Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le Focus du Jour – La balance des blancs

La balance des blancs est un paramètre à ne pas négliger quand vous réalisez des photographies. Bien que la majorité du temps, il est recherché de neutraliser les dominantes de couleur, de temps en temps il peut être aussi créatif d’en ajouter une.

Fiche PDF – Maitriser la balance des blancs mesurée

Téléchargez la

Fiche PDF ! 

Qu’est-ce que la balance des blancs

  • Réglage de l’appareil photo permettant de corriger la dominante de couleur de la photo engendrée par la couleur de la lumière des sources d’éclairage de la scène.
  • Les appareils proposent des préréglages de différentes sources standards, un mode automatique et éventuellement un mode mesure.

Caractéristiques

  • L’unité utilisée est le Kelvin (K)
  • L’ordre de grandeur des valeurs classiques suivant des sources d’éclairage est représenté sur l’image ci-dessous

Réglages

Sur le boîtier :

  • A faire à la prise de vue, si vous avez choisi le format JPG ou TIFF comme fichier d’enregistrement.
  • L’objectif classique est de supprimer la dominante de couleur, de manière que les noirs/gris/blancs soient sans teinte pour rester neutres sur l’image.
  • Cependant, il est aussi possible de choisir consciemment une dominante de couleur pour donner une interprétation à votre photo. Dans ce cas, la balance des blancs deviendra un outil créatif à part entière.

En post-traitement :

  • Cela se fait sans aucune perte d’information ou dégradation de l’image, si votre fichier de base est le fichier RAW.
  • Souvent pour réaliser cette opération, il suffit d’utiliser l’outil balance des blancs représenté par une pipette pour échantillonner un gris moyen qui devrait être neutre.
  • Pour un fichier RAW, réalisez-la dans CameraRaw
  • Pour un fichier JPG, réalisez-la avec la pipette des ton moyen de l’outil courbe.

Vous pouvez aussi me rejoindre sur:

J’y partage des infos presque tous les jours!

N’hésitez pas à partager sur Pinterest en utilisant l’image ci-dessous :

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le Focus du Jour – Les modes d’exposition PSAM

Choisir le mode d’exposition PSAM de votre appareil photo revient à lui indiquer comment il doit fonctionner pour réaliser l’exposition correcte de vos photos. Je vous explique leurs différences ainsi que les risques associés à leurs usages.

Fiche PDF – Pourquoi le posemètre de l’appareil n’est pas infaillible et quelles sont les situations qui le pièges

Téléchargez la

Fiche PDF ! 

Que signifie les modes PSAM

Il s’agit du mode de fonctionnement de l’appareil photo pour le réglage de l’exposition des photos.

  • P : Mode Auto programmé
  • S : Mode Auto à priorité vitesse (S comme Speed)
  • A : Mode Auto à priorité ouverture (A comme Aperture)
  • M : Mode Manuel

L’Automatisme

  • De nos jours, tous les appareils photos possède un posemètre intégré.
  • L’appareil est donc capable de définir lui-même le niveau d’exposition adéquate de la photographie.
  • En fonction, du mode d’exposition PSAM choisi par la photographie, l’appareil va exploiter le résultat fourni par son posemètre.

P : Mode Auto programmé

  • Dans ce mode, le photographie ne s’occupe pas du tout de l’exposition de la photographie.
  • Ce n’est pas appareil qui fait tout.
  • Mais…
  • Il reste à la charge du photographe le choix le couple de vitesse/ouverture qu’il souhaite utiliser.
  • Dans le but que privilégier la profondeur de champ ou le niveau de flou de mouvement.

S : Mode Auto à priorité vitesse (S comme Speed)

  • Ici, le photographe, dois lui-même saisir la vitesse, c’est-à-dire la durée d’exposition de la photographie.
  • De son côté, l’appareil détermine automatiquement l’ouverture du diaphragme en fonction de son posemètre.
  • Dans ce mode, il est possible que votre exposition soit erronée. Par exemple, si la vitesse choisie nécessite une ouverture f/1.8 mais que votre objectif n’ouvre que jusqu’à f/2.8, la photo sera sous-exposée.

A : Mode Auto à priorité ouverture (A comme Aperture)

  • Ici, c’est le cas inverse au précédent.
  • Le photographie saisie l’ouverture
  • L’appareil calcul automatiquement la vitesse
  • La plage de choix possible en vitesse étant largement plus grande que celle des ouvertures de diaphragme, le risque ici est d’avoir une photo floue pour cause de vitesse trop lente.

M : Mode Manuel

  • Dans ce mode, l’appareil ne fait plus rien et tout repose sur ces informations saisies par la photographie.
  • Ici, le risque de photo floue, surexposée ou sous-exposée est présent.
  • Cependant, une fois maitrisé, ce mode est très pratique pour garantir une uniformité des expositions sur une même série de photos. Ceci est un réel avantage lors du post-traitement des photos.

Vous pouvez aussi me rejoindre sur:

J’y partage des infos presque tous les jours!

N’hésitez pas à partager sur Pinterest en utilisant l’image ci-dessous :

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le Focus du Jour – Fonctionnement de l’appareil photo

Connaitre le principe de fonctionnement d’un appareil photo peut grandement aider à le manipuler. Rassurer, ceci n’est pas vraiment technique et est totalement accessible pour tout le monde.

Fiche PDF – Le fonctionnement du l’obturateur

Téléchargez la

Fiche PDF ! 

Les composants principaux

Les appareils photo sont composé de plusieurs éléments permettant son fonctionnement.

Le boîter

Le boitier est la partie de l’appareil qui rassemble la majorité des fonctionnalités de l’appareil. C’est avec celui-ci que vous allez principalement interagir.

L’objectif

Il s’agit du sous ensemble rassemblant les éléments optiques. En fonction du type d’appareil, les objectifs peuvent être interchangeables ou non.

Le viseur

C’est le système qui permet de réaliser le cadrage de la scène à photographier. Il peux être optique mais aussi numérique avec les nouveau appareil hybride.

L’écran

Il a pour fonction principale de contrôler l’aspect de la photographie réalisée, mais il permet aussi l’accessibilité à l’ensemble des réglages par les menus de l’appareil photo. De plus, suivant le modèle d’appareil que vous possédez, il peut aussi permettre le cadrage avant la prise de vue.

Les molettes de réglage

Réparties à divers endroits sur le boitier et les objectifs, un ensemble de commandes permet d’interagir avec le matériel pour le piloter.

Le déclencheur

Il s’agit de la commande minimum nécessaire pour réaliser la prise de la photo.

La griffe de flash

Cette griffe permet d’ajouter un flash complémentaire à l’appareil, mais aussi d’autre accessoires plus spécifiques.

La bague de zoom

C’est la commande manuelle de réglage de la focale. Evidemment, elle existe uniquement sur les objectifs de type zoom et pas sur les objectifs de type focale fixe.

La bague de mise au point

C’est la commande de réglage du plan de netteté dans le mode manuel. Cette bague est aussi présente sur les objectifs à focale fixe.

Localisation de ces éléments

Les composants internes

Les lentilles

C’est la partie optique de l’appareil photo.

Le miroir

C’est un élément mécanique spécifique aux appareils photo de type reflex pour l’acheminement de l’image de la scène à cadrer dans le viseur. Il n’est pas présent dans les appareils photo de type hybride.

Le prisme

C’est le système optique entrant aussi dans la réalisation du transfert de l’image vers le viseur

L’obturateur

C’est le système mécanique permettant de réaliser le temps d’exposition du capteur mais aussi le système de protection des poussières du capteur lors de changement de l’objectif.

Le capteur

C’est la surface sensible à la lumière qui permet d’enregistrer l’image en fonction de la quantité de lumière qui vient à lui.

Localisation de ces éléments et parcours de la lumière

Vous pouvez aussi me rejoindre sur:

J’y partage des infos presque tous les jours!

N’hésitez pas à partager sur Pinterest en utilisant l’image ci-dessous :

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le Focus du Jour – Présentation

Ce mois de mars sera marqué par la publication série « Le focus du Jour » concernant la maitrise de son appareil photo.

Fiche PDF – Le programme de la série

Téléchargez la

Fiche PDF ! 

Objectif

Fournir les explications nécessaires vous permettant d’utiliser sereinement les fonctionnalités de votre appareil photo, en comprenant les principes de bases de la photographie.

Le format :

Les contenus seront présentés au format vidéo sur le principe d’explications orales associées à un tableau blanc numérique pour illustrer les propos. En complément de ces contenus visuels, seront associés des fiches PDF résumant et complétant éventuellement les informations partagées dans les vidéos.

Accessibilité au contenu

L’accessibilité des vidéos sera libre depuis le blog initiation-photo.com et depuis la chaîne YouTube associée.

Les fiches PDF, seront uniquement accessible depuis le blog en s’inscrivant à celui-ci en fournissant votre prénom et votre adresse mail. En complément, de l’accessibilité au téléchargement de la fiche PDF, vous recevrez aussi le bonus « Sur le chemin de votre INSPIRATION ».

Durée du challenge

Le challenge se déroulera durant tout le mois de mars 2021 à raison d’une publication quotidienne à partir de 06h15 du matin.

Dans le cas où vous vous serez inscrit au blog, un e-mail vous sera adressé à chaque publication pour vous annoncer la disponibilité de l’article.

L’ensemble de ces contenus resteront disponible sans limite de temps sur le blog.

Vous pouvez aussi me rejoindre sur:

J’y partage des infos presque tous les jours!

N’hésitez pas à partager sur Pinterest en utilisant l’image ci-dessous :

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Photographier une bouteille et un verre de glaçon avec de la fumée

Réaliser une photographie créative d’un sujet banal est possible en jouant avec quelques éléments annexes. Ici, les éléments complémentaires sont la couleur et la fumée d’ambiance. Voyons ensemble comment produire ceci chez vous.

Bonjour, je suis Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.

Aujourd’hui, ce que je partage avec vous, c’est comment photographier une bouteille avec un verre rempli de glaçons avec une fumée d’ambiance.

Matériels

L’appareil photo est positionné juste entre les deux boîtes à lumières et cadre à la verticale de façon assez serré.

L’objectif que j’utilise est un objectif 50mm à ouverture F/1.8.

J’ai fait le choix d’utiliser des lumières continues : 

  • deux boîtes à lumières avec des ampoules que j’utilise habituellement pour réaliser mes vidéos, (B1 & B2)
  • un éclairage en anneau multicolor
  • un générateur de fumée qui sera utilisé pour l’ambiance qui a des LED qui projette de la lumière de la teinte que l’on souhaite.

Explications de l’éclairage

Voici le principe de l’éclairage de la scène.

Quand on veut photographier du verre, ce qui est important c’est les reflets que l’on voit sur les objets.

Il y a deux grandes familles d’éclairage :

  • l’éclairage sur un fond noir avec des reflets blancs de lumière qui vont dessiner les contours du verre
  • ou c’est inverse, c’est-à-dire sur un fond blanc et c’est avec des masques que l’on va projeter des reflets noir sur le pourtour du verre.

Pour ma part, j’ai fait le choix d’avoir un fond sombre et d’éclairer avec de la lumière. Ceci a été dicté par le fait que je souhaitais faire une photographie avec une ambiance de fumée de type boîte de nuit d’où la machine à génération de fumée. Et pour que cette fumée blanche soit visible, il me fallait un fond noir. J’ai donc préféré une ambiance lowkey.

Les réglages techniques

Pour ce qui est d’optimiser les réglages de l’appareil photo, comme je ne peux pas vraiment régler leurs puissances mis à part en fonction de leur distance du sujet, là on se rend compte que j’ai fait un éclairage très rapproché. Ceci est dû à plusieurs raisons.

  • La première raison est la puissance lumineuse. Ces lumières continues étant de faibles puissances, si je voulais limiter la montée en ISO du boîtier, il fallait que les sources de lumières soient à courtes distances du sujet.
  • Le second point important est que dans le principe de l’éclairage du verre, il faut de grandes surfaces lumineuses proches du sujet pour créer les reflets. Il fallait donc que ces boîtes à lumière soient le plus proche possible des sujets. Si la source de lumière avait été juste un point, le reflets aurait été juste un point aussi.

Les réglages de l’appareil photo sont donc :

  • 1/125s
  • f/8
  • 800 ISO

Étant sur pied et en lumière continue, il n’était pas forcément nécessaire d’être à 1/125s. Une pose longue aurait pu être utilisée. Mais cela me permettait de figer le mouvement de la fumée et d’éviter le risque de flou de bougé car mon support n’est pas très stable. Il est souvent conseillé d’assurer un minimum de rapidité pour être sûr d’avoir une netteté correcte.

Au niveau du plan de netteté, la bouteille est légèrement en arrière par rapport au verre avec les glaçons. Ce qui m’intéressait était la netteté au niveau de l’étiquette de la bouteille. J’ai donc fait la mise au point sur son texte.

Pour avoir suffisamment de profondeur de champ pour ne pas être trop flou sur l’arrière de la bouteille ou sur l’avant des glaçons, j’ai fermé le diaphragme à f/8. Ainsi, la profondeur de champ est plus grande et j’ai une plus grande distance de netteté entre l’avant-plan et l’arrière-plan.

La photographie sans la fumée a plutôt un aspect plat. Mais dès qu’on envoie de la fumée avec le générateur, immédiatement, l’image prend plus de présence. C’est la fumée qui habille sur sujet et qui donne de l’intérêt à l’ensemble de l’image, sans quoi, le sujet aurait été peut-être un peu trop simple.

L’image finale a été réalisée en ajoutant en post-traitement l’éclairage du liquide provenant de cette dernière photo.

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

La magie du filtre ND1000 : effacer les touristes

Je suis certain que vous avez déjà été frustré par la présence de trop de touristes sur l’une de vos photos d’un monument que vous avez visité en vacances par exemple. De plus, quand vous comparez vos clichés avec celles d’autres photographes, vous constaté que sur les leurs, il n’y a aucun touriste ou très peu. Mais quel est leur secret pour réussir à être seul face à un monument touristique de forte renommé !?

Le principe

Le principe repose sur la pose longue. L’idée est de réaliser une pose suffisamment longue pour que le mouvement des touristes soit trop rapide pour être capté par l’appareil photo. Inversement, tout ce qui est immobile sera clairement visible et net.

Dans notre exemple, le monument est immobile et sera donc net, les touristes seront en moment et seront progressivement effacé en fonction de la durée d’exposition de la photo.

Le matériel

Pour réaliser ça, il est nécessaire que l’appareil photo soit parfaitement stable durant toute la durée de l’exposition de la photo. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser un trépied bien stable.

Vient ensuite la gestion de la lumière. Réaliser une pose longue de nuit permet naturellement de ne pas avoir de risque de surexposition. Mais si vous souhaitez faire votre prise de vue de jour, il va falloir limiter la quantité de lumière de la scène.

Classiquement, il faudrait fermer le diaphragme au maximum avec notamment le risque de dégrader la qualité de la photo par le phénomène de diffraction engendrant des aberrations chromatiques. Mais il y a de forte de chance que le temps de pose nécessaire à une exposition correcte reste bien trop court.

La solution est donc d’utiliser un filtre gris neutre suffisamment opaque pour considérablement limiter le passage de la lumière dans l’objectif. Ces filtres gris neutre sont communément appelé filtre NDx avec x représentant la valeur du facteur d’atténuation.

Filtre NDxRéduction luminosité
ND21 stop
ND42 stops
ND83 stops
ND164 stops
ND325 stops
ND646 stops
ND1287 stops
ND2568 stops
ND5129 stops
ND100010 stops

La mise en œuvre du matériel

La difficulté de mise en œuvre de ces filtres est qu’en fonction des conditions naturelles de luminosité, les capacités de votre boîtier d’appareil photo et de vos choix de distance de profondeur de champ, le posemètre de l’appareil photo risque de perdre les pédales en engendrant une exposition erronée.

Les solutions peuvent être les suivantes :

  • Faire confiance au posemètre de l’appareil photo dans le viseur
  • Faire confiance au posemètre de l’appareil photo en visée par l’écran
  • Corriger la durée d’exposition à partir des valeurs de stops correspondant au filtre mis en œuvre en s’appuyant sur le tableau précédent.

Posemètre dans le viseur

Cette solution conviendra aux filtres de faibles valeurs et inférieur à ND8 ou ND16. Dans ce cas, il n’y a rien de particulier à réaliser. Prenez votre photo comme d’habitude pour une pose longue classique.

Posemètre avec la visée écran

En fonction de votre appareil, l’utilisation de cette fonctionnalité est plus précise que la précédente et peut éventuellement fonctionner jusqu’au filtre ND1000.

Ici, le risque peut être la difficulté de réaliser la mise au point de votre photo. C’est pourquoi il est conseillé de réaliser la mise au point sans le filtre, puis de verrouiller celle-ci en débraillant l’autofocus.

Calcul manuel

Chaque filtre est construit pour répondre à une réduction de luminosité précise spécifique en fonction de son modèle. Son influence sur la quantité de lumière traversant le filtre est donc constante et prédéfinie.

Il est donc très facile de corriger soi-même la durée d’exposition pour obtenir le rendu que l’on souhaite.

Afin de se simplifier les calculs, de nombreuses applications sur smartphone vous donneront directement la durée d’exposition à saisir en mode manuel à partir des informations suivantes :

  • Ouverture du diaphragme,
  • Sensibilité ISO,
  • Filtre NDx utilisé.

J’utiliser personnellement l’application « Photographer’s companion » pour cet usage sont mon Samsung Note 10+.

Méthode pour effacer les touristes

Nous y voilà. A ce stade, nous connaissons le principe et le matériel nécessaire pour la mise en œuvre de cette technique. Voyons donc maintenant concrètement les étapes à appliquer.

Recherche du sujet à photographier

Quelle que soit la photo que l’on souhaite réaliser, il est primordial de réfléchir pourquoi utiliser cette méthode. En quoi l’application de celle-ci répond bien à notre finalité.

Dans le cadre de la réalisation de photomontage, avoir des prises de vue de lieux célèbres pour sans éléments distrayant est un avantage pour ensuite y ajouter le reste pour le photomontage.

N’hésitez pas à réaliser plusieurs cadrages différents pour vous confectionner une série de photos répondants à vos futurs besoins :

  • Orientation verticale et horizontale,
  • Avec l’horizon au tiers haut puis au tiers bas de l’image
  • Plus ou moins d’espace autour…

Effacement des touristes

Placez votre appareil photo sur pied. Il est important qu’il soit bien stable de manière à ne pas risquer d’introduire de flou dans l’image.

Avant de placer le filtre ND sur l’objectif, réaliser le cadrage qui vous intéresse et définissez les réglages manuels qui vous conviennent :

  • Profondeur de champ è Ouverture de diaphragme
  • Sensibilité ISO la plus base è éviter le bruit numérique
  • Plan de netteté è mise au point de l’image
  • Exposition souhaitée en compensant les réglages précédents par le temps de pose.

Maintenant, prenez une première photographie témoin.

Montez le filtre ND1000 sur la lentille de l’objectif puis corrigez le temps d’exposition en appliquant l’une des trois techniques précédentes.

Prenez votre photo et logiquement vous devriez constater que les touristes ne sont plus présents. Si ce n’est pas le cas, modifiez vos réglages de manière à encore augmenter le temps de pose.

Autres utilisations

Limiter le flux de lumière peut apporter d’autres possibilités dont en voici quelques-unes classiquement rencontrées :

  • Effacer les vagues de la mer
  • Effacer les voitures en mouvement
  • Faible profondeur de champ en plein soleil
Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le braketing

Le braketing permet de réaliser une série de photos avec des réglages différents sur l’un des critères suivants :

Les paramètres du braketing

Quel que soit le critère que vous souhaitez faire varier, il y au moins 2 paramètres à définir :

  • Le nombre de photos composant la série,
  • La quantité de variation du critère.

Classiquement, en fonction de l’appareil photo que vous possédez, le nombre de vue définissable varie entre 2, 3, 5, 7 et 9 photos.

Vous avez aussi la possibilité de définir l’ordre des prises de vue :

  • Réglage normal, puis Réglage sous-compensé et enfin surcompensé,
  • Réglage sous-compensé, puis Réglage normal, et enfin Réglage surcompensé

Entre chacune des prises de vue, l’appareil modifiera automatiquement le ou les paramètres nécessaires pour obtenir la quantité de variation du critère que vous avez définie.

Critère 1 : l’exposition

L’exposition d’une photographie est définie par son nombre IL (indice de lumination ou indice de luminance) ou EV (exposure value).

Pour faire varier l’IL d’une photographie, il est possible d’agir sur les 4 paramètres suivants :

Dans les options de votre appareil, vous avez la possibilité de choisir le ou les paramètres à faire évoluer. Cela peut par exemple être :

  • L’exposition et le flash,
  • L’exposition seulement,
  • Ou le flash seulement.

Enfin, en fonction du mode de prise de vue, P, S, A ou M, vous avez la possibilité de choisir le ou lesquels des paramètres de l’exposition à faire évoluer.

Dans le cas du braketing d’expositions, il est nécessaire de déclencher autant de fois que le nombre de photos défini dans la série de photo.

Critère 2 : La balance des blancs

Ici, l’objectif est de faire évoluer la dominante de couleur entre le bleu et l’ambre.

L’unité utilisée est le mired. Il correspond à un décalage de température de couleur et qui peut être de 5 mired, 10 mired ou 15 mired.

Ces écarts peuvent être réalisés vers les bleus, vers les ambres, ou enfin de part et d’autre de la position médiane du réglage défini par le photographe.

La particularité du braketing de la balance des blancs, est que la température de couleur est un paramètre qui peut se régler en post-traitement depuis un fichier RAW.

Ainsi, cette option n’a de sens et n’est accessible uniquement que quand un format enregistrement autre que le RAW est choisi.

En effet, l’appareil exploitera les données RAW saisi par le capteur pour créer à la volée des copies de la prise de vue (en JPG par exemple) avec les valeurs de balance des blancs définies dans le braketing. Ainsi, une seule prise de vue est nécessaire pour produire l’ensemble des fichiers de la série.

Critère 3 : La luminosité des ombres et des hautes lumières

Ici (D-Lighting), il s’agit d’une option spécifique à la marque Nikon qui permet de rendre dès la prise de vue un contraste plus doux en restituant les détails dans les basses et les hautes lumières.

En fonction de votre matériel, il se peut que vous ayez accès des possibilités de braketing spécifique qui de manière générale, repose que le même principe tel que je l’ai expliqué en début d’article.

Je vous invite donc à consulter le manuel de votre appareil photo afin de prendre connaissance des capacités de celui-ci. Vous serez ainsi e mesure d’exploiter l’ensemble de ses possibilités.

Quand utiliser le braketing

Historiquement du temps de l’argentique, le braketing avait pour objectif d’augmenter les probabilités d’obtenir l’exposition optimale dans les situations difficiles d’éclairage.

Aujourd’hui avec le numérique, la visualisation immédiate de la photo permet de savoir tout de suite s’il est nécessaire de reprendre une photo ou non pour optimiser son rendu. Le braketing semblerait alors obsolète.

En réalité, pas du tout. Je pense même qu’il est encore plus utilisé depuis l’ère du numérique.

En effet, malgré tous les avantages que présentent les boîtiers numériques, ils possèdent un grave inconvénient par rapport aux négatifs. Ils sont limités dans la dynamique de capteur. Autant avec l’argentique, il était quasiment impossible de cramer les hautes lumières, qu’en numérique ce risque est omniprésent. Et par conséquent, la prise de vue d’une scène à forts contrastes peut devenir impossible à saisir en une seule prise de vue.

C’est la raison pour laquelle, la technique HDR (High Dynamic Range) a été inventé. Sans rentrer dans les détails, cette technique repose sur l’assemblage en post-traitement de plusieurs photos prises à des expositions différentes pour reconstituer l’ensemble de la dynamique nécessaire à la scène. C’est justement, ce que le braketing est capable de faire à la perfection.

Pour en savoir plus sur la mise en œuvre des fichiers HDR, prise de vue et poste traitement, je vous invite à lire les articles dédiés.

De même, l’utilisation du braketing dans un environnement lumineux dont l’éclairage met en œuvre des sources de lumière de différentes températures de couleur permet d’assembler en post-traitement les différents clichés pour reconstruire une photo homogène en dominante de couleur.

Mon petit secret pratique

Juste pour conclure cet article sur une petite astuce d’utilisation, je vous conseille d’associer le braketing avec le mode prise de vue en rafale de votre boîtier. En effet, la majorité du temps, l’exploitation des séries de photo se fera en post-traitement dans le but de les assembler.

Pour ce faire, il faut un cadrage théoriquement identique, supposant une prise de photo sur pied.

En réalité, les outils informatiques sont capables de repositionner automatiquement de légers décalages de cadrage. Pour faciliter cette tâche, l’utilisation du mode rafale vous permettra de prendre l’ensemble de la série en très peu de temps et limitera donc l’impact de votre mouvement. Ainsi, l’usage du pied photo n’est plus une obligation.

Catégories
La Lumière, c'est quoi ?

Éclairages possibles en fonction du type de flash

En fonction du type de flash que vous possédez, il est possible de faire différents types d’éclairage. Je vais donc partager avec vous, dans cet article, ce que vous pouvez attendre de votre flash intégré, d’un flash cobra monté sur le boîtier, d’un flash cobra déporté ou d’un éclairage de studio classique.

Flash intégré

Les flashes intégrés ont mauvaise presse un peu partout sur les forums internet ou ailleurs. A vous de vous faire votre propre idée de la chose en connaissance de cause.

Commençons par les caractéristiques de ce type d’éclairage. Vous trouverez dans le tableau suivant la synthèse des points clés d’un éclairage.

Point cléCommentaire
Puissance lumineusefaible
Direction de la lumièredans l’axe de la prise de vue
Taille de la source lumineusepetite

En regardant rapidement ce tableau, on s’imagine bien que cet accessoire est plutôt limité dans ses possibilités. 

  • La faible puissance impose que le sujet à éclairer ne doive pas être éloigné de l’appareil.
  • La direction axiale de la lumière signifie que l’éclairage ne produira pas ou peu d’ombre sur le sujet, mais éventuellement une ombre portée sur le fond derrière le sujet.
  • La petite taille de la source lumineuse produira une lumière dure.

Cependant, limiter ne signifie pas totalement inutile.

L’intérêt de ce type d’éclairage est très souvent nécessaire pour éclaircir les ombres produites par d’autres sources de lumière (naturelle ou artificielle).

Pour mieux illustrer ce besoin, je vous invite à lire ou relire l’article : Les bases de la photo de portrait en studio

La seconde possibilité revient à pousser à l’extrême ce que nous venons d’aborder, c’est-à-dire à éviter l’effet de silhouette dans un contre-jour total. En réglant la puissance de votre flash intégré ou ajustant la distance séparant le sujet de l’appareil, vous pouvez régler la quantité de lumière additionnelle éclairant le sujet.

Usage du flash intégrer pour débouché les ombres d'une prise de vue en contre-jour
Usage du flash intégrer pour débouché les ombres d’une prise de vue en contre-jour

Flash cobra monté sur la griffe du boîtier d’appareil photo

Afin de pouvoir comparer les différences entre les types de flash, reprenons le tableau synthétique des points clé :

Point cléCommentaire
Puissance lumineusemoyenne
Direction de la lumièredepuis le boitier, mais orientable en rotation
Taille de la source lumineusepetite ou ajustable en fonction de l’environnement de la scène

La possibilité d’orienter la tête du flash, permet de diriger la lumière. Ainsi, il est possible d’éclairer différemment une zone de la photo. L’exemple type est le suivant :

Supposons plusieurs personnes alignées les unes à côté des autres que vous prenez en photo à moitié de profil. La lumière perdant sa puissance avec le carré de la distance, engendre que la personne la plus proche sera beaucoup plus éclairée que celle au fond. L’astuce revient à orienter la tête du flash sur le côté afin de moins éclairer la personne au premier plan comme le montre les illustrations ci-dessous.

L'orientation de la tête du flash permet d'éviter les points chauds et de mieux équilibrer l'éclairage
L’orientation de la tête du flash permet d’éviter les points chauds et de mieux équilibrer l’éclairage

La seconde possibilité est de profiter de la puissance supplémentaire de ce type de flash pour réaliser un éclairage indirect en éclairant une surface comme un mur ou le plafond qui deviendront alors la source de lumière du point de vue du sujet.

L’avantage ici est que cette source de lumière sera de plus grande taille et permettra de gérer des ombres plus douces dont la pénombre sera plus étendue.

L'orientation de la tête du flash permet de transformer le mur de gauche en large source de lumière
L’orientation de la tête du flash permet de transformer le mur de gauche en large source de lumière

Flash cobra à déclenchement à distance

Cette fois, les possibilités sont encore plus étendues, comme le montre le tableau ci-dessus.

Point cléCommentaire
Puissance lumineusemoyenne
Direction de la lumièredepuis n’importe où
Taille de la source lumineusepetite ou ajustable en fonction de l’environnement de la scène ou des modificateurs additionnels (boîte à lumière, parapluies…)

Il s’agit d’un studio d’éclairage à proprement dit. Les fonctionnalités des déclencheurs distants, qu’ils soient radio ou optique, permettent de piloter un grand nombre de flashes simultanément. Ceci dans l’objectif de construire un éclairage complexe et ouvrant un champ de possibilité élargi.

Ici, la limitation reste uniquement la puissance lumineuse des flashes cobras qui limitent à l’utilisation de modificateur de lumières de petite taille. En effet, plus la source de lumière est diffusée et élargie et plus il est nécessaire d’avoir de la puissance au niveau de la source de lumière.

Vous avez donc moyen de réaliser des photos de type contre-jour si vous n’avez qu’un seul flash ou des éclairages à la Rembrandt.

Le déclenchement à distance des flashes permet de positionner l'éclairage derrière le sujet
Le déclenchement à distance des flashes permet de positionner l’éclairage derrière le sujet
L'éclairage de type Rembrandt est caractéristique du triangle lumineux sous un œil ce qui est obtenu avec une source de lumière déportée autour de 45° du visage.
L’éclairage de type Rembrandt est caractéristique du triangle lumineux sous un œil ce qui est obtenu avec une source de lumière déportée autour de 45° du visage.

Flash de studio à déclenchement à distance

Ici, c’est la configuration optimale pour avoir moyen de réaliser tout type de prise de vue en éclairage artificiel. 

Point cléCommentaire
Puissance lumineuseforte
Direction de la lumièredepuis n’importe où
Taille de la source lumineuseAjustable en fonction de l’environnement de la scène ou des modificateurs additionnels (boîte à lumière, parapluies…)

Grâce à la forte puissance disponible par les flashes de studio, vous avez moyen de les utiliser dans plus de situations possibles comme en plein jour par exemple comme éclairage complémentaire au soleil.

Cependant, leur encombrement n’est pas un avantage pour les transporter hors de votre studio classique. C’est la raison pour laquelle, les fabricants travaillent beaucoup sur les possibilités de transport en réduisant le poids et la taille de leurs produits tout en garantissant une forte puissance lumineuse. La marque Profoto propose notamment leur gamme B10X ainsi que leur gamme A1X pour répondre à cette évolution du besoin.

Mes conseils

Maintenant que vous avez une bonne vision d’ensemble des types de flash que vous pouvez rencontrer, je pense qu’il est utile d’aborder toutes ces technologies au fur et à mesure.

Rien ne sert à dépenser toute son argent aujourd’hui dans le meilleur matériel si vous n’avez encore jamais pratiqué la prise de vu au flash.

Chaque technique nécessite un certain temps d’apprentissage pour les maîtriser suffisamment pour bien comprendre les limites de son matériel actuel qui vous empêcheront de réaliser les prises de vue que vous souhaitez. Mieux vaut que les fabricants continuent de développer leurs produits pendant que de votre côté vous progresser dans la maîtrise de votre matériel actuel. Vous aurez alors accès à du meilleur matériel quand le moment sera venu pour vous de faire évoluer vos outils.

Globalement, il faut voir ces gammes de matériels comme des outils qui s’utilisent avec plus ou moins de confort d’utilisation.

Comme l’a dit Sénèque, “Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.”, rien ne sert d’avoir du matériel, si ce n’est pas pour savoir quoi en faire.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.
Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Les modes de mesure de lumière des appareils photo

Les modes de mesures de lumières des appareils photo permettent de nous aider à mieux réaliser le réglage de l’exposition d’une prise de vue. Dans cette vidéo, je partage avec vous quelques rappels à propos des contrastes de luminosité, de la dynamique des capteurs et du réglage de l’exposition. Ensuite, je vous décris le fonctionnement de chacun des 3 modes de mesure de lumière disponible sur les appareils photo.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:11 – Rappels à propos de l’exposition
00:17 – Le contraste de luminosité d’une scène à photographier
00:49 – La dynamique du capteur de l’appareil photo
02:07 – Le réglage de l’exposition
04:11 – Présentation des modes de mesure pour Canon et Nikon
04:47 – Principe mesure matricielle ou évaluative
05:22 – Principe mesure Pondérée centrale
06:58 – Principe mesure Spot
07:28 – Appel à commentaires
07:40 – Pouce bleu
07:43 – Abonnement YouTube
07:48 – Abonnement blog

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.
Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Macrophotographie avec des bagues allonges

Avec ce changement d’année, n’est-ce pas le bon moment pour ajouter la maîtrise de la macrophotographie à sa boîte à outils photographique. Quand on entend parler de macrophotographie, il nous vient souvent à l’esprit le besoin de dépenser énormément d’argent pour pratiquer. Cela peut-être effectivement le cas lorsque vous souhaitez investir dans du matériel spécialisé et performant. Cependant, ceci n’est pas une obligation pour commencer à maîtriser cette pratique. Je partage donc avec vous, dans cet article, comment réaliser de belles macrophotographies sans dépenser énormément d’argent ainsi que les spécificités de cette pratique pour obtenir des résultats convaincants.

Rappel de ce qui est la macrophotographie

La macrophotographie correspond à la technique de prise de vue d’un sujet de petite taille avec un rapport de grossissement compris entre 1 et 10. 

L’utilisation de cette technique est courante dans le domaine scientifique, car elle est adaptée pour décrire de petits insectes par exemple. Mais elle peut aussi être présente dans le cadre commercial pour présenter à la vente de petits bijoux par exemple. 

Photo de bijoux réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges
Photo de bijoux réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges

Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à vous référer à l’article wikipédia concernant ce terme.

Spécificités de la macrophotographie

Comme nous venons de le voir, la macrophotographie permet de photographier des sujets à un grossissement relativement fort. Pour ce faire, comme avec nos yeux, il est important de se rapprocher du sujet au maximum qui sera limité par la distance minimale de mise au point de l’objectif.

Cet état de fait, engendre les impacts de suivants :

  • Réduction de la profondeur de champ, 
  • Augmentation du risque de bouger,
  • Risque de faire fuir le sujet si celui-ci est craintif. 

Il sera donc très important de compenser ces contraintes. 

  • Augmenter la profondeur de champ :  Fermer le diaphragme,
  • Limiter le risque de bouger : positionner le boîtier sur un pied photo,
  • Apporter de façon conséquente de la luminosité à la scène photographiée permettra de ne pas monter dans les réglages ISO afin d’éviter la génération du bruit numérique. 

Avec un objectif standard, et en procédant tel que décrit juste avant, il n’est pas possible d’avoir un rapport de grossissement suffisant pour réaliser de la macrophotographie. Il est donc nécessaire d’ajouter un accessoire supplémentaire pour augmenter le rapport de grossissement. Cet accessoire s’appelle des bagues allonges.

Photo d'illustration de l'article à propos des bagues allonges pour la macrophotographie
Photo d’illustration des bagues allonges pour la macrophotographie

Des bagues allonges sont uniquement un tube dépourvu de tout système optique, venant s’intercaler entre l’objectif et le boîtier. N’ayant pas de lentille intégrée, vous conserverez la qualité optique des objectifs que vous utiliserez. Cependant, le fait d’augmenter la distance entre l’objectif et le capteur du boîtier, engendrera une perte de luminosité relativement conséquente. 

Il s’agit là de l’inconvénient majeur des bagues allonges. Comme vous pouvez le constater dans le tableau des caractéristiques des bagues Kenko, le facteur de correction de l’exposition peut atteindre la valeur de 6. Ceci est très conséquent. On comprend donc mieux pourquoi l’apport de lumière en grande quantité à la scène est nécessaire afin de réaliser de bonnes photographies.

Exemple du tableau des coefficients des bagues allonges KENKO
Exemple du tableau des coefficients des bagues allonges KENKO

Les bagues allonges fonctionnent avec tous les objectifs ; et même avec les objectifs macro. Ainsi, cet investissement vous sera toujours utile même si vous décidez par la suite d’acheter des objectifs plus spécifiques à la macrophotographie, car elles vous permettront d’encore augmenter le grossissement de ces derniers.

Le matériel photo nécessaire pour la macrophotographie

En résumé, voici le matériel nécessaire que vous pouvez utiliser afin de pratiquer la macrophotographie. 

  • Un jeu de bagues allonges,
  • Un objectif 50 mm, 
  • Un système d’éclairage d’appoint (flash, éclairage continue, réflecteur, …),
Photo d'insecte réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges
Photo d’insecte réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges

Cas particulier de la mise au point

Le facteur de grossissement est lié à la distance de mise au point. De ce fait, pour garantir un grossissement maximal, il est nécessaire de régler manuellement la mise au point de l’objectif sur sa distance minimale.

C’est la raison pour laquelle en macrophotographie, le réglage de la mise au point est réalisé par le positionnement de l’appareil photo par rapport au sujet photographié.

Quand le photographe photographie à main levée, ce sera à lui d’estimer, à l’œil dans le viseur, le positionnement de l’appareil pour trouver le bon réglage de netteté. Dans ce cas de figure, il sera préférable utiliser des flashes relativement puissants afin d’apporter suffisamment de lumière pour figer correctement la scène sans risque de flou de bouger.

Cependant, si vous utilisez l’appareil monté sur un pied photographique, il sera beaucoup plus facile de réaliser la mise au point à l’aide d’un plateau millimétrique permettant d’avancer ou de reculer l’ensemble boîtier-objectif de façon très précise par rapport au sujet pour positionner le plan de netteté.

Particularité de la réalisation de la mise au point lors de la pratique de la macrophotographie
Particularité de la réalisation de la mise au point lors de la pratique de la macrophotographie
La mise au point de cette photo a été réalisée en ajustant la position de l'appareil photo par rapport au sujet
La mise au point de cette photo a été réalisée en ajustant la position de l’appareil photo par rapport au sujet

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.
Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.