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Photomontage du mois

Pour louper l’école…

Evidemment, cette année encore, le mois de septembre est caractéristique de la rentrée des classes. C’est alors que j’ai repensé à la chanson d’Aldebert “Pour louper l’école…”. Je l’ai alors réécouté, et j’ai particulièrement été séduit par la phrase : “Manger des crayons de couleur, pour vomir un arc-en-ciel” (audible à 1’09”). Cette phrase me semblait très graphique…

Explication du comment

Pour réaliser ce photomontage, j’ai commencé à m’imaginer quelle mise en page, je pouvais faire. J’ai donc fait un petit schéma à main levée.

Sur la base de cette esquisse, j’ai listé les ressources de base qu’il me fallait rassembler :

  • La photo d’une classe,
  • Le portrait d’un enfant en train de manger des crayons de couleur,
  • Un vomi de couleur arc-en-ciel

N’ayant pas de classe d’école à disposition pour réaliser ma propre photo, je suis allé sur le site Pexels.com pour voir ce que je pouvais exploiter. J’ai donc sélectionné la photo suivante :

Elle présente les avantages de montrer une petite fille de face tout en évoquant la salle de classe en arrière-plan.

Il m’a donc fallu réfléchir comment réaliser le “vomi arc-en-ciel”. Rapidement, je me suis dit que la solution passerait par l’image de synthèse. J’ai donc modélisé dans Blender avec les fonctionnalités de “physique”, un fluide issu de la bouche de l’enfant.

L’utilisation de l’add on FSpy permet de rapidement et correctement placer la caméra en fonction des perspectives de la photographie.

L’image calculée devait prendre en considération les points suivants :

  • La surépaisseur due au cahier sur la table,
  • La profondeur de champ de la caméra,
  • L’éclairage devait être similaire à la photo de la classe.

Enfin, l’utilisation du format de fichier PNG m’a permis de facilement intégrer l’image de synthèse à la photographie grâce à la prise en compte de la couche alpha.

Comme il fallait que j’ai le même enfant dans les 2 situations : en train de manger des crayons de couleur et en train de vomir dans la classe, j’ai pris en photo ma fille dans le but de repositionner son visage sur l’enfant en classe. Le portrait est le suivant :

Il a fallu se mettre dans les mêmes conditions d’éclairage et dans la même orientation pour garantir une bonne intégration.

J’ai donc réalisé le premier photomontage dont le résultat est celui-ci :

Une fois cette première partie de faite, j’ai procédé au portrait de ma fille en train de manger les crayons de couleurs. Pour ce faire, nous sommes allés dans sa chambre pour que le fond de la photo évoque l’enfant.

Le portrait sélectionné est celui ci-dessous :

J’ai fait exprès de cadrer avec un format vertical afin d’avoir suffisamment de place pour intégrer le premier photomontage. Dans le but, d’évoquer la pensée, j’ai choisi de l’intégrer avec un masque de fusion en forme de nuage, comme dans les bandes dessinées.

Enfin, j’ai choisi des teintes différentes sur les deux partie. Une désaturation partielle pour la partie pensée dans le but de renforcer les couleurs de l’arc-en-ciel. Et des tons nuit américaine dans le portrait afin de reléguer au second plan cette partie de l’image.

Autocritique

Je me suis bien amusé à réaliser l’ensemble de ce photomontage. L’idée d’assembler deux images en une seule pour évoquer la pensée à la manière d’une bande dessinée me plaît bien.

De plus, travailler avec des ressources différentes, photo-stock, portrait réalisé soi-même et aussi de l’image de synthèse, me permet de mettre en oeuvre un ensemble de compétence et de techniques différentes mais complémentaires entre elles.

J’en tire une grande satisfaction personnelle dans le processus de création que dans le résultat final.

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Créativité, propulseur de motivation...

Créativité : la bissociation

Posséder des outils permettant de développer ou stimuler votre créativité et un atout incontestable pour progresser dans vos projets personnels. Dans cet article, je partage avec vous la technique dite de « bissociation ».

Qu’est-ce que la bissociation ?

La bissociation est l’association de deux concepts (idée, fonctionnalité, objet, image) dans le but de stimuler le cerveau droit pour obtenir des nouveaux concepts innovant.

Mise en œuvre de la bissociation

Etape 1 : 

Identification des deux éléments à associer. Il s’agit ici de trouver un ou des points de départ à la recherche créative. Ces éléments identifiés seront la base sur laquelle votre brainstorming s’appuiera pour générer de nouvelles idées.

La bonne pratique est d’identifier des concepts simples de la vie de tous les jours qui n’ont pas de rapport direct entre eux.

Par exemple :

  • un stylo et une paire de lunettes
  • un tigre et un oiseau
  • un tournevis et de la colle

Etape 2 :

Listez les caractéristiques intrinsèques de chacun des couples d’éléments identifiés. Il s’agit ici de passer en revue ce qui peut apporter un intérêt au futur concept. Garder une trace écrite de toutes ses caractéristiques et classez les par nature.

Par exemple pour un stylo :

  • utilisation : se tient dans la main
  • utilisation : se fixe dans un compas
  • fabrication : est en plastique
  • fabrication : est en métal
  • fonctionnement : est de type stylo à bille
  • fonctionnement : est de type stylo plume
  • design : est de la couleur de l’encre

Etape 3 :

Représentez une matrice de correspondance avec pour entrées les caractéristiques de chacun des deux éléments.

Réaliser des brainstorming pour chacune des cases du tableau afin de traiter l’ensemble des associations possibles et complétez les cases de la matrice.

Etape 4 :

Sélectionnez et classez chaque idée par ordre de pertinence.

Application à la production d’image

Afin d’illustrer ce propos à partir d’exemples concrets mis en œuvre, voici trois types d’utilisation de la bissociation dans le milieu de l’image. Il vous suffit de cliquer sur les « ? » pour ouvrir les liens.

Cette technique est très connue dans le cadre de photomontage tel que les croisements d’animaux. La recherche google ci-contre illustre ce concept.

L’artiste Monica Carvalho exploite aussi ce concept de manière originale en associant des demies-images.

Enfin la technique d’associé deux ou plusieurs éléments peut aussi se pratiquer directement à la prise de vue sans aucune retouche, comme l’a fait Susana Blasco dans la série Antiheroes.

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La composition, la grammaire du visuel

La ligne de regard en photographie pour la composition

Lors de la composition d’une photographie, la prise en compte de la ligne de regard est un élément important à ne pas négliger. Dans cette vidéo, je partage avec vous quelques exemples de photos sur la base, desquelles je vous explique l’influence de la ligne de regard.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:09 – Qu’est-ce qu’est la ligne de regard en photographie ?
00:40 – La grammaire de l’image (article à lire)
00:50 – Exemple 1 : la potière (définition du sujet)
02:09 – Exemple 2 : l’enfant et les oiseaux (définition du sujet)
03:03 – Exemple 3 : la mère et l’enfant (le chemin de lecture)
04:00 – exemple 4 : L’entrée du magasin de bonbons (donner le sens à l’image)
05:28 – Pouce vers le haut
05:33 – Abonnement YouTube
05:42 – Abonnement blog

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A chaque théorie son travail pratique...

Photographier au ras du sol

Changer de point de vue permet à vos photos de sortir de l’ordinaire. Ainsi, de simples sujets communs de tous les jours peuvent revêtir un intérêt pour le spectateur. Je partage avec vous cette vision photographique.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:08 – Quel est l’intérêt de photographier au ras du sol ?
00:38 – Quels sont les impactes visuels de photographier au ras du sol ?
01:14 – Quels sont les points importants de la mise en oeuvre ?
01:52 – Comment facilement photographier au ras du sol ?
02:13 – A vous de jouer…
02:44 – Pouce vers le haut
02:50 – Abonnement YouTube
02:59 – Abonnement blog

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La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comprendre comment photographier la texture simplement

Pour correctement photographier un son sujet, il est nécessaire de faire en sorte que la photographie produite mette en évidence un maximum de détails distinctifs. Parmi ceux-ci, il y a notamment la mise en valeur de la texture du sujet. Dans cet article, je partage avec vous deux plans d’éclairage complémentaires à utiliser en fonction des circonstances pour photographier la texture de vos sujets.

Afin de clairement comparer ce qui est comparable, je n’ai modifié aucun réglage de puissance. Toutes les photos ont toutes, sans exception, prise avec les paramètres suivants.

Boitier :

  • ISO : 50
  • Focal : 70mm
  • Ouverture : F/8
  • Temps de pose : 1/125s
  • Nikon D5 sur pied
  • Mise au point manuel identique

Flash A : lumière rasante

  • flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
  • ¼ de puissance
  • à gauche de la feuille
  • pas de modifieur (flash nu)

Flash B : lumière directe

  • flash Nikon SB700 sur trigger CACTUS V6
  • ¼ de puissance
  • contre-jour de la feuille à 45° sur le dessus
  • parapluie blanc translucide

Photographier la texture avec l’éclairage rasant (flash A uniquement)

L’une des premières astuces d’éclairage que nous apprenons est l’éclairage rasant pour mettre en évidence la texture de notre sujet.

Plan d'éclairage lumière rasante
Plan d’éclairage lumière rasante

Cet éclairage repose sur le principe de créer un contraste fort de part et d’autre de chaque micro-relief. Ainsi, la source de lumière produira une haute lumière là où elle éclaire et une profonde ombre portée là où elle ne peut éclairer.

Pour illustrer cette technique, j’ai photographié la texture d’une feuille de papier canson à l’aide d’un flash cobra orienté de façon extrêmement rasante. Le résultat est sans appel, tel que le montre la photographie suivante.

Texture d'une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière rasante

La moindre aspérité de la surface et le moindre détail de celle-ci est clairement mise en évidence.

Cependant, est-ce la solution idéale à tous les cas de figures ?

Voyons donc maintenant, ce que produit ce même éclairage avec une surface noir.

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière rasante
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière rasante

Comme vous pouvez donc le constater, cette fois-ci, de nombreux détails ne sont plus visibles.

Il faut donc trouver une autre façon d’éclairer la scène pour permettre de mettre en évidence l’ensemble des détails de ce papier noir.

Photographier la texture avec l’éclairage direct (Flash B uniquement)

Cette fois, le but est d’utiliser la réflexion directe de la lumière pour mettre en avant les détails de la texture de la matière. Pour ce faire, j’ai mis en place de setup suivant :

Plan d'éclairage lumière directe
Plan d’éclairage lumière directe

Ici le principe est différent. Comme la couleur sombre du papier noir renvoi que très peu de lumière diffuse, il faut utiliser la propriété de la réflexion directe de la lumière. C’est la raison pour laquelle la position de la source de lumière a changé, car celle-ci doit couvrir la famille d’angle défini par la position de l’appareil photo par rapport à au sujet.

Pour mieux comprendre le concept de la famille d’ange, je vous invite à parcourir l’article ci-dessous :

La lumière et ses types de reflets

Le résultat est aussi sans appel comme le montre l’image suivante :

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière directe
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe

Comme pour le papier canson blanc, le moindre détail de la surface est maintenant clairement visible.

Il vous vient peut-être la question suivante en tête ?

Que peut rendre cet éclairage sur la feuille de papier Canson blanche ?

Sans attendre, voici le résultat…

Texture d'une feuille de papier Canson blanche en lumière directe
Texture d’une feuille de papier Canson blanche en lumière directe

Nous voyons effectivement des détails de la surface du papier, mais la notion de profondeur est beaucoup moins perçu que par le premier éclairage.

Peut-on faire encore mieux ?

Cette fois-ci, j’ai utilisé l’ensemble des deux flashes avec le papier noir. Et au miracle ! Que c’est mieux !

Texture d'une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante
Texture d’une feuille de papier texturée noire en lumière directe et rasante

Le fait de mixer ces deux éclairages permet de profiter des avantages des deux méthodes. La mise en évidence de la texture en elle-même, mais aussi la mise en évidence de la profondeur de celle-ci.

Plan d'éclairage lumière directe et rasante
Plan d’éclairage lumière directe et rasante

C’est en réglant la puissance relative de ces deux sources de lumière, que vous serez en mesure de trouver l’équilibre parfait pour la mise en valeur de votre sujet.

Mais alors, que peut rendre ce setup complet sur le papier canson blanc ? Me direz-vous ?…

Et bien, bien mieux que de vous raconter une belle histoire, je vous invite à mettre en oeuvre l’ensemble des conseils de l’article pour découvrir par vous-même le rendu de cette feuille de canson blanche…

N’hésitez pas à m’envoyer vos résultats par mail ou de partager votre retour d’expérience en commentaire de cet article. Je vous dis donc, à bientôt et bonne photo !

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comprendre le filtre polarisant simplement

En photographie, il existe une multitude de types de filtre permettant de modifier le rendu de la scène photographiée. Ils étaient particulièrement populaires avant l’arrivée du numérique. En effet, les logiciels de retouche photo tels que Photoshop, permettent aujourd’hui de reproduire la majorité de leurs effets en post-traitement avec l’avantage d’en maîtriser plus finement le dosage. Cependant, le filtre polarisant tient une place à part entière, et c’est ce que je vous propose d’échanger dans cet article.

Comment est composé un filtre polarisant ?

Un filtre polarisant est un filtre composé de 2 bagues pouvant tourner l’une par rapport à l’autre.

La première bague présente un filetage pour se visser à l’avant de votre objectif alors que la seconde est fixée sur la première de manière à lui permettre de tourner autour de l’axe focal.

Quel est le rendu visuel du filtre polarisant

Décrire avec des mots l’effet qu’un filtre produit sur une photo n’est jamais très évident. C’est pourquoi, je préfère commencer par vous montrer visuellement ce qu’il provoque sur une photo avant de vous l’expliquer.

Comparaison de la prise de vue d'un paysage avec et sans un filtre polarisant
Comparaison de la prise de vue d’un paysage avec et sans un filtre polarisant

L’analyse des données EXIF montre que le posemètre de l’appareil photo a été amené à presque doubler le temps de pose pour obtenir une exposition matricielle similaire. Il y a donc une perte de luminosité non-négligeable due au filtre polarisant.

La comparaison visuelle de l’image met clairement mieux en évidence ce qu’il y a sous la surface de l’eau en supprimant les reflets de la lumière.

Les couleurs de l’image sont plus saturée avec le filtre polarisant que sans celui-ci.

Comment fonctionne le filtre polarisant

Maintenant que nous connaissons les impacts visuels engendrés par le filtre polarisant sur une photographie de paysage, il est nécessaire de comprendre comment il fonctionne afin d’en déduire plus facilement son rendu dans d’autres circonstances.

La lumière polarisée

Pour commencer, il faut comprendre ce qu’est la polarisation de la lumière. Plutôt que reproduire le contenu d’un article déjà existant, je vous invite à vous reporter à celui-ci.

Lumière : Les 7 paramètres d’une source lumineuse

Il faut savoir que chaque matériau reflète une part de lumière polarisée quand celui-ci est éclairé par une lumière non-polarisée comme la lumière du soleil par exemple.

Effet progressif

En fonction de l’orientation angulaire du filtre, le filtre va laisser passer plus ou moins de lumière polarisée.

Simulation de l'effet progressif du filtre polarisant
Simulation de l’effet progressif du filtre polarisant

Cas de notre exemple

Sur la base de notre exemple, il faut donc comprendre que le rendu de l’image avec le filtre polarisant représente uniquement la réflexion de la part de lumière non-polarisée alors que sur la photo sans polarisant, nous avons la réflexion de l’ensemble de la lumière reflétée (lumière polarisée + lumière non-polarisée).

Ceci explique donc pourquoi il a été nécessaire d’utiliser un temps de pose supérieur avec le filtre polarisant que sans. Il nous manquait la quantité de lumière de la partie polarisée de la lumière.

En examinant les images, on en déduit donc que la lumière polarisée correspond notamment aux reflets de la lumière sur la surface de l’eau. Dit autrement, la surface de l’eau reflet la lumière en la polarisant quasi-totalement.

Concernant, les rochers, on a constaté une modification de la saturation de la couleur de ceux-ci. Les reflets spéculaires de la lumière sur les rochers sont donc aussi polarisés. Comme ils sont supprimés par l’effet du filtre polarisant, le rendu de la couleur des rochers gagne donc en saturation car non-délavée par la lumière spéculaire.

Extrapolation

Extrapolons maintenant ce que nous venons de comprendre suivants ces 2 cas :

  • existe-t-il des matière opaques qui reflètent uniquement de la lumière polarisée ?
  • que se passe-t-il si nous éclairons une scène uniquement avec de la lumière déjà polarisée ?

Dans le premier cas, la réponse est oui. Le meilleur exemple qui se trouve dans la vie de tous les jours, est l’écran à cristaux liquides de nos appareils électroniques par exemple comme le montre l’aperçu ci-dessous.

Dans le second cas, il est possible de régler progressivement l’intensité de la lumière simplement en tournant la bague du filtre polarisant.

Non-réalisable avec Photoshop

Ce que nous venons de voir, c’est que l’effet du filtre est associé à la façon dont la matière réagit avec la lumière qui l’éclaire. L’effet n’est donc pas uniforme sur l’ensemble de la photographie. Comme Photoshop n’est pas capable de distinguer les différentes matières composant l’image, il n’est donc pas possible d’émuler le rendu de ce filtre en post-traitement.

En conclusion, un filtre polarisant traînant dans son sac photo est donc toujours nécessaire, même à l’ère du numérique.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

La méthode FTS pour les débutants en photographie

Cet article s’adresse particulièrement aux photographes débutants en photographie dont l’objectif est d’aiguiser leur regard sur les prises de vues qu’ils pourraient faire lors de leurs sorties photos.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:11 – La méthode FTS : Fond, Thème, Sujet
00:18 – Dans quel contexte utiliser la méthode FTS ?
00:55 – Quel est le principe de la méthode FTS ?
03:00 – Identification des points d’améliorations
03:51 – Quel est l’avantage de cette méthode ?
04:41 – Pouce vers le haut
04:46 – Abonnement YouTube
04:55 – Abonnement blog

Lien associé : Développer son regard photographique

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La composition, la grammaire du visuel

Développer son regard photographique

Le regard photographique est un vaste débat au sein de la communauté des photographes. Certains le considèrent comme le Graal, d’autres ne veulent pas en entendre parler, car pour eux, c’est une foutaise trop souvent utilisée sans explication pour justifier des prises de vues hasardeuses. Ceci étant dit, je considère cette expression comme étant la singularité d’un photographe. C’est-à-dire la fameuse touche personnelle qui fait qu’on reconnait directement l’identité du photographe au premier coup d’oeil du spectateur. Autrement dit, son style.

Le fond : l’intention du photographe

L’originalité de chaque photographe se cache dans sa personnalité et dans sa manière de l’exprimer graphiquement au travers de ses photos. C’est un peu comme la manière de choisir ses vêtements qui globalement définit son style vestimentaire en cohérence avec sa vision de la vie et de ses traits de caractère.

Il y a donc un message sous-jacent traduisant, consciemment ou non, l’intention du photographe de montrer sa vision du monde qui l’entoure.

Chacun est interpellé différemment par mon monde en fonction de ses paradigmes et de sa sensibilité émotionnelle propre.

La première étape pour développer son regard photographique est donc de prendre conscience de qui l’on est en termes d’individu à part entière puis de s’assumer en communiquant ses points de vue à travers ses photographies.

Il s’agit donc de se détacher du regard des autres et en particulier de leurs critiques afin de ne plus se conformer à une vision populaire, mais au contraire d’apporter la transcription visuelle de sa personnalité en tant que valeur ajoutée aux spectateurs.

L’idée est donc de se concentrer sur sa propre personne en s’attachant à rester cohérent avec nous-même.

La forme : la mise en lumière

Toute cette première partie est clairement enfouie au plus profond de nous-même. Il va donc falloir trouver la manière de la “mettre en lumière” afin de la communique au monde.

Dans le domaine de la photographie, il s’agit justement de lumière, car étymologiquement, le mot “photographie” signifie “écrire avec la lumière”.

Il faut donc apprendre à la voir, la comprendre et surtout s’astreindre à en avoir conscience au moment des prises de vues pour savoir la regarder pour mieux l’exploiter.

J’attire particulièrement votre attention sur le fait que regarder la lumière, c’est aussi regarder là où il n’y en a pas, c’est-à-dire les ombres. A travers ces dernières, on visualise beaucoup mieux certains aspects techniques de la lumière tels que sa direction ou la taille de la source par exemple.

Je vous invite à lire ou relire les articles suivants pour savoir plus sur la lumière :

Les méthodes : guider le regard du spectateur

Et maintenant, on en fait quoi de tout ça, me direz-vous ? On n’a toujours pas fait une photo là !

Effectivement, il s’agit maintenant d’écrire !

Et bien, c’est comme écrire des phrases avec un stylo pour former une lettre. Il faut choisir :

  • un sujet,
  • un verbe,
  • un/des compléments

Imaginons que l’on souhaite exprimer la plénitude d’un coucher de soleil en bord de mer. Il va falloir commencer à trouver un sujet pour illustrer le bord de mer, puis aller sur place à l’heure du coucher de soleil. Enfin, il reste l’idée de plénitude.

Pour cela, on peut faire le choix de réaliser une pause la plus longue possible pour lisser au maximum les vagues alors que techniquement, il aurait été possible de monter en sensibilité ISO pour au contraire, montrer l’agitation des vagues se brisant sur la côte. Enfin, le choix d’un cadrage horizontal induit aussi un sentiment de stabilité et donc de calme dans la photo.

Il y a donc un ensemble de choix opérationnels à réaliser pour concrétiser le message initial que l’on souhaite exprimer. En voici un résultat :

Exemple de photographie évoquant la plénitude d'un coucher de soleil en bord de mer
Sud Finistère

Il y a donc, comme pour écrire un texte, un ensemble de règles grammaticales qui permettent d’exprimer ses idées. Pour en savoir plus sur ce point, je vous invite à aussi lire ou relire les articles suivants :

Le temps

Evidemment, pour que tout cela se mettre en place, il faut du temps, et même, beaucoup de temps.

Avec la pratique, vous allez affiner votre regard photographique en vous construisant des réflexes basés sur les angles de vues que vous préférez, en utilisant le matériel avec lequel vous êtes le plus à l’aise, en mettant en oeuvre des techniques photographiques que vous maitriserez de plus en plus…

Et en parallèle, votre public apprendra à apprécier votre travail, car il aura acquis progressivement votre vision du monde. Il commencera à s’identifier à votre sensibilité visuelle et progressivement vous intégrerez leur liste de référents ou modèles et vous pourrez éventuellement les inspirer.

C’est seulement à partir de ce moment, qu’il pourra être évoqué le fait que vous commencez à posséder votre regard photographique.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

La magie du filtre ND1000 : effacer les touristes

Je suis certain que vous avez déjà été frustré par la présence de trop de touristes sur l’une de vos photos d’un monument que vous avez visité en vacances par exemple. De plus, quand vous comparez vos clichés avec celles d’autres photographes, vous constaté que sur les leurs, il n’y a aucun touriste ou très peu. Mais quel est leur secret pour réussir à être seul face à un monument touristique de forte renommé !?

Le principe

Le principe repose sur la pose longue. L’idée est de réaliser une pose suffisamment longue pour que le mouvement des touristes soit trop rapide pour être capté par l’appareil photo. Inversement, tout ce qui est immobile sera clairement visible et net.

Dans notre exemple, le monument est immobile et sera donc net, les touristes seront en moment et seront progressivement effacé en fonction de la durée d’exposition de la photo.

Le matériel

Pour réaliser ça, il est nécessaire que l’appareil photo soit parfaitement stable durant toute la durée de l’exposition de la photo. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser un trépied bien stable.

Vient ensuite la gestion de la lumière. Réaliser une pose longue de nuit permet naturellement de ne pas avoir de risque de surexposition. Mais si vous souhaitez faire votre prise de vue de jour, il va falloir limiter la quantité de lumière de la scène.

Classiquement, il faudrait fermer le diaphragme au maximum avec notamment le risque de dégrader la qualité de la photo par le phénomène de diffraction engendrant des aberrations chromatiques. Mais il y a de forte de chance que le temps de pose nécessaire à une exposition correcte reste bien trop court.

La solution est donc d’utiliser un filtre gris neutre suffisamment opaque pour considérablement limiter le passage de la lumière dans l’objectif. Ces filtres gris neutre sont communément appelé filtre NDx avec x représentant la valeur du facteur d’atténuation.

Filtre NDxRéduction luminosité
ND21 stop
ND42 stops
ND83 stops
ND164 stops
ND325 stops
ND646 stops
ND1287 stops
ND2568 stops
ND5129 stops
ND100010 stops

La mise en œuvre du matériel

La difficulté de mise en œuvre de ces filtres est qu’en fonction des conditions naturelles de luminosité, les capacités de votre boîtier d’appareil photo et de vos choix de distance de profondeur de champ, le posemètre de l’appareil photo risque de perdre les pédales en engendrant une exposition erronée.

Les solutions peuvent être les suivantes :

  • Faire confiance au posemètre de l’appareil photo dans le viseur
  • Faire confiance au posemètre de l’appareil photo en visée par l’écran
  • Corriger la durée d’exposition à partir des valeurs de stops correspondant au filtre mis en œuvre en s’appuyant sur le tableau précédent.

Posemètre dans le viseur

Cette solution conviendra aux filtres de faibles valeurs et inférieur à ND8 ou ND16. Dans ce cas, il n’y a rien de particulier à réaliser. Prenez votre photo comme d’habitude pour une pose longue classique.

Posemètre avec la visée écran

En fonction de votre appareil, l’utilisation de cette fonctionnalité est plus précise que la précédente et peut éventuellement fonctionner jusqu’au filtre ND1000.

Ici, le risque peut être la difficulté de réaliser la mise au point de votre photo. C’est pourquoi il est conseillé de réaliser la mise au point sans le filtre, puis de verrouiller celle-ci en débraillant l’autofocus.

Calcul manuel

Chaque filtre est construit pour répondre à une réduction de luminosité précise spécifique en fonction de son modèle. Son influence sur la quantité de lumière traversant le filtre est donc constante et prédéfinie.

Il est donc très facile de corriger soi-même la durée d’exposition pour obtenir le rendu que l’on souhaite.

Afin de se simplifier les calculs, de nombreuses applications sur smartphone vous donneront directement la durée d’exposition à saisir en mode manuel à partir des informations suivantes :

  • Ouverture du diaphragme,
  • Sensibilité ISO,
  • Filtre NDx utilisé.

J’utiliser personnellement l’application « Photographer’s companion » pour cet usage sont mon Samsung Note 10+.

Méthode pour effacer les touristes

Nous y voilà. A ce stade, nous connaissons le principe et le matériel nécessaire pour la mise en œuvre de cette technique. Voyons donc maintenant concrètement les étapes à appliquer.

Recherche du sujet à photographier

Quelle que soit la photo que l’on souhaite réaliser, il est primordial de réfléchir pourquoi utiliser cette méthode. En quoi l’application de celle-ci répond bien à notre finalité.

Dans le cadre de la réalisation de photomontage, avoir des prises de vue de lieux célèbres pour sans éléments distrayant est un avantage pour ensuite y ajouter le reste pour le photomontage.

N’hésitez pas à réaliser plusieurs cadrages différents pour vous confectionner une série de photos répondants à vos futurs besoins :

  • Orientation verticale et horizontale,
  • Avec l’horizon au tiers haut puis au tiers bas de l’image
  • Plus ou moins d’espace autour…

Effacement des touristes

Placez votre appareil photo sur pied. Il est important qu’il soit bien stable de manière à ne pas risquer d’introduire de flou dans l’image.

Avant de placer le filtre ND sur l’objectif, réaliser le cadrage qui vous intéresse et définissez les réglages manuels qui vous conviennent :

  • Profondeur de champ è Ouverture de diaphragme
  • Sensibilité ISO la plus base è éviter le bruit numérique
  • Plan de netteté è mise au point de l’image
  • Exposition souhaitée en compensant les réglages précédents par le temps de pose.

Maintenant, prenez une première photographie témoin.

Montez le filtre ND1000 sur la lentille de l’objectif puis corrigez le temps d’exposition en appliquant l’une des trois techniques précédentes.

Prenez votre photo et logiquement vous devriez constater que les touristes ne sont plus présents. Si ce n’est pas le cas, modifiez vos réglages de manière à encore augmenter le temps de pose.

Autres utilisations

Limiter le flux de lumière peut apporter d’autres possibilités dont en voici quelques-unes classiquement rencontrées :

  • Effacer les vagues de la mer
  • Effacer les voitures en mouvement
  • Faible profondeur de champ en plein soleil
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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Photographier des fresques lumineuses

Les fresques lumineuses est une technique permettant de projeter des images, animées ou pas, sur des volumes tels que des monuments par exemple. Cette technique s’appelle aussi mapping vidéo ou projection illusionniste. Couramment utilisé dans les spectacles nocturnes comme lors de la fête des Lumières à Lyon, je partage avec vous, comment les prendre en photo.

Analyse de la situation

Comme rapidement évoqué ci-dessus, les fresques lumineuses se font la nuit. Ci-dessous, voici les caractéristiques clés de ce type d’événement :

  • Nuit,
  • Images lumineuses
  • Images très souvent animées
  • Images de grande taille
  • Foule de spectateurs
  • Angle de vue en contre-plongée

J’attire votre attention sur le fait de toujours chercher à faire un tour d’horizon des conditions typiques de prise de vue des scènes que vous souhaitez photographier afin d’en bien comprendre les contraintes. Ainsi, cette anticipation vous permettra, une fois le moment venu sur le terrain, de réaliser les réglages nécessaires pour obtenir rapidement des photos techniquement bonnes. Par conséquent, vous serez totalement disponible pour vous concentrer sur la composition de vos prises de vues.

Gestion des contraintes identifiées

Afin de partager avec vous mon processus de réflexion, je vais exposer, point après point, le cheminement de ma pensée.

Nuit

Dès que je pense à la nuit, je pense naturellement pose longue et un trépied me vient en tête immédiatement. Cependant, quand je me projette mentalement avec mon trépied dans les conditions de l’évènement décrites ci-dessus, je m’imagine embarrassé par mon trépied au milieu d’une foule dense de spectateurs.

Il me vient alors en tête, la fameuse heure bleue où il y a plus de lumière ambiante et surtout l’idée d’un équilibre subtil entre la lumière naturelle et les lumières artificielles. Cette heure devrait permettre de mieux mettre en valeur l’environnement de la projection.

Équilibre des lumières artificielles avec les lumières naturelles au moment de l'heure bleue
Équilibre des lumières artificielles avec les lumières naturelles au moment de l’heure bleue

Images lumineuses

L’aspect lumineux des images me fait penser à la Lune. Ceci me rappelle qu’en termes de réglages de vitesse, il est souvent nécessaire de limiter la lumière que celle-ci reflète, pour ne pas simplement obtenir un cercle blanc cramé au milieu d’un fond sombre.

De ces deux premiers points, je me dis qu’il ne faudra certainement pas trop monter en sensibilité ISO et pour éviter un contraste lumineux trop fort, qu’il faudra privilégier les prises de vue à l’heure bleue pour profiter d’un certain équilibre avec les zones des monuments non couvert par la fresque lumineuse.

Images animées

Dès que je pense mouvement, je pense vitesse d’obturation élevée et par conséquent du besoin de suffisamment de lumière pour une exposition correcte.

Cet aspect renforce mon idée de prise de vue à l’heure bleue et me fait envisager une montée en sensibilité ISO qui sera peut-être nécessaire, mais qui risquera de dégrader la qualité visuelle de la photo par l’introduction de bruit numérique.

illustration de l'animation des fresques lumineuses
illustration de l’animation des fresques lumineuses

Images de grande taille

En fonction de l’agencement des lieux de projections, il risque de ne pas avoir trop de recul pour permettre de cadrer l’intégralité des façades illuminées avec une focal standard. J’en déduits, qu’il faudra penser à emmener avec moi une focale grand-angle pour mieux gérer cette contrainte.

Foule de spectateurs

Si je résume un peu ma réflexion jusqu’à présent, voici ce qu’il en ressort :

  • Prise de vue à mains levées sans trépied,
  • Pas de prise de vue en pose longue,
  • Vitesse d’obturation même relativement élevée pour figer les images animées,
  • Privilégier les prises de vues à l’heure bleue pour équilibrer les lumières artificielles et naturelles,
  • Sensibilité ISO éventuellement posée,
  • Usage éventuel d’un grand-angle pour être dans la capacité de cadrer l’ensemble des scènes projetées.

Je me rends donc compte, que toutes ces solutions semblent bien compatibles avec une foule dense autour de moi.

De plus l’usage d’un grand-angle devrait m’aider à rester au premier rang, si j’en ai la possibilité pour éviter de partiellement masquer la scène par des spectateurs au premier plan.

Angle de vue en contre-plongée

Vient maintenant l’aspect du point de vue en contre-plongée. Si je suis au grand-angle et très proche des bâtiments, mes photos risques de présenter des lignes de fuites extrêmement convergentes.

Cette contrainte sera certainement la plus difficile à traiter.

Pour l’heure, je ne vois que trois solutions possibles :

  • Rechercher à chaque fois des points de vue le plus élevé possible afin d’être le plus en face possible pour limiter cet effet. Cependant, même si je cherche ce type de solution, je suis certain qu’il n’y aura aucune garantie de les trouver sur partout.
  • Miser sur le post-traitement afin de corriger à postériori les photos. Malheureusement, cela ne peut se faire qu’au prix d’une perte de qualité car de nombreux pixels seront perdus lors des recadrages.
  • En faire un style photographique en cherchant les angles les plus adaptés pour bien gérer les lignes de fuite. Peut-être que ce serait effectivement la meilleure solution. Dit autrement, faire un point fort de sa pire contrainte…
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