Catégories
Créativité, propulseur de motivation...

5 conseils pour la photo de lévitation

Les photos de lévitation est une technique photo devenue à la mode ces dernières années. Cette technique est aussi nommée “lévitographie” et représente une photographie présentant des sujets flottant dans l’air. Même si les images produites peuvent être surprenantes, la lévitographie repose sur des principes photographiques simples. Je partage avec vous, dans cet article, quelques conseils à ne pas négliger.

Principe de base de réalisation

Il existe deux principes de base pour réaliser des photos de lévitation. 

Le premier principe, relativement difficile à réaliser consiste à réellement prendre un sujet dans les airs avec une vitesse de prise de vue suffisamment rapide, afin de le figer sans trop de flou. Il faudra alors déclencher au bon moment afin d’obtenir la pose recherchée du sujet. 

La sécurité primant avant tout, il est important de ne pas utiliser cette technique si le modèle risque de se blesser. Le photographe se trouvera donc rapidement limité sur ses possibilités créatives.

Le second principe, beaucoup plus répandu et créatif, repose sur la réalisation de deux photos qui seront travaillées en post-traitement. Pour se faire, l’appareil photo fixé sur un pied, vous prenez une première photo avec le sujet reposant sur un escabeau ou une chaise par exemple, puis une seconde photo du fond sans le sujet. Dans Photoshop, vous utiliserez cette seconde photo pour venir effacer les supports que vous avez utilisé pour positionner le modèle en hauteur.

Je conseille de réaliser la photo du fond en dernier afin de vous assurer que l’éclairage de celui-ci n’ait pas trop évolué entre le début et la fin de la séance de prise de vue. Une fois que vous avez réussi à prendre en photo votre modèle dans la position que vous désirez, il est plus rapide de débarrasser le matériel pour prendre la photo du fond seul. 

Avoir une idée originale avant tout

Dans tout effet de mode, il est important de se différencier grâce à l’originalité de votre idée. Réaliser une image juste pour la technique photo, n’apporte aucune satisfaction pour le spectateur qui regardera votre photo.

Afin de vous aider à trouver une bonne idée d’utilisation de cette technique, je vous invite les relire mon article sur la méthode créative SPIDER.

Faite en sorte que la lévitation apporte réellement de la valeur ajoutée au message de votre photo et pas juste seulement l’aspect technique.

Mettez en évidence la distance du sujet avec le sol 

Pour permettre au spectateur de bien comprendre que le sujet est en lévitation, au-dessus du sol, il est nécessaire de mettre en évidence la distance qui le sépare de celui-ci. Le plus évident pour le faire, est de garder dans le cadre, l’ombre portée du sujet sur le sol. C’est ainsi que la distance séparant le sujet de son ombre, mettra en évidence la distance du sujet au sol. 

D’autres techniques photographiques permettant d’évoquer une distance, telle que le flou de profondeur de champ, peuvent être utilisées pour traduire cette distance.

C’est en fonction du sujet et de l’aspect général de la photo que vous souhaitez obtenir que vous déterminerez la technique pertinente à utiliser. 

La puissance d’une contre-plongée 

Généralement, qui dit lévitation dit hauteur.

Pour marquer efficacement la hauteur d’un objet, introduire un angle de vue en contre-plongée aide énormément le spectateur à comprendre le point de vue. 

Il est cependant important de ne pas trop exagérer la contre-plongée afin de garder l’ombre du sujet sur le sol dans le cadre de la photo comme indiqué dans le conseil précédent.

Ajouter du mouvement 

Comme nous l’avons vu dans le premier paragraphe, expliquant les principes de base de cette technique, le fait que l’appareil photo soit rigoureusement immobile sur un pied, n’apporte pas beaucoup de mouvement à la photo. Il est donc intéressant d’apporter cette notion à votre photo pour la rendre plus vivante.

L’une des solutions, est de demander au modèle de réaliser quelques mouvements avec ses bras ou ses jambes afin d’introduire un petit flou de mouvement sur ces éléments.

Une seconde possibilité est d’ajouter un élément mobile sur la photo telle que projeter de l’eau ou de la poussière ou encore soufflet de l’air pour produire du vent sur des vêtements légers.

Application à l’illustration de l’article

Application de la méthode SPIDER pour l'illustration de l'article à propos des photos de lévitation
Application de la méthode SPIDER pour l’illustration de l’article à propos des photos de lévitation
Photomontage "Voler dans les plumes !" pour l'illustration de l'article à propos des photos de lévitation
Photomontage « Voler dans les plumes ! » pour l’illustration de l’article à propos des photos de lévitation

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.
Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

Catégories
A chaque théorie son travail pratique...

Quelques conseils pour choisir son appareil photo

Le marché du matériel photo, de plus en plus concurrentiel , propose une gamme très large de choix d’appareil photo. Comme faire le tri dans toutes les annonces marketing sans perdre de vue ses réels besoins au juste nécessaire. Dans la vidéo ci-dessous, je partage avec vous les étapes indispensables pour vous construire une idée claire de ce dont vous avez réellement besoin.

00:00 – Présentation
00:06 – Sujet
00:17 – Question 1 : Activité photographique principale
00:39 – Exemples d’activités principales
01:08 – Question 2 : Liste les caractéristiques importantes de votre activité photographique principale
01:53 – Les deux types de réponses apportés
03:18 – Reflex ou Hybride ?
04:16 – Le choix de la marque
05:36 – Remerciements
05:43 – Pouce bleu
05:49 – Abonnement à la chaîne YouTube
05:55 – Abonnement au blog

Processus pour déterminer clairement et justement son besoin d'appareil photo
Processus pour déterminer clairement et justement son besoin d’appareil photo

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.
Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment éviter le flou de bougé

Le flou de bougé correspond au flou engendré par le mouvement de l’appareil photo pendant la durée de la prise de vue. Ce flou n’est pas à confondre avec le flou de mouvement qui correspond au flou engendré par le mouvement du sujet pris en photo. Dans la majorité des cas, le flou de bougé est considéré comme un défaut de prise de vue à la différence du flou de mouvement qui est souvent considéré comme un effet artistique.

Comment se forme le flou de bougé

Pour rappel, la réalisation d’une prise de vue nécessite que la lumière réfléchie de la scène vienne frapper la surface photosensible du capteur ou de la pellicule pendant suffisamment de temps afin d’obtenir une exposition correcte. Pour plus d’explications sur ce phénomène, je vous invite à lire ou relire l’article sur les paramètres de l’exposition.

On comprend donc que la lumière à besoin d’un temps certain pour s’enregistrer sur le capteur de l’appareil photo. Durant cette prise de vue, l’image visée par l’appareil photo peut se déplacer de manière relative au cadrage réalisé. 

Aperçu de la génération du flou de bougé
Aperçu de la génération du flou de bougé

Dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment faible pour que le mouvement relatif du sujet par rapport au cadrage de l’appareil photo n’engendre pas un déplacement perceptible par le capteur,  le flou de bougé ne sera pas visible. Cependant, dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment longue, le mouvement sera perceptible par le capteur et s’enregistrera sur la photo produite.

Le point important de cette problématique est bien le mouvement relatif des éléments photographiés dans le cadre de la photo.

De cette compréhension, en découlent les paramètres influents suivants :

  • La durée de prise de vue, 
  • La vitesse de déplacement du boîtier,
  • La longueur focale,
  • La distance du sujet par rapport au boîtier.

Supposons un capteur dont les photosites sont d’une taille avoisinant 1 mm. Pour qu’un flou s’enregistre avec ce type de capteur, il faudrait que le sujet photographié puisse se déplacer de plus de 1 mm  par rapport au capteur, pour commencer à enregistrer un effet de flou.

Supposons maintenant que le sujet et une voiture se déplaçant de gauche vers la droite. Si la voiture roule à une vitesse de 50 km heure par exemple et que la durée de prise de vue est réglée sur un 60e, le véhicule se sera déplacé physiquement de 23 cm.

Supposons que la distance séparant le véhicule du boîtier d’appareil photo est inférieure à 1 m, on comprend bien que du point de vue du capteur le véhicule se sera déplacé de beaucoup plus de 1 mm. Par contre, si le véhicule était à plus de 1 km du boîtier, du point de vue du photographe la distance de 23 cm n’aurait pas été perceptible. Dans ce second cas, il n’y aurait pas eu d’enregistrement de flou de bougé.

De façon relative, cette explication de création de flou, basé sur un flou de mouvement, est valable aussi si on considère que ce n’est pas le sujet qui bouge, mais le boîtier. Dans ce cas, c’est l’intégralité de la scène cadrée qui sera floue et pas seulement véhicule.C’est ce qu’on appelle le flou de bougé.

 Comment éviter le flou de bougé 

Nous avons donc compris le fonctionnement du flou de bougé. Je vais donc partager avec vous les possibilités pour éviter ou pour limiter le risque de flou de bougé.

Stabiliser le boîtier à la prise de vue

Pour éviter le flou de bougé, la première évidence est d’éviter le mouvement du boîtier. Merci Monsieur Lapalisse.

La solution la plus simple qui a fonctionné pendant des années et l’utilisation d’un pied photo.

Cette solution est la plus fiable, mais comporte aussi quelques désavantages sur le sens pratique de mise en œuvre.

L’usage d’un pied photo nécessite avant tout de l’avoir avec soi. Ce type d’accessoire, pour qu’il soit efficace, doit être suffisamment lourd et rigide pour assurer la stabilité du boîtier dans les conditions d’utilisation. Si vous photographiez, par exemple en extérieur un jour où le vent n’est pas négligeable, il sera important, de lester celui-ci afin d’en accroître encore la stabilité. L’ensemble de ces pratiques vous obligera donc à emporter avec vous son lot de matériel qui sera lourd et encombrant, si vous devez aller dans des endroits éloignés ou difficile d’accès.

Depuis quelques années, il est apparu sur le marché la stabilisation optique intégrée aux objectifs ou directement au boîtier. Cette fonctionnalité a l’avantage de ne peser quasiment aucun poids supplémentaire, et vous permettra donc d’être beaucoup plus libre de vos mouvements lors de vos séances de prise de vue. La contrepartie sera évidemment un surcoût à l’achat de ces matériels.

Illustration de l'article à propos de l'usage créatif du trépied.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.

Limiter la durée de prise de vue

Plus le temps de pause de votre photo sera long et plus le risque de bouger sera élevé. Essayez donc lorsque vous avez un risque de bouger de régler votre boîtier d’appareil photo afin que la durée de prise de vue soit la plus courte possible.

De manière historique, la règle de l’inverse de la longueur focale, est la règle qui permet d’estimer facilement quelle est la durée limite à laquelle une personne concentrée lors d’une prise de vue à main levée, maîtrisera suffisamment la stabilité de son appareil sans risque le flou de bouger. Cette règle existant depuis l’époque de l’argentique, la longueur focale est à prendre en équivalent 35 mm. Par exemple, si vous prenez une photographie avec un objectif 200 mm monté sur un boîtier plein format, vous ne devriez pas définir un temps de pause inférieur à 1/200 de seconde. Si votre objectif est un 50 mm, vous ne devrez pas définir un temps de pause inférieur à 1/60 de seconde. 

Dans le cas où votre boîtier possède un petit format de capteur de type APS-C, sur lequel est monté une optique de 200 mm, la longueur focale équivalente en 35 mm équivaudra environ à 300 mm. Par conséquent, vous devrez régler votre temps de pause au minimum à 1/300 de seconde.

Évidemment, cette règle est applicable si vous n’utilisez pas de système de stabilisation optique tel que présenté dans le paragraphe précédent.

Rapprochez-vous du sujet, mais pas trop

La longueur focale que vous utilisez est intimement liée à la distance qui vous sépare du sujet. Les deux paramètres, longueur focale et distance boîtier sujet, sont donc intimement liés.

Nous avons vu que plus un objet sera distant du boîtier et moins il aura d’influence sur le risque de flou. Cependant, si vous compenser cette distance par l’utilisation d’une longue focale pour cadre est plus serré, ce bénéfice se trouvera anéanti.

Donc, pour éviter d’augmenter la longueur focale, je vous conseille de vous rapprocher du sujet. Ainsi, vous pourrez minimiser la règle de l’inverse de la focale et ainsi éliminer plus facilement le risque de flou de bougé.

Chercher le meilleur compromis

Comme vous l’aurez certainement compris par vous-même, il n’y a pas de solution miracle pour facilement éviter tout risque de flou de bougé. Tout repose sur le fait de trouver le meilleur compromis entre les différents paramètres que nous avons listé en début d’article en fonction des conditions de prise de vue de la scène que vous souhaitez photographier. Ces conditions de prise de vue étant, en particulier le niveau de luminosité disponible.

Avec la pratique, vous enregistrerez des réglages de base sur lesquels vous reposer et que vous adapterez, en fonction du résultat des premières photos prises, jusqu’à optimiser le rendu de votre photo.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.

Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Bilan photo des vacances aux Açores avec un smartphone

Trouver le matériel adapté à ses besoins est essentiel pour éviter le superflu. Je partage, avec vous dans cette vidéo, mon bilan photographique de mes photos réalisées au smartphone lors de mes vacances aux Açores.

Pour gagner du temps lors du visionnage de la vidéo, je vous invite à paramétrer la vitesse de lecture entre x1.5 et x2. Cette option se trouve en bas à droite de la vidéo sous la forme d’un engrenage.

Matériel emporté

  • Smartphone
    • Sortie : septembre 2017
    • Caméras arrières : 2 objectifs arrière 12Mp chacun, grand-angle, zoom x2
    • Caméra avant : 8Mp
    • Vidéo 4K
    • Utilisation de l’application appareil photo d’origine de Samsung
  • Batterie externe usb QC3.0
  • Suite Adobe dont en particulier Photoshop Express

Diaporama photo

  • Nombreux paysages,
  • Bâtiments,
  • Fleurs,
  • Quelques intérieurs de gîtes,
  • Quelques photos de nuit.

Frustrations

  • Pas de zoom x2 avec les prises de vue en RAW,
  • Pas de prise en compte des fichiers panoramiques par Photoshop express,
  • Pas de gimbal pour filmer de manière stabilisée avec le Smartphone.

Quelle est ma conclusion ?

Les points forts

  • Très content du résultat obtenu,
  • Adapté pour les longues marches réalisées,
  • Partage au fil de l’eau de quelques photos sur les réseaux sociaux,
  • 35 jours par an de 4G à l’étranger par abonnement Free Mobile,
  • Maniabilité, disponibilité.

Les points faibles

  • Présence de bruit numérique même à 50 ISO et piqué limité mais qualité suffisante pour des photos souvenir,
  • L’usage de la batterie externe est réellement un plus quand on utilise le smartphone toute la journée.
    • Prises de photo,
    • Fonction GPS,
    • Partage sur les réseaux sociaux,
    • Divers (réveil, lecture des mails…)
Catégories
Créativité, propulseur de motivation... La Lumière, c'est quoi ? Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

La balance des blancs

Qu’est-ce que la balance des blancs ?

La balance des blancs est un réglage colorimétrique de la dominante de couleur d’une image. Celle-ci est due à la température de couleur de l’éclairage de la scène photographiée exprimée en degrés Kelvin.

De manière usuelle, nous dirons que les tons de l’image seront chauds quand la dominante de couleur tendra vers le rouge (éclairage à la bougie) et seront froids quand la dominante de couleur tendra vers le bleu (ciel bleu sans nuage dans l’ombre projetée d’un objet). A savoir que la température de couleur sera dite “neutre” en l’absence de dominante de couleur. Dans ce cas, l’éclairage est réalisé par une lumière blanche équivalente à la lumière du soleil en milieu de journée.

Le rendu visuel est largement modifié par l’interprétation du cerveau. En effet, le cadre d’une fenêtre en PVC blanc sera interprété comme blanc par le cerveau quelle que soit sa teinte réelle engendrée par la température de l’éclairage comme le montre l’image suivante : 

Photo prise en intérieur avec le réglage automatique de la balance des blancs de l'appareil photo
Photo prise en intérieur avec le réglage automatique de la balance des blancs de l’appareil photo
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur d'une façade d'une maison blanche
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur d’une façade d’une maison blanche
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur du cadre PVC de la fenêtre
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur du cadre PVC de la fenêtre

Afin de caractériser cette température de couleur ainsi que la teinte de la dominante de couleur, il a été construit absolue l’échelle suivante exprimée en degré Kelvin.

Illustration de l'échelle absolue de la température de couleur de la lumière et de l'impact des réglages de la balance des blancs
Illustration de l’échelle absolue de la température de couleur de la lumière et de l’impact des réglages de la balance des blancs

Comment régler la balance des blancs sur son boîtier ?

Chaque modèle d’appareil photo possède sa propre ergonomie pour régler leurs paramètres. C’est la raison pour laquelle je vous invite à vous reporter à votre manuel utilisateur pour apprendre à réaliser la manipulation.

Ceci étant dit, encore faut-il savoir quel réglage choisir et pourquoi faire.

Neutraliser la dominante de couleur

De façon classique, on entend par réglage de la balance des blancs, le fait de supprimer la dominante de couleur des images produites afin d’avoir un rendu neutre comme si la scène avait été photographiée par la lumière du jour de milieu de journée.

Dans ce cas, plusieurs possibilités vous sont offertes. Si vous connaissez le type de source de lumière de votre scène (ampoule halogène, éclairage au tungstène, …) vous avez la possibilité de choisir parmi les préréglages proposés de votre appareil, le programme adéquat. Cependant, il est aujourd’hui largement plus pratique et précis d’utiliser la fonction automatique de votre boîtier d’appareil photo qui est efficace et précis et ceci sans vous poser de question. C’est pourquoi en pratique, les réglages comme incandescence, tungstène ou autres ne sont quasiment plus utilisés pour cet usage.

Dans de rares cas, il peut néanmoins arriver que l’automatisme de l’appareil se trompe. Classiquement, cela peut se produire lorsqu’il y a un mélange de types de sources de lumière très différentes. La solution consiste alors à utiliser le réglage personnalisé.

Le principe est le suivant. Il suffit de pointer l’appareil sur une surface blanche, grise claire ou, pour être encore plus précis, sur une chartre gris-neutre à 18% placée à l’emplacement de votre sujet principal. Ainsi, l’appareil viendra faire la mesure de la température de couleur sur cette surface et en déterminera la correction adéquate pour supprimer ou atténuer la dominante de couleur sur cette zone. Encore une fois, je vous invite à parcourir le manuel de votre matériel afin de connaître la manipulation exacte pour votre appareil photo.

Aspect créatif

En fonction du style de photographie que vous souhaitez réaliser, il peut être très intéressant de prendre un réel parti pris sur les dominantes de couleur.

C’est le cas par exemple pour plonger le spectateur dans un état d’esprit particulier vis-à-vis du message que vous souhaitez transmettre par votre image.

Dans ce cas, les modes incandescences, tungstène, nuages ou soleil deviennent très pertinents pour justement créer la teinte de la dominante de couleur souhaitée. En fonction de l’éclairage de votre scène et du réglage que vous choisirez, vous aurez moyen d’intégrer une dominante rouge, jaune, verte ou bleu à votre image.

Sur certains appareils, vous avez même la possibilité de peaufiner finement les réglages pour obtenir le juste dosage qui vous conviendra.

Mise en garde

L’avantage des appareils numérique est qu’ils possèdent un écran permettant d’avoir un aperçu de l’image produite. Au fur et à mesure de l’évolution des progrès techniques, ces écrans deviennent de plus en plus grand et lumineux afin d’avoir une bonne vision du résultat obtenu. MAIS ATTENTION ! Encore de nos jours, ces écrans ne reflètent pas les couleurs correctement, car ils ne sont pas calibrables ou étalonnables en colorimétrie.

C’est la raison pour laquelle vous devez rester prudent quant au rendu colorimétrique de la prévisualisation de vos photos sur l’écran de votre appareil. En effet, c’est exactement la même problématique que si vous retouchez vos photos sur ordinateur sans avoir calibré en colorimétrie votre écran d’ordinateur. La conséquence serait que vous engendrerez plus de dégâts qu’autre chose.

La solution existent néanmoins et va notamment me servir de transition avec la suite de l’article… Vous l’avez peut-être deviné, il s’agit de l’utilisation du format d’enregistrement RAW. Au lieu de revenir ici sur l’explication de ce format particulier, je vous invite à lire ou relire l’article dédié.

En une phrase, le format RAW permet de modifier le réglage de la température de couleur sans aucune perte de qualité ultérieurement lors du post-traitement sur ordinateur. Ainsi, vous avez les avantages suivants :

  • possibilité de travailler sur une écran calibré
  • modifier à souhait la dominante de couleur que vous souhaitez. Vous pourrez ainsi réaliser plusieurs versions différentes afin de choisir sur la base de photo achevée celle qui sera la meilleure.

Comment régler la balance des blancs dans les logiciels ?

Cas d’un fichier RAW

Le réglage de la balance des blancs est l’une des premières opérations à réaliser lors de la dérawtisation du fichier.

Tous les logiciels de développement des fichiers RAW possèdent ce réglage. Personnellement, j’utilise les logiciels Lightroom ou le module CameraRaw de Photoshop de chez Adobe.

Dans ces 2 logiciels, le réglage de fait à l’aide de 2 sliders qui permettent de définir l’équilibre entre le jaune et le bleu, et le vert et le magenta.

Outils de réglage de la balance des blancs de Lightroom
Outils de réglage de la balance des blancs de Lightroom
Outils de réglage de la balance des blancs de CameraRAW
Outils de réglage de la balance des blancs de CameraRAW

Pour être plus précis, il y a aussi l’outil pipette de balance des blancs qui permet de neutraliser la teinte de la zone où vous cliquez sur l’image avec cette pipette. Par exemple, sur les photos du cadre de fenêtre plus haut, j’ai cliqué soit sur le cadre de la fenêtre pour à rendre blanche (repère 1), soit sur la façade d’une maison à l’extérieur de la maison (repère 2).

Cas d’un fichier JPG (Bitmap)

Pour les images au format JPG, la correction de la balance des blancs sera forcément une opération dite “destructive”, car elle altérera les pixels de l’image.

Dans l’application Lightroom, vous n’aurez aucune différence sur le mode opératoire et vous utiliserez les mêmes outils précédemment évoqués.

Dans l’application Photoshop, vous aurez toujours moyen de corriger de la même manière que précédemment en faisant appel au filtre CameraRaw. Dans ce cas, encore une fois, vous retrouverez les mêmes outils.

Cependant, il y a une autre solution, que vous pourrez notamment utiliser dans GIMP par exemple. Utilisez l’outil courbe ou niveau. Dans ces deux outils classiques, vous retrouverez une pipette pour neutraliser les tons moyens simplement en cliquant sur une zone de l’image qui ne devrait pas présenter de dominante de couleur.

Outils de réglage de la balance des blancs de l'outil courbe de Photoshop
Outils de réglage de la balance des blancs de l’outil courbe de Photoshop

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.

Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

La synchro flash au second rideau

Dans certaines conditions de prise de vue, l’utilisation de l’option synchro flash au second rideau est essentielle pour réaliser une photographie correspondante à un effet visuel naturel. Nous allons voir dans cet article, la différence avec la synchronisation du flash au premier rideau ainsi que les conditions nécessaires pour correctement la mettre en œuvre.

Différence entre la synchro au premier et au second rideau

Fonctionnement interne au boîtier

Dans le fonctionnement d’un appareil photo de type reflex, le processus mécanique permettant de réaliser l’exposition du capteur à la lumière durant le temps de pose défini par le photographe, nécessite la mise en œuvre de deux rideaux.

De façon synthétique, le premier rideau correspond à celui qui se déplace pour découvrir le capteur, puis un second rideau se déplace pour recouvrir le capteur en fin d’exposition.

Animation montant le mouvement des rideaux lors de la prise d'une photo
Animation montant le mouvement des rideaux lors de la prise d’une photo

A savoir, la durée d’émission d’un flash lumineux est infiniment plus bref que la durée d’exposition du capteur.

Par défaut, la synchro flash des appareils photo se fait au premier rideau. Ceci signifie que l’émission de la lumière de ce flash est émise au début de la durée d’exposition du capteur. C’est-à-dire juste après le mouvement du premier rideau.

A contrario, lorsque la synchronisation du flash est réglée sur le second rideau, l’émission de la lumière du flash est émise juste avant la fin de la durée d’exposition du capteur, c’est à dire, juste avant que le second rideau commence à recouvrir le capteur.

ligne des temps pour comprendre quand se déclenche le flash au 1er et 2nd rideau
ligne des temps pour comprendre quand se déclenche le flash au 1er et 2nd rideau

Résultat visuel

Différence de rendu entre déclenchement du flash au 1er et 2nd rideau
Différence de rendu entre déclenchement du flash au 1er et 2nd rideau. La voiture se déplace toujours de droite à gauche. Durée d’exposition de 0.5s.

Les conditions nécessaires 

Afin de correctement mettre en œuvre cette option, il est nécessaire de se trouver dans certaines conditions de prise de vue spécifiques.

Pose longue

Comme nous l’avons compris dans la première partie de cet article, la modification de ce paramètre permet d’indiquer un appareil, le moment où le flash doit être déclenché par rapport à la durée d’exposition totale de la photo.

On comprend bien, que cela a du sens uniquement si la durée d’exposition de la photo est longue.

Ce prérequis est tellement d’essentiel, que certaines marques d’appareils interdisent l’accès à cette option si la durée d’exposition n’est pas suffisamment longue.

Sujet en mouvement

À la base, ce paramètre n’a d’utilité que dans le cas où l’on souhaite équilibrer la luminosité ambiante avec la luminosité d’un flash.

De plus, ceci n’a de sens que si le sujet se déplace par rapport au cadre de la photo pour inscrire sa trajectoire un peu comme en light painting.

Ceci signifie qu’il y a deux possibilités, puisque tout est relatif.

  • Soit le sujet photographié est mobile, 
  • Soit le photographe déplace l’appareil photo par rapport au sujet.

Luminosité ambiante faible

Enfin, tel que nous venons de le voir ci-dessus, afin de bien distinguer la traînée du sujet sur la photographie, il est important que l’ambiance générale de la scène soit suffisamment sombre pour que la durée d’exposition dure assez pour permettre le déplacement du sujet dans le cadre.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.

Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Photographier un feu d’artifice

Le 14 juillet approche à grand pas et c’est la raison pour laquelle je vous écris cet article aujourd’hui. L’idée de vous donner assez de temps avant le jour J pour vous y préparer. Dans cet article, je partage avec vous les informations nécessaires pour correctement photographier un feu d’artifice.

Matériel nécessaire

Photographier un feu d’artifice est très proche de la technique du light painting ou plus globalement de la photo de nuit.

Le matériel indispensable pour réaliser de bonnes photos dans de telles conditions est d’utiliser un trépied stable.

Quel que soit l’appareil photo que vous possédez, vous devriez être capable de photographier correctement un feu d’artifice.

Si votre boîtier possède le réglage automatique feu d’artifice, vous pouvez l’utiliser dans ce cas de figure, car il adapte automatiquement les réglages pertinent à ce type de scène.

Si vous souhaitez maximiser la qualité de vos photos, je vous conseille d’utiliser les accessoires suivants :

  • Un trépied photo stable,
  • Un déclencheur souple ou une télécommande pour votre boîtier,
  • Un boîtier permettant le mode manuel.
Illustration de l'article à propos de l'usage créatif du trépied.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.

Mode opératoire

Stabilité

Installer votre boîtier sur votre trépied photo, en vous assurant que ce dernier est bien placé sur une surface stable.

En cas de vent, n’hésitez pas à utiliser votre sac photo pour stabiliser l’ensemble en le suspendant à votre trépied. Il servira alors de lest à celui-ci.

Si vous souhaitez augmenter encore le degré de netteté de vos images, et peut-être intéressant dans ce cas de l’utilisation d’un boîtier reflex, d’utiliser la fonctionnalité de lever du miroir avant la prise de la vue. Cette option permet de laisser le temps au trépied d’absorber la micro vibration due au mouvement mécanique du miroir du boîtier. Afin de compenser le délai de prise de vue, vous devrez vous concentrer pour anticiper cette perte de temps à chaque photo.

Mise au point

Du point de vue de l’appareil photo, les feux d’artifice se trouvent à une distance équivalente à l’infini. Afin de ne pas risquer de perdre du temps avec un autofocus qui patine, il est tout simplement bon de verrouiller manuellement votre mise au point de votre objectif sur l’infini.

Dans le cas où vous souhaitez mettre en évidence le décor de la scène devant vous, je vous invite à fermer votre diaphragme suffisamment pour augmenter votre profondeur de champ. Le compromis classique est de l’ordre de f/8 ou f/11. Sachant que plus vous fermer votre diaphragme et plus vous risquez d’avoir des aberrations chromatiques sur votre image. Cela dépend aussi de la qualité de votre objectif.

Pour information, la majorité des objectifs possède leur meilleur piqué autour de la valeur f/8.

ISO minimal

Les boîtiers ont particulièrement du mal à gérer le bruit dans les basses lumières. Or, dans le cas de la photographie de feu d’artifice, la majorité de vos clichés présentera un ciel très sombre. Vous risquez donc d’avoir énormément de bruit dans ces zones sombres.

Afin de limiter cette impact, il est nécessaire d’utiliser les valeurs d’ISO les plus basse.

Ceci ne pose pas de problème d’exposition, car la luminosité des feux d’artifice est largement suffisante pour que le capteur enregistre leur trace.

Longue exposition

Lorsque l’on souhaite enregistrer un feu d’artifice, il est nécessaire que la prise de vue s’étendre sur toute la durée de parcours de la fusée.

Ceci signifie, que votre temps de pose devra être de plusieurs secondes. Avant de peaufiner cette durée, je vous invite à commencer votre prise de vue à partir de 4 secondes. Cette durée devrait être suffisante pour enregistrer tout le parcours d’une fusée.

Je vous invite à ajuster cette durée en fonction de la réalité du terrain.

Dans le cas où votre photo serait mal exposée, je vous conseille d’ajuster le paramètre ISO ou d’ouverture plutôt que la durée d’exposition.

Privilégiez le format RAW

Une photo de feu d’artifice possédera un contraste extrême. Afin de mieux enregistrer ces informations, il est bon de privilégier le format RAW de votre appareil photo.

Ainsi, vous aurez moyen d’enregistrer beaucoup plus de détails dans les basses et les hautes lumières.

Lors du poste traitement de votre photographie, vous pourrez ainsi pleinement profiter de toute la qualité du capteur de votre matériel.

Créativité

Pour apporter de la créativité à vos clichés de feu d’artifice, je vous invite à judicieusement définir votre point de vue.

Illustration de l'intégration d'un monument dans une photo de feu d'artifice
Illustration de l’intégration d’un monument dans une photo de feu d’artifice (source : https://www.pexels.com)

Portez notamment votre attention sur les points suivants :

  • Faire en sorte d’intégrer un monument remarquable, permettant de situer le lieu du feu d’artifice.
  • Essayer d’inclure un plan d’eau dans le cadre afin de profiter des reflets des feux d’artifice pour augmenter la présence de couleur à votre cliché.
  • Prenez en photo le lieu au moment de l’heure bleue, souvent bien avant le tirage du feu d’artifice, afin d’intégrer au poste traitement le décor à vos photos de feux d’artifice.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.

Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Les reflets en photos

Intégrer des effets optiques dans l’esthétisme de vos photographies apporte une plus-value à l’intérêt de vos clichés. C’est le cas par exemple avec les reflets. Dans cet article, je vous propose de voir aussi bien comment profiter d’eux, mais aussi comment les éviter.

Pourquoi jouer avec les reflets

Pour apporter du sens à une photo, il est souvent judicieux d’y intégrer une interaction entre au moins deux éléments.

Dans le cas qui nous concerne ici, cela peut être simplement le sujet et son propre reflet, ou bien, le sujet principal avec le reflet d’un sujet secondaire par exemple.

Utiliser cet artifice permet donc de facilement mettre en relation deux éléments au sein de la même photo.

Voici ci-dessous une liste non-exhaustive de possibilités :

  • Mettre en relation deux éléments,
  • Évoquer le rêve,
  • Apporter un aspect mystérieux à une scène,
  • Mélanger l’intérieur et l’extérieur,
  • Déformer une scène,
Les secret est d'exposer la photo à l'envers...
Source de la Coudre dans la forêt de Bercé en Sarthe.
Le secret est d’exposer la photo à l’envers…

Un reflet, c’est quoi ?

Pour bien parler de quelque chose, il est essentiel de commencer par bien définir le sujet. C’est pourquoi, je commence par expliquer ce qu’est un reflet.

Wikipédia défini un reflet comme ci-dessous :

“Un reflet est, en physique, l’image virtuelle formée par la réflexion spéculaire d’un objet sur une surface.”

Dans cette définition, il y a 4 termes importants :

  • Image virtuelle,
  • Réflexion spéculaire,
  • Objet,
  • Surface.

Voyons ensemble chacun de ces termes.

Image virtuelle

Concrètement, un reflet est donc une image virtuelle. Il faut donc comprendre à travers ce terme, qu’il est tout à fait possible d’altérer le rendu de celui-ci.

Il sera par exemple possible de modifier :

  • Sa colorimétrie,
  • Sa luminosité,
  • Sa géométrie pour déformer son image,

Réflexion spéculaire

La réflexion spéculaire est une propriété optique d’une matière. Dit de façon beaucoup plus commune, il s’agit simplement de la propriété miroir due à l’état de surface et au matériau d’un objet.

Ce qu’il est important de retenir ici, est que cet effet miroir est prévisible. C’est-à-dire qu’il est facile pour un photographe, d’anticiper la présence du reflet et ainsi définir la position de l’appareil photo pour placer le reflet dans l’image à l’endroit qu’il souhaite.

Objet

Ce terme indique qu’il est nécessaire d’avoir défini un sujet pour en avoir son reflet. Il faudra donc focaliser son attention sur des sujets facilement reconnaissables afin de mieux les distinguer à travers leurs reflets.

Surface

Cet élément est l’un des plus importants. En effet, la surface en question est justement “l’outil” donnant lieu à la création du reflet. Sans cette surface, il n’y a pas de reflet.

Notez, que ce seront les propriétés de cette surface qui engendreront les altérations que j’évoquais plus haut concernant l’image virtuelle.

Le choix de cette surface est donc primordial pour le rendu final.

Ces informations peuvent être synthétisées par le schéma suivant :

schéma de principe de la génération d'une reflet
schéma de principe de la génération d’une reflet

Comment exploiter les reflets dans ses photos

Quand on veut exploiter les propriétés des reflets, il faut d’abord les trouver. Voici rapidement quelques points d’attention à considérer pour faciliter votre recherche :

  • Les flaques d’eau,
  • Les vitrines,
  • Les lunettes,
  • Les façades d’immeubles,
  • Les chromes,
  • Les miroirs,
  • Globalement, les constructions ou objets d’origine humaine

Recherchez aussi les objets qui sont bien dans la lumière. Plus ils seront éclairés et mieux ils se refléteront.

Comment éviter les reflets dans ses photos

Jusqu’à présent, nous avons vu le reflet comme un élément souhaité de la part du photographe. En fonction de l’objectif de celui-ci, il se peut que le photographe cherche au contraire à éviter les reflets.

Voici quelques accessoires ou techniques permettant d’éviter la présence de reflet sur nos photographies.

Sans artifice supplémentaire, il est possible d’éviter les reflets un collant l’objectif de votre appareil photo directement perpendiculaire à la surface vitrée d’une vitrine par exemple.

Comment éviter les reflets lors d'une prise de vue dans un vitrine
Comment éviter les reflets lors d’une prise de vue dans un vitrine

J’imagine que vous vous dites certainement que cette technique est extrêmement contraignante du point de vue de la liberté de composition. C’est effectivement le cas.

Pour aller un peu plus loin, il est nécessaire d’utiliser quelques accessoires complémentaires :

  • Filtres polarisants sur l’objectif,
  • Cache sombre,
  • Polariser la lumière.

Amusez-vous avec les reflets…

Maintenant que vous savez gérer les reflets, je vous invite à réaliser une série de photos den mêmes sujets avec et sans reflet.

C’est en vous entraînant à ajouter des reflets ou à supprimer des reflets dans vos photos que vous apprendrez à les maîtriser.

Commencer par aborder uniquement les aspects techniques permettant de les faire apparaître tel que vous le souhaitez dans vos image. Puis passer au niveau supérieur en vous servant des reflets pour mieux illustrer les messages que vous souhaitez transmettre dans vos photos.

Il est temps donc maintenant, d’attraper votre appareil photo et de sortir réaliser vos clichés. Racontez-moi cette expérience en commentaire ci-dessous en expliquant quelles sont vos difficultés et vos bonnes surprises que vous aurez rencontré.

Merci d’avance à tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage afin que je puisse vous fournir du contenu adapté à vos besoins.
Penser aussi à vous abonner au blog pour être certain de lire mon prochain article dès sa sorti et recevez en échange et gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION

Catégories
Technique photo ou comment se servir de son matériel

Les bases du lightpainting

Le principe du lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue pendant laquelle le photographe vient éclairer de façon ponctuelle des zones de la scène à l’aide d’une source lumineuse comme une lampe électrique. Dans cet article, je partage avec vous les bases de cette technique.

Le matériel nécessaire

Comme je vous l’ai indiqué dans l’introduction, le lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue. Afin de ne pas générer de fou de bouger, il est donc nécessaire de prendre sa photo sur pied.

Le trépied est donc un matériel absolument nécessaire pour ce type de photo.

Illustration de l'article à propos de l'usage créatif du trépied.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.

Le reste du matériel nécessaire sera un ensemble de sources lumineuses de tailles, teintes, de puissance ou de formes différentes.

Mode opératoire

La première chose à réaliser est de plonger la scène dans l’obscurité pour limiter au maximum la présence de lumière d’ambiance parasite.

Installez votre boîtier photo sur votre trépied et cadrer la scène que vous souhaitez photographier.

Paramétrez votre boîtier en mode manuel. Réglez un temps de pose d’environ 30 secondes, et ajustez la sensibilité ISO à la valeur minimale.

Durant le temps de pose de la photo, éclairez les différentes zones de la scène.

Terminer en réglant l’ouverture du diaphragme en fonction de la luminosité de vos premières images produite en fonction de la durée d’éclairement par zone.

C’est après plusieurs essais par tâtonnements, que vous obtiendrez l’image que vous souhaitez réaliser.

À savoir

Pour réaliser une photo en light painting, il est important de penser sa photographie avant de la réaliser. Pour se faire, je vous invite à réfléchir sur la base de schémas sur papier afin de bien disposer chacun des éléments que vous souhaitez prendre en photo.

A partir de là, indiquez quelles sont les zones de ces objets que vous souhaitez mettre en évidence par la lumière.

Pour maîtriser vos sources lumineuses, avant de les utiliser, il est important de s’entraîner à les manier.

Afin de ne pas apparaître comme un fantôme sur la photographie, il est conseillé de s’habiller avec des habits sombres.

Pour donner de la profondeur à votre image, n’hésitez pas à éclairer différentes zones plus ou moins proches de l’appareil photo. Éviter de travailler uniquement sur le même plan.

Utiliser une source de lumière colorée permet de rajouter une touche créative à l’ensemble de la photographie. De nos jours, avec les LED multicolores, il est possible d’accéder à tout un spectre de couleurs différentes.

N’hésitez pas à aller sur les marchés ou dans les différents magasins de gadgets pour accumuler un ensemble de sources lumineuses très variées les unes des autres.

Techniques complémentaires

Si vous souhaitez intégrer un modèle humain à votre photo, il peut être intéressant de donner un coup de Flash en début de photos pour imprimer sa silhouette sans risque de bouger de sa part. Le reste de la pause lente servira alors à réaliser l’éclairage du reste de la scène.

Photo exemple de la technique du light Painting.
Photo exemple de la technique du light Painting.

Une autre astuce permettant d’intégrer un modèle à une photo en lightpainting, est de procéder par surimpression.

Dans ce cas, prenez en photo votre modèle en lieu et place en tâchant d’éclairer que celui-ci tout en prenant garde de laisser le reste du décor dans l’ombre. Puis, réalisez la surimpression en pose longue afin d’y ajouter les éléments de lumière en lightpainting.

Une dernière solution est de réaliser le photomontage de plusieurs photos en post-traitement sous Photoshop.

Exemple de prise de vue

Dans l’exemple ci-dessous, j’ai opté pour l’assemblage en post-traitement car la réalisation d’un autoportrait m’empêchait de tenir tous les rôles en même temps. Avec un assistant, la seconde personne aurait pu directement tracer les ailes autour de la bouteille pour avoir le même rendu en un seule prise.

Les deux photographies ont été prise en pose longue de 20 secondes chacune dans une pièces plongée dans l’obscurité quasi-totale.

Evidemment, l’appareil photo est monté sur pièce et n’a absolument pas bougé entre les deux prises de vue. Ainsi la super position a été très facile à faire.

Première image de base pour lightpainting
Première image de base pour lightpainting
Deuxième image de base pour lightpainting
Deuxième image de base pour lightpainting

Une fois assemblé et travaillé sous Photoshop, le résultat est le suivant :

Illustration de l'article à propos du lightpainting
Illustration de l’article à propos du lightpainting

Maintenant, c’est à vous de jouer avec cette technique ! Dite-moi ci-dessous en commentaire vos premières impressions. Partagez aussi vos satisfactions et vos difficultés pour qu’on puisse s’entraider dans les commentaires.

Comme vous aller le voir, cette technique demande de l’entrainement pour produire de magnifiques images tel qu’on peut en voir sur internet.

Je vous invite à vous abonner à mon blog pour être certain d’être au courant de la sortie de chaque nouvel articles.

Merci d’avance aussi à tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage en ligne. Ainsi, je pourrai adapter mon contenu à vos besoins spécifiques.

Catégories
La composition, la grammaire du visuel

L’orientation du cadrage en photographie

L’une des premières décisions à prendre lors de la prise de vue d’une photographie, est le choix de l’orientation du cadrage. En fonction de celui-ci, vous allez pouvoir intégrer à votre photographie des éléments différents si votre cadre est vertical ou horizontal. Bien évidemment, cela influencera énormément le message transmis par votre image. Dans cet article, je partage avec vous les critères à prendre en compte pour faire votre choix de l’orientation du cadrage en bonne connaissance de cause.

Impact de l’orientation à la prise de vue

Le premier impact de l’orientation d’une photo est souvent subi inconsciemment par le photographe.

En effet, la majorité des appareils photo ne dispose pas des doubles commandes telles que l’on puisse trouver sur les gros appareils reflex. Cela paraît être un petit détail technique, mais il impacte inconsciemment bon nombre de photographes ne possédant pas d’appareils avec cette fonctionnalité. L’intégralité des commandes des boîtiers est placée de manière à être naturellement utilisée lors de l’orientation d’un cadrage horizontale. Cet état de fait, incite donc fortement à utiliser ces appareils dans le sens horizontal et non vertical.

Je vous invite à prendre quelques minutes pour parcourir rapidement votre banque de photos. Certainement, vous vous rendrez compte que vous réalisez la majorité de vos photographies dans le sens horizontal. C’est la raison principale de l’existence des grips pour appareil photo au-delà de l’augmentation de l’autonomie de l’appareil photo par l’ajout de batteries supplémentaires.

Avec ce type d’accessoire, vous garderez la même praticité d’utilisation de l’appareil photo en orientation verticale.

Le deuxième impact principal que le photographe rencontrera au moment de la prise de vue est la différence des éléments de la scène qu’il pourra intégrer dans son cadrage.

Si les éléments importants de votre scène se trouvent disposés verticalement, il sera peut-être judicieux d’opter pour une orientation verticale plutôt qu’horizontale. C’est particulièrement le cas pour les photos de portraits.

Impact de l’orientation sur la lecture de l’image

Dans les civilisations occidentales, le sens de lecture est classiquement de gauche vers la droite pour l’orientation horizontale et de haut vers le bas pour l’orientation verticale.

Cette convention est à particulièrement prendre en compte lorsque vous souhaitez guider le regard du spectateur dans votre photo.

Si nous prenons l’exemple d’un escalier photographié de côté, si le bas de l’escalier se trouve dans le coin inférieur gauche de la photo et le haut dans le coin supérieur droit de celle-ci, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier monte.

L'escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Cependant, si vous inversez la prise de vue de l’escalier de manière à ce que le haut de l’escalier soit dans le coin supérieur gauche et le bas dans le coin inférieur droit, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier descend.

L'escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Revenons au sujet du choix de l’orientation du cadre en verticale ou horizontale, en nous appuyant sur le même exemple de l’escalier.

En fonction de votre angle de vue, si vous cadrer l’escalier verticalement, la photo transmettra l’idée que l’escalier est plus raide que si la photo est cadrée à l’horizontale.

L'escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L’escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L'escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal
L’escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal

Émotions transmises en fonction de l’orientation du cadrage

Vous trouverez ci-dessous de façon succincte, le type d’émotion transmise en fonction de l’orientation de votre cadre.

Cadrage horizontal :

  • Stabilité,
  • Calme,
  • Sérénité,
  • Douceur,

Cadrage vertical :

  • Instabilité,
  • Force,
  • Dignité,
  • Virilité,

Exercices

Afin de mettre en application ce que nous venons de voir ensemble, je vous invite à faire une petite sortie photo pendant laquelle je vous propose de systématiquement prendre en photo les mêmes sujets orientés de façon horizontale ET verticale.

Je vous invite alors une fois vos photos déchargées sur votre ordinateur, à analyser les différentes émotions que vous pouvez ressentir à la vision du cadrage verticale ou horizontale de chacune de vos prises de vue.

L’objectif de cet exercice est de vous faire prendre conscience de l’impact émotionnel que provoque le choix de l’orientation de vos prises de vue.

En complément de cet article, vous pouvez lire ou relire mon article précédent concernant la puissance du recadrage.

Laissez-moi en commentaire votre retour d’expérience concernant cet exercice afin de poursuivre ce sujet de façon plus interactive.

Si ce n’est pas déjà le cas, je vous invite à vous abonner au blog pour vous assurer d’être au courant de chaque nouvelle parution d’article.
Enfin, venez compléter mon sondage afin de m’aider à mieux connaître vos attentes et ainsi vous proposer un contenu adapté à vos besoins.