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Photomontage du mois

L’antre de la sorcière…

J’adore le mois d’octobre avec la fameuse date du 31/10 qui correspond au dernier jour du mois et en même temps à Halloween ! Ces conditions sont parfaites pour le photomontage du mois ! Qui plus est, le monde fantastique évoqué par cette fête est parfait pour m’inspirer des photomontages créatifs. Pour cette année, je reviens aux bases… Une sorcière et des crânes humains !

Explication du comment

Ma motivation de départ était de réaliser une image dont l’ambiance aurait un rôle prépondérant par rapport à son contenu. J’ai donc réfléchi à mettre en scène seulement quelques éléments. Ma shortlist s’est arrêtée sur ce qui suit :

  • une sorcière
  • un ou des crânes humains

Concernant l’ambiance, j’avais en tête quelque chose d’obscure et de mystérieux. C’est la raison pour laquelle j’ai cherché à recréer une sorte d’ambiance de grotte sombre avec un éclairage dont les ombres seraient très dures.

En cherchant rapidement sur Internet, je me suis rendu compte que je ne trouverai pas facilement une image de base correspondant à mes attentes. J’ai donc décidé de m’orienter vers l’image de synthèse avec le logiciel Blender.

J’ai donc axé mes recherches pour trouver le modèle 3D d’un crâne humain gratuit, suffisamment réaliste, pour convenir à mon image. Voici le résultat de la recherche :

A partir de ce moment, j’ai commencé à réfléchir au cadrage de la mise en scène. En chargeant le crâne dans le logiciel 3D, j’ai imaginé la présence d’un crâne surdimensionné au milieu de plein d’autres crânes répartis autour ; un peu comme une sorte de sanctuaire.

Pour réaliser ça facilement et de manière naturelle, j’ai fait calculer à Blender la chute d’une centaine de crânes sur un sol. J’ai ensuite sélectionné une image parmi les 250 images de l’animation qui me convenait le mieux en termes de disposition.

J’ai ensuite réfléchi à l’éclairage de la scène, car c’est cet élément qui donne l’ambiance de l’ensemble. C’est donc le paramètre le plus important.

Après plusieurs essais de positionnement, j’ai choisi de placer la source de lumière principale à l’intérieur du grand crâne. De cette manière, j’ai pu facilement créer des zones d’ombre et de lumière comme on peut le voir ci-dessous.

Cette première étape de luminosité donnait une bonne base, mais l’image semblait plate. J’ai donc ajouté un effet de profondeur de champ avec la caméra pour mieux guider le regard vers le centre de celle-ci. Ce mécanisme permet aussi de donner la sensation d’être à l’intérieur de l’image.

Ensuite, il manquait encore quelque chose. J’ai donc ajouté une atmosphère chargée en humidité pour donner encore plus de profondeur à l’image.

Cette foi-ci, j’y suis presque. L’ambiance et bien là, mais les zones d’ombres sont trop bouchées à mon goût. Pour corriger cela, j’ai ajouté deux autres lumières d’appoints autour de la scène.

La différence est subtile, mais cela apporte une meilleure définition du contour du grand crâne.

La base du photomontage est alors réalisée. Il me reste à intégrer la sorcière.

Pour réaliser ce travail, j’ai d’abord tenté d’ajouter la sorcière directement dans Photoshop, mais pour avoir une meilleure intégration de celle-ci dans la brume de l’image, j’ai changé mon fusil d’épaule. J’ai donc décidé de directement l’ajouter dans le logiciel de 3D.

L’opération est simple à réaliser. Il suffit de créer un fichier PNG contenant la couche alpha du masque de sélection de la sorcière et de l’intégrer comme matériau sur un simple plan.

L’avantage de cette technique est aussi de mieux maîtriser la notion d’échelle de la sorcière par rapport au grand crâne. De plus, le positionnement de ce plan directement derrière les petits crânes de l’avant-plan, m’évite de travailler un masque de sélection complexe dans Photoshop.

Voici le résultat du calcul de l’image de synthèse par Blender :

Maintenant, l’image est toujours plate et manque de style. J’ai donc choisi de travailler cette image dans Photoshop en réaliser les étapes suivantes :

  • ajout de la lumière au bout de la baguette magique,
  • ajout des éclairs noirs,
  • ajoute de la texture de l’image,
  • réglage des contrastes,
  • et ajout des dominantes de couleur bleu/jaune

Ainsi, l’image finale a été réalisée.

Autocritique

Ce photomontage m’a bien amusé. Le fait de faire la majorité de l’image directement dans le logiciel 3D m’a intéressé et à changer mes habitudes de quasiment tout faire dans Photoshop.

Je trouve personnellement que cette image est un bon exemple de la puissance de réalisation des logiciels 3D dans l’imagerie.

C’est notamment la raison pour laquelle, j’aime la production d’image par l’utilisation de nombreux moyens de production différents. C’est en associant ces outils que l’on arrive à facilement concrétiser les idées créatives que l’on peut imaginer en amont.

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Photomontage du mois

La chaleur de l’été

Photomontage illustrant la chaleur de l'été mettant en scène les activités de la saison telles que les barbecues et les baignades dans les piscines
Photomontage illustrant la chaleur de l’été mettant en scène les activités de la saison telles que les barbecues et les baignades dans les piscines

L’été arrive à grands pas. Avec cette saison, la chaleur tant attendue va nous permettre de pratiquer plusieurs activités sympathiques telles que les barbecues et les baignades en piscine ou à la plage. J’ai donc eu l’idée de réaliser un photomontage mettant en scène ces deux activités de manière loufoque.

Explication du comment

J’ai commencé à faire la liste des ressources qu’il me fallait pour réaliser ce projet :

  • un barbecue,
  • une piscine,
  • de l’eau,
  • des sujets qui se baignent.

Ensuite j’ai réfléchi à comment cadrer l’ensemble afin de bien agencer les différents éléments. J’ai pris ma tablette et j’ai commencé à esquisser mon idée. Voici ci-dessous à quoi cela a ressemblé :

Esquisse réalisée lors de ma réflexion
Esquisse réalisée lors de ma réflexion

C’est alors que je me suis dit qu’il serait plus facile d’obtenir un angle de vue adapté si je réalisais le barbecue en objet 3D sous Blender.

réalisation du barbecue dans le logiciel Blender
réalisation du barbecue dans le logiciel Blender

Il me fallait un décor aussi. J’ai donc photographié ma terrasse en imaginant l’emplacement de mon barbecue virtuel.

Photo de décor dans lequel intégrer le barbecue virtuel
Photo de décor dans lequel intégrer le barbecue virtuel

Garce à l’utilisation du plugin FSpy, j’ai pu définir précisément l’angle de vue de la caméra dans Blender afin que les perspectives du Barbecue soient compatibles avec celles de la photo de fond.

Illustration du plugin FSpy pour définir la position de la caméra dans une scène photographiée.
Illustration du plugin FSpy pour définir la position de la caméra dans une scène photographiée.

Une fois les ressources de bases réalisées, j’ai tout assemblé dans Photoshop. Ci-dessous, vous trouverez la palette des calques montrant synthétiquement l’empilage des différents éléments.

Palette des calques du logiciel Photoshop
Palette des calques du logiciel Photoshop

J’ai donc réalisé les actions suivantes :

  • Ajouter un décor,
  • Ajouter le barbecue,
  • Ajouté une saucisse sur le plongeoir,
  • Ajouté une saucisse dans l’eau,
  • Ajouté un chapeau à celle sur le plongeoir,
  • Puis, j’ai ajouté des textures pour rendre un aspect vieillissant à la photo,
  • Et pour finir, j’ai aussi créé une fuite de lumière.

Autocritique

Je me suis bien amusé à réaliser ce photomontage. J’aime bien les idées un peu loufoques, car pour moi c’est une réelle liberté créative.

Lier les possibilités de l’image de synthèse avec celles de la photographie est un bon moyen de décupler les possibilités.

Concernant le résultat final, je ne pense pas que ce soit le meilleur photomontage que j’ai réalisé. Mais ce n’est pas grave, car en le réalisant, j’ai mis en oeuvre des techniques intéressantes et j’en ai appris de nouvelles.

Maintenant, à vous de me donner votre avis en commentaire ci-dessous. Je suis toujours preneur de critiques constructives afin de progresser dans mes pratiques.

Je vous invite aussi à réaliser votre projet sur le thème « La chaleur de l’été ». Partagez avec moi vos réalisations, et si j’en ai suffisamment, je prendrais le temps de créer un article dédié pour mettre en avant vos réalisations.

Alors à bientôt et rendez-vous au mois prochain pour un nouveau photomontage.

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Photomontage du mois

Fête du travail

Pour ce photomontage dont la parution est prévue pour le 30 avril, je me suis dit qu’il serait intéressant d’illustrer la fête du travail du 1er mai. Immédiatement, il est apparu des images de cheminots en tête. Pour donner un côté fantastique à la scène, j’ai pensé à créer une image du style des affiches de film.

Pour évoquer le travail, je voulais mettre en évidence des mains qui symbolisent grandement le savoir-faire des ouvriers spécialisés de ces années-là.

De plus, je souhaitais montrer la difficulté du labeur. Ceci m’a orienté vers une époque ancienne où les locomotives fonctionnaient encore à la vapeur.

Pour être cohérent avec l’époque, j’ai fait le choix d’utiliser de vieilles lunettes pince-nez datant du début de 19ème siècle que j’ai récemment récupérées chez mes parents. Enfin, je me suis noirci le visage pour évoquer la saleté du charbon omniprésent dans cette industrie.

La fête du travail
La fête du travail

Explication du comment

Ayant l’idée finale bien en tête, il me fallait réunir l’ensemble des ingrédients :

  • Un portrait de cheminot avec les mains en avant,
  • Une locomotive à vapeur, de face, crachant de la fumée noire.

J’ai commencé par chercher un modèle 3D d’une locomotive à vapeur. J’ai trouvé un modèle gratuit accessible en téléchargement par ce lien.

Le problème a été que ce modèle ne comportait aucun matériau et présentait quelques erreurs de conception. J’ai donc dû reprendre le modèle pour le corriger et lui attribuer des matériaux fait-maison.

Tout ce travail a été réalisé dans le logiciel 3D gratuit, Blender, téléchargeable ici.

L’avantage d’utiliser un modèle 3D est la flexibilité d’utilisation pour positionner les éclairages et le point de vue afin de créer un objet facilement intégrable dans le photomontage. De plus, Blender permet de générer des fluides telle que de la fumée. J’ai ainsi pu créer une fumée de la densité et de la taille qu’il m’était nécessaire pour intégrer mon visage dans celle-ci.

Une fois une ébauche de cette première image faite, je me suis servi de celle-ci pour m’aider à cadrer mon portrait et positionner mon éclairage en cohérence avec l’éclairage de la locomotive.

Ma femme a endossé le rôle de photographe et ma fille celui d’assistante dont le but était de maintenir un masque afin de limiter l’éclairage sur mon visage. Ceci a permis de mettre plus en évidence les mains que le visage.

La séance photo a produit une trentaine de photographie parmi lesquelles j’ai trouvé mon bonheur.

L’intégration des photos ont été réalisée dans Photoshop telle que le montre la capture d’écran de la palette des calques ci-dessous.

Palette de calque du photomontage La fête du travail

A noter pour donner plus de relief à la photo, j’ai choisi d’ajouter un effet de lens flare au niveau de la lanterne de la locomotive.

Autocritique

Ce photomontage a été très intéressant à réaliser car quasiment tout a été réalisé par moi-même à l’exception de la modélisation de la locomotive. J’ai donc dû faire appel à de nombreuses compétences, tant en édition 3D qu’en photographie et évidemment en photomontage. J’en profite aussi pour remercier ma femme et ma fille sans qui la photo de portrait aurait été beaucoup plus difficile à produire.

Le résultat correspond bien à l’idée de départ que j’avais en tête ce qui fait que je suis bien satisfait du résultat obtenu.

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique
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Photomontage du mois

Père Noël coincé

Le mois de décembre est indissociable de Noël. J’ai donc cherché à réaliser un photomontage sur ce thème. Un peu à court d’inspiration ces derniers temps, je me suis senti un peu coincé dans mes idées. Cela a été l’élément déclencheur pour produire ce photomontage : “Et si je réalisais le Père Noël coincé dans sa cheminée !”. 

Père Noël coincé photomontage
Père Noël coincé photomontage

Explication du comment

J’ai commencé par chercher la photographie d’une maison dans un paysage enneigé. Je suis donc allé la chercher sur le site Pexels.com. Il s’agit d’un site qui mets à disposition une grande quantité de photographies en haute résolution et libres de droit.

Mon choix s’est porté sur la photographie d’un chalet couvert de neige(Voir ci-dessous). La problématique était que ce chalet ne présentait pas de cheminée. J’ai donc décidé de la créer en image de synthèse. 

Image de base
Image de base

Enfin comme tout le monde le sait, le Père Noël ne sors jamais en journée et dépose ses cadeaux au milieu de la nuit. Il fallait donc que je transforme l’image comme si elle avait été prise de nuit.

Pour finir, afin d’améliorer l’ambiance globale de l’image, j’ai choisi d’ajouter de la neige qui tombe. 

Pour ce qui est du personnage principal, le Père Noël, j’ai simplement fait une recherche dans Google Images avec l’option des droits à modifications de celle-ci dans les paramètres avancés. J’ai trouvé les images suivantes. 

Ajout de la cheminée

J’ai chargé l’image de base du chalet dans le logiciel FSpy afin de définir la position de la caméra dans le but de respecter la perspective de l’ensemble dans Blender. Une fois les lignes de fuite positionnées, j’ai sauvegardé le fichier que j’ai importé dans Blender. Je vous invite à voir mon article sur l’utilisation de ce logiciel pour avoir de plus amples informations à ce sujet.

J’ai commencé à modéliser 4 briques avec des textures différentes que j’ai dupliquées et positionnées pour reconstituer la cheminée. J’ai ensuite texturé un cube pour la réalisation des joints entre les briques avec un matériau de type crépi. Enfin, j’ai déplacé cet ensemble de façon cohérente avec l’image de base. 

Ombre portée de la cheminée sur la neige

Pour produire l’ombre portée de la cheminée sur la neige, j’ai créé un plan orienté tel que la neige sur le toit et je l’ai paramétré comme attrapeur d’ombres. Pour rappel, cette option est disponible avec le moteur de rendu Cycles.

Afin de respecter une géométrie non-plane niveau de la neige, j’ai divisé ce plan 3D en une multitude de faces que j’ai légèrement déformé de manière aléatoire.

Mise en place des éclairages

Enfin, j’ai positionné des éclairages en cohérence avec l’éclairage général de l’image de base.

Pour se faire, j’ai tenté en bleu l’éclairage global de la scène dans Blender, et j’ai ajouté un éclairage de type zone provenant du haut à gauche de nuages. Ainsi, les ombres produites par la cheminée sont diffuses et légèrement teintées en bleu.

Image avec ajout de la cheminée
Image avec ajout de la cheminée

Ajout du Père Noël

J’ai ajouté le Père Noël en masquant le bas de celui-ci en sélectionnant la cheminée. Et j’ai affiné le pourtour de sa main afin de donner un peu de profondeur à son intégration dans l’image de base.

J’ai fini le travail d’intégration en ajoutant une légère ombre portée sous sa main.

Père Noël
Père Noël

Réalisation de la nuit américaine 

Au début du cinéma américain, il était d’usage de filmer les scènes de nuit en jour puis d’appliquer des filtres bleus afin d’évoquer la nuit. 

J’ai donc utilisé le même stratagème pour passer la photo en horaires de nuit. En ajoutant quelques calques teintés de bleu au-dessus de l’ensemble du photomontage, j’ai tenté globalement la température de couleur de l’image.

Enfin avec l’outil brush, sur un calque séparé, je suis venu peindre en orange autour des fenêtres afin de produire un effet d’éclairage intérieur de la maison. Le mode de fusion de ce calque est réglé sur “lumière linéaire”.

La tempête de neige

Pour produire la neige qui tombe, j’ai téléchargé une image de neige qui tombe sur le site pexels.com. Je l’ai alors dupliqué avec un niveau de grossissement différent, sur lesquelles j’ai appliqué un flou le mouvement pour leur donner de la dynamique.

Neige
Neige

Autocritique

L’image ainsi réalisée, représente bien l’idée que j’avais en tête. Cependant, je trouve l’intérêt de celle-ci moindre.

Je pense que la raison essentielle provient du fait de la longueur focale utilisée par la photo de base trop éloigné. L’utilisation d’une optique grand-angle aurait certainement amélioré la sensation d’être au sein de l’action pour le spectateur. Ceci est un peu la limite de l’exercice quand on utilise des photos provenant d’un stock d’images.

De plus, l’attitude du Père Noël n’est pas convaincante vis-à-vis du fait d’être coincé. Cette idée n’est donc pas particulièrement présente dans le résultat final. Encore une fois, une photographie prise spécialement dans cet objectif aurait permis de répondre à ce besoin.

Auto-notation

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique

no valid data

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Photomontage du mois

Tornade aux Açores

Le mois de novembre, est un mois caractéristique du mauvais temps en France. L’idée de ce photomontage est de mettre en évidence, de façon humoristique, un aspect météorologique caricatural. Il m’est alors venu à l’esprit une tornade qui ferait en voler un personnage.

Photomontage du mois de Novembre évoquant la météo capricieuse de ce mois.
Photomontage du mois de Novembre évoquant la météo capricieuse de ce mois.

Explication du comment

La réalisation du photomontage est basée sur 3 photos :

  • La photographie du décor, prise lors de mes dernières vacances aux Açores.
  • L’image calculée de la tornade.
  • La photographie d’un modèle en position adéquate.

La première étape, a consisté à réaliser dans Blender l’assemblage de la tornade et la photographie du décor. Pour se réaliser, j’ai suivi un tutoriel YouTube expliquant pas à pas la réalisation d’une tornade dans Blender. Bien que cette vidéo soit en anglais, les étapes filmées sont suffisamment claires pour permettre un qui que ce soit de réaliser la même chose.

La seconde étape, a consisté à réaliser dans le logiciel Set.a.Light 3D Studio, le setup d’éclairage permettant de photographier un modèle en cohérence avec l’éclairage de la scène générale. La position à adopter étant plutôt difficile à réaliser un autoportrait, j’ai finalement décidé d’utiliser directement le modèle 3D du personnage. 

Si de votre côté, vous souhaitez réaliser aussi ce photomontage avec la photographie d’un modèle, vous pouvez utiliser en pleine confiance le set-up créé dans le logiciel.

Après deux ou trois réglages de position sur la main du modèle et la position de l’appareil photo, j’ai obtenu l’image du modèle adaptée à mon besoin.

Enfin, la troisième étape a consisté à réaliser l’assemblage de ces deux images pour faire le photomontage final.

De façon synthétique, j’ai procédé aux étapes suivantes :

  • Au sein du même document, j’ai ouvert les deux images en tant que calque.
  • Le calque du personnage étant positionné au-dessus du calque de fond, j’ai procédé au détourage de celui-ci à l’aide de l’outil Plume et de l’outil Amélioration des contours pour les cheveux. Pour bien maîtriser ses deux outils, je vous renvoie aux articles publiés ce mois-ci concernant ceux-ci (Plume, Amélioration des contours).
  • Entre ces deux calques, j’ai ajouté un calque sur lequel j’ai créé une fausse ombre de contact au niveau de la main positionnée sur le garde-corps.
  • Afin de faire correspondre le rendu visuel du personnage à l’image de fond, j’ai corrigé la teinte trop jaune du halo de lumière du personnage en utilisant un calque correction sélective, dans lequel j’ai baissé la quantité de jaune de la couleur de base jaune.
  • De plus, j’ai ajouté un calque courbe pour ajuster la luminosité du personnage.
  • L’éclairage du photomontage global étant un contre-jour, j’ai choisi de créer un faux halo de lumière. Ceci permet de mieux intégrer le personnage dans le fond.
  • Pour renforcer l’effet de Halo, j’ai positionné un calque courbe en mode de fusion produit, juste en dessous du calque contenant le halo de lumière.
  • Enfin pour finir, j’ai appliqué à l’ensemble de la composition un filtre d’effet de flou, donnant une dynamique à l’ensemble comme si le photographe n’avait pas été stable lors de la prise de vue à cause du vent. En utilisant la brosse sur le masque des filtres dynamiques, j’ai atténué cet effet de manière à garder une netteté suffisante au niveau de la main et du visage du personnage.

00:00 – Présentation
00:05 – Sujet
00:09 – Introduction
00:22 – Image de base
00:43 – Objectif du photomontage
01:02 – Modélisation de la tornade
01:27 – Compositing directement dans Blender
03:01 – Réalisation du personnage 3D dans Set.a.Light 3D Studio
03:30 – Assemblage final dans Photoshop
07:53 – Nouveau format vidéo
08:03 – Pouce bleu
08:08 – Abonnement YouTube
08:14 – Abonnement au blog

Autocritique

Ce photomontage m’a permis de reprendre la main sur les outils 3D afin de les utiliser pour réaliser des images surréalistes. 

Le calcul de la tornade dans le logiciel Blender, est pour moi d’une assez bonne qualité afin de bien s’intégrer dans l’image de fond.

Du point de vue du personnage, la qualité de rendu de l’outil Set.a.Light 3D Studio n’est pas au même niveau que celui de Blender. Cependant, ce logiciel m’a paru suffisamment correct afin de ne pas me prendre en photo moi-même en autoportrait dans une position aussi difficile à tenir. Évidemment, si j’avais eu un assistant ou un modèle, j’aurais privilégié la solution prise de vue réelle. Cette dernière solution aurait largement pris plus de temps pour la réalisation du photomontage.

Auto-notation

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique

no valid data

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A chaque théorie son travail pratique...

FORMATION – Lightroom : un logiciel de tri de photo

Posséder une banque d’image conséquente nécessite d’utiliser un outil adapté pour retrouver ses photos facilement. C’est la fonctionnalité de base de Lightroom classic CC de chez Adobe. Celui-ci repose sur la gestion de catalogues permettant d’inventorier, classer, définir des mots-clé et réaliser des regroupement (nommé collection dans le logiciel) statique ou dynamique. A savoir que toutes ses opérations sont non-destructives pour les fichiers d’origines et cela sans utiliser des copies physiques de sauvegarde des fichiers images optimisant ainsi l’espace disque. Ainsi, le logiciel vous garantit l’intégrité des fichiers sources dans un espace disque maîtrisé.

Dans la vidéo ci-dessous, je vous montre dans la pratique comment le module “Bibliothèque” fonctionne.

Rappels

  • Présentation rapide de l’interface (les panneaux haut, bas, gauche, droite)
  • l’organisation par module avec présentation rapide de chacun d’eux

Module Bibliothèque

  • rappel de la finalité de ce module
  • présentation rapide du contenu de chaque panneau droite et gauche

Organisation physique des fichiers

  • arborescence physique des fichiers sur les disques
  • bonnes pratiques à suivre (date – thème / nom de fichier unique)
  • l’import des fichiers

Organisation virtuelle du catalogue

  • C’est quoi un catalogue (une organisation virtuelle des fichiers)
  • Quelles sont les données contenues du catalogue (mots-clé, étoile, couleur…)

Les outils de recherche rapide

  • les filtres (étoile, couleur, drapeau)
  • les données EXIFs
  • les recherches par texte
  • les recherches par mots-clé
  • les filtres dans les disques

Les outils de classements

  • les mots-clé
  • la reconnaissance faciale
  • les collections statique
  • les collections dynamiques
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Photomontage et post-traitement

Photoshop – L’interface du logiciel

Pour utiliser un logiciel, il est important de savoir se repérer dans l’interface de celui-ci. C’est justement le sujet de cet article. Bien connaître la logique de celle-ci, vous permettra de mieux vous repérer et ainsi gagner en efficacité lors de vos travaux futurs.

 

Organisation générale de l’interface

 

L’interface est organisée de manière à accéder à la majorité des outils de manière rapide et organisée. Comme vous pouvez le voir à l’ouverture d’un document, de nombreuses fonctionnalités sont accessibles en regardant sur les 4 bords de l’écran.

 

La disposition des différents éléments est totalement paramétrable de manière à vous permettre d’optimiser votre flux de production.

 

Quels sont les types d’information formant l’interface

Représentation des différentes zones structurant l'interface de Photoshop.
Représentation des différentes zones structurant l’interface de Photoshop.

De manière générale, l’interface est structurée en 6 zones.

 

Zone 1comme pour la majorité des applications, sur le bord haut de l’écran vous trouverez le menu de l’application.

 

Zone 2 : juste en dessous de celle-ci, vous trouvez une première barre d’outils. Il s’agit en fait des options complémentaires des différents outils qui se trouvent rassemblés en zone 3.

 

Zone 3 : la palette d’outils, sur la barre latérale à gauche de l’écran, rassemble l’ensemble des outils de travail.

 

Zone 4 : classiquement, la majorité des palettes complémentaires sont positionnées sur le bord droit de l’écran.

 

Zone 5 : pour certaines palettes particulières, il peut être judicieux de les disposer sur le bord bas de l’écran.

 

Zone 6 : au centre de tout ceci, se trouvent les images à travailler qui peuvent être rassemblées sous forme d’onglet visible juste en dessous de la palette d’options des outils de travail du haut de l’écran.

 

Description du menu de l’application

 

Le menu est organisé logiquement suivant plusieurs catégories où on y trouve l’ensemble des options associées aux thèmes abordés.

 

Dans le menu Fichier, vous trouverez l’ensemble des possibilités traitant du fichier à produire tel que l’ouverture, la fermeture, la sauvegarde, enregistrer sous, etc…

 

Dans le menu Édition, vous trouverez un ensemble d’options classiques tel que le copier-coller. Mais aussi un ensemble de fonctionnalités permettant de retoucher les éléments sélectionnés comme la transformation manuelle, la définition d’une forme prédéfinie, la gestion des couleurs, etc…

 

Le menu Images proposera un ensemble de possibilités agissant sur l’image complète telle que la taille de l’image, la taille de la zone de travail, son orientation ainsi que des options un petit peu plus poussées tels que opération ou variables.

 

Le menu Calque vous permettra de créer les différents types de calques, de les associer entre eux ainsi que de masquer ou de leur appliquer différents styles ou effets spéciaux.

 

La section Texte offre un ensemble de possibilités pour ajuster, modifier, choisir la police, identifier une police d’écriture et bien d’autres options plus spécifiques.

 

Le menu Sélection comme son nom l’indique propose l’intégralité des fonctionnalités permettant de réaliser ou modifier des sélections.

 

De même, le menu Filtre vous propose un ensemble de traitement graphique appelé filtre. Ces traitements peuvent être par exemple flou, accentuation, création de halo de lumière, effets esthétiques, etc…

 

Le menu 3D permettra d’intégrer des éléments 3D.

 

La section Affichage vous permettra de définir, naviguez, zoomer ainsi que d’afficher des informations d’aide au travail tel que les grilles, le magnétisme, les repères de colonne, etc…

 

La section Fenêtres permet d’afficher l’intégralité des palettes d’outils nécessaires à la réalisation de certains travaux sous Photoshop ainsi que d’accéder à l’ensemble des documents ouverts dans l’application.

 

Enfin, le menu Aide vous permet d’afficher les informations classiques comme la page propos de l’application, les informations sur le système ainsi que la recherche de mise à jour du logiciel.

 

Palette Outils

La palette Outils est l’une des palettes les plus importantes dans Photoshop. C’est celle qui rassemble l’intégralité des outils de travail vous permettant d’agir sur votre image.

 

Ses outils sont de plusieurs natures tels que l’outil déplacement, zoom, la main qui vous permettent d’agir sur l’environnement de travail.

 

Ensuite, vous trouverez différents outils pour réaliser des sélections précises reposant sur des techniques différentes en fonction des cas de figure rencontrés.

 

Suivent alors les outils permettant de travailler sur le tracé de l’image ou la modification des pixels de celles-ci. On trouvera donc l’outil pinceau, Tampon de duplication, gomme, dégradé, etc…

 

Enfin, viennent des outils plus spécifiques tel que l’ajout de texte ou l’ajout de formes vectorielles.

 

Barre d’options supérieure

 

Pour chacun des outils rapidement présentés dans le paragraphe précédent, des options complémentaires sont accessibles dans cette barre.

 

Les palettes d’option ou palette flottante

Exemple de palette d'outil de Photoshop : la palette de couleur
Exemple de palette d’outil de Photoshop : la palette de couleur

 

Tel que nous avons pu le voir dans le menu Fenêtre, chaque sélection d’une palette fait apparaître une petite boîte montrant un ensemble d’options ou d’informations nécessaires à l’utilisateur de Photoshop.

 

Chacune de ses palettes peut être ancrée sur l’un des bords de l’écran ou rester en palettes flottantes de manière à simplifier son accessibilité.

 

Les palettes les plus utiles et courantes dans Photoshop sont la palette des couleurs, la palette des calques et la palette des propriétés.

 

Exercices pratiques

 

Dans le but de vous familiariser avec cette interface, je vous invite à parcourir de façon autonome l’ensemble de ces différentes sections de l’interface afin que vous puissiez commencer à prendre vos repères. Dans de futurs articles, nous entrerons plus dans le détail de chacune de ces fonctionnalités.

 

Comme à l’accoutumé, si vous avez des questions remarques n’hésitez pas à les laisser dans la section commentaire de cet article. Je tâcherai alors d’y répondre rapidement et le plus précisément possible.

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A chaque théorie son travail pratique... La Lumière, c'est quoi ? Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment photographier un coucher de soleil

Les vacances estivales se sont terminés et nous profitons d’un été indien splendide. C’est donc le bon moment pour profiter de la nature et notamment de contempler un beau coucher de soleil sur fond de couleur d’automne. Voici mes conseils pour immortaliser ces moments magnifiques en photographie.

Prairie délicatement caressée par les doux rayons du soleil couchant
Prairie délicatement caressée par les doux rayons du soleil couchant

Concept de la prise de vue du coucher de soleil

Posez-vous la question : « Qu’est-ce que j’aime dans ce coucher de soleil ? »

En fonction de votre sensibilité du moment, la réponse à cette question peut littéralement différer :

  • J’aime les couleurs chaudes du ciel,
  • J’aime les ombres allongées projetées sur le sol,
  • J’aime le découpage en silhouette d’un sujet particulier sur le flamboyant,
  • J’aime le calme de nature à cette heure,
  • J’aime le moment que je passe avec mon ami(e)

Comme vous pouvez le constater, derrière le thème « coucher de soleil » peut se cacher une infinité de points de vue différents qui donneront plus de sens à votre photo que de simplement appuyer sur le déclencheur pour enregistrer le soleil sur l’horizon devant vous.

Mise en évidence d'une silhouette d'un kiteboarder au coucher du soleil
Mise en évidence d’une silhouette d’un kiteboarder au coucher du soleil

Conseil pour la prise de vue

Un coucher de soleil se produit à la fin de « l’heure dorée ». Il est donc important de traduire ceci en points d’attention par le photographe.

Comme son nom l’indique, l’heure dorée est un moment ou les rayons du soleil son fortement teinté de jaune/orange. De plus, le soleil se couchant, la luminosité est évidemment moindre.

En fonction, de l’esprit de votre photographie, il sera donc nécessaire de procéder aux réglages adéquats.

Dans le cas le plus simple où vous souhaitez mettre l’accent sur le découpage d’une silhouette devant un ciel flamboyant, il suffira de régler votre exposition en fonction de la luminosité du ciel.

Par contre, si vous avez besoin de correctement exposer un sujet en contre-jour par exemple, il faudra ben prendre en compte la teinte dorée de la lumière. Nous avons deux façons de procéder :

  • La première est d’utiliser la lumière naturelle en la réfléchissant à l’aide d’un réflecteur argenté. Ainsi, vous garderez la même teinte tout en ayant pas trop de perte de puissance lumineuse.
  • Si d’aventure, cela ne suffisait pas, il serait alors nécessaire de faire un appoint de lumière provenant d’un flash cobra par exemple. Dans ce cas, il faut savoir que la lumière d’un flash est dite « blanche » (autour des 6500°K). C’est pourquoi, si vous utilisez celui-ci directement, vous constaterez un décalage de teinte où le fond sera chaud et le sujet sera froid. Esthétiquement parlant, cela risquera de ruiner la qualité de votre image. Pour pallier ce phénomène, il est alors nécessaire d’utiliser une gélatine de couleur chaude sur votre flash afin de teinter sa lumière.

Ambiance magique d'un couché de soleil en hiver sur les hauteurs du Ballon d'Alsace
Ambiance magique d’un couché de soleil en hiver sur les hauteurs du Ballon d’Alsace

Coucher de soleil évoquant la plénitude du lieu
Coucher de soleil évoquant la plénitude du lieu

Profitez des avantages du numérique

Comme déjà évoqué dans d’autres articles du blog, si votre sujet n’est pas trop mobile, tentez l’expérience de la prise de vue HDR (High Dynamic Range). De cette manière, vous pourrez enregistrer tous les détails dans les plus sombres aux plus clairs.

Aujourd’hui, l’assemblage HDR est très facile dans les logiciels de développement tel que Lightroom Classic CC.

Dites-moi en commentaire quelles sont vos astuces pour gérer ce type de prise de vue.

Transcription de l'ambiance si particulière des plages bretonnes
Transcription de l’ambiance si particulière des plages bretonnes

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Photomontage et post-traitement

Les outils de base des logiciels de retouche photo

Avant d’aborder en pratique l’usage d’un outil, il est souvent nécessaire d’en connaitre les grandes lignes. C’est ce que je vous propose dans cet article. Mon but ici est de vous expliquer simplement sur quels principes et outils les logiciels de retouche photo s’appuient pour fonctionner. Nous aborderons donc uniquement quelques grandes familles d’outils qui les composent. Pour illustrer mon propos, je prendrai exemple sur la référence de ces logiciels c’est-à-dire Photoshop bien évidemment.

Composition d’une image par superposition de calques

Retoucher une photo se réalise en superposant à celle-ci, un certain nombre de calques un peu comme si nous le ferions avec une pile de feuilles de papier calque qui viendrait ajouter ou masques des éléments à la photo initiale qui serait placée tout au fond de cette pile.

Un peu à la manière du jeu IMAGINE de Shotaro Nakashima, retoucher une photo revient à ajouter ou supprimer des éléments à l’image de base.

Dans les logiciels de retouche photo il existe plusieurs types de calque

  • Calque bitmap dit classique
  • Calque de fusion
  • Calque de texte
  • Calque de réglage
  • Calque vectoriel
  • Objet dynamique

Chacun de ces types de calque agit de façon différente sur la photo de base.

Palette des calques dans Photoshop CC
Palette des calques dans Photoshop CC

Importance de la sélection

Les outils de sélection sont essentiels pour bien maîtriser l’usage des calques. En effet, ceci permet de restreindre leur application qu’à des zones spécifiques de l’image.

La qualité d’une bonne sélection influe directement sur la qualité de l’image finale.

En fonction du cas de figure et de l’élément à détourer, il est important d’utiliser le bon outil pour arriver à nos fins en matière de rapidité et de qualité.

Mise en évidence des outils de sélection dans la palette d'outils de Photoshop CC
Mise en évidence des outils de sélection dans la palette d’outils de Photoshop CC

 

Travail non destructif

L’avantage de travailler avec des calques est de réaliser des opérations successives non destructive pour l’image initiale.

De cette manière, il est toujours possible d’affiner un réglage ou de supprimer une opération qui serait devenue non pertinente au fur et à mesure du processus de retouche.

Galerie de filtres

Dans les buts d’arriver à vos fins, il est utile d’utiliser des filtres. Ces derniers mettent en oeuvre des algorithmes qui permettent de modifier de façon réglable le contenu d’un calque.

Nous pourrons ainsi retrouver le filtre Flou qui permet de rendre plus ou moins flou une partie de l’image.

Utiliser à bon escient les filtres permet d’obtenir des résultats réalistes et convaincants.

Illustration du menu filtre dans Photoshop CC
Illustration du menu filtre dans Photoshop CC

 

N’hésitez pas à me laisser vos questions et commentaire ci-dessous afin que je puisse y répondre lors de mes prochains articles sur Photoshop.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Grand-angle : pour quelles utilisations

Les objectifs dits grands-angulaires regroupent toutes les focales dont la longueur est inférieure à 50 mm (objectif standard). Plus la focale est courte et plus le champ de vision est large. Au-delà de ce constat, nous allons voir les autres effets visuels induits. Afin de mieux se repérer dans l’ensemble des différentes longueurs focales, nous allons voir les utilisations classiques en fonction de celles-ci. Enfin, pour finir, je vous donnerai quelques trucs et astuces à savoir pour mieux maîtriser ce type d’objectif.

Les effets des courtes focales

Comme nous venons d’évoquer en introduction, les focales courtes permettent de saisir une scène plus large qu’avec un objectif standard. Cet avantage apporte avec lui d’autres effets qu’il est important de connaître pour mieux les maîtriser et en tirer partie pour renforcer les messages que l’on souhaite faire passer à travers nos images.

Profondeur de champ

A un point de vue donné, pour une mise au point identique et à une ouverture de diaphragme similaire, la longueur focale impact l’étendue de la profondeur de champ d’une photo. En effet, plus la focale est courte et plus la profondeur de champ est conséquente. Ainsi, avec un grand-angle, il est très facile d’être net de quelques centimètres de l’appareil jusqu’à l’horizon ce qui est très pratique pour garder un ensemble de détails d’une scène.

Augmentation des distances

Automatiquement, le fait d’avoir un champ de vision plus large, la profondeur de l’image s’en trouve augmentée. Ceci à l’avantage de pourvoir mieux détacher les éléments les uns par rapport aux autres et ainsi donner un sentiment d’espace et de grandeur à la scène.

Exagération des proportions

Sur le même principe que le point précédent, les proportions des différents éléments composant la scène se trouvent modifiées. Ainsi, tous les sujets au premier plan se trouvent beaucoup plus grands que les sujets en arrière-fond.

Déformations

Quand le photographe ne tient pas bien compte des effets précédemment évoqués, les images produites peuvent présenter des déformations éventuellement disgracieuses. C’est le cas par exemple du portrait où classiquement le nez du modèle est disproportionné par rapport au reste du visage. Cependant, ça peut aussi être un réel parti-pris de la part du photographe pour produire des effets créatifs dans une scène.

Les multiples usages classiques par focales

Reportage (35 mm)

Un 35 mm est particulièrement apprécié par les photo-reporters. A à cette focale, il est facile de prendre des portraits en situation sans pour autant que les déformations optiques perturbe trop la morphologie des visages. Cela permet d’avoir un point de vue suffisamment rapproché pour que le spectateur se retrouve comme au cœur de l’action, ce qui donne une meilleur dynamique à la scène et donc apporte plus de force à la photo.

Illustration d'utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage
Illustration d’utiliser un 35 mm pour de la photo de type reportage

Paysage (28 mm)

Avec cette focale de 28 mm, les distances se trouvent intensément étirées. Elle est alors adaptée au paysage de manière à intégrer une grande quantité de détails au sein de la scène. Il peut aussi être utilisé en repartage, mais dans ce cas, il est important de bien faire attention à ne pas se rapprocher trop des sujet pour ne pas les déformer excessivement.

Illustration de l'usage du 28 mm pour du paysage
Illustration de l’usage du 28 mm pour du paysage

Intérieur (24 mm)

Un 24 mm  est un choix très pratique pour les photographies d’intérieur. En effet, le manque de recul et de luminosité nécessite ce type de focale très courte qui permet de bien gérer ce type de situation. Il est néanmoins conseillé de ne pas trop s’approcher d’un des éléments de la scène pour ne pas qu’il apparaisse trop étiré vers les bords.

Illustration de l'utilisation d'un 24 mm pour des photos en intérieur
Illustration de l’utilisation d’un 24 mm pour des photos en intérieur

Effet créatif (17mm et inférieur)

Les focales extrêmement courtes sont souvent utilisées dans le cas d’effet créatif. Les déformations sont inévitables avec ce type de matériel et c’est pourquoi il faut apprendre à composer avec elles pour qu’elles soient un plus pour la photo au lieu d’être une contrainte. Dans le domaine de la créativité, tout reste possible en terme d’aspect visuel.

Illustration de la créativité d'utiliser un 14 mm pour la créativité

Trucs et astuces

Flou de bougé

Un avantage des courtes focales est leur capacité à être moins sensible au flou de bougé. Cette caractéristique est intéressante, car elle nous permet de prendre des photos à main levée à des vitesses d’obturation très lente.

Faible lumière

Dans la même logique que le flou de bougé, photographier avec une courte focale est plus aisé dans des conditions de faible lumière. La majorité des courtes focales permettent d’ailleurs des ouverture de diaphragme plus grand et comme vu précédemment, permet des vitesses d’obturation plus lente ; deux avantages pour bien exposer ses clichés.

Allonger les jambes

Dans le cadre de portrait en pied, l’usage d’une courte focale en contre-plongée permet de donner l’impression que les jambes du modèle sont plus allongées qu’en réalité. Ceci est couramment utilisé en photographie de mode.

Portrait en situation

Faire des portraits, c’est bien, mais faire des portraits avec la mise en évidence du contexte et de l’environnement du modèle est très utile pour donner plus de sens à une image. Ainsi, la même photo peut véhiculer l’information de qui est la personne photographiée et ce qu’elle fait ou dans quel environnement elle évolue.

Correction d’objectif (post-traitement)

Aujourd’hui, au post-traitement informatique permet de corriger une grande partie des déformations optique engendrées par les courtes focales. Il ne faut pas hésiter à utiliser des moyens pour atténuer ces déformations si celles-ci n’apportent rien au sens de votre image. Tous les logiciels de type Lightroom le fond très bien.