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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment photographier une scène éclairée à la bougie

Réaliser une photographie dont la lumière de la scène est constituée de la lueur d’une bougie permet de créer une ambiance feutrée. Les couleurs chaudes de ce type de prise de vue sont plaisantes au regard et évoque l’intimité, la douceur et le mystère. Je partage avec vous dans cet article, les techniques de mise en œuvre afin de maîtriser ce type de prise de vue.

Description de la lumière issue d’une flamme de bougie

Bien que la puissance lumineuse d’une flamme de bougie est faible, elle reste néanmoins une source de lumière participant activement à l’éclairage de la scène photographiée. Nous allons voir ensemble les différentes caractéristiques de celle-ci.

Petite source de lumière

La flamme d’une bougie est de petite taille et mesure au maximum 2 à 3 cm. De ce fait, elle engendre donc des ombres dures projetées dans la scène.

La température de couleur

La combustion de celle-ci n’étant pas complète, elle émets une lumière dont la température de couleur est très basse, environ 3200 Kelvin. La scène à proximité de celle-ci sera donc teintée d’une couleur jaune-orangé. L’ambiance générale de la photographie sera donc chaleureuse.

Faible puissance lumineuse

Etant donné la petite taille de la flamme celle-ci émettra une luminosité faible. De plus pour rappel, il faut savoir que la puissance lumineuse diminue au carré de la distance. C’est-à-dire que lorsque l’on double la distance séparant le sujet de la source lumineuse, celui-ci sera éclairé quatre fois moins. De plus, lorsque l’on souhaite prendre en photo la bougie en elle-même dans la scène, cette dernière se trouve généralement très contrastée.

Problématique d’exposition de ce type de scène

Tel que nous venons de le voir, prendre en photo la flamme de bougie dans une scène engendre quelques contraintes particulières vis-à-vis de l’exposition.

En effet, le contraste de luminosité de celle-ci est extrême et la dynamique de votre capteur ne pourra certainement pas enregistrer en une seule prise l’ensemble des informations de la scène. La flamme en elle-même sera certainement brûlée et sans détail alors que le fond de l’image sera certainement bouché et sans détail non plus.

Pour permettre à votre appareil photo d’enregistrer une image convenable, il sera donc nécessaire de mettre en œuvre des techniques photographiques permettant de gérer un tel contraste.

Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..
Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..

Techniques photographiques

Vous avez le choix entre deux philosophies différentes. Appuyez-vous sur vos compétences en poste traitement ou vous appuyez sur vos compétences en prise de vue.

Assemblage HDR en post-traitement

La technique de l’assemblage HDR (High Dynamic Range) permet de réaliser les images de scène à très fort contraste de luminosité. Pour la mise en œuvre de cette technique, je vous invite à vous reporter à l’article dédié.

Dans le cas présent, les avantages de cette technique sont qu’elle nécessite très peu de matériel supplémentaire à l’exception d’un pied photo permettant d’éviter le flou de bougé de votre appareil.

Cependant, si votre scène contient des sujets mobiles, il sera compliqué de gérer le mouvement de ceux-ci au moment de l’assemblage des différentes prises de vue. De plus, cette technique nécessitera plus de temps à passer devant votre ordinateur.

Prise de vue directe

La seconde technique repose sur le fait d’ajouter de la lumière générale à la scène de manière à limiter les quarts de luminosité entre les zones de hautes lumières (la flamme) et les zones de basses lumières (le fond). Pour ce faire, vous pouvez utiliser n’importe quelle source de lumière supplémentaire telle qu’un flash ou une lumière continue.

Il faudra cependant prendre en compte les caractéristiques intrinsèques de la lumière émise par la bougie. Ainsi, vous garderez la cohérence lumineuse de la scène. Par cela, je veux dire la température de couleur, la dureté des ombres et la luminosité générale de la scène. 

L’avantage de cette technique et que vous obtiendrez un résultat quasi immédiatement à la prise de vue. Vous gagnerez donc ainsi énormément de temps lors des opérations de post-traitement devant votre ordinateur.

Exemple de setup pour réalisation la photo d'illustration de l'article
Exemple de setup pour réalisation la photo d’illustration de l’article

Évidemment, la contrepartie de celle-ci est de devoir mettre en oeuvre du matériel supplémentaire tel que :

  • Des flashs,
  • Des filtres colorimétriques permettant de réchauffer la température de couleur des flashes,
  • Des déclencheurs radios,
  • Des pieds de studio,

Ne confondez pas l’exposition et la tonalité

Classiquement, les scènes éclairées à la bougie montrent une tonalité générale plutôt sombre. Nous avons vu ensemble précédemment les raisons de ce constat. 

Cependant, afin de bien optimiser la gestion du bruit dans l’image, il est nécessaire de correctement exposer la photo à la prise de vue, pour ensuite corriger la tonalité de l’image en post-traitement.
Pour bien comprendre cette nuance, je vous invite à lire ou relire l’article sur la différence entre exposition et tonalité. En appliquant correctement les conseils de cet article, vous obtiendrez une meilleure qualité intrinsèque des images à forts contrastes.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Quatre accessoires pour l’éclairage en studio

Bonjour, ici Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com.

Aujourd’hui, je vais partager avec vous les accessoires d’éclairage en studio que j’utilise pour faciliter mes setup.

Mais avant ça, je vous invite à liker cette vidéo, vous abonner à la chaîne YouTube en cliquant sur la petite cloche pour être prévenu de chaque nouvelle parution et de vous abonner à mon blog initiation-photo.com.

Le snoot DIY

Premier accessoire que j’utilise de temps en temps et qui est un bricolage que j’ai fait par rapport à mon flash cobra : c’est un snoot. Je vous propose deux versions de celui-ci.
Voici la première réalisation. Je suis parti d’un emballage de biscuits apéritifs type chips springles dont à l’intérieur, j’ai placé une multitude de pailles en plastique. Le fait d’avoir plusieurs pailles, on voit que là, je suis transparent et dès que j’incline un petit peu, elle est tout de suite masquée, c’est ce qui va se passer avec la lumière. De l’autre côté, j’ai l’orifice pour y placer le flash et la lumière partira vraiment droite. Elle ne partira pas sur les côtés puisqu’elle sera masquée par le bord du tube et le bord de chacune des pailles.

La deuxième version de cet accessoire que j’ai réalisé est en impression 3d. J’ai donc réalisé un cache en plastique qui vient se fixer sur la tête du flash et d’une petite grille imprimées de manière à ce que, comme avant, et comme l’effet nid d’abeille, dès que l’on vient inclinez légèrement la source de lumière et la grille, on voit que ça coupe le passage de la lumière. On vient la placer devant et je me retrouve avec ce même effet snoot basé sur un nid d’abeilles.

Les miroirs

Deuxième accessoire en complément de l’effet snoot, il peut être intéressant de focaliser ou deux d’orienter cette lumière de façon différente et pour ce faire, j’utilise des petits miroirs. Donc, là, j’ai un miroir de type bricolage qui mesure à l’origine 30 minutes sur 30 que j’ai découpé à la taille qui m’intéressait. Un deuxième est, cette fois-ci acheté, en bricolage, mais qui a l’avantage d’avoir un effet grossissant et qui va mieux concentrer la lumière sur un point de focalisation précis.

Les réflecteurs

Troisième accessoire que tous les photographes utilisent. Que ce soit en studio ou non, ce sont les réflecteurs. En studio, nous avons souvent besoin de plusieurs réflecteurs de tailles différentes ce qui peut devenir onéreux. De ce fait, il est très pratique d’utiliser des matériaux de récupération tels qu’une plaque de mousse issue d’un emballage ou la même chose en polystyrène ou tout type de support plan bien blanc qui permettra de le refléter la lumière de façon plus polyvalentes et pratique. Il existe des réflecteurs que l’on trouve dans le commerce. Celui-ci se trouve dans une petite pochette de 30 cm de côté qui se déplie comme les tentes rapides dont les surfaces sont de couleurs multiples :

  • argenté,
  • noir,
  • doré,
  • blanc,
  • ou translucide qui permet de limiter l’éclairage et d’adoucir la lumière.

Les fonds pliables

Enfin dernier accessoire qui est très utile aussi. Basé sur le même principe que le réflecteur précédent, il existe des fonds pliables cette fois-ci rangé dans une housse de 80 cm de diamètre qui aura une couleur noir ou blanc ou d’autres couleurs telles que vert et bleu. Une fois dépliés, leur taille représentera deux mètres sur un mètre cinquante et qui fera office de fond de studio lors de vos déplacements.

Merci d’avoir regardé cette vidéo jusqu’au bout. C’était Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com. Au revoir.

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Comment choisir son objectif macro

La macrophotographie est une discipline de la photographie dont le but est de prendre en photo des sujets avec un grossissement minimale de 1:1. Pour se faire, les constructeurs d’objectif ont mis sur le marché une gamme dédiée d’objectif spécialisé. Ce sont les fameux objectifs macro. Dans cet article, je partage avec vous les points à prendre en compte lors de l’achat de ce type d’objectif.

Confirmez votre intérêt pour la macrophotographie

Comme je le disais plus haut en introduction, la macrophotographie est une niche parmi l’ensemble des domaines de la photographie. C’est pourquoi, avant d’envisager l’achat d’objectifs dédiés, il peut être pertinent de s’assurer que votre attrait pour la macrophotographie est bien avéré.

Pour se faire, je vous conseille de commencer à pratiquer la macrophotographie avec le minimum d’investissement.

Il existe deux manières pour obtenir de fort grossissement avec un objectif 50 mm bon marché sans trop investir dans les accessoires nécessaires.

La bague d’inversion

Cet accessoire permet de fixer un objectif nikon 50 mm f/1,8 sur votre boîtier grâce au filetage de diamètre 52 mm normalement réservé à la mise en place des filtres.

Ainsi, la lentille interne de cet objectif prendra le rôle de la lentille frontale d’un objectif standard.

Le fait de regarder dans le sens inverse de l’objectif 50 mm, provoque un grossissement conséquent permettant de réaliser vos premières macrophotographies.

Une fois monté sur votre boîtier, placez l’indicateur de diaphragme sur 1.8, et tourner votre bague de mise au point à sa distance minimale.

Le facteur de grossissement que vous obtiendrez ainsi sera supérieur à 1:1. De plus, le coût de l’opération sera largement moindre par rapport à l’achat d’une optique spécialisée.

Prenez garde, dans cette configuration à ne pas endommager votre lentille interne devenue lentille frontale.

Le Kit de bagues allonges

Une bague allonge est simplement un tube permettant d’éloigner l’objectif du boîtier.

Ceci a pour effet de réduire la distance de mise au point minimale de n’importe quel objectif.

Classiquement, un jeu de bague allonge est constitué d’un ensemble de trois bagues de longueur différente que vous pouvez utiliser seule ou combinées entre elles.

L’avantage des bagues allonges est qu’elles sont utilisables avec l’ensemble de vos objectifs et comme elles ne comportent pas d’élément optique à l’intérieur, elles ne dégradent pas la qualité optique de vos objectifs.

Photo réalisée avec des bagues allonges
photo réalisée avec un objectif Nikon 50mm f/1.8 à f/5.6 en lumière naturelle avec les trois bagues allonges (12mm + 20mm + 36mm). La distance sujet/lentille frontale était d’environ 2cm.

Commencez à pratiquer la macrophotographie avant d’aller plus loin dans l’achat de matériels. Pour ce faire, je vous invite à lire l’article sur les bases de cette pratique.

Maintenant que vous êtes certain que l’activité de macrophotographie vous intéresse, il peut être intéressant d’investir dans du matériel plus adapté.

Choisir son vrai objectif macro

Les constructeurs d’objectif proposent une gamme de trois focales fixes :

  • 50mm,
  • 100mm,
  • 200 mm.

Il faut savoir que plus la longueur focale est grande et plus le prix de l’objectif est levé.

Aussi, plus la longueur focale est grande et plus la maîtrise de l’optique est difficile pour le photographe.

La distance de mise au point minimale

Il s’agit ici du paramètre le plus important en macrophotographie puisqu’il correspond à la distance à laquelle le rapport de grossissement maximal de l’objectif est obtenu.

Ce sera la nature du sujet que vous souhaitez photographier qui imposera le choix de la distance minimale de mise au point nécessaire et par conséquent la longueur focale de l’objectif adéquate.

Il est clair que dans le cas où vous photographiez un sujet totalement statique tel que des pièces de monnaie, une longue distance de mise au point minimale ne sera pas nécessaire. L’achat d’un 50 mm macro vous sera alors suffisant et moins onéreux.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

Par contre, si vos sujets de prédilections sont les insectes, il est important de prendre en compte le risque d’envol de ceux-ci au cas où vous devriez vous rapprocher trop près d’eux.

La taille du capteur

A longueur focale identique, la taille du capteur de votre boîtier influent sur le facteur de grossissement du sujet.

L’usage d’un capteur de taille APS-C sera alors un avantage dans ce domaine.

Par exemple une optique de longueur focale 100 mm se comportera de la même manière qu’un objectif de longueur focale 150 mm.

Vous pourrez ainsi réaliser quelques économies.

Le flou de bouger

Comme je le disais plus haut, plus votre objectif macro aura une longue focale et plus il sera difficile à maîtriser par le photographe.

Ici, j’attire l’attention sur le risque de flou de bouger qui est amplifiée par la longueur focale.

Pour pallier à cette problématique, il sera nécessaire pour le photographe d’utiliser un trépied stable pour éviter le moindre tremblement et ainsi garantir la netteté des clichés.

L’obligation de mettre en œuvre tout cet ensemble de matériels supplémentaires, est une réelle contrainte non-négligeable pour le photographe.

Quel est le meilleur compromis pour les débutants

Pour ses qualités optiques, notamment par rapport à sa distance de mise au point minimale, il est classiquement conseillé de commencer par l’achat d’un 100 mm macro.

Depuis quelques années, les constructeurs d’objectifs ont ajouté les deux fonctionnalités supplémentaires suivantes :

  • l’autofocus ultra rapide,
  • la stabilisation optique.

Compte tenu des particularités dues à la mise en œuvre de la macrophotographie, ces deux fonctionnalités ne sont pas essentielles pour débuter.

Cependant, elles permettent d’utiliser votre objectif macro pour des usages plus classiques tels que le portrait.

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Photomontage et post-traitement

Quelles sont les étapes essentielles pour post-traiter une photo

Depuis l’arrivée de la photographie numérique, le poste traitement d’une photographie est devenu une étape quasiment obligatoire au même titre que le tirage de la photo sur papier l’était du temps de l’argentique. Dans cet article, je vais partager avec vous les quelques étapes à réaliser systématiquement pour correctement retoucher vos photos.

Développement du fichier RAW

Cette opération est la première à réaliser si vous avez pris l’habitude de prendre vos photos au format RAW ; ce que je vous conseille fortement.

Pour rappel, un fichier RAW est un fichier qui contient l’intégralité des informations que le capteur de votre appareil photo a pu enregistrer. C’est pourquoi, il ne s’agit donc pas à proprement dit d’un fichier image.

Classiquement, avec la suite Adobe, vous avez deux logiciels qui permettent de réaliser cette opération. Soit vous la réalisez directement dans Lightroom classic CC, soit vous la réalisez à l’aide de l’outil Camera Raw dans Photoshop CC.

L’avantage de la suite de logiciels Adobe, et que ces deux logiciels ont quasiment la même ergonomie et sont très simples d’utilisation.

Quelles sont les actions à réaliser dans ses outils ?

Correction des déformations

La première action que je réalise dans le logiciel est la correction des déformations optiques de l’image à l’aide de l’outil correction de l’objectif. Ainsi, vous pourrez supprimer les effets de déformation en coussinet ou en barillet ainsi que les aberrations chromatiques éventuel très fréquentes lorsque vous utilisez des zooms .

Mise en évidence des déformations en Barillet et en coussinet dues à la qualité optique des objectifs
Mise en évidence des déformations en Barillet et en coussinet dues à la qualité optique des objectifs

Correction des perspectives

La seconde action que je réalise est le redressement des perspectives à l’aide de l’outil transformation. Grâce à celui-ci, vous pouvez facilement redresser l’horizon et paralléliser les verticales de vos photos.

Choix du profil colorimétrique

C’est seulement à la troisième étape que je commence à réellement travailler le rendu de la photo. Pour se faire, je vous invite à choisir le profil colorimétrique le plus adapté au type de photos que vous avez à traiter. Choisissez dans les profils existant celui qui sera le plus adapté à votre image parmi les suivants :

  • Adobe Couleur,
  • Abode Eclatant,
  • Adobe Paysage,
  • Adobe Portraits,
  • Adobe Standard,
  • Ou encore Adobe Monochrome.

Réglage de la balance des blancs

Maintenant, c’est le moment de corriger la balance des blancs, soit à partir de l’outil pipette (sélecteur de balance des blancs) si vous avez moyen d’identifier une zone neutre de votre image, soit à partir du choix automatique du menu déroulant balance des blancs.

Optimisation de l’histogramme

Vient alors l’optimisation de l’histogramme dans le but de développer tout son potentiel. Pour ce faire, je règle les sliders blanc et noir en maintenant la touche Alt enfoncée du clavier. Ainsi, il apparaîtra clairement les zones bouchées et des zones cramées. En pratiquant ainsi, cela permet de profiter de l’intégralité des niveaux de luminosité qu’un fichier d’images 8 bits peut gérer.

Jouez maintenant sur les curseurs d’exposition, de contraste, des hautes lumières, et des ombres pour bien mettre en évidence les différents tons de votre photo. Il sera certainement nécessaire de légèrement retoucher les sliders blanc et noir afin de toujours garantir de ne pas brûler ou cramer trop de zones de l’image.

Représentation de du panneau histogramme dans Photoshop.
Représentation de du panneau histogramme dans Photoshop.

Traitement du bruit et de l’accentuation

Pour terminer dans ce logiciel, ajustez les degrés de correction du bruit et accentuation afin de garder une qualité d’image suffisamment propre pour le reste des opérations sous Photoshop CC.

Traitement sous Photoshop

Afin de vous assurer de toujours pouvoir revenir en arrière, je vous invite à ouvrir votre fichier de base en tant qu’objet dynamique. Cette astuce vous permettra de toujours être capable de retoucher l’ensemble des paramètres réalisés aux étapes précédentes si d’aventure cela s’avérait nécessaire par la suite. Pour se faire depuis Lightroom classic CC, dans le module bibliothèque, il suffit de choisir dans le menu contextuel du clic droit de l’image sélectionnée le menu “modifier dans” et cliquez sur l’option “ouvrir en tant qu’objet dynamique dans Photoshop…”

Optimisation des contrastes de l’image

Afin de donner plus de profondeur à votre image, il est important de travailler les niveaux de contrastes locaux de celle-ci. Plusieurs techniques existent pour se faire dont l’une des plus connues s’appelle Dodge and burn.

Commencer par réaliser cette opération en travaillant sur des grandes zones. J’utilise classiquement deux calques courbe, l’un paramétré sur le mode de fusion superposition et l’autre sur le mode de fusion produit. Remplissez les masques de fusion de noir afin de neutraliser leur effet. Puis, venez travailler localement avec une brosses à bord doux sur les différentes zones que vous souhaitez assombrir ou éclaircir. Pour que ce réglage reste subtil, ajustez le flux de la brosse à 10 % et privilégiez l’usage d’une palette graphique à la souris.

Réalisez de nouveau un dodge and burn de façon beaucoup plus locales et précises pour mettre en évidence les détails importants de votre sujet. Une technique facile pour réaliser ce travail est de créer un calque gris à 50 % avec le mode de fusion lumière tamisée. Travaillez ce calque avec l’outil densité+ et densité- afin d’assombrir ou d’éclaircir les détails dans les yeux par exemple.

Gérer la colorimétrie

Une fois la dynamique des tons améliorée par les étapes précédentes, il est temps de travailler sur la colorimétrie de l’image.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour réaliser cette opération. Pour faire la tâche rapidement, vous pouvez choisir un réglage prédéfini dans un calque correspondance de couleur.

Une solution plus créative est d’utiliser un calque courbe de transfert de dégradé en mode de fusion lumière tamisée avec une faible opacité d’environ 10 %. Choisissez un dégradé de type bruit avec une faible cassure (25%) et utilisez le bouton aléatoire pour définir le choix des couleurs automatiquement. Réitérer des appuis successifs sur ce bouton jusqu’à trouver un dégradé de teintes qui convienne à votre image.

Renforcer les effets de lumière

Il est souvent intéressant d’amplifier les effets de halo de lumière en fonction de la position de vos sources lumineuses. Pour vous aider à les identifier, utilisez un calque seuil temporairement. En manipulant son curseur de droite à gauche, vous verrez apparaître plus facilement la direction de la lumière dans votre photo. Estimez la localisation de votre source de lumière approximative puis créer un dégradé depuis ce point sur un nouveau calque que vous passez en mode de fusion superposition.

Si vous souhaitez encore plus amplifier l’effet de Halo, vous pouvez aussi utiliser le filtre Halo du sous-menu rendu du menu principal filtre.

Exemple de lens-flare (halo) dans une photo
Exemple de lens-flare (halo) dans une photo

Accentuation de l’image

Placez-vous tout en haut de la pile de vos calques. Presse simultanément les touches “Ctrl + alt + shift + E” afin de réaliser un instantané de l’ensemble de votre image sur un nouveau calque.

Appliquez à ce nouveau calque le filtre passe-haut qui se trouve dans la sous-rubrique divers du menu filtre. Paramétrez un rayon entre 1 et 2 pixels en fonction de la définition de l’image puis faite ok.

Appliquez le mode de fusion lumière linéaire à ce calque puis réglez son opacité à votre convenance pour finement régler le niveau d’accentuation.

Exportez l’image à sa taille d’utilisation

Afin de pérenniser tout le travail de retouche, je vous conseille fortement de toujours travailler sur la résolution native de votre fichier et sauvegarder ce fichier en PSD pour ainsi garder l’ensemble des calques.

La taille en pixel de votre image sera définie en fonction de l’utilisation que vous en aurez.

C’est pourquoi, je vous invite à utiliser l’outil enregistrer pour le web (hérité) de la rubrique exportation du menu Fichier pour le faire.

Ainsi, vous obtiendrez un fichier JPEG optimisé en compression, qualité d’image, poids et en taille sans mettre en péril tout le travail que vous avez réalisé jusqu’à présent.

Merci d’avance à tous ceux qui prendront 3 minutes de leur temps pour compléter le sondage qui me permettra de mieux vous aider avec des contenus ciblés sur vos propres besoins.

N’hésitez pas à laisser en commentaire ci-dessous vous propose habitudes de retouche photo en décrivant les étapes successives que vous avez l’habitude de réaliser.

En enfin, je vous invite à vous abonner à mon blog ainsi qu’à ma chaîne YouTube pour ne rien rater des nouvelles publications.

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50mm : que des avantages

Tous les photographes parlent forcement à un moment ou à un autre des objectifs standards et en particulier du 50 mm f/1.8. Ces objectifs extrêmement classiques apportent de réels avantages pour les photographes depuis des années et certainement pour encore longtemps. En effet, comme nous allons le voir, ils rassemblent un ensemble de caractéristiques très intéressantes pour de nombreuses situations de prises de vues.

 

Poids

Quand vous prenez en main l’un de ces objectifs 50 mm, la première chose qui attire votre attention est sa petite taille et son poids léger.

De nos jours où les objectifs de type zoom sont de plus en plus utilisés, il nous arrive d’oublier qu’une optique n’est pas obligé de pesée prêt d’un kilogramme.

Par exemple, celui que je possède (Nikon AF NIKKOR 50 mm f/1.8 D) pèse seulement 155 g et est tout petit (63mm de diamètre pour une longueur de 39 mm).

 

Attention, l’habit ne fait pas le moine, car ces objectifs ont de réelles qualités !

 

Qualité d’image

Historiquement, les fabricants d’appareil photo étaient jugés sur la qualité de leurs objectifs standards, car c’étaient ceux livrés par défaut avec leurs boîtiers.

C’est la raison pour laquelle, avec ce type d’objectif, vous obtiendrez un piqué exceptionnel sur vos photos !

Il est d’ailleurs très fréquent d’utiliser un 50 mm monté sur bagues-allonges pour réaliser de la macro-photographie, tellement leur piqué est précis.

J’en profite pour vous conseiller le jeu de bagues allonge KENKO pour Nikon AF que j’utilise aussi.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la macro
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la macro

 

Ouverture lumineuse

Un autre avantage de cet objectif est sa grande ouverture atteignant f/1.8, et même f/1.4 pour un coût 3 fois supérieur.

Personnellement, je ne conseille pas d’investir dans le f/1.4 mis à part si vous avez réellement besoin de cette différence. Je trouve que l’écart de prix n’est pas justifié pour la majorité des usages des photographes.

Pour rappel, cette grande ouverture vous permettra de bien réduire votre profondeur de champ et ainsi vous permettra de mieux détacher votre sujet du fond. Il est aussi à noter que c’est une ouverture que les zooms d’aujourd’hui ont encore du mal à atteindre.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la profondeur de champ
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la profondeur de champ

 

Perspective très proche de la vision humaine

Voici enfin le paramètre que nous avons souvent tendance à oublier. La longueur focale de 50 mm est très proche de la vision humaine. Cette caractéristique aura pour effet sur vos photos de donner un rendu très naturel de vos photos, car elles ne présenteront pas de déformation de la perspective de la scène.

Dans un article précédent à propos des séries photographiques, j’avais attiré votre attention sur l’importance de l’unité visuelle du rendu de l’ensemble des clichés d’une série. Grâce à l’usage d’un objectif à focal fixe, vous n’aurez plus à vous soucier de toujours bien régler votre bague de zoom sur la même valeur. Vous serez alors bien plus attentif à votre cadrage et le déroulé de la scène.

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la perspective
nature morte, Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la perspective

 

Adapter à beaucoup de situations de prises de vues

Nature Morte

Pour cette utilisation, cet objectif a les avantages suivants :

  • Grande ouverture pour jouer avec la profondeur de champ,
  • Focale de 50 mm pour un rendu naturel des perspectives du sujet,
  • Possibilité d’utiliser des bagues-allonges pour réduire la distance de mise au point mini (45 cm par défaut pour le mien)

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la nature morte
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la nature morte

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour la nature morte
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour la nature morte

 

Paysage

Ici, l’avantage est de profiter de l’aspect naturel des perspectives de manière à mieux rendre la réalité de la scène. A cela, son faible encombrement et son poids léger vous permettent de toujours le garder avec vous dans votre sac à dos lors de vos randonnées.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le paysage
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le paysage

 

Portrait

En fonction de la distance de prise de vue, vous aurez la possibilité de ne pas trop déformer le visage de votre modèle tout en incluant une partie de votre décor afin de l’intégrer dans son environnement.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour le portrait
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour le portrait

 

Scène de rue

Le gros avantage de cet objectif est sa petite taille qui rendra votre appareil plus discret dans la rue. Vous pourrez ainsi capturer des scènes plus naturel sans vous sentir en train de déranger les passants.

A noter que la plupart des grands photographes de rue ou de reportage, tel que Henri Cartier-Bresson, a réalisé quelques unes de leurs meilleures photos au 50 mm.

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Illustration de l'usage d'un objectif 50 mm pour les scènes de rue
Illustration de l’usage d’un objectif 50 mm pour les scènes de rue

 

Maintenant, à votre tour !

Maintenant que vous avez conscience des avantages d’un tel objectif, que vous avez certainement déjà chez vous, il ne reste plus qu’à vous amuser avec !

Laissez-moi, vos commentaires et remarques ci-dessous. N’hésitez pas non plus à partager les avantages vous avez vous-même identifiés sur l’usage d’un objectif à focal fixe de 50 mm.

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Créativité, propulseur de motivation... Technique photo ou comment se servir de son matériel

OUI on peut progresser en photographie avec son smartphone

Pour progresser en photographie, vous n’êtes pas obliger de posséder un matériel photo hors de commun, votre smartphone vous aidera déjà beaucoup. Dans le domaine de la photographie, bien connaitre les limites techniques des smartphones, vous permet de bien utiliser ces appareils. De plus, leurs contraintes techniques sont des atouts essentiels pour développer votre  regard photographique et votre créativité.

Les limites techniques des appareils photos des smartphones

Quasiment, tous les ans, les fabricants de smartphone vantent les évolutions technologiques du tout dernier né de leurs catalogues. L’appareil photo est l’une des fonctionnalités qui évolue le plus avec des avancées majeures sur la qualité des photos produites.

Cependant, où en sommes nous à l’heure actuelle.

La faible taille du capteur

Par définition, un smartphone devant être facilement transportable, les caractéristiques de poids et de tailles sont primordiales. La contrepartie à cela, est que les capteurs des appareils photos doivent impérativement rester très petits.

Mais voilà ! Qui dit faible taille, implique faible lumière venant impacter les photos-sites du capteur. La sensibilité de ceci est donc très médiocre encore aujourd’hui.

Bruit numérique

La principale conséquence technique de la faible taille du capteur est la génération de beaucoup de bruit numérique. Les solutions apportées par les constructeurs sont des traitements de réduction du bruit par logiciels intégrés.

Malgré tous leurs efforts, ces traitements sont beaucoup trop destructifs pour avoir une qualité d’image correcte en faible lumière.

Mode automatique

Enfin, l’accessibilité aux paramètres de prise de vue de l’appareil photo en mode manuel n’est quasiment pas possible sur la majorité des smartphones. Ainsi, nous sommes limités aux fonctionnalités automatiques de l’appareil sans pouvoir avoir une totale maitrise des paramètres de prise de vue.

Autres limitations diverses

Nous pourions ajouter à ces trois points précédents tout une liste d’autres fonctionnalités manquantes par rapport à un réflex numérique. Nous pouvons rapidement citer ces quelques autres :

  • Pas de griffe pour ajouter un flash,
  • Pas de possibilité de changer d’objectif
  • Zoom numérique ou très limité…

Arrivé à ce stade de la lecture de mon article, peut-être que vous commencez à vous poser des questions de le réel intérêt à utiliser cet outil. La réponse est développée ci-dessous.

Pourquoi utiliser l’appareil photo de son smartphone ?

Une très grande partie de la population possède un smartphone. Pour information, en juin 2016, 71% de la population française de plus de 15 ans possédait un smartphone contre 64% en juin 2015.

Au fur et à mesure des avancées technologiques, ces équipements disposent d’un appareil photo de plus en plus sophistiqué avec une qualité d’image grandissante.

Quelques soient vos propres avis qualitatifs, il y a néanmoins de réels avantages à utiliser les smartphones.

Un appareil photo toujours avec vous

L’avantage le plus intéressant est que votre smartphone ne vous quitte quasiment jamais. Grâce à lui, vous n’avez plus le désagrément de vous dire : « Mince, il y a une superbe lumière et je n’ai pas d’appareil photo avec moi !!! ».

Dans de nombreux livres de formation à la photographie, les formateurs écrivent que l’une des clés pour faire de bonnes photos est d’avoir son appareil toujours à portée de main. Avec les smartphones, ouvrez votre poche, et vous être prêt !

Illustration qu'avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant éphémère comme un arc-en-ciel.
Illustration qu’avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant éphémère comme un arc-en-ciel.

Illustration qu'avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant dit décisif.
Illustration qu’avoir son smartphone toujours sur soi, permet de saisir un instant dit décisif.

Illustration d'une prise de vue fait au bon moment avec son smartphone.
Illustration d’une prise de vue fait au bon moment avec son smartphone.

Post-traiter ses photos

Une quantité colossale des photos produites dans le monde est pour l’usage des réseaux sociaux ou globalement pour Internet. Par effet de mode, volonté de se différencier ou par choix purement esthétiques ou artistiques, la majorité de celles-ci sont retouchées. Les applications, de type d’Instagram, ont d’ailleurs grandement influencé les utilisateurs grâce à leurs filtres automatiques utilisables de manière extrêmement simple.

Nous trouvons aussi de plus en plus de grand nom des logiciels de retouche photo qui développent des applications de retouche pour smartphone. Dernière, c’est Adobe qui a adapté son logiciel Lightroom CC pour répondre à ce besoin.

Votre smartphone est donc, non seulement un appareil photo, mais il est aussi un ordinateur pour retoucher vos clichés !

Réalisez-vous que c’est une réelle révolution d’avoir tout ça dans le fond de sa poche pour seulement quelques grammes (et malheureusement aussi pour plusieurs centaines d’euros pour l’achat de l’appareil bien sûr…)

Transformer les contraintes techniques en moteur de la créativité

On ne le répétera jamais assez :

« C’est sous la contrainte que l’on progresse… »

Cette phrase est essentielle dans le processus de créativité. En effet, c’est en sortant de sa zone de confort que nous sommes obligés de nous dépasser, d’aller plus loin ou de réfléchir à des solutions nouvelles. Bref, d’être créatif !

Vivez ces contraintes comme des forces et des opportunités pour aller plus loin.

Alors,

  • « non», vous ne ferez pas toutes les sortes de photos.
  • « non », certaines conditions de prise de vue ne seront pas exploitables facilement.

Mais,

  • « oui», vous aurez toujours moyen de pendre en photo votre scène.
  • et surtout « OUI », vous pourrez faire de bonnes photos avec votre smartphone.

La créativité avant tout

De nos jours avec l’omniprésence de la photographie , il est de plus en plus important de se différencier des autres photographes pour qu’elles soit remarquées.

Ici, pas de solution miracle et pas particulièrement du côté de la technologie. Il faut avoir des idées créatives !! Quand on se souvient d’une photographie c’est parce qu’on se souvient de son message car il nous a touché d’une manière ou d’une autre.

Il faut donc se creuser les méninges !

Venez découvrir dans l'article à propos des contrastes, le processus de créativité qui se cache derrière cette photo.
Venez découvrir dans l’article à propos des contrastes, le processus de créativité qui se cache derrière cette photo en cliquant sur la photo.

La photographie c’est de la lumière

Comme nous l’avons vu plus haut, les smartphones ne sont pas performants en faible lumière. Mais n’oubliez pas que l’une des compétences des photographes est justement de savoir modeler la lumière. Dans ce cas, apportez de la lumière avec des accessoires supplémentaires et improvisez une sorte de setup studio pour quand même faire votre photographie.

Profitez pour prendre du plaisir au passage. On se sent réellement photographe dans ce type de situation. Alors ne laissez pas passer cette occasion de “briller” en société (avec un mauvais jeux de mot…).

Illustration d'une nature-morte réalisé avec un simple smartphone sans retouche.
Illustration d’une nature-morte réalisé avec un simple smartphone sans retouche.

Rappelez-vous, il y a quelques années

Avec l’accélération des technologies, nous nous sommes laissé embourber dans notre confort où les solutions viennent à nous alors qu’il y a quelques années il fallait aller les chercher nous-même.

Par exemple, à l’époque des films argentiques les sensibilités iso étaient très limités et aller au-delà de 800iso frôlait déjà les limites des usages standards.

Alors, voilà, commençons à nous remettre en cause nous-même et revenons à nos basiques.

« La photo, c’est le photographe qui la fait et non l’appareil »

Autant, nous avons du mal à s’entendre dire « ah c’est normal que tu fais de belles photos, tu as vu l’appareil que tu as ! », autant avec notre smartphone c’est bien à nous d’assumer notre réel savoir-faire !

Voici le lien vers une série de vidéo YouTube de DigitalRevTV qui illustre mon propos.

Illustration qu'une photo de smartphone est suffisante pour un traitement vintage.
Illustration qu’une photo de smartphone est suffisante pour un traitement vintage.

Retoucher ses photos c’est bien

Revenons à aujourd’hui.

La majorité des filtres et rendus des photos qui sont appréciés aujourd’hui font écho aux rendus « anciens ». C’est ce que nous appelons fréquemment le rendu « vintage ».

Pour ce type de rendu, pas besoin d’un appareil dernier cri. De manière générale, plus le rendu de l’image est « pourri » et mieux c’est. J’en ai pour preuve la suite de plugin gratuite Google Nik Collection. Cette suite permet de donner de nombreux rendus vintages à vos photos.

Illustration de l'apport positif d'une retouche simple pour qu'une photo de smartphone soit plus intéressante.
Illustration de l’apport positif d’une retouche simple pour qu’une photo de smartphone soit plus intéressante.

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La Lumière, c'est quoi ?

Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse

 

Importance de la lumière

En photographie, le “matériau” le plus important est la lumière. Et pour cause, le terme “photographie” est composé :

  • du préfixe “photo-” qui signifie « lumière » ou « clarté »,
  • du suffixe “-graphie” qui signifie « peindre », « dessiner » ou « écrire ».

Photographier signifie donc “peindre avec la lumière”.

Ceci étant, il est donc essentiel de bien connaitre les paramètres de celle-ci afin de comprendre leurs effets dans une scène ou sur un sujet. Evidemment, l’étape suivante sera de jouer avec ceux-ci pour influer sur le rendu de l’image.

Les paramètres

Ces 7 paramètres sont les suivants :

  1. l’intensité lumineuse de la source,
  2. la température de couleur de la source (= la teinte de la source),
  3. la polarité de la lumière,
  4. la diffusion,
  5. la taille apparente de la source (du point de vue du sujet éclairé),
  6. la distance séparant la source lumineuse du sujet éclairé,
  7. l’orientation de la source lumineuse par rapport au sujet et à l’observateur.

1. L’intensité

Il s’agit simplement de la puissance lumineuse de la source. Il existe plusieurs unités pour exprimer cette caractéristique en fonction du matériel utilisé.

    • Sur les ampoules classiques, on a longtemps utilisé le Watt (W),
    • Sur les nouvelles ampoules à LED, on utilise le Lumen,
    • Sur les flash cobra, on utilise le Nombre Guide (NG). Il est toujours exprimé pour 100Iso et une focale de 50mm en équivalent 24×36.
    • Sur les flash de studio, on utilise le Joule (J),

Dans tous les cas, plus la valeur est élevée et plus l’intensité est forte.

Le point le plus important à savoir est :

“L’intensité de la lumière se divise par le carré de la distance.”

Bon, pour être plus clair, rien de mieux qu’un exemple.

Supposons que vous êtes dans votre salon, la soirée est déjà tombée et grondent au loin quelques orages de fin d’été. Vous êtes en train de lire un livre passionnant sur la photographie. Pour ce faire, vous vous êtes confortablement installé dans votre fauteuil à coté d’une lampe de 25W à 1 mètre environ de votre livre.

Tout à coup, un claquement de tonnerre vous fait sursauter et au même instant, vous remarquez que l’ampoule de votre lampe vient de griller. Frustré de ne pas pouvoir continuer votre lecture comme avant, vous décidez de remplacer cette ampoule. Malheureusement, celle de rechange affiche 100W.

A quelle distance devez vous placer cette nouvelle ampoule pour retrouver le même éclairement que précédemment ?

Avec

  • D = distance livre / ampoule de 100W,
  • d = 1 m (distance livre / ampoule de 25W),
  • P25 = 25W (puissance de l’ampoule 25W),
  • P100 = 100W (puissance de l’ampoule 100W)

La réponse est D = 2m car P25 / d2 = 25W / (1m)2 = 100W / (2m)2 = 100W / 4.

Dit autrement, la puissance lumineuse est divisée par 4 (=22) quand on double sa distance la séparant de son sujet.

Rassurez vous, dans la vraie vie, on ne s’amuse pas à calculer ces chiffres. Nous regardons juste la luminosité de notre livre tout en déplaçant notre lampe jusqu’à ce que le rendu revienne comme avant.

Utilité :

Cette propriété est très pratique car elle permet de faire varier l’intensité d’une source lumineuse juste en la rapprochant ou en l’éloignant du sujet.

2. La température de couleur

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La température de couleur (TC) est exprimée en degré Kelvin (K). C’est la manière dont les photographes expriment précisément les différents niveaux de teinte que la lumière naturelle ou artificielle peut avoir.

  • On parlera de lumière chaude quand la couleur se rapprochera du jaune/rouge. TC < 6500K,
  • On parlera de lumière froide quand la couleur se rapprochera du bleu. TC > 6500K.
  • Pour information, la lumière du jour à midi sous le soleil est justement au alentour de 6500K (lumière dite “blanche”).
  • Cette gamme s’étendre couramment de 1500K (Lumière d’une bougie) à 10000K (lumière du ciel polaire).

Température de couleur
Fig. 1 – Gamme de la température de couleur de la lumière

Mais attention au vocabulaire !

Comme on peut le remarquer ci-dessus, une lumière chaude est caractérisée par une faible température de couleur et inversement, une lumière froide est caractérisée par une forte température de couleur. Cela peut prêter à confusion.

Pour illustrer cette propriété, il suffit de penser aux illuminations les soirs en ville comme l’image suivante :

Prague à l'heure bleue
Fig. 2 – mise en évidence des différences de température de couleur entre la lumière froide du ciel et les lumières chaudes des éclairages urbains.

Utilité :

Ce comportement permet d’apporter du contraste à une image et développer des ambiances particulière.

3. La polarité

Du point de vue physique, la lumière est une oscillation électromagnétique ! Ouah ! mais quel est ce charabia ?

D’une certaine manière, on peut imaginer la lumière comme étant des petits éléments, les photons, qui se déplacent en hélicoïdale (comme si leur trajectoire suivait le fil d’un ressort).

La figure ci-dessous représente ce que nous verrions sur nous regardions dans l’axe du “ressort”.

Schématisation du mouvement d'un photon en fonction de la polarité
Fig. 3 – Schématisation du mouvement d’un photon en fonction de la polarité

Quand la lumière est polarisée, c’est comme si les photons  pouvaient se déplacer uniquement suivant une direction définie, soit verticalement, soit horizontalement. Tant que le photon oscille au moins sur un axe, il y a de la lumière. Dans le cas où il est bridé dans 2 directions perpendiculaires, le photon n’est plus capable d’osciller. Par conséquent, il n’y a plus de lumière.

Mais comment faire pour polariser la lumière. Il y a deux façons :

  • Par rebond sur une surface polarisante. C’est typiquement le cas d’un écran à cristaux liquides.
  • A travers un filtre polarisant. C’est le cas des verres de certaines lunettes de soleil.

Utilité :

En photo de paysage, un filtre polarisant permet de supprimer une partie des reflets de la lumière du soleil. Les deux conséquences principales sont la saturation des couleurs et de mieux voir à travers les vitres ou la surface de l’eau.

En photo de studio, il est possible de mieux gérer les reflets spéculaires de certains matériaux comme le plastique par exemple.

4. La diffusion

Comme vous devez certainement le savoir, la lumière se déplace en ligne droite à notre échelle. Cela signifie que tous les rayons lumineux d’une source de lumière éclairent radialement dans toutes les directions depuis celle-ci jusqu’à ce qu’ils heurtent une surface.

Plusieurs possibilités peuvent se produire en fonction du matériau de l’objet heurté :

  • La lumière peut être réfléchie. C’est le cas extrême du miroir.
  • La lumière peut être absorbé. C’est le cas d’une surface noir et opaque.
  • La lumière peut être transmise. C’est le cas des matériaux transparents.
  • La lumière peut être diffusée. C’est ce dernier cas qui nous intéresse dans ce chapitre.

Comportements de la lumière
Fig. 4 – Schémas de principe de la Réflexion, Absorption et Transmission

La diffusion est la réaction de la lumière quand elle heurte une matière translucide à la différence de transparent. Concrètement quelle est la différence entre les deux phénomènes ?

Commençons par le plus simple. Un matériau transparent permet de voir à travers en nous permettant de bien distinguer les formes et les couleurs des objets derrières. Ceci est possible, car ce type de matériau dévie très peu les rayons de la lumière. L’image est transmise avec peu de déformation.

Maintenant, les matériaux translucides. Ils sont souvent moins purs et leur structure interne plus chaotique. C’est comme si chaque rayon pénétrait un peu la matière. Une partie de sa lumière est réfléchie dans une autre direction alors que le reste continue son chemin. Ces deux nouveaux rayons (internes à la matière) rencontrent alors d’autres aspérités et le phénomène se répète. Si l’intensité de la source lumineuse initiale est assez forte, des rayons lumineux arrivent néanmoins à ressortir de  cet objet translucide.

Dans ce cas, l’image transmise est complètement brouillée au point de simplement illuminer l’objet translucide.

Comportement de la lumière
Fig. 5 – Schéma de la diffusion de la lumière

Utilité :

La diffusion est particulièrement utilisée pour transformer une source de lumière ponctuelle en source large. (cf. chapitres suivants)

5. La taille “apparente”

Régler la lumière en photographie signifie le plus souvent arranger le rendu des ombres de la scène. En effet, il n’y a pas de volume dans une image sans ombre. L’autre terme largement utilisé en photo est “Le modelé” de la scène.

Seule la taille de la source apparente par rapport au sujet influe sur le rendu des ombres. Il existe 2 types de rendu :

  • Les ombres aux bords très marqués dites “dur”,
  • Les ombres aux bords flous dites “douce”.

ombre-dure-douce
Fig. 6 – présentation des ombres « dures » et « douces »

taille_source_lumineuse
Fig. 7 – Schémas des rayons d’une source lumineuse dure ou douce

Comme nous l’avons déjà dit au chapitre précédent, les rayons lumineux se déplacent en ligne droite radialement depuis leur source.

Sur le schéma de gauche, nous sommes en présence d’une source lumineuse très petite assimilable à un point unique. De ce fait tous les rayons émanant de ce point ne peuvent attendre la surface du sol masquée par l’objet. La transition de l’ombre est donc bien distincte (Figure 6, image de gauche).

Sur le schéma de droite, la source de lumière est très large est déborde même de l’objet. Sa surface peut être assimilée à une infinité de sources ponctuelles dont quelques unes sont représentées. On constate alors qu’une plus grande surface du sol est éclairée. La transition de l’ombre est donc progressive en dégradé (Figure 6, image de droite).

Utilité :

Ce phénomène est très intéressant pour modeler les ombres sur un portrait par exemple. Le cas classique est d’utiliser des sources larges pour apporter de la douceur dans un portrait de femme. A l’inverse, on utilisera des sources ponctuelles pour renforcer les caractères viriles d’un portrait masculin.

6. La distance lumière / sujet

Nous avons déjà vu 5 paramètres importants. Le sixième est un paramètre particulier car il est le lien entre 2 paramètres que nous avons déjà abordés. Ceux sont les suivants :

  • Intensité,
  • Taille apparente.

En effet dans le premier chapitre, nous avons vu que l’intensité lumineuse évolue en fonction de la distance.

Mais il ne faut pas oublier que la taille apparente de la source se réduit aussi avec la distance.

En pratique, cela fonctionne comme ce qui suit.

La plupart des sources lumineuses en photographie sont réglables en intensité à l’aide d’un potentiomètre. Quand nous avons cette option à disposition, nous sommes “les rois du monde” !

Méthode

Il suffit simplement

  1. de régler le rendu des ombres (dur ou douce) en fixant la distance de la source de lumière par rapport au sujet,
  2. de compenser la perte de luminosité par le réglage de l’intensité via ce fameux potentiomètre. Et le tour est joué !

Mais vous me direz peut-être :

“Moi, je n’ai pas de matériel sophistiqué ! Alors comment je peux faire si je n’ai pas la possibilité de régler l’intensité ?”

L’astuce est la suivante. il suffit d’intercaler un matériaux diffusant entre la source et le sujet. Car l’effet de diffusion élargira la surface d’éclairement de la source. Dans l’exemple suivant, j’ai juste utilisé une feuille de papier sulfurisé de cuisine qui résiste bien à la chaleur d’une ampoule allumée.

Modification de la taille d'une source lumineuse par un matériau diffusant
Fig. 8 – Modification de la taille d’une source lumineuse par un matériau diffusant

Utilité :

Permet simplement de régler le modelé des ombres et/ou la puissance lumineuse.

7. L’ orientation de la source

Pour ce dernier point, l’objectif est d’orienter les ombres de manière à les projeter dans la direction la plus adaptée à notre besoin.

Plutôt qu’un long discours, une mosaïque d’image sera plus compréhensible. Les flèches jaunes indique la direction de l’éclairage. Sur la figure du centre, l’éclairage est directement de face.

Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière
Fig. 9 – Influence sur les ombres de l’orientation de la lumière

Utilité :

La position de la lumière par rapport au sujet permet de donner du caractère au sujet et d’en révéler les volumes.