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Créativité, propulseur de motivation...

Photos de printemps

Nous voilà déjà à la fin du mois de février, et il nous reste plus que quelques semaines avant que nous arrivions au printemps. Cette saison est pour moi est l’une des plus intéressantes en terme de photographie, car la nature est en total renouveau et arbore de magnifiques couleurs baignées dans une luminosité splendide.

Bien évidemment la saison n’arrive pas du jour au lendemain, et dès maintenant nous pouvons découvrir de magnifiques premières fleurs toutes fraîches sorties de terre. C’est donc la raison pour laquelle, je propose dès à présent de partager avec vous quelques conseils pour profiter dès à présent de ce que la nature commence à nous offrir à photographier.

Les couleurs

Fleurs du printemps
Fleurs du printemps

Ce qui caractérise peut-être le mieux visuellement la saison du printemps, et la présence de couleur vive et lumineuse qui apparaissent de jour en jour au fur à mesure que la nature reprend vie. C’est pourquoi lors de vos sorties de photos, je vous invite à vous concentrer sur la mise en avant de la multitude de teintes que vous allez croiser. Votre mission sera de les mettre en valeur les unes par rapport aux autres par exemple.

Au fur et à mesure de l’avancée dans la saison, les quelques touches colorées isolées deviendront de grandes surfaces flamboyantes. Ceci fera évoluer vos possibilités de cadrage et de mise en valeur de celles-ci.

Bien que nous ne soyons pas capables de voir de nos propres yeux la progression de la pousser des plantes, à cette époque de l’année, l’évolution de la nature jour après jour est néanmoins spectaculaire. N’hésitez donc pas à venir, puis revenir au même endroit à quelques jours d’intervalle, afin de redécouvrir un lieu totalement métamorphosé.

La lumière

La lumière est souvent "magique" au printemps
La lumière est souvent « magique » au printemps

Entre le 20 mars et le 21 juin, l’altitude maximale du soleil passera de 45 degrés à 68 degrés. Ceci est intéressant notamment pour réaliser des photos en contre-jour. En effet, il vous sera plus facile de profiter de lumières rasantes en début de saison.

De plus tant que les arbres ne seront pas encore recouverts de leurs feuilles, vous aurez d’autant plus de luminosité au sol. Ceci vous aidera notamment à réaliser des clichés plus contrastés.

Une manière technique de bien mettre en évidence la luminosité, et de réaliser quelques photographies en noir et blanc. Ceci est d’autant plus adapté pour mettre en évidence les forts contrastes.

La météo

Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.

Nous venons de parler de la luminosité de cette saison, il est à rappeler qu’elle est en forte dépendance avec la météo du moment. Au printemps, la météo peut effectivement être assez changeante ce qui nous permettra de pouvoir profiter de brumes matinales, de couchers de soleil lumineux, de la présence de pluie qui nous permettra de jouer avec les reflets des flaques d’eau par exemple, et encore plein d’autres états différents.

Toutes ces conditions différentes apporteront des ambiances d’autant plus riches à vos clichés même si vous revenez toujours aux mêmes endroits de prise de vue.

Je ne peux que vous conseiller alors, quelle que soit la météo, de toujours sortir avec votre appareil photo pour immortaliser le moindre instant, et le moindre changement réalisé par la nature jour après jour.

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Prendre du recul sur ses photos

Quand et pourquoi prendre du recul

Quelle que soit votre passion, il vous arrivera toujours un moment où votre motivation baissera. Cette situation est la plupart du temps redoutée, tel que le syndrome de la page blanche pour les écrivains, mais en même temps est souvent synonyme de nouveau départ significatif si nous savons la gérer.

De mon propre avis, il s’agit simplement d’une opportunité pour entériner et constater la progression déjà réalisée jusqu’à ce moment et par conséquent, l’occasion de se fixer de nouveaux objectifs personnels d’amélioration pour la suite.

Dans la suite de cet article je vais vous guider pour savoir comment réaliser cette introspection dans le domaine de la photographie.

Sur quoi et comment prendre du recul

Prendre du recul, c’est bien encore faut-il savoir sur quoi se baser. Afin de structurer votre démarche, je vous propose les différents thèmes à étudier suivants :

  • Sa bibliothèque de photos,
  • Ses habitudes photographiques,
  • Ses sujets de prédilection,
  • Son niveau de compétence en retouche photo,
  • Sa démarche photographique.

Pour que cet article vous soit pleinement profitable, je vous invite à prendre une feuille de papier et un crayon afin que vous puissiez réaliser immédiatement les exercices dont je vais vous conseiller.

Gestion de vos fichiers photos
Gestion de vos fichiers photos

Sa bibliothèque de photos

Logiquement si vous avez déjà pratiqué la photographie depuis quelques années, vous devriez être en possession d’une bibliothèque de photos organisée à votre manière.

Très souvent nous sommes focalisés sur la recherche de notre future belle photographie. Par conséquent, il nous arrive trop souvent d’oublier l’ensemble de notre production accumulée jusqu’à ce jour.

Installez-vous confortablement devant votre ordinateur, et commencez à parcourir votre bibliothèque. À l’aide de votre crayon et de votre feuille, répondez aux questions suivantes.

  • Ai-je tendance à photographier toujours à la même époque de l’année ? Si oui quelles sont-elles ?
  • Quelles sont mes heures habituelles pour photographier ?
  • Quelles sont les conditions météorologiques de la plupart de mes photographies ?
  • Ai-je tendance à prendre des photos lors de déplacement en famille ou lors de séances dédiées à la pratique de la photographie ?
  • Ai-je tendance à aller photographier seul ou avec des amis photographes ?
  • Ai-je tendance à photographier horizontalement ou verticalement ?
  • Ai-je tendance à toujours utiliser les mêmes focales ?
  • Est ce que j’utilise des éclairages comme des flashes ?
  • Ai-je tendance à faire des photos de détails ou des vues d’ensemble ?
  • Ai-je tendance à photographier la même scène sous différents angles pour trouver le meilleur cadrage où est-ce que je change rapidement de sujet ?

Comme vous pouvez le voir, beaucoup de questions peuvent se poser lorsque vous regardez votre cumul de production. L’intérêt de ces questions et d’attirer votre attention sur votre zone de confort qui naturellement risque de vous enfermer dans une certaine routine monotone.

Cet exercice a donc pour but, de vous permettent de tracer votre profil de photographe. Ceci clarifiera quels sont vos points d’intérêt naturels ainsi que les éventuelles pistes non explorées jusqu’alors.

Ses habitudes photographiques

D’une certaine manière, l’exercice précédent a déjà apporté beaucoup de réponses concernant vos habitudes photographiques. Cependant, il est intéressant d’aller un petit peu plus loin dans cette analyse.  Répondez au pourquoi de chacune de ces questions.

Par exemple : pourquoi j’utilise toujours le même objectif ?

Les réponses possibles pourraient être :

  • j’aime le rendu des perspectives,
  • j’aime l’effet de bokeh du fond derrière-plan,
  • J’aime la polyvalence de la plage de focale de ce zoom,
  • j’aime me déplacer léger sans emmener beaucoup de matériel avec moi,
  • C’est le seul objectif que je possède…

Je vous invite donc à reprendre votre feuille, et en face de chacune des premières réponses que vous avez apporter lors du premier paragraphe, placé en face de chacune d’elle, les réponses à leurs questions de pourquoi tel que je viens d’évoquer par l’exemple ci-dessus.

À travers ce second exercice, au-delà de connaître vos habitudes, vous aurez la connaissance de pourquoi vous les avez. À partir de là, vous serez en capacité de choisir si vous souhaitez continuer avec celle-ci ou si vous voyez un intérêt, une motivation à faire évoluer votre pratique actuelle de la photographie.

Ses sujets de prédilection

focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait

Cette fois-ci, nous allons approfondir pourquoi vous avez tel ou tel sujet de prédilection.

Comme tout le monde, vous êtes naturellement attiré par des centres d’intérêt propres à vous. Ici, la question essentielle va se porter sur : passez-vous assez de temps autour de ces sujets lors de vos prises de vue ?

À travers cette question, je souhaite attirer votre attention sur le fait que prendre une photo peut prendre du temps. Dans de nombreux ouvrages sur la photographie, il est souvent dit qu’il est nécessaire de tourner autour de son sujet pour ajuster son cadrage et son point de vue. Ceci est totalement vrai.

Au-delà du cadrage et du point de vue, il est intéressant de se poser la question de pourquoi vous êtes attiré par ces sujets. C’est en réalité la question essentielle pour le photographe. Au-delà de la représentation graphique du sujet que vous souhaitez prendre en photo, il y a le thème et le sens de la photo ce que l’on appelle l’intention du photographe qui diffère totalement d’un photographe à un autre par rapport à un même sujet.

Prenez donc le temps toujours sur la base de votre bibliothèque de photos, de chercher quel est le leitmotiv sous-jacent de cette attirance. C’est une fois que vous aurez pris conscience de votre motivation profonde que vous serez plus en capacité de l’exprimer lors de vos prochaines photos.

À travers cet exercice, vous allez commencer à pouvoir toucher du doigt non plus la simple représentation graphique d’une photographie, mais réellement aborder avec plus de profondeur le sens et le message que vous y intégrez consciemment ou inconsciemment.

Son niveau de compétence en retouche photo

C’est à partir de là, que vos retouches photos et vos post-traitements photographiques prennent aussi leur sens.

En effet, il est de nos jours quasiment possible de faire tout type de modification d’une photographie en post-traitement. La question n’est donc plus simplement de l’ordre esthétique ou du rendu final de la photo, mais réellement de la cohérence du post-traitement avec le message contenu dans la photo et l’intention du photographe.

Encore une fois, c’est lorsque l’on sait ce que l’on souhaite avoir, que l’on peut se mettre en quête de l’obtenir. C’est donc un excellent moyen aussi, de vous guider vers l’acquisition de nouvelles compétences en post-traitement en totale adéquation avec vos besoins.

De nouveau, je vous invite à garder toute cette réflexion en la consignant sur votre document de travail que nous utilisons depuis le début de cet article.

Sa démarche photographique

Illustration de l'article La vampire au cœur léger
Illustration de l’article La vampire au cœur léger

C’est le moment de se relire.

Vous avez noté tout un ensemble l’information pertinente concernant votre propre pratique de la photographie. Ce sont des informations extrêmement importantes pour vous. En effet, vous pouvez commencer à découvrir sous vos yeux une représentation synthétique de votre propre style photographique.

C’est peut-être la première fois pour vous, que vous pouvez constater objectivement quel type de photographe vous êtes en réalité. De plus, vous pouvez pleinement en prendre conscience.

Si vous êtes arrivés jusqu’à ce stade de l’article et surtout des exercices, je vous en félicite grandement, car en réalité peu de personnes réalisent ce type d’introspection.

De manière totalement générale, pour savoir quantifier un progrès réalisé ou construire des objectifs à atteindre en terme  de progrès, il est toujours nécessaire de se comparer à un référentiel. Ce référentiel est justement ce que nous venons de construire ensemble.

Vous êtes donc totalement en mesure de définir vos choix en toute connaissance de cause vers vos prochaines étapes de progrès dans votre passion qui est la photographie.

Enfin pour vous guider, voici quelques questions qui vous permettra de mieux définir vos futurs d’objectifs.

  • Quels sujets parmi ceux que je maîtrise sont encore à approfondir ?
  • Quelle technique photographique n’ai-je pas encore exploré ?
  • Vers quels types de post-traitements, je souhaiterais m’orienter ?
  • Quelle intention photographique je souhaite développer dans mes futures photos ?

Comment faire si vous débutez seulement la photographie

Il est possible, si vous êtes totalement débutant en photographie, et que vous ne possédez pas encore une bibliothèque de photos assez fournie, que tout ce que j’ai écrit depuis le début de cet article vous sert à rien.

Ce n’est pas pour autant une raison pour ne pas commencer dès maintenant, à vous poser les bonnes questions. Mais comment faire, me diriez-vous ?

Il suffit simplement de ne pas regarder ses propres photos, mets de rassembler un ensemble de clichés de photographes plus ou moins connus qui vous intéressent particulièrement. Évidemment, vous n’aurez pas la capacité de répondre à l’intégralité des questions abordées dans cet article, mais vous pouvez toujours y déceler un certain nombre d’informations concernant vos centres d’intérêt en terme de sujet, en termes de post-traitement,etc…

Cela pourra aussi grandement vous aider, à vous orienter vers vos besoins en terme de matériel notamment afin qu’il soit beaucoup plus adapté à la pratique photographique que vous envisagez de faire.

Quelle que soit la profondeur avec laquelle vous arriverez à mener votre propre analyse, je vous invite néanmoins à toujours la réaliser sur un support de manière à la garder afin de pouvoir la réétudier dans quelque temps lorsque vous aurez commencé à accumuler un certain nombre de photographies dans le but de les comparer avec cette première analyse.

Il se pourrait que votre bibliothèque soit en totale adéquation avec votre analyse initiale, mais il se pourrait aussi que vous soyez totalement à côté de celle-ci. Quel que soit le résultat que vous constaterez, l’important est d’approfondir ce type d’analyse, cette fois-ci sur la base de vos propres photos, afin de réorienter consciemment votre pratique photo avec la réalité de votre sensibilité.

N’hésitez pas à partager en commentaire en dessous de cet article vos propres conclusions de votre analyse. Elles pourront certainement aider aussi d’autres photographes à mener les leurs.

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5 Conseils pour les photos à la neige

Les vacances de février arrivent à grands pas, et vous allez être nombreux à vous retrouver sur les pistes de ski au milieu de magnifiques paysages enneigés. C’est pourquoi, dans cet article, je vais vous donner 5 conseils pratiques pour réaliser de meilleures photographies à neige.

1. Compensez l’exposition

La neige, c’est blanc et par conséquent, c’est très lumineux. Cette situation est un réel piège pour les posemètres intégrés aux boîtiers d’appareil photo. En effet, comme je l’ai déjà évoqué dans un article précédent, l’automatisme des appareils photo cherche à avoir une photographie dont la luminosité moyenne est équivalente à un gris à 18%.

Dans le cas d’une photo avec beaucoup de neige, le posemètre aura tendance à interpréter les zones claires de neige comme une surexposition lumineuse. Il cherchera donc à compenser cela en sous-exposant les réglages.

L’astuce pour le photographe consiste alors à compenser cette exposition en décalant celle-ci de +1IL à +2IL en fonction des conditions de luminosité de la scène.

Cette action, peut se faire sans sortir des modes assistés tels que P, S, ou A à l’aide du boutons +/- présent sur votre boîtier.

Si vous avez l’habitude de shooter en mode Manuel, il vous suffira de vous fier à l’indicateur d’exposition affiché dans votre viseur de manière à veiller à ce qu’il indique +1IL ou +2IL.

Je vous invite à ajuster ce réglage en fonction du rendu de vos premières photos.

Au cœur du Ballon d'Alsace enneigé
Au cœur du Ballon d’Alsace enneigé

2. Évitez les forts contrastes

L’une des limitations majeures des appareils photo est la dynamique de leurs capteurs comme je l’ai déjà expliqué en détail dans un autre article. Cette contrainte peut particulièrement perturber vos photos dans les situations de photographie à la neige.

En effet, comme déjà évoqué plus haut, il suffit que le soleil pointe le bout de son nez pour qu’immédiatement la luminosité devienne très élevée. C’est pourquoi, si lors du cadrage de la scène vous ne prenez pas garde aux zones sombres et lumineuses, vous risquez de fortement d’avoir des zones sur le cliché qui soient bouchées ou brûlées.

Je vous invite alors simplement à garder cette problématique à l’esprit pour éviter cette situation. Cependant, si le sens de votre photo nécessite cette situation, je vous invite à vous reporter aux solutions abordées dans mon article à propos de ça.

 

3. Attention à la balance des blancs

Combien de fois avons-nous déjà croisé des photos où la neige est toute bleue au lieu d’être blanche ! Cette situation est exclusivement due à la gestion de la balance des blancs de votre appareil photo.

Le meilleur conseil à propos de la balance des blancs est bien de shooter en RAW, car c’est le moyen de corriger cette dominante de couleur sans aucune perte de qualité d’image. Qui plus est, comme elle se fait en post-traitement, elle vous laisse libre d’interpréter ces dominantes précisément en fonction du message de votre photo.

J’attire notamment votre attention à propos des dominantes de couleurs. Dans les faits, ils sont loin d’être que néfastes du moment qu’elles font l’objet d’un choix délibéré du photographe. Par exemple, garder une teinte bleutée à un cliché de neige, évoquera d’autant plus le climat froid de la scène. A contrario, ajouter une teinte orangée permettra d’évoquer une ambiance chaleureuse.

Shooter au format RAW, vous permettra donc de réaliser autant de version de la scène que

Écureuil qui boit
Écureuil qui boit

4. Pensez à utiliser des filtres ND

La présence de neige blanche de façon majoritaire dans la scène à photographier amplifie grandement la luminosité ambiante. Ceci a pour conséquence sur les paramètres de réglage de l’exposition suivants :

  • ouverture : fermeture de diaphragme qui induira une grande profondeur de champ,
  • vitesse : un temps de pose d’un court qui impliquera des mouvements figés
  • ISO : le plus bas possible, ce qui diminuera le niveau de bruit.

Dans le cas où vous souhaitez la présence de flou de mouvement ou une faible profondeur de champ, il sera intéressant d’utiliser des filtres ND pour limiter d’emblée la quantité de lumière de la scène.

Dans le cas où vous ne disposeriez que d’un filtre polarisant, celui-ci pourra réduire la luminosité jusqu’à  -1 IL tout en saturant les couleurs.

5. Essayer le traitement N&B très contrasté

Lorsque les conditions lumineuses imposent de très forts contrastes, il peut être intéressant de visionner les scènes en mode Noir et Blanc. En effet, les transitions pourront être très franches et graphiques et permettra d’aborder votre environnement de manière graphique voir même abstraite.

C’est aussi un moyen de mieux accepter les ciels blancs des temps neigeux lorsque les conditions météo ne sont pas optimales.

Quoiqu’il en soit, dans le domaine de la créativité, motivez-vous à tester des traitements nouveaux ou les possibilités techniques que votre matériel vous offre comme la surimpression par exemple.

Je vous invite à partager avec moi en commentaire vos remarques et astuces pour photographier dans ce contexte ou à me poser vos questions sur les points qui ne seraient pas clairs pour vous.

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Avantage d’un projet 365 ou projet 52

Dans cet article, je partage avec vous mon opinion à propos des projets type 365 ou 52. J’aborderai le principe, les avantages et les difficultés. Enfin, je finirai en partageant avec vous le retour d’expérience de mon propre projet 365.

Enfant heureux
Enfant heureux

Principe de ce type de projet

S’il y a un projet dont le principe est simple, c’est bien celui-là. En effet, il se résume en seulement une poignée de mots très simples à comprendre.

  • Le projet 365 correspond à 1 photo par jour sur toute une année.
  • Le projet 52 correspond à 1 photo par semaine sur toute une année.

Le seul point important ce type de projet est donc la cadence et la régularité de parution.

Vous constaterez qu’il n’y a aucune autre contrainte telle qu’exprimé ainsi. Mais évidemment, vous être libre de définir un peu plus la finalité de votre production en y ajoutant des contraintes diverses. Le résultat final n’en sera que plus intéressant pour les spectateurs.

Différents effets visuels sur une même photo
Différents effets visuels sur une même photo

Les avantages

Les avantages sont nombreux et à différents niveaux.

Focalisation

En effet, comme tout projet, il a une part de travail à fournir et du temps à y consacrer. Ceci implique donc une stimulation omniprésente durant toute sa durée. Ainsi, vous vous garantissez d’être focalisé sur votre passion pendant 1 année entière !

Développement de votre créativité

365 photos ou 52 photos sont des quantités non négligeables. Les premières idées viendront facilement. Mais au bout d’un moment, il faudra commencer à vous creuser la tête. C’est à partir de ce moment-là que le projet devient intéressant. Au fur et à mesure que vous allez produire de nouvelles idées, votre esprit deviendra entraîné à en trouver d’autres. Cette tâche restera toujours difficile, mais vous devriez être de moins en moins sans aucune idée ou totalement perdu.

Il ne faut pas oublier que la créativité, ça se travaille. C’est justement ce à quoi sert ce type de projet.

Sur la durée, vous développerez des liens entre différents centres d’intérêts et créerez des liaisons entre domaines que vous n’auriez pas imaginés spontanément.

Développement de vos compétences

Avoir des idées, c’est bien. Mais les mettre en pratique, c’est mieux. Vous allez donc pratiquer très régulièrement votre activité. Vous devrez certainement aborder des techniques nouvelles pour tenir la distance.

Naturellement, vous acquerrez des réflexes et des habitudes d’usage avec vos divers matériels et outils. Votre savoir-faire se développera donc petit à petit.

Satisfaction personnelle

Imaginez-vous à la fin de votre projet regardant tout le chemin que vous auriez parcouru ! Rien qu’à l’idée, je suis certain que vous pouvez déjà ressentir une certaine satisfaction personnelle…

La fierté d’avoir tenu la distance d’abord. Conduire un projet pendant une année entière n’est pas anodin. Ensuite, la joie de constater que vous aurez acquis de nombreuses nouvelles compétences. Et enfin, vous aurez développé votre capacité de créativité. Et ça, c’est le Graal !

Au restaurant
Au restaurant

Les difficultés

Doit-on en conclure qu’un projet 365 ou 52, c’est que du bonheur ? Et bien ça dépendra de vous ! Comme pour tout projet, celui-ci emporte son lot de difficultés. La réponse à cette question dépend donc de votre capacité à sortir de votre zone de confort.

Maintenir la régularité

La première difficulté est le rythme ! Une photo par jour ou par semaine durant toute une année, c’est en soit un réel challenge. Par conséquent, vous n’aurez pas le droit à l’imprévu !

Si vous vous dite au départ que vous souhaiteriez ajouter quelques contraintes supplémentaires, sachez qu’elles deviendront d’autant plus fortes de par la durée du projet. Alors, conseil d’ami, allez-y doucement…

L’organisation

Complètement en adéquation avec le point précédent, vous devrez trouver une organisation sans faille. Le long d’une année entière, vous aurez de multitude de situations qui prendront la priorité devant votre projet. Si vous ne souhaitez pas perdre la maîtrise, vous devrez apprendre à anticiper et à planifier vos tâches.

Accepter vos limites

Dans un monde parfait, grâce à une organisation définie et une rigueur implacable, rien ne pourrait vous résister. Mais la vraie vie, c’est différent. Vous aurez vos hauts et vos bas comme tout le monde.

La solution consistera donc à faire avec et accepter qu’à certains moments, ce que vous aurez produit ne sera pas aussi parfait que vous l’imaginiez. Ce type de situation vous permettra d’apprendre à relativiser et à connaître vos limites pour mieux savoir les dépasser par la suite.

L'autre usage des châteaux d'eau...
L’autre usage des châteaux d’eau…

La photo, mais pas seulement

Si vous l’avez remarqué, depuis le début de l’article, j’ai bien pris garde de ne pas particulièrement parler de photographie. Ceci est, à mon sens, important, car ce type de projet est particulièrement connu dans ce domaine, mais finalement, il peut s’appliquer à n’importe quoi.

C’est pourquoi, je pense qu’il peut être intéressant de réfléchir au-delà en listant quelques autres domaines possibles plus ou moins en lien avec la photo.

  • Prendre des photos,
  • Construction de triptyques,
  • Réalisation de photomontage,
  • Réalisation de retouche photo,
  • Création de texture seemless ou non,
  • Création d’objets 3D,
  • Création d’images de synthèse,
Les jours de pluie peuvent être beaux...
Les jours de pluie peuvent être beaux…

Et dans tout ça, mon expérience…

En 2015, je me suis moi-même engagé dans un projet 365.

Dans un souci de facilité le travail, je m’étais pas fixé la contrainte supplémentaire de faire uniquement les photos avec mon smartphone. Malgré cette astuce, le challenge a quand même été très compliqué à tenir. Et d’ailleurs, je n’ai pas réussi à faire les 365 photos sur l’année.

De mémoire, je n’avais pas su gérer correctement les périodes de vacances où je n’avais plus accès à mon ordinateur.

Pas si mal les photos d'un smartphone...
Pas si mal les photos d’un smartphone…

Ma seconde difficulté a été l’usage exclusif de mon smartphone. Ce point que j’avais imaginé comme étant une façon de faciliter mon projet m’a finalement posé des problèmes. Quand j’avais réfléchi à faire ce projet, je m’étais dit que pour faire une photo par jour, il serait très contraignant de toujours les faire un mon boîtier réflexe. C’est alors que je me suis dit : « Mais au fait, j’ai toujours avec moi mon téléphone ! Si je choisis de me dire que je ferais toutes mes photos avec, je n’aurais pas de soucis de disponibilité de matériel. »

Quel piège ! En me disant ça, je ne m’étais juste ajouté une contrainte qui n’avait pas plus de sens que cela et qui a finalement eu pour conséquence de m’éloigner de mon bel appareil photo car toujours focalisé sur l’usage de mon téléphone.

C’est seulement au bout de plusieurs mois, que je me suis rendu compte, que je n’utilisais plus mon boîtier réflexe, ce que j’ai ressenti comme une forme de frustration.

J’ai donc annulé cette clause en cours de projet.

Je voulais partager cela avec vous, car d’une certaine manière, voulant me faciliter la tâche, je me suis auto piégé.

Évitez de trop vous mettre de pression si c’est la première fois que vous faites ce type de projet. Même si ça vous semble trop simple de prime abord, c’est loin d’être gagné d’avance.

L’autre point sur lequel je souhaite attirer votre attention, c’est que c’est bien votre projet ! En ce sens, si vous souhaitez changer quelque chose en cours de route, eh bien faite-le ! Personne ne vous critiquera pour cela, car l’important est que le challenge vous soit profitable.

L'importance de la lumière dans une photo...
L’importance de la lumière dans une photo…

Je vous invite à partager avec nous vos propres expériences à ce sujet et notamment les domaines auxquels vous les avez appliqués.

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A chaque théorie son travail pratique... Technique photo ou comment se servir de son matériel

6 conseils pour essayer la photo de concert

Faire de la photo de concert est un excellent exercice pour bien apprendre à maîtriser son matériel. En effet, les conditions de lumière sont difficiles car globalement faible et en constante évolution ! Je partage avec vous quelques conseils pour que vous puissiez vous y essayer.

Mise en valeur de la dynamique de l'artiste par un flou de mouvement.
Mise en valeur de la dynamique de l’artiste par un flou de mouvement.

1. Ciblez des événements régionaux

Pour les artistes musicaux, faire des concerts est l’une des choses les plus importantes, car c’est ici qu’ils créaient leur notoriété et leur relation avec le public. Leur image est donc très importante ce qui a pour conséquence que les artistes connus doivent avoir confiance dans le photographe pour s’assurer qu’il ne dégradera pas leur image.

Dans le cas des artistes moins connus, la situation est différente. La plupart d’entre eux, sont justement à la recherche de relativement bonnes images pour faire leur promotion. Et c’est là où vous pouvez intervenir pour vous entraîner à ce domaine de la photographie.

Pour vous donner une idée, j’ai réalisé de nombreuses photos de concerts au Festival International de Musique Universitaire de Belfort (FIMU).

Utilisation du zooming pour évoquer la puissance sonore émanent de la scène.
Utilisation du zooming pour évoquer la puissance sonore émanent de la scène.

2. Présentez-vous aux artistes et au régisseur de scène

Réaliser un concert est un moment de plaisir pour les artistes, mais aussi de stress. Mais c’est aussi le cas pour le régisseur de scène. En effet, chacune des deux parties a pour mission de réaliser la prestation la plus parfaite possible pour le plaisir des spectateurs.

Que se soient les artistes ou les techniciens, ils ont tous une multitude de paramètres à prendre en compte. Il est donc évident que si vous souhaitez réaliser des photos sans vous êtes présenté avant, vous serez considéré comme un élément perturbateur.

Il est donc important de se présenter avant le spectacle, afin que ces personnes sachent à qui ils ont à faire.

Présentez-vous simplement, expliquez votre démarche, évoquer avec eux la liberté de mouvements que vous souhaiteriez avoir afin qu’ils vous les autorisent ou non. (Fosse juste devant la scène, accès à l’arrière-scène, accès à la scène, …)

N’hésitez pas non plus à proposer au régisseur de scène un signe discret qu’il pourra vous faire afin de vous signaler de quitter un lieu de la scène ou de stopper immédiatement une action que vous auriez entrepris qu’il jugerait sur le moment non-tolérable.

Quels que soient les échanges et l’issue de cette conversation, il est absolument primordial de rester courtois et de respecter le choix du régisseur de scène ou des artistes. Ce sont eux qui ont la responsabilité de la qualité du spectacle et en aucun cas vous devez perturber leur travail.

Jeu de scène et interaction entre les artistes devant une foule de spectateurs.
Jeu de scène et interaction entre les artistes devant une foule de spectateurs.
Mise en valeur de la prestation du groupe de musique en montrant la taille de la foule assistant au spectacle.
Mise en valeur de la prestation du groupe de musique en montrant la taille de la foule assistant au spectacle.

3. Expliquer aux artistes votre démarche photographique

Le point commun entre un photographe, un chanteur et un musicien et qu’ils sont tous des artistes. Ce point clé est très intéressant pour leur faire comprendre vos attentes autour de la photographie. Décrivez le style de photo que vous avez l’habitude de réaliser, ou que vous chercherez à réaliser avec eux. N’hésitez pas non plus à leur montrer des photos déjà réalisées. La qualité de votre book photos permettra de les rassurer quant à votre capacité de produire de belles images et les incitera à accueillir plus positivement votre démarche.

Ce premier contact, vous permettra de créer un lien entre les artistes et vous. Ceci sera un point fort lors de la réalisation de vos photos, car ils seront alors plus enclins, à jouer le jeu face à votre objectif le moment venu..

Mise en avant d'un effet lumineux pour évoquer la résonance du son de l'instrument.
Mise en avant d’un effet lumineux pour évoquer la résonance du son de l’instrument.

4. Définissez le deal entre vous et les artistes avant le spectacle

Dans le contexte de stress que connaissent les artistes avant leur spectacle, il est important de ne pas leur ajouter de zones d’ombre quant à votre prestation. Il est alors intéressant pour eux et pour vous de bien définir le deal entre vous. Laissez-leur votre carte de visite et expliquez-leur comment et à quelle échéance, ils pourront récupérer quelques clichés du concert.

D’une certaine manière, le fait de laisser vos coordonnées dès le départ, et un acte qui leur permettra de prendre confiance en vous et de les rassurer. N’hésitez pas non plus à leur demander leurs coordonnées en expliquant que, de toute façon, vous les contacterez pour leur envoyer les photos dues.

Je vous invite aussi à leur demander quel type de photos, ils seraient intéressés d’avoir. Sur la base de cette question, il vous sera alors plus facile de négocier certains accès auprès du régisseur puisque la demande sera validée par les artistes eux-mêmes.

Gros plan sur les mains du musicien tout en gardant en second plan la concentration sur son visage.
Gros plan sur les mains du musicien tout en gardant en second plan la concentration sur son visage.

5. Prise de vue

Votre présence ne doit en aucun cas perturber le spectacle. De ce fait, je vous conseille de ne jamais utiliser de Flash. Privilégier les éclairages de scène s’ils existent, où la lumière disponible ambiante.

N’emmenez pas avec vous énormément de matériel. En fonction des accès que le régisseur de scène vous aura donné, il vous sera facile de définir les longueurs focales dont vous aurez besoin. Classiquement un zoom de type 24-70 est largement suffisant. Si vous souhaitez réaliser des gros plans utiliser un zoom 70-200, et si vous êtes plutôt intéressé par les plans larges, opter pour une optique grand-angle entre 14 et 17 mm.

Mettez-vous d’accord avec le régisseur de scène, afin de définir un endroit où vous pourrez laisser votre sac en sécurité mais suffisamment accessible pour vous afin de réaliser vos changements d’objectifs.

Pendant le moment de vos prises de vue, ne vous embarrassez pas de matériel inutile et ne gardez en aucun cas votre sac à dos sur vous pendant la prestation.

Mise en valeur des détails de la guitare par l'emploi du noir et blanc.
Mise en valeur des détails de la guitare par l’emploi du noir et blanc.

6. Les réglages de l’appareil

Dans le cas où vous réalisez des photos d’un concert avec de nombreux éclairages, je vous conseille de régler votre appareil photo sur le mode manuel. La raison en est que, en fonction de votre position et de l’évolution des éclairages, votre posemètre risquera de ne pas savoir sur quel pied danser. Le fait de régler par tâtonnement vos réglages d’ouverture et de vitesse au début du concert, vous permettra de garder une ambiance relativement homogène sur toute votre série.

Chercher à régler votre niveau d’ISO le plus bas possible afin de garder la qualité d’image la moins bruitée et d’ajuster votre couple vitesse/diaphragme en fonction des effets rechercher. Il peut notamment être intéressant de garder une vitesse relativement lente afin de retransmettre la notion de mouvement de scène des artistes par exemple.

Jeu de scène et interaction entre les artistes sous les spots lumineux de la scène
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Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

Eclairage complexe avec un seul flash cobra

Avant de commencer cet article, je vous adresse tous mes vœux de bonheur, de prospérité et surtout de santé pour l’année 2019 ! Le début de chaque année est l’occasion de se définir de bonnes résolutions. Peut-être que l’une d’entre elles sera d’acquérir une tonne de matériels photo onéreux. Cependant, en attendant ce temps-là, je vous propose de réaliser la photo d’une bouteille à plusieurs sources d’éclairage, mais avec seulement un seul flash cobra. L’objectif de cet article, et de vous montrer que l’on peut réaliser de belles photos avec un minimum de matériel. Je vous invite à vous en inspirer, pour développer votre créativité et repousser vos limites techniques en dépensant un minimum d’argent.

L’idée

Mon but était de réaliser une image pouvant évoquer un moment chaleureux autour d’un moment de partage inspiré par cette période de premier de l’an. J’ai choisi de mettre en scène une bouteille d’alcool dans un décor simple en bois. La dominante de couleur de l’image devait être chaude pour apporter de la douceur à l’image tout en mettant en avant les textures des matériaux. Les utiliser les accessoires suivants :

  • une bouteille de Bénédictine non entamée,
  • une planche de bois pour faire mon support,
  • une planche à découper en bois pour faire le fond.

Le matériel photo

Comme évoqué dans le paragraphe d’introduction, j’ai utilisé le strict minimum de matériel photo. La liste est la suivante :

  • un boîtier photo,
  • un pied photo,
  • un flash cobra,
  • un couple de transmetteurs radio pour flash (CACTUS v6)
  • une plaque de plexiglas blanche translucide,
  • une plaque de polystyrène.

Pour info, les plaques de plexiglas et de polystyrène pourraient être simplement remplacées par des draps blancs.

Méthode de prise de vue

La technique utilisée est simple. Le but est de prendre sans jamais déplacer la bouteille ni le boîtier, 3 photos avec des éclairages différents. Les setups sont les suivants :

Première photo de base

Setup de prise de vue de la première photo de base pour avoir les reflets sur la bouteille
Setup de prise de vue de la première photo de base pour avoir les reflets sur la bouteille
Première photo de base de la photo d'une bouteille d'alcool dans des tons chaleureux.
Première photo de base de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.

Seconde photo de base

Setup de prise de vue de la seconde photo de base pour avoir les étiquettes correctement exposées sur la bouteille
Setup de prise de vue de la seconde photo de base pour avoir les étiquettes correctement exposées sur la bouteille
Seconde photo de base pour l'éclairage des étiquettes
Seconde photo de base pour l’éclairage des étiquettes

Troisième photo de base

Setup de prise de vue de la troisième photo de base pour avoir la transparence de la bouteille
Setup de prise de vue de la troisième photo de base pour avoir la transparence de la bouteille
Troisième photo de base pour la transparence de la bouteille afin de mettre en évidence le liquide
Troisième photo de base pour la transparence de la bouteille afin de mettre en évidence le liquide

Assemblage des photos

Assemblage des deux premières photos

Assemblage de la première photo et de la seconde photo de base pour la mise en évidence des étiquettes
Assemblage de la première photo et de la seconde photo de base pour la mise en évidence des étiquettes

L’assemblage est réalisé à partir des deux premières photos placées sur deux calques superposés ; la seconde photo étant placée au-dessus de la première. A l’aide d’un masque de fusion, on fait apparaître uniquement les zones de la seconde photo où se trouvent les étiquettes. Ici, le mode de fusion reste sur normal.

Ajout de la transparence

Assemblage des trois photos de bases pour avoir les reflets, les étiquettes et la transparence toutes en même temps.
Assemblage des trois photos de bases pour avoir les reflets, les étiquettes et la transparence toutes en même temps.

Pour réaliser cette opération, il suffit de placer sur un troisième calque au-dessus des deux autres la troisième photo de base. Affectez le mode de fusion superposition à ce calque et à l’aide d’un masque de fusion, faites apparaître uniquement l’intérieur de la bouteille.

Mise au propre

Retouche de l'assemblage des photos de bases de la photo d'une bouteille d'alcool dans des tons chaleureux.
Retouche de l’assemblage des photos de bases de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.

Afin d’avoir la photo la plus propre possible, il est intéressant de supprimer les poussières ou les reflets perturbateurs avec les outils tampon ou correcteur. Pour ma part, j’ai choisi de supprimer la ligne sombre dans le reflet de gauche ainsi que la tâche noire sur la droite de la bouteille.

Gestion des contrastes

Pour se faire, j’ai utilisé plusieurs calques courbes.

La première est en mode normal et est en forme de S caractéristique d’un fort contraste. Il est appliqué à l’ensemble de l’image afin de lui donner globalement plus de dynamique et de force.

Résultat de l'application de la première courbe en contraste globale sur l'image
Résultat de l’application de la première courbe en contraste globale sur l’image

Avec le second calque courbe, j’ai assombri le fond uniquement en abaissant les tons clairs et moyens. Pour avoir une délimitation précise entre la bouteille et le fond, j’ai utilisé l’outil de sélection plume puis j’ai appliqué un contour progressif de 2 pixels.

Résultat de l'application de la seconde courbe sur le fond uniquement pour l'assombrir
Résultat de l’application de la seconde courbe sur le fond uniquement pour l’assombrir

Enfin, avec un dernier calque courbe j’ai rehaussé les tons clairs sur la bouteille uniquement. Ceci a permis de raviver la bouteille par rapport au fond de l’image.

Résultat de l'application de la troisième courbe de contraste uniquement sur la bouteille pour la faire mieux ressortir
Résultat de l’application de la troisième courbe de contraste uniquement sur la bouteille pour la faire mieux ressortir

Gestion des couleurs

Dans le but d’obtenir des tons chaleureux, j’ai appliqué un calque correspondance de couleur avec le choix Crisp_Warm.look. Afin d’ajuster la puissance de celui-ci, j’ai réduit son opacité à 90%.

Pour info, chacun des calques courbes et correspondance de couleur sont en mode de fusion normal.

Résultat de l'application d'un calque de correspondance des couleur pour réchauffer l'ambiance globale
Résultat de l’application d’un calque de correspondance de couleur pour réchauffer l’ambiance globale

A ce stade, l’image aurait pu être finie. Cependant, vu l’aspect particulier de la bouteille, avec notamment le seau en cire rouge, je me suis dit qu’il serait peut-être plus cohérent de donner un aspect vintage à la photo finale.

Pour se faire, j’utilise la suite de filtres gratuite Nik Collection. Dans le cadre de cette photo, j’ai utilisé le filtre Analog Efex Pro 2. Dans la catégorie appareil photo classique, j’ai ajusté les réglages du pré-réglage n°2.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour l’ouvrir en taille réelle.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir...
Réalisation finale de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.

Afin de mieux vous rendre compte l’évolution de chacune des étapes du photomontage, voici une image animée de celles-ci :

Résumé des différentes étapes de réalisation du photomontage de la photo finale.
Résumé des différentes étapes de réalisation du photomontage de la photo finale.

Cet article est à présent terminé. J’espère qu’il vous aura apporté quelques trucs et astuces pour développer encore plus votre créativité. N’hésitez pas à me dire en commentaire ci-dessus si ce type d’article vous intéresse et que vous aimeriez que j’en réalise d’autres sur ce même principe.

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A chaque théorie son travail pratique... Photomontage et post-traitement

Comment photographier des lens-flare

Pour ajouter de la créativité à vos photos, il est intéressant d’ajouter des effets lumineux. Prendre de tels effets directement à la prise de vue, ne permet pas d’ajuster la quantité et le dosage de celui-ci en post-traitement. Dans cet article, je vous propose de vous expliquer comment photographier uniquement des lens-flare dans le but de les ajouter ensuite en post-traitement.

Matériel nécessaire

Pour ce type de photos, il vous sera nécessaire d’utiliser les matériels suivants :

  • Un fond noir,
  • Un appareil photo monté sur pied,
  • Une source lumineuse très intense.

J’utilise personnellement la lampe flash de mon smartphone comme source lumineuse. Elle a l’avantage d’être assez ponctuelle et puissance pour produire l’effet recherché.

Explication du set up

Installez un fond noir dans une pièce sombre devant votre boîtier monté sur un pied photo. Cadrer la prise de vue de manière à voir exclusivement une portion du fond noir. Paramétrez ensuite votre boîtier en mode manuel.

Photo du setup pour le prise de vue des effets de lens-flare
Photo du setup pour le prise de vue des effets de lens-flare

Commencez par régler votre ouverture à f/11 minimum. Ce réglage vous permettra d’obtenir un point lumineux en forme d’étoile avec beaucoup de branches. Plus le diaphragme sera fermé et plus l’éclat lumineux aura un nombre important de branches. Réglez ensuite la valeur de sensibilité ISO à la valeur la plus basse  disponible sur le boîtier. Enfin, réglez une vitesse d’obturation aux alentours de 1/100ième de seconde.

Ajustez les réglages de manière à obtenir une photo totalement noir sans utiliser la source lumineuse.

Prise de vue

Pour réaliser vos photos, maintenez la source lumineuse devant l’objectif en faisant en sorte que celle-ci éclaire directement l’intérieur de celui-ci. Déplacez légèrement la source lumineuse de droite à gauche et de haut en bas de manière à positionner l’éclat lumineux et ses artefacts.

Afin de s’assurer d’avoir plusieurs tâches lumineuses recouvrant la photo, il est utile de ne pas bien nettoyer la lentille frontale en laissant quelques poussières sur celle-ci. C’est en effet lorsque la lumière vient heurter ces petites poussières que celle-ci se diffracte et provoque les fameux artefacts en forme de taches lumineuses.

C’est après de multiples essais que vous aurez confectionné une collection de photo répondant à vos besoins.

Post-traitement des photos prises

Je vous invite fortement à prendre les photos au format RAW. De cette manière, vous aurez plus de latitude pour ajuster celle-ci dans le but de faire ressortir toutes les informations contenues en elle. Je réalise personnellement ce travail sous Lightroom Classic CC ou sous le module Camera Raw de Photoshop.

Pour bien faire ressortir ses effets lumineux, poussez le paramètre clarté assez fortement ainsi que le paramètre saturation. Les différentes couleurs de la décomposition de la lumière blanche n’en seront que plus visibles.

Afin de vous assurer de ne pas trop modifier la luminosité de la photo sur laquelle vous souhaitez appliquer cet effet, il est nécessaire de s’assurer qu’une grande partie de la photo du lens-flare soin d’un noir pur. Pour se faire, utilisez le slider noir en le décalant vers la gauche.

Ajustez les sliders blanc et haute lumière de manière à intensifier à votre convenance l’effet lumineux.

Traitement des photos de lens-flare sous CameraRAW
Traitement des photos de lens-flare sous CameraRAW

Intégration dans une photo

Ouvrir la photo dans laquelle vous souhaitez ajouter l’effet lumineux. Faites un copier-coller de votre photo de lens-flare dans un nouveau calque et sélectionnez le mode de fusion superposition pour celui-ci.

Utilisez l’option transformation manuelle ou le raccourci CTRL+T afin d’ajuster la taille et la position de l’effet lumineux. Enfin, jouez sur le paramètre d’opacité pour réduire son effet ou dupliquer le calque pour l’augmenter.

Il est souvent utile d’assombrir la photo d’origine afin de mieux intégrer l’effet lumineux à celle-ci. Pour ce faire, j’utilise classiquement un calque courbe sur lequel je réduis les tons moyens.

Avant/Après l'ajout de lens-flare sur une photo
Avant/Après l’ajout de lens-flare sur une photo

Maintenant, c’est à vous de jouer. Vous connaissez la technique pour produire vos propres ressources lens-flare ainsi que la manière de les utiliser en post-traitement. N’hésitez pas à me remonter vos questions ou vos remarques en commentaire ci-dessous de l’article.

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La Lumière, c'est quoi ?

Conseils pour comprendre l’éclairage d’une scène

Que ce soit dans le domaine de la photographie ou du photomontage, la compétence de savoir déchiffrer le schéma d’éclairage d’une photo modèle est utile. En effet, comprendre de l’éclairage d’une scène, dans un tableau de peintre par exemple, permet de progresser rapidement dans sa propre pratique.

Dans le cadre de ce blog, cette pratique est essentielle pour maîtriser la réalisation de photomontage où la cohérence de l’éclairage est obligatoire pour obtenir un rendu réaliste. Dans un premier temps, vous serez apte à choisir des photos cohérentes entre elles puis dans un second temps, après un peu d’entraînement, vous serez même capable de produire vos propres photographies.

Que faut-il regarder

Pour analyser l’éclairage d’une photographie, il est important de savoir quoi regarder. C’est à travers des détails spécifiques que l’on est capable de reconstruire le set-up d’une photo.

Voici une liste recensant quelques points spécifiques à regarder pour mener cette analyse :

  • L’orientation des ombres,
  • La densité des ombres,
  • La douceur des ombres,
  • La couleur des ombres,
  • La couleur de la lumière,
  • Les reflets, …

Pour mieux comprendre ces concepts, je vous invite à lire mon article sur la lumière.

Pour certaines photos, il est d’usage de regarder des éléments spécifiques qui nous aideront mieux évaluer les critères ci-dessus listés.

 

Photo de portrait

La photographie de portrait est l’une des activités les plus répondue en photographie. Il est alors important de connaître ses petits trucs et astuces que je vais vous citer ci-dessous.

Les yeux

Il est souvent dit que le regard est le reflet de l’âme. En photographie, il est le reflet du set-up. En effet, regarder attentivement les catchlights dans les yeux du modèle permet de directement voir la géométrie des sources lumineuses ou autres accessoires utilisés tels que des réflecteurs.

C’est ainsi que vous pourrez reconnaître le reflet d’une fenêtre, d’un réflecteur, d’une boîte à lumière, ou la forme caractéristique d’un éclairage annulaire. Ce type d’accessoires est souvent utilisé dans le cadre des photos de portrait réalisées en studio.

Pour vous aider à les reconnaître, il est utile de connaître un minimum le matériel classique de photo de studio.

Illustration du reflet des éclairage dans le catchlight des yeux
Illustration du reflet des éclairage dans le catchlight des yeux

Illustration du reflet des éclairage dans le catchlight des yeux
Illustration du reflet des éclairage dans le catchlight des yeux

Le nez

Le second point important d’un visage à regarder est le nez. En effet, celui-ci projette une ombre en fonction de l’orientation de la lumière. Grâce à celui-ci, vous connaîtrez facilement sa direction. Mais vous aurez aussi une idée de la taille de la source en fonction de la douceur de son ombre projetée.

Pour rappel, plus une ombre est douce et plus sa source lumineuse est grande ou proche.

Mise en évidence de l'ombre portée du nez dans un portrait
Mise en évidence de l’ombre portée du nez dans un portrait

Mise en évidence de l'ombre portée du nez dans un portrait
Mise en évidence de l’ombre portée du nez dans un portrait

Les cheveux

En photographie, il est d’usage de détacher le sujet de son fond avec un éclairage en contre-jour par exemple. C’est souvent le cas en particulier pour les cheveux sombre des modèles devant un fond noir.

Un éclairage en contre-jour provoquera une forme de halo de lumière sur la périphérie de la chevelure. Cet effet s’obtient par diffraction de la lumière due à la finesse des cheveux.

Illustration de l'effet de halo de lumière dans les cheveux d'une modèle en contre-jour
Illustration de l’effet de halo de lumière dans les cheveux d’une modèle en contre-jour

Illustration de l'effet de halo de lumière dans les cheveux d'une modèle en contre-jour
Illustration de l’effet de halo de lumière dans les cheveux d’une modèle en contre-jour

La silhouette

De manière identique à la chevelure, pour détacher une veste noire dans un fond sombre, et souvent d’utiliser des stripbox placées latéralement pour venir juste souligner les contours de ce dernier par un liseré de lumière très fin. Procéder ainsi permet de réaliser un contour de la silhouette.

Illustration de l'utilisation de stripbox pour réaliser un liseré de lumière pour détacher le sujet du fond
Illustration de l’utilisation de stripbox pour réaliser un liseré de lumière pour détacher le sujet du fond

Illustration de l'utilisation de stripbox pour réaliser un liseré de lumière pour détacher le sujet du fond
Illustration de l’utilisation de stripbox pour réaliser un liseré de lumière pour détacher le sujet du fond

 

Photo de paysage

Dans la plupart des photomontages, il sera nécessaire d’utiliser un lieu pour la photo. Celui-ci pourra être un décor intérieur ou un paysage extérieur.

Le relief

Pour un paysage, chercher à repérer le relief de celui-ci. Il présentera peut-être des vallées et des collines ou tout au moins des points culminants. Au même titre que le nez pour un visage, ces lieux permettront de mieux repérer l’orientation des ombres.

Illustration des ombres portées du relief d'un paysage
Illustration des ombres portées du relief d’un paysage

Le ciel (nuages ou non)

Le ciel est aussi très important dans l’analyse. Il peut contenir la position du soleil. On sort et alors que vous serez en contre-jour. De plus, les ombres seront dures, car le soleil est très du point de vue des objets.

Si ce n’est pas le cas, l’omniprésence de nuages vous indiquera que les ombres devront être douces.

Dans le cas d’un ciel bleu, vous serez que les ombres seront légèrement à teinter de bleu.

Concernant la table de la couleur la position du soleil dans le ciel peut aussi vous indiquer la température de couleur à utiliser. Les matins et les soirées sont dorés alors que la lumière d’un soleil à midi et blanc.

Illustration de 2 types de ciel différents; le 1er avec une lumière dur due au soleil, le 2ième une lumière adoucie par les nuages
Illustration de 2 types de ciel différents; le 1er avec une lumière dur due au soleil, le 2ième une lumière adoucie par les nuages

 

La végétation

Si vous vous trouvez en présence d’arbre, la lumière sera naturellement teintée par la couleur de l’environnement, c’est-à-dire les feuilles. Une teinte verte devra être perceptible.

Si vous constatez des feuilles illuminé par la lumière par la transparence, cela vous aidera aussi à positionner la source lumineuse à l’arrière de cet objet. Encore une fois, nous nous trouverons dans le cas de figure d’un contre-jour.

Illustration de la teinte de la lumière par l'environnement (vert des feuilles) et contre-jour mis en évidence par la translucidité de la mousse.
Illustration de la teinte de la lumière par l’environnement (vert des feuilles) et contre-jour mis en évidence par la translucidité de la mousse.

 

Les constructions

Dans un paysage plus urbain, les constructions telles que les bâtiments permettront de mieux distinguer les ombres et les lumières. La direction de l’éclairage sera d’autant plus facile à déterminer.

De la même manière que les yeux en portrait, les reflets dans les vitres peuvent vous aider à localiser la position du soleil ou des éclairages urbains.

Illustration des ombres portées des bâtiments d'une ville
Illustration des ombres portées des bâtiments d’une ville

 

Trucs et astuces

Dans Photoshop, il est utile d’utiliser le calque seuil. En manipulant le curseur de ce calque, vous verrez facilement apparaître de quel côté, la lumière provient comme le montre l’illustration ci-dessous.

Illustration de l'usage de calque d'effet Seuil sur la photo de paysage pour mieux distinguer la provenance de la lumière.
Illustration de l’usage de calque d’effet Seuil sur la photo de paysage pour mieux distinguer la provenance de la lumière.

 

Je vous invite à me laisser un commentaire. Quelles sont vos propres astuces pour mieux déchiffrer les sources lumineuses et la reconstitution des set-up de vos photos exemples.

 

Sources des photos : https://www.pexels.com

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Comment et pourquoi j’ai choisi mon nouveau NAS

Comme vous l’avez certainement lu dans l’un de mes articles précédent, j’ai récemment eu un plantage d’un de mes NAS sur lequel je stockais l’ensemble de mes photos. Mon espace de stockage étant devenu trop juste, il me fallait de tout manière me procurer un nouveau pour stocker mes futures photographies. Je vous propose dans cet article de partager avec vous pourquoi j’ai choisi le NAS Synology DS218 et mon retour d’expérience après une petite semaine d’utilisation.

Evolution de mon besoin

Afin de correctement comprendre l’ensemble de mes besoins, je vous invite à lire ou relire l’article où j’explique ma gestion de mes fichiers.

Maintenant, que vous savez mes besoins historiques, je peux partager avec vous évolutions de ceux-ci.

Pour tout vous dire, je n’ai pas changé grandement ma façon d’organiser mes fichiers. En résumé, je possède actuellement une banque d’images de 151 684 photos avec une moyenne annuelle de 10 000 nouvelles photos. Il me fallait donc répondre à mon besoin de stockage pour plusieurs futures années.

A cela, s’ajoute le besoin de réactivité pour copier mes fichiers photos sur le NAS lors du déchargement des cartes mémoire mais aussi pour le traitement de la conversion au format DNG. Il me fallait donc aussi choisir un système pas trop lent.

Au vu des tarifs actuels, je n’ai pas souhaité acheter des disques trop grands tout de suite. Cependant, j’ai veillé à choisir un NAS permettant d’accueillir des disques d’une capacité maximale de 12 To afin que je puisse à terme étendre ma capacité le moment venu.

En résumé :

  • Grande capacité : 2 fois 6 To (extensible à 2 fois 12 To)
  • Disques rapides : Seagate IronWolf

Pourquoi le Synology DS218

De nombreuses marques proposent des modèles de NAS dont les caractéristiques semblent toutes plus ou moins comparables. Au moment de faire mon choix, je suis allé sur plusieurs sites pour connaître les tendances du marché et les résultats de tests comparatifs. Sur plusieurs d’entre eux, le modèle DS218 de Synology était en mis en avant comme étant le meilleur rapport qualité/prix de l’année 2018 pour les NAS à 2 baies.

A savoir que :

  • Synology est la marque de références des NAS pour le grand public,
  • Leur suite logicielle est étoffée de nombreux modules complémentaires permettant d’utiliser le NAS comme un cloud, un serveur web…
  • La fiabilité du matériel de cette marque n’est plus à prouver.

Ayant, un petit coté geek à mes heures perdues, je ne suis pas certain qu’à terme, je n’utiliserai pas ce NAS pour un tout autre usage tel qu’un serveur web…

Pour ceux qui seraient intéressés par ce matériel, voici le lien Amazon chez qui j’ai acheté le mien. Je l’ai reçu en seulement 5 jours sans aucun problème.

Retour d’expérience personnel

Ça fait maintenant une grosse semaine d’utilisation, et je souhaite partager mes premières impressions d’utilisation avec vous.

Matériel

Déjà, le matériel en lui-même est bien fini. L’objet pèse son poids et semble assez robuste. Pour être totalement honnête avec vous, j’ai été surpris du moyen de fixation de la façade avant de l’appareil. Pour cette partie, je trouve ça un peut léger. Mais avec le recule, cette trappe ne sera que très rarement manipulée et n’impacte aucune fonctionnalité. Alors, pourquoi pas…

 

Installation

Coté installation maintenant. Le NAS était déjà équipé de ses disques à l’intérieur. Cependant, il fallait remarquer qu’ils n’étaient pas enfichés dans le fond. Cela peut prêter à confusion et éventuellement faire perdre du temps si on passe à coté.

Du point de vu logiciel, au démarrage du NAS, il suffit de saisir l’adresse intranet dans Chrome ou autre pour accéder à un ensemble d’étape à suivre pas à pas pour procéder à l’installation du système d’exploitation interne. Ici, il n’y a absolument rien de sorcier. A bout de quelques minutes de formatage, téléchargement et installation, votre NAS est prêt à l’emploi.

Mais attention ! En procédant ainsi, vous n’aurez pas forcément paramétré votre système tel que vous souhaitez l’optimiser.

Pour ma part, je souhaiter le paramétrer en mode RAID 1 avec un système de fichier au standard ext4 compatible avec linux. Il m’a donc été nécessaire de supprimer le volume créé par défaut pour en recréer un nouveau. J’ai donc perdu un peu plus de temps dû au reformatage des disques. Pour ce faire, il m’a été nécessaire de recourir à l’aide interne au système d’exploitation qui est plutôt bien faite pour quelqu’un qui sait un peu de quoi il s’agit. Le commun des mortels sera peut-être un peu perdu.

Illustration de l'interface système d'exploitation interne au NAS DS218.
Illustration de l’interface système d’exploitation interne au NAS DS218.

Que devons-nous retenir…

La renommée de la marque Synology rassure de par tous les éloges que l’on trouve sur Internet, c’est vrai. Mais en tête-à-tête fasse à sa machine, je pense que plus d’uns pourra se retrouver un peu perdu dès lors que l’on souhaite mettre en place des paramètres précis de configuration.

En terme de performance, le système semble tenir ses promesses en terme de rapidité d’accès. A savoir, qu’effectivement, les disques durs Ironwolf sont bien plus bruyant que mes WD Red présents dans les autres NAS. Cependant, ce n’est pas avec eux que vous deviendrez sourd ! C’est largement supportable.

Maintenant, il me reste à voir dans le temps si Synology aura été le bon choix, mais je n’en doute pas une minute.

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Crash de mon NAS

Il y a quelque temps, j’ai écrit un article à propos de comment organiser et sauvegarder ses fichiers photos afin de ne pas risquer de les perdre. Dans la continuité de cet article, je vais vous raconter, le crash de mon NAS qui s’est passé en début de cette semaine. J’espère ainsi vous sensibiliser à l’importance de mettre en place l’infrastructure nécessaire afin de ne pas risquer de perdre vos fichiers si précieux.

 

Description des faits

Afin de bien comprendre ce qui s’est passé, je vous invite à relire le premier article que j’ai cité dans le paragraphe précédent. Cependant je vais quand même vous rappeler les informations essentielles de comment je suis organisé.

L’ensemble de mes photographies sont stockées sur un NAS réseau. Cet appareil me sert de disque de sauvegarde de par son système RAID1 ainsi que disque de travail.

En début d’année, je ne sais plus à quelle date exactement, mon système a attiré mon attention sur le fait que mes disques étaient bientôt à saturation. Il me restait en effet un peu moins de 15 % d’espace libre sur mes disques. Comme la majorité d’entre nous, j’imagine, je n’ai pas plus fait attention à cette alerte, me disant simplement que le moment venu, je rachèterai un nouveau NAS plus moderne pour continuer à stocker mes fichiers photos.

Évidemment, cette information a fini par sortir de mon esprit et lui a été rappelé brusquement en ce début de semaine.

Lors de ma dernière sortie photo, j’ai réalisé un certain nombre de clichés qui comme à l’habitude, j’ai sauvegardé directement sur mon NAS. Pour se faire, je transfère mes fichiers de ma carte mémoire à mes disques grâce à l’application Lightroom et je lui demande de convertir à la volée l’ensemble de mes clichés NEF au format DNG.

Lors de ces transferts d’images, mon ordinateur passe énormément de temps à cette opération de conversion de format. À savoir aussi, que ce travail sollicite fortement les disques durs.

L’ordinateur travaille en autonomie, et c’est à mon retour dans mon bureau que je me suis rendue compte que l’opération de conversion des fichiers tournait en boucle sans faire évoluer le pourcentage d’avancement. C’est alors que j’ai décidé d’annuler l’opération, pour tenter de la relancer après coup de façon manuelle.

 

C’est à ce moment-là que j’ai découvert que mon NAS ne répondait plus !

 

Résolution partielle

En regardant de plus près, j’ai constaté que celui-ci travailler constamment sur ses disques durs. J’ai alors décidé d’accéder à l’interface interne du NAS, afin de connaître quelle opération, il était en train de faire. Malheureusement, je me suis rendu compte que je n’accédais plus à cette interface web embarquée.

Face à cette situation, j’ai décidé de tenter de l’éteindre via le bouton de l’appareil. Après 10 minutes d’attente, le NAS n’était toujours pas éteint.

J’ai décidé alors de débrancher le secteur de l’appareil afin de l’éteindre sauvagement et de le relancer juste après. J’en ai aussi profité pour redémarrer mon ordinateur.

Confiant à ce stade, j’ai cherché à accéder aux fichiers de mon NAS de façon habituelle. C’est alors que je m’aperçois qu’il est encore une fois inaccessible. J’essaie alors d’accéder via l’interface interne du NAS. Pour une fois bonne nouvelle. J’arrive à y accéder ce qui me permit de savoir que le NAS étai en cours de synchronisation RAID des disques.

Je décide alors d’aller dîner afin de le laisser travailler avant de revenir. Je constate alors que le temps de synchronisation affichée par le logiciel interne était passé de 9h à 12 jours de travail pour réaliser l’opération de synchronisation.

J’en ai donc déduit que la synchronisation RAID ne fonctionnait pas. Une nouvelle fois, j’ai tenté d’éteindre le NAS par le bouton destiné à cet effet, mais celui-ci n’avait toujours pas réussi à s’arrêter correctement au bout de 10 minutes.

Je décide donc une seconde fois d’éteindre le NAS en le débranchant du secteur.

Comme la problématique tournait autour de la synchronisation des disques durs en RAID1, j’ai fait le choix de rallumer le NAS avec un seul des disques à l’intérieur.

 

Le NAS n’ayant plus besoin de synchroniser les disques, j’ai enfin pu accéder à mes données si précieuses ! Ouf !!!

 

Quoi retenir de cette histoire ?

Premier point essentiel, bien que j’aie eu des sueurs froides, je peux quand même considérer que mon infrastructure à fonctionner correctement. En effet, je n’ai pour l’heure perdu aucune de mes données si précieuses. Je suis actuellement en face de recopie de mes données sur des disques annexes externes afin de m’assurer de ne pas les perdre de nouveaux, car je n’ai plus de redondance RAID.

Ayant de toute façon une problématique de capacité de stockage, je n’ai pas hésité longtemps à recommander un nouveau NAS plus actuel et de marque réputée.

Quoi qu’il en soit je reste toujours sur la même démarche autour du RAID 1, car pour moi, il est important d’être en capacité d’accéder à mes données sauvegardées sur les disques directement et sans forcément passer par le matériel initial du NAS. En effet, si jamais c’était le NAS lui-même qui était défectueux, je perdrais quand même toutes mes données.

Le système de fichier utilisé par mon NAS ne permettant pas d’accéder directement aux données depuis l’interface Windows, j’ai téléchargé une version live-cd de Linux afin de m’assurer que je serai bien en capacité d’accéder à mes données directement depuis le disque dur brancher en USB. J’ai déjà réalisé cette opération par le passé, mais je souhaite reproduire à nouveau ceci pour m’assurer que mon infrastructure réponds bien à mes besoins. Je n’ai pas encore réalisé cette opération, car je suis toujours en cours de sauvegarde de mes données sur des disques externes.

Deuxième point important que je retire de cet événement, et qu’il est important de ne pas négliger l’espace disponible sur les disques. En effet, je pense que la problématique vient de l’opération de conversion du format des fichiers sur des disques trop saturés. C’est pourquoi je pense que la prochaine fois que mon NAS m’indiquera que ses disques sont saturés, je réagirais beaucoup plus rapidement pour étendre la capacité de stockage de mes données.

Le troisième et dernier point que je tiens à partager avec vous, est que personne n’est à l’abri de la perte de ses données. En effet, des crashs de disque dur arrivent relativement fréquemment bien qu’à ce jour, ce support reste le plus sûr à mon avis. Je vous invite donc à ne jamais prendre à la légère ce risque, et de toujours vous assurer que votre système en place garanti l’intégrité de vos données tout en répondant bien à vos besoins d’utilisation.

 

Laissez-moi en commentaire vos techniques pour vous garantir la pérennité de vos données. En attendant, j’y retourne et à très bientôt pour un nouvel article qui je l’espère, sera plus joyeux. 😉

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