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La Lumière, c'est quoi ?

La lumière et ses types de reflets

Régulièrement, en photographie, quand on évoque la photographie de reflet, on s’imagine instinctivement des images représentant le reflet d’un objet ou d’un modèle sur une surface réfléchissante tel qu’une vitrine, une vitre, une flaque d’eau, etc…

En réalité, la réflexion de la lumière est plus complexe que ça.

L’importance des matériaux

Quel que soit la scène que l’on photographie, elle présente une certaine quantité d’éléments possédant chacun leur matériau propre.

Bien qu’ils baignent tous dans le même éclairage, il est possible de les distinguer de par le fait que leur matériau réagi différemment avec la lumière présente.

Ce constat prouve l’importance du rôle des matériaux dans le rendu de l’éclairage d’une scène photographiée.

De façon extrême, il y a les matériaux dits « transparents » qui réagissent très peu avec la lumière, vue que la quasi-totalité de celle-ci passe à travers de l’objet.

A l’opposé, il y a les matériaux dits « absorbants » qui réagissent tellement avec la lumière. Ils l’absorbent quasi-totalement celle-ci de sorte qu’on ne distinguera que des ombres profondes sans détail.

Cependant, entre ces deux extrêmes, il y a une multitude de matériaux plus courants qui réagissent autrement en nous permettant de correctement les distinguer les uns des autres.

Les trois types de reflet

La distinction des matériaux que je viens d’évoquer provient de la manière dont la lumière se reflète sur ceux-ci. On peut distinguer trois types de réflexion différents que je vais aborder en détail ci-dessous :

  • La réflexion diffuse
  • La réflexion directe
  • La réflexion spéculaire

En réalité, tous les matériaux reflètent en même temps chacun de ces types de réflexion avec des proportions différentes. C’est la différence de ces proportions associées à l’état de surface des objets (rugosité) qui permet de distinguer chacun de leur matériau.

La réflexion diffuse

Que signifie le terme « diffuse » ?

Il s’agit du fait que la lumière reflétée par ce type de réflexion est réalisée dans toutes les directions de manière quasiment uniforme. Autrement dit, quel que soit la position de l’appareil photo par rapport au sujet, la luminance de celui-ci restera sensiblement identique.

Pour vous prouver cela, je vous invite à poser simplement une feuille de papier mat sur votre bureau. Quel que soit la position depuis laquelle vous observez cette feuille, elle paraitra toujours aussi blanche.

Le papier blanc mat est un exemple de matériaux possédant naturellement ce type de réflexion diffuse de manière quasiment pure.

Il est important de faire la différence entre la diffusion de la lumière par transmission et la diffusion de la lumière par réflexion. Classiquement, on place des diffuseurs de lumière devant nos sources d’éclairages afin d’en augmenter la taille apparente.

Cette pratique a pour but d’adoucir les ombres portées des éléments de la scène en estompant le bord des ombres.

Il s’agit là de la diffusion par transmission, car la lumière est diffusée en traversant la matière.

Diffusion de la lumière par transmission à travers un matériau
Diffusion de la lumière par transmission à travers un matériau

Dans le cas des matériaux diffusant la lumière par réflexion, la taille de la source n’influencera pas le rendu des hautes lumières, mais uniquement le rendu des basses lumières (les ombres).

Diffusion de la lumière par réflexion sur la surface d'un matériau

La réflexion spéculaire

La réflexion spéculaire correspond au reflet d’un miroir. Deux particularités spécifiques permettent de qualifier ce type de reflet de « spéculaire » :

  • La réflexion de la lumière se produit uniquement suivant l’angle d’incidence (application de la loi de Descartes)
  • La quantité de lumière reflétée est quasiment totale.

La première spécificité correspond à la partie réflexion directe que nous aborderons en détail dans le chapitre suivant.

En revanche, la seconde spécificité est celle qui est propre à l’aspect spéculaire.

En effet, dans le cas où la lumière est totalement réfléchie par la surface, la loi de carré inverse de la distance ne s’applique pas. La luminosité de ce type de reflet est donc constante et égale à la luminance de la source d’éclairage.

Pour s’en rendre compte il suffit de constater que la luminance du reflet de la source d’éclairage dans un miroir reste de la même luminance quel que soit la distance séparant le miroir de la source d’éclairage.

De manière non exhaustive les reflets spéculaires se trouvent classiquement avec :

  • Les miroirs,
  • L’argenterie polie
  • Les reflets du soleil sur l’eau…

La réflexion directe

Comme promis, abordons la réflexion directe. Et pour ce faire, il faut comprendre une notion essentielle en photographie : « la famille d’angles ».

« La famille d’angles » est une notion directement liée à la loi de Descartes : L’angle de la lumière réfléchie sur une surface polie est égal à l’angle de la lumière incidente.

Loi de Descartes concernant la réflexion directe
Loi de Descartes concernant la réflexion directe

De manière concrète, cette loi signifie qu’il est possible de connaitre facilement les positions de la source d’éclairage qui produiront une réflexion directe en fonction de la position de l’observateur.

L’ensemble des positions de cette sources est ce qu’on appelle « la famille d’angles ».

Représentation de la famille d'angles permettant de comprendre là où l'observateur doit se placer pour voir la réflexion directe
Représentation de la famille d’angles permettant de comprendre là où l’observateur doit se placer pour voir la réflexion directe

Seulement si le point d’observation se trouve dans la famille d’angles, les reflets directs seront visibles.

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Éclairages possibles en fonction du type de flash

En fonction du type de flash que vous possédez, il est possible de faire différents types d’éclairage. Je vais donc partager avec vous, dans cet article, ce que vous pouvez attendre de votre flash intégré, d’un flash cobra monté sur le boîtier, d’un flash cobra déporté ou d’un éclairage de studio classique.

Flash intégré

Les flashes intégrés ont mauvaise presse un peu partout sur les forums internet ou ailleurs. A vous de vous faire votre propre idée de la chose en connaissance de cause.

Commençons par les caractéristiques de ce type d’éclairage. Vous trouverez dans le tableau suivant la synthèse des points clés d’un éclairage.

Point cléCommentaire
Puissance lumineusefaible
Direction de la lumièredans l’axe de la prise de vue
Taille de la source lumineusepetite

En regardant rapidement ce tableau, on s’imagine bien que cet accessoire est plutôt limité dans ses possibilités. 

  • La faible puissance impose que le sujet à éclairer ne doive pas être éloigné de l’appareil.
  • La direction axiale de la lumière signifie que l’éclairage ne produira pas ou peu d’ombre sur le sujet, mais éventuellement une ombre portée sur le fond derrière le sujet.
  • La petite taille de la source lumineuse produira une lumière dure.

Cependant, limiter ne signifie pas totalement inutile.

L’intérêt de ce type d’éclairage est très souvent nécessaire pour éclaircir les ombres produites par d’autres sources de lumière (naturelle ou artificielle).

Pour mieux illustrer ce besoin, je vous invite à lire ou relire l’article : Les bases de la photo de portrait en studio

La seconde possibilité revient à pousser à l’extrême ce que nous venons d’aborder, c’est-à-dire à éviter l’effet de silhouette dans un contre-jour total. En réglant la puissance de votre flash intégré ou ajustant la distance séparant le sujet de l’appareil, vous pouvez régler la quantité de lumière additionnelle éclairant le sujet.

Usage du flash intégrer pour débouché les ombres d'une prise de vue en contre-jour
Usage du flash intégrer pour débouché les ombres d’une prise de vue en contre-jour

Flash cobra monté sur la griffe du boîtier d’appareil photo

Afin de pouvoir comparer les différences entre les types de flash, reprenons le tableau synthétique des points clé :

Point cléCommentaire
Puissance lumineusemoyenne
Direction de la lumièredepuis le boitier, mais orientable en rotation
Taille de la source lumineusepetite ou ajustable en fonction de l’environnement de la scène

La possibilité d’orienter la tête du flash, permet de diriger la lumière. Ainsi, il est possible d’éclairer différemment une zone de la photo. L’exemple type est le suivant :

Supposons plusieurs personnes alignées les unes à côté des autres que vous prenez en photo à moitié de profil. La lumière perdant sa puissance avec le carré de la distance, engendre que la personne la plus proche sera beaucoup plus éclairée que celle au fond. L’astuce revient à orienter la tête du flash sur le côté afin de moins éclairer la personne au premier plan comme le montre les illustrations ci-dessous.

L'orientation de la tête du flash permet d'éviter les points chauds et de mieux équilibrer l'éclairage
L’orientation de la tête du flash permet d’éviter les points chauds et de mieux équilibrer l’éclairage

La seconde possibilité est de profiter de la puissance supplémentaire de ce type de flash pour réaliser un éclairage indirect en éclairant une surface comme un mur ou le plafond qui deviendront alors la source de lumière du point de vue du sujet.

L’avantage ici est que cette source de lumière sera de plus grande taille et permettra de gérer des ombres plus douces dont la pénombre sera plus étendue.

L'orientation de la tête du flash permet de transformer le mur de gauche en large source de lumière
L’orientation de la tête du flash permet de transformer le mur de gauche en large source de lumière

Flash cobra à déclenchement à distance

Cette fois, les possibilités sont encore plus étendues, comme le montre le tableau ci-dessus.

Point cléCommentaire
Puissance lumineusemoyenne
Direction de la lumièredepuis n’importe où
Taille de la source lumineusepetite ou ajustable en fonction de l’environnement de la scène ou des modificateurs additionnels (boîte à lumière, parapluies…)

Il s’agit d’un studio d’éclairage à proprement dit. Les fonctionnalités des déclencheurs distants, qu’ils soient radio ou optique, permettent de piloter un grand nombre de flashes simultanément. Ceci dans l’objectif de construire un éclairage complexe et ouvrant un champ de possibilité élargi.

Ici, la limitation reste uniquement la puissance lumineuse des flashes cobras qui limitent à l’utilisation de modificateur de lumières de petite taille. En effet, plus la source de lumière est diffusée et élargie et plus il est nécessaire d’avoir de la puissance au niveau de la source de lumière.

Vous avez donc moyen de réaliser des photos de type contre-jour si vous n’avez qu’un seul flash ou des éclairages à la Rembrandt.

Le déclenchement à distance des flashes permet de positionner l'éclairage derrière le sujet
Le déclenchement à distance des flashes permet de positionner l’éclairage derrière le sujet
L'éclairage de type Rembrandt est caractéristique du triangle lumineux sous un œil ce qui est obtenu avec une source de lumière déportée autour de 45° du visage.
L’éclairage de type Rembrandt est caractéristique du triangle lumineux sous un œil ce qui est obtenu avec une source de lumière déportée autour de 45° du visage.

Flash de studio à déclenchement à distance

Ici, c’est la configuration optimale pour avoir moyen de réaliser tout type de prise de vue en éclairage artificiel. 

Point cléCommentaire
Puissance lumineuseforte
Direction de la lumièredepuis n’importe où
Taille de la source lumineuseAjustable en fonction de l’environnement de la scène ou des modificateurs additionnels (boîte à lumière, parapluies…)

Grâce à la forte puissance disponible par les flashes de studio, vous avez moyen de les utiliser dans plus de situations possibles comme en plein jour par exemple comme éclairage complémentaire au soleil.

Cependant, leur encombrement n’est pas un avantage pour les transporter hors de votre studio classique. C’est la raison pour laquelle, les fabricants travaillent beaucoup sur les possibilités de transport en réduisant le poids et la taille de leurs produits tout en garantissant une forte puissance lumineuse. La marque Profoto propose notamment leur gamme B10X ainsi que leur gamme A1X pour répondre à cette évolution du besoin.

Mes conseils

Maintenant que vous avez une bonne vision d’ensemble des types de flash que vous pouvez rencontrer, je pense qu’il est utile d’aborder toutes ces technologies au fur et à mesure.

Rien ne sert à dépenser toute son argent aujourd’hui dans le meilleur matériel si vous n’avez encore jamais pratiqué la prise de vu au flash.

Chaque technique nécessite un certain temps d’apprentissage pour les maîtriser suffisamment pour bien comprendre les limites de son matériel actuel qui vous empêcheront de réaliser les prises de vue que vous souhaitez. Mieux vaut que les fabricants continuent de développer leurs produits pendant que de votre côté vous progresser dans la maîtrise de votre matériel actuel. Vous aurez alors accès à du meilleur matériel quand le moment sera venu pour vous de faire évoluer vos outils.

Globalement, il faut voir ces gammes de matériels comme des outils qui s’utilisent avec plus ou moins de confort d’utilisation.

Comme l’a dit Sénèque, “Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.”, rien ne sert d’avoir du matériel, si ce n’est pas pour savoir quoi en faire.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Macrophotographie avec des bagues allonges

Avec ce changement d’année, n’est-ce pas le bon moment pour ajouter la maîtrise de la macrophotographie à sa boîte à outils photographique. Quand on entend parler de macrophotographie, il nous vient souvent à l’esprit le besoin de dépenser énormément d’argent pour pratiquer. Cela peut-être effectivement le cas lorsque vous souhaitez investir dans du matériel spécialisé et performant. Cependant, ceci n’est pas une obligation pour commencer à maîtriser cette pratique. Je partage donc avec vous, dans cet article, comment réaliser de belles macrophotographies sans dépenser énormément d’argent ainsi que les spécificités de cette pratique pour obtenir des résultats convaincants.

Rappel de ce qui est la macrophotographie

La macrophotographie correspond à la technique de prise de vue d’un sujet de petite taille avec un rapport de grossissement compris entre 1 et 10. 

L’utilisation de cette technique est courante dans le domaine scientifique, car elle est adaptée pour décrire de petits insectes par exemple. Mais elle peut aussi être présente dans le cadre commercial pour présenter à la vente de petits bijoux par exemple. 

Photo de bijoux réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges
Photo de bijoux réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges

Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à vous référer à l’article wikipédia concernant ce terme.

Spécificités de la macrophotographie

Comme nous venons de le voir, la macrophotographie permet de photographier des sujets à un grossissement relativement fort. Pour ce faire, comme avec nos yeux, il est important de se rapprocher du sujet au maximum qui sera limité par la distance minimale de mise au point de l’objectif.

Cet état de fait, engendre les impacts de suivants :

  • Réduction de la profondeur de champ, 
  • Augmentation du risque de bouger,
  • Risque de faire fuir le sujet si celui-ci est craintif. 

Il sera donc très important de compenser ces contraintes. 

  • Augmenter la profondeur de champ :  Fermer le diaphragme,
  • Limiter le risque de bouger : positionner le boîtier sur un pied photo,
  • Apporter de façon conséquente de la luminosité à la scène photographiée permettra de ne pas monter dans les réglages ISO afin d’éviter la génération du bruit numérique. 

Avec un objectif standard, et en procédant tel que décrit juste avant, il n’est pas possible d’avoir un rapport de grossissement suffisant pour réaliser de la macrophotographie. Il est donc nécessaire d’ajouter un accessoire supplémentaire pour augmenter le rapport de grossissement. Cet accessoire s’appelle des bagues allonges.

Photo d'illustration de l'article à propos des bagues allonges pour la macrophotographie
Photo d’illustration des bagues allonges pour la macrophotographie

Des bagues allonges sont uniquement un tube dépourvu de tout système optique, venant s’intercaler entre l’objectif et le boîtier. N’ayant pas de lentille intégrée, vous conserverez la qualité optique des objectifs que vous utiliserez. Cependant, le fait d’augmenter la distance entre l’objectif et le capteur du boîtier, engendrera une perte de luminosité relativement conséquente. 

Il s’agit là de l’inconvénient majeur des bagues allonges. Comme vous pouvez le constater dans le tableau des caractéristiques des bagues Kenko, le facteur de correction de l’exposition peut atteindre la valeur de 6. Ceci est très conséquent. On comprend donc mieux pourquoi l’apport de lumière en grande quantité à la scène est nécessaire afin de réaliser de bonnes photographies.

Exemple du tableau des coefficients des bagues allonges KENKO
Exemple du tableau des coefficients des bagues allonges KENKO

Les bagues allonges fonctionnent avec tous les objectifs ; et même avec les objectifs macro. Ainsi, cet investissement vous sera toujours utile même si vous décidez par la suite d’acheter des objectifs plus spécifiques à la macrophotographie, car elles vous permettront d’encore augmenter le grossissement de ces derniers.

Le matériel photo nécessaire pour la macrophotographie

En résumé, voici le matériel nécessaire que vous pouvez utiliser afin de pratiquer la macrophotographie. 

  • Un jeu de bagues allonges,
  • Un objectif 50 mm, 
  • Un système d’éclairage d’appoint (flash, éclairage continue, réflecteur, …),
Photo d'insecte réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges
Photo d’insecte réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges

Cas particulier de la mise au point

Le facteur de grossissement est lié à la distance de mise au point. De ce fait, pour garantir un grossissement maximal, il est nécessaire de régler manuellement la mise au point de l’objectif sur sa distance minimale.

C’est la raison pour laquelle en macrophotographie, le réglage de la mise au point est réalisé par le positionnement de l’appareil photo par rapport au sujet photographié.

Quand le photographe photographie à main levée, ce sera à lui d’estimer, à l’œil dans le viseur, le positionnement de l’appareil pour trouver le bon réglage de netteté. Dans ce cas de figure, il sera préférable utiliser des flashes relativement puissants afin d’apporter suffisamment de lumière pour figer correctement la scène sans risque de flou de bouger.

Cependant, si vous utilisez l’appareil monté sur un pied photographique, il sera beaucoup plus facile de réaliser la mise au point à l’aide d’un plateau millimétrique permettant d’avancer ou de reculer l’ensemble boîtier-objectif de façon très précise par rapport au sujet pour positionner le plan de netteté.

Particularité de la réalisation de la mise au point lors de la pratique de la macrophotographie
Particularité de la réalisation de la mise au point lors de la pratique de la macrophotographie
La mise au point de cette photo a été réalisée en ajustant la position de l'appareil photo par rapport au sujet
La mise au point de cette photo a été réalisée en ajustant la position de l’appareil photo par rapport au sujet

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Créativité, propulseur de motivation...

5 conseils pour la photo de lévitation

Les photos de lévitation est une technique photo devenue à la mode ces dernières années. Cette technique est aussi nommée “lévitographie” et représente une photographie présentant des sujets flottant dans l’air. Même si les images produites peuvent être surprenantes, la lévitographie repose sur des principes photographiques simples. Je partage avec vous, dans cet article, quelques conseils à ne pas négliger.

Principe de base de réalisation

Il existe deux principes de base pour réaliser des photos de lévitation. 

Le premier principe, relativement difficile à réaliser consiste à réellement prendre un sujet dans les airs avec une vitesse de prise de vue suffisamment rapide, afin de le figer sans trop de flou. Il faudra alors déclencher au bon moment afin d’obtenir la pose recherchée du sujet. 

La sécurité primant avant tout, il est important de ne pas utiliser cette technique si le modèle risque de se blesser. Le photographe se trouvera donc rapidement limité sur ses possibilités créatives.

Le second principe, beaucoup plus répandu et créatif, repose sur la réalisation de deux photos qui seront travaillées en post-traitement. Pour se faire, l’appareil photo fixé sur un pied, vous prenez une première photo avec le sujet reposant sur un escabeau ou une chaise par exemple, puis une seconde photo du fond sans le sujet. Dans Photoshop, vous utiliserez cette seconde photo pour venir effacer les supports que vous avez utilisé pour positionner le modèle en hauteur.

Je conseille de réaliser la photo du fond en dernier afin de vous assurer que l’éclairage de celui-ci n’ait pas trop évolué entre le début et la fin de la séance de prise de vue. Une fois que vous avez réussi à prendre en photo votre modèle dans la position que vous désirez, il est plus rapide de débarrasser le matériel pour prendre la photo du fond seul. 

Avoir une idée originale avant tout

Dans tout effet de mode, il est important de se différencier grâce à l’originalité de votre idée. Réaliser une image juste pour la technique photo, n’apporte aucune satisfaction pour le spectateur qui regardera votre photo.

Afin de vous aider à trouver une bonne idée d’utilisation de cette technique, je vous invite les relire mon article sur la méthode créative SPIDER.

Faite en sorte que la lévitation apporte réellement de la valeur ajoutée au message de votre photo et pas juste seulement l’aspect technique.

Mettez en évidence la distance du sujet avec le sol 

Pour permettre au spectateur de bien comprendre que le sujet est en lévitation, au-dessus du sol, il est nécessaire de mettre en évidence la distance qui le sépare de celui-ci. Le plus évident pour le faire, est de garder dans le cadre, l’ombre portée du sujet sur le sol. C’est ainsi que la distance séparant le sujet de son ombre, mettra en évidence la distance du sujet au sol. 

D’autres techniques photographiques permettant d’évoquer une distance, telle que le flou de profondeur de champ, peuvent être utilisées pour traduire cette distance.

C’est en fonction du sujet et de l’aspect général de la photo que vous souhaitez obtenir que vous déterminerez la technique pertinente à utiliser. 

La puissance d’une contre-plongée 

Généralement, qui dit lévitation dit hauteur.

Pour marquer efficacement la hauteur d’un objet, introduire un angle de vue en contre-plongée aide énormément le spectateur à comprendre le point de vue. 

Il est cependant important de ne pas trop exagérer la contre-plongée afin de garder l’ombre du sujet sur le sol dans le cadre de la photo comme indiqué dans le conseil précédent.

Ajouter du mouvement 

Comme nous l’avons vu dans le premier paragraphe, expliquant les principes de base de cette technique, le fait que l’appareil photo soit rigoureusement immobile sur un pied, n’apporte pas beaucoup de mouvement à la photo. Il est donc intéressant d’apporter cette notion à votre photo pour la rendre plus vivante.

L’une des solutions, est de demander au modèle de réaliser quelques mouvements avec ses bras ou ses jambes afin d’introduire un petit flou de mouvement sur ces éléments.

Une seconde possibilité est d’ajouter un élément mobile sur la photo telle que projeter de l’eau ou de la poussière ou encore soufflet de l’air pour produire du vent sur des vêtements légers.

Application à l’illustration de l’article

Application de la méthode SPIDER pour l'illustration de l'article à propos des photos de lévitation
Application de la méthode SPIDER pour l’illustration de l’article à propos des photos de lévitation
Photomontage "Voler dans les plumes !" pour l'illustration de l'article à propos des photos de lévitation
Photomontage « Voler dans les plumes ! » pour l’illustration de l’article à propos des photos de lévitation

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Comment éviter le flou de bougé

Le flou de bougé correspond au flou engendré par le mouvement de l’appareil photo pendant la durée de la prise de vue. Ce flou n’est pas à confondre avec le flou de mouvement qui correspond au flou engendré par le mouvement du sujet pris en photo. Dans la majorité des cas, le flou de bougé est considéré comme un défaut de prise de vue à la différence du flou de mouvement qui est souvent considéré comme un effet artistique.

Comment se forme le flou de bougé

Pour rappel, la réalisation d’une prise de vue nécessite que la lumière réfléchie de la scène vienne frapper la surface photosensible du capteur ou de la pellicule pendant suffisamment de temps afin d’obtenir une exposition correcte. Pour plus d’explications sur ce phénomène, je vous invite à lire ou relire l’article sur les paramètres de l’exposition.

On comprend donc que la lumière à besoin d’un temps certain pour s’enregistrer sur le capteur de l’appareil photo. Durant cette prise de vue, l’image visée par l’appareil photo peut se déplacer de manière relative au cadrage réalisé. 

Aperçu de la génération du flou de bougé
Aperçu de la génération du flou de bougé

Dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment faible pour que le mouvement relatif du sujet par rapport au cadrage de l’appareil photo n’engendre pas un déplacement perceptible par le capteur,  le flou de bougé ne sera pas visible. Cependant, dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment longue, le mouvement sera perceptible par le capteur et s’enregistrera sur la photo produite.

Le point important de cette problématique est bien le mouvement relatif des éléments photographiés dans le cadre de la photo.

De cette compréhension, en découlent les paramètres influents suivants :

  • La durée de prise de vue, 
  • La vitesse de déplacement du boîtier,
  • La longueur focale,
  • La distance du sujet par rapport au boîtier.

Supposons un capteur dont les photosites sont d’une taille avoisinant 1 mm. Pour qu’un flou s’enregistre avec ce type de capteur, il faudrait que le sujet photographié puisse se déplacer de plus de 1 mm  par rapport au capteur, pour commencer à enregistrer un effet de flou.

Supposons maintenant que le sujet et une voiture se déplaçant de gauche vers la droite. Si la voiture roule à une vitesse de 50 km heure par exemple et que la durée de prise de vue est réglée sur un 60e, le véhicule se sera déplacé physiquement de 23 cm.

Supposons que la distance séparant le véhicule du boîtier d’appareil photo est inférieure à 1 m, on comprend bien que du point de vue du capteur le véhicule se sera déplacé de beaucoup plus de 1 mm. Par contre, si le véhicule était à plus de 1 km du boîtier, du point de vue du photographe la distance de 23 cm n’aurait pas été perceptible. Dans ce second cas, il n’y aurait pas eu d’enregistrement de flou de bougé.

De façon relative, cette explication de création de flou, basé sur un flou de mouvement, est valable aussi si on considère que ce n’est pas le sujet qui bouge, mais le boîtier. Dans ce cas, c’est l’intégralité de la scène cadrée qui sera floue et pas seulement véhicule.C’est ce qu’on appelle le flou de bougé.

 Comment éviter le flou de bougé 

Nous avons donc compris le fonctionnement du flou de bougé. Je vais donc partager avec vous les possibilités pour éviter ou pour limiter le risque de flou de bougé.

Stabiliser le boîtier à la prise de vue

Pour éviter le flou de bougé, la première évidence est d’éviter le mouvement du boîtier. Merci Monsieur Lapalisse.

La solution la plus simple qui a fonctionné pendant des années et l’utilisation d’un pied photo.

Cette solution est la plus fiable, mais comporte aussi quelques désavantages sur le sens pratique de mise en œuvre.

L’usage d’un pied photo nécessite avant tout de l’avoir avec soi. Ce type d’accessoire, pour qu’il soit efficace, doit être suffisamment lourd et rigide pour assurer la stabilité du boîtier dans les conditions d’utilisation. Si vous photographiez, par exemple en extérieur un jour où le vent n’est pas négligeable, il sera important, de lester celui-ci afin d’en accroître encore la stabilité. L’ensemble de ces pratiques vous obligera donc à emporter avec vous son lot de matériel qui sera lourd et encombrant, si vous devez aller dans des endroits éloignés ou difficile d’accès.

Depuis quelques années, il est apparu sur le marché la stabilisation optique intégrée aux objectifs ou directement au boîtier. Cette fonctionnalité a l’avantage de ne peser quasiment aucun poids supplémentaire, et vous permettra donc d’être beaucoup plus libre de vos mouvements lors de vos séances de prise de vue. La contrepartie sera évidemment un surcoût à l’achat de ces matériels.

Illustration de l'article à propos de l'usage créatif du trépied.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.

Limiter la durée de prise de vue

Plus le temps de pause de votre photo sera long et plus le risque de bouger sera élevé. Essayez donc lorsque vous avez un risque de bouger de régler votre boîtier d’appareil photo afin que la durée de prise de vue soit la plus courte possible.

De manière historique, la règle de l’inverse de la longueur focale, est la règle qui permet d’estimer facilement quelle est la durée limite à laquelle une personne concentrée lors d’une prise de vue à main levée, maîtrisera suffisamment la stabilité de son appareil sans risque le flou de bouger. Cette règle existant depuis l’époque de l’argentique, la longueur focale est à prendre en équivalent 35 mm. Par exemple, si vous prenez une photographie avec un objectif 200 mm monté sur un boîtier plein format, vous ne devriez pas définir un temps de pause inférieur à 1/200 de seconde. Si votre objectif est un 50 mm, vous ne devrez pas définir un temps de pause inférieur à 1/60 de seconde. 

Dans le cas où votre boîtier possède un petit format de capteur de type APS-C, sur lequel est monté une optique de 200 mm, la longueur focale équivalente en 35 mm équivaudra environ à 300 mm. Par conséquent, vous devrez régler votre temps de pause au minimum à 1/300 de seconde.

Évidemment, cette règle est applicable si vous n’utilisez pas de système de stabilisation optique tel que présenté dans le paragraphe précédent.

Rapprochez-vous du sujet, mais pas trop

La longueur focale que vous utilisez est intimement liée à la distance qui vous sépare du sujet. Les deux paramètres, longueur focale et distance boîtier sujet, sont donc intimement liés.

Nous avons vu que plus un objet sera distant du boîtier et moins il aura d’influence sur le risque de flou. Cependant, si vous compenser cette distance par l’utilisation d’une longue focale pour cadre est plus serré, ce bénéfice se trouvera anéanti.

Donc, pour éviter d’augmenter la longueur focale, je vous conseille de vous rapprocher du sujet. Ainsi, vous pourrez minimiser la règle de l’inverse de la focale et ainsi éliminer plus facilement le risque de flou de bougé.

Chercher le meilleur compromis

Comme vous l’aurez certainement compris par vous-même, il n’y a pas de solution miracle pour facilement éviter tout risque de flou de bougé. Tout repose sur le fait de trouver le meilleur compromis entre les différents paramètres que nous avons listé en début d’article en fonction des conditions de prise de vue de la scène que vous souhaitez photographier. Ces conditions de prise de vue étant, en particulier le niveau de luminosité disponible.

Avec la pratique, vous enregistrerez des réglages de base sur lesquels vous reposer et que vous adapterez, en fonction du résultat des premières photos prises, jusqu’à optimiser le rendu de votre photo.

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8 avantages des flashes cobra

Techniquement, en photographie, la lumière est le facteur le plus important, car sans lumière, pas de photo. C’est notamment l’argument privilégié des constructeurs de flash de studio qui vantent ainsi tous leurs derniers-nés issus de leurs services innovations. C’est effectivement le cas, mais tout le monde n’a pas forcément besoin de ce niveau de qualité ou de robustesse. Pour la grande majorité des amateurs, de simples flashes cobra suffiront largement à leurs besoins. De plus, ils seront pleinement adaptés à certaines situations.

1. Eviter les yeux rouges

Éviter les yeux rouges est l’argument premier que les vendeurs de flash cobra vous soumettront lors de votre prise de décision d’achat. À travers cet avantage, les vendeurs cherchent à faire valoir le flash cobra par rapport au flash intégré des boîtiers.

En effet, une lumière de face parallèlement à l’axe optique de l’objectif, venant éclairer le regard du modèle, engendre l’apparition des yeux rouges sur celui-ci.

Ce phénomène provient du rebond des rayons de lumière sur le fond de la rétine de l’œil du sujet, et qui reviennent directement entrer dans l’objectif de l’appareil photo comme je l’explique dans l’article à propos des yeux rouges.

2. Orientation de la tête du Flash

Encore une fois, à la différence des flashes intégrés, le flash cobra possède une tête orientable permettant de diriger la lumière qu’il émet.

Cette simple possibilité, permet de modifier radicalement l’éclairage de votre sujet comme le montre la série de photos d’exemples ci-dessous.

Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté de face
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté de face
Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté vers la gauche
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la gauche
Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté vers la droite
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la droite

3. Adoucir la lumière

Dans des circonstances de reportage, où il n’est pas possible d’installer du matériel spécifique permettant de travailler le rendu de sa lumière, l’orientation de la tête du flash cobra permet d’éclairer son sujet indirectement par rebond de sa lumière sur un mur ou un plafond.

Cette technique, permet d’augmenter la taille de la source lumineuse qui devient alors le mur ou le plafond. Pour rappel, une source plus grande permet de plus diffuser la lumière..

Cette technique s’appelle le bounce Flash en anglais ce qui signifie le rebond du flash.

Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté vers le plafond
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers le plafond

4. Déporter son Flash

De la même manière que l’on souhaiterait d’utiliser des flashes studio, il est possible aujourd’hui de facilement déclencher un flash cobra à distance sans que celui-ci soit relié physiquement par un câble au boîtier photo.

Certains constructeurs, comme Nikon par exemple, ont directement intégré cette possibilité à leurs flashes via une technique de communication optique, ou directement par radio.

Quelle que soit la marque de votre boîtier ou de votre flash, il existe aujourd’hui des déclencheurs radio compatibles permettant de déclencher tout un ensemble de flashes cobra à distance, vous permettant ainsi de construire un set d’éclairage comme vous le feriez avec de véritables flashes de studio. Ces déclencheurs radios s’appellent des triggers en anglais.

L’autonomie des flashes cobra ainsi que leur petite taille, leur permet d’être facilement installable à l’avance dans des lieux ou des flashes classiques de studio ne pourraient l’être.

Exemple d'éclairage avec deux flashes cobra déportés de l'appareil photo à droite et gauche du sujet
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite et gauche du sujet

Cette pratique s’appelle le strobisme.

5. Ajout de gélatine ou de filtres colorés

Afin d’adapter la température de couleur de vos flashes à l’ambiance de la scène, ou afin d’ajouter une touche créative à travers la colorimétrie de la lumière, il existe des accessoires permettant de facilement fixer des feuilles de gélatine colorées sur la tête de vos flashes.

Le fait que les flashes cobra ne chauffe pas, ajoute une facilité d’utilisation de ces feuilles de gélatine à la différence des flashes classiques de studio possédant souvent une lampe pilote diffusant beaucoup de chaleur.

À l’achat d’un flash cobra, il est souvent fourni avec une gélatine orange et vert permettant de corriger les températures de couleur des éclairages domestiques.

Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines
Exemple d'éclairage avec deux flashes cobra déportés de l'appareil photo à droite (gélatine verte) et gauche (gélatine orange) du sujet
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite (gélatine verte) et gauche (gélatine orange) du sujet

6. Accessoires de modelage de la lumière

Avec l’essor du strobisme, de plus en plus de fabricants développent des accessoires de modelage de la lumière adapté au flash cobra.

Grâce à ceux-ci, il est possible de réaliser de véritables set de studio à moindre coût.

Comme évoquée en introduction, la qualité de leur lumière sera évidemment moindre qu’avec du matériel professionnel, mais permettra néanmoins d’obtenir des résultats d’un niveau de qualité déjà très satisfaisant.

Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines et parapluie d'un coté
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines et parapluie d’un coté
Illustration des accessoires pour modélisation de la lumière pour flashes cobra
Illustration des accessoires pour modélisation de la lumière pour flashes cobra
Exemple de rendu avec le setup de flashes déportés avec gélatines et parapluie
Exemple de rendu avec le setup de flashes déportés avec gélatines et parapluie

7. Facilement transportable

Dans le cas où vous souhaiteriez déplacer votre studio photo, profiter de l’avantage de poids des flashes cobra peut grandement vous faciliter la tâche.

L’inconvénient majeur de la photographie est le poids des matériels nécessaires à réaliser de bonnes photos.

Un ensemble de flashes cobra peut permettre ainsi de répondre à ce besoin de légèreté.

8. Mode automatique

Aujourd’hui tous les flashes cobra possèdent un mode automatique appelé classiquement l-TTL ou E-TTL.

Cette possibilité d’automatisme est aussi utilisable en mode déporté. Ainsi, le réglage de vos flashes pourra être facilité pour ceux, dont l’utilisation en manuel leur semble compliqué.

Je profite ici, pour rappeler qu’une photo ne sera pas forcément meilleure au final, si le photographe ne sait pas régler manuellement ses flashes. C’est exactement la même chose quant à l’usage de votre boîtier en mode tout manuel plutôt qu’en mode automatique ou semi-automatique.

Je viens de vous encenser les flashes cobra, mais il est important de connaître aussi leurs inconvénients.

Pour moi, il y a deux critères principaux négatifs à ce type de flash.

Le premier est l’heure limite de puissance

En effet, si vous souhaitez éclairer de grands sujets ou beaucoup diffuser la lumière, vous risquez d’atteindre la limite de puissance lumineuse de ces flashes rapidement.

Sur ce point de vue, les flashes de studio classiques sont largement plus puissants que des flashes cobra.

Il est cependant intéressant de savoir que certaines marques, telles que GODOX, commencent à développer du matériel hybride entre le flash cobra et le flash studio.

Le second point négatif est la non-présence de lampe pilote

Si vous utilisez votre flash cobra tel qu’un flash de studio, vous ne pourrez pas placer précisément la lumière de vos flashes sans réaliser de multiples essais.

L’utilisation d’une lampe pilote, avec les flashes classiques de studio, permet de gagner énormément de temps quand tu as la bonne position de la lumière sur vos sujets.

Le travail au flash cobra sera donc plus laborieux et prendra plus de temps qu’avec des flashes possédant une lampe pilote intégrée.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment choisir son objectif macro

La macrophotographie est une discipline de la photographie dont le but est de prendre en photo des sujets avec un grossissement minimale de 1:1. Pour se faire, les constructeurs d’objectif ont mis sur le marché une gamme dédiée d’objectif spécialisé. Ce sont les fameux objectifs macro. Dans cet article, je partage avec vous les points à prendre en compte lors de l’achat de ce type d’objectif.

Confirmez votre intérêt pour la macrophotographie

Comme je le disais plus haut en introduction, la macrophotographie est une niche parmi l’ensemble des domaines de la photographie. C’est pourquoi, avant d’envisager l’achat d’objectifs dédiés, il peut être pertinent de s’assurer que votre attrait pour la macrophotographie est bien avéré.

Pour se faire, je vous conseille de commencer à pratiquer la macrophotographie avec le minimum d’investissement.

Il existe deux manières pour obtenir de fort grossissement avec un objectif 50 mm bon marché sans trop investir dans les accessoires nécessaires.

La bague d’inversion

Cet accessoire permet de fixer un objectif nikon 50 mm f/1,8 sur votre boîtier grâce au filetage de diamètre 52 mm normalement réservé à la mise en place des filtres.

Ainsi, la lentille interne de cet objectif prendra le rôle de la lentille frontale d’un objectif standard.

Le fait de regarder dans le sens inverse de l’objectif 50 mm, provoque un grossissement conséquent permettant de réaliser vos premières macrophotographies.

Une fois monté sur votre boîtier, placez l’indicateur de diaphragme sur 1.8, et tourner votre bague de mise au point à sa distance minimale.

Le facteur de grossissement que vous obtiendrez ainsi sera supérieur à 1:1. De plus, le coût de l’opération sera largement moindre par rapport à l’achat d’une optique spécialisée.

Prenez garde, dans cette configuration à ne pas endommager votre lentille interne devenue lentille frontale.

Le Kit de bagues allonges

Une bague allonge est simplement un tube permettant d’éloigner l’objectif du boîtier.

Ceci a pour effet de réduire la distance de mise au point minimale de n’importe quel objectif.

Classiquement, un jeu de bague allonge est constitué d’un ensemble de trois bagues de longueur différente que vous pouvez utiliser seule ou combinées entre elles.

L’avantage des bagues allonges est qu’elles sont utilisables avec l’ensemble de vos objectifs et comme elles ne comportent pas d’élément optique à l’intérieur, elles ne dégradent pas la qualité optique de vos objectifs.

Photo réalisée avec des bagues allonges
photo réalisée avec un objectif Nikon 50mm f/1.8 à f/5.6 en lumière naturelle avec les trois bagues allonges (12mm + 20mm + 36mm). La distance sujet/lentille frontale était d’environ 2cm.

Commencez à pratiquer la macrophotographie avant d’aller plus loin dans l’achat de matériels. Pour ce faire, je vous invite à lire l’article sur les bases de cette pratique.

Maintenant que vous êtes certain que l’activité de macrophotographie vous intéresse, il peut être intéressant d’investir dans du matériel plus adapté.

Choisir son vrai objectif macro

Les constructeurs d’objectif proposent une gamme de trois focales fixes :

  • 50mm,
  • 100mm,
  • 200 mm.

Il faut savoir que plus la longueur focale est grande et plus le prix de l’objectif est levé.

Aussi, plus la longueur focale est grande et plus la maîtrise de l’optique est difficile pour le photographe.

La distance de mise au point minimale

Il s’agit ici du paramètre le plus important en macrophotographie puisqu’il correspond à la distance à laquelle le rapport de grossissement maximal de l’objectif est obtenu.

Ce sera la nature du sujet que vous souhaitez photographier qui imposera le choix de la distance minimale de mise au point nécessaire et par conséquent la longueur focale de l’objectif adéquate.

Il est clair que dans le cas où vous photographiez un sujet totalement statique tel que des pièces de monnaie, une longue distance de mise au point minimale ne sera pas nécessaire. L’achat d’un 50 mm macro vous sera alors suffisant et moins onéreux.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

Par contre, si vos sujets de prédilections sont les insectes, il est important de prendre en compte le risque d’envol de ceux-ci au cas où vous devriez vous rapprocher trop près d’eux.

La taille du capteur

A longueur focale identique, la taille du capteur de votre boîtier influent sur le facteur de grossissement du sujet.

L’usage d’un capteur de taille APS-C sera alors un avantage dans ce domaine.

Par exemple une optique de longueur focale 100 mm se comportera de la même manière qu’un objectif de longueur focale 150 mm.

Vous pourrez ainsi réaliser quelques économies.

Le flou de bouger

Comme je le disais plus haut, plus votre objectif macro aura une longue focale et plus il sera difficile à maîtriser par le photographe.

Ici, j’attire l’attention sur le risque de flou de bouger qui est amplifiée par la longueur focale.

Pour pallier à cette problématique, il sera nécessaire pour le photographe d’utiliser un trépied stable pour éviter le moindre tremblement et ainsi garantir la netteté des clichés.

L’obligation de mettre en œuvre tout cet ensemble de matériels supplémentaires, est une réelle contrainte non-négligeable pour le photographe.

Quel est le meilleur compromis pour les débutants

Pour ses qualités optiques, notamment par rapport à sa distance de mise au point minimale, il est classiquement conseillé de commencer par l’achat d’un 100 mm macro.

Depuis quelques années, les constructeurs d’objectifs ont ajouté les deux fonctionnalités supplémentaires suivantes :

  • l’autofocus ultra rapide,
  • la stabilisation optique.

Compte tenu des particularités dues à la mise en œuvre de la macrophotographie, ces deux fonctionnalités ne sont pas essentielles pour débuter.

Cependant, elles permettent d’utiliser votre objectif macro pour des usages plus classiques tels que le portrait.

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5 astuces créatives pour photographier avec un trépied

Emporter un trépied avec soit est une réelle contrainte de par son poids et son encombrement. Cependant, cet accessoire n’est pas à négliger pour autant, car il permet des prises de vues impossibles ou très difficilement autrement. Dans cet article, je vous propose donc 5 astuces pour photographier avec un trépied.

1. Comme un monopod

Installer un trépied, prend un certain temps et un temps certain.

En fonction des cas, il se peut que nous n’aillions pas le moyen de prendre notre temps ou que le sujet nécessite une certaine mobilité. Il peut alors être intéressant d’utiliser son trépied à la manière un monopod, c’est-à-dire avec une seule jambe.

Vous gagnerez alors en stabilité tout en restant suffisamment souple pour réaliser des effets de filé ou pour saisir une action imprévisible.

Utilisation simplifiée d'un trépied comme monopod.
Utilisation simplifiée d’un trépied comme monopod.

2. Prendre de l’altitude

L’une des caractéristiques clé de votre trépied est sa taille. En générale, celle-ci est choisie afin de légèrement plus haute que vos yeux de manière à ce que vous puissiez aisément regarder dans le viseur si vous deviez positionner votre trépied dans une descente.

Cependant, cette hauteur peut être aussi utilisée autrement notamment pour prendre de la hauteur. Si les conditions de prise de vue vous permettent de régler un temps de pose suffisamment cours pour éviter le risque de flou de bougé, en plaçant votre boîtier en mode retardateur ou à l’aide d’un déclencheur souple, vous pouvez élever votre appareil photo largement au-dessus de votre tête. ATTENTION à bien le tenir pour blesser personne.

Un point de vue surélevé de quelques centimètres pourra complétement transformer l’impact visuel de votre cadrage !

Utilisation du trépied pour prendre des photos de plus haut. Très utile si vous être à l'arrière d'une foule.
Utilisation du trépied pour prendre des photos de plus haut. Très utile si vous être à l’arrière d’une foule.

3. Positionner précisément un flash distant

Qui dit trépied, n’implique pas forcément qu’on y mette un boîtier d’appareil photo dessus. L’alternative peut aussi être un flash muni d’un système de déclenchement à distance. De cette manière, il vous sera possible d’intégrer à votre photo une source lumineuse supplémentaire permettant d’attirer l’œil du spectateur pour guider son regard sur un point précis de votre photo.

A noter que les systèmes de déclenchement à distance par radio sont plus fiables que ceux basés sur des séquences de pré-flash quand on souhaite cacher le flash derrière un élément pour éviter de faire apparaître directement l’éclat de la source lumineuse dans la photo.

4. Support pour mini-studio photo macro

En macrophotographie, il est souvent nécessaire d’ajouter de la lumière pour permettre d’avoir une exposition correcte tout en gardant suffisamment de profondeur de champ par la fermeture du diaphragme. L’installation de tout ce matériel autour de votre sujet craintif, peut être laborieuse.

Pour gagner un peu de temps, il est astucieux de pré-positionner ses flashes et réflecteurs éventuels sur des bras magiques, eux-mêmes fixés sur les pieds de votre trépied. Ainsi, vous n’avez plus qu’à positionner l’ensemble autour de votre sujet en une seule fois puis directement commencer à shooter.

Utilisation des jambes d'un trépied comme support pour construire rapidement un mini studio pour la macro photographie.
Utilisation des jambes d’un trépied comme support pour construire rapidement un mini studio pour la macro photographie.

5. Retourner son appareil photo

Ce dernier point, dépendra du modèle de trépied que vous possédez. En effet, certains modèles permettent de retourner la colonne centrale permettant ainsi de retourner votre boîtier.

Encore une fois, cette astuce créative vous permettra de réaliser des cadrages différents de la norme et donneront à vos photos un impact clairement insolite.

A retenir

S’il y a une chose à retenir dans cet article et qu’en terme de créativité, il est important de sortir des chantiers battus et de regarder vos accessoires avec un regarde insolite. Chaque objet est conçu pour une utilisation prédéfini, mais avec la mode du fameux DIY (Do It Yourself), on s’aperçoit qu’avec un peu d’imagination, il est relativement facile de détourner leurs usages.

Le monde de la photographie est un domaine où cette pratique peut réellement apporter de la créativité à vos clichés. Alors osez passer en revue l’ensemble de votre matériel avec cet état d’esprit en tête.

Je vous invite à partager vos propres astuces en commentaires ci-dessous. Car dans ce domaine, plus nous partagerons nos astuces et plus nous pourrons aller plus loin dans notre créativité comme un Brainstorming grandiose.

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La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment régler manuellement la puissance de son flash cobra

Dans certaines circonstances, il est avantageux d’utiliser son flash cobra en mode manuel. Nous allons donc voir dans cet article, comment procéder pour savoir régler manuellement la puissance de son flash pour obtenir une exposition correcte.

 

Les modes disponibles

De façon générale, il existe de modes différents sur les flashs cobra :

  • le mode manuel,
  • le mode TTL (automatique)

Ici nous allons donc traiter le premier de ces deux modes : le mode manuel.

 

Quand utiliser le mode manuel

Il y a plusieurs raisons possibles pouvant amener un photographe à utiliser le mode manuel de ses flashs. Parmi celles-ci, je ne citerai que les deux principales :

  • Votre flash est ancien ou son mode de communication est incompatible avec votre appareil photo. En bref, vous n’avez pas d’autre choix.
  • Vous souhaitez fixer la qualité de la lumière du sujet qui baigne votre sujet de manière totalement indépendante de tous vos autres paramètres de prise de vue.

écran de pilotage du flash Nikon SB-700 en mode manuel
écran de pilotage du flash Nikon SB-700 en mode manuel

 

Mode opératoire

Dans les deux cas précédents, la puissance de votre flash sera à régler de manière manuelle par vous-même sans aucune liaison avec votre boîtier. Le challenge est donc de savoir déterminer quelle valeur de puissance saisir sur votre flash.

Pour rappel, la puissance de votre flash est déterminée en fraction de sa puissance maximale. Elle sera notée comme ceci :

  • 1/1 : puissance maximale,
  • 1/2 : à moitié de puissance,
  • 1/4 : quart de puissance,
  • 1/128 : 128 fois moins puissant que sa puissance maximale.

 

Avant de définir le réglage de votre flash, il est nécessaire d’avoir défini tous les autres paramètres d’exposition pour votre prise de vue . Ici deux cas possibles :

  • vous souhaitez réaliser totalement l’éclairage de votre scène à l’aide de flashs sans prise en compte de l’éclairage naturel ambiant de la scène,
  • vous souhaitez garder l’ambiance naturelle de l’éclairage et vous souhaitez juste apporter un appoint de lumière pour éviter de trop pousser les iso pour éviter l’abondance de bruit.

 

Le principe est assez simple. Par essais successifs en partant d’une valeur moyenne de puissance à 1/16. prenez une première photo.

Regardez l’aperçu et en fonction de si le résultat est sur ou sous-exposé, vous augmentez la puissance à 1/8 ou ou la baissez à 1/32. Recommencez l’opération de contrôle et corrigez de nouveau. Au bout de 2 ou 3 essais vous aurez trouvé le bon réglage.

 

A noter que le réglage restera valable tant que la distance séparant votre flash de votre sujet restera identique. Si la distance augmente, augmentez la puissance et inversement si la distance diminue.

 

Trucs & Astuces

Télécommande radio

Le grand intérêt d’utiliser ses flashes en manuel est de travailler comme dans un studio photo. Pour faciliter les opérations de réglage et surtout gagner du temps, je vous conseille d’utiliser des déclencheurs radios. Pour information, les miens sont des CACTUS v6.

Ils ont notamment l’avantage d’être tous des émetteurs/récepteurs.

Jouer avec les modeleurs de lumière

Il y a plusieurs paramètres qui définissent la qualité d’une source lumineuse. Je vous invite donc à aller les découvrir dans cet article. Vous connaîtrez ainsi tous ce qu’il faut savoir pour comprendre pourquoi et comment utiliser les modeleurs de lumière.

 

 

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A chaque théorie son travail pratique...

Photo de mariage : Préparer la séance de photos de couple

Il est d’usage de réaliser une séance de photos de couple à l’occasion de son mariage. Ce moment particulier permet d’immortaliser la jeunesse des jeunes tourtereaux. Mais pas seulement. C’est aussi un moment intime pour les mariés et en particulier quand cette séance est réalisée le jour J. Dans cet article, je partage avec vous mes conseils pour que ce moment réponde aux attentes des mariés, mais qu’il soit aussi vécu comme un moment de calme et d’intimité pour les mariés au beau milieu de cette journée spéciale pour eux qui file à 100 km/h.

Critère de préparation de la séance

Une telle séance photo ne doit pas prendre trop de temps dans cette journée déjà très remplie. C’est la raison pour laquelle je conseille de ne réserver qu’un créneau de 1 heure à 1 heure 30 minutes maximum.

Dans ce laps de temps, doivent  figurer la séance en elle-même, mais aussi les temps de trajet. On comprend bien qu’en fonction du ou des lieux de prise de vue, il restera plus ou moins de temps pour prendre les photos.

Il est donc nécessaire de bien préparer la séance de manière à ne pas perdre de temps pour rien.

De manière synthétique, voici les critères à considérer :

  1. Identifier les lieux de prise de vue,
  2. Lister les idées de photo à prendre,
  3. Trouver les solutions adaptées pour gérer les aspects logistiques divers pour la séance.

1.     Identifier les lieux de prise de vue

Il s’agit d’un des points les plus importants de la préparation pour plusieurs raisons.

La détermination du lieu dépend des attentes des mariés, car il doit correspondre à leur état d’esprit et à leurs personnalités. C’est pourquoi, il est souvent nécessaire de bien réfléchir en amont pour trouver LA solution idéale.

Dans les faits, il s’agit plutôt de trouver les deux solutions idéales, car il faut toujours un plan B. On évoque la plupart du temps le risque de la météo au cas où il pleuvrait. Mais d’autres imprévus peuvent survenir, comme par exemple :

  • La porte est clause,
  • Des travaux ont commencé et le lieu est défiguré,
  • Le lieu est déjà trop occupé,
  • Finalement, la personne qui devait donner l’accès n’est pas présente,
  • L’autorisation obtenue n’est finalement pas acceptée, …

Il faut aussi veiller si possible que les deux lieux ne soient pas trop éloignés l’un de l’autre pour limiter les pertes de temps par le trajet supplémentaire éventuel.

Pour le photographe, arriver dans un lieu sans y avoir mis les pieds une première fois, peut le déstabiliser ce qui se traduirait encore une fois par une perte de temps précieux. Pour ce point en particulier, le contraire pour être vrai aussi, car la découverte d’un lieu peut stimuler la créativité. Au photographe de faire son choix en toute responsabilité.

De part toutes ces raisons, je vous incite donc à y aller quelques jours avant et à l’heure prévue de la séance. Vous pourrez ainsi étudier tranquillement les questions suivantes :

  • Comment est l’orientation de la lumière ?
  • Où sont les zones d’ombre ?
  • Quels sont les points de vue les plus intéressants ?
  • Comment utiliser à bon escient les aménagements existants ? …

Mettre en évident le cadre dans lequel les mariés se sont dit oui
Mettre en évident le cadre dans lequel les mariés se sont dit oui

2.     Lister les idées de photo à prendre,

Tout ce que vous pourrez anticiper est bon à prendre. Il vous faut donc une bonne trame de base pour commencer vos photos de couple pour ne pas risquer de vous gratter la tête par manque d’inspiration momentané peut-être dû au stress de la journée.

Préparer donc en avance avec vos mariés, une liste de photo à réaliser avec un ordre d’importance. Pour aller plus loin, il peut aussi être intéressant de construire cette série de photos sous forme de story-board. Cela vous permettra de donner du sens à la séance est de naturellement construire une suite logique qui donnera plus de sens à l’ensemble.

Si vous choisissez ce dernier format, essayez de faire coller le fil directeur du story-board avec le thème déco du mariage et les valeurs des mariés. Je vous invite à lire au relire l’article précédent à propos de comment faire connaissance avec vos mariés.

Une fois que les lignes principales de la série sont construites, prenez un peu de recul et commencer à évoquer chacune des idées de photo avec l’œil pratique. Interrogez-vous sur ce dont vous aurez besoin pour les réaliser :

  • Quels sont les accessoires indispensables à utiliser par les modèles ?
  • Quels sont les matériels indispensables pour réaliser techniquement les photos ?
  • Quelles sont les photos piliers qui donnent le sens à la série ?

Une fois le mariage terminé, il est d’usage que les jeunes mariés envoient une carte de remerciement à leurs invités. La séance de photo de couple est donc l’occasion pour réaliser spécialement une photographie pour cet effet. Les symboliques du chemin, du départ vers une nouvelle vie, … peuvent être des pistes à exploiter pour guider votre inspiration.

Utilisation d'accessoires décalés pour apporter une touche singulière au classiques photo de mariés.
Utilisation d’accessoires décalés pour apporter une touche singulière au classiques photo de mariés.

 

3.     Trouver les solutions adaptées pour gérer les aspects logistiques divers pour la séance.

A ce stade, vous connaissez quelles sont les photos à réaliser, où les réaliser et avec quels accessoires. C’est bien de savoir tout ça, mais ce n’est rien tant que ça reste qu’une vision de l’esprit. Il va donc falloir concrétiser tout ça. En un mot, logistique !

  • Où allez-vous récupérer les accessoires ?
  • Qui va les emmener sur le lieu du shooting ?
  • Que fait-on de tout le matériel après la séance photo ?
  • Qui s’occupe d’obtenir les autorisations d’accès éventuelles ?

Tout ceci n’est qu’un échantillon des questions que vous devez vous poser et répondre en commun avec les mariés.

Tout ce travail préparatoire, vous permettra d’avoir un ensemble de lignes directrices et des solutions identifiées qui vous libérera l’esprit le jour J. Ainsi, vous serez naturellement plus serein et plus disponible pour gérer vos modèles VIP.

Pour vous aider à gérer l’ensemble des actions à réalisées, j’ai l’habitude de demander aux mariés de trouver un ou deux assistants parmi leurs invités pour m’aider à gérer la logistique lors de la séance de photo de couple.

Rassurez-vous, aucune compétence photographique n’est utile pour ce rôle. C’est pourquoi à chaque fois, j’ai pu obtenir cette aide sans difficulté. De plus, les personnes sollicitées sont souvent curieuses de voir comment se déroule une séance photo et son totalement disponibles et motivées pour endosser cette mission.

Exemple de photo de couple mettant en scène la passion des mariés.
Exemple de photo de couple mettant en scène la passion des mariés.

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