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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comprendre la technique de l’exposition à droite de l’histogramme

Pour pleinement utiliser les capacités du capteur de votre appareil photo, il faut avant tout comprendre en profondeur comment fonctionne l’enregistrement des données de celui-ci. Cet article est justement rédigé pour vous expliquer cela. De plus, vous saurez alors quand, pourquoi et comment mettre en oeuvre la technique de « l’exposition à droite de l’histogramme ».

La mesure de la lumière en photographie

En photographie, la mesure de la lumière est exprimée en Diaphs, IL ou EV, c’est-à-dire en nombre de crans de fermeture du diaphragme. La particularité de cette mesure est qu’entre chaque cran, on divise ou on multiplie par 2 la quantité de lumière.

A savoir que l’étendue de luminosité que l’on trouve dans la nature est extrêmement large. Voici quelques valeurs typiques d’éclairement d’une scène.

  • Soleil : 100000 lux
  • Ciel gris : 25000 lux
  • Intérieur : 100 lux
  • Lumière à la bougie : 10 lux
  • Pleine lune : 0.2 lux

 

Limite de la dynamique du capteur

Quel que soit le système mise en œuvre pour capturer une image, celui-ci fonctionne sur une plage de valeur de niveaux de luminosité limitée. C’est exactement la même chose que pour un triple décimètre qui saura mesurer des distances qu’entre 0 et 30 centimètres.

L’étendue de cette plage est appelée dynamique du capteur : écart entre la luminosité la plus sombre et la plus claire.

Pour se fixer les idées, voici des ordres de grandeur de dynamiques de différents systèmes :

  • Œil : 27 IL
  • Négatif N&B : 14 IL
  • Reflex numérique : 8 ou 10 IL
  • Compact : 6 IL
  • Papier photo : 7 IL

Cette limitation technique impacte fortement le rendu photographique d’une scène à forts contrastes. Votre capteur n’aura probablement pas la capacité d’enregistrer l’ensemble des niveaux de luminosité de la scène. L’image présentera alors des zones bouchées (aplats noirs) ou des zones cramées (aplats blancs).

 

Précision de la mesure

Pour avoir un rendu fidèle de la scène, il est important d’avoir assez de finesse dans les nuances de luminosité de l’image produite. C’est ici qu’intervient l’importance du choix du format de fichier d’enregistrement de son appareil.

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, en fonction du type de fichier, la précision d’enregistrement peut être plus ou moins importante. Pour rappel, un fichier de type JPG (8bits) pourra restituer que 256 niveaux de luminosité alors qu’un fichier RAW codé sur 12bits, 14bits ou 16bits pourra enregistrer respectivement 4096, 16384 ou 65536 niveaux de luminosité.

Si nous reprenons l’exemple de notre triple décimètre, on peut dire :

  • Avec un codage sur 8 bits (28 = 256) => 30cm / 256 = 0.12cm soit une précision au millimètre.
  • Avec un codage sur 12 bit (212 = 4096) => 30cm / 4096 = 0.007cm soit une précision de l’ordre du centième de millimètre.

 

Non-linéarité du fichier d’enregistrement

C’est ici que les choses se corsent. Dans l’exemple du triple décimètre, les 30 cm sont divisés en 300 portions de distance toutes égales les unes avec les autres de 1 mm.

Dans le cadre de l’enregistrement numérique des données du capteur, ce n’est pas le cas. L’échelle est logarithmique. C’est-à-dire que chaque division de l’ensemble n’ont pas la même taille.

Voici la différence entre une échelle linaire et logarithmique dans le cas d’un triple décimètre :

Différence entre une échelle linaire et logarithmique
Différence entre une échelle linaire et logarithmique

 

Pour ce qui est des fichiers RAW, les tons clairs de luminosité sont de plus en plus détaillés. Ceci est dû au traitement binaire des données par l’électronique de l’appareil.

Voici donc sous forme de graphique la correspondance de l’ensemble. On se rend donc compte que 75% des informations du fichier concernent uniquement les 30% de tons de luminosité les plus clairs de la dynamique du capteur.

Représentation de la non-linéarité du niveau de détail du fichier d'enregistrement.
Représentation de la non-linéarité du niveau de détail du fichier d’enregistrement.

En conclusion

Pour profiter au maximum de la capacité du capteur de votre appareil photo, il faut donc s’arranger pour avoir un maximum de luminosité dans l’image en prenant bien garde à ne pas pour autant dépasser sa capacité et risquer de cramer les hautes lumières qui ne seraient donc pas enregistrées dans le fichier.

C’est alors au post-traitement, lors du développement de votre fichier RAW, que l’on pourra rétablir l’équilibre des tons de l’image pour lui rendre un visuel naturel.

 

Exposition à droite, mode d’emploi

Maintenant que nous avons compris la mécanique interne de l’enregistrement des données, abordons la mise en oeuvre pratique de « l’exposition à droite ».

 

La première chose à faire attention, c’est de ne pas avoir sa photo bouchée ou cramée. Dans le premier cas, l’histogramme sera tronqué sur à gauche et dans le second cas, l’histogramme sera tronqué sur la droite comme le montre les histogrammes suivants :

Représentation d'un histogramme calé sur la gauche caractéristique d'une image présentant des zones bouchées.
Représentation d’un histogramme calé sur la gauche caractéristique d’une image présentant des zones bouchées.
Représentation d'un histogramme calé sur la droite caractéristique d'une image présentant des zones cramées.
Représentation d’un histogramme calé sur la droite caractéristique d’une image présentant des zones cramées.

La plupart du temps, si vous avez fait attention à ce premier point vous devriez avoir un histogramme classique ressemblant au suivant :

Représentation d'un histogramme équilibré, mais non optimisé.
Représentation d’un histogramme équilibré, mais non optimisé.

De plus, l’aperçu de votre photo sur l’écran de votre boitier devrait correspondre à une exposition correcte de la scène photographiée. C’est typiquement le type d’histogramme que produisent les automatismes de votre boîtier des modes P, S ou A.

 

C’est à ce moment qu’il faudra vous faire violence en surexposant légèrement votre photo de manière à ce que le bord droit de votre histogramme vienne mourir juste à la limite droite de l’histogramme comme le montre l’image ci-dessous :

Représentation d'un histogramme optimisé et correctement calé sur la droite.
Représentation d’un histogramme optimisé et correctement calé sur la droite.

Utiliser la commande de correction de l’exposition de votre boîtier en augmentant progressivement sa valeur au fur et à mesure des essais. Ne soyez pas surpris si votre aperçu semble surexposé, car justement, c’est ce que nous souhaitons.

En effet, toute cette technique n’a de sens que :

  • Si vous shootez en RAW,
  • Si vous prendrez le temps de retoucher votre photo pour corriger les tons de l’image finale de manière à retrouver l’ambiance de la scène initiale.

 

Piège de l’histogramme de l’appareil photo

Dernier petit point important. Comme nous l’avons vu, cette technique permet d’utiliser au maximum la capacité de votre capteur et par conséquent n’a de sens que si vous utilisez le format RAW de votre appareil.

Le problème, c’est que l’histogramme affiché par votre appareil n’est pas celui de votre fichier RAW, mais celui de l’aperçu JPG intégré nativement au fichier RAW. Il s’agit donc que d’une approximation. A savoir que dans la pratique, il y a souvent plus de données que ce que l’histogramme affiche.

Je vous invite donc à faire des tests avec votre appareil pour apprendre à estimer quelle quantité de soi-disant zone cramée vous pouvez vous accorder et qui sera finalement bien enregistré dans votre fichier RAW.

Quitte à pousser votre matériel aux limites de ses possibilités, n’hésitez pas à faire la démarche jusqu’au bout… 😉

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Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comprendre l’histogramme de vos photos

Avec l’essor de la photographie numérique, l’histogramme est devenu un outil incontournable. En effet, il permet en un coup d’œil d’évaluer une part de la qualité du fichier numérique réalisé. Comprendre l’histogramme permet donc de gagner du temps sur le terrain lors de la prise de vue, mais aussi lors du post-traitement de l’image sous votre logiciel de retouche. Dans cet article, je vous explique le pourquoi du comment.

 

Description de l’histogramme

Comme son nom l’indique, cet outil n’est rien d’autre que la représentation graphique sous forme d’histogramme de la répartition de la luminosité de l’image.

Représentation du panneau histogramme dans Photoshop.
Représentation du panneau histogramme dans Photoshop.

 

La profondeur de couleur en bits

Que l’on soit en présence d’un fichier couleur ou noir et blanc, chaque pixel composant l’image possède un niveau de luminosité. En fonction du format de fichier JPG, TIF ou autre, la valeur de la luminosité peut-être évaluée avec plus ou moins de finesse. Dans le cas, d’un fichier JPG, la luminosité sera codée avec une valeur comprise entre 0 et 255 car ce format de fichier est dit « codé sur 8 bits ». Dans le cas d’un fichier TIF en 16 bits, la valeur pourra être comprise entre 0 et 65536.

Autrement dit, un fichier JPG pourra présenter 256 niveaux de luminosité différents par pixel contre 65536 niveaux pour un format de fichier codé sur 16 bits. Par convention, la valeur 0 correspond au niveau de plus faible de luminosité (noir pur) et la valeur la plus grande (255 ou 65536) correspondra au blanc pur.

 

Description des axes de l’histogramme

Comme le montre l’illustration ci-dessous,

  • l’axe des abscisses (horizontal) représente les niveaux de luminosité,
  • l’axe des ordonnées (vertical) représente le nombre de pixels par niveau de luminosité.
Description des axes de l'histogramme dans Lightroom
Description des axes de l’histogramme dans Lightroom

Au-dessus de chaque niveau de luminosité, le logiciel de retouche ou firmware de l’appareil photo vient comptabiliser le nombre de pixels de l’image ayant ce même niveau de luminosité.

 

Dans l’exemple, ci-dessous, j’ai représenté l’histogramme d’une image qui aurait été codée sur seulement 3 bits (2³ = 8 niveaux de luminosité). On constate que la hauteur que chacune des barres est proportionnelles à la surface concernée.

Représentation d'un histogramme pour une image composée de 8 tons de gris.
Représentation d’un histogramme pour une image composée de 8 tons de gris.

 

Impacte de la tonalité de l’image sur l’histogramme

Il existe classiquement 3 types de tonalité d’une image : les images sombres (lowkey), les images claires (highkey) et enfin les images neutres.

Si vous ne savez plus très bien la différence entre la tonalité et l’exposition, je vous invite à lire ou relire l’article en question.

Sombre

Une tonalité sombre d’une image est une image présentant une majorité de tons sombres par rapport à sa surface totale. Le résultat constaté au niveau de l’histogramme est que la répartition des barres est tassée sur la gauche, c’est-à-dire vers les sombres.

Illustration d'une photo représentant des tons sombres avec un histogramme tassé sur la gauche
Illustration d’une photo représentant des tons sombres avec un histogramme tassé sur la gauche

Clair

Inversement, une image claire présentera une majorité de tons claire par rapport à sa surface totale. Evidemment, comme vous imaginez, la répartition des barres se trouve alors tassée vers la droite, c’est-à-dire vers les tons clairs.

Illustration d'une photo représentant des tons clairs avec un histogramme tassé sur la droite
Illustration d’une photo représentant des tons clairs avec un histogramme tassé sur la droite

Neutre

Enfin, une image présentant des tons neutres aura un histogramme ni tassé à droite ou à gauche mais ressemblera à la forme d’une courbe de gauss classique (en forme de cloche).

Illustration d'une photo représentant des tons neutre avec un histogramme réparti uniformément
Illustration d’une photo représentant des tons neutre avec un histogramme réparti uniformément

 

 

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Grand-angle : pour quelles utilisations

Les objectifs dits grands-angulaires regroupent toutes les focales dont la longueur est inférieure à 50 mm (objectif standard). Plus la focale est courte et plus le champ de vision est large. Au-delà de ce constat, nous allons voir les autres effets visuels induits. Afin de mieux se repérer dans l’ensemble des différentes longueurs focales, nous allons voir les utilisations classiques en fonction de celles-ci. Enfin, pour finir, je vous donnerai quelques trucs et astuces à savoir pour mieux maîtriser ce type d’objectif.

Les effets des courtes focales

Comme nous venons d’évoquer en introduction, les focales courtes permettent de saisir une scène plus large qu’avec un objectif standard. Cet avantage apporte avec lui d’autres effets qu’il est important de connaître pour mieux les maîtriser et en tirer partie pour renforcer les messages que l’on souhaite faire passer à travers nos images.

Profondeur de champ

A un point de vue donné, pour une mise au point identique et à une ouverture de diaphragme similaire, la longueur focale impact l’étendue de la profondeur de champ d’une photo. En effet, plus la focale est courte et plus la profondeur de champ est conséquente. Ainsi, avec un grand-angle, il est très facile d’être net de quelques centimètres de l’appareil jusqu’à l’horizon ce qui est très pratique pour garder un ensemble de détails d’une scène.

Augmentation des distances

Automatiquement, le fait d’avoir un champ de vision plus large, la profondeur de l’image s’en trouve augmentée. Ceci à l’avantage de pourvoir mieux détacher les éléments les uns par rapport aux autres et ainsi donner un sentiment d’espace et de grandeur à la scène.

Exagération des proportions

Sur le même principe que le point précédent, les proportions des différents éléments composant la scène se trouvent modifiées. Ainsi, tous les sujets au premier plan se trouvent beaucoup plus grands que les sujets en arrière-fond.

Déformations

Quand le photographe ne tient pas bien compte des effets précédemment évoqués, les images produites peuvent présenter des déformations éventuellement disgracieuses. C’est le cas par exemple du portrait où classiquement le nez du modèle est disproportionné par rapport au reste du visage. Cependant, ça peut aussi être un réel parti-pris de la part du photographe pour produire des effets créatifs dans une scène.

Les multiples usages classiques par focales

Reportage (35 mm)

Un 35 mm est particulièrement apprécié par les photo-reporters. A à cette focale, il est facile de prendre des portraits en situation sans pour autant que les déformations optiques perturbe trop la morphologie des visages. Cela permet d’avoir un point de vue suffisamment rapproché pour que le spectateur se retrouve comme au cœur de l’action, ce qui donne une meilleur dynamique à la scène et donc apporte plus de force à la photo.

Illustration d'utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage
Illustration d’utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage

Paysage (28 mm)

Avec cette focale de 28 mm, les distances se trouvent intensément étirées. Elle est alors adaptée au paysage de manière à intégrer une grande quantité de détails au sein de la scène. Il peut aussi être utilisé en repartage, mais dans ce cas, il est important de bien faire attention à ne pas se rapprocher trop des sujet pour ne pas les déformer excessivement.

Illustration de l'usage du 28 mm pour du paysage
Illustration de l’usage du 28 mm pour du paysage

Intérieur (24 mm)

Un 24 mm  est un choix très pratique pour les photographies d’intérieur. En effet, le manque de recul et de luminosité nécessite ce type de focale très courte qui permet de bien gérer ce type de situation. Il est néanmoins conseillé de ne pas trop s’approcher d’un des éléments de la scène pour ne pas qu’il apparaisse trop étiré vers les bords.

Illustration de l'utilisation d'un 24 mm pour des photos en intérieur
Illustration de l’utilisation d’un 24 mm pour des photos en intérieur

Effet créatif (17mm et inférieur)

Les focales extrêmement courtes sont souvent utilisées dans le cas d’effet créatif. Les déformations sont inévitables avec ce type de matériel et c’est pourquoi il faut apprendre à composer avec elles pour qu’elles soient un plus pour la photo au lieu d’être une contrainte. Dans le domaine de la créativité, tout reste possible en terme d’aspect visuel.

Illustration de la créativité d'utiliser un 14 mm pour la créativité

Trucs et astuces

Flou de bougé

Un avantage des courtes focales est leur capacité à être moins sensible au flou de bougé. Cette caractéristique est intéressante, car elle nous permet de prendre des photos à main levée à des vitesses d’obturation très lente.

Faible lumière

Dans la même logique que le flou de bougé, photographier avec une courte focale est plus aisé dans des conditions de faible lumière. La majorité des courtes focales permettent d’ailleurs des ouverture de diaphragme plus grand et comme vu précédemment, permet des vitesses d’obturation plus lente ; deux avantages pour bien exposer ses clichés.

Allonger les jambes

Dans le cadre de portrait en pied, l’usage d’une courte focale en contre-plongée permet de donner l’impression que les jambes du modèle sont plus allongées qu’en réalité. Ceci est couramment utilisé en photographie de mode.

Portrait en situation

Faire des portraits, c’est bien, mais faire des portraits avec la mise en évidence du contexte et de l’environnement du modèle est très utile pour donner plus de sens à une image. Ainsi, la même photo peut véhiculer l’information de qui est la personne photographiée et ce qu’elle fait ou dans quel environnement elle évolue.

Correction d’objectif (post-traitement)

Aujourd’hui, au post-traitement informatique permet de corriger une grande partie des déformations optique engendrées par les courtes focales. Il ne faut pas hésiter à utiliser des moyens pour atténuer ces déformations si celles-ci n’apportent rien au sens de votre image. Tous les logiciels de type Lightroom le fond très bien.

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La composition, la grammaire du visuel Photomontage et post-traitement

Recadrage : une technique puissante pour donner de la force à vos photos

Le recadrage d’une photo est l’opération de supprimer au post-traitement une partie de celle-ci. Cette opération est extrêmement simple à réaliser, et comme nous allons le voir ensemble, peut apporter beaucoup de force à votre photo.

Polémique autour du recadrage

Régulièrement en lisant sur les groupes de discussion, les forums photo ou ailleurs, certains photographes critiquent le recadrage comme étant une pratique inacceptable. Ils étoffent souvent leur propos en expliquant qu’une photographie se fait avant tout lors de la prise de vue. D’autres justifient cette idée par le fait que la suppression de pixel dégrade trop la qualité de l’image.

Ces arguments sont vrai, mais pas toujours. C’est pourquoi dire que le recadrage est une pratique inacceptable est excessif.

Dans tous les arts, et la photographie ne fait pas exception, il existe des règles qu’il est important de transgresser pour aller plus loin dans la créativité. L’ouverture d’esprit et la prise de recul par rapport à ces types de sujets sont importants pour ne pas se retrouver bridé dans notre pratique

Par contre effectivement, garder qu’une trop faible partie de votre image risque de ne pas laisser assez d’information pour une future impression sur papier. Ici, il faut garder à l’esprit que plus on garde de pixel, mieux c’est. Mais il faut aussi garder à l’esprit le principe de densité de pixel d’une image pour l’impression. Tout cela dépend de l’usage final de l’image. Pour approfondir ce point, je vous invite à lire l’article traitant spécifiquement ce sujet.

 

Pourquoi recadrer

Il existe de nombreuses raisons justifiant le recours au recadrage d’une photo. Voici ci-dessous une liste non exhaustive :

  • Changer le format de la photo (16×9, 4×3, carré,  format libre, panoramique…),
  • Supprimer un élément perturbateur de l’image se trouvant en périphérie,
  • Adapter une photo à l’espace disponible dans la page d’un magazine,
  • Ajuster précisément la symétrie après la correction des déformations optiques de l’objectif en photo d’architecture par exemple,

 

Comme je l’ai évoqué dans un article précédent, le cadre d’une image fait partie intégrante de celle-ci.

Il est donc important de travailler aussi son recadrage au même titre que son cadrage initiale de la prise de vue car c’est une opération essentielle pour parfaire une photo.

En quoi recadrer apporte à votre photo

Toujours en fonction du message que vous souhaitez transmettre dans votre image, le cadrage permet d’influencer visuellement de rendu du contenu de la photo.  Voici quelques raisons justifiant le recours au recadrage de photos. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive mais permet juste l’illustrer le propos de cet article.

 

Recadrage carré

Pour un premier exemple concret, je vous invite à aller lire ou relire l’article sur les contrastesj’ai expliqué pourquoi j’ai fait le choix de recadrer ma photo du sac à dos devant le Tau lors d’un voyage en Italie.

Contraste de forme et de couleurs complémentaires
Contraste de forme et de couleurs complémentaires

 

Supprimer les zones de l’image qui n’apporte pas d’information

Illustration du recadrage pour supprimer les zones inutiles
Illustration du recadrage pour supprimer les zones inutiles

Ici l’espace dans le ciel totalement bleu n’apporte aucune information pertinence à la photo. De plus, recadrer l’image à l’horizontale accentue la profondeur de l’image en renforçant l’impression de grande distance des montages et évoque un sentiment de calme au lieu.

 

Peaufiner le positionnement des éléments dans l’image

 

Illustration du recadrage pour replacer les éléments important de la photo sur les points forts
Illustration du recadrage pour replacer les éléments importants de la photo sur les points forts

Ici, le sujet de la photo est la danse. Les deux groupes de personnes de chaque côté polluent le message car n’aide pas à attirer le regard sur le couple de gauche qui donne du mouvement à l’ensemble de la photo. De plus, en focalisant l’image telle que recadrer, les musiciens au fond reprennent de l’importance.

 

Redresser l’horizon

Illustration du recadrage pour redresser l'horizon d'un paysage
Illustration du recadrage pour redresser l’horizon d’un paysage

Ici, pas de commentaire particulier à faire mis à part qu’il est absolument important d’avoir un horizon rigoureusement horizontal dans les photos de paysage.

 

Modifier après coup le message initiale de la photo

Illustration du recadrage pour modifier le message porté par la photo
Illustration du recadrage pour modifier le message porté par la photo

Sur la photo initialement cadrée, le sujet principal était le poteau en pierre et le phare lui faisait écho de par la vague similitude de forme allongée, brune et verticale. Avec le recadrage, je change cette relation et le sujet principal devient de texte gravé à la place du poteau lui-même. Par conséquent, le phare est en relation avec le texte et plus avec le poteau. Par la même occasion, je supprime deux éléments gênants la lecture qui sont la pierre au sol et le buisson jaune.

 

 

Partagez ici vos avis à propos du recadrage des photos. Quels sont vos usages réguliers ? Quels sont vos astuces ? L’espace commentaire de l’article vous tend les bras…

 

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Bilan du Challenge : 30 jours, 30 photos, 1 cuillère

Illustration en pêle-mêle de mon challenge 30 jours / 30 photos / 1 cuillère.
Illustration en pêle-mêle de mon challenge 30 jours / 30 photos / 1 cuillère.

Après 1 mois au rythme d’une création par jour avec diffusion de l’article explicatif, voici mon retour d’expérience. Déjà, le point fort est : « J’y suis arrivé !!« . C’était loin d’être gagné d’avance car j’ai réellement joué le jeu jusqu’au bout. Dans les petits chapitres suivants, je vous livre les quelques retours concrets sur le comment.

 

Organisation personnelle

Côté organisation, il m’a fallu anticiper au maximum. La vraie difficulté de ce challenge a été la gestion du temps pour chacune des tâches principales :

  • réflexion créative,
  • réalisation technique de l’image,
  • rédaction de l’article associé.

En fonction de l’idée, le travail technique n’a pas toujours été équivalent. Je vais donc entrer dans les détails ci-dessous.

 

Processus de création

Le processus de création est détaillé dans mon livre bonus que vous pouvez télécharger gratuitement depuis le formulaire ci-contre . Cependant, à coté de celui-ci, j’ai aussi eu pas mal de retours d’amis qui m’ont proposé leurs idées dont certaines ont été retenues.

S’il y a une leçon que je retiens de cette expérience est qu’il m’a été nécessaire de me représenter mentalement l’image pour être capable d’engager le travail réel. Je dis bien « engager », car souvent, j’ai adapté l’idée en fonction des contraintes de réalisation.

La recherche des idées n’a pas quitté mon esprit de tout le mois. Pour être honnête, les 15 premières idées ont rapidement été trouvées, mais pour les suivantes, il a fallu se gratter la tête un peu plus. J’ai aussi remarqué, que les idées apparaissaient à des moments improbables : en plein repas, au réveil ou la nuit en dormant…

Avec le recul, quand je regarde l’ensemble des images, je réalise que finalement, il n’y a pas vraiment de limite à la création. Jamais je n’aurais imaginé trouver autant d’idées différentes autour d’une simple petite cuillère ; objet résolument banal au possible. Avec, simplement du temps et du lâcher prise pour s’autoriser à imaginer des idées des plus loufoques, le résultat est d’autant plus surprenant.

Tout le monde parle de liberté. Pour moi cette expérience m’a permis de vivre une forme de liberté : je parle de l’imagination. J’ai trouvé ça très plaisant !

 

Processus de réalisation

La réalisation a pu être extrêmement différente en fonction des images. Dans le cas le plus simple comme par exemple la photo#20, le travail a été réalisée en moins de 5 minutes car il m’a suffi de disposer les objets et de prendre la photo en lumière naturelle. Ensuite le post-traitement a été aussi très rapide.

Par contre, lorsqu’il s’agissait de vrai photomontage, il m’a été parfois nécessaire d’utiliser des outils plus spécifiques comme Blender pour réaliser des objets en images de synthèse 3D ou DigiCamControl pour bien positionner la petite cuillère pour qu’elle s’intègre correctement dans la perspective de l’ensemble.

Pour pallier à ces contraintes, j’ai concentré la réalisation de mes images sur les weekends. Ainsi, je pouvais profiter de la lumière du jour si nécessaire, de plus de temps pour rechercher les photos sources, et de prendre le temps de modéliser les objets en 3D…

Processus de rédaction

C’est une fois que j’ai réalisé plusieurs images pour les jours à venir, j’ai consacré les soirées en semaine pour rédiger les articles. J’ai été grandement aidé par la structure prédéfinie des articles. Ainsi, ces moments devenaient un peu comme un repos mental. Je n’avais qu’à décrire ce que j’avais fait pour la réalisation. Du point de vue créatif, cette partie était moins sollicitante. Ce qui n’était pas un luxe.

J’ai aussi légèrement évolué dans le contenu de l’introduction de mes articles vers la fin du challenge. C’était un peu comme si la petite cuillère était devenue une personne avec qui j’avais partagé des aventures surréalistes. Une vieille amie en quelque sorte…

 

Bilan sur les statistiques et les commentaires

Les résultats globaux sont les suivants :

  • FACEBOOK : 275 actions dont 98 partages / 128 j’aime / 49 commentaires
  • BLOG : 27 photos notées / 19 commentaires / note moyenne « créativité » = 9.5/10 / note moyenne « réalisation » = 9.5/10

 

Le top 5 issu des notations sur le blog :

Super Cuillère
Super Cuillère

Dans l'intimité du lave-vaisselle.
Dans l’intimité du lave-vaisselle.

J'aime le miel
J’aime le miel

Quand madame Cuillère tire la langue.
Quand madame Cuillère tire la langue.

Ne pas y aller avec le dos de la cuillère.
Ne pas y aller avec le dos de la cuillère.

 

Le top 5 issu de l’activité sur Facebook :

Ma mère-grand, que vous avez de grandes dents
Ma mère-grand, que vous avez de grandes dents

La petite cuillère se fait grondée par ses parents !
La petite cuillère se fait grondée par ses parents !

Etre à ramasser à la petite cuillère
Etre à ramasser à la petite cuillère

La petite cuillère recherche l'Amour...
La petite cuillère recherche l’Amour…

La catapulte à cuillère
La catapulte à cuillère

 

Et maintenant…

Pour le moment, je n’ai pas encore décidé quand je referai ce type de challenge. Bien que cette expérience ait été très enrichissante, il faut aussi avouer qu’elle est prenante et chronophage. Je vais donc continuer mon petit bonhomme de chemin pour continuer de vous donner du contenu de qualité à propos des disciplines autour de la créativité, de la photographie, du post-traitement et du photomontage.

A très bientôt pour de nouveaux articles et n’hésitez à partager le blog à vos amis. Cela m’encouragera énormément pour continuer à partager avec vous mes compétences dans ces domaines.

 

Voici la liste de l’ensemble des articles concernés par ce challenge

Empressez-vous de cliquer sur ces liens pour découvrir les explications sur la réalisation de chacune de ces images.

icf-russia.ru
maghullradio.co.uk
towncreekfdn.org
videocentury.ru
vorvuz.ru