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Créativité, propulseur de motivation... Technique photo ou comment se servir de son matériel

5 conseils pour trouver le temps et la motivation de pratiquer la photo

Vous est-il déjà arrivé de vous dire que votre vie quotidienne prend le pas sur la pratique de votre passion telle que le célèbre métro-boulot-dodo? Je vais donc partager avec vous dans cet article quelques astuces qui vous permettront de trouver, malgré tout, la motivation et le temps de pratiquer votre passion.

Je tiens à remercier chaleureusement Tiphaine, Guy, Nathalie et Abdelghani pour m’avoir soufflé le sujet de cet article en ayant complété mon sondage.  À vous quatre, j’espère qu’à travers cet article, j’aurai apporté quelques réponses à votre problématique de temps et de motivation. N’hésitez pas à réagir en commentaire de l’article, si vous souhaitez que je sois plus précis sur certains points.

Si vous aussi, vous souhaitez que je répondre à vos questions, ou vos difficultés, je vous invite à compléter mon sondage, trois minutes suffisent.

1. Loin des yeux, loin du cœur

Tout le monde connaît cette expression concernant les relations humaines. Cependant, elle s’applique aussi à tout ce qui nous entoure et notamment aux activités qui nous plaisent.

Si nous ne faisons pas en sorte dans notre vie quotidienne, d’être un tant soit peu sollicité par des activités que l’on aime pratiquer, nous allons tout simplement ne pas y penser et oublier trop souvent que nous avons cette passion.

Une fois ce concept compris, il s’agit de placer dans nos environnements quotidiens, de manière bien évidente, quelques accessoires évoquant cette passion.

Dans le cadre de la photographie, je peux vous conseiller de :

  • Afficher des photos que vous avez réalisées et dont vous êtes fier,
  • Disposer du matériel photo bien en évidence sur des étagères,
  • Afficher un exemple de photo inspirante que vous souhaiteriez réaliser en fond d’écran de votre ordinateur,
  • Vous abonner à des blogs ou autres magazines qui vous proposera régulièrement du contenu en rapport avec cette passion.

Cette liste est bien sûr non-exhaustive. Je vous invite d’ailleur à être créatif, pour trouver par vous-même vos propres solutions qui vous stimuleront à tout moment de la journée. Que ce soit dans votre activité professionnelle ou votre vie personnel, restez ainsi connecté à votre passion.

2. Trouvez-vous un ami de passion

Pratiquer sa passion à plusieurs est souvent une bonne source d'inspiration pour découvrir de nouvelles compétences et savoir-faire.
Pratiquer sa passion à plusieurs est souvent une bonne source d’inspiration pour découvrir de nouvelles compétences et savoir-faire.

Pratiquer une activité de façon totalement solitaire, n’est pas forcément la meilleure manière pour se motiver tous les jours.

C’est la raison pour laquelle

  • vous inscrire à un club photo,
  • ou partager votre passion avec un ami passionné,

peuvent grandement vous aider à réaliser des nouveaux projets.

C’est ainsi une manière de découvrir un autre point de vue que le vôtre sur votre passion commune et ainsi découvrir de nouveaux savoirs-faires et connaissances dans le domaine.

3. Construisez un projet

Pour avancer, aller de l’avant, il est souvent nécessaire de se définir une destination.

Dans le cadre d’une passion, c’est un petit peu la même chose. Si vous êtes capable de vous définir un objectif, qui comporte un minimum de challenge vis-à-vis de vos compétences actuelles, vous serez d’autant plus motivé à découvrir et acquérir de nouvelles connaissances afin de relever votre propre défi.

Le but est nullement de se fixer un objectif inatteignable, de part le temps que vous pourrez y consacrer, ou par des moyens matériels hors de portée de votre budget.

Au contraire, cherchez plutôt à développer des idées créatives basées sur les moyens à disposition, vous obligeant à sortir de votre zone de confort, en stimulant votre créativité et vous incitant à acquérir de nouvelles connaissances pour vous aider à le réaliser. Avoir un ami de passion est dans ce cas très utile comme expliqué au point précédent.

4. Gérer votre planning

Trop souvent, nos plannings sont remplis par nos contraintes quotidiennes comme par exemple :

  • Aller chez le coiffeur,
  • Faire les courses,
  • Rendez-vous chez le médecin,
  • Réunion parents-profs à l’école,

Trouvez-vous normal que tous les jours dans votre agenda, vous laissez totalement de côté la pratique de votre passion ? Personnellement, je trouve que non.

Si vous avez une passion, c’est que celle-ci est importante pour vous et votre équilibre. Il est donc logique et naturel d’accorder dans votre gestion du temps, une part non-négligeable consacrée à celle-ci.

Tout ceci pour dire, que souvent la problématique n’est pas une histoire de temps disponible, mais bien de priorité que l’on doit se définir. Ayez l’honnêteté envers vous-même de respecter ce que vous aimez faire et d’y apporter à sa juste valeur le temps nécessaire pour pratiquer votre passion.

S'organiser pour préparer sereinement ses projets est un un gage de réussite et un bon moteur pour réaliser de plus grands challenges...
S’organiser pour préparer sereinement ses projets est un un gage de réussite et un bon moteur pour réaliser de plus grands challenges…

5. Autorisez-vous des pauses

Avec la mise en place de tout ce que je viens de vous dire sur les 4 premiers points, vous rencontrerez une problématique de motivation sur la durée. En fonction des événements de notre vie, il est normal que notre taux de motivation pour notre passion ne soit pas constamment au même niveau.

Notre cerveau a toujours besoin d’une certaine part de variétés, pour qu’il puisse garder un bon niveau de concentration et d’efficacité. Si vous êtes constamment en train de penser à votre passion, il arrivera un moment ou un autre, où votre cerveau saturera. Vous aurez eu beau vous organiser de la meilleure manière possible, vous deviendrez mentalement incapable de continuer à pratiquer votre passion.

Ceci est totalement normal. En aucun cas, vous devez culpabiliser dans ces moments-là.

Si je prends l’exemple de mon cas personnel, j’ai plusieurs centres d’intérêt :

J’ai pris l’habitude d’alterner entre ces domaines. Cela me donne une certaine forme de variété permettant de fournir à mon cerveau suffisamment d’oxygène pour ne pas se saturer par une unique activité.

Il est donc important à certaines périodes, de totalement oublier votre passion sans aucun scrupule, car cela fait partie intégrante de la pratique de celle-ci.

C’est le cas par exemple en musique. Répéter ses gammes est nécessaire pour gagner en dextérité. Cependant, il arrivera un moment où vous aurez beau les répéter, encore et encore, vous n’arriverez plus à progresser. Ce sera le signal où vous devrez laisser cette gamme de côté pour mieux savoir y revenir plus tard. C’est un peu comme si votre cerveau devait digérer l’ensemble des nouvelles connaissances que vous lui avez fourni.

C’est exactement la même chose en photographie ou en tout autre domaine.

Ce qu’il faut retenir

Mettez en place un ensemble de pratiques et astuces, tel que les exemples que je vous ai proposés ci-dessus, ou ceux que vous aurez trouvé par vous-même afin de stimuler votre intérêt pour votre passion.

Mais n’oubliez pas non plus, de rester à l’écoute de votre cerveau de manière à éviter de le saturer et risquer de rester bloqué comme face à un mur invisible.

De façon générale, toutes ces astuces sont là pour mieux savoir manager votre motivation personnelle. Déjà le fait de prendre conscience que votre motivation est la clé de votre réussite, vous permettra de progresser dans votre domaine et prendre encore plus de plaisir.

Si vous avez des compléments d’information ou des remarques à faire sur cet article, je vous invite à les laisser en commentaire ci-dessous. De plus, je vous invite à vous abonner au blog afin de ne pas risquer de manquer la sortie des prochains articles et ainsi recevoir gratuitement mon livre “sur le chemin de votre INSPIRATION”. Enfin, si vous avez des difficultés dans votre pratique de la photographie ou du photomontage, afin de me permettre de mieux répondre à vos besoins, je vous invite encore une fois à répondre à mon sondage.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Fonctionnalités des boîtiers photos

Les boîtiers, aujourd’hui, sont de plus en plus complexe et fourni en fonctionnalités diverses plus ou moins utiles. Quand on débute la photographie, cela peut-être déroutant. Je vous propose donc dans cet article, la revue des fonctionnalités à maîtriser en premier.

Avant de commencer à proprement dit cet article, je souhaite remercier Marc qui a complété mon sondage en me posant la question suivante : “TRIER ET CLASSER PAR PRIORITÉ LES FONCTIONS UTILES DE CELLE GADGET”. Si vous aussi, vous avez des interrogations, je vous invite à me les poser en complétant le sondage.

Évidemment, comme chaque marque possède sa propre ergonomie, je ne peux pas vous décrire précisément les actions à réaliser sur votre propre boîtier. Je vous invite donc à consulter votre manuel, et à réaliser suffisamment de tests et d’exercices pour que vous puissiez totalement intégrer ses fonctionnalités.

Les réglages essentiels pour produire une photo

Paramètres de l’exposition

Le but premier de votre appareil photo, et de produire une image représentant la scène que vous cadrez. Tel que je l’ai déjà expliqué dans mon article expliquant les paramètres de l’exposition, il est important de se reporter au manuel de son boîtier afin de savoir régler les paramètres influents. Pour rappel, ceux-ci sont :

  • L’ouverture du diaphragme,
  • Le temps d’exposition,
  • La sensibilité ISO.

De manière classique sur les appareils photo, vous trouverez 4 modes pour vous assister plus ou moins à effectuer ce réglage :

  • P : auto programmée,
  • S : auto à priorité vitesse,
  • A : auto à priorité ouverture,
  • M : manuel.

Il ne faut pas voir en ces modes, une forme de niveau de maîtrise de la photographie. J’attire votre l’attention sur ce point, car nous entendons souvent dans le milieu de la photo, qu’on n’est pas photographe tant qu’on ne photographie pas uniquement en mode manuel. Ceci est totalement ridicule. L’intérêt de ces modes, est uniquement de répondre à un besoin spécifique en fonction des circonstances de prise de vue dans lesquelles vous vous trouvez. Par exemple, si vous vous trouvez dans une situation où la lumière change très rapidement et de façon aléatoire, que le sujet que vous photographier est en mouvement erratique, vous risquez de perdre énormément de scène intéressante simplement par le manque de temps pour réaliser systématiquement les réglages des paramètres d’exposition manuellement.

La qualité d’une photo est beaucoup plus liée à ses aspects créatifs que purement technique. C’est pourquoi ces automatismes sont disponibles dans le but de permettre aux photographes de focaliser leurs attentions sur le déclenchement au moment idéal où le cadrage est le plus harmonieux, tout en se libérant au maximum de l’aspect technique nécessaire à une bonne exposition par exemple.

Ces quatre modes n’influent pas sur la sensibilité ISO de votre boîtier. Depuis quelques années maintenant, est apparu la fonctionnalité ISO automatique. Comme précédemment, cet automatisme permet de faciliter le travail technique du photographe. Nous avons tous conscience que plus la sensibilité est élevée, et plus l’image finale comportera du bruit numérique. Bien maîtriser cette fonctionnalité, notamment en limitant la plage de réglage automatique de la sensibilité, permet de garantir un niveau de qualité compatible avec nos attentes tout en se libérant l’esprit de ce paramètre.

La mise au point

Au-delà de l’exposition, la mise au point d’une photo, c’est-à-dire la netteté du sujet, et une donnée importante de la qualité de votre cliché.

Au fur à mesure de l’évolution des appareils photo, les fonctionnalités autour de l’autofocus se sont particulièrement développées.

De manière basique, il existe trois modes principaux concernant la mise au point.

  • La mise au point statique,
  • La mise au point continue,
  • La mise au point manuelle.

Le mode statique, permet de réaliser la mise au point ponctuellement afin qu’elle reste figée même si votre sujet bouge.

Le mode continue, permet de réaliser une mise au point verrouillée sur votre sujet et se mettra automatiquement à jour tant que vous resterez appuyer sur le bouton.

Enfin, avec le dernier mode, comme son nom l’indique, se sera à vous de modifier la mise au point en actionnant la bague de mise au point de votre objectif en fonction de ce que vous verrez dans le viseur.

De nombreuses fonctions sont paramétrables pour régler finement le comportement des systèmes autofocus. Le principe de base de celui-ci, et qu’il est nécessaire d’indiquer au boîtier, la zone où se trouvera le point de netteté de votre image. A savoir que de nos jours, il est tout à fait possible, de choisir que se soit le boîtier qui définisse lui-même le lieu de netteté de votre cliché.

Des livres entiers ont été écrits pour décrire et expliquer l’ensemble des différentes fonctionnalités disponibles concernant l’autofocus. Ceci méritera un article spécifique ultérieur. En attendant, je vous invite à vous reporter à votre manuel.

Nous venons de finir la liste des fonctionnalités essentielles de votre appareil photo. Cela semble certainement peu, mais ce sont bien là, les seules fonctionnalités de base nécessaires à la réalisation d’une photo. L’ensemble des autres fonctionnalités de votre boîtier, sont uniquement présentes pour vous faciliter le choix des réglages techniques en automatisant un certain nombre d’opérations.

Pour information, il existe des techniques encore plus simple tel que le sténopé. Mais cela sort du propos de cet article.

Principales fonctionnalités utiles

Par fonctionnalité utile, je veux dire fonctionnalité qui permet de vous faciliter grandement vos prises de vue.

Ici, je vais partager avec vous celles que j’utilise personnellement.

Gardez à l’esprit que l’utilisation de ses fonctionnalités doit simplement répondre à vos propres besoins ergonomiques. Il n’y a pas de paramétrage universel qui satisferait l’ensemble des photographes. C’est notamment la raison pour laquelle les boîtiers ont de plus en plus de boutons programmables dans le but de les customiser en fonction de chaque utilisateur.

Dissocier la mise au point du déclenchement

Représentation de la commande de mise au point autofocus sur les boîtiers NIKON
Représentation de la commande de mise au point autofocus sur les boîtiers NIKON

Par défaut, la majorité des boîtiers ont un bouton déclencheur à 2 niveaux permettant d’activer l’autofocus à mi-course puis de déclencher la prise de vue en fin de course. Ceci a du sens, car avant de prendre une photo, il est important que votre sujet soit net.

Cependant en fonction de la réactivité de l’autofocus de votre boîtier, ce paramétrage risque d’augmenter le temps de réponse de votre prise de vue. Dans le cas où vous faites de la photo sportive par exemple ceci peut avoir un impact fortement néfaste.

C’est la raison pour laquelle j’ai paramétré mon appareil photo afin que la mise au point soit réalisée de manière indépendante en appuyant sur le bouton AF-ON. Le second avantage, est ainsi de pouvoir constamment rester en mode mise au point continue tout en gardant la possibilité de réaliser une mise au point ponctuelle par un appui bref sur ce bouton. Ainsi, je n’ai plus à perdre de temps à changer de mode autofocus.

Mode rafale

Représentation de la commande du mode rafale sur les boîtiers NIKON
Représentation de la commande du mode rafale sur les boîtiers NIKON

En fonction du niveau de gamme de votre boîtier, celui-ci vous permettra de réaliser un certain nombre de photos en mode rafale à une cadence plus ou moins élevée.

Je paramètre constamment, mon boîtier sur le mode rafale à 7 images par seconde. La raison en est, qu’à cette fréquence, je reste capable de prendre une photo unique si je le souhaite par un appui suffisamment bref, tout en me réservant la possibilité  de profiter instantanément du mode rafale en restant appuyer sur le déclencheur. Je ne suis personnellement plus capable de réaliser une photo unique si j’augmente cette fréquence.

De nouveau, ce mode de fonctionnement me permet d’éviter de modifier des paramètres constamment par les menus ou autres combinaisons de touche.

Mode manuel, auto ISO et compensation d’exposition

J’ai personnellement pris l’habitude de fonctionner avec le mode manuel. Ceci me permet de définir la profondeur de champ et mon taux de flou de mouvement à tout instant. Cependant en fonction des conditions de luminosité, quand celles-ci sont variables, il m’arrive fréquemment de paramétrer mon boîtier avec l’automatisation de la sensibilité ISO.

C’est le compromis que j’ai personnellement trouvé pour garder suffisamment de contrôle sur l’aspect visuel de mes photos tout en gardant une certaine simplicité au niveau de l’exposition.

Lorsque mon boîtier est paramétré ainsi, afin de garder le contrôle sur la tonalité de mon cliché, je pilote le rendu de l’exposition de l’image par le réglage de la compensation d’exposition.

Représentation de la commande de compensation d'exposition sur les boîtiers NIKON
Représentation de la commande de compensation d’exposition sur les boîtiers NIKON

Fonctionnalités spécifiques

Pour moi, il s’agit des fonctionnalités utiles ponctuellement en fonction de leurs aspects créatifs. C’est pourquoi, il est intéressant de connaître leur existence ainsi que leur mise en œuvre afin de pouvoir en profiter, les moments venus.

Bracketing et mode rafale

Quand les conditions de lumière son extrême, et que la dynamique de mon capteur ne suffit pas à enregistrer l’intégralité des niveaux de luminosité, je n’hésite pas à réaliser une série de photos dans le but d’en faire un montage HDR.

Afin de ne pas m’obliger à toujours utiliser un pied photo, j’ai souvent recours à l’utilisation du bracketing automatique associé au mode rafale.

L’idée de cette technique, et de réaliser 3 photos d’affilé le plus rapidement possible afin de limiter au maximum le changement de cadrage dû à la prise de vue à main levée. Personnellement, la cadence de 7 images par seconde me donne de très bons résultats.

Temporisation du miroir

Lors de prise de vue sur pied, notamment en macrophotographie, où la moindre vibration peut induire un flou de bouger sur l’image, il est intéressant de limiter l’impact du mouvement mécanique lors de la remontée du miroir. Pour ce faire, vous pouvez activer l’option de verrouillage du miroir, qui permet d’insérer une temporisation de quelques secondes entre la remontée de celui-ci et l’enregistrement de la photo par le capteur.

Surexposition

Du point de vue créatif, il peut être intéressant de mixer deux prises de vue différentes directement sur votre boîtier dans le but de créer un rapport entre deux éléments physiquement dissociés. Cependant, je conseille de plutôt réaliser ce type de traitement en post-traitement de manière à mieux maîtriser le rendu final.

Timelapse

Réaliser un timelapse, reviens déclencher votre appareil photo à intervalles de temps réguliers. Cette possibilité permet par exemple, de prendre en photo l’éclosion d’une fleur sans être obligé de passer notre journée devant pour juste appuyer sur un bouton sans aucun autre intérêt.

Que faut-il retenir de tout ça ?

Assumer-vous

Le premier point qui me semble être le plus important, et qu’en aucun cas vous devez vous conformer à l’utilisation de votre matériel en fonction de la pratique d’un autre photographe. L’utilisation d’un appareil photo, au même titre que n’importe quel autre outil créatif, doit être guidé uniquement par votre propre besoin d’ergonomie.

Si je fais le parallèle avec la pratique de la guitare, de nombreux styles de jeux différents existent et ont permis de réaliser de magnifiques morceaux de musique techniquement très différents. (gratter les accords, jouer des arpèges, faire des solos en tapping…)

C’est pourquoi votre propre manière d’utiliser votre matériel fait partie intégrante de votre processus de créativité. Ne négligez pas cet élément, car c’est aussi une manière de vous différencier et de limiter les aspect banals de vos photos. Assumer vos différences vous permettra aussi et surtout de construire votre propre style.

Votre boîtier n’est qu’un outil

Comme nous avons pu le voir, les boîtiers photo d’aujourd’hui sont extrêmement complexes et mettent à disposition une multitude de fonctionnalités dans le but de vous faciliter le travail de prise de vue.

Il est totalement inutile, d’acheter ce type de matériel si vous n’envisagez pas d’utiliser ne serait-ce que ponctuellement une majorité de ces fonctionnalités.

Évidemment au fur et à mesure de l’évolution des appareils photo, la qualité des images générées est effectivement de plus en plus élevés. Mais ceci ne justifie pas le coût des appareils moyen ou hauts de gamme, car la qualité d’image des boîtiers d’entrée de gamme est largement similaire.

Laissez-moi en commentaire en vos propres pratiques et réglages de votre appareil photo et si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à vous inscrire à la newsletter pour recevoir mon livre gratuit. N’oubliez pas non plus de partager cet article !

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment retoucher les photos exposées à droite

Une bonne manière d’éviter d’avoir trop de bruit dans les basses lumières d’une photo est d’exposer celle-ci à droite. Pour ce qui est de la prise de vue, je vous renvoie à l’article en question. Cependant, le travail n’est pas fini, car la plupart du temps, il est nécessaire de retoucher cette photo afin de retrouver des tons cohérents avec le rendu de la scène initiale. Dans cet article, je vous propose donc quels sont le réglages de base qu’il sera nécessaire de faire pour retoucher les photos exposées à droite.

Mise en évidence du bruit dans les tons sombres

J’ai photographié deux fois la même scène cadrée rigoureusement pareil. Une première fois avec l’exposition automatique de mon boîtier, puis une seconde fois avec une exposition corrigées sur la droite.

Sur les deux images brutes suivantes, nous voyons bien la différence de tonalité due à la différence des réglages de l’exposition.

Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l'histogramme)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l’histogramme)

Après l’application de la méthode de retouche décrite ci-dessous, j’ai donc obtenu un rendu similaire pour les deux clichés.

Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche

C’est en regardant attentivement sur un détail dans les tons sombres que l’on voit clairement la présence de bruit. Voici ces deux détails photographiés ci-dessous :

Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres

On voit clairement que le niveau de bruit de la première photo (exposition automatique) est nettement supérieur à celui de la seconde photo (exposition à droite). En fonction de la scène que vous photographierez, votre rendu final sera plus ou moins dégradé.

Il est à noter aussi, que moins le capteur est performant et plus vous constaterez d’écart de qualité entre ces deux méthodes.

J’attire votre attention sur le fait que mon exemple a été réalisé avec un Nikon D5, reconnu pour avoir l’un des meilleurs capteurs sur le marché actuellement.

Maintenant que vous avez constaté la différence de qualité, je vous explique dans le paragraphe suivant les grandes lignes de la retouche sous lightroom ou Camera Raw d’une photo prise avec une exposition à droite.

Ajustements globaux sous Lightroom ou Camera Raw

Pour rappel, il est important que votre fichier soit au format RAW. Si vous ne savez pas pourquoi, je vous invite de nouveau à relire l’article que je vous ai cité dans le chapitre d’introduction.

Le premier travail à réaliser, est de déplacer le slider d’exposition au niveau que vous souhaitez. Ainsi, vous obtiendrez une luminosité assez proche de l’ambiance réelle de la scène que vous avez photographiée.

Le second travail à réaliser, et l’équilibre de l’histogramme au niveau de ses deux extrémités. Pour ce faire vous allez déplacer les sliders du “point blanc” et du “point noir” de manière à venir coller les premières informations de l’histogramme sur chacune des extrémités. Cette manipulation permet de profiter de l’ensemble du spectre de luminosité disponible sur une photo 8 bits.

Une fois fait, vous pouvez commencer à jouer avec les sliders “tons sombres” et “tons clairs” pour  mieux mettre en évidence les détails des zones sombres ou claires de votre image.

N’hésitez pas à retoucher un petit peu les points blancs et points noirs si besoin en fonction les modifications apportées au fur à mesure.

Aspects créatifs

Ce que je viens de vous expliquer dans les paragraphes précédents, est un processus de retouche permettant d’obtenir une image standard et uniquement descriptive. Il est néanmoins plus intéressant d’apporter une touche créative à vos photos de manière à vous démarquer des autres photographes.

Cet article n’est pas destiné à vous expliquer des techniques de retouches créatives, mais j’en profite néanmoins pour attirer l’attention sur les points suivants.

La qualité technique n’est pas une finalité

Chercher à avoir la meilleure qualité technique d’un cliché, en utilisant des techniques tel que l’exposition à droite par exemple, n’est absolument pas le moyen de faire en sorte que ces photos se démarqueront des autres photographes.

Il est important de comprendre que, la qualité d’une photo est particulièrement associée à son contenu, au regard du photographe, à l’émotion qu’elles vont provoquer chez les spectateurs et au message que le photographe souhaite intégrer à l’intérieur.

La qualité des appareils photo d’aujourd’hui est largement suffisante

Le second point que je souhaite évoquer avec vous, est qu’aujourd’hui la qualité des capteurs  est telle, que la qualité technique du cliché sera largement suffisante pour réaliser la majorité de vos photographies. C’est pourquoi apprendre ce type de technique est plus qu’accessoire par rapport à développer votre regard photographique.

Ceci est d’autant plus important de nos jours, de part le fait que la photographie s’oriente de plus en plus vers la production d’images. Ceci est notamment le point essentiel que j’ai retenu lors de ma dernière visite du Salon de la Photo de Paris dont j’étais officiellement partenaire. Je vous invite à relire l’article en question pour avoir plus de détails sur ce sujet crucial !

Merci de partager en commentaire vos remarques et retour d’expérience. Je suis d’ailleurs curieux de connaître vos points de vue à propos de l’importance des aspects techniques par rapport aux aspects artistiques.

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Photomontage du mois

Se rincer l’œil !

Photomontage du mois : "Se rincer l'œil"
Photomontage du mois : « Se rincer l’œil »

Ce mois-ci, nous avons été faire notre suivi ophtalmologique pour l’ensemble des membres de la famille. Comme quoi, il suffit de pas-grand-chose comme idées de départ pour réaliser un photomontage.

Explication du comment

Les deux points importants pour la réalisation de ce photomontage ont été

  • la cohérence de l’éclairage,
  • la cohérence des perspectives.

J’ai donc choisi de récupérer les deux images suivantes sur le site Pexels.com. Il s’agit d’un site qui met à disposition une bonne quantité de photographie gratuitement ou non. Son avantage à mon avis est qu’il dispose aussi d’une add-on pour Photoshop qui permet de directement chercher et importer dans votre document de travail les photos que vous souhaitez. Cette fonctionnalité n’est pas anodine est permet notamment un gain de temps non négligeable.

Photo ayant servi au photomontage du mois : "Se rincer l'œil"
Photo ayant servi au photomontage du mois : « Se rincer l’œil »
Photo ayant servi au photomontage du mois : "Se rincer l'œil"
Photo ayant servi au photomontage du mois : « Se rincer l’œil »

Le premier travail a été de redimensionner la photo du technicien en fonction de la taille de l’œil. Pour se faire, il suffit de réduire temporairement l’opacité de la photo du nettoyeur et d’utiliser l’option « transformation manuelle » accessible pas le raccourcis clavier Ctrl+T.

Ayant converti cette image en objet dynamique, il est est alors facile de l’ouvrir afin de réaliser le détourage précis de l’homme avec l’outil « plume ».

A ce moment, vous disposez de l’essentiel, mais vous devez travailler l’intégration de ces deux éléments pour ne pas qu’ils paraissent irréalistes.

Dans ce cas de figure, vous avez 2 actions à réaliser :

  • créer une ombre portée cohérente avec l’éclairage globale de l’image,
  • récupérer et intégrer le reflet de l’homme.

Concernant, l’ombre portée, action est simple a réaliser en sélectionnant le calque comportant l’homme et lui appliquant l’effet FX d’ombre portée. Jouez avec les paramètres de la boite de dialogue afin d’obtenir une ombre assez douce pour qu’elle en adéquation avec l’éclairage de la scène globale.

Concertant la récupération du reflet, le travail est un peu plus complexe.

Commencez par créer une copie de l’homme par un clique-droit sur le calque et en choisissant « Nouvel objet dynamique par copier ». Ceci a pour effet de vous permettre de modifier ce nouveau calque sans modifier le premier.

Placez-le juste en dessous du claque de l’homme dans la palette des calques et ouvrez-le en double-cliquant sur la vignette.

Une fois dans le document *.psb, inversez le masque de fusion en le sélectionnant et en utilisant le raccourci clavier Crtl-I.

Puis ajouter un calque vierge au-dessus pour supprimer les lignes noires et blanches des vitres en utilisant « l’outil correcteur localisé ».

Ajouter enfin un claque courbe au-dessous de tous les autres et choisissez la pipette du point gris pour venir cliquer sur le verre bleuté juste à côté de l’homme. Cette opération est nécessaire pour venir neutraliser la teinte bleutée du verre tout en gardant les couleurs du reflet de l’homme comme le jeune du seau par exemple.

Sauvegarde et fermer le fichier psb pour revenir dans le document principal.

Changer le mode de fusion de « normal » à « lumière linéaire » puis à l’aide de l’outil brosse sur un masque de fusion, masquez le reflet en dehors de l’œil.

Autocritique

Je trouve le rendu globalement réaliste de l’image.

Concernant, l’aspect créativité, i ne s’agit que d’une simple idée qui n’a pas nécessité énormément de travail. D’autant moins que j’ai simplement récupéré des images déjà disponible dans une banque d’image.

Auto-notation

 
Créativité 
Satisfaction personnelle 
Difficulté technique  

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Photos de printemps

Nous voilà déjà à la fin du mois de février, et il nous reste plus que quelques semaines avant que nous arrivions au printemps. Cette saison est pour moi est l’une des plus intéressantes en terme de photographie, car la nature est en total renouveau et arbore de magnifiques couleurs baignées dans une luminosité splendide.

Bien évidemment la saison n’arrive pas du jour au lendemain, et dès maintenant nous pouvons découvrir de magnifiques premières fleurs toutes fraîches sorties de terre. C’est donc la raison pour laquelle, je propose dès à présent de partager avec vous quelques conseils pour profiter dès à présent de ce que la nature commence à nous offrir à photographier.

Les couleurs

Fleurs du printemps
Fleurs du printemps

Ce qui caractérise peut-être le mieux visuellement la saison du printemps, et la présence de couleur vive et lumineuse qui apparaissent de jour en jour au fur à mesure que la nature reprend vie. C’est pourquoi lors de vos sorties de photos, je vous invite à vous concentrer sur la mise en avant de la multitude de teintes que vous allez croiser. Votre mission sera de les mettre en valeur les unes par rapport aux autres par exemple.

Au fur et à mesure de l’avancée dans la saison, les quelques touches colorées isolées deviendront de grandes surfaces flamboyantes. Ceci fera évoluer vos possibilités de cadrage et de mise en valeur de celles-ci.

Bien que nous ne soyons pas capables de voir de nos propres yeux la progression de la pousser des plantes, à cette époque de l’année, l’évolution de la nature jour après jour est néanmoins spectaculaire. N’hésitez donc pas à venir, puis revenir au même endroit à quelques jours d’intervalle, afin de redécouvrir un lieu totalement métamorphosé.

La lumière

La lumière est souvent "magique" au printemps
La lumière est souvent « magique » au printemps

Entre le 20 mars et le 21 juin, l’altitude maximale du soleil passera de 45 degrés à 68 degrés. Ceci est intéressant notamment pour réaliser des photos en contre-jour. En effet, il vous sera plus facile de profiter de lumières rasantes en début de saison.

De plus tant que les arbres ne seront pas encore recouverts de leurs feuilles, vous aurez d’autant plus de luminosité au sol. Ceci vous aidera notamment à réaliser des clichés plus contrastés.

Une manière technique de bien mettre en évidence la luminosité, et de réaliser quelques photographies en noir et blanc. Ceci est d’autant plus adapté pour mettre en évidence les forts contrastes.

La météo

Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.

Nous venons de parler de la luminosité de cette saison, il est à rappeler qu’elle est en forte dépendance avec la météo du moment. Au printemps, la météo peut effectivement être assez changeante ce qui nous permettra de pouvoir profiter de brumes matinales, de couchers de soleil lumineux, de la présence de pluie qui nous permettra de jouer avec les reflets des flaques d’eau par exemple, et encore plein d’autres états différents.

Toutes ces conditions différentes apporteront des ambiances d’autant plus riches à vos clichés même si vous revenez toujours aux mêmes endroits de prise de vue.

Je ne peux que vous conseiller alors, quelle que soit la météo, de toujours sortir avec votre appareil photo pour immortaliser le moindre instant, et le moindre changement réalisé par la nature jour après jour.

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Prendre du recul sur ses photos

Quand et pourquoi prendre du recul

Quelle que soit votre passion, il vous arrivera toujours un moment où votre motivation baissera. Cette situation est la plupart du temps redoutée, tel que le syndrome de la page blanche pour les écrivains, mais en même temps est souvent synonyme de nouveau départ significatif si nous savons la gérer.

De mon propre avis, il s’agit simplement d’une opportunité pour entériner et constater la progression déjà réalisée jusqu’à ce moment et par conséquent, l’occasion de se fixer de nouveaux objectifs personnels d’amélioration pour la suite.

Dans la suite de cet article je vais vous guider pour savoir comment réaliser cette introspection dans le domaine de la photographie.

Sur quoi et comment prendre du recul

Prendre du recul, c’est bien encore faut-il savoir sur quoi se baser. Afin de structurer votre démarche, je vous propose les différents thèmes à étudier suivants :

  • Sa bibliothèque de photos,
  • Ses habitudes photographiques,
  • Ses sujets de prédilection,
  • Son niveau de compétence en retouche photo,
  • Sa démarche photographique.

Pour que cet article vous soit pleinement profitable, je vous invite à prendre une feuille de papier et un crayon afin que vous puissiez réaliser immédiatement les exercices dont je vais vous conseiller.

Gestion de vos fichiers photos
Gestion de vos fichiers photos

Sa bibliothèque de photos

Logiquement si vous avez déjà pratiqué la photographie depuis quelques années, vous devriez être en possession d’une bibliothèque de photos organisée à votre manière.

Très souvent nous sommes focalisés sur la recherche de notre future belle photographie. Par conséquent, il nous arrive trop souvent d’oublier l’ensemble de notre production accumulée jusqu’à ce jour.

Installez-vous confortablement devant votre ordinateur, et commencez à parcourir votre bibliothèque. À l’aide de votre crayon et de votre feuille, répondez aux questions suivantes.

  • Ai-je tendance à photographier toujours à la même époque de l’année ? Si oui quelles sont-elles ?
  • Quelles sont mes heures habituelles pour photographier ?
  • Quelles sont les conditions météorologiques de la plupart de mes photographies ?
  • Ai-je tendance à prendre des photos lors de déplacement en famille ou lors de séances dédiées à la pratique de la photographie ?
  • Ai-je tendance à aller photographier seul ou avec des amis photographes ?
  • Ai-je tendance à photographier horizontalement ou verticalement ?
  • Ai-je tendance à toujours utiliser les mêmes focales ?
  • Est ce que j’utilise des éclairages comme des flashes ?
  • Ai-je tendance à faire des photos de détails ou des vues d’ensemble ?
  • Ai-je tendance à photographier la même scène sous différents angles pour trouver le meilleur cadrage où est-ce que je change rapidement de sujet ?

Comme vous pouvez le voir, beaucoup de questions peuvent se poser lorsque vous regardez votre cumul de production. L’intérêt de ces questions et d’attirer votre attention sur votre zone de confort qui naturellement risque de vous enfermer dans une certaine routine monotone.

Cet exercice a donc pour but, de vous permettent de tracer votre profil de photographe. Ceci clarifiera quels sont vos points d’intérêt naturels ainsi que les éventuelles pistes non explorées jusqu’alors.

Ses habitudes photographiques

D’une certaine manière, l’exercice précédent a déjà apporté beaucoup de réponses concernant vos habitudes photographiques. Cependant, il est intéressant d’aller un petit peu plus loin dans cette analyse.  Répondez au pourquoi de chacune de ces questions.

Par exemple : pourquoi j’utilise toujours le même objectif ?

Les réponses possibles pourraient être :

  • j’aime le rendu des perspectives,
  • j’aime l’effet de bokeh du fond derrière-plan,
  • J’aime la polyvalence de la plage de focale de ce zoom,
  • j’aime me déplacer léger sans emmener beaucoup de matériel avec moi,
  • C’est le seul objectif que je possède…

Je vous invite donc à reprendre votre feuille, et en face de chacune des premières réponses que vous avez apporter lors du premier paragraphe, placé en face de chacune d’elle, les réponses à leurs questions de pourquoi tel que je viens d’évoquer par l’exemple ci-dessus.

À travers ce second exercice, au-delà de connaître vos habitudes, vous aurez la connaissance de pourquoi vous les avez. À partir de là, vous serez en capacité de choisir si vous souhaitez continuer avec celle-ci ou si vous voyez un intérêt, une motivation à faire évoluer votre pratique actuelle de la photographie.

Ses sujets de prédilection

focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait

Cette fois-ci, nous allons approfondir pourquoi vous avez tel ou tel sujet de prédilection.

Comme tout le monde, vous êtes naturellement attiré par des centres d’intérêt propres à vous. Ici, la question essentielle va se porter sur : passez-vous assez de temps autour de ces sujets lors de vos prises de vue ?

À travers cette question, je souhaite attirer votre attention sur le fait que prendre une photo peut prendre du temps. Dans de nombreux ouvrages sur la photographie, il est souvent dit qu’il est nécessaire de tourner autour de son sujet pour ajuster son cadrage et son point de vue. Ceci est totalement vrai.

Au-delà du cadrage et du point de vue, il est intéressant de se poser la question de pourquoi vous êtes attiré par ces sujets. C’est en réalité la question essentielle pour le photographe. Au-delà de la représentation graphique du sujet que vous souhaitez prendre en photo, il y a le thème et le sens de la photo ce que l’on appelle l’intention du photographe qui diffère totalement d’un photographe à un autre par rapport à un même sujet.

Prenez donc le temps toujours sur la base de votre bibliothèque de photos, de chercher quel est le leitmotiv sous-jacent de cette attirance. C’est une fois que vous aurez pris conscience de votre motivation profonde que vous serez plus en capacité de l’exprimer lors de vos prochaines photos.

À travers cet exercice, vous allez commencer à pouvoir toucher du doigt non plus la simple représentation graphique d’une photographie, mais réellement aborder avec plus de profondeur le sens et le message que vous y intégrez consciemment ou inconsciemment.

Son niveau de compétence en retouche photo

C’est à partir de là, que vos retouches photos et vos post-traitements photographiques prennent aussi leur sens.

En effet, il est de nos jours quasiment possible de faire tout type de modification d’une photographie en post-traitement. La question n’est donc plus simplement de l’ordre esthétique ou du rendu final de la photo, mais réellement de la cohérence du post-traitement avec le message contenu dans la photo et l’intention du photographe.

Encore une fois, c’est lorsque l’on sait ce que l’on souhaite avoir, que l’on peut se mettre en quête de l’obtenir. C’est donc un excellent moyen aussi, de vous guider vers l’acquisition de nouvelles compétences en post-traitement en totale adéquation avec vos besoins.

De nouveau, je vous invite à garder toute cette réflexion en la consignant sur votre document de travail que nous utilisons depuis le début de cet article.

Sa démarche photographique

Illustration de l'article La vampire au cœur léger
Illustration de l’article La vampire au cœur léger

C’est le moment de se relire.

Vous avez noté tout un ensemble l’information pertinente concernant votre propre pratique de la photographie. Ce sont des informations extrêmement importantes pour vous. En effet, vous pouvez commencer à découvrir sous vos yeux une représentation synthétique de votre propre style photographique.

C’est peut-être la première fois pour vous, que vous pouvez constater objectivement quel type de photographe vous êtes en réalité. De plus, vous pouvez pleinement en prendre conscience.

Si vous êtes arrivés jusqu’à ce stade de l’article et surtout des exercices, je vous en félicite grandement, car en réalité peu de personnes réalisent ce type d’introspection.

De manière totalement générale, pour savoir quantifier un progrès réalisé ou construire des objectifs à atteindre en terme  de progrès, il est toujours nécessaire de se comparer à un référentiel. Ce référentiel est justement ce que nous venons de construire ensemble.

Vous êtes donc totalement en mesure de définir vos choix en toute connaissance de cause vers vos prochaines étapes de progrès dans votre passion qui est la photographie.

Enfin pour vous guider, voici quelques questions qui vous permettra de mieux définir vos futurs d’objectifs.

  • Quels sujets parmi ceux que je maîtrise sont encore à approfondir ?
  • Quelle technique photographique n’ai-je pas encore exploré ?
  • Vers quels types de post-traitements, je souhaiterais m’orienter ?
  • Quelle intention photographique je souhaite développer dans mes futures photos ?

Comment faire si vous débutez seulement la photographie

Il est possible, si vous êtes totalement débutant en photographie, et que vous ne possédez pas encore une bibliothèque de photos assez fournie, que tout ce que j’ai écrit depuis le début de cet article vous sert à rien.

Ce n’est pas pour autant une raison pour ne pas commencer dès maintenant, à vous poser les bonnes questions. Mais comment faire, me diriez-vous ?

Il suffit simplement de ne pas regarder ses propres photos, mets de rassembler un ensemble de clichés de photographes plus ou moins connus qui vous intéressent particulièrement. Évidemment, vous n’aurez pas la capacité de répondre à l’intégralité des questions abordées dans cet article, mais vous pouvez toujours y déceler un certain nombre d’informations concernant vos centres d’intérêt en terme de sujet, en termes de post-traitement,etc…

Cela pourra aussi grandement vous aider, à vous orienter vers vos besoins en terme de matériel notamment afin qu’il soit beaucoup plus adapté à la pratique photographique que vous envisagez de faire.

Quelle que soit la profondeur avec laquelle vous arriverez à mener votre propre analyse, je vous invite néanmoins à toujours la réaliser sur un support de manière à la garder afin de pouvoir la réétudier dans quelque temps lorsque vous aurez commencé à accumuler un certain nombre de photographies dans le but de les comparer avec cette première analyse.

Il se pourrait que votre bibliothèque soit en totale adéquation avec votre analyse initiale, mais il se pourrait aussi que vous soyez totalement à côté de celle-ci. Quel que soit le résultat que vous constaterez, l’important est d’approfondir ce type d’analyse, cette fois-ci sur la base de vos propres photos, afin de réorienter consciemment votre pratique photo avec la réalité de votre sensibilité.

N’hésitez pas à partager en commentaire en dessous de cet article vos propres conclusions de votre analyse. Elles pourront certainement aider aussi d’autres photographes à mener les leurs.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

5 Conseils pour les photos à la neige

Les vacances de février arrivent à grands pas, et vous allez être nombreux à vous retrouver sur les pistes de ski au milieu de magnifiques paysages enneigés. C’est pourquoi, dans cet article, je vais vous donner 5 conseils pratiques pour réaliser de meilleures photographies à neige.

1. Compensez l’exposition

La neige, c’est blanc et par conséquent, c’est très lumineux. Cette situation est un réel piège pour les posemètres intégrés aux boîtiers d’appareil photo. En effet, comme je l’ai déjà évoqué dans un article précédent, l’automatisme des appareils photo cherche à avoir une photographie dont la luminosité moyenne est équivalente à un gris à 18%.

Dans le cas d’une photo avec beaucoup de neige, le posemètre aura tendance à interpréter les zones claires de neige comme une surexposition lumineuse. Il cherchera donc à compenser cela en sous-exposant les réglages.

L’astuce pour le photographe consiste alors à compenser cette exposition en décalant celle-ci de +1IL à +2IL en fonction des conditions de luminosité de la scène.

Cette action, peut se faire sans sortir des modes assistés tels que P, S, ou A à l’aide du boutons +/- présent sur votre boîtier.

Si vous avez l’habitude de shooter en mode Manuel, il vous suffira de vous fier à l’indicateur d’exposition affiché dans votre viseur de manière à veiller à ce qu’il indique +1IL ou +2IL.

Je vous invite à ajuster ce réglage en fonction du rendu de vos premières photos.

Au cœur du Ballon d'Alsace enneigé
Au cœur du Ballon d’Alsace enneigé

2. Évitez les forts contrastes

L’une des limitations majeures des appareils photo est la dynamique de leurs capteurs comme je l’ai déjà expliqué en détail dans un autre article. Cette contrainte peut particulièrement perturber vos photos dans les situations de photographie à la neige.

En effet, comme déjà évoqué plus haut, il suffit que le soleil pointe le bout de son nez pour qu’immédiatement la luminosité devienne très élevée. C’est pourquoi, si lors du cadrage de la scène vous ne prenez pas garde aux zones sombres et lumineuses, vous risquez de fortement d’avoir des zones sur le cliché qui soient bouchées ou brûlées.

Je vous invite alors simplement à garder cette problématique à l’esprit pour éviter cette situation. Cependant, si le sens de votre photo nécessite cette situation, je vous invite à vous reporter aux solutions abordées dans mon article à propos de ça.

 

3. Attention à la balance des blancs

Combien de fois avons-nous déjà croisé des photos où la neige est toute bleue au lieu d’être blanche ! Cette situation est exclusivement due à la gestion de la balance des blancs de votre appareil photo.

Le meilleur conseil à propos de la balance des blancs est bien de shooter en RAW, car c’est le moyen de corriger cette dominante de couleur sans aucune perte de qualité d’image. Qui plus est, comme elle se fait en post-traitement, elle vous laisse libre d’interpréter ces dominantes précisément en fonction du message de votre photo.

J’attire notamment votre attention à propos des dominantes de couleurs. Dans les faits, ils sont loin d’être que néfastes du moment qu’elles font l’objet d’un choix délibéré du photographe. Par exemple, garder une teinte bleutée à un cliché de neige, évoquera d’autant plus le climat froid de la scène. A contrario, ajouter une teinte orangée permettra d’évoquer une ambiance chaleureuse.

Shooter au format RAW, vous permettra donc de réaliser autant de version de la scène que

Écureuil qui boit
Écureuil qui boit

4. Pensez à utiliser des filtres ND

La présence de neige blanche de façon majoritaire dans la scène à photographier amplifie grandement la luminosité ambiante. Ceci a pour conséquence sur les paramètres de réglage de l’exposition suivants :

  • ouverture : fermeture de diaphragme qui induira une grande profondeur de champ,
  • vitesse : un temps de pose d’un court qui impliquera des mouvements figés
  • ISO : le plus bas possible, ce qui diminuera le niveau de bruit.

Dans le cas où vous souhaitez la présence de flou de mouvement ou une faible profondeur de champ, il sera intéressant d’utiliser des filtres ND pour limiter d’emblée la quantité de lumière de la scène.

Dans le cas où vous ne disposeriez que d’un filtre polarisant, celui-ci pourra réduire la luminosité jusqu’à  -1 IL tout en saturant les couleurs.

5. Essayer le traitement N&B très contrasté

Lorsque les conditions lumineuses imposent de très forts contrastes, il peut être intéressant de visionner les scènes en mode Noir et Blanc. En effet, les transitions pourront être très franches et graphiques et permettra d’aborder votre environnement de manière graphique voir même abstraite.

C’est aussi un moyen de mieux accepter les ciels blancs des temps neigeux lorsque les conditions météo ne sont pas optimales.

Quoiqu’il en soit, dans le domaine de la créativité, motivez-vous à tester des traitements nouveaux ou les possibilités techniques que votre matériel vous offre comme la surimpression par exemple.

Je vous invite à partager avec moi en commentaire vos remarques et astuces pour photographier dans ce contexte ou à me poser vos questions sur les points qui ne seraient pas clairs pour vous.

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Créativité, propulseur de motivation... Technique photo ou comment se servir de son matériel

5 astuces créatives pour photographier avec un trépied

Emporter un trépied avec soit est une réelle contrainte de par son poids et son encombrement. Cependant, cet accessoire n’est pas à négliger pour autant, car il permet des prises de vues impossibles ou très difficilement autrement. Dans cet article, je vous propose donc 5 astuces pour photographier avec un trépied.

1. Comme un monopod

Installer un trépied, prend un certain temps et un temps certain.

En fonction des cas, il se peut que nous n’aillions pas le moyen de prendre notre temps ou que le sujet nécessite une certaine mobilité. Il peut alors être intéressant d’utiliser son trépied à la manière un monopod, c’est-à-dire avec une seule jambe.

Vous gagnerez alors en stabilité tout en restant suffisamment souple pour réaliser des effets de filé ou pour saisir une action imprévisible.

Utilisation simplifiée d'un trépied comme monopod.
Utilisation simplifiée d’un trépied comme monopod.

2. Prendre de l’altitude

L’une des caractéristiques clé de votre trépied est sa taille. En générale, celle-ci est choisie afin de légèrement plus haute que vos yeux de manière à ce que vous puissiez aisément regarder dans le viseur si vous deviez positionner votre trépied dans une descente.

Cependant, cette hauteur peut être aussi utilisée autrement notamment pour prendre de la hauteur. Si les conditions de prise de vue vous permettent de régler un temps de pose suffisamment cours pour éviter le risque de flou de bougé, en plaçant votre boîtier en mode retardateur ou à l’aide d’un déclencheur souple, vous pouvez élever votre appareil photo largement au-dessus de votre tête. ATTENTION à bien le tenir pour blesser personne.

Un point de vue surélevé de quelques centimètres pourra complétement transformer l’impact visuel de votre cadrage !

Utilisation du trépied pour prendre des photos de plus haut. Très utile si vous être à l'arrière d'une foule.
Utilisation du trépied pour prendre des photos de plus haut. Très utile si vous être à l’arrière d’une foule.

3. Positionner précisément un flash distant

Qui dit trépied, n’implique pas forcément qu’on y mette un boîtier d’appareil photo dessus. L’alternative peut aussi être un flash muni d’un système de déclenchement à distance. De cette manière, il vous sera possible d’intégrer à votre photo une source lumineuse supplémentaire permettant d’attirer l’œil du spectateur pour guider son regard sur un point précis de votre photo.

A noter que les systèmes de déclenchement à distance par radio sont plus fiables que ceux basés sur des séquences de pré-flash quand on souhaite cacher le flash derrière un élément pour éviter de faire apparaître directement l’éclat de la source lumineuse dans la photo.

4. Support pour mini-studio photo macro

En macrophotographie, il est souvent nécessaire d’ajouter de la lumière pour permettre d’avoir une exposition correcte tout en gardant suffisamment de profondeur de champ par la fermeture du diaphragme. L’installation de tout ce matériel autour de votre sujet craintif, peut être laborieuse.

Pour gagner un peu de temps, il est astucieux de pré-positionner ses flashes et réflecteurs éventuels sur des bras magiques, eux-mêmes fixés sur les pieds de votre trépied. Ainsi, vous n’avez plus qu’à positionner l’ensemble autour de votre sujet en une seule fois puis directement commencer à shooter.

Utilisation des jambes d'un trépied comme support pour construire rapidement un mini studio pour la macro photographie.
Utilisation des jambes d’un trépied comme support pour construire rapidement un mini studio pour la macro photographie.

5. Retourner son appareil photo

Ce dernier point, dépendra du modèle de trépied que vous possédez. En effet, certains modèles permettent de retourner la colonne centrale permettant ainsi de retourner votre boîtier.

Encore une fois, cette astuce créative vous permettra de réaliser des cadrages différents de la norme et donneront à vos photos un impact clairement insolite.

A retenir

S’il y a une chose à retenir dans cet article et qu’en terme de créativité, il est important de sortir des chantiers battus et de regarder vos accessoires avec un regarde insolite. Chaque objet est conçu pour une utilisation prédéfini, mais avec la mode du fameux DIY (Do It Yourself), on s’aperçoit qu’avec un peu d’imagination, il est relativement facile de détourner leurs usages.

Le monde de la photographie est un domaine où cette pratique peut réellement apporter de la créativité à vos clichés. Alors osez passer en revue l’ensemble de votre matériel avec cet état d’esprit en tête.

Je vous invite à partager vos propres astuces en commentaires ci-dessous. Car dans ce domaine, plus nous partagerons nos astuces et plus nous pourrons aller plus loin dans notre créativité comme un Brainstorming grandiose.

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A chaque théorie son travail pratique... Technique photo ou comment se servir de son matériel

6 conseils pour essayer la photo de concert

Faire de la photo de concert est un excellent exercice pour bien apprendre à maîtriser son matériel. En effet, les conditions de lumière sont difficiles car globalement faible et en constante évolution ! Je partage avec vous quelques conseils pour que vous puissiez vous y essayer.

Mise en valeur de la dynamique de l'artiste par un flou de mouvement.
Mise en valeur de la dynamique de l’artiste par un flou de mouvement.

1. Ciblez des événements régionaux

Pour les artistes musicaux, faire des concerts est l’une des choses les plus importantes, car c’est ici qu’ils créaient leur notoriété et leur relation avec le public. Leur image est donc très importante ce qui a pour conséquence que les artistes connus doivent avoir confiance dans le photographe pour s’assurer qu’il ne dégradera pas leur image.

Dans le cas des artistes moins connus, la situation est différente. La plupart d’entre eux, sont justement à la recherche de relativement bonnes images pour faire leur promotion. Et c’est là où vous pouvez intervenir pour vous entraîner à ce domaine de la photographie.

Pour vous donner une idée, j’ai réalisé de nombreuses photos de concerts au Festival International de Musique Universitaire de Belfort (FIMU).

Utilisation du zooming pour évoquer la puissance sonore émanent de la scène.
Utilisation du zooming pour évoquer la puissance sonore émanent de la scène.

2. Présentez-vous aux artistes et au régisseur de scène

Réaliser un concert est un moment de plaisir pour les artistes, mais aussi de stress. Mais c’est aussi le cas pour le régisseur de scène. En effet, chacune des deux parties a pour mission de réaliser la prestation la plus parfaite possible pour le plaisir des spectateurs.

Que se soient les artistes ou les techniciens, ils ont tous une multitude de paramètres à prendre en compte. Il est donc évident que si vous souhaitez réaliser des photos sans vous êtes présenté avant, vous serez considéré comme un élément perturbateur.

Il est donc important de se présenter avant le spectacle, afin que ces personnes sachent à qui ils ont à faire.

Présentez-vous simplement, expliquez votre démarche, évoquer avec eux la liberté de mouvements que vous souhaiteriez avoir afin qu’ils vous les autorisent ou non. (Fosse juste devant la scène, accès à l’arrière-scène, accès à la scène, …)

N’hésitez pas non plus à proposer au régisseur de scène un signe discret qu’il pourra vous faire afin de vous signaler de quitter un lieu de la scène ou de stopper immédiatement une action que vous auriez entrepris qu’il jugerait sur le moment non-tolérable.

Quels que soient les échanges et l’issue de cette conversation, il est absolument primordial de rester courtois et de respecter le choix du régisseur de scène ou des artistes. Ce sont eux qui ont la responsabilité de la qualité du spectacle et en aucun cas vous devez perturber leur travail.

Jeu de scène et interaction entre les artistes devant une foule de spectateurs.
Jeu de scène et interaction entre les artistes devant une foule de spectateurs.
Mise en valeur de la prestation du groupe de musique en montrant la taille de la foule assistant au spectacle.
Mise en valeur de la prestation du groupe de musique en montrant la taille de la foule assistant au spectacle.

3. Expliquer aux artistes votre démarche photographique

Le point commun entre un photographe, un chanteur et un musicien et qu’ils sont tous des artistes. Ce point clé est très intéressant pour leur faire comprendre vos attentes autour de la photographie. Décrivez le style de photo que vous avez l’habitude de réaliser, ou que vous chercherez à réaliser avec eux. N’hésitez pas non plus à leur montrer des photos déjà réalisées. La qualité de votre book photos permettra de les rassurer quant à votre capacité de produire de belles images et les incitera à accueillir plus positivement votre démarche.

Ce premier contact, vous permettra de créer un lien entre les artistes et vous. Ceci sera un point fort lors de la réalisation de vos photos, car ils seront alors plus enclins, à jouer le jeu face à votre objectif le moment venu..

Mise en avant d'un effet lumineux pour évoquer la résonance du son de l'instrument.
Mise en avant d’un effet lumineux pour évoquer la résonance du son de l’instrument.

4. Définissez le deal entre vous et les artistes avant le spectacle

Dans le contexte de stress que connaissent les artistes avant leur spectacle, il est important de ne pas leur ajouter de zones d’ombre quant à votre prestation. Il est alors intéressant pour eux et pour vous de bien définir le deal entre vous. Laissez-leur votre carte de visite et expliquez-leur comment et à quelle échéance, ils pourront récupérer quelques clichés du concert.

D’une certaine manière, le fait de laisser vos coordonnées dès le départ, et un acte qui leur permettra de prendre confiance en vous et de les rassurer. N’hésitez pas non plus à leur demander leurs coordonnées en expliquant que, de toute façon, vous les contacterez pour leur envoyer les photos dues.

Je vous invite aussi à leur demander quel type de photos, ils seraient intéressés d’avoir. Sur la base de cette question, il vous sera alors plus facile de négocier certains accès auprès du régisseur puisque la demande sera validée par les artistes eux-mêmes.

Gros plan sur les mains du musicien tout en gardant en second plan la concentration sur son visage.
Gros plan sur les mains du musicien tout en gardant en second plan la concentration sur son visage.

5. Prise de vue

Votre présence ne doit en aucun cas perturber le spectacle. De ce fait, je vous conseille de ne jamais utiliser de Flash. Privilégier les éclairages de scène s’ils existent, où la lumière disponible ambiante.

N’emmenez pas avec vous énormément de matériel. En fonction des accès que le régisseur de scène vous aura donné, il vous sera facile de définir les longueurs focales dont vous aurez besoin. Classiquement un zoom de type 24-70 est largement suffisant. Si vous souhaitez réaliser des gros plans utiliser un zoom 70-200, et si vous êtes plutôt intéressé par les plans larges, opter pour une optique grand-angle entre 14 et 17 mm.

Mettez-vous d’accord avec le régisseur de scène, afin de définir un endroit où vous pourrez laisser votre sac en sécurité mais suffisamment accessible pour vous afin de réaliser vos changements d’objectifs.

Pendant le moment de vos prises de vue, ne vous embarrassez pas de matériel inutile et ne gardez en aucun cas votre sac à dos sur vous pendant la prestation.

Mise en valeur des détails de la guitare par l'emploi du noir et blanc.
Mise en valeur des détails de la guitare par l’emploi du noir et blanc.

6. Les réglages de l’appareil

Dans le cas où vous réalisez des photos d’un concert avec de nombreux éclairages, je vous conseille de régler votre appareil photo sur le mode manuel. La raison en est que, en fonction de votre position et de l’évolution des éclairages, votre posemètre risquera de ne pas savoir sur quel pied danser. Le fait de régler par tâtonnement vos réglages d’ouverture et de vitesse au début du concert, vous permettra de garder une ambiance relativement homogène sur toute votre série.

Chercher à régler votre niveau d’ISO le plus bas possible afin de garder la qualité d’image la moins bruitée et d’ajuster votre couple vitesse/diaphragme en fonction des effets rechercher. Il peut notamment être intéressant de garder une vitesse relativement lente afin de retransmettre la notion de mouvement de scène des artistes par exemple.

Jeu de scène et interaction entre les artistes sous les spots lumineux de la scène
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Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

Eclairage complexe avec un seul flash cobra

Avant de commencer cet article, je vous adresse tous mes vœux de bonheur, de prospérité et surtout de santé pour l’année 2019 ! Le début de chaque année est l’occasion de se définir de bonnes résolutions. Peut-être que l’une d’entre elles sera d’acquérir une tonne de matériels photo onéreux. Cependant, en attendant ce temps-là, je vous propose de réaliser la photo d’une bouteille à plusieurs sources d’éclairage, mais avec seulement un seul flash cobra. L’objectif de cet article, et de vous montrer que l’on peut réaliser de belles photos avec un minimum de matériel. Je vous invite à vous en inspirer, pour développer votre créativité et repousser vos limites techniques en dépensant un minimum d’argent.

L’idée

Mon but était de réaliser une image pouvant évoquer un moment chaleureux autour d’un moment de partage inspiré par cette période de premier de l’an. J’ai choisi de mettre en scène une bouteille d’alcool dans un décor simple en bois. La dominante de couleur de l’image devait être chaude pour apporter de la douceur à l’image tout en mettant en avant les textures des matériaux. Les utiliser les accessoires suivants :

  • une bouteille de Bénédictine non entamée,
  • une planche de bois pour faire mon support,
  • une planche à découper en bois pour faire le fond.

Le matériel photo

Comme évoqué dans le paragraphe d’introduction, j’ai utilisé le strict minimum de matériel photo. La liste est la suivante :

  • un boîtier photo,
  • un pied photo,
  • un flash cobra,
  • un couple de transmetteurs radio pour flash (CACTUS v6)
  • une plaque de plexiglas blanche translucide,
  • une plaque de polystyrène.

Pour info, les plaques de plexiglas et de polystyrène pourraient être simplement remplacées par des draps blancs.

Méthode de prise de vue

La technique utilisée est simple. Le but est de prendre sans jamais déplacer la bouteille ni le boîtier, 3 photos avec des éclairages différents. Les setups sont les suivants :

Première photo de base

Setup de prise de vue de la première photo de base pour avoir les reflets sur la bouteille
Setup de prise de vue de la première photo de base pour avoir les reflets sur la bouteille
Première photo de base de la photo d'une bouteille d'alcool dans des tons chaleureux.
Première photo de base de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.

Seconde photo de base

Setup de prise de vue de la seconde photo de base pour avoir les étiquettes correctement exposées sur la bouteille
Setup de prise de vue de la seconde photo de base pour avoir les étiquettes correctement exposées sur la bouteille
Seconde photo de base pour l'éclairage des étiquettes
Seconde photo de base pour l’éclairage des étiquettes

Troisième photo de base

Setup de prise de vue de la troisième photo de base pour avoir la transparence de la bouteille
Setup de prise de vue de la troisième photo de base pour avoir la transparence de la bouteille
Troisième photo de base pour la transparence de la bouteille afin de mettre en évidence le liquide
Troisième photo de base pour la transparence de la bouteille afin de mettre en évidence le liquide

Assemblage des photos

Assemblage des deux premières photos

Assemblage de la première photo et de la seconde photo de base pour la mise en évidence des étiquettes
Assemblage de la première photo et de la seconde photo de base pour la mise en évidence des étiquettes

L’assemblage est réalisé à partir des deux premières photos placées sur deux calques superposés ; la seconde photo étant placée au-dessus de la première. A l’aide d’un masque de fusion, on fait apparaître uniquement les zones de la seconde photo où se trouvent les étiquettes. Ici, le mode de fusion reste sur normal.

Ajout de la transparence

Assemblage des trois photos de bases pour avoir les reflets, les étiquettes et la transparence toutes en même temps.
Assemblage des trois photos de bases pour avoir les reflets, les étiquettes et la transparence toutes en même temps.

Pour réaliser cette opération, il suffit de placer sur un troisième calque au-dessus des deux autres la troisième photo de base. Affectez le mode de fusion superposition à ce calque et à l’aide d’un masque de fusion, faites apparaître uniquement l’intérieur de la bouteille.

Mise au propre

Retouche de l'assemblage des photos de bases de la photo d'une bouteille d'alcool dans des tons chaleureux.
Retouche de l’assemblage des photos de bases de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.

Afin d’avoir la photo la plus propre possible, il est intéressant de supprimer les poussières ou les reflets perturbateurs avec les outils tampon ou correcteur. Pour ma part, j’ai choisi de supprimer la ligne sombre dans le reflet de gauche ainsi que la tâche noire sur la droite de la bouteille.

Gestion des contrastes

Pour se faire, j’ai utilisé plusieurs calques courbes.

La première est en mode normal et est en forme de S caractéristique d’un fort contraste. Il est appliqué à l’ensemble de l’image afin de lui donner globalement plus de dynamique et de force.

Résultat de l'application de la première courbe en contraste globale sur l'image
Résultat de l’application de la première courbe en contraste globale sur l’image

Avec le second calque courbe, j’ai assombri le fond uniquement en abaissant les tons clairs et moyens. Pour avoir une délimitation précise entre la bouteille et le fond, j’ai utilisé l’outil de sélection plume puis j’ai appliqué un contour progressif de 2 pixels.

Résultat de l'application de la seconde courbe sur le fond uniquement pour l'assombrir
Résultat de l’application de la seconde courbe sur le fond uniquement pour l’assombrir

Enfin, avec un dernier calque courbe j’ai rehaussé les tons clairs sur la bouteille uniquement. Ceci a permis de raviver la bouteille par rapport au fond de l’image.

Résultat de l'application de la troisième courbe de contraste uniquement sur la bouteille pour la faire mieux ressortir
Résultat de l’application de la troisième courbe de contraste uniquement sur la bouteille pour la faire mieux ressortir

Gestion des couleurs

Dans le but d’obtenir des tons chaleureux, j’ai appliqué un calque correspondance de couleur avec le choix Crisp_Warm.look. Afin d’ajuster la puissance de celui-ci, j’ai réduit son opacité à 90%.

Pour info, chacun des calques courbes et correspondance de couleur sont en mode de fusion normal.

Résultat de l'application d'un calque de correspondance des couleur pour réchauffer l'ambiance globale
Résultat de l’application d’un calque de correspondance de couleur pour réchauffer l’ambiance globale

A ce stade, l’image aurait pu être finie. Cependant, vu l’aspect particulier de la bouteille, avec notamment le seau en cire rouge, je me suis dit qu’il serait peut-être plus cohérent de donner un aspect vintage à la photo finale.

Pour se faire, j’utilise la suite de filtres gratuite Nik Collection. Dans le cadre de cette photo, j’ai utilisé le filtre Analog Efex Pro 2. Dans la catégorie appareil photo classique, j’ai ajusté les réglages du pré-réglage n°2.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour l’ouvrir en taille réelle.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir...
Réalisation finale de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.

Afin de mieux vous rendre compte l’évolution de chacune des étapes du photomontage, voici une image animée de celles-ci :

Résumé des différentes étapes de réalisation du photomontage de la photo finale.
Résumé des différentes étapes de réalisation du photomontage de la photo finale.

Cet article est à présent terminé. J’espère qu’il vous aura apporté quelques trucs et astuces pour développer encore plus votre créativité. N’hésitez pas à me dire en commentaire ci-dessus si ce type d’article vous intéresse et que vous aimeriez que j’en réalise d’autres sur ce même principe.

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