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Photomontage du mois

La sorcière d’Halloween

La sorcière d'Halloween
La sorcière d’Halloween

Le 31 octobre de chaque année est le jour où l’on fête Halloween. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette occasion pour la sortie de mon photomontage du mois d’octobre, le thème devant porter sur cette fête. La citrouille étant l’un des éléments les plus représentatifs de ce moment, j’ai décidé de construire mon photomontage autour de  celle-ci. Vous allez donc retrouver dans la vidéo, l’enregistrement en accéléré de la réalisation de celui-ci sous Photoshop et en description ci-dessous les informations complémentaires à la conception de ce photomontage. 

Explication du comment

M’étant défini le thème d’Halloween, il me fallait réfléchir et imaginer ce à quoi mon photomontage pouvait ressembler. J’ai commencé par rassembler l’ensemble des éléments caractéristiques de ce thème. J’ai donc établi une liste de mots que j’ai structurée en plusieurs catégories : 

  • Couleur, 
  • Sujet, 
  • Ambiance, 
  • Accessoires,
  • Décor.

De cette liste, j’ai retenu les quelques mots suivants définissant la ligne directrice de mon photomontage :

  • Couleur : bleu froid,
  • Sujet : citrouille, fée noire,
  • Ambiance : brume et raies de lumière,
  • Décor : cimetière, forêt et vieille maison.

Une fois ces lignes directrices définies, j’ai commencé par chercher la photo de décor qui devait représenter un cimetière avec la présence d’arbres. Je suis donc allé sur le site pexels.com afin de trouver l’image la plus adaptée.

De même, il me fallait une photo de citrouille. La difficulté dans cette situation est de trouver une photo de citrouille dont la perspective et l’éclairage serait adaptée avec la photo du décor de base. J’ai donc fait le choix de ne pas utiliser une photo, mais d’une modélisation 3D de celle-ci en image de synthèse.

J’ai donc commencé à modéliser cette citrouille sous le logiciel Blender. Les points importants de cette modélisation étaient : 

  • La position de la caméra afin d’obtenir une perspective compatible, 
  • Un éclairage de la citrouille en adéquation avec l’éclairage de la photo du cimetière, 
  • Réaliser une texture citrouille suffisamment réaliste.

Aperçu de la capture d'écran de la modélisation 3D de la citrouille dans Blender
Aperçu de la capture d’écran de la modélisation 3D de la citrouille dans Blender

Au fur et à mesure que je modélisais la citrouille, je réfléchissais à la position de la vieille maison. Ne trouvant pas de mise en scène suffisamment logique à propos de la disposition d’une vieille maison dans le décor, j’ai décidé d’utiliser une silhouette de maison pour découper la citrouille d’Halloween.

C’est alors que j’ai eu l’idée de placer le personnage principal à quatre pattes sortant de la citrouille avec une position un peu menaçante ! Pour ce faire, j’ai demandé à mon modèle d’avoir une expression froide avec sa main droite tendue comme si elle allait attraper le spectateur de l’image.

Une fois les idées principales et les matériaux de base rassemblés, j’ai procédé au photomontage tel qu’exposé dans la vidéo. 

Les points importants de ce photomontage étaient :

  • l’intégration de la citrouille au sein du décor,
  • et les effets lumineux sur l’ensemble de la photo  avec des couleurs fantastiques.

Autocritique 

La réalisation de ce photomontage a été relativement difficile et en plusieurs étapes.

  • J’ai notamment plusieurs fois réalisé la citrouille afin de La Ronde plus réaliste.
  • J’ai aussi dû réaliser une séance photo avec une amie alors que je ne l’avais pas prévu à l’origine. J’en profite pour la remercier chaleureusement. 
  • La réalisation de l’ambiance lumineuse a nécessité plusieurs essais afin d’évoquer un sentiment de malaise nécessaire à cette image. 
  • Et globalement, j’ai fait 3 versions du photomontage.

Malgré tout ce travail, je pense qu’il aurait fallu encore améliorer l’ensemble et notamment mieux mettre en évidence le trou de la citrouille en forme de maison. Le fait d’avoir ajouté le chapeau de sorcière, la lisibilité de la forme du trou a été perdu.

Cependant, je reste satisfait du travail accompli. Ce photomontage m’a permis de reprendre un peu la pratique de la modélisation 3D que j’avais délaissé depuis plusieurs mois.

De plus, ça m’a permis de réaliser une séance photo sympathique à Christelle que je remercie encore une fois.

Auto-notation

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique

no valid data

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Les 10 erreurs du débutant photographe

Lorsque l’on débute dans un domaine, photographie ou autres, il est classique de faire un ensemble d’erreurs du débutant. Ceci est totalement normal, car de nombreux paramètres, non connus au début, sont à prendre en compte avant que ceux-ci deviennent des automatismes par la suite. Dans cet article, je partage avec vous 10 erreurs à éviter.

Erreur 1 : Attention au flash intégré

Sur la majorité des appareils photo est présent un flash intégré. Celui-ci semble permettre d’apporter de la lumière à la scène quand les conditions d’éclairage ne sont pas suffisantes pour réaliser une prise de vue correctement exposée.

Les deux soucis principaux sont les suivants :

  • La direction de la lumière est rigoureusement face au sujet.
  • La puissance de ce flash est limitée ce qui ne permet pas d’éclairer la scène totalement.

Pour ces deux raisons, cet élément n’est pas réellement adapté à ce type d’usage.

Pour moi, ce flash intégré est juste utile pour déboucher des ombres trop fortes produites par la lumière dure du soleil au niveau des yeux d’un portrait par exemple.

Erreur 2 : Flasher en paysage

Dans la continuité de la maîtrise du flash intégré, il est important de se méfier des modes tout automatiques des appareils photo.

La plupart d’entre eux, vont déclencher le flash dans les situations inappropriées telles que lors de la photographie d’un paysage ou de grands espaces. Le flash ne permettant pas de fournir suffisamment de puissance pour éclairer toute la scène, l’image produite ressemblera à une scène de nuit éclairée par une torche électrique caractéristique du film d’horreur “Blair Wich”. Pas terrible comme résultat pour ses photos de vacances… N’est-ce pas ?

Erreur 3 : Ne pas utiliser le pare-soleil

Dans la continuité de l’article de la semaine dernière à propos de l’usage du pare-soleil, je vois beaucoup trop souvent des débutants qui prennent des photos avec l’accessoire monté à l’envers, c’est-à-dire en mode “rangement” sur leur objectif.

Cette situation est totalement absurde :

  • monté ainsi, l’accessoire gène la manipulation des bagues de l’objectif,
  • il n’apporte rien à la photo
  • il ne protège pas votre objectif des chocs accidentels…

Dans ces conditions, à quoi bon l’emporter avec vous ?…

Abandonnons quelques minutes les aspects matériels, et concentrons nous sur le savoir-faire du photographe.

Erreur 4 : L’horizon de travers

De nombreuses photos sont prises à “la va-vite”, et la plupart du temps, ce qui trahit ce fait, est l’inclinaison de l’horizon.

Naturellement, tout le monde s’attend à trouver un horizon horizontal ! Oui, je sais, c’est une lapalissade ! Et pourtant, combien de photos voyons-nous avec un horizon de travers ?

Que l’on ne se trompe pas. Ici, je ne parle pas des partis-pris créatifs d’un photographe qui choisirait en toute conscience un cadrage délibérément incliné.

Erreur 5 : Pas assez bien définir son sujet

Prendre une photo, c’est avant tout mettre en évidence un sujet, un élément dans une scène.

Par exemple, sur le thème des métiers artisanaux, le sujet de la photographie suivante est le sabot. Mais j’ai fait le choix de le montrer installé dans la machine servant à tailler la cavité intérieure. De part le contraste de luminosité du sabot (clair) sur la machine (sombre) et du choix de mettre le sabot sur l’un des points forts de la règle des tiers, le message de la photographie est sans ambiguïté.

Le sujet de la photo est le sabot de bois lui-même installé dans une machine à recopier
Le sujet de la photo est le sabot de bois lui-même installé dans une machine à recopier
Le sujet de la photographie est l'artisan réalisant la fabrication d'une sabot de bois
Le sujet de la photographie est l’artisan réalisant la fabrication d’une sabot de bois

Je vous invite à toujours vous poser intérieurement la question : “Qu’est-ce que je veux montrer ?”

Erreur 6 : Attention à la qualité du fond

Une fois avoir choisi l’élément qui représentera le sujet de votre photo, il est important de regarder le fond de l’image afin que ce dernier ne vienne pas perturber la lisibilité de l’ensemble de la photo.

Gardez en tête que c’est le sujet qui doit être naturellement vu en premier. Pour ce faire, déplacez-vous, tournez autour du sujet pour trouver la meilleure position de prise de vue qui placera le sujet au meilleur endroit par rapport au fond de votre photo.

On pourrait presque dire que le plus important dans une photo, c’est le fond et non le sujet, car c’est bien la qualité du fond de la photo qui permettra de donner toute la force visuel au sujet.

Le fait de flouter le fond de l'image attire d'attention sur la forme de de la fleur nette
Le fait de flouter le fond de l’image attire d’attention sur la forme de de la fleur nette
le fond restant suffisamment lisible permet d'attirer l’œil sur l'aspect piquant de la fleur
le fond restant suffisamment lisible permet d’attirer l’œil sur l’aspect piquant de la fleur

Les dernières erreurs classiques du débutant que je vais aborder concernent le photographe lui-même.

Erreur 7 : Être trop impatient

Apprendre un domaine quel qu’il soit est une affaire de temps et de pratique. Tout repose sur le principe de l’entraînement. D’autres appelleront ça le travail, moi, je préfère le terme “entraînement” qui contient une notion de plaisir et non de peine.

Il faut donc prendre en considération que vos progrès seront progressifs… Ah la la, encore une lapalissade !

Alors intégrez dès maintenant qu’il vous faudra être patient et persévérant dans la pratique de la photographie pour en maîtriser ses aspects.

Erreur 8 : Ne pas oser essayer

Dans notre culture, dès notre plus jeune âge, nous apprenons à avoir peur de l’échec ! Au plus profond de nous même, ne pas réussir du premier coup, n’est pas acceptable au point même de ressentir éventuellement un sentiment de honte.

Ceci a pour conséquence de nous générer des contraintes supplémentaires là où ça ne devrait pas. Concrètement, nous sommes donc programmé à ne pas oser dépasser nos limites au point que sans nous en rendre compte, il se peut que nous ne pensions même pas à essayer quelque chose de nouveau.

En photographie, il faut expérimenter pour progresser. Les résultats viendront au fur et à mesure des essais. Il faut donc toujours, tout essayer.

N’attendez pas d’avoir pris connaissance auprès de quelqu’un pour tenter une technique nouvelle en photo.

  • ESSAYEZ la technique avec la méthode que vous l’imaginez être la bonne.
  • REGARDEZ le résultat.
  • AJUSTEZ vos étapes ou vos réglages.
  • Et ESSAYER de nouveau… 

Tournez en boucle ce processus jusqu’à ce que le résultat vous semble satisfaisant.

Evidemment, si vous pouvez recevoir de l’aide en parallèle, saisissez l’opportunité, mais l’important est de commencer à entrer dans cette boucle au plus tôt et si possible avec le minimum d’appréhension.

Juste pour rappel, c’est l’une des première technique d’apprentissage que vous avez pratiqué très jeune ; si, pour apprendre à faire du vélo. Comme quoi, ce processus est si simple que même tous les enfants arrivent à la mettre en oeuvre. Vous et moi y compris !

Erreur 9 : Négliger le post-traitement

On lit ou on entend un peu partout que le post-traitement est “le mal” ! Je souhaite attirer votre attention, qu’il y a toujours eu du post-traitement en photographie, et même au temps de l’argentique.

Le post-traitement informatique aujourd’hui est le pendant du travail de développement photo de l’époque argentique. Je me souviens avoir vu dans une exposition de photographie de Doisneau, les tirages bruts et ceux travaillés par le tireur ! Il y avait tellement de différences et de manipulations, que franchement, le post-traitement d’aujourd’hui n’a absolument pas à rougir !

Cependant, il y a bien une différence entre le temps de l’argentique et aujourd’hui ! C’est qu’aujourd’hui, une grande partie du post-traitement est à la charge du photographe tout simplement, car les outils le permettant sont accessibles à tous les photographes. Néanmoins, il existe encore des spécialistes de la retouche qui sauront vous proposer leur service pour aller encore plus loin dans la qualité de vos tirages.

Donc, négliger cette étape revient presque à choisir de marcher avec une seule jambe !

Erreur 10 : Ne pas oser se former

“La science infuse” n’existe pas !

Il n’est pas possible de toujours tout savoir sur tout ! C’est la raison pour laquelle se former est important pour progresser suffisamment vite avant de vous décourager.

Réservez-vous assez de temps pour vous instruire et apprendre des techniques au-delà de vos propres expériences d’apprentissage empirique.

Plus vous connaîtrez de bases théoriques et plus vous serez à même de comprendre par vous-même les causes des effets obtenus lors de vos essais empiriques !

Posséder les connaissances de bases est la fondation sur lesquelles vous pourrez bâtir votre propre apprentissage en toute connaissance de cause. Ainsi, vous gagnerez énormément de temps et accélérez vos progrès.

La liste des possibilités est très longue :

  • bouche-à-oreilles,
  • livres,
  • blogs,
  • clubs, associations,
  • coaching,
  • formations,
  • écoles,…

Accepter le fait de ne pas savoir est le point de départ essentiel pour entrer dans une dynamique d’amélioration.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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La composition, la grammaire du visuel

La signification des couleurs

Encore aujourd’hui, de nombreux aspects à propos de l’impact de la couleur sur l’homme n’est pas compris par les scientifiques. Mais une chose est sûre, c’est qu’elles influent sur notre psychologie et aussi sur notre physiologie. C’est la raison pour laquelle l’utilisation de celles-ci est omniprésente en communication dans le but de favoriser la transmission des messages et des idées. je partage avec vous la signification des couleurs et pourquoi.

Sur quoi repose le symbolisme des couleurs

Du point de vue de la physique, les couleurs sont des rayonnements électromagnétiques de longueurs d’onde définies entre 380 (violet) et 740 nanomètres(rouge).

Tableau des longueurs d'onde des couleurs
Tableau des longueurs d’onde des couleurs
Correspondance entre les couleurs et les longueurs d'onde
Correspondance entre les couleurs et les longueurs d’onde

Ainsi, tout le monde perçoit avec ses yeux, le bleu d’un objet si celui-ci émet ou réfléchit une lumière dont la longueur d’onde est proche de 470nm. Cependant, l’enregistrement de cette longueur d’onde par nos yeux qui est ensuite transmise par nos systèmes nerveux pour finir par être traitée par notre cerveau, n’est qu’un processus interne à chacun de nous.

Schéma illustrant la circulation de l'information de la couleur
Schéma illustrant la circulation de l’information de la couleur

C’est pourquoi, la sensation de couleur fait partie du domaine de la pensée et par conséquent, elle est d’ordre personnelle et privé.

De ce constat, on comprend donc que la symbolique des couleurs est basée sur les gènes, mais aussi sur le milieu géographique et le groupe socioculturel. De cette manière, une association est établie entre les couleurs et de multiples perceptions mémorisées.

Ainsi, les Esquimaux du Groënland sont capables de distinguer une trentaine de nuances de couleur de neige là où nous en percevons que quelques-unes. Sachant clairement les identifier, leur langage les a même définies dans leur vocabulaire. On comprend donc aisément l’influence du lieu géographique sur l’appropriation des couleurs.

Pour illustrer la différence d’interprétation des couleurs par la culture, il suffit de comparer la couleur des robes de mariage en Europe et en Asie. Ainsi, on constatera qu’en France la robe de mariée en blanche alors qu’en Chine, elle est rouge. De même, la couleur du deuil en Chine est le blanc alors qu’en France, c’est le noir.

Un dernier impact est le temps, ou plus exactement l’époque considérée. En effet, si on reprend l’exemple de la robe de mariée, celles-ci n’ont pas toujours été blanches en France. Durant le Moyen Âge, à l’époque Médiévale, il était simplement d’usage de porter sa plus belle robe, quelle que soit sa couleur. Ce n’est qu’en 1840 suite au mariage de la Reine Victoria que le blanc est redevenu couleur symbole du mariage en France. Pour en savoir plus à propos de l’histoire des robes de mariage, je vous invite à lire l’article Wikipédia sur le sujet.

Il est donc important de garder en tête que la signification des couleurs est loin d’être une science exacte et permet seulement de donner quelques lignes directrices.

Synthèse des significations en France

Si vous cherchez sur Internet la signification symbolique des couleurs, vous allez trouver énormément de d’information à ce sujet. Mais à y voir de plus prêt, vous noterez quelques incohérences. La raison en est, l’impact de l’influence culturel telle qu’expliqué ci-dessus.

Voici pour ma part, ce que j’ai pu rassembler concernant ce sujet pour la culture française actuelle.

Tableau de synthèse des significations des couleurs
Tableau de synthèse des significations des couleurs

Ceci est fortement inspiré de “La pédagogie interactive” Racle G, Edition Retz, Paris, 1980.

Vision des couleurs

Bien que ce soit une évidence, il est bon de rappeler que la vision d’une personne évolue en fonction de son âge. Au fur et à mesure de son vieillissement, le cristallin des yeux évolue en terme d’élasticité et donc de capacité de focalisation. A cela s’ajoute le jaunissement de celui-ci qui engendre une diminution de la quantité de lumière atteignant la rétine. Les couleurs deviennent faussées et la vision plus difficile.

Ce phénomène est continu tout au long de la vie avec une période optimale se situant en moyenne entre 25 et 30 ans, où le maximum de capacité de discrimination est atteint.

Il est à noter aussi, que l’entraînement d’une personne influe aussi sur le résultat. C’est la raison pour laquelle les personnes travaillant dans les métiers où la couleur est importante atteignent d’excellents résultats (tapissier, peintre, restaurateur de tableaux…).

Usuellement, la dégradation de cette capacité de discrimination accélère à partir de 40 ans.

Indépendamment du vieillissement de la personne, certaines couleurs sont plus ou moins facilement discernables dans l’obscurité. Ainsi, l’ordre d’apparition des couleurs, en fonction du niveau d’éclairement en lumière du jour, est le suivant : Jaune, orange, rouge, vert, bleu, violet.

A cela, s’ajoute des effets optiques optique qui provoque une sensation de proximité ou d’éloignement en fonction de la teinte. Les teintes chaudes (jaune, orange ou rouge) semblent plus proches que les teintes froides (vert, violet ou bleu).

La couleur semblant plus proche est qualifiée de “saillante” alors que la plus distante est qualifiée de “fuyante”. Ces termes sont à utiliser de façon relative. Par exemple, le bleu sera fuyant en comparaison avec l’orange, mais il sera saillant en comparaison avec le noir.

L’exploitation des couleurs dans une image

Dans la continuité de la logique des couleurs saillantes ou fuyantes, l’exploitation des couleurs repose en particulier sur la notion de comparaison et donc de contraste. Je vous renvoi notamment vers mon article concernant les contrastes d’Itten.

D’une certaine manière, pour qu’une couleur froide ait le même poids visuel qu’une couleur chaude, il faudra lui accorder une plus grande surface. C’est la même chose pour la saturation. Un bleu saturé pourra mieux compenser le poids visuel qu’un rouge désaturé.

Il faut aussi connaître le comportement des couleurs dans l’environnement naturel afin de reproduire ces effets dans les images.

Par exemple, la saturation des couleurs diminue avec la distance. Ceci est dû à la brume atmosphérique. C’est la raison pour laquelle les couleurs à l’horizon sont plus pâles.

De même, les couleurs directement éclairées par le soleil semblent désaturées. Ceci est dû à la quantité de lumière réfléchie par la surface. Pour limiter cet effet, l’usage d’un filtre polarisant peut aider à retrouver de la saturation dans les couleurs.

L’ensemble de ses informations doit vous aider à choisir les couleurs des éléments de vos images. De plus en marketing, il est préférable de ne pas utiliser plus de quatre couleurs de base afin que chacune d’elles garde bien son pouvoir visuel.

Au-delà des éléments mise en scène dans votre image, agir sur les dominances globales de couleurs permet de rapidement et efficacement influencer sur l’état d’esprit du spectateur. C’est notamment, l’intérêt de prendre un parti-pris sur la balance des blancs d’une image ou de réaliser des effets de type traitement croisée où l’on vient teinter différemment les tons sombres et clairs.

J’espère que cet article vous aura apporté quelques connaissances supplémentaires. N’hésitez pas à tester la mise en pratique de ces conseils afin que vous puissiez vous rendre compte par vous-même de l’apport de ces modifications.

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Photomontage et post-traitement

Comment analyser une image

Les points-clé de la vidéo

Photo portrait de ma fille en costume ancien
Photo portrait de ma fille en costume ancien

Pourquoi analyser

  • Progresser en photographie
    • Analyser pour reproduire les images qu’on aime
    • Exercices pratique comme un musicien travaille ses gammes
  • Photomontage
    • Importance de la cohérence d’ensemble
    • Comment les caractéristiques communes aux photos de bases pour l’assemblage final
  • Permettre en réaliser ses propres photos de base en cohérence avec la vision finale du photomontage

Description globale

  • Type : portrait
  • Cadrage : vertical
  • Thème : costume, histoire
  • Sujet : une enfant heureuse
  • Référence : La Laitière de Johannes Vermeer
  • Esthétisme : tableau peinture à l’huile

Paramètres de prise de vue

Eclairage

  • Lumière naturelle
  • Nombre de sources de lumière : 1
  • Qualité : diffuse
  • Ombres : relativement douces
  • Balance des blancs : légèrement chaud
  • Direction : provenant haut-droit

Qualité d’images

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

La synchro flash au second rideau

Dans certaines conditions de prise de vue, l’utilisation de l’option synchro flash au second rideau est essentielle pour réaliser une photographie correspondante à un effet visuel naturel. Nous allons voir dans cet article, la différence avec la synchronisation du flash au premier rideau ainsi que les conditions nécessaires pour correctement la mettre en œuvre.

Différence entre la synchro au premier et au second rideau

Fonctionnement interne au boîtier

Dans le fonctionnement d’un appareil photo de type reflex, le processus mécanique permettant de réaliser l’exposition du capteur à la lumière durant le temps de pose défini par le photographe, nécessite la mise en œuvre de deux rideaux.

De façon synthétique, le premier rideau correspond à celui qui se déplace pour découvrir le capteur, puis un second rideau se déplace pour recouvrir le capteur en fin d’exposition.

Animation montant le mouvement des rideaux lors de la prise d'une photo
Animation montant le mouvement des rideaux lors de la prise d’une photo

A savoir, la durée d’émission d’un flash lumineux est infiniment plus bref que la durée d’exposition du capteur.

Par défaut, la synchro flash des appareils photo se fait au premier rideau. Ceci signifie que l’émission de la lumière de ce flash est émise au début de la durée d’exposition du capteur. C’est-à-dire juste après le mouvement du premier rideau.

A contrario, lorsque la synchronisation du flash est réglée sur le second rideau, l’émission de la lumière du flash est émise juste avant la fin de la durée d’exposition du capteur, c’est à dire, juste avant que le second rideau commence à recouvrir le capteur.

ligne des temps pour comprendre quand se déclenche le flash au 1er et 2nd rideau
ligne des temps pour comprendre quand se déclenche le flash au 1er et 2nd rideau

Résultat visuel

Différence de rendu entre déclenchement du flash au 1er et 2nd rideau
Différence de rendu entre déclenchement du flash au 1er et 2nd rideau. La voiture se déplace toujours de droite à gauche. Durée d’exposition de 0.5s.

Les conditions nécessaires 

Afin de correctement mettre en œuvre cette option, il est nécessaire de se trouver dans certaines conditions de prise de vue spécifiques.

Pose longue

Comme nous l’avons compris dans la première partie de cet article, la modification de ce paramètre permet d’indiquer un appareil, le moment où le flash doit être déclenché par rapport à la durée d’exposition totale de la photo.

On comprend bien, que cela a du sens uniquement si la durée d’exposition de la photo est longue.

Ce prérequis est tellement d’essentiel, que certaines marques d’appareils interdisent l’accès à cette option si la durée d’exposition n’est pas suffisamment longue.

Sujet en mouvement

À la base, ce paramètre n’a d’utilité que dans le cas où l’on souhaite équilibrer la luminosité ambiante avec la luminosité d’un flash.

De plus, ceci n’a de sens que si le sujet se déplace par rapport au cadre de la photo pour inscrire sa trajectoire un peu comme en light painting.

Ceci signifie qu’il y a deux possibilités, puisque tout est relatif.

  • Soit le sujet photographié est mobile, 
  • Soit le photographe déplace l’appareil photo par rapport au sujet.

Luminosité ambiante faible

Enfin, tel que nous venons de le voir ci-dessus, afin de bien distinguer la traînée du sujet sur la photographie, il est important que l’ambiance générale de la scène soit suffisamment sombre pour que la durée d’exposition dure assez pour permettre le déplacement du sujet dans le cadre.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

8 avantages des flashes cobra

Techniquement, en photographie, la lumière est le facteur le plus important, car sans lumière, pas de photo. C’est notamment l’argument privilégié des constructeurs de flash de studio qui vantent ainsi tous leurs derniers-nés issus de leurs services innovations. C’est effectivement le cas, mais tout le monde n’a pas forcément besoin de ce niveau de qualité ou de robustesse. Pour la grande majorité des amateurs, de simples flashes cobra suffiront largement à leurs besoins. De plus, ils seront pleinement adaptés à certaines situations.

1. Eviter les yeux rouges

Éviter les yeux rouges est l’argument premier que les vendeurs de flash cobra vous soumettront lors de votre prise de décision d’achat. À travers cet avantage, les vendeurs cherchent à faire valoir le flash cobra par rapport au flash intégré des boîtiers.

En effet, une lumière de face parallèlement à l’axe optique de l’objectif, venant éclairer le regard du modèle, engendre l’apparition des yeux rouges sur celui-ci.

Ce phénomène provient du rebond des rayons de lumière sur le fond de la rétine de l’œil du sujet, et qui reviennent directement entrer dans l’objectif de l’appareil photo comme je l’explique dans l’article à propos des yeux rouges.

2. Orientation de la tête du Flash

Encore une fois, à la différence des flashes intégrés, le flash cobra possède une tête orientable permettant de diriger la lumière qu’il émet.

Cette simple possibilité, permet de modifier radicalement l’éclairage de votre sujet comme le montre la série de photos d’exemples ci-dessous.

Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté de face
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté de face
Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté vers la gauche
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la gauche
Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté vers la droite
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la droite

3. Adoucir la lumière

Dans des circonstances de reportage, où il n’est pas possible d’installer du matériel spécifique permettant de travailler le rendu de sa lumière, l’orientation de la tête du flash cobra permet d’éclairer son sujet indirectement par rebond de sa lumière sur un mur ou un plafond.

Cette technique, permet d’augmenter la taille de la source lumineuse qui devient alors le mur ou le plafond. Pour rappel, une source plus grande permet de plus diffuser la lumière..

Cette technique s’appelle le bounce Flash en anglais ce qui signifie le rebond du flash.

Exemple d'éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l'appareil photo orienté vers le plafond
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers le plafond

4. Déporter son Flash

De la même manière que l’on souhaiterait d’utiliser des flashes studio, il est possible aujourd’hui de facilement déclencher un flash cobra à distance sans que celui-ci soit relié physiquement par un câble au boîtier photo.

Certains constructeurs, comme Nikon par exemple, ont directement intégré cette possibilité à leurs flashes via une technique de communication optique, ou directement par radio.

Quelle que soit la marque de votre boîtier ou de votre flash, il existe aujourd’hui des déclencheurs radio compatibles permettant de déclencher tout un ensemble de flashes cobra à distance, vous permettant ainsi de construire un set d’éclairage comme vous le feriez avec de véritables flashes de studio. Ces déclencheurs radios s’appellent des triggers en anglais.

L’autonomie des flashes cobra ainsi que leur petite taille, leur permet d’être facilement installable à l’avance dans des lieux ou des flashes classiques de studio ne pourraient l’être.

Exemple d'éclairage avec deux flashes cobra déportés de l'appareil photo à droite et gauche du sujet
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite et gauche du sujet

Cette pratique s’appelle le strobisme.

5. Ajout de gélatine ou de filtres colorés

Afin d’adapter la température de couleur de vos flashes à l’ambiance de la scène, ou afin d’ajouter une touche créative à travers la colorimétrie de la lumière, il existe des accessoires permettant de facilement fixer des feuilles de gélatine colorées sur la tête de vos flashes.

Le fait que les flashes cobra ne chauffe pas, ajoute une facilité d’utilisation de ces feuilles de gélatine à la différence des flashes classiques de studio possédant souvent une lampe pilote diffusant beaucoup de chaleur.

À l’achat d’un flash cobra, il est souvent fourni avec une gélatine orange et vert permettant de corriger les températures de couleur des éclairages domestiques.

Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines
Exemple d'éclairage avec deux flashes cobra déportés de l'appareil photo à droite (gélatine verte) et gauche (gélatine orange) du sujet
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite (gélatine verte) et gauche (gélatine orange) du sujet

6. Accessoires de modelage de la lumière

Avec l’essor du strobisme, de plus en plus de fabricants développent des accessoires de modelage de la lumière adapté au flash cobra.

Grâce à ceux-ci, il est possible de réaliser de véritables set de studio à moindre coût.

Comme évoquée en introduction, la qualité de leur lumière sera évidemment moindre qu’avec du matériel professionnel, mais permettra néanmoins d’obtenir des résultats d’un niveau de qualité déjà très satisfaisant.

Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines et parapluie d'un coté
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines et parapluie d’un coté
Illustration des accessoires pour modélisation de la lumière pour flashes cobra
Illustration des accessoires pour modélisation de la lumière pour flashes cobra
Exemple de rendu avec le setup de flashes déportés avec gélatines et parapluie
Exemple de rendu avec le setup de flashes déportés avec gélatines et parapluie

7. Facilement transportable

Dans le cas où vous souhaiteriez déplacer votre studio photo, profiter de l’avantage de poids des flashes cobra peut grandement vous faciliter la tâche.

L’inconvénient majeur de la photographie est le poids des matériels nécessaires à réaliser de bonnes photos.

Un ensemble de flashes cobra peut permettre ainsi de répondre à ce besoin de légèreté.

8. Mode automatique

Aujourd’hui tous les flashes cobra possèdent un mode automatique appelé classiquement l-TTL ou E-TTL.

Cette possibilité d’automatisme est aussi utilisable en mode déporté. Ainsi, le réglage de vos flashes pourra être facilité pour ceux, dont l’utilisation en manuel leur semble compliqué.

Je profite ici, pour rappeler qu’une photo ne sera pas forcément meilleure au final, si le photographe ne sait pas régler manuellement ses flashes. C’est exactement la même chose quant à l’usage de votre boîtier en mode tout manuel plutôt qu’en mode automatique ou semi-automatique.

Je viens de vous encenser les flashes cobra, mais il est important de connaître aussi leurs inconvénients.

Pour moi, il y a deux critères principaux négatifs à ce type de flash.

Le premier est l’heure limite de puissance

En effet, si vous souhaitez éclairer de grands sujets ou beaucoup diffuser la lumière, vous risquez d’atteindre la limite de puissance lumineuse de ces flashes rapidement.

Sur ce point de vue, les flashes de studio classiques sont largement plus puissants que des flashes cobra.

Il est cependant intéressant de savoir que certaines marques, telles que GODOX, commencent à développer du matériel hybride entre le flash cobra et le flash studio.

Le second point négatif est la non-présence de lampe pilote

Si vous utilisez votre flash cobra tel qu’un flash de studio, vous ne pourrez pas placer précisément la lumière de vos flashes sans réaliser de multiples essais.

L’utilisation d’une lampe pilote, avec les flashes classiques de studio, permet de gagner énormément de temps quand tu as la bonne position de la lumière sur vos sujets.

Le travail au flash cobra sera donc plus laborieux et prendra plus de temps qu’avec des flashes possédant une lampe pilote intégrée.

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Les 7 astuces du bokeh photo

Lorsque l’on commence la photographie le terme bokeh arrive assez rapidement dans les conversations. Dans cet article, je partage avec vous les caractéristiques clés permettant de maîtriser le rendu du bokeh photo.

Qu’appelle-t-on bokeh photo

Le terme bokeh provient du japonais signifiant flou. Il désigne le flou du fond d’une photographie dû principalement à une faible profondeur de champ lorsque des halos lumineux parsèment celui-ci. Il s’agit donc ici uniquement d’un flou dû à la mise au point et non à une problématique de bouger.

Comment réaliser un bokeh photo

Comme annoncé dans la définition ci-dessus, le bokeh est un effet artistique habituellement au niveau du fond de la photographie engendré par une faible profondeur de champ.

Ouvrez au maximum le diaphragme

Qui dit faible profondeur de champ, dit ouverture maximale du diaphragme de votre objectif. Plus celui-ci sera lumineux et plus il permettra au diaphragme de s’ouvrir grand. Privilégiez donc des ouvertures de l’ordre de f/1. 8 à f/2.8.

À la lecture de ces chiffres, vous comprenez donc qu’il est important d’utiliser des objectifs de bonne qualité.

Utiliser une longue focale

Utiliser une longue focale, permet d’écraser les plans. Ceci a pour effet visuel d’accentuer franchement la transition entre la zone de netteté (profondeur de champ) et la zone de flou.

Illustration de l'article Téléobjectif
Illustration de l’article Téléobjectif

Dans le cas qui nous intéresse ici, cet aspect est important à prendre en compte, car il permettra de mieux détacher le sujet net du fond flou.

Rapprochez-vous du sujet

Enfin, pour réduire la plage de netteté de la profondeur de champ, il est utile de s’approcher au maximum de son sujet.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

C’est la raison pour laquelle, en macrophotographie, les profondeurs de champ sont si faibles.

Éloigner le fond

Afin de vous assurer que le fonds soit suffisamment flou, il est important de laisser suffisamment d’espace entre le sujet et le fond.

Plus le fond sera éloigné de la zone de netteté est plus celui-ci sera flou.

Placer des touches lumineuses dans le fond

La caractéristique principale d’un effet bokeh, et notamment la présence de Halo plus ou moins rond en lieu et place des points les plus lumineux du fond.

Illustration du phénomène de bokeh lorsque la la profondeur de champ est réduite.
Illustration du phénomène de bokeh lorsque la la profondeur de champ est réduite.

Dans la nature, il sera donc intéressant de rechercher des reflets spéculaires à la surface de l’eau par exemple.

Dans le cas d’une photo en studio, ceci est facilement réalisable à l’aide d’une guirlande électrique.

Privilégier les diaphragmes avec de nombreuses lamelles

Il est classiquement reconnu, que la qualité esthétique de cet effet bokeh et d’autant mieux que les taches lumineuses sont les plus rondes.

Pour obtenir ce type de géométrie parfaite, il est important de choisir un objectif dont le diaphragme est composé d’un maximum de lamelles.

Donner une forme reconnaissable aux taches de lumière

Pour des effets créatifs, et ainsi donner du sens à sa photographie, il peut être intéressant de donner la forme que l’on souhaite à ces halos de lumière.

Pour ce faire, il suffit de placer un pochoir percé de la forme souhaitée juste devant l’objectif de l’appareil photo. Pour illustrer cette technique, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la réalisation d’une carte de vœux.

Illustration du phénomène de bokeh avec une mise en forme personnalisée.
Illustration du phénomène de bokeh avec une mise en forme personnalisée.

Quand utiliser le bokeh photo

En résumé, vous savez maintenant de quoi on parle lorsque l’on utilise le terme bokeh et vous connaissez les caractéristiques influent sur le rendu de celui-ci.

Il s’agit donc maintenant de savoir à quel moment il est pertinent d’utiliser cet effet sur vos photos.

Isoler le sujet

Isoler le sujet, est la réponse la plus fréquente à propos de la raison d’utiliser le bokeh photo.

En effet, éliminer tous les élément perturbateur du fond présent derrière le sujet principal de votre photographie, permet instantanément d’attirer le regard sur le seul élément net de votre cadrage.

Ce choix est particulièrement utile, afin de faciliter la lecture de votre image au premier coup d’œil.

L’attention du spectateur sera donc essentiellement centré sur le sujet net et incitera alors celui-ci à regarder chaque détail qui le compose.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

C’est un choix particulièrement pertinent lorsque le but de votre photo est de décrire votre sujet tel qu’il est.

Cependant, la contrepartie sera que vous perdrez toute information concernant le contexte et l’environnement de votre sujet.

Ce choix doit donc être pris en toute connaissance de cause.

Masquer un fond inesthétique

Dans certaines circonstances, un photographe peut-être amené à prendre des photos dans un lieu particulièrement inesthétique.

Si vous vous trouvez dans ce cas-là, il sera certainement nécessaire de trouver des astuces pour éviter de distraire le regard du spectateur en minimisant l’impact du fond sur votre photo.

Grâce à l’effet de bokeh, un fond totalement inesthétique, peut devenir visuellement attrayant une fois suffisamment flouté. En effet, vous pourrez éventuellement profiter d’un fond coloré tout en dégradé de couleurs différentes.

Donner de l’esthétisme à votre photo par le bokeh photo

Placer judicieusement, des halos de lumière par rapport à votre sujet principal, peut particulièrement rendre esthétique la photographie de votre sujet.

De plus, donner une forme à ses tâches de lumière, peut-être un moyen subtil d’ajouter une information au sujet photographié. Le message de votre photo pour alors être totalement différent.

Enfin de manière générale, avoir un fond très flou et diffus, engendrera un sentiment de douceur à l’ensemble de votre photographie. Cela peut être intéressant dans le cadre de la photographie de portrait féminin par exemple.

Réaliser le bokeh en post-traitement

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, la capacité à réaliser un bokeh esthétique et de bonne qualité, est particulièrement associé à l’utilisation d’une optique de qualité et souvent onéreuse.

De plus, suivant le sujet que l’on photographie et en fonction de son environnement, il peut-être compliqué de réunir les conditions nécessaires à correctement flouter l’arrière-plan.

Pour de telles situations, la mise en place en poste traitement d’un effet de bokeh peut être la solution. C’est pourquoi, de nombreuses banques d’images sur internet permettent d’accéder à des photos représentant uniquement un fond bokeh qu’il sera facile d’intégrer à vos photographies.

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Comment choisir son objectif macro

La macrophotographie est une discipline de la photographie dont le but est de prendre en photo des sujets avec un grossissement minimale de 1:1. Pour se faire, les constructeurs d’objectif ont mis sur le marché une gamme dédiée d’objectif spécialisé. Ce sont les fameux objectifs macro. Dans cet article, je partage avec vous les points à prendre en compte lors de l’achat de ce type d’objectif.

Confirmez votre intérêt pour la macrophotographie

Comme je le disais plus haut en introduction, la macrophotographie est une niche parmi l’ensemble des domaines de la photographie. C’est pourquoi, avant d’envisager l’achat d’objectifs dédiés, il peut être pertinent de s’assurer que votre attrait pour la macrophotographie est bien avéré.

Pour se faire, je vous conseille de commencer à pratiquer la macrophotographie avec le minimum d’investissement.

Il existe deux manières pour obtenir de fort grossissement avec un objectif 50 mm bon marché sans trop investir dans les accessoires nécessaires.

La bague d’inversion

Cet accessoire permet de fixer un objectif nikon 50 mm f/1,8 sur votre boîtier grâce au filetage de diamètre 52 mm normalement réservé à la mise en place des filtres.

Ainsi, la lentille interne de cet objectif prendra le rôle de la lentille frontale d’un objectif standard.

Le fait de regarder dans le sens inverse de l’objectif 50 mm, provoque un grossissement conséquent permettant de réaliser vos premières macrophotographies.

Une fois monté sur votre boîtier, placez l’indicateur de diaphragme sur 1.8, et tourner votre bague de mise au point à sa distance minimale.

Le facteur de grossissement que vous obtiendrez ainsi sera supérieur à 1:1. De plus, le coût de l’opération sera largement moindre par rapport à l’achat d’une optique spécialisée.

Prenez garde, dans cette configuration à ne pas endommager votre lentille interne devenue lentille frontale.

Le Kit de bagues allonges

Une bague allonge est simplement un tube permettant d’éloigner l’objectif du boîtier.

Ceci a pour effet de réduire la distance de mise au point minimale de n’importe quel objectif.

Classiquement, un jeu de bague allonge est constitué d’un ensemble de trois bagues de longueur différente que vous pouvez utiliser seule ou combinées entre elles.

L’avantage des bagues allonges est qu’elles sont utilisables avec l’ensemble de vos objectifs et comme elles ne comportent pas d’élément optique à l’intérieur, elles ne dégradent pas la qualité optique de vos objectifs.

Photo réalisée avec des bagues allonges
photo réalisée avec un objectif Nikon 50mm f/1.8 à f/5.6 en lumière naturelle avec les trois bagues allonges (12mm + 20mm + 36mm). La distance sujet/lentille frontale était d’environ 2cm.

Commencez à pratiquer la macrophotographie avant d’aller plus loin dans l’achat de matériels. Pour ce faire, je vous invite à lire l’article sur les bases de cette pratique.

Maintenant que vous êtes certain que l’activité de macrophotographie vous intéresse, il peut être intéressant d’investir dans du matériel plus adapté.

Choisir son vrai objectif macro

Les constructeurs d’objectif proposent une gamme de trois focales fixes :

  • 50mm,
  • 100mm,
  • 200 mm.

Il faut savoir que plus la longueur focale est grande et plus le prix de l’objectif est levé.

Aussi, plus la longueur focale est grande et plus la maîtrise de l’optique est difficile pour le photographe.

La distance de mise au point minimale

Il s’agit ici du paramètre le plus important en macrophotographie puisqu’il correspond à la distance à laquelle le rapport de grossissement maximal de l’objectif est obtenu.

Ce sera la nature du sujet que vous souhaitez photographier qui imposera le choix de la distance minimale de mise au point nécessaire et par conséquent la longueur focale de l’objectif adéquate.

Il est clair que dans le cas où vous photographiez un sujet totalement statique tel que des pièces de monnaie, une longue distance de mise au point minimale ne sera pas nécessaire. L’achat d’un 50 mm macro vous sera alors suffisant et moins onéreux.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

Par contre, si vos sujets de prédilections sont les insectes, il est important de prendre en compte le risque d’envol de ceux-ci au cas où vous devriez vous rapprocher trop près d’eux.

La taille du capteur

A longueur focale identique, la taille du capteur de votre boîtier influent sur le facteur de grossissement du sujet.

L’usage d’un capteur de taille APS-C sera alors un avantage dans ce domaine.

Par exemple une optique de longueur focale 100 mm se comportera de la même manière qu’un objectif de longueur focale 150 mm.

Vous pourrez ainsi réaliser quelques économies.

Le flou de bouger

Comme je le disais plus haut, plus votre objectif macro aura une longue focale et plus il sera difficile à maîtriser par le photographe.

Ici, j’attire l’attention sur le risque de flou de bouger qui est amplifiée par la longueur focale.

Pour pallier à cette problématique, il sera nécessaire pour le photographe d’utiliser un trépied stable pour éviter le moindre tremblement et ainsi garantir la netteté des clichés.

L’obligation de mettre en œuvre tout cet ensemble de matériels supplémentaires, est une réelle contrainte non-négligeable pour le photographe.

Quel est le meilleur compromis pour les débutants

Pour ses qualités optiques, notamment par rapport à sa distance de mise au point minimale, il est classiquement conseillé de commencer par l’achat d’un 100 mm macro.

Depuis quelques années, les constructeurs d’objectifs ont ajouté les deux fonctionnalités supplémentaires suivantes :

  • l’autofocus ultra rapide,
  • la stabilisation optique.

Compte tenu des particularités dues à la mise en œuvre de la macrophotographie, ces deux fonctionnalités ne sont pas essentielles pour débuter.

Cependant, elles permettent d’utiliser votre objectif macro pour des usages plus classiques tels que le portrait.

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Les reflets en photos

Intégrer des effets optiques dans l’esthétisme de vos photographies apporte une plus-value à l’intérêt de vos clichés. C’est le cas par exemple avec les reflets. Dans cet article, je vous propose de voir aussi bien comment profiter d’eux, mais aussi comment les éviter.

Pourquoi jouer avec les reflets

Pour apporter du sens à une photo, il est souvent judicieux d’y intégrer une interaction entre au moins deux éléments.

Dans le cas qui nous concerne ici, cela peut être simplement le sujet et son propre reflet, ou bien, le sujet principal avec le reflet d’un sujet secondaire par exemple.

Utiliser cet artifice permet donc de facilement mettre en relation deux éléments au sein de la même photo.

Voici ci-dessous une liste non-exhaustive de possibilités :

  • Mettre en relation deux éléments,
  • Évoquer le rêve,
  • Apporter un aspect mystérieux à une scène,
  • Mélanger l’intérieur et l’extérieur,
  • Déformer une scène,
Les secret est d'exposer la photo à l'envers...
Source de la Coudre dans la forêt de Bercé en Sarthe.
Le secret est d’exposer la photo à l’envers…

Un reflet, c’est quoi ?

Pour bien parler de quelque chose, il est essentiel de commencer par bien définir le sujet. C’est pourquoi, je commence par expliquer ce qu’est un reflet.

Wikipédia défini un reflet comme ci-dessous :

“Un reflet est, en physique, l’image virtuelle formée par la réflexion spéculaire d’un objet sur une surface.”

Dans cette définition, il y a 4 termes importants :

  • Image virtuelle,
  • Réflexion spéculaire,
  • Objet,
  • Surface.

Voyons ensemble chacun de ces termes.

Image virtuelle

Concrètement, un reflet est donc une image virtuelle. Il faut donc comprendre à travers ce terme, qu’il est tout à fait possible d’altérer le rendu de celui-ci.

Il sera par exemple possible de modifier :

  • Sa colorimétrie,
  • Sa luminosité,
  • Sa géométrie pour déformer son image,

Réflexion spéculaire

La réflexion spéculaire est une propriété optique d’une matière. Dit de façon beaucoup plus commune, il s’agit simplement de la propriété miroir due à l’état de surface et au matériau d’un objet.

Ce qu’il est important de retenir ici, est que cet effet miroir est prévisible. C’est-à-dire qu’il est facile pour un photographe, d’anticiper la présence du reflet et ainsi définir la position de l’appareil photo pour placer le reflet dans l’image à l’endroit qu’il souhaite.

Objet

Ce terme indique qu’il est nécessaire d’avoir défini un sujet pour en avoir son reflet. Il faudra donc focaliser son attention sur des sujets facilement reconnaissables afin de mieux les distinguer à travers leurs reflets.

Surface

Cet élément est l’un des plus importants. En effet, la surface en question est justement “l’outil” donnant lieu à la création du reflet. Sans cette surface, il n’y a pas de reflet.

Notez, que ce seront les propriétés de cette surface qui engendreront les altérations que j’évoquais plus haut concernant l’image virtuelle.

Le choix de cette surface est donc primordial pour le rendu final.

Ces informations peuvent être synthétisées par le schéma suivant :

schéma de principe de la génération d'une reflet
schéma de principe de la génération d’une reflet

Comment exploiter les reflets dans ses photos

Quand on veut exploiter les propriétés des reflets, il faut d’abord les trouver. Voici rapidement quelques points d’attention à considérer pour faciliter votre recherche :

  • Les flaques d’eau,
  • Les vitrines,
  • Les lunettes,
  • Les façades d’immeubles,
  • Les chromes,
  • Les miroirs,
  • Globalement, les constructions ou objets d’origine humaine

Recherchez aussi les objets qui sont bien dans la lumière. Plus ils seront éclairés et mieux ils se refléteront.

Comment éviter les reflets dans ses photos

Jusqu’à présent, nous avons vu le reflet comme un élément souhaité de la part du photographe. En fonction de l’objectif de celui-ci, il se peut que le photographe cherche au contraire à éviter les reflets.

Voici quelques accessoires ou techniques permettant d’éviter la présence de reflet sur nos photographies.

Sans artifice supplémentaire, il est possible d’éviter les reflets un collant l’objectif de votre appareil photo directement perpendiculaire à la surface vitrée d’une vitrine par exemple.

Comment éviter les reflets lors d'une prise de vue dans un vitrine
Comment éviter les reflets lors d’une prise de vue dans un vitrine

J’imagine que vous vous dites certainement que cette technique est extrêmement contraignante du point de vue de la liberté de composition. C’est effectivement le cas.

Pour aller un peu plus loin, il est nécessaire d’utiliser quelques accessoires complémentaires :

  • Filtres polarisants sur l’objectif,
  • Cache sombre,
  • Polariser la lumière.

Amusez-vous avec les reflets…

Maintenant que vous savez gérer les reflets, je vous invite à réaliser une série de photos den mêmes sujets avec et sans reflet.

C’est en vous entraînant à ajouter des reflets ou à supprimer des reflets dans vos photos que vous apprendrez à les maîtriser.

Commencer par aborder uniquement les aspects techniques permettant de les faire apparaître tel que vous le souhaitez dans vos image. Puis passer au niveau supérieur en vous servant des reflets pour mieux illustrer les messages que vous souhaitez transmettre dans vos photos.

Il est temps donc maintenant, d’attraper votre appareil photo et de sortir réaliser vos clichés. Racontez-moi cette expérience en commentaire ci-dessous en expliquant quelles sont vos difficultés et vos bonnes surprises que vous aurez rencontré.

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L’orientation du cadrage en photographie

L’une des premières décisions à prendre lors de la prise de vue d’une photographie, est le choix de l’orientation du cadrage. En fonction de celui-ci, vous allez pouvoir intégrer à votre photographie des éléments différents si votre cadre est vertical ou horizontal. Bien évidemment, cela influencera énormément le message transmis par votre image. Dans cet article, je partage avec vous les critères à prendre en compte pour faire votre choix de l’orientation du cadrage en bonne connaissance de cause.

Impact de l’orientation à la prise de vue

Le premier impact de l’orientation d’une photo est souvent subi inconsciemment par le photographe.

En effet, la majorité des appareils photo ne dispose pas des doubles commandes telles que l’on puisse trouver sur les gros appareils reflex. Cela paraît être un petit détail technique, mais il impacte inconsciemment bon nombre de photographes ne possédant pas d’appareils avec cette fonctionnalité. L’intégralité des commandes des boîtiers est placée de manière à être naturellement utilisée lors de l’orientation d’un cadrage horizontale. Cet état de fait, incite donc fortement à utiliser ces appareils dans le sens horizontal et non vertical.

Je vous invite à prendre quelques minutes pour parcourir rapidement votre banque de photos. Certainement, vous vous rendrez compte que vous réalisez la majorité de vos photographies dans le sens horizontal. C’est la raison principale de l’existence des grips pour appareil photo au-delà de l’augmentation de l’autonomie de l’appareil photo par l’ajout de batteries supplémentaires.

Avec ce type d’accessoire, vous garderez la même praticité d’utilisation de l’appareil photo en orientation verticale.

Le deuxième impact principal que le photographe rencontrera au moment de la prise de vue est la différence des éléments de la scène qu’il pourra intégrer dans son cadrage.

Si les éléments importants de votre scène se trouvent disposés verticalement, il sera peut-être judicieux d’opter pour une orientation verticale plutôt qu’horizontale. C’est particulièrement le cas pour les photos de portraits.

Impact de l’orientation sur la lecture de l’image

Dans les civilisations occidentales, le sens de lecture est classiquement de gauche vers la droite pour l’orientation horizontale et de haut vers le bas pour l’orientation verticale.

Cette convention est à particulièrement prendre en compte lorsque vous souhaitez guider le regard du spectateur dans votre photo.

Si nous prenons l’exemple d’un escalier photographié de côté, si le bas de l’escalier se trouve dans le coin inférieur gauche de la photo et le haut dans le coin supérieur droit de celle-ci, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier monte.

L'escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Cependant, si vous inversez la prise de vue de l’escalier de manière à ce que le haut de l’escalier soit dans le coin supérieur gauche et le bas dans le coin inférieur droit, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier descend.

L'escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Revenons au sujet du choix de l’orientation du cadre en verticale ou horizontale, en nous appuyant sur le même exemple de l’escalier.

En fonction de votre angle de vue, si vous cadrer l’escalier verticalement, la photo transmettra l’idée que l’escalier est plus raide que si la photo est cadrée à l’horizontale.

L'escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L’escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L'escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal
L’escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal

Émotions transmises en fonction de l’orientation du cadrage

Vous trouverez ci-dessous de façon succincte, le type d’émotion transmise en fonction de l’orientation de votre cadre.

Cadrage horizontal :

  • Stabilité,
  • Calme,
  • Sérénité,
  • Douceur,

Cadrage vertical :

  • Instabilité,
  • Force,
  • Dignité,
  • Virilité,

Exercices

Afin de mettre en application ce que nous venons de voir ensemble, je vous invite à faire une petite sortie photo pendant laquelle je vous propose de systématiquement prendre en photo les mêmes sujets orientés de façon horizontale ET verticale.

Je vous invite alors une fois vos photos déchargées sur votre ordinateur, à analyser les différentes émotions que vous pouvez ressentir à la vision du cadrage verticale ou horizontale de chacune de vos prises de vue.

L’objectif de cet exercice est de vous faire prendre conscience de l’impact émotionnel que provoque le choix de l’orientation de vos prises de vue.

En complément de cet article, vous pouvez lire ou relire mon article précédent concernant la puissance du recadrage.

Laissez-moi en commentaire votre retour d’expérience concernant cet exercice afin de poursuivre ce sujet de façon plus interactive.

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