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Photomontage du mois

Rêve d’évasion

Photomontage en haute résolution "Rêve d'évasion..."
Photomontage en haute résolution « Rêve d’évasion… »

En ces temps de canicule, et cette saison estivale, j’avais envie de réaliser un photomontage évoquant la plage et une bouteille à la mer avec moi à l’intérieur. Au moment de la réalisation de celui-ci, j’ai développé plus précisément le message à transmettre par celui-ci. Lorsque l’on est encore au travail, et que le temps des vacances devient imminent, notre esprit s’évade de plus en plus. D’où le titre « rêve d’évasion ».

Explication du comment

Ce photomontage a été réalisé sur la base de 6 photographies :

  • La photo du paysage(pixels),
  • La photo du bateau en papier (pixels), 
  • La photo de la fumée (pixels),
  • La photo de la bouteille,
  • La photo du voilier,
  • La photo de portrait de ma fille.
Photo de base : le paysage
Photo de base : le paysage
Photo de base : le bateau en papier
Photo de base : le bateau en papier
Photo de base : la fumée
Photo de base : la fumée

Évidemment, j’ai personnellement réalisé ces trois dernières photos.

La photo du voilier est issue de ma banque d’images où j’ai retrouvé une série de photos de ma venue à l’Armada de Rouen en 2013.

Photo de base : le voilier
Photo de base : le voilier

Les deux photos suivantes, le portrait de ma fille et la bouteille, ont été spécialement réalisées pour ce photomontage.

Photo de base : la bouteille
Photo de base : la bouteille
Photo de base : le personnage
Photo de base : le personnage

Afin de définir la composition globale, j’ai rapidement découpé grossièrement chacun des éléments intéressants de mes photos de base pour les placer à leur position dans la photo. Ainsi, j’ai pu affiner l’esprit général du photomontage.

La photo de paysage associé au positionnement de chacun des objets, m’a permis de définir l’éclairage des photos dont j’avais besoin pour réaliser par moi-même.

De façon générale, j’ai détouré chacun des éléments dont j’avais besoin avec l’outil Plume pour une plus grande précision finale.

La transparence de la bouteille a été réalisée à l’aide de l’outil blendif des calques. Ce dernier permet de définir la transparence en fonction de la luminosité du calque ou du calque en dessous de celui que l’on règle.

Pour évoquer le rêve du grand voilier, j’ai choisi de le laisser en transparence partielle. Ainsi, on voit apparaître, à travers lui, le panache de fumée et les vagues de la mer.

L’idée du panache de fumée sortant de la bouteille est pour moi le moyen d’évoquer la notion d’évasion. Le navire apparaît alors comme le génie de la lampe magique d’Aladin.

De plus, l’idée de mettre un personnage à l’intérieur d’une bouteille me permet d’évoquer la créativité de notre esprit comme le dit si bien l’expression anglo-saxonne “out the box” qui signifie “sortir de la boîte”. 

Enfin, la présence du bateau en papier permet de retranscrire l’imagination de ma fille à visualiser un petit bateau en papier comme étant aussi beau qu’un grand voilier du siècle dernier.

Pour mieux intégrer les différents objets dans la lumière du coucher de soleil, j’ai appliqué un effet halo à l’ensemble de l’image grâce à l’outil Photoshop du même nom.

Au niveau des ombres de chacun des objets, j’ai utilisé dans la galerie de filtre flou, le choix “profondeur de champ” afin de donner un flou progressif depuis le point de contact des objets avec le sol.

Finalement, j’ai appliqué une texture vieille photo à l’aide du plugin Google Nik collection pour donner plus de présence à l’ensemble.

Autocritique

J’aime bien les couleurs de l’image avec le mélange des tons chauds et des tons froids et qui contraste entre la réalité et le rêve.

Je pense que l’idée que je souhaitais transmettre à travers cette image est assez clair et bien correctement construite.

Enfin, la qualité de réalisation me semble satisfaisante et correspond très fidèlement à l’image que j’avais initialement en tête avant la réalisation.

Auto-notation

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique

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8 avantages des flashes cobra

Techniquement, en photographie, la lumière est le facteur le plus important, car sans lumière, pas de photo. C’est notamment l’argument privilégié des constructeurs de flash de studio qui vantent ainsi tous leurs derniers-nés issus de leurs services innovations. C’est effectivement le cas, mais tout le monde n’a pas forcément besoin de ce niveau de qualité ou de robustesse. Pour la grande majorité des amateurs, de simples flashes cobra suffiront largement à leurs besoins. De plus, ils seront pleinement adaptés à certaines situations.

1. Eviter les yeux rouges

Éviter les yeux rouges est l’argument premier que les vendeurs de flash cobra vous soumettront lors de votre prise de décision d’achat. À travers cet avantage, les vendeurs cherchent à faire valoir le flash cobra par rapport au flash intégré des boîtiers.

En effet, une lumière de face parallèlement à l’axe optique de l’objectif, venant éclairer le regard du modèle, engendre l’apparition des yeux rouges sur celui-ci.

Ce phénomène provient du rebond des rayons de lumière sur le fond de la rétine de l’œil du sujet, et qui reviennent directement entrer dans l’objectif de l’appareil photo comme je l’explique dans l’article à propos des yeux rouges.

2. Orientation de la tête du Flash

Encore une fois, à la différence des flashes intégrés, le flash cobra possède une tête orientable permettant de diriger la lumière qu’il émet.

Cette simple possibilité, permet de modifier radicalement l’éclairage de votre sujet comme le montre la série de photos d’exemples ci-dessous.

Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté de face
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté de face
Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté vers la gauche
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la gauche
Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté vers la droite
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la droite

3. Adoucir la lumière

Dans des circonstances de reportage, où il n’est pas possible d’installer du matériel spécifique permettant de travailler le rendu de sa lumière, l’orientation de la tête du flash cobra permet d’éclairer son sujet indirectement par rebond de sa lumière sur un mur ou un plafond.

Cette technique, permet d’augmenter la taille de la source lumineuse qui devient alors le mur ou le plafond. Pour rappel, une source plus grande permet de plus diffuser la lumière..

Cette technique s’appelle le bounce Flash en anglais ce qui signifie le rebond du flash.

Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté vers le plafond
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers le plafond

4. Déporter son Flash

De la même manière que l’on souhaiterait d’utiliser des flashes studio, il est possible aujourd’hui de facilement déclencher un flash cobra à distance sans que celui-ci soit relié physiquement par un câble au boîtier photo.

Certains constructeurs, comme Nikon par exemple, ont directement intégré cette possibilité à leurs flashes via une technique de communication optique, ou directement par radio.

Quelle que soit la marque de votre boîtier ou de votre flash, il existe aujourd’hui des déclencheurs radio compatibles permettant de déclencher tout un ensemble de flashes cobra à distance, vous permettant ainsi de construire un set d’éclairage comme vous le feriez avec de véritables flashes de studio. Ces déclencheurs radios s’appellent des triggers en anglais.

L’autonomie des flashes cobra ainsi que leur petite taille, leur permet d’être facilement installable à l’avance dans des lieux ou des flashes classiques de studio ne pourraient l’être.

Exemple d'éclairage avec deux flashes cobra déportés de l'appareil photo à droite et gauche du sujet
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite et gauche du sujet

Cette pratique s’appelle le strobisme.

5. Ajout de gélatine ou de filtres colorés

Afin d’adapter la température de couleur de vos flashes à l’ambiance de la scène, ou afin d’ajouter une touche créative à travers la colorimétrie de la lumière, il existe des accessoires permettant de facilement fixer des feuilles de gélatine colorées sur la tête de vos flashes.

Le fait que les flashes cobra ne chauffe pas, ajoute une facilité d’utilisation de ces feuilles de gélatine à la différence des flashes classiques de studio possédant souvent une lampe pilote diffusant beaucoup de chaleur.

À l’achat d’un flash cobra, il est souvent fourni avec une gélatine orange et vert permettant de corriger les températures de couleur des éclairages domestiques.

Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines
Exemple d'éclairage avec deux flashes cobra déportés de l'appareil photo à droite (gélatine verte) et gauche (gélatine orange) du sujet
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite (gélatine verte) et gauche (gélatine orange) du sujet

6. Accessoires de modelage de la lumière

Avec l’essor du strobisme, de plus en plus de fabricants développent des accessoires de modelage de la lumière adapté au flash cobra.

Grâce à ceux-ci, il est possible de réaliser de véritables set de studio à moindre coût.

Comme évoquée en introduction, la qualité de leur lumière sera évidemment moindre qu’avec du matériel professionnel, mais permettra néanmoins d’obtenir des résultats d’un niveau de qualité déjà très satisfaisant.

Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines et parapluie d'un coté
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines et parapluie d’un coté
Illustration des accessoires pour modélisation de la lumière pour flashes cobra
Illustration des accessoires pour modélisation de la lumière pour flashes cobra
Exemple de rendu avec le setup de flashes déportés avec gélatines et parapluie
Exemple de rendu avec le setup de flashes déportés avec gélatines et parapluie

7. Facilement transportable

Dans le cas où vous souhaiteriez déplacer votre studio photo, profiter de l’avantage de poids des flashes cobra peut grandement vous faciliter la tâche.

L’inconvénient majeur de la photographie est le poids des matériels nécessaires à réaliser de bonnes photos.

Un ensemble de flashes cobra peut permettre ainsi de répondre à ce besoin de légèreté.

8. Mode automatique

Aujourd’hui tous les flashes cobra possèdent un mode automatique appelé classiquement l-TTL ou E-TTL.

Cette possibilité d’automatisme est aussi utilisable en mode déporté. Ainsi, le réglage de vos flashes pourra être facilité pour ceux, dont l’utilisation en manuel leur semble compliqué.

Je profite ici, pour rappeler qu’une photo ne sera pas forcément meilleure au final, si le photographe ne sait pas régler manuellement ses flashes. C’est exactement la même chose quant à l’usage de votre boîtier en mode tout manuel plutôt qu’en mode automatique ou semi-automatique.

Je viens de vous encenser les flashes cobra, mais il est important de connaître aussi leurs inconvénients.

Pour moi, il y a deux critères principaux négatifs à ce type de flash.

Le premier est l’heure limite de puissance

En effet, si vous souhaitez éclairer de grands sujets ou beaucoup diffuser la lumière, vous risquez d’atteindre la limite de puissance lumineuse de ces flashes rapidement.

Sur ce point de vue, les flashes de studio classiques sont largement plus puissants que des flashes cobra.

Il est cependant intéressant de savoir que certaines marques, telles que GODOX, commencent à développer du matériel hybride entre le flash cobra et le flash studio.

Le second point négatif est la non-présence de lampe pilote

Si vous utilisez votre flash cobra tel qu’un flash de studio, vous ne pourrez pas placer précisément la lumière de vos flashes sans réaliser de multiples essais.

L’utilisation d’une lampe pilote, avec les flashes classiques de studio, permet de gagner énormément de temps quand tu as la bonne position de la lumière sur vos sujets.

Le travail au flash cobra sera donc plus laborieux et prendra plus de temps qu’avec des flashes possédant une lampe pilote intégrée.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.

Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

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Les 7 astuces du bokeh photo

Lorsque l’on commence la photographie le terme bokeh arrive assez rapidement dans les conversations. Dans cet article, je partage avec vous les caractéristiques clés permettant de maîtriser le rendu du bokeh photo.

Qu’appelle-t-on bokeh photo

Le terme bokeh provient du japonais signifiant flou. Il désigne le flou du fond d’une photographie dû principalement à une faible profondeur de champ lorsque des halos lumineux parsèment celui-ci. Il s’agit donc ici uniquement d’un flou dû à la mise au point et non à une problématique de bouger.

Comment réaliser un bokeh photo

Comme annoncé dans la définition ci-dessus, le bokeh est un effet artistique habituellement au niveau du fond de la photographie engendré par une faible profondeur de champ.

Ouvrez au maximum le diaphragme

Qui dit faible profondeur de champ, dit ouverture maximale du diaphragme de votre objectif. Plus celui-ci sera lumineux et plus il permettra au diaphragme de s’ouvrir grand. Privilégiez donc des ouvertures de l’ordre de f/1. 8 à f/2.8.

À la lecture de ces chiffres, vous comprenez donc qu’il est important d’utiliser des objectifs de bonne qualité.

Utiliser une longue focale

Utiliser une longue focale, permet d’écraser les plans. Ceci a pour effet visuel d’accentuer franchement la transition entre la zone de netteté (profondeur de champ) et la zone de flou.

Illustration de l'article Téléobjectif
Illustration de l’article Téléobjectif

Dans le cas qui nous intéresse ici, cet aspect est important à prendre en compte, car il permettra de mieux détacher le sujet net du fond flou.

Rapprochez-vous du sujet

Enfin, pour réduire la plage de netteté de la profondeur de champ, il est utile de s’approcher au maximum de son sujet.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

C’est la raison pour laquelle, en macrophotographie, les profondeurs de champ sont si faibles.

Éloigner le fond

Afin de vous assurer que le fonds soit suffisamment flou, il est important de laisser suffisamment d’espace entre le sujet et le fond.

Plus le fond sera éloigné de la zone de netteté est plus celui-ci sera flou.

Placer des touches lumineuses dans le fond

La caractéristique principale d’un effet bokeh, et notamment la présence de Halo plus ou moins rond en lieu et place des points les plus lumineux du fond.

Illustration du phénomène de bokeh lorsque la la profondeur de champ est réduite.
Illustration du phénomène de bokeh lorsque la la profondeur de champ est réduite.

Dans la nature, il sera donc intéressant de rechercher des reflets spéculaires à la surface de l’eau par exemple.

Dans le cas d’une photo en studio, ceci est facilement réalisable à l’aide d’une guirlande électrique.

Privilégier les diaphragmes avec de nombreuses lamelles

Il est classiquement reconnu, que la qualité esthétique de cet effet bokeh et d’autant mieux que les taches lumineuses sont les plus rondes.

Pour obtenir ce type de géométrie parfaite, il est important de choisir un objectif dont le diaphragme est composé d’un maximum de lamelles.

Donner une forme reconnaissable aux taches de lumière

Pour des effets créatifs, et ainsi donner du sens à sa photographie, il peut être intéressant de donner la forme que l’on souhaite à ces halos de lumière.

Pour ce faire, il suffit de placer un pochoir percé de la forme souhaitée juste devant l’objectif de l’appareil photo. Pour illustrer cette technique, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la réalisation d’une carte de vœux.

Illustration du phénomène de bokeh avec une mise en forme personnalisée.
Illustration du phénomène de bokeh avec une mise en forme personnalisée.

Quand utiliser le bokeh photo

En résumé, vous savez maintenant de quoi on parle lorsque l’on utilise le terme bokeh et vous connaissez les caractéristiques influent sur le rendu de celui-ci.

Il s’agit donc maintenant de savoir à quel moment il est pertinent d’utiliser cet effet sur vos photos.

Isoler le sujet

Isoler le sujet, est la réponse la plus fréquente à propos de la raison d’utiliser le bokeh photo.

En effet, éliminer tous les élément perturbateur du fond présent derrière le sujet principal de votre photographie, permet instantanément d’attirer le regard sur le seul élément net de votre cadrage.

Ce choix est particulièrement utile, afin de faciliter la lecture de votre image au premier coup d’œil.

L’attention du spectateur sera donc essentiellement centré sur le sujet net et incitera alors celui-ci à regarder chaque détail qui le compose.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

C’est un choix particulièrement pertinent lorsque le but de votre photo est de décrire votre sujet tel qu’il est.

Cependant, la contrepartie sera que vous perdrez toute information concernant le contexte et l’environnement de votre sujet.

Ce choix doit donc être pris en toute connaissance de cause.

Masquer un fond inesthétique

Dans certaines circonstances, un photographe peut-être amené à prendre des photos dans un lieu particulièrement inesthétique.

Si vous vous trouvez dans ce cas-là, il sera certainement nécessaire de trouver des astuces pour éviter de distraire le regard du spectateur en minimisant l’impact du fond sur votre photo.

Grâce à l’effet de bokeh, un fond totalement inesthétique, peut devenir visuellement attrayant une fois suffisamment flouté. En effet, vous pourrez éventuellement profiter d’un fond coloré tout en dégradé de couleurs différentes.

Donner de l’esthétisme à votre photo par le bokeh photo

Placer judicieusement, des halos de lumière par rapport à votre sujet principal, peut particulièrement rendre esthétique la photographie de votre sujet.

De plus, donner une forme à ses tâches de lumière, peut-être un moyen subtil d’ajouter une information au sujet photographié. Le message de votre photo pour alors être totalement différent.

Enfin de manière générale, avoir un fond très flou et diffus, engendrera un sentiment de douceur à l’ensemble de votre photographie. Cela peut être intéressant dans le cadre de la photographie de portrait féminin par exemple.

Réaliser le bokeh en post-traitement

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, la capacité à réaliser un bokeh esthétique et de bonne qualité, est particulièrement associé à l’utilisation d’une optique de qualité et souvent onéreuse.

De plus, suivant le sujet que l’on photographie et en fonction de son environnement, il peut-être compliqué de réunir les conditions nécessaires à correctement flouter l’arrière-plan.

Pour de telles situations, la mise en place en poste traitement d’un effet de bokeh peut être la solution. C’est pourquoi, de nombreuses banques d’images sur internet permettent d’accéder à des photos représentant uniquement un fond bokeh qu’il sera facile d’intégrer à vos photographies.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Comment choisir son objectif macro

La macrophotographie est une discipline de la photographie dont le but est de prendre en photo des sujets avec un grossissement minimale de 1:1. Pour se faire, les constructeurs d’objectif ont mis sur le marché une gamme dédiée d’objectif spécialisé. Ce sont les fameux objectifs macro. Dans cet article, je partage avec vous les points à prendre en compte lors de l’achat de ce type d’objectif.

Confirmez votre intérêt pour la macrophotographie

Comme je le disais plus haut en introduction, la macrophotographie est une niche parmi l’ensemble des domaines de la photographie. C’est pourquoi, avant d’envisager l’achat d’objectifs dédiés, il peut être pertinent de s’assurer que votre attrait pour la macrophotographie est bien avéré.

Pour se faire, je vous conseille de commencer à pratiquer la macrophotographie avec le minimum d’investissement.

Il existe deux manières pour obtenir de fort grossissement avec un objectif 50 mm bon marché sans trop investir dans les accessoires nécessaires.

La bague d’inversion

Cet accessoire permet de fixer un objectif nikon 50 mm f/1,8 sur votre boîtier grâce au filetage de diamètre 52 mm normalement réservé à la mise en place des filtres.

Ainsi, la lentille interne de cet objectif prendra le rôle de la lentille frontale d’un objectif standard.

Le fait de regarder dans le sens inverse de l’objectif 50 mm, provoque un grossissement conséquent permettant de réaliser vos premières macrophotographies.

Une fois monté sur votre boîtier, placez l’indicateur de diaphragme sur 1.8, et tourner votre bague de mise au point à sa distance minimale.

Le facteur de grossissement que vous obtiendrez ainsi sera supérieur à 1:1. De plus, le coût de l’opération sera largement moindre par rapport à l’achat d’une optique spécialisée.

Prenez garde, dans cette configuration à ne pas endommager votre lentille interne devenue lentille frontale.

Le Kit de bagues allonges

Une bague allonge est simplement un tube permettant d’éloigner l’objectif du boîtier.

Ceci a pour effet de réduire la distance de mise au point minimale de n’importe quel objectif.

Classiquement, un jeu de bague allonge est constitué d’un ensemble de trois bagues de longueur différente que vous pouvez utiliser seule ou combinées entre elles.

L’avantage des bagues allonges est qu’elles sont utilisables avec l’ensemble de vos objectifs et comme elles ne comportent pas d’élément optique à l’intérieur, elles ne dégradent pas la qualité optique de vos objectifs.

Photo réalisée avec des bagues allonges
photo réalisée avec un objectif Nikon 50mm f/1.8 à f/5.6 en lumière naturelle avec les trois bagues allonges (12mm + 20mm + 36mm). La distance sujet/lentille frontale était d’environ 2cm.

Commencez à pratiquer la macrophotographie avant d’aller plus loin dans l’achat de matériels. Pour ce faire, je vous invite à lire l’article sur les bases de cette pratique.

Maintenant que vous êtes certain que l’activité de macrophotographie vous intéresse, il peut être intéressant d’investir dans du matériel plus adapté.

Choisir son vrai objectif macro

Les constructeurs d’objectif proposent une gamme de trois focales fixes :

  • 50mm,
  • 100mm,
  • 200 mm.

Il faut savoir que plus la longueur focale est grande et plus le prix de l’objectif est levé.

Aussi, plus la longueur focale est grande et plus la maîtrise de l’optique est difficile pour le photographe.

La distance de mise au point minimale

Il s’agit ici du paramètre le plus important en macrophotographie puisqu’il correspond à la distance à laquelle le rapport de grossissement maximal de l’objectif est obtenu.

Ce sera la nature du sujet que vous souhaitez photographier qui imposera le choix de la distance minimale de mise au point nécessaire et par conséquent la longueur focale de l’objectif adéquate.

Il est clair que dans le cas où vous photographiez un sujet totalement statique tel que des pièces de monnaie, une longue distance de mise au point minimale ne sera pas nécessaire. L’achat d’un 50 mm macro vous sera alors suffisant et moins onéreux.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

Par contre, si vos sujets de prédilections sont les insectes, il est important de prendre en compte le risque d’envol de ceux-ci au cas où vous devriez vous rapprocher trop près d’eux.

La taille du capteur

A longueur focale identique, la taille du capteur de votre boîtier influent sur le facteur de grossissement du sujet.

L’usage d’un capteur de taille APS-C sera alors un avantage dans ce domaine.

Par exemple une optique de longueur focale 100 mm se comportera de la même manière qu’un objectif de longueur focale 150 mm.

Vous pourrez ainsi réaliser quelques économies.

Le flou de bouger

Comme je le disais plus haut, plus votre objectif macro aura une longue focale et plus il sera difficile à maîtriser par le photographe.

Ici, j’attire l’attention sur le risque de flou de bouger qui est amplifiée par la longueur focale.

Pour pallier à cette problématique, il sera nécessaire pour le photographe d’utiliser un trépied stable pour éviter le moindre tremblement et ainsi garantir la netteté des clichés.

L’obligation de mettre en œuvre tout cet ensemble de matériels supplémentaires, est une réelle contrainte non-négligeable pour le photographe.

Quel est le meilleur compromis pour les débutants

Pour ses qualités optiques, notamment par rapport à sa distance de mise au point minimale, il est classiquement conseillé de commencer par l’achat d’un 100 mm macro.

Depuis quelques années, les constructeurs d’objectifs ont ajouté les deux fonctionnalités supplémentaires suivantes :

  • l’autofocus ultra rapide,
  • la stabilisation optique.

Compte tenu des particularités dues à la mise en œuvre de la macrophotographie, ces deux fonctionnalités ne sont pas essentielles pour débuter.

Cependant, elles permettent d’utiliser votre objectif macro pour des usages plus classiques tels que le portrait.

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Les bases du lightpainting

Le principe du lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue pendant laquelle le photographe vient éclairer de façon ponctuelle des zones de la scène à l’aide d’une source lumineuse comme une lampe électrique. Dans cet article, je partage avec vous les bases de cette technique.

Le matériel nécessaire

Comme je vous l’ai indiqué dans l’introduction, le lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue. Afin de ne pas générer de fou de bouger, il est donc nécessaire de prendre sa photo sur pied.

Le trépied est donc un matériel absolument nécessaire pour ce type de photo.

Illustration de l'article à propos de l'usage créatif du trépied.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.

Le reste du matériel nécessaire sera un ensemble de sources lumineuses de tailles, teintes, de puissance ou de formes différentes.

Mode opératoire

La première chose à réaliser est de plonger la scène dans l’obscurité pour limiter au maximum la présence de lumière d’ambiance parasite.

Installez votre boîtier photo sur votre trépied et cadrer la scène que vous souhaitez photographier.

Paramétrez votre boîtier en mode manuel. Réglez un temps de pose d’environ 30 secondes, et ajustez la sensibilité ISO à la valeur minimale.

Durant le temps de pose de la photo, éclairez les différentes zones de la scène.

Terminer en réglant l’ouverture du diaphragme en fonction de la luminosité de vos premières images produite en fonction de la durée d’éclairement par zone.

C’est après plusieurs essais par tâtonnements, que vous obtiendrez l’image que vous souhaitez réaliser.

À savoir

Pour réaliser une photo en light painting, il est important de penser sa photographie avant de la réaliser. Pour se faire, je vous invite à réfléchir sur la base de schémas sur papier afin de bien disposer chacun des éléments que vous souhaitez prendre en photo.

A partir de là, indiquez quelles sont les zones de ces objets que vous souhaitez mettre en évidence par la lumière.

Pour maîtriser vos sources lumineuses, avant de les utiliser, il est important de s’entraîner à les manier.

Afin de ne pas apparaître comme un fantôme sur la photographie, il est conseillé de s’habiller avec des habits sombres.

Pour donner de la profondeur à votre image, n’hésitez pas à éclairer différentes zones plus ou moins proches de l’appareil photo. Éviter de travailler uniquement sur le même plan.

Utiliser une source de lumière colorée permet de rajouter une touche créative à l’ensemble de la photographie. De nos jours, avec les LED multicolores, il est possible d’accéder à tout un spectre de couleurs différentes.

N’hésitez pas à aller sur les marchés ou dans les différents magasins de gadgets pour accumuler un ensemble de sources lumineuses très variées les unes des autres.

Techniques complémentaires

Si vous souhaitez intégrer un modèle humain à votre photo, il peut être intéressant de donner un coup de Flash en début de photos pour imprimer sa silhouette sans risque de bouger de sa part. Le reste de la pause lente servira alors à réaliser l’éclairage du reste de la scène.

Photo exemple de la technique du light Painting.
Photo exemple de la technique du light Painting.

Une autre astuce permettant d’intégrer un modèle à une photo en lightpainting, est de procéder par surimpression.

Dans ce cas, prenez en photo votre modèle en lieu et place en tâchant d’éclairer que celui-ci tout en prenant garde de laisser le reste du décor dans l’ombre. Puis, réalisez la surimpression en pose longue afin d’y ajouter les éléments de lumière en lightpainting.

Une dernière solution est de réaliser le photomontage de plusieurs photos en post-traitement sous Photoshop.

Exemple de prise de vue

Dans l’exemple ci-dessous, j’ai opté pour l’assemblage en post-traitement car la réalisation d’un autoportrait m’empêchait de tenir tous les rôles en même temps. Avec un assistant, la seconde personne aurait pu directement tracer les ailes autour de la bouteille pour avoir le même rendu en un seule prise.

Les deux photographies ont été prise en pose longue de 20 secondes chacune dans une pièces plongée dans l’obscurité quasi-totale.

Evidemment, l’appareil photo est monté sur pièce et n’a absolument pas bougé entre les deux prises de vue. Ainsi la super position a été très facile à faire.

Première image de base pour lightpainting
Première image de base pour lightpainting
Deuxième image de base pour lightpainting
Deuxième image de base pour lightpainting

Une fois assemblé et travaillé sous Photoshop, le résultat est le suivant :

Illustration de l'article à propos du lightpainting
Illustration de l’article à propos du lightpainting

Maintenant, c’est à vous de jouer avec cette technique ! Dite-moi ci-dessous en commentaire vos premières impressions. Partagez aussi vos satisfactions et vos difficultés pour qu’on puisse s’entraider dans les commentaires.

Comme vous aller le voir, cette technique demande de l’entrainement pour produire de magnifiques images tel qu’on peut en voir sur internet.

Je vous invite à vous abonner à mon blog pour être certain d’être au courant de la sortie de chaque nouvel articles.

Merci d’avance aussi à tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage en ligne. Ainsi, je pourrai adapter mon contenu à vos besoins spécifiques.

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Photomontage du mois

Le cerveau en ébullition

Photomontage du mois d'avril : "Le cerveau en ébullition"
Photomontage du mois d’avril : « Le cerveau en ébullition »

Le mois d’avril a été le mois le plus dynamique pour le blog depuis qu’il existe. Cette situation m’a pleinement fait plaisir et j’ai cherché à comprendre pourquoi. De ce fait, l’expression « le cerveau en ébullition » m’est venue naturellement à l’esprit pour le photomontage de ce mois.

Explication du comment

Afin de réaliser ce photomontage, j’ai dû faire face à deux challenges :

  • Challenge 1 : quelle mise en scène choisir pour bien mettre en évidence mon cerveau,
  • Challenge 2 : comment trouver une photo d’un cerveau dans le bon angle de vue.

J’ai donc commencé par un shooting autoportrait pour chercher le bon angle de vue avec l’éclairage adéquate pour que le cerveau soit clairement le sujet de l’image.

Les messages sous-jacents étaient les suivants :

  • Notion de fantastique, évoquant un peu les films d’horreur,
  • Notion humoristique de la scène pour dédramatiser l’image.

Challenge 1

En temps normal, nous sommes habitués à avoir une seule source de lumière dirigée du haut vers le bas. C’est pourquoi, pour répondre à la première contrainte, j’ai choisi d’inverser l’éclairage, car cet artifice est classique dans les vieux films d’horreur.

J’ai donc pris l’option de placer un flash face à moi et plus bas que mon visage. De plus, pour donner plus de caractères au portrait, j’ai aussi fait le choix d’une source de lumière ponctuelle afin de projet un maximum d’ombre dure.

Ce type d’éclairage rasant permet aussi de mieux mettre en évidence la texture et les microreliefs de la peau pour donner encore plus de réalisme au visage.

C’est après plusieurs essais successifs en ajustant la position de l’appareil photo et du flash que j’ai pu positionner le cerveau sur la ligne de force horizontale supérieur et obtenir en même temps un éclat lumineux dans mes yeux afin de mieux donner vie au portrait.

Pour ce qui est de l’aspect humoristique de l’image, j’ai opté pour l’usage d’une optique grand-angle (14 mm plein format). L’utilisation de celle-ci permet de déformer grandement les visages en accentuant les perspectives. Ainsi, le cerveau semble beaucoup plus gros que le reste de mon corps.

De plus, le point de vue en plongé, nécessaire pour bien mettre en avant le cerveau, permet aussi de donner une sensation de domination au spectateur par rapport à moi.

Enfin, l’expression du visage que j’ai choisi ainsi que l’éclairage mis en œuvre a permis de bien faire ressortir les yeux. Tout ceci transmet un sentiment ambigu entre la douleur et le rire qui renforce l’ambivalence entre l’horreur et l’humour.

Image de base de mon autoportrait.
Image de base de mon autoportrait.

Challenge 2

Pour m’aider à la mise en place du cerveau lors du post-traitement, j’ai mis un bonnet de bain sur ma tête. Grace à celui-ci, j’ai facilement su où devait de placer le cerveau sur ma photo.

Il restait à trouver une photo de cerveau sur internet…

J’ai passé pas mal de temps sur des banques d’images et les moteurs de recherche pour trouver une photo ayant le bon angle de vu. Malheureusement, aucune d’entre elles convenaient à ma photo de base.

J’ai donc changé mon approche et je me suis orienté vers la recherche d’un cerveau modélisé en 3D. Une image de synthèse permet souvent d’accéder à des visuels spécifiques beaucoup plus facilement que par la réalisation d’une photo. Il était bien entendu hors de question de m’ouvrir la tête pour faire ce montage… 😉

J’ai donc trouvé sur internet différents objets 3D de qualité différente. J’en ai choisi un. Afin de gagner du temps, je ne l’ai pas exploité dans Blender, car j’ai jugé que la qualité de l’aperçu 3D du site me suffisait pour mon utilisation. J’ai donc simplement réalisé une capture d’écran de celui-ci.

Image de base d'un cerveau issue d'un objet en 3D de Internet
Image de base d’un cerveau issue d’un objet en 3D de Internet

Assemblage Photoshop

Maintenant, que j’avais à disposition mes matériaux de base pour mon photomontage, j’ai pu les assembler dans Photoshop.

La première action a été de détourer le cerveau que j’ai placé au bon endroit par rapport à mon autoportrait.

J’ai réalisé avec l’aide de l’outil plume, l’épaisseur de ma boite crânienne que j’ai rempli avec une texture d’os aussi récupéré sur internet.

Enfin, j’ai travaillé avec plusieurs calques courbes pour placer et ajuster les ombres aux différents endroits nécessaires.

De plus, j’ai aussi ajusté la colorimétrie du cerveau afin de mieux mettre en évidence l’aspect sanguinaire et humide de celui-ci.

Une fois cela fait, j’ai ajouté sur un calque vierge avec des brushes spécifique des fumées blanche pour montrer la chaleur émanant du cerveau en ébullition.

Pour finir l’ensemble, j’ai converti en objet dynamique l’ensemble puis je l’ai travaillé dans le module Color Efex Pro du pluging gratuit Nik Collection.

Autocritique

Je me suis bien amusé à réaliser ce photomontage.

J’ai pu réaliser une séance autoportrait, en utilisant une optique grand-angle et mettre en scène une image de cerveau réalisée en image de synthèse.

La qualité du réalisme finale me convient parfaitement tout en ayant bien équilibré les sentiments d’horreur et d’humour.

Pour être pointilleux, peut-être, aurais-je pu placer mon flash un peu plus de face afin de limiter l’inclinaison de l’ombre du nez qui tend un peu trop vers l’œil de droite.

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Pourquoi utiliser le format RAW

De plus en plus d’appareils photo proposent le format RAW pour enregistrer les données de votre capteur. C’est d’ailleurs le cas aujourd’hui pour les smartphones évolués. Mais pour quelle raison ce format devient-il si omniprésent ? Dans cet article, je vous explique les avantages d’utiliser ce format enregistrement.

Quels sont les formats de fichier disponibles

Les formats classiques de fichiers disponibles sur les appareils photo sont les suivants :

  • Format JPEG avec différents taux de compression,
  • Format TIFF,
  • Format RAW.

Les deux premiers format de fichier, sont des fichiers d’images à proprement dit.

Ce n’est pas le cas pour le fichier dit RAW, qui peut prendre différentes extensions en fonction de la marque de l’appareil :

  • NEF, pour la marque NIKON,
  • CR2, pour la marque CANON,
  • RW2, pour la marque Panasonic Lumix,
  • ARW, pour la marque Sony,
  • RAF, pour la marque Fujifilm,
  • PEF, pour la marque Pentax,
  • DNG, pour le standard universelle créé par Adobe.

Il est aussi à noter, que suivant votre appareil, il est possible de sauvegarder sous deux formats en simultané, le plus souvent le format RAW propriétaire de la marque ainsi que le format JPEG. Cette possibilité a l’avantage de permettre aux photographes d’avoir un fichier directement exploitable à travers le format JPEG et en même temps avoir un fichier permettant tout type de la retouche en post-traitement avec le format RAW.

C’est quoi le format RAW

Je vous l’ai déjà dit plusieurs fois dans des articles précédents, le format RAW n’est pas un fichier d’images. Mais pourquoi donc ?

Le format RAW, n’est rien d’autre que l’enregistrement dans un fichier de l’intégralité des informations brutes que le capteur de l’appareil photo a pu enregistrer. Il contient donc les informations numériques traduisant la réponse électronique que le capteur lui-même un générique au moment de la prise de vue.

Il ne comprend pas à proprement dit d’informations de couleur codées au format RVB, mais simplement les niveaux de luminosité détectés par chacun des photosites de votre capteur.

Il est donc nécessaire de réaliser une opération de conversion de ces informations brutes pour les exprimer sous un format de codage de couleur rouge, vert, bleu.

Cette opération principale, parmi d’autres, est appelée derawtisation.

Dans le cas où vous avez paramétré votre boîtier pour enregistrer directement vos photos au format JPEG, cette opération est réalisée directement par le logiciel embarqué de votre boîtier. L’avantage de cette solution est le traitement immédiat de l’opération. Cependant, il a l’inconvénient de réaliser un traitement automatique sans prise en compte les spécificités de chacune des situations prise en photo.

Par conséquent, vous ne profitez pas du plein potentiel qualitatif de votre appareil photo.

Quels sont les avantages du RAW

Maintenant que nous savons à peu près de quoi nous parlons, voyons ensemble quelles sont ses avantages.

Comme je vous l’ai dit, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement brut des informations que le capteur de votre appareil photo a pu enregistrer lors du déclenchement de la prise de vue.

Avoir accès à ces informations brutes, vous permet donc d’avoir la totale liberté d’interpréter ces informations pour créer votre image.

La balance des blancs

Le réglage de la balance des blancs est certainement l’information la plus connue concernant l’avantage des fichiers RAW.

En effet, la correction de la teinte de la lumière présente lors de la prise de vue est une opération totalement subjective et indépendante les conditions réelles de la scène.

Le fait de les définir en post-traitement à partir des données brutes du capteur, permet de réaliser ce réglage sans aucune perte de qualité.

Ce n’est absolument pas le cas si vous réalisez cette opération depuis un fichier JPEG par exemple. En effet, les informations de couleur de l’image auraient déjà été altérées lors de la première interprétation de la balance des blancs de celle-ci.

L’intérêt de garder la possibilité d’adapter ce paramètre au post-traitement, est de vous permettre une plus grande flexibilité quant à la destination finale de votre cliché en fonction du message que vous voulez transmettre.

De plus, dans le cas d’éclairage complexe avec des sources lumineuses de différentes températures de couleur, il est très avantageux de travailler sur un écran correctement calibré sur son ordinateur afin d’obtenir le meilleur rendu possible.

Corriger finement la tonalité

Le codage des fichiers RAW est réalisé avec une profondeur de bit largement supérieur à celle disponible dans un fichier d’image classique.

Pour rappel, un fichier d’image classique au format JPEG, dispose d’une profondeur de bits égal à 8. Alors que la profondeur de bits d’une image RAW est égale à 14 ou 16.

Si ces paramètres vous semblent barbares, retenez qu’un fichier 8 bits permet de gérer seulement 256 niveaux de luminosité au maximum, alors qu’un fichier codé sur 16 bits proposera 65536 niveaux de luminosité différents.

Vous comprendrez alors aisément qu’un fichier au format RAW contient énormément plus d’informations qu’un autre au format JPEG. Pour aller plus loin dans la compréhension, je vous invite à relire l’article à propos de l’histogramme.

De façon plus concrète, le fait de travailler une image au format 16 bits, vous permettra d’éviter d’avoir des effets d’aplat de couleurs là où ce serait le cas avec un fichier 8 bits.

Illustration de ce à quoi ressemble des aplats de de couleurs
Illustration de ce à quoi ressemble des aplats de de couleurs

Quels sont les inconvénients du RAW

Comme pour tout, il n’y a jamais de solution idéale. Celle-ci ne fait pas exception à la règle, car elle présente aussi des inconvénients.

Le premier inconvénient, est que ce format de fichier nécessite obligatoirement une opération de post-traitement ultérieur. De ce fait, vous perdez en réactivité d’exploitation de votre prise de vue.

C’est la raison pour laquelle de nombreux journalistes continuent d’utiliser le format JPEG afin d’être en mesure de diffuser le plus rapidement possible les photos importantes du dernier scoop.

Le second inconvénient, correspond au poids des fichiers. En effet, le fait de contenir beaucoup plus d’informations nécessite d’utiliser des cartes mémoires de grande taille pour permettre d’héberger des fichiers naturellement plus volumineux.

En résumé, l’inconvénient majeur est donc la nécessité de passer plus de temps sur chacune des photos que l’on souhaite traiter. De plus, des compétences en informatique et notamment en retouche d’images sont nécessaires pour obtenir un bon cliché final.

À retenir

Quel bilan tirer des avantages et des inconvénients du format RAW ?

Mis à part dans des cas spécifiques tels que rencontrés par les journalistes, où la vitesse de parution est une donnée essentielle de leur travail, il me semble beaucoup plus important de travailler en terme de qualité plutôt que de rapidité.

L’accessibilité aux données brutes vous permet d’avoir le maximum de capacité à travailler votre photo finale sans générer de perte de qualité.

Cependant, pour ce faire, il est important d’acquérir les compétences spécifiques nécessaires afin de réaliser ce travail complémentaire.

Personnellement, je pense qu’il est beaucoup plus profitable et intéressant de profiter de cette situation pour étendre nos propres capacités, connaissances et compétences dans le but de toujours développer notre créativité au sein de nos images.

C’est pourquoi, je considère que les inconvénients du format RAW sont, avant tout, des contraintes positives (et donc des opportunités) qui nous poussent à aller encore plus loin dans la maîtrise de la pratique de notre passion.

Dites-moi en commentaire, si vous êtes d’accord avec cette conclusion et quelles sont vos remarques quant à l’utilisation du format RAW.

De plus, pour être certain d’être prévenu à chaque prochaine parution, je vous invite à vous abonner au blog ainsi qu’à ma chaîne Youtube.

Enfin, je remercie aussi d’avance, tous ceux qui prendront trois minutes de leur temps pour compléter mon sondage afin que je puisse mieux répondre à vos besoins.

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Photomontage et post-traitement

Quelles sont les étapes essentielles pour post-traiter une photo

Depuis l’arrivée de la photographie numérique, le poste traitement d’une photographie est devenu une étape quasiment obligatoire au même titre que le tirage de la photo sur papier l’était du temps de l’argentique. Dans cet article, je vais partager avec vous les quelques étapes à réaliser systématiquement pour correctement retoucher vos photos.

Développement du fichier RAW

Cette opération est la première à réaliser si vous avez pris l’habitude de prendre vos photos au format RAW ; ce que je vous conseille fortement.

Pour rappel, un fichier RAW est un fichier qui contient l’intégralité des informations que le capteur de votre appareil photo a pu enregistrer. C’est pourquoi, il ne s’agit donc pas à proprement dit d’un fichier image.

Classiquement, avec la suite Adobe, vous avez deux logiciels qui permettent de réaliser cette opération. Soit vous la réalisez directement dans Lightroom classic CC, soit vous la réalisez à l’aide de l’outil Camera Raw dans Photoshop CC.

L’avantage de la suite de logiciels Adobe, et que ces deux logiciels ont quasiment la même ergonomie et sont très simples d’utilisation.

Quelles sont les actions à réaliser dans ses outils ?

Correction des déformations

La première action que je réalise dans le logiciel est la correction des déformations optiques de l’image à l’aide de l’outil correction de l’objectif. Ainsi, vous pourrez supprimer les effets de déformation en coussinet ou en barillet ainsi que les aberrations chromatiques éventuel très fréquentes lorsque vous utilisez des zooms .

Mise en évidence des déformations en Barillet et en coussinet dues à la qualité optique des objectifs
Mise en évidence des déformations en Barillet et en coussinet dues à la qualité optique des objectifs

Correction des perspectives

La seconde action que je réalise est le redressement des perspectives à l’aide de l’outil transformation. Grâce à celui-ci, vous pouvez facilement redresser l’horizon et paralléliser les verticales de vos photos.

Choix du profil colorimétrique

C’est seulement à la troisième étape que je commence à réellement travailler le rendu de la photo. Pour se faire, je vous invite à choisir le profil colorimétrique le plus adapté au type de photos que vous avez à traiter. Choisissez dans les profils existant celui qui sera le plus adapté à votre image parmi les suivants :

  • Adobe Couleur,
  • Abode Eclatant,
  • Adobe Paysage,
  • Adobe Portraits,
  • Adobe Standard,
  • Ou encore Adobe Monochrome.

Réglage de la balance des blancs

Maintenant, c’est le moment de corriger la balance des blancs, soit à partir de l’outil pipette (sélecteur de balance des blancs) si vous avez moyen d’identifier une zone neutre de votre image, soit à partir du choix automatique du menu déroulant balance des blancs.

Optimisation de l’histogramme

Vient alors l’optimisation de l’histogramme dans le but de développer tout son potentiel. Pour ce faire, je règle les sliders blanc et noir en maintenant la touche Alt enfoncée du clavier. Ainsi, il apparaîtra clairement les zones bouchées et des zones cramées. En pratiquant ainsi, cela permet de profiter de l’intégralité des niveaux de luminosité qu’un fichier d’images 8 bits peut gérer.

Jouez maintenant sur les curseurs d’exposition, de contraste, des hautes lumières, et des ombres pour bien mettre en évidence les différents tons de votre photo. Il sera certainement nécessaire de légèrement retoucher les sliders blanc et noir afin de toujours garantir de ne pas brûler ou cramer trop de zones de l’image.

Représentation de du panneau histogramme dans Photoshop.
Représentation de du panneau histogramme dans Photoshop.

Traitement du bruit et de l’accentuation

Pour terminer dans ce logiciel, ajustez les degrés de correction du bruit et accentuation afin de garder une qualité d’image suffisamment propre pour le reste des opérations sous Photoshop CC.

Traitement sous Photoshop

Afin de vous assurer de toujours pouvoir revenir en arrière, je vous invite à ouvrir votre fichier de base en tant qu’objet dynamique. Cette astuce vous permettra de toujours être capable de retoucher l’ensemble des paramètres réalisés aux étapes précédentes si d’aventure cela s’avérait nécessaire par la suite. Pour se faire depuis Lightroom classic CC, dans le module bibliothèque, il suffit de choisir dans le menu contextuel du clic droit de l’image sélectionnée le menu “modifier dans” et cliquez sur l’option “ouvrir en tant qu’objet dynamique dans Photoshop…”

Optimisation des contrastes de l’image

Afin de donner plus de profondeur à votre image, il est important de travailler les niveaux de contrastes locaux de celle-ci. Plusieurs techniques existent pour se faire dont l’une des plus connues s’appelle Dodge and burn.

Commencer par réaliser cette opération en travaillant sur des grandes zones. J’utilise classiquement deux calques courbe, l’un paramétré sur le mode de fusion superposition et l’autre sur le mode de fusion produit. Remplissez les masques de fusion de noir afin de neutraliser leur effet. Puis, venez travailler localement avec une brosses à bord doux sur les différentes zones que vous souhaitez assombrir ou éclaircir. Pour que ce réglage reste subtil, ajustez le flux de la brosse à 10 % et privilégiez l’usage d’une palette graphique à la souris.

Réalisez de nouveau un dodge and burn de façon beaucoup plus locales et précises pour mettre en évidence les détails importants de votre sujet. Une technique facile pour réaliser ce travail est de créer un calque gris à 50 % avec le mode de fusion lumière tamisée. Travaillez ce calque avec l’outil densité+ et densité- afin d’assombrir ou d’éclaircir les détails dans les yeux par exemple.

Gérer la colorimétrie

Une fois la dynamique des tons améliorée par les étapes précédentes, il est temps de travailler sur la colorimétrie de l’image.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour réaliser cette opération. Pour faire la tâche rapidement, vous pouvez choisir un réglage prédéfini dans un calque correspondance de couleur.

Une solution plus créative est d’utiliser un calque courbe de transfert de dégradé en mode de fusion lumière tamisée avec une faible opacité d’environ 10 %. Choisissez un dégradé de type bruit avec une faible cassure (25%) et utilisez le bouton aléatoire pour définir le choix des couleurs automatiquement. Réitérer des appuis successifs sur ce bouton jusqu’à trouver un dégradé de teintes qui convienne à votre image.

Renforcer les effets de lumière

Il est souvent intéressant d’amplifier les effets de halo de lumière en fonction de la position de vos sources lumineuses. Pour vous aider à les identifier, utilisez un calque seuil temporairement. En manipulant son curseur de droite à gauche, vous verrez apparaître plus facilement la direction de la lumière dans votre photo. Estimez la localisation de votre source de lumière approximative puis créer un dégradé depuis ce point sur un nouveau calque que vous passez en mode de fusion superposition.

Si vous souhaitez encore plus amplifier l’effet de Halo, vous pouvez aussi utiliser le filtre Halo du sous-menu rendu du menu principal filtre.

Exemple de lens-flare (halo) dans une photo
Exemple de lens-flare (halo) dans une photo

Accentuation de l’image

Placez-vous tout en haut de la pile de vos calques. Presse simultanément les touches “Ctrl + alt + shift + E” afin de réaliser un instantané de l’ensemble de votre image sur un nouveau calque.

Appliquez à ce nouveau calque le filtre passe-haut qui se trouve dans la sous-rubrique divers du menu filtre. Paramétrez un rayon entre 1 et 2 pixels en fonction de la définition de l’image puis faite ok.

Appliquez le mode de fusion lumière linéaire à ce calque puis réglez son opacité à votre convenance pour finement régler le niveau d’accentuation.

Exportez l’image à sa taille d’utilisation

Afin de pérenniser tout le travail de retouche, je vous conseille fortement de toujours travailler sur la résolution native de votre fichier et sauvegarder ce fichier en PSD pour ainsi garder l’ensemble des calques.

La taille en pixel de votre image sera définie en fonction de l’utilisation que vous en aurez.

C’est pourquoi, je vous invite à utiliser l’outil enregistrer pour le web (hérité) de la rubrique exportation du menu Fichier pour le faire.

Ainsi, vous obtiendrez un fichier JPEG optimisé en compression, qualité d’image, poids et en taille sans mettre en péril tout le travail que vous avez réalisé jusqu’à présent.

Merci d’avance à tous ceux qui prendront 3 minutes de leur temps pour compléter le sondage qui me permettra de mieux vous aider avec des contenus ciblés sur vos propres besoins.

N’hésitez pas à laisser en commentaire ci-dessous vous propose habitudes de retouche photo en décrivant les étapes successives que vous avez l’habitude de réaliser.

En enfin, je vous invite à vous abonner à mon blog ainsi qu’à ma chaîne YouTube pour ne rien rater des nouvelles publications.

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Maîtriser l’autofocus de son appareil photo

Maîtriser l’autofocus de son appareil photo est un point essentiel pour la qualité de votre prise de vue. De nos jours, sur les appareils évolués, de nombreuses options sont disponibles pour régler finement son fonctionnement. Dans cet article, je vais vous expliquer les différentes fonctions existantes en m’appuyant sur la marque Nikon. Vous trouverez, bien évidemment, sous un autre nom, les mêmes types de paramètres sur les boîtiers des autres marques.

Qu’est-ce que l’autofocus

Le terme autofocus signifie Auto pour automatique et Focus pour mise au point.

Il s’agit donc d’un automatisme, intégré à votre boîtier d’appareil photo, permettant de réaliser la mise au net automatique de votre photo.

Quel est le principe de base de l’autofocus

L’autofocus est basé sur l’évaluation d’un contraste de luminosité ou de couleur. En fonction de l’analyse locale d’une portion d’image, l’appareil est capable de faire évoluer de façon autonome la bague de netteté de l’objectif. Au fur et à mesure de l’évolution de ce réglage, l’appareil continue d’analyser les transitions de luminosité et de couleur. Une fois qu’il a détecté des transitions suffisamment franches, appareil considère que la mise au point est optimale et fige ce le réglage.

C’est pourquoi, il est important de choisir une zone à fort contraste de luminosité ou de couleur pour aider l’autofocus. Évitez donc de réaliser une mise au point sur un aplat de couleurs unie ou sur une zone sans nuance comme par exemple un ciel bleu sans nuage, un mur blanc lisse sans texture…

Différence entre autofocus continue et statique

Il existe deux grands modes de fonctionnement de l’autofocus :

  • Le mode continue,
  • Le mode statique.

Lorsque le boîtier est paramétré sur le mode continu, l’analyse et la mise à jour de la netteté est continuellement mise à jour tant que l’on reste appuyé sur le bouton de mise au point.

Lorsque le boîtier est paramétré sur le mode statique, la mise au point est faite de façon ponctuelle il reste donc verrouiller tant que l’on ne réitère pas un appui sur la commande de mise au point du boîtier.

Il est bon de savoir que l’utilisation prolongée du mode autofocus continue, sollicite particulièrement la batterie de votre appareil photo. Ceci est dû notamment à l’énergie dépensée lors du pilotage du moteur de la bague de mise au point de l’objectif.

autofocus continu pour les photographie de sport
autofocus continu pour les photographie de sport

Quels sont les réglages possibles

Quel que soit le mode autofocus que vous ayez choisi, son fonctionnement repose sur le choix d’un ou de plusieurs collimateurs.

Les collimateurs sont les petits carrés visibles dans le viseur de votre appareil photo en surimpression. Celui qui est actif est celui qui se différencie par sa couleur ou son épaisseur.

En fonction de la taille du sujet que vous souhaitez prendre en photo, il est possible de définir non pas un seul collimateur, mais un groupe entier le collimateur plus ou moins nombreux. Ceci permet de définir au boîtier une zone plus ou moins large sur laquelle il devra évaluer la netteté de l’image.

Certains boîtiers permettent aussi de modifier automatiquement le collimateur actif en fonction de l’orientation de votre boîtier. Ceci est utile par exemple lorsque vous réalisez du portrait où vous souhaitez faire la mise au point sur le visage de la personne en choisissant un collimateur en partie haute de votre cadre.

En mode autofocus continu, il peut être intéressant de définir la réactivité de l’autofocus en fonction des éléments qui pourrait s’interposer ponctuellement entre l’appareil et le sujet. Ce paramètre indique à l’appareil de laisser plus ou moins de temps avant une réévaluation de la mise au point.

L'autofocus permet aussi de réaliser de magnifique filet
L’autofocus permet aussi de réaliser de magnifique filet

Toujours en mode autofocus continu, en fonction de l’anticipation possible du mouvement du sujet que vous cherchez à photographier, il est possible de choisir le mode suivi 3D. Dans ce cas-là, l’appareil reconnaît le sujet sur lequel vous avez réalisé en premier la mise au point et active de façon automatique les collimateurs en fonction de la position du sujet sur le cadre.

Il est aussi possible d’indiquer à l’appareil photo de toujours réaliser la mise au point sur le sujet le plus proche de l’appareil. Ceci est très pratique lorsque vous cherchez à photographier un sujet très mobile comme par exemple en photo de sport.

Dans quelle situation est-il nécessaire de revenir en mode manuel

Quel que soit le mode autofocus que vous choisirez, celui-ci pourra engendrer un temps de latence au déclenchement.

Dans certaines situations où la mise au point peut-être réaliser une bonne fois pour toute, il peut être intéressant de revenir en mode manuel. Ceci permettra alors de justement garder le maximum de réactivité au déclenchement.

On utilisera par exemple ce réglage, si vous souhaitez réaliser des photos de gouttes d’eau dont les déclenchements doivent être particulièrement synchronisés en fonction de l’impact de celle-ci sur la surface du récipient.

débrailler l'autofocus pour des sujets nécessitant une déclenchement très réactif n'est pas à négliger
débrailler l’autofocus pour des sujets nécessitant une déclenchement très réactif n’est pas à négliger

Une seconde situation qui perturbe les autofocus, est la prise de vue à travers un grillage ou des herbes qui se situerait au premier plan devant votre sujet. Passer en mode manuel évitera de faire pomper votre autofocus qui risquerait d’être indécis entre le grillage et l’animal derrière.

Lorsque vous réalisez une mise au point manuellement, il est toujours possible de se baser sur l’indicateur de netteté à l’intérieur de votre viseur pour vous aider à mieux identifier le plan de netteté réel.

Avec l’apparition des option de Live View, et des possibilités vidéos sur les boîtiers reflex, utilisez l’écran de votre boîtier posé sur un trépied, peut permettre de réaliser une mise au point manuelle de façon extrêmement précise en profitant du zoom d’aperçu de votre écran arrière.

Ce qu’il faut retenir

Les systèmes autofocus sont de nos jours de plus en plus complexes et performants.

l'autofocus associé à une profondeur de champs large permet de garantir la netteté du sujet
l’autofocus associé à une profondeur de champs large permet de garantir la netteté du sujet

Il est important que vous réalisiez suffisamment d’essais en vous aidant de votre manuel afin de maîtriser les différentes possibilités de celui-ci vous permettre d’être pleinement opérationnel le moment venu.

L’autofocus est un système qui doit réellement vous aider à maximiser vos chances de réussite de prise de vue dans des conditions particulières.

C’est pourquoi chaque situation nécessite un paramétrage adapté de votre système autofocus.

Il n’existe donc pas de réglage universel de l’autofocus quelles que soient les conditions dans lesquelles vous utilisez votre boîtier. C’est à vous de savoir définir les cas d’utilisation les plus adaptés en fonction de votre besoin.

C’est seulement au fur et à mesure de l’accumulation de l’expérience et des essais successifs que vous acquerrez la maîtrise de cet outil extrêmement puissant.

l'autofocus continu est essentiel pour garder la netteté sur un sujet se rapprochant de l'appareil photo
l’autofocus continu est essentiel pour garder la netteté sur un sujet se rapprochant de l’appareil photo

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous votre propre usage et paramétrage de votre autofocus afin d’en faire profiter le maximum de personnes.

Je vous invite à vous abonner à mon blog ainsi qu’à ma chaîne YouTube.

Enfin, merci d’avance à tous ceux qui prendront 3 minutes de leur temps pour compléter le sondage qui me permettra de mieux vous aider avec des contenus ciblés sur vos propres besoins.

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Photomontage du mois

Etre au pied du mur

Illustration du photomontage du mois de mars "être au pied du mur"
Illustration du photomontage du mois de mars « être au pied du mur »

Pour le photomontage de ce mois-ci, je vous invite à découvrir l’illustration de l’expression “être au pied du mur”. Celle-ci signifie être contraint d’agir ou être acculé. Aucun échappatoire possible et impossible de faire marche arrière.

Explication du comment

Je trouve ce montage intéressant vis-à-vis des points suivants :

  • Amplification les perspectives par l’usage d’un grand-angle,
  • Mise en évidence d’un contraste de taille de sujets,
  • Impact de l’ambiance bleue évoquant le sentiment d’inquiétude.

La première opération a été de prendre les deux photos suivantes afin d’avoir ma fille dans les deux positions nécessaires à la scène.

Première photo de base pour le photomontage
Première photo de base pour le photomontage
Seconde photo de base pour le photomontage
Seconde photo de base pour le photomontage

Afin de garder une cohérence vis-à-vis de l’éclairage global du soleil sur les deux photos, j’ai positionné ma fille, dès la prise de vue, de façon cohérente par rapport au soleil.

Afin de d’obtenir un point de vue en contre-plongée suffisamment intense pour avoir le pied au premier plan, j’ai choisi un lieu de prise de vue suffisamment en hauteur par rapport à moi. Ainsi, je n’ai pas été obligé de m’allonger par terre pour prendre les photos.

La première photo de base m’a servi de scène globale.

La seconde photo de base a été travaillée de manière à détourer ma fille complètement afin de la placer à l’endroit qui m’a semblé le plus approprié par rapport au pied de la première photo.

Afin d’ajuster la luminosité de ma fille en position à genoux, par rapport à la première photo et notamment à l’ombre portée de la semelle, j’ai utilisé plusieurs calques courbe associés en masque d’écrêtage.

Ainsi, j’ai pu accentuer légèrement les ombres localement au niveau de son dos tout en gardant les autres lumières de son visage.

En dessous de ce calque, j’ai ajouté plusieurs autres calques pour créer l’ombre portée de ma fille. Afin de s’assurer de la cohérence de la douceur de l’ombre avec le reste de l’image, j’ai ajouté un filtre flou gaussien sur celui-ci.

Ensuite, pour donner un caractère plus inquiétant à l’ensemble de l’image, j’ai ajouté un ciel nuageux. Afin de bien le placer, j’ai tenu compte de la position du soleil dans les deux images.

Photo de nuage disponible sur pexels
Photo de nuage disponible sur pexels

Pour obtenir une lumière englobante autour de la position debout de ma fille, j’ai rajouté un effet de halo avec Photoshop au-dessus de l’ensemble.

Enfin, pour mieux assembler les différents calques et éviter des raccords trop imparfaits, j’ai retravaillé l’ensemble de l’image via le plugin Nik Collection historique de Google.

Au sein de ce plugin, j’ai procédé aux effets suivants :

  • traitement croisé,
  • une accentuation des détails,
  • l’optimisation des contrastes
  • et enfin un ajout de bruit subtil.

Autocritique

Pour être honnête avec vous, j’ai eu un petit peu de mal ces derniers temps pour trouver l’idée de ce photomontage.

Comme il me restait plus qu’une journée de disponible pour le réaliser, il fallait que je trouve une idée très simple. J’ai donc demandé à ma fille de poser juste 5 minutes pour réaliser les deux photos de base.

C’est une fois le photomontage réalisé, que j’ai cherché son titre. J’ai alors seulement réalisé que mon subconscient avait grandement participé à mon processus de créativité du jour.

L’expression “être au pied du mur” s’appliquait bien aux circonstances dans lesquelles j’ai réalisé ce photomontage.

Pour ce qui est de la réalisation technique, j’ai trouvé intéressant d’utiliser une optique grand-angle qui permet de mettre en évidence les éléments fort de la scène. De plus, les déformations exagérées par ce type d’optique permettent de donner un effet un petit peu caricatural et humoristique à la scène finale.

Et je suis donc satisfait du résultat obtenu.

Auto-notation

 
Créativité 
Satisfaction personnelle 
Difficulté technique  

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