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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le braketing

Le braketing permet de réaliser une série de photos avec des réglages différents sur l’un des critères suivants :

Les paramètres du braketing

Quel que soit le critère que vous souhaitez faire varier, il y au moins 2 paramètres à définir :

  • Le nombre de photos composant la série,
  • La quantité de variation du critère.

Classiquement, en fonction de l’appareil photo que vous possédez, le nombre de vue définissable varie entre 2, 3, 5, 7 et 9 photos.

Vous avez aussi la possibilité de définir l’ordre des prises de vue :

  • Réglage normal, puis Réglage sous-compensé et enfin surcompensé,
  • Réglage sous-compensé, puis Réglage normal, et enfin Réglage surcompensé

Entre chacune des prises de vue, l’appareil modifiera automatiquement le ou les paramètres nécessaires pour obtenir la quantité de variation du critère que vous avez définie.

Critère 1 : l’exposition

L’exposition d’une photographie est définie par son nombre IL (indice de lumination ou indice de luminance) ou EV (exposure value).

Pour faire varier l’IL d’une photographie, il est possible d’agir sur les 4 paramètres suivants :

Dans les options de votre appareil, vous avez la possibilité de choisir le ou les paramètres à faire évoluer. Cela peut par exemple être :

  • L’exposition et le flash,
  • L’exposition seulement,
  • Ou le flash seulement.

Enfin, en fonction du mode de prise de vue, P, S, A ou M, vous avez la possibilité de choisir le ou lesquels des paramètres de l’exposition à faire évoluer.

Dans le cas du braketing d’expositions, il est nécessaire de déclencher autant de fois que le nombre de photos défini dans la série de photo.

Critère 2 : La balance des blancs

Ici, l’objectif est de faire évoluer la dominante de couleur entre le bleu et l’ambre.

L’unité utilisée est le mired. Il correspond à un décalage de température de couleur et qui peut être de 5 mired, 10 mired ou 15 mired.

Ces écarts peuvent être réalisés vers les bleus, vers les ambres, ou enfin de part et d’autre de la position médiane du réglage défini par le photographe.

La particularité du braketing de la balance des blancs, est que la température de couleur est un paramètre qui peut se régler en post-traitement depuis un fichier RAW.

Ainsi, cette option n’a de sens et n’est accessible uniquement que quand un format enregistrement autre que le RAW est choisi.

En effet, l’appareil exploitera les données RAW saisi par le capteur pour créer à la volée des copies de la prise de vue (en JPG par exemple) avec les valeurs de balance des blancs définies dans le braketing. Ainsi, une seule prise de vue est nécessaire pour produire l’ensemble des fichiers de la série.

Critère 3 : La luminosité des ombres et des hautes lumières

Ici (D-Lighting), il s’agit d’une option spécifique à la marque Nikon qui permet de rendre dès la prise de vue un contraste plus doux en restituant les détails dans les basses et les hautes lumières.

En fonction de votre matériel, il se peut que vous ayez accès des possibilités de braketing spécifique qui de manière générale, repose que le même principe tel que je l’ai expliqué en début d’article.

Je vous invite donc à consulter le manuel de votre appareil photo afin de prendre connaissance des capacités de celui-ci. Vous serez ainsi e mesure d’exploiter l’ensemble de ses possibilités.

Quand utiliser le braketing

Historiquement du temps de l’argentique, le braketing avait pour objectif d’augmenter les probabilités d’obtenir l’exposition optimale dans les situations difficiles d’éclairage.

Aujourd’hui avec le numérique, la visualisation immédiate de la photo permet de savoir tout de suite s’il est nécessaire de reprendre une photo ou non pour optimiser son rendu. Le braketing semblerait alors obsolète.

En réalité, pas du tout. Je pense même qu’il est encore plus utilisé depuis l’ère du numérique.

En effet, malgré tous les avantages que présentent les boîtiers numériques, ils possèdent un grave inconvénient par rapport aux négatifs. Ils sont limités dans la dynamique de capteur. Autant avec l’argentique, il était quasiment impossible de cramer les hautes lumières, qu’en numérique ce risque est omniprésent. Et par conséquent, la prise de vue d’une scène à forts contrastes peut devenir impossible à saisir en une seule prise de vue.

C’est la raison pour laquelle, la technique HDR (High Dynamic Range) a été inventé. Sans rentrer dans les détails, cette technique repose sur l’assemblage en post-traitement de plusieurs photos prises à des expositions différentes pour reconstituer l’ensemble de la dynamique nécessaire à la scène. C’est justement, ce que le braketing est capable de faire à la perfection.

Pour en savoir plus sur la mise en œuvre des fichiers HDR, prise de vue et poste traitement, je vous invite à lire les articles dédiés.

De même, l’utilisation du braketing dans un environnement lumineux dont l’éclairage met en œuvre des sources de lumière de différentes températures de couleur permet d’assembler en post-traitement les différents clichés pour reconstruire une photo homogène en dominante de couleur.

Mon petit secret pratique

Juste pour conclure cet article sur une petite astuce d’utilisation, je vous conseille d’associer le braketing avec le mode prise de vue en rafale de votre boîtier. En effet, la majorité du temps, l’exploitation des séries de photo se fera en post-traitement dans le but de les assembler.

Pour ce faire, il faut un cadrage théoriquement identique, supposant une prise de photo sur pied.

En réalité, les outils informatiques sont capables de repositionner automatiquement de légers décalages de cadrage. Pour faciliter cette tâche, l’utilisation du mode rafale vous permettra de prendre l’ensemble de la série en très peu de temps et limitera donc l’impact de votre mouvement. Ainsi, l’usage du pied photo n’est plus une obligation.

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La Lumière, c'est quoi ?

Éclairages possibles en fonction du type de flash

En fonction du type de flash que vous possédez, il est possible de faire différents types d’éclairage. Je vais donc partager avec vous, dans cet article, ce que vous pouvez attendre de votre flash intégré, d’un flash cobra monté sur le boîtier, d’un flash cobra déporté ou d’un éclairage de studio classique.

Flash intégré

Les flashes intégrés ont mauvaise presse un peu partout sur les forums internet ou ailleurs. A vous de vous faire votre propre idée de la chose en connaissance de cause.

Commençons par les caractéristiques de ce type d’éclairage. Vous trouverez dans le tableau suivant la synthèse des points clés d’un éclairage.

Point cléCommentaire
Puissance lumineusefaible
Direction de la lumièredans l’axe de la prise de vue
Taille de la source lumineusepetite

En regardant rapidement ce tableau, on s’imagine bien que cet accessoire est plutôt limité dans ses possibilités. 

  • La faible puissance impose que le sujet à éclairer ne doive pas être éloigné de l’appareil.
  • La direction axiale de la lumière signifie que l’éclairage ne produira pas ou peu d’ombre sur le sujet, mais éventuellement une ombre portée sur le fond derrière le sujet.
  • La petite taille de la source lumineuse produira une lumière dure.

Cependant, limiter ne signifie pas totalement inutile.

L’intérêt de ce type d’éclairage est très souvent nécessaire pour éclaircir les ombres produites par d’autres sources de lumière (naturelle ou artificielle).

Pour mieux illustrer ce besoin, je vous invite à lire ou relire l’article : Les bases de la photo de portrait en studio

La seconde possibilité revient à pousser à l’extrême ce que nous venons d’aborder, c’est-à-dire à éviter l’effet de silhouette dans un contre-jour total. En réglant la puissance de votre flash intégré ou ajustant la distance séparant le sujet de l’appareil, vous pouvez régler la quantité de lumière additionnelle éclairant le sujet.

Usage du flash intégrer pour débouché les ombres d'une prise de vue en contre-jour
Usage du flash intégrer pour débouché les ombres d’une prise de vue en contre-jour

Flash cobra monté sur la griffe du boîtier d’appareil photo

Afin de pouvoir comparer les différences entre les types de flash, reprenons le tableau synthétique des points clé :

Point cléCommentaire
Puissance lumineusemoyenne
Direction de la lumièredepuis le boitier, mais orientable en rotation
Taille de la source lumineusepetite ou ajustable en fonction de l’environnement de la scène

La possibilité d’orienter la tête du flash, permet de diriger la lumière. Ainsi, il est possible d’éclairer différemment une zone de la photo. L’exemple type est le suivant :

Supposons plusieurs personnes alignées les unes à côté des autres que vous prenez en photo à moitié de profil. La lumière perdant sa puissance avec le carré de la distance, engendre que la personne la plus proche sera beaucoup plus éclairée que celle au fond. L’astuce revient à orienter la tête du flash sur le côté afin de moins éclairer la personne au premier plan comme le montre les illustrations ci-dessous.

L'orientation de la tête du flash permet d'éviter les points chauds et de mieux équilibrer l'éclairage
L’orientation de la tête du flash permet d’éviter les points chauds et de mieux équilibrer l’éclairage

La seconde possibilité est de profiter de la puissance supplémentaire de ce type de flash pour réaliser un éclairage indirect en éclairant une surface comme un mur ou le plafond qui deviendront alors la source de lumière du point de vue du sujet.

L’avantage ici est que cette source de lumière sera de plus grande taille et permettra de gérer des ombres plus douces dont la pénombre sera plus étendue.

L'orientation de la tête du flash permet de transformer le mur de gauche en large source de lumière
L’orientation de la tête du flash permet de transformer le mur de gauche en large source de lumière

Flash cobra à déclenchement à distance

Cette fois, les possibilités sont encore plus étendues, comme le montre le tableau ci-dessus.

Point cléCommentaire
Puissance lumineusemoyenne
Direction de la lumièredepuis n’importe où
Taille de la source lumineusepetite ou ajustable en fonction de l’environnement de la scène ou des modificateurs additionnels (boîte à lumière, parapluies…)

Il s’agit d’un studio d’éclairage à proprement dit. Les fonctionnalités des déclencheurs distants, qu’ils soient radio ou optique, permettent de piloter un grand nombre de flashes simultanément. Ceci dans l’objectif de construire un éclairage complexe et ouvrant un champ de possibilité élargi.

Ici, la limitation reste uniquement la puissance lumineuse des flashes cobras qui limitent à l’utilisation de modificateur de lumières de petite taille. En effet, plus la source de lumière est diffusée et élargie et plus il est nécessaire d’avoir de la puissance au niveau de la source de lumière.

Vous avez donc moyen de réaliser des photos de type contre-jour si vous n’avez qu’un seul flash ou des éclairages à la Rembrandt.

Le déclenchement à distance des flashes permet de positionner l'éclairage derrière le sujet
Le déclenchement à distance des flashes permet de positionner l’éclairage derrière le sujet
L'éclairage de type Rembrandt est caractéristique du triangle lumineux sous un œil ce qui est obtenu avec une source de lumière déportée autour de 45° du visage.
L’éclairage de type Rembrandt est caractéristique du triangle lumineux sous un œil ce qui est obtenu avec une source de lumière déportée autour de 45° du visage.

Flash de studio à déclenchement à distance

Ici, c’est la configuration optimale pour avoir moyen de réaliser tout type de prise de vue en éclairage artificiel. 

Point cléCommentaire
Puissance lumineuseforte
Direction de la lumièredepuis n’importe où
Taille de la source lumineuseAjustable en fonction de l’environnement de la scène ou des modificateurs additionnels (boîte à lumière, parapluies…)

Grâce à la forte puissance disponible par les flashes de studio, vous avez moyen de les utiliser dans plus de situations possibles comme en plein jour par exemple comme éclairage complémentaire au soleil.

Cependant, leur encombrement n’est pas un avantage pour les transporter hors de votre studio classique. C’est la raison pour laquelle, les fabricants travaillent beaucoup sur les possibilités de transport en réduisant le poids et la taille de leurs produits tout en garantissant une forte puissance lumineuse. La marque Profoto propose notamment leur gamme B10X ainsi que leur gamme A1X pour répondre à cette évolution du besoin.

Mes conseils

Maintenant que vous avez une bonne vision d’ensemble des types de flash que vous pouvez rencontrer, je pense qu’il est utile d’aborder toutes ces technologies au fur et à mesure.

Rien ne sert à dépenser toute son argent aujourd’hui dans le meilleur matériel si vous n’avez encore jamais pratiqué la prise de vu au flash.

Chaque technique nécessite un certain temps d’apprentissage pour les maîtriser suffisamment pour bien comprendre les limites de son matériel actuel qui vous empêcheront de réaliser les prises de vue que vous souhaitez. Mieux vaut que les fabricants continuent de développer leurs produits pendant que de votre côté vous progresser dans la maîtrise de votre matériel actuel. Vous aurez alors accès à du meilleur matériel quand le moment sera venu pour vous de faire évoluer vos outils.

Globalement, il faut voir ces gammes de matériels comme des outils qui s’utilisent avec plus ou moins de confort d’utilisation.

Comme l’a dit Sénèque, “Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.”, rien ne sert d’avoir du matériel, si ce n’est pas pour savoir quoi en faire.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

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Comment photographier un coucher de soleil

Les vacances estivales se sont terminés et nous profitons d’un été indien splendide. C’est donc le bon moment pour profiter de la nature et notamment de contempler un beau coucher de soleil sur fond de couleur d’automne. Voici mes conseils pour immortaliser ces moments magnifiques en photographie.

Prairie délicatement caressée par les doux rayons du soleil couchant
Prairie délicatement caressée par les doux rayons du soleil couchant

Concept de la prise de vue du coucher de soleil

Posez-vous la question : « Qu’est-ce que j’aime dans ce coucher de soleil ? »

En fonction de votre sensibilité du moment, la réponse à cette question peut littéralement différer :

  • J’aime les couleurs chaudes du ciel,
  • J’aime les ombres allongées projetées sur le sol,
  • J’aime le découpage en silhouette d’un sujet particulier sur le flamboyant,
  • J’aime le calme de nature à cette heure,
  • J’aime le moment que je passe avec mon ami(e)

Comme vous pouvez le constater, derrière le thème « coucher de soleil » peut se cacher une infinité de points de vue différents qui donneront plus de sens à votre photo que de simplement appuyer sur le déclencheur pour enregistrer le soleil sur l’horizon devant vous.

Mise en évidence d'une silhouette d'un kiteboarder au coucher du soleil
Mise en évidence d’une silhouette d’un kiteboarder au coucher du soleil

Conseil pour la prise de vue

Un coucher de soleil se produit à la fin de « l’heure dorée ». Il est donc important de traduire ceci en points d’attention par le photographe.

Comme son nom l’indique, l’heure dorée est un moment ou les rayons du soleil son fortement teinté de jaune/orange. De plus, le soleil se couchant, la luminosité est évidemment moindre.

En fonction, de l’esprit de votre photographie, il sera donc nécessaire de procéder aux réglages adéquats.

Dans le cas le plus simple où vous souhaitez mettre l’accent sur le découpage d’une silhouette devant un ciel flamboyant, il suffira de régler votre exposition en fonction de la luminosité du ciel.

Par contre, si vous avez besoin de correctement exposer un sujet en contre-jour par exemple, il faudra ben prendre en compte la teinte dorée de la lumière. Nous avons deux façons de procéder :

  • La première est d’utiliser la lumière naturelle en la réfléchissant à l’aide d’un réflecteur argenté. Ainsi, vous garderez la même teinte tout en ayant pas trop de perte de puissance lumineuse.
  • Si d’aventure, cela ne suffisait pas, il serait alors nécessaire de faire un appoint de lumière provenant d’un flash cobra par exemple. Dans ce cas, il faut savoir que la lumière d’un flash est dite « blanche » (autour des 6500°K). C’est pourquoi, si vous utilisez celui-ci directement, vous constaterez un décalage de teinte où le fond sera chaud et le sujet sera froid. Esthétiquement parlant, cela risquera de ruiner la qualité de votre image. Pour pallier ce phénomène, il est alors nécessaire d’utiliser une gélatine de couleur chaude sur votre flash afin de teinter sa lumière.

Ambiance magique d'un couché de soleil en hiver sur les hauteurs du Ballon d'Alsace
Ambiance magique d’un couché de soleil en hiver sur les hauteurs du Ballon d’Alsace

Coucher de soleil évoquant la plénitude du lieu
Coucher de soleil évoquant la plénitude du lieu

Profitez des avantages du numérique

Comme déjà évoqué dans d’autres articles du blog, si votre sujet n’est pas trop mobile, tentez l’expérience de la prise de vue HDR (High Dynamic Range). De cette manière, vous pourrez enregistrer tous les détails dans les plus sombres aux plus clairs.

Aujourd’hui, l’assemblage HDR est très facile dans les logiciels de développement tel que Lightroom Classic CC.

Dites-moi en commentaire quelles sont vos astuces pour gérer ce type de prise de vue.

Transcription de l'ambiance si particulière des plages bretonnes
Transcription de l’ambiance si particulière des plages bretonnes

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Réussir à coup sûr vos photos de groupe

Dans de nombreuses circonstances, un photographe est amené à réaliser des photos de groupe de personnes. Mais quelles difficultés pour avoir toutes les personnes avec le visage souriant, la tête de face et les yeux ouverts ! Dans cet article, je vous livre mon astuce infaillible pour réussir à tous les coups cette mission.

Sommaire :

  1. Le matériel
  2. La prise de vue
  3. La retouche

1. Le matériel

Afin de réaliser de façon aisée les photos de groupe, il est souvent pratique d’utiliser un pied photo. L’avantage d’utiliser cet accessoire est de pouvoir ajuster le cadrage précisément. L’important est de vous assurer que l’ensemble des personnes occupent une bonne partie du cadre sans trop les serrer sur les bords et de positionner les éléments du décor correctement.

Au sujet de l’optique, privilégiez une focale suffisamment courte pour cadrer la scène tout en restant assez proche des personnes afin de pouvoir confortablement communiquer avec eux pour les guider.

Attention néanmoins aux focales trop courtes qui apporteront des déformations visibles sur les bords de l’image.

matériel photo
matériel photo

2. La prise de vue

Au niveau des réglages, je vous conseille d’appliquer les suivants :

  • Diaphragme suffisamment fermé pour que tous les rangs soient nets (f/8 ou f/11)
  • Mise au point sur un rang intermédiaire pour profiter de la répartition de la profondeur de champ (⅓ – ⅔).
  • Activez le mode rafale dans le but de prendre plusieurs photos d’affilée.

Maintenant, procédez de la manière suivante. En même temps que vous interagissez avec le groupe pour attirer l’attention de tout à chacun, restez appuyé sur le déclencheur. Vous obtenez ainsi une série de photo.

Le fait de procéder ainsi, vous multipliez vos chances d’avoir au moins chaque personne avec le visage convenable sur l’un des clichés. De plus, l’interaction, permet aussi de casser la monotonie de l’exercice et permet de détendre les expressions des personnes.

 

3. La retouche

Suite à ce processus, vous avez en votre possession, de séries de photos de groupe qu’il vous reste à assembler sur Photoshop.

Le travail consiste donc à superposer vos clichés sous forme de calques dans un même document psd. Alignez-les et il ne vous reste plus qu’à masquer les visages tournés ou non-souriants pour faire apparaître une bonne version présente depuis l’un des autres calques.

Avec un peu de précision au niveau des raccords, votre photo finale sera parfaite.

Illustration de Photoshop CC
Illustration de Photoshop CC

 

Que pensez-vous de cette technique ? Utilisez-vous déjà ? Laissez-moi vos commentaires ci-dessous ou éventuellement vos questions.

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Photo de mariage : Le jour J

Le jour J est enfin arrivé pour les mariés. C’est le grand jour aussi pour le photographe de mariage. Si vous avez appliqué tous les conseils partagés dans mes articles précédents, logiquement, vous êtes serein, car vous vous serez préparé pour cet événement. Voici maintenant mes derniers conseils concernant le Jour J.

Etat d’esprit

Ayez confiance en vous

Le jour J est le moment où vous devez avoir confiance en vous. Ce n’est pas une chose facile me direz-vous. C’est vrai, mais pas impossible pour autant. Souvenez-vous de toute la préparation amont que vous avez fait. Grace à celle-ci, vous êtes la personne qui en connait le plus sur la journée. Vous avez donc en votre possession, toutes les informations essentielles sur lesquelles vous appuyer à tout moment. Vous pouvez donc facilement vous rassurer en cas de doute.

La seconde astuce est de vivre l’instant présent. Maintenant que vous êtes au pied du mur, concentrez-vous à le franchir. La focalisation de votre esprit à la réalisation de vos photos, occupera suffisamment votre cerveau pour ne pas penser à vos doutes. Commencez donc à prendre des photos dès que vous arrivez.

Bonne humeur

Gardez à l’esprit que vous êtes l’un vecteur de bonne humeur non-négligeable pour cette journée. La bonne humeur est communicative, alors diffusez la vôtre tant que possible. Je vous assure que c’est un réel investissement qui vous facilitera votre travail tout au long de cette journée. La méthode Couet est votre amie.

Montrez-vous rassurant

Au même titre que la bonne humeur, votre sérénité s’étendra aux mariés et à leurs familles. Si vous êtes témoin de scène de stress, sans prendre parti à la discussion, le simple de fait de vous montrer avec une attitude bienveillante rassurera les personnes autour de vous. Ceci ne pourra qu’aider à apaiser la situation.

Illustration de la sérénité nécessaire au photographe de mariage pour bien remplir sa mission
Illustration de la sérénité nécessaire au photographe de mariage pour bien remplir sa mission

 

Comportement

Etre ouvert et chaleureux vers les invités

Vous devez vous intégrer et si possible vous faire apprécier au maximum. Pour ce faire, allez vers les gens, et présentez-vous le plus tôt possible. Privilégier en particulier les membres des familles et les officiels (maire, curé…). Avec les officiels, sollicitez-les pour connaître leurs consignes :

  • Assurez-vous que le curé vous valide l’autorisation d’accéder au niveau de l’orgue, de la chair…
  • Rassurez-le comme quoi, vous n’utiliserez pas de flash pendant la cérémonie…
  • Plaisantez un peu avec eux, ils seront alors plus détendus sur les photos…

De manière générale, le fait de vous présenter/afficher comme photographe officiel, l’expression des personnes sur vos photos seront d’autant plus naturelles. En effet, incarner le rôle de photographe officiel les rassura sur le potentiel qualitatif des photos prises. Ils auront moins de stress à être photographié. C’est un atout pour vous.

Identifiez les leaders

Dans tout groupe de personne, il y a toujours un ou des leaders. Un mariage n’échappe pas à cette règle. Identifiez les leaders et ceux qui ont des rôles particuliers dans le déroulement de la journée. Allez vers eux, et faite connaissance, car il faudra les avoir à l’œil. De nombreuses scènes typiques du mariage émaneront d’eux.

C’est aussi auprès d’eux que vous pouvez tenir à jour votre planning avec les éventuels changements de dernières minutes. De plus, comme vous êtes en possession de l’organisation générale de la journée, vous avez aussi des informations à échanger avec eux. Ils seront donc prêt à partager avec vous leurs informations d’autant plus que vous êtes la personne qui immortalisera le résultat de leur travail. Vous serez donc dans une relation gagnant/gagnant.

Anticiper les étapes

Logiquement, à la lecture des conseils précédemment partagés, vous comprenez bien qu’il faut anticiper. Pour ce faire, la règle d’or est d’arriver suffisamment en avance à chaque étape de la journée. Ainsi, sans vous mettre la pression, vous pourrez calmement aborder l’étape du moment en vous mettant en place aux meilleurs endroits.

 

N’oubliez pas de profiter

Une journée à rester concentrer à chaque instant, c’est éprouvant et vous ne devez pas faiblir en fin de journée. Vous devez donc vous aménager des moments plus calme pour vous ressourcer. L’astuce ici est de pleinement profiter de ce moment.

En effet, pour bien retranscrire l’ambiance de la journée dans vos photos, vous devez aussi vivre cette ambiance. La photographie est un art et l’art est directement lié aux émotions. Alors profitez aussi pour ressentir les émotions de cette journée. Cela servira pleinement à la qualité de votre travail.

Imprégniez-vous de l'ambiance de la fête
Imprégniez-vous de l’ambiance de la fête

 

Gardez toujours l’attention sur votre logistique

Pour rappel, vous avez une obligation de résultat de livrer les photographies de cet événement unique. Il y a donc un minimum de points à garder toujours en tête.

Sauvegarde des photos

Assurez-vous de toujours garantir l’intégrité de vos photos. Pour ce faire, faites des sauvegardes régulières de vos cartes sur des supports annexe (PC, disques durs, videur de carte…)

 

Gardez un œil sur votre matériel

Le matériel que vous emportez a une réelle utilité pour la réalisation de votre mission. Manipulez-le avec attention pour deux raisons essentielles évidentes, mais qu’il est toujours bon de rappeler :

  • Si vous casser ou perdez votre matériel, il vous manquera pour réaliser ce que vous avez prévu,
  • le plus grave est la frustration que cela engendra et l’impact sur votre état d’esprit. Il serait alors vraiment plus difficile pour vous de garder votre sérénité, élément essentiel à la bonne réalisation de votre mission.

Un photographe averti en vos deux…

Garder un œil sur votre matériel et manipulez-le avec attention
Garder un œil sur votre matériel et manipulez-le avec attention

 

Laissez-moi en commentaire vos questions éventuelles afin que je puisse y répondre et ainsi vous aider un peu plus. A bientôt.

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Photo de mariage : Quels matériels photo utiliser

Réaliser les photos d’un mariage est une forme de course contre-la-montre tout au long de la journée. A cela s’ajoute le fait que vous devrez faire face à des conditions de prises de vue très variées en fonction des différents lieux. Pour ne pas être pris en dépourvu, il vous faudra donc bien gérer l’aspect logistique de votre matériel. Le plus simple étant bien sûr de définir au juste nécessaire « Quels matériels photo utiliser ».

 

Conditions de prises de vue classiques

J’ai synthétisé dans le tableau suivant les conditions de prise de vue en fonction de chacune des étapes classiques d’un mariage.

Lumière Type de focale Mobilité
Accessoires Naturelle intérieure

Naturelle extérieure

Flash

Macro

Standard

Pas de mobilité requise
Maquillage / Coiffure Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Limité car souvent espace intérieur petit
Habillage Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Limité car souvent espace intérieur petit
Photo de couple Naturelle intérieure

Naturelle extérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Téléobjectif

Mobilité pour aller de lieux en lieux différents
Mairie Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Limité car souvent espace intérieur petit
Eglise Naturelle intérieure

 

Standard

Grand-angle

Téléobjectif

Grand espace intérieur avec la nécessité de ne pas faire de bruit
Vin d’honneur Naturelle intérieure

Naturelle extérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Mobilité potentiellement difficile en fonction du nombre de personnes
Repas/Soirée Naturelle intérieure

Flash

Standard

Grand-angle

Mobilité potentiellement difficile en fonction du nombre de personnes

Voici quelques commentaires supplémentaires pour mieux comprendre le tableau ci-dessus.

La notion de lumière est le paramètre le plus important, car c’est celui qui va influencer particulièrement les réglages de votre boîtier. A noter qu’une très grande partie des photos sont prises en intérieurs avec peu de lumière.

J’attire votre attention sur l’utilisation du flash. Vous aurez remarqué que le flash figure dans toutes les lignes sauf pour l’église.

La majorité du temps, les flashes ne sont pas les bienvenus durant la cérémonie, car il perturbe son déroulement. De plus, au vu de la taille de l’église et des distances de prise de vue éventuelle, il n’est pas vraiment pratique de l’utiliser durant la cérémonie.

Afin de caractériser un peu la notion d’espace, j’ai choisi de prendre en considération le type de focale qui classiquement serait utilisé dans chacune des circonstances. Quoiqu’il arrive, plus les focales sont lumineuses et plus il est aisé d’opérer en faible lumière. En aucun cas, il ne s’agit pas de prendre pour argent comptant ces indications, car du point de vue créativité tout est possible évidemment.

Enfin, un mariage ce n’est pas statique. Au contraire, pour le photographe ça ressemble même à une journée de sport tellement il doit se déplacer et se mettre dans des positions inconfortables pour saisir le maximum de moments forts avec des angles de vue créatifs. C’est la raison pour laquelle j’aborde cette notion de mobilité. Plus vous emmènerez de matériel est plus vos déplacements seront difficiles.

En bref, vous l’aurez compris, il y a un équilibre à trouver dans tout ça. Mais il y a des solutions et astuces pour palier à tout ça.

Illustration de l'article sur les avantages des objectifs à focale fixe de 50 mm
Focale lumineuse et légère à la fois.

 

Matériels photo

Comme nous venons de le voir, le photographe doit être capable de faire face à un ensemble de contraintes.

D’un certain point de vu, plus il y aura de matériels emporté et plus il sera possible de faire de bonnes photos. En tout cas, c’est ce qu’on peut se dire naturellement.

En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai…

Un mariage, c’est avant tout une histoire à raconter.

Cette dernière s’écrit tout au long de la journée devant les yeux du photographe qui devra être en mesure d’enregistrer avec son appareil photo.

Il est donc important de privilégier la réactivité avec une configuration le plus passe-partout possible.

Encore une fois, ces considérations sont à prendre avec du recul par rapport à votre style photographique. Peut-être que votre style passe par l’usage exclusif de téléobjectif quelles que soient les conditions de prise de vue.

Ceci étant clair, je vais néanmoins partager avec vous mes usages :

J’utilise quasiment toujours mon objectif AF-S NIKKOR 24-70mm f/2.8G ED sur mon boîtier Nikon full-frame. Car son angle de champ convient très bien à mon style de photos. Il est lumineux et sa plage de focale est largement suffisante pour palier à pratiquement toutes les situations courantes qui attire mon œil.

A celui-ci, j’ajoute mon objectif SIGMA MACRO 105mm F2.8 EX DG OS HSM pour réaliser les photos en gros plan des détails tels que les alliances par exemple. Pour être certain de pouvoir maîtriser la lumière pour ce moment, j’utilise un flash cobra Nikon SB-700 déporté piloté par des trigger radio CACTUSv6.

Ensuite en fonction des repérages fait en amont, je viens compléter ce matériel avec :

Donc en résumé, voici la liste de mon matériel de base :

  • Boitier Nikon format FX,
  • AF-S NIKKOR 24-70mm f/2.8G ED,
  • SIGMA MACRO 105mm F2.8 EX DG OS HSM ,
  • Un flash cobra Nikon SB-700,
  • Un trépied Manfrotto,
  • Cartes mémoires,
  • Piles et batteries chargées bien sûr.

Et en complément éventuel

  • Un téléobjectif Sigma 70-200 mm F2,8 DG EX APO HSM,
  • grand-angle AF-S NIKKOR 14-24mm f/2.8G ED.

L’ensemble de tout ceci entre dans mon sac photo Lowepro Vertex 200AW mais dès qu’il est possible de laisser une partie de ce matériel caché dans le coffre de ma voiture, je le fais afin d’alléger le sac. C’est en particulier le cas pour le trépied, et la focale macro.

Illustration de l'article à propos des grands angles
Idéale pour les photos de grands groupes

 

Autres matériels

Mon smartphone

J’emporte toujours avec moi mon smartphone pour plusieurs raisons.

  • Je reste joignable à tout moment,
  • Je peux aussi joindre les personnes,
  • Il me sert de GPS quand je suis dans une région que je ne connais pas parfaitement,
  • Il me permet d’emporter des exemples de photos à m’inspirer, une sauvegarde de ma feuille de route,

Attention de bien couper sa sonnerie pendant les moments solennels.

Un PC portable + disque dur externe

Le but est de pouvoir décharger régulièrement mes photos pour en faire une copie de sauvegarde doublée : sur le PC et sur le disque dur externe. Evidemment, n’oubliez pas non plus le lecteur de carte ou le câble permettant de transférer les photos.

L’autre avantage du PC est de pouvoir durant la soirée afficher un aperçu des photos prises durant la journée. Alors effectivement, elles ne sont pas retouchées, mais l’idée est juste de montrer rapidement un aperçu de la journée. Personnellement, je n’ai jamais entendu une remarque comme quoi, les photos n’étaient pas au niveau car non retouchées. Au contraire, j’ai souvent reçu que des compliments et des questions des différents invités curieux. C’est une occasion d’ouvrir la discussion autour de votre savoir-faire et de leur montrer des exemples de photos finalisées sur votre smartphone. Ça les rassurera sur la qualité des photos une fois traitées et vous aurez eu l’occasion de faire votre publicité auprès de potentiels prospects.

illustration des fonctionnalités des Smartphones à propos de la photographie.
Outil indispensable pour faire face à tout imprévu

Divers

Un stylo

Pour facilement noter les modifications éventuelles sur ma feuille de route et cocher les notes devenues inutiles

Vos cartes de visite

C’est une façon de laisser une trace vers des personnes potentiellement intéressées.

Un désodorisant corporel et quelques vêtements de rechange

Une fois le gros de la journée passé, il peut être intéressant de redevenir « odorifèrement sociable ».

Une application photo donnant les heures dorées et bleue

Celle que j’utilise est très complète et s’appelle Sun Surveyor.

Illustration de l'article Téléobjectif
Utile quand la liberté de mouvement est limitée

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Pose longue : Quand, Comment, Pourquoi

Quand utiliser la pose longue ?

Manque de lumière

C’est la première situation à laquelle un photographe est amené à utiliser la pose longue. En effet, comme expliqué dans l’article à propos de l’exposition d’une photo, il est important que le capteur enregistre suffisamment de lumière pour produire une image correctement exposée.

Lorsque les conditions de prises de vue ne permettent pas d’avoir assez de lumière pour prendre une photo classiquement à main levée, il peut devenir nécessaire de recourir à la pose longue.

Pour rappel, le but est d’augmenter le temps de remplissage de la bassine suffisamment pour qu’elle soit remplie au niveau adéquate.

Montrer le mouvement

A partir d’ici, nous entrons dans l’aspect créatif de la photographie. En effet, au-delà de simplement prendre une scène correctement exposée, nous souhaitons en plus montrer le mouvement d’un sujet.

Augmenter le temps de pose, permet alors d’ajouter du flou au niveau des éléments mobiles par rapport au boîtier de l’appareil photo. Plus le temps de pose est long et plus le flou est intense. De manière extrême, il est même possible de tellement flouter un élément qu’il peut totalement être effacé de la photo.

Dans cette catégorie, plusieurs types d’éléments peuvent être considérés :

  • Les lumières mobiles (phares des voitures, lumières de manèges, étoiles, …)
  • Les fluides comme l’eau (rivières, vagues, cascades, pluie, …)
  • Les type aérosols (les nuages, les fumées, la poussière, …)
  • Les objets (les trains, les voitures, les vélos, les mécanismes, les aiguilles d’une montre, …)

Photographie de cascades en pose longue
Photographie de cascades en pose longue

Light painting

Il s’agit d’une technique particulière qui consiste apporter à manuellement de la lumière à la scène. Deux cas de figure existent :

  • Déplacer une source lumineuse directement dans le cadre. Le trajet parcouru ainsi est enregistré par l’appareil photo et donne réellement l’impression d’avoir écrit avec de la lumière.
  • Éclairer un sujet à l’aide de différentes sources lumineuse telles que des lampes torches, ou des flashes déclenchés manuellement.

Photo exemple de la technique du light Painting.
Photo exemple de la technique du light Painting.

Figer le mouvement par déclenchement d’un flash

Enfin, pour enregistrer des phénomènes ultra rapide, dite photo à haute vitesse, le photographe peut compter sur la vitesse de la lumière plutôt que sur la vitesse d’obturation de son boîtier.

L’idée est donc de régler le boîtier de manière à ce qu’il ne soit pas capable d’enregistrer l’environnement de la scène sans l’apport complémentaire de lumière d’un flash déclenché au moment opportun.

Cette technique est classiquement utilisée pour photographier :

  • les gouttes d’eau,
  • les insectes en vol,
  • les ballons remplis d’eau qui éclatent,
  • les verres qui cassent,

Illustration de l'usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.

Comme nous venons de le voir, la pose longue est utile dans de nombreux cas de figure. Maîtriser celle-ci est aussi une base à acquérir si l’on souhaite allez plus loin dans les dernières techniques telles que le light painting, ou les photos à haute vitesse.

Les points sensibles à prendre en compte en pose longue

Derrière tout ce que nous avons évoqué jusqu’à présent, il y a toujours le triangle de l’exposition car, quels que soient nos réglages, le but est d’obtenir une image correctement exposée.

Triangle de l’exposition

Dans le cas de la pose longue, le paramètre primordial est la durée d’exposition qui se veut longue. Il est alors nécessaire de contre-balancer la quantité de lumière en ajustant les deux autres paramètres du triangle qui sont l’ouverture et le réglage de la sensibilité ISO. Comme, la durée peut être très longue, il est souvent nécessaire alors de beaucoup fermé de diaphragme et de baisser les ISO au maximum.

Filtres

Mais pas seulement, il ne faut pas oublier le matériau de base à toute photographie : la LUMIÈRE !

C’est pourquoi, il existe des filtres limitant le passage de la lumière, appelé filtre ND. Classiquement, nous trouvons sur le marché les filtres de puissances différentes suivants :

  • ND2
  • ND4
  • ND8
  • ND400
  • ND1000

Le nombre qui suit les lettres ND indique par combien la quantité de lumière est divisée.

Par exemple, un ND400 divise par 400 la quantité de lumière. Donc si sans filtre votre appareil indique f/8, iso100 à 1/100s, avec le ND400, vous obtiendrez la même exposition avec les réglages f/8, iso100 à 1/100s x 400 = 4 secondes.

Stabilité

Enfin, qui dit durée d’exposition longue dit aussi risque de flou de bougé du boîtier. Il est donc super important d’être très stable par rapport aux éléments que vous souhaitez nets dans votre image.

Matériels idéals

Nous savons donc maintenant quels sont les paramètres importants pour ce type de prise de vue.

Le boîtier

Le boîtier lui-même est important, car en fonction de l’appareil que vous utiliserez vous aurez plus ou moins de latitude sur le réglage de durée d’exposition.

  • Les compacts proposeront classiquement jusqu’à 4 secondes de temps de pose max
  • Les bridges jusqu’à 30 secondes,
  • Les réflexes jusqu’à 30 secondes, mais peut être aussi l’option pose-B voire Pose-T

Pour info :

  • pose-B : avec cette option, temps que vous restez appuyé sur le déclencheur, la photo continue de se prendre
  • pose-T : avec cette option, vous appuyez une fois sur le déclencheur pour lancer la photo, et vous appuyer une seconde fois pour stopper la photo.

Sur les modèles Reflex, vous pouvez aussi avoir la fonctionnalité de verrouillage du miroir qui vous permettra de vous affranchir des micro-vibration engendrées lors de son mouvement à la prise de vue.

Une dernière fonctionnalité que tous les appareils possèdent et qui peut vous peut vous dépanner, c’est la fonction retardateur. Grasse à celle-ci, vous n’engendrerez pas de vibration lors de l’appui sur le déclencheur.

Je vous invite donc à consulter votre manuel pour savoir quelles sont les possibilités de votre matériel.

Trépied photo

Le pied photo est le meilleur ami du photographe qui pratique la pose longue. Si votre matériel n’est pas stable lors de la prise de vue, tous vos efforts seront directement ruinés. C’est pourquoi un solide trépied avec bien sûr une rotule costaud sont extrêmement pratique pour réaliser finement vos cadrages. Vous ne serez donc pas contraint de composer en fonction des supports naturellement à disposition autour de vous.

Télécommande

Une télécommande filaire est aussi un accessoire très utile. Elle vous permettra de déclencher votre photo au bon moment. Ce qui n’est pas vraiment possible par l’usage du retardateur.

Son autre avantage est qu’elles ont quasiment toute la possibilité de bloquer leur déclencheur en position appuyé. Ceci est très utile pour utiliser la fonction Pose-B. Sans quoi, bonjour les crampes aux pousses 😉

Filtres ND

Comme déjà évoqué plus haut ces filtres sont très utiles pour palier à la problématique de trop de lumière.

Lors de leur achat, je vous invite à ne pas prendre des entrées de gamme, car les premiers prix engendrent souvent des problématiques d’introduction de dominante de couleur vers les magenta. Cela risquerait de dénaturer votre scène.

Comment régler son appareil ?

Nous y voilà. Après toutes ses explications pour comprendre les phénomènes et autres conseils, comment devons nous nous y prendre pour faire notre photo.

1. Choix du point de vue

Comme la plupart du temps, vous utiliserez un trépied, je vous conseille de d’abord bien estimer votre meilleur cadrage avant de le mettre en place. Çà vous évitera ainsi des manipulation encombrante avec l’ensemble boîtier-trépied avec de forts risques de chute ou de heurt. En plus, vous gagnerez un temps certain que vous pourrai alors mettre à profit pour la suite des manipulations.

2. Mode manuel conseillé

Personnellement, je vous conseille fortement d’utiliser le mode manuel de votre appareil si possible. En voici les raisons :

  • Quoi qu’il arrive, avec ce type de prise de vue, vous avez forcement le temps de faire vos réglages, c’est donc une très bonne occasion de vous rendre compte que ce fameux « mode manuel » n’est pas si compliqué que ça.
  • Ensuite, pour démystifier l’affaire, tous les appareils ont un indicateur d’exposition qui vous indique si vous être sur ou sous-exposé par rapport à ce que votre boîtier ferait comme réglage lui-même. Vous ne partez donc pas au hasard.
  • Si vous utilisez un filtre ND assez fort, la plupart du temps votre boitier ne saura plus faire la mesure correcte de l’exposition. Dans ce cas-là, le plus simple, notamment avec nos appareils numériques, est de procéder par des tests successifs. Pour ceux qui seraient plus « puristes », vous pourrez quand même y arriver en vous basant sur le calcul de la durée d’exposition comme expliqué précédemment.

3. Mise au point

Deux situations sont possibles : avec ou sans filtre.

  • Dans ce cas où vous n’avez pas besoin de filtre, il se peut que votre appareil puisse réaliser sa mise au point via l’autofocus. Si ce n’est pas le cas, procédez comme si vous aviez un filtre ND.
  • Dans le cas où vous utilisez un filtre ND, la plupart du temps, l’autofocus n’est pas capable de fonctionner correctement. Dans ce cas, vous devrez réaliser votre mise au point avant de monter le filtres, via l’autofocus ou manuellement. C’est d’ailleurs inévitable avec l’usage de filtre ND400 ou ND1000.

4. Verrouillage du miroir

5. Déclenchement de l’appareil par la télécommande ou via l’option retardateur

photo de vagues en pose longue de 30 secondes.
photo de vagues en pose longue de 30 secondes.

Trucs et astuces complémentaires

Cumule de filtres ND

Il faut savoir que les filtres ND peuvent être cumulés entre eux. Dans ce cas, le résultat de leur efficacité revient à multiplier les nombres. Par exemple, un ND2 plus un ND4 seront équivalent à un ND8.

Le seul bémol à cela est que plus vous en empilerez, plus vous risquez de faire apparaître du vignettage. Cette astuce a donc sa limite.

Filtre polarisant

Il faut aussi savoir que naturellement un filtre polarisant réduit d’environ un stop la quantité de lumière entrante. Cela pourrait éventuellement vous rendre service un jour.

Mise au point manuelle par la visée écran

Une bonne pratique pour réaliser une mise au point précise manuellement est d’utiliser la visée écran. En effet, la plupart des appareils permettent de zoomer fortement sur l’aperçu de manière à ce que vous puissiez voir facilement votre point de netteté. Bien sûr cette technique est plus pratique boîtier fixé sur trépied.

J’espère vous avoir apporter toutes les informations nécessaires pour que vous puissiez vous essayer à cette pratique. N’hésitez pas à revenir partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous.

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Téléobjectif : une autre dimension

De nos jours, les téléobjectifs sont de plus en plus mis en avant pas les services marketing des fabricants de matériels photos. Sur certains appareils de type bridge, il n’est plus rare de constater la présence de zoom pouvant atteindre des longueurs focales de 500 mm (équivalentes 35mm). C’est notamment le cas pour le Coolpix P900 de chez Nikon qui possède même un zoom allant de 24 mm à 2000 mm.

Revenons à nos moutons, car finalement, c’est quoi un téléobjectif ? Il s’agit simplement de l’ensemble des longueurs focales supérieures à 50 mm. Bien sûr, en fonction des écoles, certains diront que le plus petit des téléobjectifs est le 85 mm en références à la gamme classique de focales fixes.

Nous allons voir ci-dessous, les raisons pour lesquelles il est intéressant d’utiliser ce type de matériel puis finir sur quelques trucs et astuces pour les maîtriser.

 

Dans quels cas utiliser un téléobjectif

Il y a quatre raisons principales qui amènent un photographe à utiliser les longues focales :

  • se rapprocher d’un sujet,
  • cadrer plus grand un sujet,
  • grossir les détails,
  • isoler le sujet de son environnement.

En fonction des circonstances de votre prise de vue, vous serez dans l’impossibilité de vous rapprocher suffisamment de votre sujet. Ce sont les cas par exemple des événements sportifs, de la photo de concert ou de la photo animalière… Utiliser un téléobjectif vous permettra alors de ne pas perturber votre sujet ou de ne pas vous mettre en danger en étant trop proche d’un animal sauvage.

Il arrive aussi que le photographe cherche à photographier les détails infimes d’une fleur ou d’un insecte. C’est le cas de la macro-photographie. Certains téléobjectifs sont spécialement adaptés pour cette pratique.

Ensuite, au sein d’une série photo de reportage par exemple, il peut être intéressant d’attirer l’attention du spectateur sur un élément précis tel qu’un détail architectural d’un bâtiment.

Enfin, isoler son sujet de son environnement est aussi une bonne façon pour facilité la lecture de son image afin qu’elle gagne en force visuelle.

 

Usages classiques par longueur focale

85 mm / 90 mm

Ces longueurs focales sont particulièrement appréciées par les photographes de portrait. Elle permet de mettre bien en valeur les traits d’un visage sans les déformer tout en gardant une distance de prise de vue adapter pour laisser respirer le sujet tout en restant assez proche pour communiquer facilement avec lui.

focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait

focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait

focale 90 mm pour portrait
focale 90 mm pour portrait

100 mm / 105 mm / 135 mm

Ici, ce sont les focales classiques de la macro-photographie. La plupart de ces objectifs sont adaptés pour avoir leur distance minimale de mise au point la plus courte possible permettant ainsi d’obtenir un facteur de grossissement 1:1. Le choix de la longueur focale se fera alors en fonction de cette distance mini de mise au point compatible avec votre sujet. Par exemple, pour photographier un insecte peut farouche, un 100 mm suffira alors que s’il est très craintif, vous devrez opter pour un 135 mm dont la MAP (Mise Au Point) mini sera plus longue.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

180 mm / 200 mm / 250 mm

Pour ces longueurs focales, il est encore possible de facilement les utiliser de façon usuelle et pratique. Leur grossissement est suffisant pour traiter des sujets sportifs classiques tel que le tennis et les sports en salle du moment qu’elle soient avez lumineuse (ouverture à f/2.8). Leur poids n’est pas encore trop lourd ce qui permet une maniabilité aisée sans trop de risque de flou de bougé.

focale 180 mm pour le paysage en vue d'écraser les plans (effet de compression)
focale 180 mm pour le paysage en vue d’écraser les plans (effet de compression)

focale 200 mm pour le paysage en vue d'écraser les plans (effet de compression)
focale 200 mm pour le paysage en vue d’écraser les plans (effet de compression)

focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)

focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)

focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)
focale 200 mm pour isolé le sujet (effet de profondeur de champ)

focale 200 mm pour approcher le sujet + isolation du sujet par effet de filé
focale 200 mm pour approcher le sujet + isolation du sujet par effet de filé

focale 200 mm pour écraser les plans tout en profitant de l'effet de profondeur de champ
focale 200 mm pour écraser les plans tout en profitant de l’effet de profondeur de champ

300 mm / 400 mm / 500 mm

Ici, nous entrons dans des domaines très spécifiques. En effet, ce type de téléobjectifs sont beaucoup plus encombrant et contraignant à utiliser. Notamment pour les version lumineuses ouvrant à f/2.8, leur poids très conséquent, oblige à les utiliser sur pieds avec beaucoup de précautions eu égard à leur prix très élevé.

Ces objectifs sont particulièrement adaptés à la photographie animalière qui nécessite des prises de vue de loin et souvent en faible lumière au levé/couché du jour ou dans des lieux sombres tels que des sous-bois.

focale 300 mm pour approcher le sujet
focale 300 mm pour approcher le sujet

focale 400 mm pour approcher le sujet et profiter de l'effet de profondeur de champ
focale 400 mm pour approcher le sujet et profiter de l’effet de profondeur de champ

focale 400 mm pour approcher le sujet
focale 400 mm pour approcher le sujet

focale 500 mm pour approcher le sujet et le détacher de son environnement par l'effet de profondeur de champ
focale 500 mm pour approcher le sujet et le détacher de son environnement par l’effet de profondeur de champ

focale 500 mm pour approcher le sujet
focale 500 mm pour approcher le sujet

 

Effets des longues focales

Faible profondeur de champ

Comme expliqué dans l’article à propos de la profondeur de champ, les téléobjectifs génèrent facilement une courte profondeur de champ. C’est l’un des effets les plus souvent recherchés par les photographes pour bien détacher leur sujet du fond de l’image.

Compression des plans

La compression des plans est le fait de réduire l’effet de perspective. Ainsi, les images produites avec une longueur focale donneront l’impression que les objets sont beaucoup plus proche les uns des autres dans le sens de la profondeur de la photo. C’est notamment à l’aide de cet effet que les photographes donne l’impression que la lune est plus grosse qu’en réalité.

 

Trucs et Astuces

Règle de l’inverse de la longueur focale pour éviter le flou de bougé

La difficulté principale à passer lors de l’usage d’une longue focale est le risque du fou de bougé. Les techniques de stabilisation optique actuelles ont grandement amélioré ce point-là, mais encore faut-il connaître les ordres de grandeur en terme de vitesse d’obturation. La règle est la suivante :

La vitesse d’obturation doit être au maximum égale à l’inverse de la longueur focale de l’objectif en équivalent 35 mm.

Par exemple :

Quand on utilise une longueur focale de 300 mm sur un plein format, nous devons régler au maximum la vitesse à 1/300s. Nous choisirons alors 1/320s proposé par le boîtier.

Supposons maintenant que ce même objectif est utilisé sur un capteur APS-C, la longueur focale de 300 mm est équivalente à 300 mm x 1.6 = 480 mm. Il faudra alors régler la vitesse d’obturation à 1/500 mm maximum.

Usage d’un monopode ou d’un trépied

Toujours pour éviter les flous de bougé, l’usage d’un monopode ou d’un trépied peut être d’une grande aide.

Le second avantage à utiliser ce type de matériel est aussi de vous soulager du poids conséquent de ces objectifs.

Voici mon matériel :

 

Pour information, voici quelques ordres de grandeur :

  • AF-S NIKKOR 300mm f/2.8G ED VR II pèse 2900g,
  • AF-S NIKKOR 400mm f/2.8G ED VR pèse 4620g,
  • AF-S NIKKOR 500mm f/4G ED VR pèse 3880g.

Location de très longues focales

Comme évoqué plus haut, le prix des téléobjectifs extrêmes est largement hors des moyens financier  de la plupart des photographes.

Pour information, voici quelques ordres de grandeur :

  • AF-S NIKKOR 300mm f/2.8G ED VR II coûte 5 790€ ,
  • AF-S NIKKOR 400mm f/2.8G ED VR coûte 12 989€ ,
  • AF-S NIKKOR 500mm f/4G ED VR coûte 10 599€.

Pour ce type de matériel, il existe la solution de la location. Ce sera certainement la meilleure solution pour la plupart des photographes ayant la nécessité de les utiliser.

Comment apprécier le cadrage ?

Petite astuce pour estimer quelle longueur focale vous avez besoin pour tel cadrage :

Il suffit de se fabriquer un petit cadre en carton de dimension 24 mm x 35 mm et de le placer devant vos yeux.

La distance séparant ce cadre de votre œil est la longueur focale nécessaire.

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3 conseils pour mieux gérer l’arrière-plan de ses photos

Une très grande majorité des photographies gâchées sont dues à une mauvaise prise en compte de l’arrière-plan présent derrière le sujet principal par le photographe. Voici, trois conseils faciles à prendre en compte au moment de la prise de vue. Vos photos en seront naturellement plus fortes.

 

Sortir ou cacher du cadre les éléments perturbateurs

L’une des priorités du photographe est de réaliser des images dont la lisibilité est la plus rapide. C’est ainsi qu’une photo peut gagner en force et accrochera l’attention plus qu’une autre.

Pour ce faire, il faut essayer d’éliminer le maximum d’éléments de l’arrière-plan qui risqueraient d’attirer le regard du spectateur. Tout ce qui pourra être immédiatement supprimé à la prise de vue sera autant de temps gagné au post-traitement sur ordinateur après.

C’est aussi et surtout, un moyen de chercher ce fameux point de vue souvent évoqué en photographie ou plus communément appelé l’œil du photographe.

Pour ce faire, tournez autour de votre sujet, déplacez-le à différents endroits, rapprochez-vous, éloignez-vous, zoomez, réduisez la profondeur de champ… Une multitude de moyens sont à votre disposition pour savoir gérer toutes les situations possibles.

Pour approfondir cette astuce, allez lire ou relire l’article sur le recadrage.

Illustration de l'article recadrage
Illustration de l’article recadrage

 

Voir et mettre en place les lignes de force pour guider le regard

Savoir repérer et prendre l’habitude d’agencer les lignes de force présentes sur le fond de votre image, permet de placer votre sujet au meilleur endroit dans la scène.

Ces lignes de force sont un moyen extrêmement efficace pour guide le regard jusqu’à votre sujet.

Dans ce sens, l’arrière-plan devient un faire-valoir à votre sujet et donne aussi une cohérence et une harmonie à l’ensemble.

Pour mieux comprendre ce que sont les lignes de force, je vous invite à consulter l’article détaillé en rapport à la grammaire de l’image.

Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.
Les lignes réelles que présente cet exemple de photo.

 

Détacher votre sujet du fond grâce au contraste de luminosité

Comme nous l’avons vu dans un article précédent à propos des contrastes d’Itten, il est très puissant d’utiliser ce principe pour mettre en avant votre sujet par rapport au fond qui doit rester qu’un élément secondaire à l’ensemble de la scène.

Concrètement, si votre sujet est plutôt sombre, placez-le devant une zone claire de votre fond et inversement. C’est l’une des techniques très utilisées en portrait de studio où les photographes éclairent astucieusement le fond d’un portrait pour mieux faire apparaître la silhouette du modèle. Le célèbre studio Harcourt en est un bon exemple.

Contraste de forme et de couleurs complémentaires
Contraste de forme et de couleurs complémentaires

 

C’est à vous…

Gardez bien en tête ces 3 conseils, appliquez-les dès votre prochaine sortie photo et vous constaterez immédiatement la différence sur vos images.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires ou vos questions à propos de cet article.

A très bientôt.

 

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Différence entre tonalité et exposition d’une photo

Dans mon article précédent à propos de la créativité par l’exposition, j’ai été repris sur des imprécisions et surtout par rapport à la différence entre la tonalité et l’exposition d’une photo. Je profite donc de cet article pour corriger et compléter mon propos précédent.

Définitions

L’exposition

L’exposition correspond à la quantité totale de lumière reçue par la surface photosensible. Il en existe deux distinctes :

  • L’exposition à la prise de vue,
  • l’exposition au développement de la photo.

L’objectif à atteindre lors de la première étape est de doser la quantité optimale de lumière nécessaire pour avoir la plage de tonalité la plus complète possible. Le fichier ainsi obtenu, permettra d’être travailler avec un maximum de souplesse sans risque de faire apparaît des imperfections tels que du bruit, des aplats de couleur… lors de la seconde étape.

La tonalité

La tonalité est l’aspect visuelle d’une image. Elle peut être :

  • Sombre (Lowkey),
  • Neutre
  • Claire (HighKey).

Illustration d'une série de prises de vues en lowkey
Illustration d’une série de prises de vues en lowkey

 

Illustration d'une série de prises de vues en highkey
Illustration d’une série de prises de vues en highkey

 

Distinction à faire entre exposition et tonalité

Comme nous venons de le voir ci-dessous, ces deux notions n’ont finalement rien à voir entre elles.

La première concerne l’action technique permettant de garantir l’acquisition la plus qualitative en terme de nuance de luminosité de la scène lors de la prise de vue.

La seconde, n’est que l’aspect visuel du rendu de celle-ci après développement en terme de luminosité dominante de l’image.

Quoiqu’il en soit, l’objectif de ces deux aspects est de garder la meilleure qualité de modelé possible.

 

L’erreur à ne pas commettre (comme moi)

Lors de mon mon article précédent, j’insistais sur l’importance d’avoir au final une photo retranscrivant l’ambiance que l’on avait ressenti lors de la prise de vue.

Pour ceci, il est donc nécessaire de bien définir la tonalité de l’image finale que l’on souhaite et non l’exposition comme j’ai pu l’écrire, car c’est au développement de la photo que ce choix se concrétise.

L’erreur de sous-exposer ou de sur-exposer une image engendre automatiquement et irrémédiablement une détérioration de la qualité de celle-ci sans capacité ultérieure de la corriger.

Par contre, une photo correctement exposée, c’est à dire contenant l’intégralité des informations dans les tons sombres comme dans les tons clairs, permettra de subir avec un minimum de dégradation le post-traitement pour rendre l’ambiance souhaitée.

 

Illustration des dégradations

Apparition du bruit numérique suite à la remontée des bases lumières

Illustration de l'apparition du bruit numérique dans les ombres rehaussées.
Illustration de l’apparition du bruit numérique dans les ombres rehaussées.

Apparition des aplats de couleurs

Illustration de l'apparition des aplats de couleur dans les hautes lumières récupérées.
Illustration de l’apparition des aplats de couleur dans les hautes lumières récupérées.

 

Ce que je retiens de cette expérience

Il n’est jamais agréable de se faire reprendre par qui que ce soit. Mais ce n’est qu’un mauvais moment nécessaire à passer pour profiter d’une suite plus positive et épanouissante.

Ne pas rester campé sur ses positions et accepter d’accueillir le dialogue permet d’apprendre de ses erreurs et ainsi progresser. Dans ce type de situation, il est nécessaire d’être en présence de deux états d’esprits constructifs. Je tiens donc à particulièrement remercier Julien Colant pour avoir fait preuve d’altruisme à mon égard en prenant le temps de développer son propos initial.

Je considère avoir progresser dans mon savoir photographique. C’est pourquoi j’en profite pour ‘m’auto-féliciter » d’avoir été capable de me remettre en question le moment venu.

Je vous invite donc à faire de même si l’occasion se présente à vous. Il est clair que ce n’est pas facile à faire, mais c’est le bon prix à payer pour grandir dans nos passions.

L’expression « se dépasser » prend tout son sens ici.

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