’envoyer vos résultats par mail ou de partager votre retour d’expérience en commentaire de cet article. Je vous dis donc, à bientôt et bonne photo !

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Éclairages possibles en fonction du type de flash

En fonction du type de flash que vous possédez, il est possible de faire différents types d’éclairage. Je vais donc partager avec vous, dans cet article, ce que vous pouvez attendre de votre flash intégré, d’un flash cobra monté sur le boîtier, d’un flash cobra déporté ou d’un éclairage de studio classique.

Flash intégré

Les flashes intégrés ont mauvaise presse un peu partout sur les forums internet ou ailleurs. A vous de vous faire votre propre idée de la chose en connaissance de cause.

Commençons par les caractéristiques de ce type d’éclairage. Vous trouverez dans le tableau suivant la synthèse des points clés d’un éclairage.

Point cléCommentaire
Puissance lumineusefaible
Direction de la lumièredans l’axe de la prise de vue
Taille de la source lumineusepetite

En regardant rapidement ce tableau, on s’imagine bien que cet accessoire est plutôt limité dans ses possibilités. 

  • La faible puissance impose que le sujet à éclairer ne doive pas être éloigné de l’appareil.
  • La direction axiale de la lumière signifie que l’éclairage ne produira pas ou peu d’ombre sur le sujet, mais éventuellement une ombre portée sur le fond derrière le sujet.
  • La petite taille de la source lumineuse produira une lumière dure.

Cependant, limiter ne signifie pas totalement inutile.

L’intérêt de ce type d’éclairage est très souvent nécessaire pour éclaircir les ombres produites par d’autres sources de lumière (naturelle ou artificielle).

Pour mieux illustrer ce besoin, je vous invite à lire ou relire l’article : Les bases de la photo de portrait en studio

La seconde possibilité revient à pousser à l’extrême ce que nous venons d’aborder, c’est-à-dire à éviter l’effet de silhouette dans un contre-jour total. En réglant la puissance de votre flash intégré ou ajustant la distance séparant le sujet de l’appareil, vous pouvez régler la quantité de lumière additionnelle éclairant le sujet.

Usage du flash intégrer pour débouché les ombres d'une prise de vue en contre-jour
Usage du flash intégrer pour débouché les ombres d’une prise de vue en contre-jour

Flash cobra monté sur la griffe du boîtier d’appareil photo

Afin de pouvoir comparer les différences entre les types de flash, reprenons le tableau synthétique des points clé :

Point cléCommentaire
Puissance lumineusemoyenne
Direction de la lumièredepuis le boitier, mais orientable en rotation
Taille de la source lumineusepetite ou ajustable en fonction de l’environnement de la scène

La possibilité d’orienter la tête du flash, permet de diriger la lumière. Ainsi, il est possible d’éclairer différemment une zone de la photo. L’exemple type est le suivant :

Supposons plusieurs personnes alignées les unes à côté des autres que vous prenez en photo à moitié de profil. La lumière perdant sa puissance avec le carré de la distance, engendre que la personne la plus proche sera beaucoup plus éclairée que celle au fond. L’astuce revient à orienter la tête du flash sur le côté afin de moins éclairer la personne au premier plan comme le montre les illustrations ci-dessous.

L'orientation de la tête du flash permet d'éviter les points chauds et de mieux équilibrer l'éclairage
L’orientation de la tête du flash permet d’éviter les points chauds et de mieux équilibrer l’éclairage

La seconde possibilité est de profiter de la puissance supplémentaire de ce type de flash pour réaliser un éclairage indirect en éclairant une surface comme un mur ou le plafond qui deviendront alors la source de lumière du point de vue du sujet.

L’avantage ici est que cette source de lumière sera de plus grande taille et permettra de gérer des ombres plus douces dont la pénombre sera plus étendue.

L'orientation de la tête du flash permet de transformer le mur de gauche en large source de lumière
L’orientation de la tête du flash permet de transformer le mur de gauche en large source de lumière

Flash cobra à déclenchement à distance

Cette fois, les possibilités sont encore plus étendues, comme le montre le tableau ci-dessus.

Point cléCommentaire
Puissance lumineusemoyenne
Direction de la lumièredepuis n’importe où
Taille de la source lumineusepetite ou ajustable en fonction de l’environnement de la scène ou des modificateurs additionnels (boîte à lumière, parapluies…)

Il s’agit d’un studio d’éclairage à proprement dit. Les fonctionnalités des déclencheurs distants, qu’ils soient radio ou optique, permettent de piloter un grand nombre de flashes simultanément. Ceci dans l’objectif de construire un éclairage complexe et ouvrant un champ de possibilité élargi.

Ici, la limitation reste uniquement la puissance lumineuse des flashes cobras qui limitent à l’utilisation de modificateur de lumières de petite taille. En effet, plus la source de lumière est diffusée et élargie et plus il est nécessaire d’avoir de la puissance au niveau de la source de lumière.

Vous avez donc moyen de réaliser des photos de type contre-jour si vous n’avez qu’un seul flash ou des éclairages à la Rembrandt.

Le déclenchement à distance des flashes permet de positionner l'éclairage derrière le sujet
Le déclenchement à distance des flashes permet de positionner l’éclairage derrière le sujet
L'éclairage de type Rembrandt est caractéristique du triangle lumineux sous un œil ce qui est obtenu avec une source de lumière déportée autour de 45° du visage.
L’éclairage de type Rembrandt est caractéristique du triangle lumineux sous un œil ce qui est obtenu avec une source de lumière déportée autour de 45° du visage.

Flash de studio à déclenchement à distance

Ici, c’est la configuration optimale pour avoir moyen de réaliser tout type de prise de vue en éclairage artificiel. 

Point cléCommentaire
Puissance lumineuseforte
Direction de la lumièredepuis n’importe où
Taille de la source lumineuseAjustable en fonction de l’environnement de la scène ou des modificateurs additionnels (boîte à lumière, parapluies…)

Grâce à la forte puissance disponible par les flashes de studio, vous avez moyen de les utiliser dans plus de situations possibles comme en plein jour par exemple comme éclairage complémentaire au soleil.

Cependant, leur encombrement n’est pas un avantage pour les transporter hors de votre studio classique. C’est la raison pour laquelle, les fabricants travaillent beaucoup sur les possibilités de transport en réduisant le poids et la taille de leurs produits tout en garantissant une forte puissance lumineuse. La marque Profoto propose notamment leur gamme B10X ainsi que leur gamme A1X pour répondre à cette évolution du besoin.

Mes conseils

Maintenant que vous avez une bonne vision d’ensemble des types de flash que vous pouvez rencontrer, je pense qu’il est utile d’aborder toutes ces technologies au fur et à mesure.

Rien ne sert à dépenser toute son argent aujourd’hui dans le meilleur matériel si vous n’avez encore jamais pratiqué la prise de vu au flash.

Chaque technique nécessite un certain temps d’apprentissage pour les maîtriser suffisamment pour bien comprendre les limites de son matériel actuel qui vous empêcheront de réaliser les prises de vue que vous souhaitez. Mieux vaut que les fabricants continuent de développer leurs produits pendant que de votre côté vous progresser dans la maîtrise de votre matériel actuel. Vous aurez alors accès à du meilleur matériel quand le moment sera venu pour vous de faire évoluer vos outils.

Globalement, il faut voir ces gammes de matériels comme des outils qui s’utilisent avec plus ou moins de confort d’utilisation.

Comme l’a dit Sénèque, “Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.”, rien ne sert d’avoir du matériel, si ce n’est pas pour savoir quoi en faire.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.
Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment photographier une scène éclairée à la bougie

Réaliser une photographie dont la lumière de la scène est constituée de la lueur d’une bougie permet de créer une ambiance feutrée. Les couleurs chaudes de ce type de prise de vue sont plaisantes au regard et évoque l’intimité, la douceur et le mystère. Je partage avec vous dans cet article, les techniques de mise en œuvre afin de maîtriser ce type de prise de vue.

Description de la lumière issue d’une flamme de bougie

Bien que la puissance lumineuse d’une flamme de bougie est faible, elle reste néanmoins une source de lumière participant activement à l’éclairage de la scène photographiée. Nous allons voir ensemble les différentes caractéristiques de celle-ci.

Petite source de lumière

La flamme d’une bougie est de petite taille et mesure au maximum 2 à 3 cm. De ce fait, elle engendre donc des ombres dures projetées dans la scène.

La température de couleur

La combustion de celle-ci n’étant pas complète, elle émets une lumière dont la température de couleur est très basse, environ 3200 Kelvin. La scène à proximité de celle-ci sera donc teintée d’une couleur jaune-orangé. L’ambiance générale de la photographie sera donc chaleureuse.

Faible puissance lumineuse

Etant donné la petite taille de la flamme celle-ci émettra une luminosité faible. De plus pour rappel, il faut savoir que la puissance lumineuse diminue au carré de la distance. C’est-à-dire que lorsque l’on double la distance séparant le sujet de la source lumineuse, celui-ci sera éclairé quatre fois moins. De plus, lorsque l’on souhaite prendre en photo la bougie en elle-même dans la scène, cette dernière se trouve généralement très contrastée.

Problématique d’exposition de ce type de scène

Tel que nous venons de le voir, prendre en photo la flamme de bougie dans une scène engendre quelques contraintes particulières vis-à-vis de l’exposition.

En effet, le contraste de luminosité de celle-ci est extrême et la dynamique de votre capteur ne pourra certainement pas enregistrer en une seule prise l’ensemble des informations de la scène. La flamme en elle-même sera certainement brûlée et sans détail alors que le fond de l’image sera certainement bouché et sans détail non plus.

Pour permettre à votre appareil photo d’enregistrer une image convenable, il sera donc nécessaire de mettre en œuvre des techniques photographiques permettant de gérer un tel contraste.

Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..
Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..

Techniques photographiques

Vous avez le choix entre deux philosophies différentes. Appuyez-vous sur vos compétences en poste traitement ou vous appuyez sur vos compétences en prise de vue.

Assemblage HDR en post-traitement

La technique de l’assemblage HDR (High Dynamic Range) permet de réaliser les images de scène à très fort contraste de luminosité. Pour la mise en œuvre de cette technique, je vous invite à vous reporter à l’article dédié.

Dans le cas présent, les avantages de cette technique sont qu’elle nécessite très peu de matériel supplémentaire à l’exception d’un pied photo permettant d’éviter le flou de bougé de votre appareil.

Cependant, si votre scène contient des sujets mobiles, il sera compliqué de gérer le mouvement de ceux-ci au moment de l’assemblage des différentes prises de vue. De plus, cette technique nécessitera plus de temps à passer devant votre ordinateur.

Prise de vue directe

La seconde technique repose sur le fait d’ajouter de la lumière générale à la scène de manière à limiter les quarts de luminosité entre les zones de hautes lumières (la flamme) et les zones de basses lumières (le fond). Pour ce faire, vous pouvez utiliser n’importe quelle source de lumière supplémentaire telle qu’un flash ou une lumière continue.

Il faudra cependant prendre en compte les caractéristiques intrinsèques de la lumière émise par la bougie. Ainsi, vous garderez la cohérence lumineuse de la scène. Par cela, je veux dire la température de couleur, la dureté des ombres et la luminosité générale de la scène. 

L’avantage de cette technique et que vous obtiendrez un résultat quasi immédiatement à la prise de vue. Vous gagnerez donc ainsi énormément de temps lors des opérations de post-traitement devant votre ordinateur.

Exemple de setup pour réalisation la photo d'illustration de l'article
Exemple de setup pour réalisation la photo d’illustration de l’article

Évidemment, la contrepartie de celle-ci est de devoir mettre en oeuvre du matériel supplémentaire tel que :

  • Des flashs,
  • Des filtres colorimétriques permettant de réchauffer la température de couleur des flashes,
  • Des déclencheurs radios,
  • Des pieds de studio,

Ne confondez pas l’exposition et la tonalité

Classiquement, les scènes éclairées à la bougie montrent une tonalité générale plutôt sombre. Nous avons vu ensemble précédemment les raisons de ce constat. 

Cependant, afin de bien optimiser la gestion du bruit dans l’image, il est nécessaire de correctement exposer la photo à la prise de vue, pour ensuite corriger la tonalité de l’image en post-traitement.
Pour bien comprendre cette nuance, je vous invite à lire ou relire l’article sur la différence entre exposition et tonalité. En appliquant correctement les conseils de cet article, vous obtiendrez une meilleure qualité intrinsèque des images à forts contrastes.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Régler les sources lumineuses en photo de studio

Dans les conditions courantes de la photographie, nous avons l’habitude de parler du triangle de l’exposition. Dans le cadre de la photo de studio, ce triangle est en réalité un carré. En effet, le photographe peut gérer un quatrième paramètre dans le cadre de son studio photo. Il s’agit de la lumière elle-même. Dans cet article, je vous propose de partager avec vous les différentes étapes pour régler les sources lumineuses en photo de studio.

Rappel sur les paramètres de l’exposition

Je ne vais pas rentrer ici dans le détail des paramètres de l’exposition une photo. Pour cela, je vous propose de lire avant l’article en question sur mon blog.

Comme vous avez pu le constater dans cet article, je n’ai pas évoqué le réglage des sources lumineuses. Ceci est normal, car dans la vie de tous les jours, le photographe doit s’adapter à la luminosité disponible de la scène qu’il souhaite photographier.

Dans le cadre de la photo de studios, le photographe a le plein pouvoir sur l’éclairage de la scène qu’il réalise. C’est pourquoi le quatrième paramètre de réglage de son exposition est la puissance lumineuse de ces sources.

En résumé, le photographe du studio peut jouer sur les quatre paramètres suivants :

  • La vitesse d’obturation,
  • L’ouverture du diaphragme,
  • La sensibilité ISO,
  • La puissance des sources lumineuses.

Les paramètres de l'exposition dans le contexte de la photographie de studio.
Les paramètres de l’exposition dans le contexte de la photographie de studio.

Choix des paramètres d’exposition

Bien que le photographe ait accès à l’intégralité des paramètres de réglage de l’exposition tels que rappelé dans le paragraphe précédent, l’intérêt du photographe de studio et les contraintes techniques définissent ses choix.

Réaliser une belle photo de studio est d’avoir la qualité d’image la plus propre possible. ; autrement dit avec le moins de bruit visible. Par conséquent, il choisira la sensibilité ISO native la plus faible possible. En fonction de votre boîtier, vous choisirez donc 50 ISO, 100 ISO voire 200 ISO.

L’objectif du photographe du studio est de totalement construire l’éclairage de la scène. Il doit donc réaliser des réglages permettant de totalement effacer la luminosité ambiante de son studio. Pour ce faire, il devra donc choisir les paramètres de sorte à obtenir une photographie totalement noire sans déclenchement de ses sources lumineuses.

Parallèlement à ceci, les contraintes techniques obligent à limiter la vitesse d’obturation à la vitesse de synchronisation des flashes. De façon courante, la vitesse de synchronisation est inférieure ou égale à 1/250 de seconde. Enfin, il finira par régler l’ouverture du diaphragme de manière à obtenir cette première photo noire.

En résumer, le photographe de studio choisira les paramètres suivants :

  • Il choisira la sensibilité ISO la plus faibles que délivre son boîtier nativement.
  • Il réglera la vitesse d’obturation en accord à la vitesse de synchronisation de ses flashes.
  • Enfin, il adaptera le réglage de l’ouverture du diaphragme pour obtenir une photo totalement noire.

C’est seulement à partir de ce moment, que le photographe commencera à construire l’éclairage de sa scène en jouant sur la manipulation des sources lumineuses.

 

Manipulation des sources lumineuses

La maîtrise technique du photographe du studio est de savoir manipuler les sources lumineuses afin de construire artistiquement l’éclairage de son sujet. Pour se faire, il pourra agir de différentes manières :

  • Régler la puissance des flashes,
  • Éloigner ou rapprocher les sources lumineuses du sujet,
  • Utiliser des modificateurs de lumière,
  • Définir la direction de la lumière.

L’ensemble de ces manipulations, permet de définir ce que l’on appelle « la qualité de la lumière ». Pour mieux comprendre ce terme, je vous invite à lire l’article en question à propos des 7 paramètres d’une source lumineuse.

 

Étapes à suivre pour régler les sources lumineuses

Dans notre monde, nous avons une seule source de lumière prédominante : le soleil. Ceci a fortement façonné notre vision de l’éclairage et nous impose d’une certaine manière à avoir une seule source d’éclairage principale.

La première étape consiste à positionner cette première source de lumière par rapport au sujet. En fonction du positionnement de l’éclairage, le sujet pourrait être éclairé :

  • de face,
  • de ¾,
  • deux côtés,
  • ou en contre-jour.

Rendu de l'éclairage à une seule source de lumière en fonction de sa position par rapport au sujet.
Rendu de l’éclairage à une seule source de lumière en fonction de sa position par rapport au sujet.

La seconde étape consiste à affiner l’orientation de la source lumineuse afin d’ajuster précisément le positionnement de la frontière entre la lumière et son ombre que l’on appelle la pénombre.

La troisième étape est la plus importante. C’est en jouant sur la taille perçue de la source lumineuse par le sujet qu’il est possible de durcir ou d’adoucir cette zone de pénombre. Pour se faire, on pourrait utiliser et modificateurs de lumière et/ou rapproché ou éloigner la source lumineuse par rapport aux sujets. Plus la source lumineuse semble grande pour le sujet est plus les ombres seront douces, c’est-à-dire avec une transition progressive de la lumière à l’ombre. Alors que si la source lumineuse est petite, les ombres se feront alors dures avec une transition très brutale entre l’ombre et la lumière. Rapprocher une source lumineuse du sujet la fera paraître plus grande alors que l’éloigner du sujet la fera apparaître plus petite.

 

La quatrième et dernière étape consiste à régler la puissance lumineuse du flash pour obtenir une exposition conforme aux attentes.

Comparaison entre une ombre dur et douce.
Comparaison entre une ombre dur et douce.

En fonction du décor dans lequel le sujet se trouve, il sera peut-être utile d’ajouter d’autres sources lumineuses pour les raisons suivantes :

  • Détacher le sujet du fonds,
  • Attirer le regard sur un détail précis,
  • Apporter des couleurs à l’aide de gels dans la scène,
  • Projeter des ombres décoratives…

 

Trucs et astuces

Si vous avez la possibilité de dédier une pièce pour réaliser un studio photo, il est souvent intéressant de peindre l’intégralité des murs de celle-ci en noir. De cette manière, vous éviterez d’avoir des réflexions lumineuses qui viendrait perturber la construction de votre éclairage.

De même une ambiance faiblement lumineuse d’un studio photo, ne permettra de travailler avec des sources lumineuses moins puissantes, car il vous sera plus facile d’obtenir votre première image totalement noire.

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Comment régler manuellement la puissance de son flash cobra

Dans certaines circonstances, il est avantageux d’utiliser son flash cobra en mode manuel. Nous allons donc voir dans cet article, comment procéder pour savoir régler manuellement la puissance de son flash pour obtenir une exposition correcte.

 

Les modes disponibles

De façon générale, il existe de modes différents sur les flashs cobra :

  • le mode manuel,
  • le mode TTL (automatique)

Ici nous allons donc traiter le premier de ces deux modes : le mode manuel.

 

Quand utiliser le mode manuel

Il y a plusieurs raisons possibles pouvant amener un photographe à utiliser le mode manuel de ses flashs. Parmi celles-ci, je ne citerai que les deux principales :

  • Votre flash est ancien ou son mode de communication est incompatible avec votre appareil photo. En bref, vous n’avez pas d’autre choix.
  • Vous souhaitez fixer la qualité de la lumière du sujet qui baigne votre sujet de manière totalement indépendante de tous vos autres paramètres de prise de vue.

écran de pilotage du flash Nikon SB-700 en mode manuel
écran de pilotage du flash Nikon SB-700 en mode manuel

 

Mode opératoire

Dans les deux cas précédents, la puissance de votre flash sera à régler de manière manuelle par vous-même sans aucune liaison avec votre boîtier. Le challenge est donc de savoir déterminer quelle valeur de puissance saisir sur votre flash.

Pour rappel, la puissance de votre flash est déterminée en fraction de sa puissance maximale. Elle sera notée comme ceci :

  • 1/1 : puissance maximale,
  • 1/2 : à moitié de puissance,
  • 1/4 : quart de puissance,
  • 1/128 : 128 fois moins puissant que sa puissance maximale.

 

Avant de définir le réglage de votre flash, il est nécessaire d’avoir défini tous les autres paramètres d’exposition pour votre prise de vue . Ici deux cas possibles :

  • vous souhaitez réaliser totalement l’éclairage de votre scène à l’aide de flashs sans prise en compte de l’éclairage naturel ambiant de la scène,
  • vous souhaitez garder l’ambiance naturelle de l’éclairage et vous souhaitez juste apporter un appoint de lumière pour éviter de trop pousser les iso pour éviter l’abondance de bruit.

 

Le principe est assez simple. Par essais successifs en partant d’une valeur moyenne de puissance à 1/16. prenez une première photo.

Regardez l’aperçu et en fonction de si le résultat est sur ou sous-exposé, vous augmentez la puissance à 1/8 ou ou la baissez à 1/32. Recommencez l’opération de contrôle et corrigez de nouveau. Au bout de 2 ou 3 essais vous aurez trouvé le bon réglage.

 

A noter que le réglage restera valable tant que la distance séparant votre flash de votre sujet restera identique. Si la distance augmente, augmentez la puissance et inversement si la distance diminue.

 

Trucs & Astuces

Télécommande radio

Le grand intérêt d’utiliser ses flashes en manuel est de travailler comme dans un studio photo. Pour faciliter les opérations de réglage et surtout gagner du temps, je vous conseille d’utiliser des déclencheurs radios. Pour information, les miens sont des CACTUS v6.

Ils ont notamment l’avantage d’être tous des émetteurs/récepteurs.

Jouer avec les modeleurs de lumière

Il y a plusieurs paramètres qui définissent la qualité d’une source lumineuse. Je vous invite donc à aller les découvrir dans cet article. Vous connaîtrez ainsi tous ce qu’il faut savoir pour comprendre pourquoi et comment utiliser les modeleurs de lumière.

 

 

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7 conseils pour les photos en intérieur

Pour la majorité des gens, l’intérêt de prendre des photos est de garder des souvenirs d’un événement familial (anniversaire, repas de famille, visite chez la mamie…). Evidemment, la plupart du temps, les photographies sont prises en intérieur ou dans des endroits où la lumière est faible. Voici mes quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté.

1. Assurez-vous que la durée d’exposition n’est pas trop longue

Le problème majeur des photos intérieures est le flou de bougé. Cet aspect est simplement dû à une durée d’exposition trop longue par rapport à la stabilité de l’appareil photo. Pour palier à cela, vous devez vous assurer que le temps utilisé est bien compatible avec les aspects suivants :

  • longueur focale,
  • prise de vue à main levée ou sur pied.

Le second type de flou est le flou de mouvement. Ici, est sous-entendu le mouvement du sujet. Si votre sujet est rapide comme l’envol d’un bouchon de champagne ou plutôt lent comme le mouvement des lèvres de votre interlocuteur, le risque de flou de mouvement sera plus ou moins important.

Pour bien comprendre le réglage de ce paramètre, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la durée d’exposition.

Photo intérieur prise à main levée à la vitesse de 1/50s ce qui à permis de figer le mouvement de la personne mais celui du boule qui tournait.
Photo intérieur prise à main levée à la durée de 1/50s ce qui à permis de figer le mouvement de la personne mais celui du boule qui tournait.

2. Anticipez les temps de pause dans les mouvements des convives

Comme tout est relatif, après avoir compris et réglé efficacement les réglages de votre appareil photo, il reste important d’essayer au maximum de ne pas se mettre dans les situations compliquées. Il est plutôt simple d’agir sur soi-même, mais demander à vos convives de ne plus bouger risquera de dénaturer leur attitude.

L’idée ici est de se concentrer sur votre sujet de manière à anticiper au mieux les micro-pauses dans son mouvement. Par exemple, vous pouvez vous concentrer à déclencher au moment où la personne se concentre pour réaliser une action :

  • tenir son verre quand une autre personne le rempli,
  • écoute attentivement le discours d’une autre personne
  • est dans ses pensées le temps de sa réflexion pour répondre à une question importante…

L’objectif ici est de déclencher votre photo juste à ces instants-là où vos amis ont un infime temps d’arrêt dans leur mouvement.

Photo intérieure prise au moment d'un micro-moment de pause pour limiter les risques de flou
Photo intérieure prise au moment d’un micro-moment de pause pour limiter les risques de flou

Photo intérieure dont le moment de micro-pause se trouve au niveau du visage. Ici le flou de la cuillère apporte un plus à la photo car il transmet l'information du moment de celle-ci.
Photo intérieure dont le moment de micro-pause se trouve au niveau du visage. Ici le flou de la cuillère apporte un plus à la photo car il transmet l’information du moment de celle-ci.

Photo intérieure d'un enfant en profitant d'une micro-pause pour le saisir sans flou.
Photo intérieure d’un enfant en profitant d’une micro-pause pour le saisir sans flou.

3. Calez votre appareil photo contre un support stable pour limiter les flous de bougé

Parler d’anticipation permet de gagner du temps ; mais pour en faire quoi au juste. Pour anticiper votre cadrage par exemple, mais aussi, pour vous placer dans des conditions plus confortables techniquement parlant.

Le fait d’avoir analysé chez votre sujet son comportement, et donc en particulier ses positions de calme, vous pouvez en profiter pour placer votre appareil de manière stable contre un support fixe qui vous assurera de garder votre cadrage correctement tout en limitant par la même occasion le risque de flou de bougé.

Photo intérieure. Afin d'éviter le flou de bougé, j'ai calé l'appareil photo contre un support stable. Le cadrage oblique était un choix délibéré.
Photo intérieure. Afin d’éviter le flou de bougé, j’ai calé l’appareil photo contre un support stable. Le cadrage oblique était un choix délibéré.

Photo intérieure. Cette photo a été prise dans le noir très posé à 25600 iso à 1/13s. Pour éviter le flou, l'appareil a été posé sur la grille en fer-forgé qui fermait l'accès à la salle.
Photo intérieure. Cette photo a été prise dans le noir très posé à 25600 iso à 1/13s. Pour éviter le flou, l’appareil a été posé sur la grille en fer-forgé qui fermait l’accès à la salle.

4. Privilégiez les lieux les mieux éclairés

Ce conseil est bien sûr une évidence, mais malheureusement, nous avons tendance à l’oublier sur le moment. Il faut essayer de profiter au maximum de la lumière disponible. Je vous invite donc à repérer quels sont les endroits de la pièce les mieux éclairés afin d’axer vos prises de vue vers ceux-ci.

Plus vous aurez de lumière et moins vous aurez de problématiques à gérer simultanément.

photo intérieure montrant comment profiter d'un zone plus lumineuse pour guider le regard
photo intérieure montrant comment profiter d’un zone plus lumineuse pour guider le regard

photo intérieure illustrant la présence de zones plus lumineuses
photo intérieure illustrant la présence de zones plus lumineuses

5. Assurez-vous d’avoir la balance des blancs réglée sur automatique ou sur le type de lumière adaptée

La conséquence des lumières artificielles est leurs températures de couleur qui sont souvent très chaudes, ce qui donne des teintes orangées sur les photos. Pour gérer cet aspect à la source, c’est-à-dire à la prise de vue, il est important de bien régler sa balance des blancs.

De nos jours, tous les appareils proposent une balance des blancs automatique qui dans la majorité des cas obtient de très bons résultats. Si ce n’est pas le cas, je vous invite alors de consulter le mode d’emploi de votre matériel pour savoir modifier ce paramètre le cas échéant si nécessaire.

Photo intérieure prise au format RAW afin de s'assurer de garder un régalage précis de la balance des blancs pour garder les couleurs du vitrail
Photo intérieure prise au format RAW afin de s’assurer de garder un régalage précis de la balance des blancs pour garder les couleurs du vitrail

6. Privilégiez le format RAW si votre appareil le permet

Pour faire la liaison avec le point précédent, il faut s’avoir que le réglage de la balance des blancs peut totalement se faire en post-traitement à partir d’un fichier RAW.

En effet, pour rappel, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement de l’ensemble des données brutes que le capteur de votre appareil a capté. Ainsi, le réglage de ce paramètre est exactement identique en post-traitement à si nous l’avions fait sur le moment. Dans les cas de situations complexes où plusieurs sources de lumière de températures différentes se mélangent, il est particulièrement conseillé d’ajuster ce paramètre au post-traitement afin de profiter de réglages plus fins.

Au-delà de cet aspect couleur, il arrive aussi fréquemment de constater des écarts de luminosité très forte d’un endroit à un autre. Ceci amène des difficultés complémentaires à la gestion de l’exposition de vos clichés. Toujours, grâce aux fichiers RAW, vous aurez beaucoup plus de l’attitude pour régler finement l’exposition par zone de votre photo.

Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l'exposition plus facilement.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.

Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l'exposition plus facilement.
Photo intérieure prise au format RAW afin de permettre le réglage de l’exposition plus facilement.

7. Utilisez votre flash cobra

Il peut arriver, dans certains cas, d’être en situation de contre-jour. C’est particulièrement le cas si vous prenez une photo face à une baie vitrée. Il faut alors comprendre que l’ensemble de votre scène est dans l’ombre de la lumière naturelle entrant par cette baie. Pour contre-balancer cette lumière, vous devez alors apporter un complément de lumière sur votre sujet. L’une des possibilités est d’utiliser votre flash cobra. L’usage de celui-ci est détaillé dans un article dédié.

Dans le cas où vous n’auriez qu’un flash intégré, il est important de s’assurer de réduire la puissance de votre flash de manière à ne pas assombrir le fond. Soit vous avez moyen de régler sa puissance directement depuis l’appareil, soit vous pouvez masquer avec votre doigt une partie de la surface de votre flash pour limiter l’émission de sa lumière.

Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 1
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 1

Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 2
Photo prise en contre-jour avec compensation de la lumière par le flash exemple 2

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La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Flash et lumière ambiante : comment régler l’équilibre

Comme nous l’avons vu dans un article précédent, l’usage du flash peut aussi être très utile en plein jour. L’apport d’une lumière d’appoint permet de mieux équilibrer la photographie afin d’obtenir des résultats visuels différents. Dans cet article, nous allons voir ensemble comment bien équilibrer le flash et la lumière ambiante. Cette lumière d’appoint proviendra d’un flash réglé en mode TTL ou en mode manuel.

Quels sont les deux modes de fonctionnement principaux des flashs

Il existe deux modes pour utiliser son flash :

  • le mode automatique (mode TTL)
  • le mode manuel

Le mode TTL des flashs

Le mode TTL (Truth The Lens) est un mode de fonctionnement automatique du flash. De manière équivalente au posemètre de votre appareil, ce mode permet au flash d’adapter automatiquement le réglage de sa puissance afin qu’équilibrer la luminosité de la photo résultante.

Pour se faire, il mixte plusieurs paramètres dont les principaux sont :

  • iso,
  • ouverture,
  • vitesse d’exposition,
  • la distance de mise au point.

De plus, certains flashs émettent une séquence de pré-éclairs avant de prendre réellement la photo afin que le boitier puisse directement déterminer la juste puissance nécessaire du flash.

Le mode manuel

Le mode manuel utilise un seul paramètre pour son réglage : la fraction de sa puissance maximale. Elle est souvent exprimée par :

  • 1/1 pour la pleine puissance
  • jusqu’à 1/128 pour la puissance la plus faible.

Quand utiliser le mode TTL ou le mode manuel pour équilibrer le flash et la lumière ambiante ?

La différence fondamentale entre le mode TTL et le mode manuel est la suivante.

  • Le mode manuel est une mesure de puissance absolue par rapport à la puissance d’éclairage maximal que le flash peut générer.
  • Le mode TTL est une mesure relative par rapport à la puissance d’éclairage jugée nécessaire par l »appareil photo pour éclairer correctement la scène.

Ces deux modes ont leur propre utilité en fonction des circonstances de la prise de vues.

Le mode manuel

L’aspect absolu du réglage manuel du ou des flashs permet une meilleure maîtrise de l’éclairage car le photographe modifie lui-même chacun des paramètres influents sur la qualité de la lumière produite. Pour rappel, je vous invite à lire ou relire l’article : Les 7 paramètres d’une source lumineuse

Ici l’avantage est que l’éclairage de la scène est totalement indépendant des réglages du boitier photo, de la distance de mise au point et surtout de la mesure du posemètre de l’appareil photo.

La contre-partie de ce choix, est qu’il est souvent nécessaire d’avoir bien plus de temps pour arriver à un réglage optimal.

Le mode TTL

Ce fonctionnement automatique permet de profiter du posemètre de l’appareil photo pour définir la puissance de l’éclairage nécessaire pour correctement éclairer la scène. Il ne reste alors plus qu’à indiquer au matériel si l’on souhaite que le flash éclaire plus ou moins fort la scène. Ce décalage s’exprime en IL, unité de luminosité équivalant à la fermeture d’un cran d’ouverture du diaphragme ou de la durée d’exposition.

L’avantage de ce mode est qu’il est beaucoup plus réactif quand la prise de vues doit être rapide. Ce qui est souvent le cas lors des reportages par exemple.

Cette fois-ci, la contre-partie est que le système peut être piégé de la même manière que votre boitier en mode automatique. Ça peut notamment être le cas lorsque la scène présente beaucoup de reflets spéculaires par exemple.

Comment régler son flash en mode TTL pour équilibrer sa puissance avec la lumière ambiante.

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Comme indiqué dans le titre de ce paragraphe, il y a deux types de lumière à distinguer :

  • la lumière ambiante
  • la lumière émise par le ou les flashs TTL

Le but du réglage est d’apporter le juste nécessaire de lumière artificielle pour éclairer les zones nécessaires sans dénaturer l’ambiance de la scène.

Comme évoqué plus haut, ici la référence de l’exposition de la photo correspond à celle définie par les paramètres déterminés par le boitier de l’appareil photo. Souvent, la puissance du flash ainsi déclenché est trop forte par rapport à l’équilibre lumineux de la scène. Dans ce cas, il est alors nécessaire d’indiquer au matériel de réduire la puissance du flash afin d’éclairer suffisamment les zones d’ombre pour mieux distinguer les détails mais sans pour autant dénaturer l’ambiance de la scène.

Pour illustrer mon propos, voici l’exemple d’une scène avec un fort contraste de luminosité. La photo a été uniquement prise en lumière naturelle. Il est clair que de nombreux détails de la scène sont manquants dans les zones sombres de l’image. Cependant, cet éclairage donne une certaine ambiance visuelle qui peut être plaisant au regard et évoque bien l’éclairage d’une fin d’après-midi.

Prise de vue d'une scène à fort contraste de luminosité sans déclenchement du flash.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité sans déclenchement du flash.

L’objectif du photographe est ici de déboucher les ombres afin de mettre en évidence les détails perdus dans les ombres.

Sur la photo suivante, une bonne part des détails sont bien apparus mais la puissance du flash n’ayant pas été corrigée par le photographe, le cliché à perdu de son ambiance. L’éclairage de fin d’après-midi est beaucoup moins bien rendu.

Prise de vue d'une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et sans compensation de sa puissance.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et sans compensation de sa puissance.

Cette fois-ci, sur cette dernière photo, la quantité de lumière d’appoint a été adaptée par le photographe. Il a réduit la puissance du flash de -1IL par rapport aux réglages précédents. Cette fois, l’ambiance lumineuse a bien été conservée tout en laissant apparaître assez de détail pour donner plus d’intérêt à la photographie.

Prise de vue d'une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et compensation de sa puissance à -1IL.
Prise de vue d’une scène à fort contraste de luminosité avec déclenchement du flash et compensation de sa puissance à -1IL.

Pour information, voici à quoi ressemble le symbole de la commande de compensation du flash des appareils de la marque NIKON. Pour en savoir plus sur le mode opératoire de votre propre appareil, je vous renvoie lire votre manuel. N’utilisant pas d’appareil de la marque CANON, je vous invite aussi à vous référer à votre manuel.

Symbole de la commande de compensation du flash des appareils photo de marque Nikon.
Symbole de la commande de compensation du flash des appareils photo de marque Nikon.

Comment régler son flash en mode manuel pour équilibrer sa puissance avec la lumière ambiante.

Dans certaines conditions, il peut être intéressant de maîtriser l’ensemble des paramètres de la prise de vues. Ainsi, vous pourrez obtenir exactement le rendu que vous souhaitez sans laisser place au hasard. Pour ce faire, il faut passer votre boitier en mode manuel « M ».

Le mode opératoire se décompose en deux étapes :

  • réglez votre boitier pour une exposition correcte sans prendre en compte le flash,
  • réglez la puissance de votre flash par tâtonnement afin d’obtenir le rendu voulu.

Pour illustrer mon propos, je vais m’appuyer sur une scène en contre-jour.

Ici le but de l’exercice est de bien exposer le décor extérieur en même temps que l’intérieur. Cette première photo a été uniquement réalisée en réglant les paramètres de prise de vue pour correctement exposer la vue extérieure. On constate que les chaises à l’intérieur sont trop sombres et ne ressortent pas correctement.

Exemple de prise de vue en contre-jour d'une fenêtre sans déclenchement du flash.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre sans déclenchement du flash.

Pour compenser le manque le lumière intérieure, j’ai déclenché une première fois le flash à sa pleine puissance. Pour se faire, le flash est en manuel et j’ai saisi la puissance 1/1. On constate bien que les chaises sont bien éclairées mais l’ambiance globale de la photo ne semble pas naturelle. Ceci est dû au fait que la puissance du flash est trop forte.

Exemple de prise de vue en contre-jour d'une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/1.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/1.

Je décide donc de réduire de moitié la puissance du flash en saisissant une puissance de 1/2. Cette fois-ci, l’ensemble des paramètres souhaités sont corrects :

  • il y a bien des détails dans toute la photo
  • l’ambiance lumineuse semble naturelle.

Exemple de prise de vue en contre-jour d'une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/2.
Exemple de prise de vue en contre-jour d’une fenêtre avec déclenchement du flash à puissance 1/2.

A retenir

L’usage du flash est un atout à ne pas négliger car bien utilisé, il permet de réaliser des photographies plus riches en détails. Avec de l’entrainement, vous maîtriserez ces réglages de manière naturelle tout en sachant choisir le mode de réglage (TTL ou Manuel) le plus adapté à la situation de prise de vue rencontrées.

Maintenant c’est à vous de jouer et de revenir ici partager avec nous votre retour d’expérience afin que je puisse répondre à vos questions éventuelles. Surtout n’hésitez pas, je suis là pour ça.

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La Lumière, c'est quoi ?

Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse

 

Importance de la lumière

En photographie, le “matériau” le plus important est la lumière. Et pour cause, le terme “photographie” est composé :

  • du préfixe “photo-” qui signifie « lumière » ou « clarté »,
  • du suffixe “-graphie” qui signifie « peindre », « dessiner » ou « écrire ».

Photographier signifie donc “peindre avec la lumière”.

Ceci étant, il est donc essentiel de bien connaitre les paramètres de celle-ci afin de comprendre leurs effets dans une scène ou sur un sujet. Evidemment, l’étape suivante sera de jouer avec ceux-ci pour influer sur le rendu de l’image.

Les paramètres

Ces 7 paramètres sont les suivants :

  1. l’intensité lumineuse de la source,
  2. la température de couleur de la source (= la teinte de la source),
  3. la polarité de la lumière,
  4. la diffusion,
  5. la taille apparente de la source (du point de vue du sujet éclairé),
  6. la distance séparant la source lumineuse du sujet éclairé,
  7. l’orientation de la source lumineuse par rapport au sujet et à l’observateur.

1. L’intensité

Il s’agit simplement de la puissance lumineuse de la source. Il existe plusieurs unités pour exprimer cette caractéristique en fonction du matériel utilisé.

    • Sur les ampoules classiques, on a longtemps utilisé le Watt (W),
    • Sur les nouvelles ampoules à LED, on utilise le Lumen,
    • Sur les flash cobra, on utilise le Nombre Guide (NG). Il est toujours exprimé pour 100Iso et une focale de 50mm en équivalent 24×36.
    • Sur les flash de studio, on utilise le Joule (J),

Dans tous les cas, plus la valeur est élevée et plus l’intensité est forte.

Le point le plus important à savoir est :

“L’intensité de la lumière se divise par le carré de la distance.”

Bon, pour être plus clair, rien de mieux qu’un exemple.

Supposons que vous êtes dans votre salon, la soirée est déjà tombée et grondent au loin quelques orages de fin d’été. Vous êtes en train de lire un livre passionnant sur la photographie. Pour ce faire, vous vous êtes confortablement installé dans votre fauteuil à coté d’une lampe de 25W à 1 mètre environ de votre livre.

Tout à coup, un claquement de tonnerre vous fait sursauter et au même instant, vous remarquez que l’ampoule de votre lampe vient de griller. Frustré de ne pas pouvoir continuer votre lecture comme avant, vous décidez de remplacer cette ampoule. Malheureusement, celle de rechange affiche 100W.

A quelle distance devez vous placer cette nouvelle ampoule pour retrouver le même éclairement que précédemment ?

Avec

  • D = distance livre / ampoule de 100W,
  • d = 1 m (distance livre / ampoule de 25W),
  • P25 = 25W (puissance de l’ampoule 25W),
  • P100 = 100W (puissance de l’ampoule 100W)

La réponse est D = 2m car P25 / d2 = 25W / (1m)2 = 100W / (2m)2 = 100W / 4.

Dit autrement, la puissance lumineuse est divisée par 4 (=22) quand on double sa distance la séparant de son sujet.

Rassurez vous, dans la vraie vie, on ne s’amuse pas à calculer ces chiffres. Nous regardons juste la luminosité de notre livre tout en déplaçant notre lampe jusqu’à ce que le rendu revienne comme avant.

Utilité :

Cette propriété est très pratique car elle permet de faire varier l’intensité d’une source lumineuse juste en la rapprochant ou en l’éloignant du sujet.

2. La température de couleur

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La température de couleur (TC) est exprimée en degré Kelvin (K). C’est la manière dont les photographes expriment précisément les différents niveaux de teinte que la lumière naturelle ou artificielle peut avoir.

  • On parlera de lumière chaude quand la couleur se rapprochera du jaune/rouge. TC < 6500K,
  • On parlera de lumière froide quand la couleur se rapprochera du bleu. TC > 6500K.
  • Pour information, la lumière du jour à midi sous le soleil est justement au alentour de 6500K (lumière dite “blanche”).
  • Cette gamme s’étendre couramment de 1500K (Lumière d’une bougie) à 10000K (lumière du ciel polaire).

Température de couleur
Fig. 1 – Gamme de la température de couleur de la lumière

Mais attention au vocabulaire !

Comme on peut le remarquer ci-dessus, une lumière chaude est caractérisée par une faible température de couleur et inversement, une lumière froide est caractérisée par une forte température de couleur. Cela peut prêter à confusion.

Pour illustrer cette propriété, il suffit de penser aux illuminations les soirs en ville comme l’image suivante :

Prague à l'heure bleue
Fig. 2 – mise en évidence des différences de température de couleur entre la lumière froide du ciel et les lumières chaudes des éclairages urbains.

Utilité :

Ce comportement permet d’apporter du contraste à une image et développer des ambiances particulière.

3. La polarité

Du point de vue physique, la lumière est une oscillation électromagnétique ! Ouah ! mais quel est ce charabia ?

D’une certaine manière, on peut imaginer la lumière comme étant des petits éléments, les photons, qui se déplacent en hélicoïdale (comme si leur trajectoire suivait le fil d’un ressort).

La figure ci-dessous représente ce que nous verrions sur nous regardions dans l’axe du “ressort”.

Schématisation du mouvement d'un photon en fonction de la polarité
Fig. 3 – Schématisation du mouvement d’un photon en fonction de la polarité

Quand la lumière est polarisée, c’est comme si les photons  pouvaient se déplacer uniquement suivant une direction définie, soit verticalement, soit horizontalement. Tant que le photon oscille au moins sur un axe, il y a de la lumière. Dans le cas où il est bridé dans 2 directions perpendiculaires, le photon n’est plus capable d’osciller. Par conséquent, il n’y a plus de lumière.

Mais comment faire pour polariser la lumière. Il y a deux façons :

  • Par rebond sur une surface polarisante. C’est typiquement le cas d’un écran à cristaux liquides.
  • A travers un filtre polarisant. C’est le cas des verres de certaines lunettes de soleil.

Utilité :

En photo de paysage, un filtre polarisant permet de supprimer une partie des reflets de la lumière du soleil. Les deux conséquences principales sont la saturation des couleurs et de mieux voir à travers les vitres ou la surface de l’eau.

En photo de studio, il est possible de mieux gérer les reflets spéculaires de certains matériaux comme le plastique par exemple.

4. La diffusion

Comme vous devez certainement le savoir, la lumière se déplace en ligne droite à notre échelle. Cela signifie que tous les rayons lumineux d’une source de lumière éclairent radialement dans toutes les directions depuis celle-ci jusqu’à ce qu’ils heurtent une surface.

Plusieurs possibilités peuvent se produire en fonction du matériau de l’objet heurté :

  • La lumière peut être réfléchie. C’est le cas extrême du miroir.
  • La lumière peut être absorbé. C’est le cas d’une surface noir et opaque.
  • La lumière peut être transmise. C’est le cas des matériaux transparents.
  • La lumière peut être diffusée. C’est ce dernier cas qui nous intéresse dans ce chapitre.

Comportements de la lumière
Fig. 4 – Schémas de principe de la Réflexion, Absorption et Transmission

La diffusion est la réaction de la lumière quand elle heurte une matière translucide à la différence de transparent. Concrètement quelle est la différence entre les deux phénomènes ?

Commençons par le plus simple. Un matériau transparent permet de voir à travers en nous permettant de bien distinguer les formes et les couleurs des objets derrières. Ceci est possible, car ce type de matériau dévie très peu les rayons de la lumière. L’image est transmise avec peu de déformation.

Maintenant, les matériaux translucides. Ils sont souvent moins purs et leur structure interne plus chaotique. C’est comme si chaque rayon pénétrait un peu la matière. Une partie de sa lumière est réfléchie dans une autre direction alors que le reste continue son chemin. Ces deux nouveaux rayons (internes à la matière) rencontrent alors d’autres aspérités et le phénomène se répète. Si l’intensité de la source lumineuse initiale est assez forte, des rayons lumineux arrivent néanmoins à ressortir de  cet objet translucide.

Dans ce cas, l’image transmise est complètement brouillée au point de simplement illuminer l’objet translucide.

Comportement de la lumière
Fig. 5 – Schéma de la diffusion de la lumière

Utilité :

La diffusion est particulièrement utilisée pour transformer une source de lumière ponctuelle en source large. (cf. chapitres suivants)

5. La taille “apparente”

Régler la lumière en photographie signifie le plus souvent arranger le rendu des ombres de la scène. En effet, il n’y a pas de volume dans une image sans ombre. L’autre terme largement utilisé en photo est “Le modelé” de la scène.

Seule la taille de la source apparente par rapport au sujet influe sur le rendu des ombres. Il existe 2 types de rendu :

  • Les ombres aux bords très marqués dites “dur”,
  • Les ombres aux bords flous dites “douce”.

ombre-dure-douce
Fig. 6 – présentation des ombres « dures » et « douces »

taille_source_lumineuse
Fig. 7 – Schémas des rayons d’une source lumineuse dure ou douce

Comme nous l’avons déjà dit au chapitre précédent, les rayons lumineux se déplacent en ligne droite radialement depuis leur source.

Sur le schéma de gauche, nous sommes en présence d’une source lumineuse très petite assimilable à un point unique. De ce fait tous les rayons émanant de ce point ne peuvent attendre la surface du sol masquée par l’objet. La transition de l’ombre est donc bien distincte (Figure 6, image de gauche).

Sur le schéma de droite, la source de lumière est très large est déborde même de l’objet. Sa surface peut être assimilée à une infinité de sources ponctuelles dont quelques unes sont représentées. On constate alors qu’une plus grande surface du sol est éclairée. La transition de l’ombre est donc progressive en dégradé (Figure 6, image de droite).

Utilité :

Ce phénomène est très intéressant pour modeler les ombres sur un portrait par exemple. Le cas classique est d’utiliser des sources larges pour apporter de la douceur dans un portrait de femme. A l’inverse, on utilisera des sources ponctuelles pour renforcer les caractères viriles d’un portrait masculin.

6. La distance lumière / sujet

Nous avons déjà vu 5 paramètres importants. Le sixième est un paramètre particulier car il est le lien entre 2 paramètres que nous avons déjà abordés. Ceux sont les suivants :

  • Intensité,
  • Taille apparente.

En effet dans le premier chapitre, nous avons vu que l’intensité lumineuse évolue en fonction de la distance.

Mais il ne faut pas oublier que la taille apparente de la source se réduit aussi avec la distance.

En pratique, cela fonctionne comme ce qui suit.

La plupart des sources lumineuses en photographie sont réglables en intensité à l’aide d’un potentiomètre. Quand nous avons cette option à disposition, nous sommes “les rois du monde” !

Méthode

Il suffit simplement

  1. de régler le rendu des ombres (dur ou douce) en fixant la distance de la source de lumière par rapport au sujet,
  2. de compenser la perte de luminosité par le réglage de l’intensité via ce fameux potentiomètre. Et le tour est joué !

Mais vous me direz peut-être :

“Moi, je n’ai pas de matériel sophistiqué ! Alors comment je peux faire si je n’ai pas la possibilité de régler l’intensité ?”

L’astuce est la suivante. il suffit d’intercaler un matériaux diffusant entre la source et le sujet. Car l’effet de diffusion élargira la surface d’éclairement de la source. Dans l’exemple suivant, j’ai juste utilisé une feuille de papier sulfurisé de cuisine qui résiste bien à la chaleur d’une ampoule allumée.

Modification de la taille d'une source lumineuse par un matériau diffusant
Fig. 8 – Modification de la taille d’une source lumineuse par un matériau diffusant

Utilité :

Permet simplement de régler le modelé des ombres et/ou la puissance lumineuse.

7. L’ orientation de la source

Pour ce dernier point, l’objectif est d’orienter les ombres de manière à les projeter dans la direction la plus adaptée à notre besoin.

Plutôt qu’un long discours, une mosaïque d’image sera plus compréhensible. Les flèches jaunes indique la direction de l’éclairage. Sur la figure du centre, l’éclairage est directement de face.

Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière
Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière

Utilité :

La position de la lumière par rapport au sujet permet de donner du caractère au sujet et d’en révéler les volumes.

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