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La Lumière, c'est quoi ?

La lumière et ses types de reflets

Régulièrement, en photographie, quand on évoque la photographie de reflet, on s’imagine instinctivement des images représentant le reflet d’un objet ou d’un modèle sur une surface réfléchissante tel qu’une vitrine, une vitre, une flaque d’eau, etc…

En réalité, la réflexion de la lumière est plus complexe que ça.

L’importance des matériaux

Quel que soit la scène que l’on photographie, elle présente une certaine quantité d’éléments possédant chacun leur matériau propre.

Bien qu’ils baignent tous dans le même éclairage, il est possible de les distinguer de par le fait que leur matériau réagi différemment avec la lumière présente.

Ce constat prouve l’importance du rôle des matériaux dans le rendu de l’éclairage d’une scène photographiée.

De façon extrême, il y a les matériaux dits « transparents » qui réagissent très peu avec la lumière, vue que la quasi-totalité de celle-ci passe à travers de l’objet.

A l’opposé, il y a les matériaux dits « absorbants » qui réagissent tellement avec la lumière. Ils l’absorbent quasi-totalement celle-ci de sorte qu’on ne distinguera que des ombres profondes sans détail.

Cependant, entre ces deux extrêmes, il y a une multitude de matériaux plus courants qui réagissent autrement en nous permettant de correctement les distinguer les uns des autres.

Les trois types de reflet

La distinction des matériaux que je viens d’évoquer provient de la manière dont la lumière se reflète sur ceux-ci. On peut distinguer trois types de réflexion différents que je vais aborder en détail ci-dessous :

  • La réflexion diffuse
  • La réflexion directe
  • La réflexion spéculaire

En réalité, tous les matériaux reflètent en même temps chacun de ces types de réflexion avec des proportions différentes. C’est la différence de ces proportions associées à l’état de surface des objets (rugosité) qui permet de distinguer chacun de leur matériau.

La réflexion diffuse

Que signifie le terme « diffuse » ?

Il s’agit du fait que la lumière reflétée par ce type de réflexion est réalisée dans toutes les directions de manière quasiment uniforme. Autrement dit, quel que soit la position de l’appareil photo par rapport au sujet, la luminance de celui-ci restera sensiblement identique.

Pour vous prouver cela, je vous invite à poser simplement une feuille de papier mat sur votre bureau. Quel que soit la position depuis laquelle vous observez cette feuille, elle paraitra toujours aussi blanche.

Le papier blanc mat est un exemple de matériaux possédant naturellement ce type de réflexion diffuse de manière quasiment pure.

Il est important de faire la différence entre la diffusion de la lumière par transmission et la diffusion de la lumière par réflexion. Classiquement, on place des diffuseurs de lumière devant nos sources d’éclairages afin d’en augmenter la taille apparente.

Cette pratique a pour but d’adoucir les ombres portées des éléments de la scène en estompant le bord des ombres.

Il s’agit là de la diffusion par transmission, car la lumière est diffusée en traversant la matière.

Diffusion de la lumière par transmission à travers un matériau
Diffusion de la lumière par transmission à travers un matériau

Dans le cas des matériaux diffusant la lumière par réflexion, la taille de la source n’influencera pas le rendu des hautes lumières, mais uniquement le rendu des basses lumières (les ombres).

Diffusion de la lumière par réflexion sur la surface d'un matériau

La réflexion spéculaire

La réflexion spéculaire correspond au reflet d’un miroir. Deux particularités spécifiques permettent de qualifier ce type de reflet de « spéculaire » :

  • La réflexion de la lumière se produit uniquement suivant l’angle d’incidence (application de la loi de Descartes)
  • La quantité de lumière reflétée est quasiment totale.

La première spécificité correspond à la partie réflexion directe que nous aborderons en détail dans le chapitre suivant.

En revanche, la seconde spécificité est celle qui est propre à l’aspect spéculaire.

En effet, dans le cas où la lumière est totalement réfléchie par la surface, la loi de carré inverse de la distance ne s’applique pas. La luminosité de ce type de reflet est donc constante et égale à la luminance de la source d’éclairage.

Pour s’en rendre compte il suffit de constater que la luminance du reflet de la source d’éclairage dans un miroir reste de la même luminance quel que soit la distance séparant le miroir de la source d’éclairage.

De manière non exhaustive les reflets spéculaires se trouvent classiquement avec :

  • Les miroirs,
  • L’argenterie polie
  • Les reflets du soleil sur l’eau…

La réflexion directe

Comme promis, abordons la réflexion directe. Et pour ce faire, il faut comprendre une notion essentielle en photographie : « la famille d’angles ».

« La famille d’angles » est une notion directement liée à la loi de Descartes : L’angle de la lumière réfléchie sur une surface polie est égal à l’angle de la lumière incidente.

Loi de Descartes concernant la réflexion directe
Loi de Descartes concernant la réflexion directe

De manière concrète, cette loi signifie qu’il est possible de connaitre facilement les positions de la source d’éclairage qui produiront une réflexion directe en fonction de la position de l’observateur.

L’ensemble des positions de cette sources est ce qu’on appelle « la famille d’angles ».

Représentation de la famille d'angles permettant de comprendre là où l'observateur doit se placer pour voir la réflexion directe
Représentation de la famille d’angles permettant de comprendre là où l’observateur doit se placer pour voir la réflexion directe

Seulement si le point d’observation se trouve dans la famille d’angles, les reflets directs seront visibles.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Le braketing

Le braketing permet de réaliser une série de photos avec des réglages différents sur l’un des critères suivants :

Les paramètres du braketing

Quel que soit le critère que vous souhaitez faire varier, il y au moins 2 paramètres à définir :

  • Le nombre de photos composant la série,
  • La quantité de variation du critère.

Classiquement, en fonction de l’appareil photo que vous possédez, le nombre de vue définissable varie entre 2, 3, 5, 7 et 9 photos.

Vous avez aussi la possibilité de définir l’ordre des prises de vue :

  • Réglage normal, puis Réglage sous-compensé et enfin surcompensé,
  • Réglage sous-compensé, puis Réglage normal, et enfin Réglage surcompensé

Entre chacune des prises de vue, l’appareil modifiera automatiquement le ou les paramètres nécessaires pour obtenir la quantité de variation du critère que vous avez définie.

Critère 1 : l’exposition

L’exposition d’une photographie est définie par son nombre IL (indice de lumination ou indice de luminance) ou EV (exposure value).

Pour faire varier l’IL d’une photographie, il est possible d’agir sur les 4 paramètres suivants :

Dans les options de votre appareil, vous avez la possibilité de choisir le ou les paramètres à faire évoluer. Cela peut par exemple être :

  • L’exposition et le flash,
  • L’exposition seulement,
  • Ou le flash seulement.

Enfin, en fonction du mode de prise de vue, P, S, A ou M, vous avez la possibilité de choisir le ou lesquels des paramètres de l’exposition à faire évoluer.

Dans le cas du braketing d’expositions, il est nécessaire de déclencher autant de fois que le nombre de photos défini dans la série de photo.

Critère 2 : La balance des blancs

Ici, l’objectif est de faire évoluer la dominante de couleur entre le bleu et l’ambre.

L’unité utilisée est le mired. Il correspond à un décalage de température de couleur et qui peut être de 5 mired, 10 mired ou 15 mired.

Ces écarts peuvent être réalisés vers les bleus, vers les ambres, ou enfin de part et d’autre de la position médiane du réglage défini par le photographe.

La particularité du braketing de la balance des blancs, est que la température de couleur est un paramètre qui peut se régler en post-traitement depuis un fichier RAW.

Ainsi, cette option n’a de sens et n’est accessible uniquement que quand un format enregistrement autre que le RAW est choisi.

En effet, l’appareil exploitera les données RAW saisi par le capteur pour créer à la volée des copies de la prise de vue (en JPG par exemple) avec les valeurs de balance des blancs définies dans le braketing. Ainsi, une seule prise de vue est nécessaire pour produire l’ensemble des fichiers de la série.

Critère 3 : La luminosité des ombres et des hautes lumières

Ici (D-Lighting), il s’agit d’une option spécifique à la marque Nikon qui permet de rendre dès la prise de vue un contraste plus doux en restituant les détails dans les basses et les hautes lumières.

En fonction de votre matériel, il se peut que vous ayez accès des possibilités de braketing spécifique qui de manière générale, repose que le même principe tel que je l’ai expliqué en début d’article.

Je vous invite donc à consulter le manuel de votre appareil photo afin de prendre connaissance des capacités de celui-ci. Vous serez ainsi e mesure d’exploiter l’ensemble de ses possibilités.

Quand utiliser le braketing

Historiquement du temps de l’argentique, le braketing avait pour objectif d’augmenter les probabilités d’obtenir l’exposition optimale dans les situations difficiles d’éclairage.

Aujourd’hui avec le numérique, la visualisation immédiate de la photo permet de savoir tout de suite s’il est nécessaire de reprendre une photo ou non pour optimiser son rendu. Le braketing semblerait alors obsolète.

En réalité, pas du tout. Je pense même qu’il est encore plus utilisé depuis l’ère du numérique.

En effet, malgré tous les avantages que présentent les boîtiers numériques, ils possèdent un grave inconvénient par rapport aux négatifs. Ils sont limités dans la dynamique de capteur. Autant avec l’argentique, il était quasiment impossible de cramer les hautes lumières, qu’en numérique ce risque est omniprésent. Et par conséquent, la prise de vue d’une scène à forts contrastes peut devenir impossible à saisir en une seule prise de vue.

C’est la raison pour laquelle, la technique HDR (High Dynamic Range) a été inventé. Sans rentrer dans les détails, cette technique repose sur l’assemblage en post-traitement de plusieurs photos prises à des expositions différentes pour reconstituer l’ensemble de la dynamique nécessaire à la scène. C’est justement, ce que le braketing est capable de faire à la perfection.

Pour en savoir plus sur la mise en œuvre des fichiers HDR, prise de vue et poste traitement, je vous invite à lire les articles dédiés.

De même, l’utilisation du braketing dans un environnement lumineux dont l’éclairage met en œuvre des sources de lumière de différentes températures de couleur permet d’assembler en post-traitement les différents clichés pour reconstruire une photo homogène en dominante de couleur.

Mon petit secret pratique

Juste pour conclure cet article sur une petite astuce d’utilisation, je vous conseille d’associer le braketing avec le mode prise de vue en rafale de votre boîtier. En effet, la majorité du temps, l’exploitation des séries de photo se fera en post-traitement dans le but de les assembler.

Pour ce faire, il faut un cadrage théoriquement identique, supposant une prise de photo sur pied.

En réalité, les outils informatiques sont capables de repositionner automatiquement de légers décalages de cadrage. Pour faciliter cette tâche, l’utilisation du mode rafale vous permettra de prendre l’ensemble de la série en très peu de temps et limitera donc l’impact de votre mouvement. Ainsi, l’usage du pied photo n’est plus une obligation.

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Studio photo pour la macrophotographie

La macrophotographie est un très bon exercice pour s’entraîner à faire du studio photo. En effet, les contraintes de cette discipline exigent une grande quantité de lumière ce qui permet de mettre en œuvre des éclairages pilotés tel que des flashes cobras.

Quelques liens utiles

Plutôt que de répéter les contenus des articles réalisés précédemment, je vous invite à vous y référer en cliquant sur le lien hypertexte suivant :

Utilisation du pied comme support des flashes

L’idée est ici d’utiliser son trépied photo comme support pour maintenir les différents flashes cobra que l’on utilisera pour réaliser l’éclairage de ces sujets en macrophotographie. 

L’avantage de cette astuce est d’emporter l’ensemble des flashes en une seule fois d’un sujet à un autre. Il vous suffit de faire vos réglages en prenant une fleur par exemple comme modèle des moins, puis de déplacer l’ensemble autour de l’insecte que vous souhaitez photographier. De simples ajustements de position des flashes permettront de retrouver l’éclairage optimal par rapport un nouveau sujet.

Studio portable pour macrophotographie
Studio portable pour macrophotographie
mante religieuse avec flashes et trépied
mante religieuse avec flashes et trépied
mante religieuse
mante religieuse

Matériel à mettre en œuvre

Voici quels sont les matériels que j’ai personnellement mis en œuvre lors de cette séance photo.

Exemple de prise de vue

Bourdon
Bourdon
Fleur blanche
Fleur blanche
Abeille
Abeille

À vous de jouer ! Sortez dans votre jardin et réalisé vos propres photographies des insectes que vous y trouverez. Partager avec nous, en commentaire, la réalisation de vos photographies.

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La Lumière, c'est quoi ?

Comment la lumière agit par rebond

Dans cette vidéo, je répond à une question concernant le lumière par rebond. Comment celle-ci réagit-elle et quels sont les paramètres importants à ne pas négliger pour correctement utiliser le principe de l’éclairage indirect pour vos photographies.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:12 – Utilisation de Set.a.Light 3D Studio d’Elixxier
00:18 – Présentation du setup utilisé
00:47 – Explication du principe de l’éclairage indirect
01:19 – Preuve visuelle qui valide le principe
02:29 – Impact sur la puissance lumineuse nécessaire
04:01 – Influence de la réflectance
05:03 – Influence de la teinte
05.42 – En résumé…
07:01 – Appel à commentaires ou à questions
07:07 – Pouce bleu
07:12 – Abonnement YouTube
07:17 – Abonnement blog

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Comment photographier une scène éclairée à la bougie

Réaliser une photographie dont la lumière de la scène est constituée de la lueur d’une bougie permet de créer une ambiance feutrée. Les couleurs chaudes de ce type de prise de vue sont plaisantes au regard et évoque l’intimité, la douceur et le mystère. Je partage avec vous dans cet article, les techniques de mise en œuvre afin de maîtriser ce type de prise de vue.

Description de la lumière issue d’une flamme de bougie

Bien que la puissance lumineuse d’une flamme de bougie est faible, elle reste néanmoins une source de lumière participant activement à l’éclairage de la scène photographiée. Nous allons voir ensemble les différentes caractéristiques de celle-ci.

Petite source de lumière

La flamme d’une bougie est de petite taille et mesure au maximum 2 à 3 cm. De ce fait, elle engendre donc des ombres dures projetées dans la scène.

La température de couleur

La combustion de celle-ci n’étant pas complète, elle émets une lumière dont la température de couleur est très basse, environ 3200 Kelvin. La scène à proximité de celle-ci sera donc teintée d’une couleur jaune-orangé. L’ambiance générale de la photographie sera donc chaleureuse.

Faible puissance lumineuse

Etant donné la petite taille de la flamme celle-ci émettra une luminosité faible. De plus pour rappel, il faut savoir que la puissance lumineuse diminue au carré de la distance. C’est-à-dire que lorsque l’on double la distance séparant le sujet de la source lumineuse, celui-ci sera éclairé quatre fois moins. De plus, lorsque l’on souhaite prendre en photo la bougie en elle-même dans la scène, cette dernière se trouve généralement très contrastée.

Problématique d’exposition de ce type de scène

Tel que nous venons de le voir, prendre en photo la flamme de bougie dans une scène engendre quelques contraintes particulières vis-à-vis de l’exposition.

En effet, le contraste de luminosité de celle-ci est extrême et la dynamique de votre capteur ne pourra certainement pas enregistrer en une seule prise l’ensemble des informations de la scène. La flamme en elle-même sera certainement brûlée et sans détail alors que le fond de l’image sera certainement bouché et sans détail non plus.

Pour permettre à votre appareil photo d’enregistrer une image convenable, il sera donc nécessaire de mettre en œuvre des techniques photographiques permettant de gérer un tel contraste.

Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..
Illustration des forts contrastes obtenus lors de la prise de vue directe en une seule prise..

Techniques photographiques

Vous avez le choix entre deux philosophies différentes. Appuyez-vous sur vos compétences en poste traitement ou vous appuyez sur vos compétences en prise de vue.

Assemblage HDR en post-traitement

La technique de l’assemblage HDR (High Dynamic Range) permet de réaliser les images de scène à très fort contraste de luminosité. Pour la mise en œuvre de cette technique, je vous invite à vous reporter à l’article dédié.

Dans le cas présent, les avantages de cette technique sont qu’elle nécessite très peu de matériel supplémentaire à l’exception d’un pied photo permettant d’éviter le flou de bougé de votre appareil.

Cependant, si votre scène contient des sujets mobiles, il sera compliqué de gérer le mouvement de ceux-ci au moment de l’assemblage des différentes prises de vue. De plus, cette technique nécessitera plus de temps à passer devant votre ordinateur.

Prise de vue directe

La seconde technique repose sur le fait d’ajouter de la lumière générale à la scène de manière à limiter les quarts de luminosité entre les zones de hautes lumières (la flamme) et les zones de basses lumières (le fond). Pour ce faire, vous pouvez utiliser n’importe quelle source de lumière supplémentaire telle qu’un flash ou une lumière continue.

Il faudra cependant prendre en compte les caractéristiques intrinsèques de la lumière émise par la bougie. Ainsi, vous garderez la cohérence lumineuse de la scène. Par cela, je veux dire la température de couleur, la dureté des ombres et la luminosité générale de la scène. 

L’avantage de cette technique et que vous obtiendrez un résultat quasi immédiatement à la prise de vue. Vous gagnerez donc ainsi énormément de temps lors des opérations de post-traitement devant votre ordinateur.

Exemple de setup pour réalisation la photo d'illustration de l'article
Exemple de setup pour réalisation la photo d’illustration de l’article

Évidemment, la contrepartie de celle-ci est de devoir mettre en oeuvre du matériel supplémentaire tel que :

  • Des flashs,
  • Des filtres colorimétriques permettant de réchauffer la température de couleur des flashes,
  • Des déclencheurs radios,
  • Des pieds de studio,

Ne confondez pas l’exposition et la tonalité

Classiquement, les scènes éclairées à la bougie montrent une tonalité générale plutôt sombre. Nous avons vu ensemble précédemment les raisons de ce constat. 

Cependant, afin de bien optimiser la gestion du bruit dans l’image, il est nécessaire de correctement exposer la photo à la prise de vue, pour ensuite corriger la tonalité de l’image en post-traitement.
Pour bien comprendre cette nuance, je vous invite à lire ou relire l’article sur la différence entre exposition et tonalité. En appliquant correctement les conseils de cet article, vous obtiendrez une meilleure qualité intrinsèque des images à forts contrastes.

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Macrophotographie avec des bagues allonges

Avec ce changement d’année, n’est-ce pas le bon moment pour ajouter la maîtrise de la macrophotographie à sa boîte à outils photographique. Quand on entend parler de macrophotographie, il nous vient souvent à l’esprit le besoin de dépenser énormément d’argent pour pratiquer. Cela peut-être effectivement le cas lorsque vous souhaitez investir dans du matériel spécialisé et performant. Cependant, ceci n’est pas une obligation pour commencer à maîtriser cette pratique. Je partage donc avec vous, dans cet article, comment réaliser de belles macrophotographies sans dépenser énormément d’argent ainsi que les spécificités de cette pratique pour obtenir des résultats convaincants.

Rappel de ce qui est la macrophotographie

La macrophotographie correspond à la technique de prise de vue d’un sujet de petite taille avec un rapport de grossissement compris entre 1 et 10. 

L’utilisation de cette technique est courante dans le domaine scientifique, car elle est adaptée pour décrire de petits insectes par exemple. Mais elle peut aussi être présente dans le cadre commercial pour présenter à la vente de petits bijoux par exemple. 

Photo de bijoux réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges
Photo de bijoux réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges

Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à vous référer à l’article wikipédia concernant ce terme.

Spécificités de la macrophotographie

Comme nous venons de le voir, la macrophotographie permet de photographier des sujets à un grossissement relativement fort. Pour ce faire, comme avec nos yeux, il est important de se rapprocher du sujet au maximum qui sera limité par la distance minimale de mise au point de l’objectif.

Cet état de fait, engendre les impacts de suivants :

  • Réduction de la profondeur de champ, 
  • Augmentation du risque de bouger,
  • Risque de faire fuir le sujet si celui-ci est craintif. 

Il sera donc très important de compenser ces contraintes. 

  • Augmenter la profondeur de champ :  Fermer le diaphragme,
  • Limiter le risque de bouger : positionner le boîtier sur un pied photo,
  • Apporter de façon conséquente de la luminosité à la scène photographiée permettra de ne pas monter dans les réglages ISO afin d’éviter la génération du bruit numérique. 

Avec un objectif standard, et en procédant tel que décrit juste avant, il n’est pas possible d’avoir un rapport de grossissement suffisant pour réaliser de la macrophotographie. Il est donc nécessaire d’ajouter un accessoire supplémentaire pour augmenter le rapport de grossissement. Cet accessoire s’appelle des bagues allonges.

Photo d'illustration de l'article à propos des bagues allonges pour la macrophotographie
Photo d’illustration des bagues allonges pour la macrophotographie

Des bagues allonges sont uniquement un tube dépourvu de tout système optique, venant s’intercaler entre l’objectif et le boîtier. N’ayant pas de lentille intégrée, vous conserverez la qualité optique des objectifs que vous utiliserez. Cependant, le fait d’augmenter la distance entre l’objectif et le capteur du boîtier, engendrera une perte de luminosité relativement conséquente. 

Il s’agit là de l’inconvénient majeur des bagues allonges. Comme vous pouvez le constater dans le tableau des caractéristiques des bagues Kenko, le facteur de correction de l’exposition peut atteindre la valeur de 6. Ceci est très conséquent. On comprend donc mieux pourquoi l’apport de lumière en grande quantité à la scène est nécessaire afin de réaliser de bonnes photographies.

Exemple du tableau des coefficients des bagues allonges KENKO
Exemple du tableau des coefficients des bagues allonges KENKO

Les bagues allonges fonctionnent avec tous les objectifs ; et même avec les objectifs macro. Ainsi, cet investissement vous sera toujours utile même si vous décidez par la suite d’acheter des objectifs plus spécifiques à la macrophotographie, car elles vous permettront d’encore augmenter le grossissement de ces derniers.

Le matériel photo nécessaire pour la macrophotographie

En résumé, voici le matériel nécessaire que vous pouvez utiliser afin de pratiquer la macrophotographie. 

  • Un jeu de bagues allonges,
  • Un objectif 50 mm, 
  • Un système d’éclairage d’appoint (flash, éclairage continue, réflecteur, …),
Photo d'insecte réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges
Photo d’insecte réalisée avec un objectif 50mm monté sur bagues-allonges

Cas particulier de la mise au point

Le facteur de grossissement est lié à la distance de mise au point. De ce fait, pour garantir un grossissement maximal, il est nécessaire de régler manuellement la mise au point de l’objectif sur sa distance minimale.

C’est la raison pour laquelle en macrophotographie, le réglage de la mise au point est réalisé par le positionnement de l’appareil photo par rapport au sujet photographié.

Quand le photographe photographie à main levée, ce sera à lui d’estimer, à l’œil dans le viseur, le positionnement de l’appareil pour trouver le bon réglage de netteté. Dans ce cas de figure, il sera préférable utiliser des flashes relativement puissants afin d’apporter suffisamment de lumière pour figer correctement la scène sans risque de flou de bouger.

Cependant, si vous utilisez l’appareil monté sur un pied photographique, il sera beaucoup plus facile de réaliser la mise au point à l’aide d’un plateau millimétrique permettant d’avancer ou de reculer l’ensemble boîtier-objectif de façon très précise par rapport au sujet pour positionner le plan de netteté.

Particularité de la réalisation de la mise au point lors de la pratique de la macrophotographie
Particularité de la réalisation de la mise au point lors de la pratique de la macrophotographie
La mise au point de cette photo a été réalisée en ajustant la position de l'appareil photo par rapport au sujet
La mise au point de cette photo a été réalisée en ajustant la position de l’appareil photo par rapport au sujet

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Photomontage du mois

Tornade aux Açores

Le mois de novembre, est un mois caractéristique du mauvais temps en France. L’idée de ce photomontage est de mettre en évidence, de façon humoristique, un aspect météorologique caricatural. Il m’est alors venu à l’esprit une tornade qui ferait en voler un personnage.

Photomontage du mois de Novembre évoquant la météo capricieuse de ce mois.
Photomontage du mois de Novembre évoquant la météo capricieuse de ce mois.

Explication du comment

La réalisation du photomontage est basée sur 3 photos :

  • La photographie du décor, prise lors de mes dernières vacances aux Açores.
  • L’image calculée de la tornade.
  • La photographie d’un modèle en position adéquate.

La première étape, a consisté à réaliser dans Blender l’assemblage de la tornade et la photographie du décor. Pour se réaliser, j’ai suivi un tutoriel YouTube expliquant pas à pas la réalisation d’une tornade dans Blender. Bien que cette vidéo soit en anglais, les étapes filmées sont suffisamment claires pour permettre un qui que ce soit de réaliser la même chose.

La seconde étape, a consisté à réaliser dans le logiciel Set.a.Light 3D Studio, le setup d’éclairage permettant de photographier un modèle en cohérence avec l’éclairage de la scène générale. La position à adopter étant plutôt difficile à réaliser un autoportrait, j’ai finalement décidé d’utiliser directement le modèle 3D du personnage. 

Si de votre côté, vous souhaitez réaliser aussi ce photomontage avec la photographie d’un modèle, vous pouvez utiliser en pleine confiance le set-up créé dans le logiciel.

Après deux ou trois réglages de position sur la main du modèle et la position de l’appareil photo, j’ai obtenu l’image du modèle adaptée à mon besoin.

Enfin, la troisième étape a consisté à réaliser l’assemblage de ces deux images pour faire le photomontage final.

De façon synthétique, j’ai procédé aux étapes suivantes :

  • Au sein du même document, j’ai ouvert les deux images en tant que calque.
  • Le calque du personnage étant positionné au-dessus du calque de fond, j’ai procédé au détourage de celui-ci à l’aide de l’outil Plume et de l’outil Amélioration des contours pour les cheveux. Pour bien maîtriser ses deux outils, je vous renvoie aux articles publiés ce mois-ci concernant ceux-ci (Plume, Amélioration des contours).
  • Entre ces deux calques, j’ai ajouté un calque sur lequel j’ai créé une fausse ombre de contact au niveau de la main positionnée sur le garde-corps.
  • Afin de faire correspondre le rendu visuel du personnage à l’image de fond, j’ai corrigé la teinte trop jaune du halo de lumière du personnage en utilisant un calque correction sélective, dans lequel j’ai baissé la quantité de jaune de la couleur de base jaune.
  • De plus, j’ai ajouté un calque courbe pour ajuster la luminosité du personnage.
  • L’éclairage du photomontage global étant un contre-jour, j’ai choisi de créer un faux halo de lumière. Ceci permet de mieux intégrer le personnage dans le fond.
  • Pour renforcer l’effet de Halo, j’ai positionné un calque courbe en mode de fusion produit, juste en dessous du calque contenant le halo de lumière.
  • Enfin pour finir, j’ai appliqué à l’ensemble de la composition un filtre d’effet de flou, donnant une dynamique à l’ensemble comme si le photographe n’avait pas été stable lors de la prise de vue à cause du vent. En utilisant la brosse sur le masque des filtres dynamiques, j’ai atténué cet effet de manière à garder une netteté suffisante au niveau de la main et du visage du personnage.

00:00 – Présentation
00:05 – Sujet
00:09 – Introduction
00:22 – Image de base
00:43 – Objectif du photomontage
01:02 – Modélisation de la tornade
01:27 – Compositing directement dans Blender
03:01 – Réalisation du personnage 3D dans Set.a.Light 3D Studio
03:30 – Assemblage final dans Photoshop
07:53 – Nouveau format vidéo
08:03 – Pouce bleu
08:08 – Abonnement YouTube
08:14 – Abonnement au blog

Autocritique

Ce photomontage m’a permis de reprendre la main sur les outils 3D afin de les utiliser pour réaliser des images surréalistes. 

Le calcul de la tornade dans le logiciel Blender, est pour moi d’une assez bonne qualité afin de bien s’intégrer dans l’image de fond.

Du point de vue du personnage, la qualité de rendu de l’outil Set.a.Light 3D Studio n’est pas au même niveau que celui de Blender. Cependant, ce logiciel m’a paru suffisamment correct afin de ne pas me prendre en photo moi-même en autoportrait dans une position aussi difficile à tenir. Évidemment, si j’avais eu un assistant ou un modèle, j’aurais privilégié la solution prise de vue réelle. Cette dernière solution aurait largement pris plus de temps pour la réalisation du photomontage.

Auto-notation

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique

no valid data

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Quatre accessoires pour l’éclairage en studio

Bonjour, ici Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com.

Aujourd’hui, je vais partager avec vous les accessoires d’éclairage en studio que j’utilise pour faciliter mes setup.

Mais avant ça, je vous invite à liker cette vidéo, vous abonner à la chaîne YouTube en cliquant sur la petite cloche pour être prévenu de chaque nouvelle parution et de vous abonner à mon blog initiation-photo.com.

Le snoot DIY

Premier accessoire que j’utilise de temps en temps et qui est un bricolage que j’ai fait par rapport à mon flash cobra : c’est un snoot. Je vous propose deux versions de celui-ci.
Voici la première réalisation. Je suis parti d’un emballage de biscuits apéritifs type chips springles dont à l’intérieur, j’ai placé une multitude de pailles en plastique. Le fait d’avoir plusieurs pailles, on voit que là, je suis transparent et dès que j’incline un petit peu, elle est tout de suite masquée, c’est ce qui va se passer avec la lumière. De l’autre côté, j’ai l’orifice pour y placer le flash et la lumière partira vraiment droite. Elle ne partira pas sur les côtés puisqu’elle sera masquée par le bord du tube et le bord de chacune des pailles.

La deuxième version de cet accessoire que j’ai réalisé est en impression 3d. J’ai donc réalisé un cache en plastique qui vient se fixer sur la tête du flash et d’une petite grille imprimées de manière à ce que, comme avant, et comme l’effet nid d’abeille, dès que l’on vient inclinez légèrement la source de lumière et la grille, on voit que ça coupe le passage de la lumière. On vient la placer devant et je me retrouve avec ce même effet snoot basé sur un nid d’abeilles.

Les miroirs

Deuxième accessoire en complément de l’effet snoot, il peut être intéressant de focaliser ou deux d’orienter cette lumière de façon différente et pour ce faire, j’utilise des petits miroirs. Donc, là, j’ai un miroir de type bricolage qui mesure à l’origine 30 minutes sur 30 que j’ai découpé à la taille qui m’intéressait. Un deuxième est, cette fois-ci acheté, en bricolage, mais qui a l’avantage d’avoir un effet grossissant et qui va mieux concentrer la lumière sur un point de focalisation précis.

Les réflecteurs

Troisième accessoire que tous les photographes utilisent. Que ce soit en studio ou non, ce sont les réflecteurs. En studio, nous avons souvent besoin de plusieurs réflecteurs de tailles différentes ce qui peut devenir onéreux. De ce fait, il est très pratique d’utiliser des matériaux de récupération tels qu’une plaque de mousse issue d’un emballage ou la même chose en polystyrène ou tout type de support plan bien blanc qui permettra de le refléter la lumière de façon plus polyvalentes et pratique. Il existe des réflecteurs que l’on trouve dans le commerce. Celui-ci se trouve dans une petite pochette de 30 cm de côté qui se déplie comme les tentes rapides dont les surfaces sont de couleurs multiples :

  • argenté,
  • noir,
  • doré,
  • blanc,
  • ou translucide qui permet de limiter l’éclairage et d’adoucir la lumière.

Les fonds pliables

Enfin dernier accessoire qui est très utile aussi. Basé sur le même principe que le réflecteur précédent, il existe des fonds pliables cette fois-ci rangé dans une housse de 80 cm de diamètre qui aura une couleur noir ou blanc ou d’autres couleurs telles que vert et bleu. Une fois dépliés, leur taille représentera deux mètres sur un mètre cinquante et qui fera office de fond de studio lors de vos déplacements.

Merci d’avoir regardé cette vidéo jusqu’au bout. C’était Vincent Bouvais du blog initiation-photo.com. Au revoir.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Les 10 erreurs du débutant photographe

Lorsque l’on débute dans un domaine, photographie ou autres, il est classique de faire un ensemble d’erreurs du débutant. Ceci est totalement normal, car de nombreux paramètres, non connus au début, sont à prendre en compte avant que ceux-ci deviennent des automatismes par la suite. Dans cet article, je partage avec vous 10 erreurs à éviter.

Erreur 1 : Attention au flash intégré

Sur la majorité des appareils photo est présent un flash intégré. Celui-ci semble permettre d’apporter de la lumière à la scène quand les conditions d’éclairage ne sont pas suffisantes pour réaliser une prise de vue correctement exposée.

Les deux soucis principaux sont les suivants :

  • La direction de la lumière est rigoureusement face au sujet.
  • La puissance de ce flash est limitée ce qui ne permet pas d’éclairer la scène totalement.

Pour ces deux raisons, cet élément n’est pas réellement adapté à ce type d’usage.

Pour moi, ce flash intégré est juste utile pour déboucher des ombres trop fortes produites par la lumière dure du soleil au niveau des yeux d’un portrait par exemple.

Erreur 2 : Flasher en paysage

Dans la continuité de la maîtrise du flash intégré, il est important de se méfier des modes tout automatiques des appareils photo.

La plupart d’entre eux, vont déclencher le flash dans les situations inappropriées telles que lors de la photographie d’un paysage ou de grands espaces. Le flash ne permettant pas de fournir suffisamment de puissance pour éclairer toute la scène, l’image produite ressemblera à une scène de nuit éclairée par une torche électrique caractéristique du film d’horreur “Blair Wich”. Pas terrible comme résultat pour ses photos de vacances… N’est-ce pas ?

Erreur 3 : Ne pas utiliser le pare-soleil

Dans la continuité de l’article de la semaine dernière à propos de l’usage du pare-soleil, je vois beaucoup trop souvent des débutants qui prennent des photos avec l’accessoire monté à l’envers, c’est-à-dire en mode “rangement” sur leur objectif.

Cette situation est totalement absurde :

  • monté ainsi, l’accessoire gène la manipulation des bagues de l’objectif,
  • il n’apporte rien à la photo
  • il ne protège pas votre objectif des chocs accidentels…

Dans ces conditions, à quoi bon l’emporter avec vous ?…

Abandonnons quelques minutes les aspects matériels, et concentrons nous sur le savoir-faire du photographe.

Erreur 4 : L’horizon de travers

De nombreuses photos sont prises à “la va-vite”, et la plupart du temps, ce qui trahit ce fait, est l’inclinaison de l’horizon.

Naturellement, tout le monde s’attend à trouver un horizon horizontal ! Oui, je sais, c’est une lapalissade ! Et pourtant, combien de photos voyons-nous avec un horizon de travers ?

Que l’on ne se trompe pas. Ici, je ne parle pas des partis-pris créatifs d’un photographe qui choisirait en toute conscience un cadrage délibérément incliné.

Erreur 5 : Pas assez bien définir son sujet

Prendre une photo, c’est avant tout mettre en évidence un sujet, un élément dans une scène.

Par exemple, sur le thème des métiers artisanaux, le sujet de la photographie suivante est le sabot. Mais j’ai fait le choix de le montrer installé dans la machine servant à tailler la cavité intérieure. De part le contraste de luminosité du sabot (clair) sur la machine (sombre) et du choix de mettre le sabot sur l’un des points forts de la règle des tiers, le message de la photographie est sans ambiguïté.

Le sujet de la photo est le sabot de bois lui-même installé dans une machine à recopier
Le sujet de la photo est le sabot de bois lui-même installé dans une machine à recopier
Le sujet de la photographie est l'artisan réalisant la fabrication d'une sabot de bois
Le sujet de la photographie est l’artisan réalisant la fabrication d’une sabot de bois

Je vous invite à toujours vous poser intérieurement la question : “Qu’est-ce que je veux montrer ?”

Erreur 6 : Attention à la qualité du fond

Une fois avoir choisi l’élément qui représentera le sujet de votre photo, il est important de regarder le fond de l’image afin que ce dernier ne vienne pas perturber la lisibilité de l’ensemble de la photo.

Gardez en tête que c’est le sujet qui doit être naturellement vu en premier. Pour ce faire, déplacez-vous, tournez autour du sujet pour trouver la meilleure position de prise de vue qui placera le sujet au meilleur endroit par rapport au fond de votre photo.

On pourrait presque dire que le plus important dans une photo, c’est le fond et non le sujet, car c’est bien la qualité du fond de la photo qui permettra de donner toute la force visuel au sujet.

Le fait de flouter le fond de l'image attire d'attention sur la forme de de la fleur nette
Le fait de flouter le fond de l’image attire d’attention sur la forme de de la fleur nette
le fond restant suffisamment lisible permet d'attirer l’œil sur l'aspect piquant de la fleur
le fond restant suffisamment lisible permet d’attirer l’œil sur l’aspect piquant de la fleur

Les dernières erreurs classiques du débutant que je vais aborder concernent le photographe lui-même.

Erreur 7 : Être trop impatient

Apprendre un domaine quel qu’il soit est une affaire de temps et de pratique. Tout repose sur le principe de l’entraînement. D’autres appelleront ça le travail, moi, je préfère le terme “entraînement” qui contient une notion de plaisir et non de peine.

Il faut donc prendre en considération que vos progrès seront progressifs… Ah la la, encore une lapalissade !

Alors intégrez dès maintenant qu’il vous faudra être patient et persévérant dans la pratique de la photographie pour en maîtriser ses aspects.

Erreur 8 : Ne pas oser essayer

Dans notre culture, dès notre plus jeune âge, nous apprenons à avoir peur de l’échec ! Au plus profond de nous même, ne pas réussir du premier coup, n’est pas acceptable au point même de ressentir éventuellement un sentiment de honte.

Ceci a pour conséquence de nous générer des contraintes supplémentaires là où ça ne devrait pas. Concrètement, nous sommes donc programmé à ne pas oser dépasser nos limites au point que sans nous en rendre compte, il se peut que nous ne pensions même pas à essayer quelque chose de nouveau.

En photographie, il faut expérimenter pour progresser. Les résultats viendront au fur et à mesure des essais. Il faut donc toujours, tout essayer.

N’attendez pas d’avoir pris connaissance auprès de quelqu’un pour tenter une technique nouvelle en photo.

  • ESSAYEZ la technique avec la méthode que vous l’imaginez être la bonne.
  • REGARDEZ le résultat.
  • AJUSTEZ vos étapes ou vos réglages.
  • Et ESSAYER de nouveau… 

Tournez en boucle ce processus jusqu’à ce que le résultat vous semble satisfaisant.

Evidemment, si vous pouvez recevoir de l’aide en parallèle, saisissez l’opportunité, mais l’important est de commencer à entrer dans cette boucle au plus tôt et si possible avec le minimum d’appréhension.

Juste pour rappel, c’est l’une des première technique d’apprentissage que vous avez pratiqué très jeune ; si, pour apprendre à faire du vélo. Comme quoi, ce processus est si simple que même tous les enfants arrivent à la mettre en oeuvre. Vous et moi y compris !

Erreur 9 : Négliger le post-traitement

On lit ou on entend un peu partout que le post-traitement est “le mal” ! Je souhaite attirer votre attention, qu’il y a toujours eu du post-traitement en photographie, et même au temps de l’argentique.

Le post-traitement informatique aujourd’hui est le pendant du travail de développement photo de l’époque argentique. Je me souviens avoir vu dans une exposition de photographie de Doisneau, les tirages bruts et ceux travaillés par le tireur ! Il y avait tellement de différences et de manipulations, que franchement, le post-traitement d’aujourd’hui n’a absolument pas à rougir !

Cependant, il y a bien une différence entre le temps de l’argentique et aujourd’hui ! C’est qu’aujourd’hui, une grande partie du post-traitement est à la charge du photographe tout simplement, car les outils le permettant sont accessibles à tous les photographes. Néanmoins, il existe encore des spécialistes de la retouche qui sauront vous proposer leur service pour aller encore plus loin dans la qualité de vos tirages.

Donc, négliger cette étape revient presque à choisir de marcher avec une seule jambe !

Erreur 10 : Ne pas oser se former

“La science infuse” n’existe pas !

Il n’est pas possible de toujours tout savoir sur tout ! C’est la raison pour laquelle se former est important pour progresser suffisamment vite avant de vous décourager.

Réservez-vous assez de temps pour vous instruire et apprendre des techniques au-delà de vos propres expériences d’apprentissage empirique.

Plus vous connaîtrez de bases théoriques et plus vous serez à même de comprendre par vous-même les causes des effets obtenus lors de vos essais empiriques !

Posséder les connaissances de bases est la fondation sur lesquelles vous pourrez bâtir votre propre apprentissage en toute connaissance de cause. Ainsi, vous gagnerez énormément de temps et accélérez vos progrès.

La liste des possibilités est très longue :

  • bouche-à-oreilles,
  • livres,
  • blogs,
  • clubs, associations,
  • coaching,
  • formations,
  • écoles,…

Accepter le fait de ne pas savoir est le point de départ essentiel pour entrer dans une dynamique d’amélioration.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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La composition, la grammaire du visuel

La signification des couleurs

Encore aujourd’hui, de nombreux aspects à propos de l’impact de la couleur sur l’homme n’est pas compris par les scientifiques. Mais une chose est sûre, c’est qu’elles influent sur notre psychologie et aussi sur notre physiologie. C’est la raison pour laquelle l’utilisation de celles-ci est omniprésente en communication dans le but de favoriser la transmission des messages et des idées. je partage avec vous la signification des couleurs et pourquoi.

Sur quoi repose le symbolisme des couleurs

Du point de vue de la physique, les couleurs sont des rayonnements électromagnétiques de longueurs d’onde définies entre 380 (violet) et 740 nanomètres(rouge).

Tableau des longueurs d'onde des couleurs
Tableau des longueurs d’onde des couleurs
Correspondance entre les couleurs et les longueurs d'onde
Correspondance entre les couleurs et les longueurs d’onde

Ainsi, tout le monde perçoit avec ses yeux, le bleu d’un objet si celui-ci émet ou réfléchit une lumière dont la longueur d’onde est proche de 470nm. Cependant, l’enregistrement de cette longueur d’onde par nos yeux qui est ensuite transmise par nos systèmes nerveux pour finir par être traitée par notre cerveau, n’est qu’un processus interne à chacun de nous.

Schéma illustrant la circulation de l'information de la couleur
Schéma illustrant la circulation de l’information de la couleur

C’est pourquoi, la sensation de couleur fait partie du domaine de la pensée et par conséquent, elle est d’ordre personnelle et privé.

De ce constat, on comprend donc que la symbolique des couleurs est basée sur les gènes, mais aussi sur le milieu géographique et le groupe socioculturel. De cette manière, une association est établie entre les couleurs et de multiples perceptions mémorisées.

Ainsi, les Esquimaux du Groënland sont capables de distinguer une trentaine de nuances de couleur de neige là où nous en percevons que quelques-unes. Sachant clairement les identifier, leur langage les a même définies dans leur vocabulaire. On comprend donc aisément l’influence du lieu géographique sur l’appropriation des couleurs.

Pour illustrer la différence d’interprétation des couleurs par la culture, il suffit de comparer la couleur des robes de mariage en Europe et en Asie. Ainsi, on constatera qu’en France la robe de mariée en blanche alors qu’en Chine, elle est rouge. De même, la couleur du deuil en Chine est le blanc alors qu’en France, c’est le noir.

Un dernier impact est le temps, ou plus exactement l’époque considérée. En effet, si on reprend l’exemple de la robe de mariée, celles-ci n’ont pas toujours été blanches en France. Durant le Moyen Âge, à l’époque Médiévale, il était simplement d’usage de porter sa plus belle robe, quelle que soit sa couleur. Ce n’est qu’en 1840 suite au mariage de la Reine Victoria que le blanc est redevenu couleur symbole du mariage en France. Pour en savoir plus à propos de l’histoire des robes de mariage, je vous invite à lire l’article Wikipédia sur le sujet.

Il est donc important de garder en tête que la signification des couleurs est loin d’être une science exacte et permet seulement de donner quelques lignes directrices.

Synthèse des significations en France

Si vous cherchez sur Internet la signification symbolique des couleurs, vous allez trouver énormément de d’information à ce sujet. Mais à y voir de plus prêt, vous noterez quelques incohérences. La raison en est, l’impact de l’influence culturel telle qu’expliqué ci-dessus.

Voici pour ma part, ce que j’ai pu rassembler concernant ce sujet pour la culture française actuelle.

Tableau de synthèse des significations des couleurs
Tableau de synthèse des significations des couleurs

Ceci est fortement inspiré de “La pédagogie interactive” Racle G, Edition Retz, Paris, 1980.

Vision des couleurs

Bien que ce soit une évidence, il est bon de rappeler que la vision d’une personne évolue en fonction de son âge. Au fur et à mesure de son vieillissement, le cristallin des yeux évolue en terme d’élasticité et donc de capacité de focalisation. A cela s’ajoute le jaunissement de celui-ci qui engendre une diminution de la quantité de lumière atteignant la rétine. Les couleurs deviennent faussées et la vision plus difficile.

Ce phénomène est continu tout au long de la vie avec une période optimale se situant en moyenne entre 25 et 30 ans, où le maximum de capacité de discrimination est atteint.

Il est à noter aussi, que l’entraînement d’une personne influe aussi sur le résultat. C’est la raison pour laquelle les personnes travaillant dans les métiers où la couleur est importante atteignent d’excellents résultats (tapissier, peintre, restaurateur de tableaux…).

Usuellement, la dégradation de cette capacité de discrimination accélère à partir de 40 ans.

Indépendamment du vieillissement de la personne, certaines couleurs sont plus ou moins facilement discernables dans l’obscurité. Ainsi, l’ordre d’apparition des couleurs, en fonction du niveau d’éclairement en lumière du jour, est le suivant : Jaune, orange, rouge, vert, bleu, violet.

A cela, s’ajoute des effets optiques optique qui provoque une sensation de proximité ou d’éloignement en fonction de la teinte. Les teintes chaudes (jaune, orange ou rouge) semblent plus proches que les teintes froides (vert, violet ou bleu).

La couleur semblant plus proche est qualifiée de “saillante” alors que la plus distante est qualifiée de “fuyante”. Ces termes sont à utiliser de façon relative. Par exemple, le bleu sera fuyant en comparaison avec l’orange, mais il sera saillant en comparaison avec le noir.

L’exploitation des couleurs dans une image

Dans la continuité de la logique des couleurs saillantes ou fuyantes, l’exploitation des couleurs repose en particulier sur la notion de comparaison et donc de contraste. Je vous renvoi notamment vers mon article concernant les contrastes d’Itten.

D’une certaine manière, pour qu’une couleur froide ait le même poids visuel qu’une couleur chaude, il faudra lui accorder une plus grande surface. C’est la même chose pour la saturation. Un bleu saturé pourra mieux compenser le poids visuel qu’un rouge désaturé.

Il faut aussi connaître le comportement des couleurs dans l’environnement naturel afin de reproduire ces effets dans les images.

Par exemple, la saturation des couleurs diminue avec la distance. Ceci est dû à la brume atmosphérique. C’est la raison pour laquelle les couleurs à l’horizon sont plus pâles.

De même, les couleurs directement éclairées par le soleil semblent désaturées. Ceci est dû à la quantité de lumière réfléchie par la surface. Pour limiter cet effet, l’usage d’un filtre polarisant peut aider à retrouver de la saturation dans les couleurs.

L’ensemble de ses informations doit vous aider à choisir les couleurs des éléments de vos images. De plus en marketing, il est préférable de ne pas utiliser plus de quatre couleurs de base afin que chacune d’elles garde bien son pouvoir visuel.

Au-delà des éléments mise en scène dans votre image, agir sur les dominances globales de couleurs permet de rapidement et efficacement influencer sur l’état d’esprit du spectateur. C’est notamment, l’intérêt de prendre un parti-pris sur la balance des blancs d’une image ou de réaliser des effets de type traitement croisée où l’on vient teinter différemment les tons sombres et clairs.

J’espère que cet article vous aura apporté quelques connaissances supplémentaires. N’hésitez pas à tester la mise en pratique de ces conseils afin que vous puissiez vous rendre compte par vous-même de l’apport de ces modifications.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.

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