Photo d'illustration de l'article à propos des 3 techniques d'accentuation d'une photo
Gérer l’accentuation d’une photographie est important pour lui donner plus de présence et cela notamment sur des zones spécifiques telle que le regard dans le cas d’un portrait par exemple.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:10 – Images libres de droits sur Pexels.com 00:30 – Le principe de l’accentuation 03:38 – Enumération des 3 techniques 04:15 – Mise en œuvre technique n°1 06:44 – Mise en œuvre technique n°2 08:57 – Mise en œuvre technique n°3 10:43 – Pensez au mode non-destructif 11:24 – Pouce vers le haut 11:27 – Abonnement YouTube 11:34 – Abonnement blog
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Illustration de l'article à propos de la réalisation de la mise au point en autoportrait
Quand on n’a pas de modèle à disposition comme par exemple quand on est en pleine période de confinement ;-), il est amusant de réaliser ses propres autoportraits ! L’une des difficultés de cette pratique photographique est la réalisation de la mise au point. Voici quelques conseils pour vaincre cette étape.
00:00 – Présentation 00:04 – Sujet 00:14 – Où faire la mise au point ? 00:45 – Spécificités des autoportraits 01:11 – Méthode 1 : fixer la mise au point 01:58 – Conseil 1 : augmenter la profondeur de champ 02:20 – Méthode 2 : détection de visage 02:58 – Conseil 2 : mode timelapse 03:23 – Pouce vers le haut 03:28 – Abonnement YouTube 03:34 – Abonnement blog
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Photo d'illustration de l'article à propos des bagues allonges pour la macrophotographie
Avec ce changement d’année, n’est-ce pas le bon moment pour ajouter la maîtrise de la macrophotographie à sa boîte à outils photographique. Quand on entend parler de macrophotographie, il nous vient souvent à l’esprit le besoin de dépenser énormément d’argent pour pratiquer. Cela peut-être effectivement le cas lorsque vous souhaitez investir dans du matériel spécialisé et performant. Cependant, ceci n’est pas une obligation pour commencer à maîtriser cette pratique. Je partage donc avec vous, dans cet article, comment réaliser de belles macrophotographies sans dépenser énormément d’argent ainsi que les spécificités de cette pratique pour obtenir des résultats convaincants.
Rappel de ce qui est la macrophotographie
La macrophotographie correspond à la technique de prise de vue d’un sujet de petite taille avec un rapport de grossissement compris entre 1 et 10.
L’utilisation de cette technique est courante dans le domaine scientifique, car elle est adaptée pour décrire de petits insectes par exemple. Mais elle peut aussi être présente dans le cadre commercial pour présenter à la vente de petits bijoux par exemple.
Photo de bijoux réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges
Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à vous référer à l’article wikipédia concernant ce terme.
Spécificités de la macrophotographie
Comme nous venons de le voir, la macrophotographie permet de photographier des sujets à un grossissement relativement fort. Pour ce faire, comme avec nos yeux, il est important de se rapprocher du sujet au maximum qui sera limité par la distance minimale de mise au point de l’objectif.
Cet état de fait, engendre les impacts de suivants :
Réduction de la profondeur de champ,
Augmentation du risque de bouger,
Risque de faire fuir le sujet si celui-ci est craintif.
Il sera donc très important de compenser ces contraintes.
Augmenter la profondeur de champ : Fermer le diaphragme,
Limiter le risque de bouger : positionner le boîtier sur un pied photo,
Apporter de façon conséquente de la luminosité à la scène photographiée permettra de ne pas monter dans les réglages ISO afin d’éviter la génération du bruit numérique.
Avec un objectif standard, et en procédant tel que décrit juste avant, il n’est pas possible d’avoir un rapport de grossissement suffisant pour réaliser de la macrophotographie. Il est donc nécessaire d’ajouter un accessoire supplémentaire pour augmenter le rapport de grossissement. Cet accessoire s’appelle des bagues allonges.
Photo d’illustration des bagues allonges pour la macrophotographie
Des bagues allonges sont uniquement un tube dépourvu de tout système optique, venant s’intercaler entre l’objectif et le boîtier. N’ayant pas de lentille intégrée, vous conserverez la qualité optique des objectifs que vous utiliserez. Cependant, le fait d’augmenter la distance entre l’objectif et le capteur du boîtier, engendrera une perte de luminosité relativement conséquente.
Il s’agit là de l’inconvénient majeur des bagues allonges. Comme vous pouvez le constater dans le tableau des caractéristiques des bagues Kenko, le facteur de correction de l’exposition peut atteindre la valeur de 6. Ceci est très conséquent. On comprend donc mieux pourquoi l’apport de lumière en grande quantité à la scène est nécessaire afin de réaliser de bonnes photographies.
Exemple du tableau des coefficients des bagues allonges KENKO
Les bagues allonges fonctionnent avec tous les objectifs ; et même avec les objectifs macro. Ainsi, cet investissement vous sera toujours utile même si vous décidez par la suite d’acheter des objectifs plus spécifiques à la macrophotographie, car elles vous permettront d’encore augmenter le grossissement de ces derniers.
Le matériel photo nécessaire pour la macrophotographie
En résumé, voici le matériel nécessaire que vous pouvez utiliser afin de pratiquer la macrophotographie.
Le facteur de grossissement est lié à la distance de mise au point. De ce fait, pour garantir un grossissement maximal, il est nécessaire de régler manuellement la mise au point de l’objectif sur sa distance minimale.
C’est la raison pour laquelle en macrophotographie, le réglage de la mise au point est réalisé par le positionnement de l’appareil photo par rapport au sujet photographié.
Quand le photographe photographie à main levée, ce sera à lui d’estimer, à l’œil dans le viseur, le positionnement de l’appareil pour trouver le bon réglage de netteté. Dans ce cas de figure, il sera préférable utiliser des flashes relativement puissants afin d’apporter suffisamment de lumière pour figer correctement la scène sans risque de flou de bouger.
Cependant, si vous utilisez l’appareil monté sur un pied photographique, il sera beaucoup plus facile de réaliser la mise au point à l’aide d’un plateau millimétrique permettant d’avancer ou de reculer l’ensemble boîtier-objectif de façon très précise par rapport au sujet pour positionner le plan de netteté.
Particularité de la réalisation de la mise au point lors de la pratique de la macrophotographie
La mise au point de cette photo a été réalisée en ajustant la position de l’appareil photo par rapport au sujet
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Photo d'illustration de l'article à propos de paramètres clés du bokeh
Lorsque l’on commence la photographie le terme bokeh arrive assez rapidement dans les conversations. Dans cet article, je partage avec vous les caractéristiques clés permettant de maîtriser le rendu du bokeh photo.
Qu’appelle-t-on bokeh photo
Le terme bokeh provient du japonais signifiant flou. Il désigne le flou du fond d’une photographie dû principalement à une faible profondeur de champ lorsque des halos lumineux parsèment celui-ci. Il s’agit donc ici uniquement d’un flou dû à la mise au point et non à une problématique de bouger.
Comment réaliser un bokeh photo
Comme annoncé dans la définition ci-dessus, le bokeh est un effet artistique habituellement au niveau du fond de la photographie engendré par une faible profondeur de champ.
Ouvrez au maximum le diaphragme
Qui dit faible profondeur de champ, dit ouverture maximale du diaphragme de votre objectif. Plus celui-ci sera lumineux et plus il permettra au diaphragme de s’ouvrir grand. Privilégiez donc des ouvertures de l’ordre de f/1. 8 à f/2.8.
À la lecture de ces chiffres, vous comprenez donc qu’il est important d’utiliser des objectifs de bonne qualité.
Utiliser une longue focale
Utiliser une longue focale, permet d’écraser les plans. Ceci a pour effet visuel d’accentuer franchement la transition entre la zone de netteté (profondeur de champ) et la zone de flou.
Illustration de l’article Téléobjectif
Dans le cas qui nous intéresse ici, cet aspect est important à prendre en compte, car il permettra de mieux détacher le sujet net du fond flou.
Rapprochez-vous du sujet
Enfin, pour réduire la plage de netteté de la profondeur de champ, il est utile de s’approcher au maximum de son sujet.
focale 105 mm pour la macro-photographie
C’est la raison pour laquelle, en macrophotographie, les profondeurs de champ sont si faibles.
Éloigner le fond
Afin de vous assurer que le fonds soit suffisamment flou, il est important de laisser suffisamment d’espace entre le sujet et le fond.
Plus le fond sera éloigné de la zone de netteté est plus celui-ci sera flou.
Placer des touches lumineuses dans le fond
La caractéristique principale d’un effet bokeh, et notamment la présence de Halo plus ou moins rond en lieu et place des points les plus lumineux du fond.
Illustration du phénomène de bokeh lorsque la la profondeur de champ est réduite.
Dans la nature, il sera donc intéressant de rechercher des reflets spéculaires à la surface de l’eau par exemple.
Dans le cas d’une photo en studio, ceci est facilement réalisable à l’aide d’une guirlande électrique.
Privilégier les diaphragmes avec de nombreuses lamelles
Il est classiquement reconnu, que la qualité esthétique de cet effet bokeh et d’autant mieux que les taches lumineuses sont les plus rondes.
Pour obtenir ce type de géométrie parfaite, il est important de choisir un objectif dont le diaphragme est composé d’un maximum de lamelles.
Donner une forme reconnaissable aux taches de lumière
Pour des effets créatifs, et ainsi donner du sens à sa photographie, il peut être intéressant de donner la forme que l’on souhaite à ces halos de lumière.
Pour ce faire, il suffit de placer un pochoir percé de la forme souhaitée juste devant l’objectif de l’appareil photo. Pour illustrer cette technique, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la réalisation d’une carte de vœux.
Illustration du phénomène de bokeh avec une mise en forme personnalisée.
Quand utiliser le bokeh photo
En résumé, vous savez maintenant de quoi on parle lorsque l’on utilise le terme bokeh et vous connaissez les caractéristiques influent sur le rendu de celui-ci.
Il s’agit donc maintenant de savoir à quel moment il est pertinent d’utiliser cet effet sur vos photos.
Isoler le sujet
Isoler le sujet, est la réponse la plus fréquente à propos de la raison d’utiliser le bokeh photo.
En effet, éliminer tous les élément perturbateur du fond présent derrière le sujet principal de votre photographie, permet instantanément d’attirer le regard sur le seul élément net de votre cadrage.
Ce choix est particulièrement utile, afin de faciliter la lecture de votre image au premier coup d’œil.
L’attention du spectateur sera donc essentiellement centré sur le sujet net et incitera alors celui-ci à regarder chaque détail qui le compose.
focale 105 mm pour la macro-photographie
C’est un choix particulièrement pertinent lorsque le but de votre photo est de décrire votre sujet tel qu’il est.
Cependant, la contrepartie sera que vous perdrez toute information concernant le contexte et l’environnement de votre sujet.
Ce choix doit donc être pris en toute connaissance de cause.
Masquer un fond inesthétique
Dans certaines circonstances, un photographe peut-être amené à prendre des photos dans un lieu particulièrement inesthétique.
Si vous vous trouvez dans ce cas-là, il sera certainement nécessaire de trouver des astuces pour éviter de distraire le regard du spectateur en minimisant l’impact du fond sur votre photo.
Grâce à l’effet de bokeh, un fond totalement inesthétique, peut devenir visuellement attrayant une fois suffisamment flouté. En effet, vous pourrez éventuellement profiter d’un fond coloré tout en dégradé de couleurs différentes.
Donner de l’esthétisme à votre photo par le bokeh photo
Placer judicieusement, des halos de lumière par rapport à votre sujet principal, peut particulièrement rendre esthétique la photographie de votre sujet.
De plus, donner une forme à ses tâches de lumière, peut-être un moyen subtil d’ajouter une information au sujet photographié. Le message de votre photo pour alors être totalement différent.
Enfin de manière générale, avoir un fond très flou et diffus, engendrera un sentiment de douceur à l’ensemble de votre photographie. Cela peut être intéressant dans le cadre de la photographie de portrait féminin par exemple.
Réaliser le bokeh en post-traitement
Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, la capacité à réaliser un bokeh esthétique et de bonne qualité, est particulièrement associé à l’utilisation d’une optique de qualité et souvent onéreuse.
De plus, suivant le sujet que l’on photographie et en fonction de son environnement, il peut-être compliqué de réunir les conditions nécessaires à correctement flouter l’arrière-plan.
Pour de telles situations, la mise en place en poste traitement d’un effet de bokeh peut être la solution. C’est pourquoi, de nombreuses banques d’images sur internet permettent d’accéder à des photos représentant uniquement un fond bokeh qu’il sera facile d’intégrer à vos photographies.
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Maîtriser l’autofocus de son appareil photo est un point essentiel pour la qualité de votre prise de vue. De nos jours, sur les appareils évolués, de nombreuses options sont disponibles pour régler finement son fonctionnement. Dans cet article, je vais vous expliquer les différentes fonctions existantes en m’appuyant sur la marque Nikon. Vous trouverez, bien évidemment, sous un autre nom, les mêmes types de paramètres sur les boîtiers des autres marques.
Qu’est-ce que l’autofocus
Le terme autofocus signifie Auto pour automatique et Focus pour mise au point.
Il s’agit donc d’un automatisme, intégré à votre boîtier d’appareil photo, permettant de réaliser la mise au net automatique de votre photo.
Quel est le principe de base de l’autofocus
L’autofocus est basé sur l’évaluation d’un contraste de luminosité ou de couleur. En fonction de l’analyse locale d’une portion d’image, l’appareil est capable de faire évoluer de façon autonome la bague de netteté de l’objectif. Au fur et à mesure de l’évolution de ce réglage, l’appareil continue d’analyser les transitions de luminosité et de couleur. Une fois qu’il a détecté des transitions suffisamment franches, appareil considère que la mise au point est optimale et fige ce le réglage.
C’est pourquoi, il est important de choisir une zone à fort contraste de luminosité ou de couleur pour aider l’autofocus. Évitez donc de réaliser une mise au point sur un aplat de couleurs unie ou sur une zone sans nuance comme par exemple un ciel bleu sans nuage, un mur blanc lisse sans texture…
Différence entre autofocus continue et statique
Il existe deux grands modes de fonctionnement de l’autofocus :
Le mode continue,
Le mode statique.
Lorsque le boîtier est paramétré sur le mode continu, l’analyse et la mise à jour de la netteté est continuellement mise à jour tant que l’on reste appuyé sur le bouton de mise au point.
Lorsque le boîtier est paramétré sur le mode statique, la mise au point est faite de façon ponctuelle il reste donc verrouiller tant que l’on ne réitère pas un appui sur la commande de mise au point du boîtier.
Il est bon de savoir que l’utilisation prolongée du mode autofocus continue, sollicite particulièrement la batterie de votre appareil photo. Ceci est dû notamment à l’énergie dépensée lors du pilotage du moteur de la bague de mise au point de l’objectif.
autofocus continu pour les photographie de sport
Quels sont les réglages possibles
Quel que soit le mode autofocus que vous ayez choisi, son fonctionnement repose sur le choix d’un ou de plusieurs collimateurs.
Les collimateurs sont les petits carrés visibles dans le viseur de votre appareil photo en surimpression. Celui qui est actif est celui qui se différencie par sa couleur ou son épaisseur.
En fonction de la taille du sujet que vous souhaitez prendre en photo, il est possible de définir non pas un seul collimateur, mais un groupe entier le collimateur plus ou moins nombreux. Ceci permet de définir au boîtier une zone plus ou moins large sur laquelle il devra évaluer la netteté de l’image.
Certains boîtiers permettent aussi de modifier automatiquement le collimateur actif en fonction de l’orientation de votre boîtier. Ceci est utile par exemple lorsque vous réalisez du portrait où vous souhaitez faire la mise au point sur le visage de la personne en choisissant un collimateur en partie haute de votre cadre.
En mode autofocus continu, il peut être intéressant de définir la réactivité de l’autofocus en fonction des éléments qui pourrait s’interposer ponctuellement entre l’appareil et le sujet. Ce paramètre indique à l’appareil de laisser plus ou moins de temps avant une réévaluation de la mise au point.
L’autofocus permet aussi de réaliser de magnifique filet
Toujours en mode autofocus continu, en fonction de l’anticipation possible du mouvement du sujet que vous cherchez à photographier, il est possible de choisir le mode suivi 3D. Dans ce cas-là, l’appareil reconnaît le sujet sur lequel vous avez réalisé en premier la mise au point et active de façon automatique les collimateurs en fonction de la position du sujet sur le cadre.
Il est aussi possible d’indiquer à l’appareil photo de toujours réaliser la mise au point sur le sujet le plus proche de l’appareil. Ceci est très pratique lorsque vous cherchez à photographier un sujet très mobile comme par exemple en photo de sport.
Dans quelle situation est-il nécessaire de revenir en mode manuel
Quel que soit le mode autofocus que vous choisirez, celui-ci pourra engendrer un temps de latence au déclenchement.
Dans certaines situations où la mise au point peut-être réaliser une bonne fois pour toute, il peut être intéressant de revenir en mode manuel. Ceci permettra alors de justement garder le maximum de réactivité au déclenchement.
On utilisera par exemple ce réglage, si vous souhaitez réaliser des photos de gouttes d’eau dont les déclenchements doivent être particulièrement synchronisés en fonction de l’impact de celle-ci sur la surface du récipient.
débrailler l’autofocus pour des sujets nécessitant une déclenchement très réactif n’est pas à négliger
Une seconde situation qui perturbe les autofocus, est la prise de vue à travers un grillage ou des herbes qui se situerait au premier plan devant votre sujet. Passer en mode manuel évitera de faire pomper votre autofocus qui risquerait d’être indécis entre le grillage et l’animal derrière.
Lorsque vous réalisez une mise au point manuellement, il est toujours possible de se baser sur l’indicateur de netteté à l’intérieur de votre viseur pour vous aider à mieux identifier le plan de netteté réel.
Avec l’apparition des option de Live View, et des possibilités vidéos sur les boîtiers reflex, utilisez l’écran de votre boîtier posé sur un trépied, peut permettre de réaliser une mise au point manuelle de façon extrêmement précise en profitant du zoom d’aperçu de votre écran arrière.
Ce qu’il faut retenir
Les systèmes autofocus sont de nos jours de plus en plus complexes et performants.
l’autofocus associé à une profondeur de champs large permet de garantir la netteté du sujet
Il est important que vous réalisiez suffisamment d’essais en vous aidant de votre manuel afin de maîtriser les différentes possibilités de celui-ci vous permettre d’être pleinement opérationnel le moment venu.
L’autofocus est un système qui doit réellement vous aider à maximiser vos chances de réussite de prise de vue dans des conditions particulières.
C’est pourquoi chaque situation nécessite un paramétrage adapté de votre système autofocus.
Il n’existe donc pas de réglage universel de l’autofocus quelles que soient les conditions dans lesquelles vous utilisez votre boîtier. C’est à vous de savoir définir les cas d’utilisation les plus adaptés en fonction de votre besoin.
C’est seulement au fur et à mesure de l’accumulation de l’expérience et des essais successifs que vous acquerrez la maîtrise de cet outil extrêmement puissant.
l’autofocus continu est essentiel pour garder la netteté sur un sujet se rapprochant de l’appareil photo
N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous votre propre usage et paramétrage de votre autofocus afin d’en faire profiter le maximum de personnes.
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Pour réaliser des compositions graphiques réalistes en image de synthèse ou en photomontage, il est intéressant de pouvoir s’appuyer sur des ressources graphiques. Celle dont je vais vous parler aujourd’hui est les textures seamless ou tileable. Bien que de nombreuses textures soient directement disponibles sur le web gratuitement ou non, il reste intéressant de savoir réaliser ses propres ressources pour se distinguer des autres auteurs, mais aussi pour savoir reproduire fidèlement un environnement connu réel.
Que signifie seamless ou tileable
Le terme seamless signifie en anglais “sans couture” et le terme tileable signifie applicables sous forme de tuiles.
Ces termes qualifie donc des textures qui peuvent se placer les unes à côté des autres sans que les jonctions entre elles soient particulièrement visibles.
Quand utiliser ce type de texture
Elles sont utilisées en image de synthèse pour créer les matériaux des objets 3d. L’un des usages classiques de ce type de texture est le mur de briques.
En photographie, celles-ci peuvent aussi être utilisées pour créer des effets de texture sur des images trop propre. Par exemple, on pourra ajouter une texture de peinture craquelée si on souhaite faire un effet vieux tableau à l’huile à partir d’une photo récente.
Précautions à prendre à la prise de vue
Afin de pouvoir travailler efficacement la texture dans Photoshop CC, il est nécessaire de prendre en considération quelques paramètres importants dès la prise de vue.
Netteté uniforme
La netteté de la texture doit être uniforme. Il ne s’agit donc pas de jouer avec des effets de profondeur de champ. Pour se faire, placez-vous bien perpendiculairement par rapport à la surface de la texture et utilisez une profondeur de champ suffisante pour que l’ensemble du relief soit net.
Éclairage uniforme
Afin de faciliter l’assemblage des bords, il est important qu’il n’y ait pas plus de lumière à droite qu’à gauche de l’image par exemple. Pour ce faire, utiliser un éclairage le plus diffus possible, réalisé par exemple avec une boîte à lumière de grand taille par temps gris.
Perspective
Si nous reprenons l’exemple de notre mur de briques, il est important que la photo soit prise de manière à ce ce qu’il n’y ait pas de déformation due aux perspectives. Sans cette précaution, les briques paraîtront plus petites d’un côté que de l’autre et le raccordement ne pourra se faire correctement.
Traitement sous Photoshop
Dans la vidéo suivante, je vous explique et vous montre comment réaliser les traitements dans le logiciel.
Pour appel, en dessous de cette vidéo, je vous rappelle les points essentiels de celle-ci :
Corriger les perspectives avec l’outil « Transformation » de Lightroom Classic CC ou « Outil correction de perspective par recadrage » de Photoshop,
Recadrer l’image au juste nécessaire dans le cas d’un motif à reproduire comme un carrelage,
Uniformiser la luminosité de l’image avec le filtre « passe-haut… » en mode luminosité
Reproduire et déplacer le bord large pour effacer la première jonction,
Décaler la l’image sur le second axe pour pouvoir travailler la seconde bordure avec le filtre « Translation… »,
Adoucir la bordure avec l’outil « Tampon de duplication »ou « Correcteur ».
Ajuster éventuellement les contrastes avec un calque de « Courbes » ou de « Niveaux »
Ajouter éventuellement un calque « Couleur unie… » en mode « Couleur ».
Illustration de l'article sur comment guider le regard en post-traitement
Quand un photographe fait une photo, il sait quels sont les éléments importants qui la composent. Lors de sa composition, il a la charge de guider le regard des spectateurs afin de l’aider à comprendre le sens de la photo. Pour ce faire, il doit dès la prise de vue agencer les éléments importants de manière à créer des relations entre eux. Cependant pour mieux guider le regard afin d’aider la lecture de l’image, il est néanmoins très utile de renforcer ces relations en post-traitement. C’est que que je vous propose de voir dans cet article.
Principes de base
Comme nous l’avons vu dans un article dédié, l’impact visuel d’une photographie peut être étroitement lié à la gestion de ses différents contrastes. C’est sur ces base que nous allons travailler en post-traitement. En effet, amplifier ces contrastes en post-traitement lors du développement de la photographie, nous permet d’être beaucoup plus subtile dans le guidage du regard du spectateur.
Ci-dessous nous allons aborder trois contrastes très efficaces qui sont particulièrement facile à réaliser sous un logiciel tel que Lightroom.
Luminosité
Le regard est toujours plus attiré par les zones lumineuses. Ceci peut se comprendre de par le fait qu’un sujet bien exposé présente plus de détail que dans les zones sombres. L’astuce est donc d’assombrir très légèrement les zones sans grand intérêt de l’image et au contraire de légèrement éclaircir votre sujet.
Pour aller plus loin, vous avez aussi la possibilité de hiérarchiser vos différents éléments par niveau de luminosité. L’importance est proportionnelle au niveau de luminosité de l’élément.
Température de couleur
Dans cette même logique, les couleurs plus chaudes sont plus plaisantes à voir que les couleurs froides. Réchauffer légèrement votre sujet par rapport au fond de l’image, pourra efficacement détacher votre sujet de son fond.
Vous pouvez aussi définir une tension entre deux éléments importants de votre photo en utilisant ce principe. Dans ce cas, il y a de forte chance que le spectateur distingue d’abord l’élément chaud puis l’élément froid dans un second temps.
Netteté/flou
L’usage de la netteté et du flou est très courant dès la prise en vue en jouant sur la profondeur de champ. Au moment du post-traitement, ce qui est intéressant, c’est de jouer sur les micro-détails de la photo. Par exemple, dans le cas des portraits, il n’est pas intéressant d’accentuer la netteté sur l’ensemble du visage. Au contraire, le fait de l’appliquer uniquement aux endroits stratégique apportera beaucoup plus d’efficacité : le regard, la base du nez et les lèvres suffirons largement.
De manière générale, tous ces conseils fonctionnent mais n’oubliez pas qu’il peut être intéressant de les prendre à contre-pied. Chaque photo est unique et pourra répondre différemment à ces principes. Alors n’hésitez pas à tester différentes configurations.
Outils localisés de Lightroom
En fonction du logiciel que vous utilisez, plusieurs outils localisés peuvent exister. Pour l’illustration de cet article, je m’appuierai sur le logiciel Lightroom Classic CC.
Dans ce logiciel, il y a 3 outils localisés :
Filtre gradué
Panneau de configuration de l’outil filtre dégradé de Lightroom Classic CC
Filtre radial
Panneau de configuration de l’outil filtre radial de Lightroom Classic CC
Pinceau de retouche
Panneau de configuration de l’outil pinceau de retouche de Lightroom Classic CC
Comme vous pouvez le voir sur les captures d’écran, chacun de ces outils possèdent un ensemble de réglages similaires entre eux, plus des options propre à chacun d’eux. L’objectif n’est pas ici de passer en revue l’ensemble de ceux-ci mais, de simplement les présenter pour en avoir une vue d’ensemble.
Trucs&Astuces
Plissez les yeux
Voici une astuce tout simple pour mieux voir les zones lumineuses et de couleurs différentes. Il suffit de plisser les yeux pour ne plus distinguer les détails de l’image. L’idée est de faire comme si la photo était floue. Ainsi, votre attention n’est pas perturbé par trop les informations précises de l’image. Il est alors plus évident de repérer où sont les zones lumineuses des zones sombres, etc…
Dans la majorité des cas, il est extrêmement important de réaliser une mise au point précise sur votre sujet. Le pouvoir de la netteté est très efficace pour guider votre regard vers votre sujet principal. Ceci étant dit, il n’est pourtant pas facile de réaliser cette netteté pour diverses raisons dues aux circonstances de votre prise de vue. Je vais donc par cet article, vous expliquer les bases qu’il est utile de connaître pour savoir s’adapter en toute situation.
Les collimateurs
De quoi parle-t-on par collimateurs et à quoi, servent-ils ?
Pour faire simple, les collimateurs sont les petits carrés souvent visibles dans le viseur ou sur l’écran de l’appareil photo au moment de la visée. En quelque sorte, ce sont les capteurs qui permettent de réaliser la netteté de l’image. Par exemple, quand l’un d’eux est sélectionné (en rouge dans les viseurs de chez Nikon), la netteté sera réalisée sur l’élément se trouvant derrière celui-ci.
Illustration des incrustations du viseur du Nikon D5
Lors de l’achat de votre appareil photo, il peut être utile de s’intéresser aux points suivants.
Nombre de collimateurs
En fonction du modèle d’appareil photo, le nombre de collimateurs peut largement changer. Evidemment, plus on montera en gamme, et plus ce nombre aura tendance à augmenter. Comme expliqué ci-dessous, les collimateurs désignent les endroits sur la photo, où il sera possible pour l’appareil de faire la netteté. Donc, plus ces points seront nombreux et répartis sur la surface de la photo, et plus il sera facile pour l’autofocus de réaliser sa netteté.
Types de collimateur
Il existe 3 types de collimateurs :
simple,
en ligne,
en croix.
Sans rentrer dans les détails techniques, les collimateurs fonctionnent en identifiant les micro-contrastes de la zone sur laquelle ils sont alignés. En fonction du type de collimateur et de l’orientation de ses micro-contrastes, les collimateurs aurons plus ou moins de facilité à les détecter pour réaliser le focus.
De manière classique sur les appareils photo, le collimateur central est le plus efficace, car c’est souvent celui-ci qui est dit « en croix ». Juste autour de celui-ci se trouvent souvent ceux dit « en ligne », et pour finir avec les plus excentrés qui sont souvent les collimateurs dit « simple ». Cependant, dans les boîtiers les plus performant, il n’est pas rare d’avoir plusieurs collimateurs en croix répartis sur la surface de l’image et complété par des collimateurs plus simples dit en ligne ou simple. En fonction, des options choisies, les collimateurs pourront travailler ensemble afin d’être capable de suivre le déplacement du sujet dans l’image de manière automatique.
Les 3 grands modes d’autofocus
Pour bien utiliser ces collimateurs, nous avons à disposition plusieurs modes de fonctionnement de l’autofocus. Comme nous allons le voir ensemble, le choix de ces modes se fait en fonction du type de scène à photographier.
Statique
Pour commencer, le mode le plus simple et disponible sur tous les appareils photo : la mise au point « statique ». Ce mode de mise au point permet de simplement réaliser la netteté au moment où on le lui demande sur l’élément pointé par le collimateur actif. Quand la mise au point est faite, un petit bip sonore est émis par le système pour informer le photographe.
Ce mode est souvent le plus utilisé. Il convient en particulier pour les sujets dit « statiques », c’est-à-dire qui ne bouchent pas dans la scène. Nous l’utiliserons donc dans les cas classiques suivants :
paysage,
portrait posé,
nature-morte,
…
Continu
Ce second mode est, quant à lui, orienté pour les usages opposés au précédent. C’est-à-dire, les sujets mobiles. Prenons le cas d’un véhicule se dirigeant vers le photographe. Dans cet exemple, il est clair que le plan de netteté doit être modifié à chaque instant continuellement. C’est la raison pour laquelle ce mode porte ce nom. A la différence du premier, ici, il n’y pas de bip sonore d’émis, car la mise au point est réévaluée en continue.
Ce mode est à privilégier dans les cas suivants :
sujets sportifs,
photo d’action,
animaux en mouvement,
défilé de mode,
photo d’enfant qui courent,
…
Manuel
Ici, plus d’autofocus. Tout est à faire manuellement en tournant la bague de mise au point de l’objectif. Bien que la précision des autofocus a fortement progressé depuis des années, la possibilité de modifier ce réglage manuellement est très utile dans les situations suivantes :
sujet derrière un grillage par exemple,
macro-photographie,
sujet caché parmi un décor touffu,
…
Illustration des commandes du Nikon D5 pour les réglages de l’autofocus
Les cas particuliers
Voici trois cas particuliers concernant la mise au point.
Macro-photo
Dans le cadre de la macro-photographie, le but est de photographier de tous petits sujets. Pour ce faire, il est d’usage d’utiliser un objectif « macro » dont le facteur de grossissement est au moins égale à 1:1 à sa distance de mise au point minimale.
La question est donc : comment régler sa mise au point, si par défaut elle doit être fixée sur sa position minimale ?
La solution est donc la suivante. Au lieu de modifier la distance de mise au point, on modifie la distance qui sépare l’appareil photo du sujet.
Photo d’orage
Dans ce type de cas, orage ou feu d’artifice par exemple, on sait à l’avance que le phénomène que l’on souhaite photographier est très éloigné du boîtier. Ici pas de surprise, il suffit de passer la mise au point en mode manuel, régler par défaut sa bague sur l’infini et attendre en pose longue l’apparition du sujet.
Hyperfocale
L’hyperfocale est une technique de réglage. Le but est d’avoir la profondeur de champ la plus étendue possible. Ce réglage s’effectue en jouant sur la distance de mise au point et la valeur de l’ouverture du diaphragme en fonction de la longueur focale utilisée.
Les deux façons de faire sont les suivantes :
à l’aide d’une application sur un smartphone, il est possible d’obtenir par calcul, la distance de mise au point à partir de l’ouverture et de la longueur focale.
la seconde, plus empirique, est réalisée en deux étapes. On fait une première photo avec la mise au point réglée manuellement sur l’infini. Sur cette image, on repère là où la zone de netteté commence et on refait la même photo en réalisant sa mise au point sur cet endroit. Logiquement, on n’est pas loin de l’hyperfocale théorique.
Astuce : dissocier la mise au point du déclenchement de la photo
Par défaut, les boîtiers d’appareil photo sont paramétrés avec la commande de mise au point sur la position à mi-course du bouton de déclenchement. En fonction de votre appareil, il est certainement possible d’affecter la mise au point à un second bouton dans le but de rendre indépendante la mise au point du déclenchement. Sur les boîtiers Nikon, ce bouton est noté AF-ON.
Cette possibilité est particulièrement utile lorsqu’on est en mode continu. En effet, sans changement de paramétrage, cela permet de pratiquer ainsi :
pour réaliser une pseudo-mise au point ponctuelle, faire une brève sollicitation du bouton,
pour réaliser la mise au point en continu, rester appuyé sur le bouton pendant le suivi de l’action.
De plus, si la distance entre le sujet et le boîtier n’est pas modifiée, vous n’êtes plus obligé de refaire la mise au point à chaque déclenchement. Vous profitez donc d’un gain de temps et de discrétion en évitant tous les bips de validation de la mise au point statique.
Illustration de la commande AF-ON de Nikon pour dissocier la mise au point du déclenchement de la photo.
C’est la première situation à laquelle un photographe est amené à utiliser la pose longue. En effet, comme expliqué dans l’article à propos de l’exposition d’une photo, il est important que le capteur enregistre suffisamment de lumière pour produire une image correctement exposée.
Lorsque les conditions de prises de vue ne permettent pas d’avoir assez de lumière pour prendre une photo classiquement à main levée, il peut devenir nécessaire de recourir à la pose longue.
Pour rappel, le but est d’augmenter le temps de remplissage de la bassine suffisamment pour qu’elle soit remplie au niveau adéquate.
Montrer le mouvement
A partir d’ici, nous entrons dans l’aspect créatif de la photographie. En effet, au-delà de simplement prendre une scène correctement exposée, nous souhaitons en plus montrer le mouvement d’un sujet.
Augmenter le temps de pose, permet alors d’ajouter du flou au niveau des éléments mobiles par rapport au boîtier de l’appareil photo. Plus le temps de pose est long et plus le flou est intense. De manière extrême, il est même possible de tellement flouter un élément qu’il peut totalement être effacé de la photo.
Dans cette catégorie, plusieurs types d’éléments peuvent être considérés :
Les lumières mobiles (phares des voitures, lumières de manèges, étoiles, …)
Les fluides comme l’eau (rivières, vagues, cascades, pluie, …)
Les type aérosols (les nuages, les fumées, la poussière, …)
Les objets (les trains, les voitures, les vélos, les mécanismes, les aiguilles d’une montre, …)
…
Photographie de cascades en pose longue
Light painting
Il s’agit d’une technique particulière qui consiste apporter à manuellement de la lumière à la scène. Deux cas de figure existent :
Déplacer une source lumineuse directement dans le cadre. Le trajet parcouru ainsi est enregistré par l’appareil photo et donne réellement l’impression d’avoir écrit avec de la lumière.
Éclairer un sujet à l’aide de différentes sources lumineuse telles que des lampes torches, ou des flashes déclenchés manuellement.
Photo exemple de la technique du light Painting.
Figer le mouvement par déclenchement d’un flash
Enfin, pour enregistrer des phénomènes ultra rapide, dite photo à haute vitesse, le photographe peut compter sur la vitesse de la lumière plutôt que sur la vitesse d’obturation de son boîtier.
L’idée est donc de régler le boîtier de manière à ce qu’il ne soit pas capable d’enregistrer l’environnement de la scène sans l’apport complémentaire de lumière d’un flash déclenché au moment opportun.
Cette technique est classiquement utilisée pour photographier :
les gouttes d’eau,
les insectes en vol,
les ballons remplis d’eau qui éclatent,
les verres qui cassent,
…
Illustration de l’usage du flash pour des prises de vue à haute vitesse.
Comme nous venons de le voir, la pose longue est utile dans de nombreux cas de figure. Maîtriser celle-ci est aussi une base à acquérir si l’on souhaite allez plus loin dans les dernières techniques telles que le light painting, ou les photos à haute vitesse.
Les points sensibles à prendre en compte en pose longue
Derrière tout ce que nous avons évoqué jusqu’à présent, il y a toujours le triangle de l’exposition car, quels que soient nos réglages, le but est d’obtenir une image correctement exposée.
Triangle de l’exposition
Dans le cas de la pose longue, le paramètre primordial est la durée d’exposition qui se veut longue. Il est alors nécessaire de contre-balancer la quantité de lumière en ajustant les deux autres paramètres du triangle qui sont l’ouverture et le réglage de la sensibilité ISO. Comme, la durée peut être très longue, il est souvent nécessaire alors de beaucoup fermé de diaphragme et de baisser les ISO au maximum.
Filtres
Mais pas seulement, il ne faut pas oublier le matériau de base à toute photographie : la LUMIÈRE !
C’est pourquoi, il existe des filtres limitant le passage de la lumière, appelé filtre ND. Classiquement, nous trouvons sur le marché les filtres de puissances différentes suivants :
ND2
ND4
ND8
ND400
ND1000
Le nombre qui suit les lettres ND indique par combien la quantité de lumière est divisée.
Par exemple, un ND400 divise par 400 la quantité de lumière. Donc si sans filtre votre appareil indique f/8, iso100 à 1/100s, avec le ND400, vous obtiendrez la même exposition avec les réglages f/8, iso100 à 1/100s x 400 = 4 secondes.
Stabilité
Enfin, qui dit durée d’exposition longue dit aussi risque de flou de bougé du boîtier. Il est donc super important d’être très stable par rapport aux éléments que vous souhaitez nets dans votre image.
Matériels idéals
Nous savons donc maintenant quels sont les paramètres importants pour ce type de prise de vue.
Le boîtier
Le boîtier lui-même est important, car en fonction de l’appareil que vous utiliserez vous aurez plus ou moins de latitude sur le réglage de durée d’exposition.
Les compacts proposeront classiquement jusqu’à 4 secondes de temps de pose max
Les bridges jusqu’à 30 secondes,
Les réflexes jusqu’à 30 secondes, mais peut être aussi l’option pose-B voire Pose-T
Pour info :
pose-B : avec cette option, temps que vous restez appuyé sur le déclencheur, la photo continue de se prendre
pose-T : avec cette option, vous appuyez une fois sur le déclencheur pour lancer la photo, et vous appuyer une seconde fois pour stopper la photo.
Sur les modèles Reflex, vous pouvez aussi avoir la fonctionnalité de verrouillage du miroir qui vous permettra de vous affranchir des micro-vibration engendrées lors de son mouvement à la prise de vue.
Une dernière fonctionnalité que tous les appareils possèdent et qui peut vous peut vous dépanner, c’est la fonction retardateur. Grasse à celle-ci, vous n’engendrerez pas de vibration lors de l’appui sur le déclencheur.
Je vous invite donc à consulter votre manuel pour savoir quelles sont les possibilités de votre matériel.
Trépied photo
Le pied photo est le meilleur ami du photographe qui pratique la pose longue. Si votre matériel n’est pas stable lors de la prise de vue, tous vos efforts seront directement ruinés. C’est pourquoi un solide trépied avec bien sûr une rotule costaud sont extrêmement pratique pour réaliser finement vos cadrages. Vous ne serez donc pas contraint de composer en fonction des supports naturellement à disposition autour de vous.
Télécommande
Une télécommande filaire est aussi un accessoire très utile. Elle vous permettra de déclencher votre photo au bon moment. Ce qui n’est pas vraiment possible par l’usage du retardateur.
Son autre avantage est qu’elles ont quasiment toute la possibilité de bloquer leur déclencheur en position appuyé. Ceci est très utile pour utiliser la fonction Pose-B. Sans quoi, bonjour les crampes aux pousses 😉
Filtres ND
Comme déjà évoqué plus haut ces filtres sont très utiles pour palier à la problématique de trop de lumière.
Lors de leur achat, je vous invite à ne pas prendre des entrées de gamme, car les premiers prix engendrent souvent des problématiques d’introduction de dominante de couleur vers les magenta. Cela risquerait de dénaturer votre scène.
Comment régler son appareil ?
Nous y voilà. Après toutes ses explications pour comprendre les phénomènes et autres conseils, comment devons nous nous y prendre pour faire notre photo.
1. Choix du point de vue
Comme la plupart du temps, vous utiliserez un trépied, je vous conseille de d’abord bien estimer votre meilleur cadrage avant de le mettre en place. Çà vous évitera ainsi des manipulation encombrante avec l’ensemble boîtier-trépied avec de forts risques de chute ou de heurt. En plus, vous gagnerez un temps certain que vous pourrai alors mettre à profit pour la suite des manipulations.
2. Mode manuel conseillé
Personnellement, je vous conseille fortement d’utiliser le mode manuel de votre appareil si possible. En voici les raisons :
Quoi qu’il arrive, avec ce type de prise de vue, vous avez forcement le temps de faire vos réglages, c’est donc une très bonne occasion de vous rendre compte que ce fameux « mode manuel » n’est pas si compliqué que ça.
Ensuite, pour démystifier l’affaire, tous les appareils ont un indicateur d’exposition qui vous indique si vous être sur ou sous-exposé par rapport à ce que votre boîtier ferait comme réglage lui-même. Vous ne partez donc pas au hasard.
Si vous utilisez un filtre ND assez fort, la plupart du temps votre boitier ne saura plus faire la mesure correcte de l’exposition. Dans ce cas-là, le plus simple, notamment avec nos appareils numériques, est de procéder par des tests successifs. Pour ceux qui seraient plus « puristes », vous pourrez quand même y arriver en vous basant sur le calcul de la durée d’exposition comme expliqué précédemment.
3. Mise au point
Deux situations sont possibles : avec ou sans filtre.
Dans ce cas où vous n’avez pas besoin de filtre, il se peut que votre appareil puisse réaliser sa mise au point via l’autofocus. Si ce n’est pas le cas, procédez comme si vous aviez un filtre ND.
Dans le cas où vous utilisez un filtre ND, la plupart du temps, l’autofocus n’est pas capable de fonctionner correctement. Dans ce cas, vous devrez réaliser votre mise au point avant de monter le filtres, via l’autofocus ou manuellement. C’est d’ailleurs inévitable avec l’usage de filtre ND400 ou ND1000.
4. Verrouillage du miroir
5. Déclenchement de l’appareil par la télécommande ou via l’option retardateur
photo de vagues en pose longue de 30 secondes.
Trucs et astuces complémentaires
Cumule de filtres ND
Il faut savoir que les filtres ND peuvent être cumulés entre eux. Dans ce cas, le résultat de leur efficacité revient à multiplier les nombres. Par exemple, un ND2 plus un ND4 seront équivalent à un ND8.
Le seul bémol à cela est que plus vous en empilerez, plus vous risquez de faire apparaître du vignettage. Cette astuce a donc sa limite.
Filtre polarisant
Il faut aussi savoir que naturellement un filtre polarisant réduit d’environ un stop la quantité de lumière entrante. Cela pourrait éventuellement vous rendre service un jour.
Mise au point manuelle par la visée écran
Une bonne pratique pour réaliser une mise au point précise manuellement est d’utiliser la visée écran. En effet, la plupart des appareils permettent de zoomer fortement sur l’aperçu de manière à ce que vous puissiez voir facilement votre point de netteté. Bien sûr cette technique est plus pratique boîtier fixé sur trépied.
J’espère vous avoir apporter toutes les informations nécessaires pour que vous puissiez vous essayer à cette pratique. N’hésitez pas à revenir partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous.
Illustration générale de la gestion de la colorimétrie d'un photomontage.
Définition
Un photomontage est la création d’une image dont l’aspect général ressemble à une photographie, mais qui est issue de l’assemblage de plusieurs autres images.
Les images sources peuvent être de 2 types :
des photographies,
des images de synthèse au rendu photo-réaliste.
Photomontage vs Photo
Le principal intérêt d’un photomontage par rapport à une prise de vue réelle est la possibilité d’ajouter des effets spéciaux de façon relativement facile. C’est à dire avec le minimum de ressources (argent, participant, décor, frais de déplacement…)
Il en découle donc naturellement que cette pratique permet d’accéder à un niveau de créativité sans limite pour illustrer la plus farfelue, étrange ou surprenante des images que nous pourrions imaginer dans nos esprits.
Règles du jeux
Pour bien réaliser un photomontage, il est nécessaire de reproduire de façon artificielle les phénomènes physiques qui entrent en jeu dans la vraie vie.
Pour vous aider à comprendre ceux-ci, je vous expose ci-dessous les différents aspects à prendre en compte pour bien assembler vos photos sources.
Les cohérences techniques
Comme nous l’avons vu dans la définition, le principe du photomontage est d’assembler plusieurs images différentes. Il est alors nécessaire de bien les sélectionner de manière à ce quelles soient au maximum cohérentes entre elles.
Nous allons donc voir, chacun des paramètres importants à prendre en compte lors de cette sélection afin de faciliter l’intégration des éléments initialement indépendants qui formeront l’image finale.
La lumière
Comme quasiment tout le monde sait, la photographie est réalisée à la base avec de la lumière. Il est donc absolument nécessaire que l’ensemble de la scène soit beignée dans la même lumière.
Il existe 7 paramètres définissant la lumière. Plus nous saurons reconnaître ceux-ci et plus facilement nous saurons faire notre sélection d’images.
De plus dans le cas où vous souhaitez réaliser les prises de vue spécifiques, il sera d’autant important d’apprendre à les maîtriser pour recréer les éclairages nécessaires.
Pour en apprendre plus sur ce sujet, je vous invite à lire l’article :
L’un des paramètres important influant sur le rendu d’une photographie est la longueur focale. En effet, celle-ci, associée à la distance de prise de vue, modifie particulièrement la représentation de la perspective d’une scène.
En adaptant la distance boitier/sujet pour que le sujet reste visuellement de même taille, nous pouvons rapidement résumer l’effet ainsi :
courte focale = angle de vue très large = accentuation de la perspective
longue focale = angle de vue très étroit = perspective “écrasée” ou réduite
Effet de zooming pour illustrer la modification de la perspective en fonction de la longueur focale.
Une astuce pour faciliter la recherche de photo compatible et de rechercher cette information dans les données EXIF de vos photos.
La netteté
En fonction du réglage de l’ouverture du diaphragme de l’objectif, l’image produite présentera plus ou moins de flou de profondeur de champ.
Quand on réalise un assemblage, il est important que les différents éléments constituant l’image globale respecte ses niveaux de netteté. Ainsi, il sera nécessaire de flouter un personnage si d’aventure, on l’ajoutait dans un fond flou de par la profondeur de champ.
Pour mieux maîtriser cet aspect, je vous invite à lire l’article :
Les couleurs d’une photo proviennent habituellement de la température de couleur des sources lumineuses éclairant la scène. Il est donc nécessaire de prendre en considération ce paramètre afin que le photomontage semble naturel.
Mon astuce pour ce faire est de neutraliser les balances de couleur de chaque image source afin que l’ensemble garde une homogénéité lors de l’assemble. C’est seulement une fois que le montage est terminé que j’applique les dominances de couleurs nécessaires à l’ambiance globale. De cette manière, la colorimétrie est bien uniforme pour la scène.
Illustration générale de la gestion de la colorimétrie d’un photomontage.
Les cohérences visuelles
Il faut savoir que dans la vraie vie, chaque objet agit sur ses voisins avec la lumière. Les phénomènes listés en suivants sont à recréer pour bien intégrer les éléments rajoutés.
Les types d’ombre
Il en existe deux grands types :
les ombres propres
les ombres portées
Les ombres propres correspondent aux ombres présentes directement sur l’objet, alors que les ombres portées sont celles projetées par l’objet sur un autre.
De manière générale, les ombres propres permettent de rendre le volume de l’objet et les ombres portées aident à intégrer l’objet dans son environnement.
Illustration des ombres propres sur divers objets.
Illustration des ombres portées de divers objets.
Colorisation des ombres portées
Il est aussi important de prendre conscience que les ombres sont colorées. En effet, bien quelles soient sombres, elles revoient par réflexion la teinte de l’objet en question ainsi que la teinte de la source de lumière.
Illustration de la colorisation des ombres par la lumière indirecte.
Colorisation des ombres portées par diffusion de la lumière
Si l’objet a un matériau translucide, la lumière qui passe à travers celui-ci, prend la même teinte. La conséquence et que l’ombre devient ainsi colorée.
Illustration de la colorisation des ombres par la diffusion de la lumière.
Colorisation par la lumière indirecte
A l’opposée de l’ombre se trouvent les surfaces éclairées et lumineuses. Il faut savoir qu’une partie de la lumière qui éclaire ces surfaces, rebondissent pour éclairer des objets adjacents avec une petite modification. En effet, cette lumière, dite “indirecte”, se trouve alors teintée de la couleur de l’objet sur lequel la lumière a rebondi.
Pour recréer ce phénomène, s’il entre en jeu significativement dans votre scène, il faut teinter les ombres de façon adéquate.
Illustration de la colorisation des ombres par la lumière indirecte.
Colorisation par les reflets
De façon extrême, quand la réflexion de la lumière est totale, il y a apparition de reflet. Ceci est particulièrement le cas pour certains matériaux bien lisses et polis. Il est donc important d’intégrer l’image reflétée là où il se doit.
Illustration de la colorisation des reflets.
La profondeur
Une photographie est une représentation en deux dimensions d’une scène en trois dimensions. Il est donc important de comprendre comment cette troisième dimension est mise en valeur dans une photo. Ainsi, vous serez alors capable de simuler ces phénomènes à bon escient.
Il existe 2 phénomènes principaux :
la perte de contraste avec la distance
la perte de saturation avec la distance
Ils sont particulièrement visibles en paysage où l’horizon s’estompe progressivement.
Physiquement, ce phénomène est dû aux particules présentent dans l’atmosphère et qui filtrent et diffusent les rayons lumineux. Un cas extrême est le brouillard.