Image d'illustration de l'article à propos de la balance des blancs
Qu’est-ce que la balance des blancs ?
La balance des blancs est un réglage colorimétrique de la dominante de couleur d’une image. Celle-ci est due à la température de couleur de l’éclairage de la scène photographiée exprimée en degrés Kelvin.
De manière usuelle, nous dirons que les tons de l’image seront chauds quand la dominante de couleur tendra vers le rouge (éclairage à la bougie) et seront froids quand la dominante de couleur tendra vers le bleu (ciel bleu sans nuage dans l’ombre projetée d’un objet). A savoir que la température de couleur sera dite “neutre” en l’absence de dominante de couleur. Dans ce cas, l’éclairage est réalisé par une lumière blanche équivalente à la lumière du soleil en milieu de journée.
Le rendu visuel est largement modifié par l’interprétation du cerveau. En effet, le cadre d’une fenêtre en PVC blanc sera interprété comme blanc par le cerveau quelle que soit sa teinte réelle engendrée par la température de l’éclairage comme le montre l’image suivante :
Photo prise en intérieur avec le réglage automatique de la balance des blancs de l’appareil photo
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur d’une façade d’une maison blanche
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur du cadre PVC de la fenêtre
Afin de caractériser cette température de couleur ainsi que la teinte de la dominante de couleur, il a été construit absolue l’échelle suivante exprimée en degré Kelvin.
Illustration de l’échelle absolue de la température de couleur de la lumière et de l’impact des réglages de la balance des blancs
Comment régler la balance des blancs sur son boîtier ?
Chaque modèle d’appareil photo possède sa propre ergonomie pour régler leurs paramètres. C’est la raison pour laquelle je vous invite à vous reporter à votre manuel utilisateur pour apprendre à réaliser la manipulation.
Ceci étant dit, encore faut-il savoir quel réglage choisir et pourquoi faire.
Neutraliser la dominante de couleur
De façon classique, on entend par réglage de la balance des blancs, le fait de supprimer la dominante de couleur des images produites afin d’avoir un rendu neutre comme si la scène avait été photographiée par la lumière du jour de milieu de journée.
Dans ce cas, plusieurs possibilités vous sont offertes. Si vous connaissez le type de source de lumière de votre scène (ampoule halogène, éclairage au tungstène, …) vous avez la possibilité de choisir parmi les préréglages proposés de votre appareil, le programme adéquat. Cependant, il est aujourd’hui largement plus pratique et précis d’utiliser la fonction automatique de votre boîtier d’appareil photo qui est efficace et précis et ceci sans vous poser de question. C’est pourquoi en pratique, les réglages comme incandescence, tungstène ou autres ne sont quasiment plus utilisés pour cet usage.
Dans de rares cas, il peut néanmoins arriver que l’automatisme de l’appareil se trompe. Classiquement, cela peut se produire lorsqu’il y a un mélange de types de sources de lumière très différentes. La solution consiste alors à utiliser le réglage personnalisé.
Le principe est le suivant. Il suffit de pointer l’appareil sur une surface blanche, grise claire ou, pour être encore plus précis, sur une chartre gris-neutre à 18% placée à l’emplacement de votre sujet principal. Ainsi, l’appareil viendra faire la mesure de la température de couleur sur cette surface et en déterminera la correction adéquate pour supprimer ou atténuer la dominante de couleur sur cette zone. Encore une fois, je vous invite à parcourir le manuel de votre matériel afin de connaître la manipulation exacte pour votre appareil photo.
Aspect créatif
En fonction du style de photographie que vous souhaitez réaliser, il peut être très intéressant de prendre un réel parti pris sur les dominantes de couleur.
C’est le cas par exemple pour plonger le spectateur dans un état d’esprit particulier vis-à-vis du message que vous souhaitez transmettre par votre image.
Dans ce cas, les modes incandescences, tungstène, nuages ou soleil deviennent très pertinents pour justement créer la teinte de la dominante de couleur souhaitée. En fonction de l’éclairage de votre scène et du réglage que vous choisirez, vous aurez moyen d’intégrer une dominante rouge, jaune, verte ou bleu à votre image.
Sur certains appareils, vous avez même la possibilité de peaufiner finement les réglages pour obtenir le juste dosage qui vous conviendra.
Mise en garde
L’avantage des appareils numérique est qu’ils possèdent un écran permettant d’avoir un aperçu de l’image produite. Au fur et à mesure de l’évolution des progrès techniques, ces écrans deviennent de plus en plus grand et lumineux afin d’avoir une bonne vision du résultat obtenu. MAIS ATTENTION ! Encore de nos jours, ces écrans ne reflètent pas les couleurs correctement, car ils ne sont pas calibrables ou étalonnables en colorimétrie.
C’est la raison pour laquelle vous devez rester prudent quant au rendu colorimétrique de la prévisualisation de vos photos sur l’écran de votre appareil. En effet, c’est exactement la même problématique que si vous retouchez vos photos sur ordinateur sans avoir calibré en colorimétrie votre écran d’ordinateur. La conséquence serait que vous engendrerez plus de dégâts qu’autre chose.
La solution existent néanmoins et va notamment me servir de transition avec la suite de l’article… Vous l’avez peut-être deviné, il s’agit de l’utilisation du format d’enregistrement RAW. Au lieu de revenir ici sur l’explication de ce format particulier, je vous invite à lire ou relire l’article dédié.
En une phrase, le format RAW permet de modifier le réglage de la température de couleur sans aucune perte de qualité ultérieurement lors du post-traitement sur ordinateur. Ainsi, vous avez les avantages suivants :
possibilité de travailler sur une écran calibré
modifier à souhait la dominante de couleur que vous souhaitez. Vous pourrez ainsi réaliser plusieurs versions différentes afin de choisir sur la base de photo achevée celle qui sera la meilleure.
Comment régler la balance des blancs dans les logiciels ?
Cas d’un fichier RAW
Le réglage de la balance des blancs est l’une des premières opérations à réaliser lors de la dérawtisation du fichier.
Tous les logiciels de développement des fichiers RAW possèdent ce réglage. Personnellement, j’utilise les logiciels Lightroom ou le module CameraRaw de Photoshop de chez Adobe.
Dans ces 2 logiciels, le réglage de fait à l’aide de 2 sliders qui permettent de définir l’équilibre entre le jaune et le bleu, et le vert et le magenta.
Outils de réglage de la balance des blancs de Lightroom
Outils de réglage de la balance des blancs de CameraRAW
Pour être plus précis, il y a aussi l’outil pipette de balance des blancs qui permet de neutraliser la teinte de la zone où vous cliquez sur l’image avec cette pipette. Par exemple, sur les photos du cadre de fenêtre plus haut, j’ai cliqué soit sur le cadre de la fenêtre pour à rendre blanche (repère 1), soit sur la façade d’une maison à l’extérieur de la maison (repère 2).
Cas d’un fichier JPG (Bitmap)
Pour les images au format JPG, la correction de la balance des blancs sera forcément une opération dite “destructive”, car elle altérera les pixels de l’image.
Dans l’application Lightroom, vous n’aurez aucune différence sur le mode opératoire et vous utiliserez les mêmes outils précédemment évoqués.
Dans l’application Photoshop, vous aurez toujours moyen de corriger de la même manière que précédemment en faisant appel au filtre CameraRaw. Dans ce cas, encore une fois, vous retrouverez les mêmes outils.
Cependant, il y a une autre solution, que vous pourrez notamment utiliser dans GIMP par exemple. Utilisez l’outil courbe ou niveau. Dans ces deux outils classiques, vous retrouverez une pipette pour neutraliser les tons moyens simplement en cliquant sur une zone de l’image qui ne devrait pas présenter de dominante de couleur.
Outils de réglage de la balance des blancs de l’outil courbe de Photoshop
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Dans certaines conditions de prise de vue, l’utilisation de l’option synchro flash au second rideau est essentielle pour réaliser une photographie correspondante à un effet visuel naturel. Nous allons voir dans cet article, la différence avec la synchronisation du flash au premier rideau ainsi que les conditions nécessaires pour correctement la mettre en œuvre.
Différence entre la synchro au premier et au second rideau
Fonctionnement interne au boîtier
Dans le fonctionnement d’un appareil photo de type reflex, le processus mécanique permettant de réaliser l’exposition du capteur à la lumière durant le temps de pose défini par le photographe, nécessite la mise en œuvre de deux rideaux.
De façon synthétique, le premier rideau correspond à celui qui se déplace pour découvrir le capteur, puis un second rideau se déplace pour recouvrir le capteur en fin d’exposition.
Animation montant le mouvement des rideaux lors de la prise d’une photo
A savoir, la durée d’émission d’un flash lumineux est infiniment plus bref que la durée d’exposition du capteur.
Par défaut, la synchro flash des appareils photo se fait au premier rideau. Ceci signifie que l’émission de la lumière de ce flash est émise au début de la durée d’exposition du capteur. C’est-à-dire juste après le mouvement du premier rideau.
A contrario, lorsque la synchronisation du flash est réglée sur le second rideau, l’émission de la lumière du flash est émise juste avant la fin de la durée d’exposition du capteur, c’est à dire, juste avant que le second rideau commence à recouvrir le capteur.
ligne des temps pour comprendre quand se déclenche le flash au 1er et 2nd rideau
Résultat visuel
Différence de rendu entre déclenchement du flash au 1er et 2nd rideau. La voiture se déplace toujours de droite à gauche. Durée d’exposition de 0.5s.
Les conditions nécessaires
Afin de correctement mettre en œuvre cette option, il est nécessaire de se trouver dans certaines conditions de prise de vue spécifiques.
Pose longue
Comme nous l’avons compris dans la première partie de cet article, la modification de ce paramètre permet d’indiquer un appareil, le moment où le flash doit être déclenché par rapport à la durée d’exposition totale de la photo.
On comprend bien, que cela a du sens uniquement si la durée d’exposition de la photo est longue.
Ce prérequis est tellement d’essentiel, que certaines marques d’appareils interdisent l’accès à cette option si la durée d’exposition n’est pas suffisamment longue.
Sujet en mouvement
À la base, ce paramètre n’a d’utilité que dans le cas où l’on souhaite équilibrer la luminosité ambiante avec la luminosité d’un flash.
De plus, ceci n’a de sens que si le sujet se déplace par rapport au cadre de la photo pour inscrire sa trajectoire un peu comme en light painting.
Ceci signifie qu’il y a deux possibilités, puisque tout est relatif.
Soit le sujet photographié est mobile,
Soit le photographe déplace l’appareil photo par rapport au sujet.
Luminosité ambiante faible
Enfin, tel que nous venons de le voir ci-dessus, afin de bien distinguer la traînée du sujet sur la photographie, il est important que l’ambiance générale de la scène soit suffisamment sombre pour que la durée d’exposition dure assez pour permettre le déplacement du sujet dans le cadre.
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Illustration de l'article sur les avantages des flashes cobra
Techniquement, en photographie, la lumière est le facteur le plus important, car sans lumière, pas de photo. C’est notamment l’argument privilégié des constructeurs de flash de studio qui vantent ainsi tous leurs derniers-nés issus de leurs services innovations. C’est effectivement le cas, mais tout le monde n’a pas forcément besoin de ce niveau de qualité ou de robustesse. Pour la grande majorité des amateurs, de simples flashes cobra suffiront largement à leurs besoins. De plus, ils seront pleinement adaptés à certaines situations.
1. Eviter les yeux rouges
Éviter les yeux rouges est l’argument premier que les vendeurs de flash cobra vous soumettront lors de votre prise de décision d’achat. À travers cet avantage, les vendeurs cherchent à faire valoir le flash cobra par rapport au flash intégré des boîtiers.
En effet, une lumière de face parallèlement à l’axe optique de l’objectif, venant éclairer le regard du modèle, engendre l’apparition des yeux rouges sur celui-ci.
Ce phénomène provient du rebond des rayons de lumière sur le fond de la rétine de l’œil du sujet, et qui reviennent directement entrer dans l’objectif de l’appareil photo comme je l’explique dans l’article à propos des yeux rouges.
2. Orientation de la tête du Flash
Encore une fois, à la différence des flashes intégrés, le flash cobra possède une tête orientable permettant de diriger la lumière qu’il émet.
Cette simple possibilité, permet de modifier radicalement l’éclairage de votre sujet comme le montre la série de photos d’exemples ci-dessous.
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté de face
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la gauche
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers la droite
3. Adoucir la lumière
Dans des circonstances de reportage, où il n’est pas possible d’installer du matériel spécifique permettant de travailler le rendu de sa lumière, l’orientation de la tête du flash cobra permet d’éclairer son sujet indirectement par rebond de sa lumière sur un mur ou un plafond.
Cette technique, permet d’augmenter la taille de la source lumineuse qui devient alors le mur ou le plafond. Pour rappel, une source plus grande permet de plus diffuser la lumière..
Cette technique s’appelle le bounce Flash en anglais ce qui signifie le rebond du flash.
Exemple d’éclairage au flash cobra placé sur le sabot de l’appareil photo orienté vers le plafond
4. Déporter son Flash
De la même manière que l’on souhaiterait d’utiliser des flashes studio, il est possible aujourd’hui de facilement déclencher un flash cobra à distance sans que celui-ci soit relié physiquement par un câble au boîtier photo.
Certains constructeurs, comme Nikon par exemple, ont directement intégré cette possibilité à leurs flashes via une technique de communication optique, ou directement par radio.
Quelle que soit la marque de votre boîtier ou de votre flash, il existe aujourd’hui des déclencheurs radio compatibles permettant de déclencher tout un ensemble de flashes cobra à distance, vous permettant ainsi de construire un set d’éclairage comme vous le feriez avec de véritables flashes de studio. Ces déclencheurs radios s’appellent des triggers en anglais.
L’autonomie des flashes cobra ainsi que leur petite taille, leur permet d’être facilement installable à l’avance dans des lieux ou des flashes classiques de studio ne pourraient l’être.
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite et gauche du sujet
Cette pratique s’appelle le strobisme.
5. Ajout de gélatine ou de filtres colorés
Afin d’adapter la température de couleur de vos flashes à l’ambiance de la scène, ou afin d’ajouter une touche créative à travers la colorimétrie de la lumière, il existe des accessoires permettant de facilement fixer des feuilles de gélatine colorées sur la tête de vos flashes.
Le fait que les flashes cobra ne chauffe pas, ajoute une facilité d’utilisation de ces feuilles de gélatine à la différence des flashes classiques de studio possédant souvent une lampe pilote diffusant beaucoup de chaleur.
À l’achat d’un flash cobra, il est souvent fourni avec une gélatine orange et vert permettant de corriger les températures de couleur des éclairages domestiques.
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines
Exemple d’éclairage avec deux flashes cobra déportés de l’appareil photo à droite (gélatine verte) et gauche (gélatine orange) du sujet
6. Accessoires de modelage de la lumière
Avec l’essor du strobisme, de plus en plus de fabricants développent des accessoires de modelage de la lumière adapté au flash cobra.
Grâce à ceux-ci, il est possible de réaliser de véritables set de studio à moindre coût.
Comme évoquée en introduction, la qualité de leur lumière sera évidemment moindre qu’avec du matériel professionnel, mais permettra néanmoins d’obtenir des résultats d’un niveau de qualité déjà très satisfaisant.
Exemple de setup de flashes déporté avec gélatines et parapluie d’un coté
Illustration des accessoires pour modélisation de la lumière pour flashes cobra
Exemple de rendu avec le setup de flashes déportés avec gélatines et parapluie
7. Facilement transportable
Dans le cas où vous souhaiteriez déplacer votre studio photo, profiter de l’avantage de poids des flashes cobra peut grandement vous faciliter la tâche.
L’inconvénient majeur de la photographie est le poids des matériels nécessaires à réaliser de bonnes photos.
Un ensemble de flashes cobra peut permettre ainsi de répondre à ce besoin de légèreté.
8. Mode automatique
Aujourd’hui tous les flashes cobra possèdent un mode automatique appelé classiquement l-TTL ou E-TTL.
Cette possibilité d’automatisme est aussi utilisable en mode déporté. Ainsi, le réglage de vos flashes pourra être facilité pour ceux, dont l’utilisation en manuel leur semble compliqué.
Je profite ici, pour rappeler qu’une photo ne sera pas forcément meilleure au final, si le photographe ne sait pas régler manuellement ses flashes. C’est exactement la même chose quant à l’usage de votre boîtier en mode tout manuel plutôt qu’en mode automatique ou semi-automatique.
Je viens de vous encenser les flashes cobra, mais il est important de connaître aussi leurs inconvénients.
Pour moi, il y a deux critères principaux négatifs à ce type de flash.
Le premier est l’heure limite de puissance
En effet, si vous souhaitez éclairer de grands sujets ou beaucoup diffuser la lumière, vous risquez d’atteindre la limite de puissance lumineuse de ces flashes rapidement.
Sur ce point de vue, les flashes de studio classiques sont largement plus puissants que des flashes cobra.
Il est cependant intéressant de savoir que certaines marques, telles que GODOX, commencent à développer du matériel hybride entre le flash cobra et le flash studio.
Le second point négatif est la non-présence de lampe pilote
Si vous utilisez votre flash cobra tel qu’un flash de studio, vous ne pourrez pas placer précisément la lumière de vos flashes sans réaliser de multiples essais.
L’utilisation d’une lampe pilote, avec les flashes classiques de studio, permet de gagner énormément de temps quand tu as la bonne position de la lumière sur vos sujets.
Le travail au flash cobra sera donc plus laborieux et prendra plus de temps qu’avec des flashes possédant une lampe pilote intégrée.
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Photo d'illustration de l'article à propos de paramètres clés du bokeh
Lorsque l’on commence la photographie le terme bokeh arrive assez rapidement dans les conversations. Dans cet article, je partage avec vous les caractéristiques clés permettant de maîtriser le rendu du bokeh photo.
Qu’appelle-t-on bokeh photo
Le terme bokeh provient du japonais signifiant flou. Il désigne le flou du fond d’une photographie dû principalement à une faible profondeur de champ lorsque des halos lumineux parsèment celui-ci. Il s’agit donc ici uniquement d’un flou dû à la mise au point et non à une problématique de bouger.
Comment réaliser un bokeh photo
Comme annoncé dans la définition ci-dessus, le bokeh est un effet artistique habituellement au niveau du fond de la photographie engendré par une faible profondeur de champ.
Ouvrez au maximum le diaphragme
Qui dit faible profondeur de champ, dit ouverture maximale du diaphragme de votre objectif. Plus celui-ci sera lumineux et plus il permettra au diaphragme de s’ouvrir grand. Privilégiez donc des ouvertures de l’ordre de f/1. 8 à f/2.8.
À la lecture de ces chiffres, vous comprenez donc qu’il est important d’utiliser des objectifs de bonne qualité.
Utiliser une longue focale
Utiliser une longue focale, permet d’écraser les plans. Ceci a pour effet visuel d’accentuer franchement la transition entre la zone de netteté (profondeur de champ) et la zone de flou.
Illustration de l’article Téléobjectif
Dans le cas qui nous intéresse ici, cet aspect est important à prendre en compte, car il permettra de mieux détacher le sujet net du fond flou.
Rapprochez-vous du sujet
Enfin, pour réduire la plage de netteté de la profondeur de champ, il est utile de s’approcher au maximum de son sujet.
focale 105 mm pour la macro-photographie
C’est la raison pour laquelle, en macrophotographie, les profondeurs de champ sont si faibles.
Éloigner le fond
Afin de vous assurer que le fonds soit suffisamment flou, il est important de laisser suffisamment d’espace entre le sujet et le fond.
Plus le fond sera éloigné de la zone de netteté est plus celui-ci sera flou.
Placer des touches lumineuses dans le fond
La caractéristique principale d’un effet bokeh, et notamment la présence de Halo plus ou moins rond en lieu et place des points les plus lumineux du fond.
Illustration du phénomène de bokeh lorsque la la profondeur de champ est réduite.
Dans la nature, il sera donc intéressant de rechercher des reflets spéculaires à la surface de l’eau par exemple.
Dans le cas d’une photo en studio, ceci est facilement réalisable à l’aide d’une guirlande électrique.
Privilégier les diaphragmes avec de nombreuses lamelles
Il est classiquement reconnu, que la qualité esthétique de cet effet bokeh et d’autant mieux que les taches lumineuses sont les plus rondes.
Pour obtenir ce type de géométrie parfaite, il est important de choisir un objectif dont le diaphragme est composé d’un maximum de lamelles.
Donner une forme reconnaissable aux taches de lumière
Pour des effets créatifs, et ainsi donner du sens à sa photographie, il peut être intéressant de donner la forme que l’on souhaite à ces halos de lumière.
Pour ce faire, il suffit de placer un pochoir percé de la forme souhaitée juste devant l’objectif de l’appareil photo. Pour illustrer cette technique, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la réalisation d’une carte de vœux.
Illustration du phénomène de bokeh avec une mise en forme personnalisée.
Quand utiliser le bokeh photo
En résumé, vous savez maintenant de quoi on parle lorsque l’on utilise le terme bokeh et vous connaissez les caractéristiques influent sur le rendu de celui-ci.
Il s’agit donc maintenant de savoir à quel moment il est pertinent d’utiliser cet effet sur vos photos.
Isoler le sujet
Isoler le sujet, est la réponse la plus fréquente à propos de la raison d’utiliser le bokeh photo.
En effet, éliminer tous les élément perturbateur du fond présent derrière le sujet principal de votre photographie, permet instantanément d’attirer le regard sur le seul élément net de votre cadrage.
Ce choix est particulièrement utile, afin de faciliter la lecture de votre image au premier coup d’œil.
L’attention du spectateur sera donc essentiellement centré sur le sujet net et incitera alors celui-ci à regarder chaque détail qui le compose.
focale 105 mm pour la macro-photographie
C’est un choix particulièrement pertinent lorsque le but de votre photo est de décrire votre sujet tel qu’il est.
Cependant, la contrepartie sera que vous perdrez toute information concernant le contexte et l’environnement de votre sujet.
Ce choix doit donc être pris en toute connaissance de cause.
Masquer un fond inesthétique
Dans certaines circonstances, un photographe peut-être amené à prendre des photos dans un lieu particulièrement inesthétique.
Si vous vous trouvez dans ce cas-là, il sera certainement nécessaire de trouver des astuces pour éviter de distraire le regard du spectateur en minimisant l’impact du fond sur votre photo.
Grâce à l’effet de bokeh, un fond totalement inesthétique, peut devenir visuellement attrayant une fois suffisamment flouté. En effet, vous pourrez éventuellement profiter d’un fond coloré tout en dégradé de couleurs différentes.
Donner de l’esthétisme à votre photo par le bokeh photo
Placer judicieusement, des halos de lumière par rapport à votre sujet principal, peut particulièrement rendre esthétique la photographie de votre sujet.
De plus, donner une forme à ses tâches de lumière, peut-être un moyen subtil d’ajouter une information au sujet photographié. Le message de votre photo pour alors être totalement différent.
Enfin de manière générale, avoir un fond très flou et diffus, engendrera un sentiment de douceur à l’ensemble de votre photographie. Cela peut être intéressant dans le cadre de la photographie de portrait féminin par exemple.
Réaliser le bokeh en post-traitement
Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, la capacité à réaliser un bokeh esthétique et de bonne qualité, est particulièrement associé à l’utilisation d’une optique de qualité et souvent onéreuse.
De plus, suivant le sujet que l’on photographie et en fonction de son environnement, il peut-être compliqué de réunir les conditions nécessaires à correctement flouter l’arrière-plan.
Pour de telles situations, la mise en place en poste traitement d’un effet de bokeh peut être la solution. C’est pourquoi, de nombreuses banques d’images sur internet permettent d’accéder à des photos représentant uniquement un fond bokeh qu’il sera facile d’intégrer à vos photographies.
Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.
Je vous invite à vous abonner au blog et ainsi être directement averti à chaque nouvelle publication et recevez en échange gratuitement mon livre “Sur le chemin de votre INSPIRATION”.
Enfin, merci d’avance à tous ceux qui m’accorderont quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage qui me permettra de mieux connaître vos besoins et ainsi vous offrir un contenu plus adapté.
Il y a des jours où je me pose des questions quelque peu étrange… C’est donc de là où ce photomontage est sortie de mon imagination déroutante ! Il y a deux expressions concernant les fées que j’ai trouvée rigolote à mettre en rapport :
La fée du logis
La poussière de fée
Quand ces deux expressions sont apparues dans mon esprit, je me suis naturellement posé la question : « Mais comment font les fées pour faire leur ménage, alors qu’elles laissent constamment derrière elle, de la poussière de fée ? »
Explication du comment
Quand j’ai réfléchi à la mise en scène de ce photomontage, j’ai dressé les attendus suivants :
lieu de la scène : intérieur vieillot,
ambiance : sombre,
poussière d’aspect magique.
Je me suis donc mis à la recherche dans ma banque personnelle de photo, un décor qui correspondait à mon attente. Après plusieurs longues minutes de recherche, je suis retombé sur une vieille photo que j’avais prise avec mon Nikon D70 en 2006 dans l’écomusée d’Alsace.
Je vous conseille d’aller régulièrement dans les écomusées pour réaliser des photos d’intérieur. Je trouve que c’est une source très fructueuse pour obtenir ce type de décor typiquement vieillot qui convient à merveille pour ce genre d’usage.
Photo de base : le décor pour le photomontage de la fée du logis
Parmi les dizaines de photos d’intérieurs, j’ai présélectionné celles dont l’ambiance était plutôt sombre avec une source lumineuse directement visible afin de pouvoir bien mettre en évidence la poussière en suspension dans les rayons de lumière en contre-jour.
Une fois le décor défini, il me fallait mon sujet principal : la fée !
Pour ce faire, j’ai gentiment demandé à ma fille de revêtir son déguisement de fée clochette et de s’armer d’un petit balai, pour le coup un peu moderne pour la scène.
Je me suis interrogé sur l’impact que provoquerait ce décalage entre l’aspect moderne et plastique du balai par rapport à la scène globale. Mon choix a été de garder ce contraste temporel, car il me semblait ajouter une pointe d’humour dans la scène.
J’ai donc organisé mon set-up de prise de vue de manière à rendre cohérent l’éclairage des deux photos pour une meilleure intégration au montage.
Concrètement, j’ai placé un flash Nikon SB700 derrière un parapluie blanc translucide approximativement à l’endroit de la fenêtre du décor afin de garder un rendu des ombres semblables à celles de la photo de la cuisine.
Ensuite, j’ai alors positionné un fond bleu dépliant à l’arrière de mon modèle, afin de faciliter son détourage dans Photoshop.
Une petite séance de shooting s’est alors déroulé où nous avons essayait plusieurs positions :
de dos,
le balai au sol
la fée en l’air
la fée qui court
Une fois avoir réalisé suffisamment de prises de vue, j’ai ensuite sélectionné sur ordinateur la photo qui me semblait correspondre au mieux à la dynamique de la scène finale.
Photo de base : la fée pour le photomontage de la fée du logis
L’ensemble des photos de bases étant réalisées, j’ai commencé à procéder au photomontage.
La première étape a été de traiter la luminosité de la photo de ma petite fée afin d’en ressortir le maximum de détail.
Puis, j’ai détouré la fée avec l’outil plume complété par l’outil « sélectionné et masquer… » afin de traiter d’affiner la sélection au niveau des cheveux et du tissu transparent en pas de sa robe.
J’ai positionné la fée à l’endroit du décor qui me semblait le plus approprié en prenant garde à garder la cohérence du mouvement de la fée et l’orientation de la lumière.
Pour correctement intégrer la fée dans le décor, j’ai ajouté deux calques d’ombre :
l’ombre de contact : dur et très proche du contact du pied sur le sol,
l’omble portée de la fée sur le sol qui s’évase avec la distance.
Enfin, pour finir l’aspect féerique de la fée, j’ai ajouté un effet de lueur externe au calque de la fée afin de lui ajouter une forme d’aura verte autour d’elle.
Le dernier élément à ajouter pour finir la scène est la poussière. J’ai donc cherché le mot-clé « dust » dans l’extension Pexels dans Photoshop, et je suis tombé sur une photo de la Voie Lactée suivante :
Photo de base : la poussière pour le photomontage de la fée du logis
J’ai dupliqué deux fois cette image et en jouant avec des calques « courbe », j’ai fait ressortir des points de poussières sur le sol et dans l’atmosphère derrière la fée.
En ajoutant aussi un effet de lueur externe au calque correspondant à la poussière en suspension dans l’air, j’ai donné l’impression de halo de lumière autour de ces grains de poussière.
Enfin, pour donner plus d’ambiance dramatique à la scène, j’ai ajouté un halo de lumière à l’aide du filtre associé émanant de la fenêtre et j’ai assombri le reste du décor pour renforcer l’effet de contre-jour.
Pour finaliser l’image, j’ai encore une fois utilisé le plugin Nik Collection gratuit de google où j’ai ajouté plusieurs traitements croisés et divers autres effets pour vieillir le rendu de l’image finale.
Autocritique
Je suis globalement satisfait de l’image finale produite, bien que je pense qu’il aurait fallu travailler un peu plus la répartition de la poussière au sol pour montrer les zones nettoyées, donc sans poussière et celles où la poussière se dépose de nouveau après le passage de la fée.
Au niveau de l’ambiance, je trouve le résultat conforme à ce que j’avais en tête au départ.
Intégrer des effets optiques dans l’esthétisme de vos photographies apporte une plus-value à l’intérêt de vos clichés. C’est le cas par exemple avec les reflets. Dans cet article, je vous propose de voir aussi bien comment profiter d’eux, mais aussi comment les éviter.
Pourquoi jouer avec les reflets
Pour apporter du sens à une photo, il est souvent judicieux d’y intégrer une interaction entre au moins deux éléments.
Dans le cas qui nous concerne ici, cela peut être simplement le sujet et son propre reflet, ou bien, le sujet principal avec le reflet d’un sujet secondaire par exemple.
Utiliser cet artifice permet donc de facilement mettre en relation deux éléments au sein de la même photo.
Voici ci-dessous une liste non-exhaustive de possibilités :
Mettre en relation deux éléments,
Évoquer le rêve,
Apporter un aspect mystérieux à une scène,
Mélanger l’intérieur et l’extérieur,
Déformer une scène,
…
Source de la Coudre dans la forêt de Bercé en Sarthe. Le secret est d’exposer la photo à l’envers…
Un reflet, c’est quoi ?
Pour bien parler de quelque chose, il est essentiel de commencer par bien définir le sujet. C’est pourquoi, je commence par expliquer ce qu’est un reflet.
Wikipédia défini un reflet comme ci-dessous :
“Un reflet est, en physique, l’image virtuelle formée par la réflexion spéculaire d’un objet sur une surface.”
Dans cette définition, il y a 4 termes importants :
Image virtuelle,
Réflexion spéculaire,
Objet,
Surface.
Voyons ensemble chacun de ces termes.
Image virtuelle
Concrètement, un reflet est donc une image virtuelle. Il faut donc comprendre à travers ce terme, qu’il est tout à fait possible d’altérer le rendu de celui-ci.
Il sera par exemple possible de modifier :
Sa colorimétrie,
Sa luminosité,
Sa géométrie pour déformer son image,
…
Réflexion spéculaire
La réflexion spéculaire est une propriété optique d’une matière. Dit de façon beaucoup plus commune, il s’agit simplement de la propriété miroir due à l’état de surface et au matériau d’un objet.
Ce qu’il est important de retenir ici, est que cet effet miroir est prévisible. C’est-à-dire qu’il est facile pour un photographe, d’anticiper la présence du reflet et ainsi définir la position de l’appareil photo pour placer le reflet dans l’image à l’endroit qu’il souhaite.
Objet
Ce terme indique qu’il est nécessaire d’avoir défini un sujet pour en avoir son reflet. Il faudra donc focaliser son attention sur des sujets facilement reconnaissables afin de mieux les distinguer à travers leurs reflets.
Surface
Cet élément est l’un des plus importants. En effet, la surface en question est justement “l’outil” donnant lieu à la création du reflet. Sans cette surface, il n’y a pas de reflet.
Notez, que ce seront les propriétés de cette surface qui engendreront les altérations que j’évoquais plus haut concernant l’image virtuelle.
Le choix de cette surface est donc primordial pour le rendu final.
Ces informations peuvent être synthétisées par le schéma suivant :
schéma de principe de la génération d’une reflet
Comment exploiter les reflets dans ses photos
Quand on veut exploiter les propriétés des reflets, il faut d’abord les trouver. Voici rapidement quelques points d’attention à considérer pour faciliter votre recherche :
Les flaques d’eau,
Les vitrines,
Les lunettes,
Les façades d’immeubles,
Les chromes,
Les miroirs,
Globalement, les constructions ou objets d’origine humaine
…
Recherchez aussi les objets qui sont bien dans la lumière. Plus ils seront éclairés et mieux ils se refléteront.
Comment éviter les reflets dans ses photos
Jusqu’à présent, nous avons vu le reflet comme un élément souhaité de la part du photographe. En fonction de l’objectif de celui-ci, il se peut que le photographe cherche au contraire à éviter les reflets.
Voici quelques accessoires ou techniques permettant d’éviter la présence de reflet sur nos photographies.
Sans artifice supplémentaire, il est possible d’éviter les reflets un collant l’objectif de votre appareil photo directement perpendiculaire à la surface vitrée d’une vitrine par exemple.
Comment éviter les reflets lors d’une prise de vue dans un vitrine
J’imagine que vous vous dites certainement que cette technique est extrêmement contraignante du point de vue de la liberté de composition. C’est effectivement le cas.
Pour aller un peu plus loin, il est nécessaire d’utiliser quelques accessoires complémentaires :
Filtres polarisants sur l’objectif,
Cache sombre,
Polariser la lumière.
Amusez-vous avec les reflets…
Maintenant que vous savez gérer les reflets, je vous invite à réaliser une série de photos den mêmes sujets avec et sans reflet.
C’est en vous entraînant à ajouter des reflets ou à supprimer des reflets dans vos photos que vous apprendrez à les maîtriser.
Commencer par aborder uniquement les aspects techniques permettant de les faire apparaître tel que vous le souhaitez dans vos image. Puis passer au niveau supérieur en vous servant des reflets pour mieux illustrer les messages que vous souhaitez transmettre dans vos photos.
Il est temps donc maintenant, d’attraper votre appareil photo et de sortir réaliser vos clichés. Racontez-moi cette expérience en commentaire ci-dessous en expliquant quelles sont vos difficultés et vos bonnes surprises que vous aurez rencontré.
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Illustration de l'article à propos du lightpainting
Le principe du lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue pendant laquelle le photographe vient éclairer de façon ponctuelle des zones de la scène à l’aide d’une source lumineuse comme une lampe électrique. Dans cet article, je partage avec vous les bases de cette technique.
Le matériel nécessaire
Comme je vous l’ai indiqué dans l’introduction, le lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue. Afin de ne pas générer de fou de bouger, il est donc nécessaire de prendre sa photo sur pied.
Le trépied est donc un matériel absolument nécessaire pour ce type de photo.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.
Le reste du matériel nécessaire sera un ensemble de sources lumineuses de tailles, teintes, de puissance ou de formes différentes.
Mode opératoire
La première chose à réaliser est de plonger la scène dans l’obscurité pour limiter au maximum la présence de lumière d’ambiance parasite.
Installez votre boîtier photo sur votre trépied et cadrer la scène que vous souhaitez photographier.
Paramétrez votre boîtier en mode manuel. Réglez un temps de pose d’environ 30 secondes, et ajustez la sensibilité ISO à la valeur minimale.
Durant le temps de pose de la photo, éclairez les différentes zones de la scène.
Terminer en réglant l’ouverture du diaphragme en fonction de la luminosité de vos premières images produite en fonction de la durée d’éclairement par zone.
C’est après plusieurs essais par tâtonnements, que vous obtiendrez l’image que vous souhaitez réaliser.
À savoir
Pour réaliser une photo en light painting, il est important de penser sa photographie avant de la réaliser. Pour se faire, je vous invite à réfléchir sur la base de schémas sur papier afin de bien disposer chacun des éléments que vous souhaitez prendre en photo.
A partir de là, indiquez quelles sont les zones de ces objets que vous souhaitez mettre en évidence par la lumière.
Pour maîtriser vos sources lumineuses, avant de les utiliser, il est important de s’entraîner à les manier.
Afin de ne pas apparaître comme un fantôme sur la photographie, il est conseillé de s’habiller avec des habits sombres.
Pour donner de la profondeur à votre image, n’hésitez pas à éclairer différentes zones plus ou moins proches de l’appareil photo. Éviter de travailler uniquement sur le même plan.
Utiliser une source de lumière colorée permet de rajouter une touche créative à l’ensemble de la photographie. De nos jours, avec les LED multicolores, il est possible d’accéder à tout un spectre de couleurs différentes.
N’hésitez pas à aller sur les marchés ou dans les différents magasins de gadgets pour accumuler un ensemble de sources lumineuses très variées les unes des autres.
Techniques complémentaires
Si vous souhaitez intégrer un modèle humain à votre photo, il peut être intéressant de donner un coup de Flash en début de photos pour imprimer sa silhouette sans risque de bouger de sa part. Le reste de la pause lente servira alors à réaliser l’éclairage du reste de la scène.
Photo exemple de la technique du light Painting.
Une autre astuce permettant d’intégrer un modèle à une photo en lightpainting, est de procéder par surimpression.
Dans ce cas, prenez en photo votre modèle en lieu et place en tâchant d’éclairer que celui-ci tout en prenant garde de laisser le reste du décor dans l’ombre. Puis, réalisez la surimpression en pose longue afin d’y ajouter les éléments de lumière en lightpainting.
Une dernière solution est de réaliser le photomontage de plusieurs photos en post-traitement sous Photoshop.
Exemple de prise de vue
Dans l’exemple ci-dessous, j’ai opté pour l’assemblage en post-traitement car la réalisation d’un autoportrait m’empêchait de tenir tous les rôles en même temps. Avec un assistant, la seconde personne aurait pu directement tracer les ailes autour de la bouteille pour avoir le même rendu en un seule prise.
Les deux photographies ont été prise en pose longue de 20 secondes chacune dans une pièces plongée dans l’obscurité quasi-totale.
Evidemment, l’appareil photo est monté sur pièce et n’a absolument pas bougé entre les deux prises de vue. Ainsi la super position a été très facile à faire.
Première image de base pour lightpainting
Deuxième image de base pour lightpainting
Une fois assemblé et travaillé sous Photoshop, le résultat est le suivant :
Illustration de l’article à propos du lightpainting
Maintenant, c’est à vous de jouer avec cette technique ! Dite-moi ci-dessous en commentaire vos premières impressions. Partagez aussi vos satisfactions et vos difficultés pour qu’on puisse s’entraider dans les commentaires.
Comme vous aller le voir, cette technique demande de l’entrainement pour produire de magnifiques images tel qu’on peut en voir sur internet.
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Illustration de l'article à propos des étapes essentielles de post-traitement des images
Depuis l’arrivée de la photographie numérique, le poste traitement d’une photographie est devenu une étape quasiment obligatoire au même titre que le tirage de la photo sur papier l’était du temps de l’argentique. Dans cet article, je vais partager avec vous les quelques étapes à réaliser systématiquement pour correctement retoucher vos photos.
Développement du fichier RAW
Cette opération est la première à réaliser si vous avez pris l’habitude de prendre vos photos au format RAW ; ce que je vous conseille fortement.
Pour rappel, un fichier RAW est un fichier qui contient l’intégralité des informations que le capteur de votre appareil photo a pu enregistrer. C’est pourquoi, il ne s’agit donc pas à proprement dit d’un fichier image.
Classiquement, avec la suite Adobe, vous avez deux logiciels qui permettent de réaliser cette opération. Soit vous la réalisez directement dans Lightroom classic CC, soit vous la réalisez à l’aide de l’outil Camera Raw dans Photoshop CC.
L’avantage de la suite de logiciels Adobe, et que ces deux logiciels ont quasiment la même ergonomie et sont très simples d’utilisation.
Quelles sont les actions à réaliser dans ses outils ?
Correction des déformations
La première action que je réalise dans le logiciel est la correction des déformations optiques de l’image à l’aide de l’outil correction de l’objectif. Ainsi, vous pourrez supprimer les effets de déformation en coussinet ou en barillet ainsi que les aberrations chromatiques éventuel très fréquentes lorsque vous utilisez des zooms .
Mise en évidence des déformations en Barillet et en coussinet dues à la qualité optique des objectifs
Correction des perspectives
La seconde action que je réalise est le redressement des perspectives à l’aide de l’outil transformation. Grâce à celui-ci, vous pouvez facilement redresser l’horizon et paralléliser les verticales de vos photos.
Choix du profil colorimétrique
C’est seulement à la troisième étape que je commence à réellement travailler le rendu de la photo. Pour se faire, je vous invite à choisir le profil colorimétrique le plus adapté au type de photos que vous avez à traiter. Choisissez dans les profils existant celui qui sera le plus adapté à votre image parmi les suivants :
Adobe Couleur,
Abode Eclatant,
Adobe Paysage,
Adobe Portraits,
Adobe Standard,
Ou encore Adobe Monochrome.
Réglage de la balance des blancs
Maintenant, c’est le moment de corriger la balance des blancs, soit à partir de l’outil pipette (sélecteur de balance des blancs) si vous avez moyen d’identifier une zone neutre de votre image, soit à partir du choix automatique du menu déroulant balance des blancs.
Optimisation de l’histogramme
Vient alors l’optimisation de l’histogramme dans le but de développer tout son potentiel. Pour ce faire, je règle les sliders blanc et noir en maintenant la touche Alt enfoncée du clavier. Ainsi, il apparaîtra clairement les zones bouchées et des zones cramées. En pratiquant ainsi, cela permet de profiter de l’intégralité des niveaux de luminosité qu’un fichier d’images 8 bits peut gérer.
Jouez maintenant sur les curseurs d’exposition, de contraste, des hautes lumières, et des ombres pour bien mettre en évidence les différents tons de votre photo. Il sera certainement nécessaire de légèrement retoucher les sliders blanc et noir afin de toujours garantir de ne pas brûler ou cramer trop de zones de l’image.
Représentation de du panneau histogramme dans Photoshop.
Traitement du bruit et de l’accentuation
Pour terminer dans ce logiciel, ajustez les degrés de correction du bruit et accentuation afin de garder une qualité d’image suffisamment propre pour le reste des opérations sous Photoshop CC.
Traitement sous Photoshop
Afin de vous assurer de toujours pouvoir revenir en arrière, je vous invite à ouvrir votre fichier de base en tant qu’objet dynamique. Cette astuce vous permettra de toujours être capable de retoucher l’ensemble des paramètres réalisés aux étapes précédentes si d’aventure cela s’avérait nécessaire par la suite. Pour se faire depuis Lightroom classic CC, dans le module bibliothèque, il suffit de choisir dans le menu contextuel du clic droit de l’image sélectionnée le menu “modifier dans” et cliquez sur l’option “ouvrir en tant qu’objet dynamique dans Photoshop…”
Optimisation des contrastes de l’image
Afin de donner plus de profondeur à votre image, il est important de travailler les niveaux de contrastes locaux de celle-ci. Plusieurs techniques existent pour se faire dont l’une des plus connues s’appelle Dodge and burn.
Commencer par réaliser cette opération en travaillant sur des grandes zones. J’utilise classiquement deux calques courbe, l’un paramétré sur le mode de fusion superposition et l’autre sur le mode de fusion produit. Remplissez les masques de fusion de noir afin de neutraliser leur effet. Puis, venez travailler localement avec une brosses à bord doux sur les différentes zones que vous souhaitez assombrir ou éclaircir. Pour que ce réglage reste subtil, ajustez le flux de la brosse à 10 % et privilégiez l’usage d’une palette graphique à la souris.
Réalisez de nouveau un dodge and burn de façon beaucoup plus locales et précises pour mettre en évidence les détails importants de votre sujet. Une technique facile pour réaliser ce travail est de créer un calque gris à 50 % avec le mode de fusion lumière tamisée. Travaillez ce calque avec l’outil densité+ et densité- afin d’assombrir ou d’éclaircir les détails dans les yeux par exemple.
Gérer la colorimétrie
Une fois la dynamique des tons améliorée par les étapes précédentes, il est temps de travailler sur la colorimétrie de l’image.
Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour réaliser cette opération. Pour faire la tâche rapidement, vous pouvez choisir un réglage prédéfini dans un calque correspondance de couleur.
Une solution plus créative est d’utiliser un calque courbe de transfert de dégradé en mode de fusion lumière tamisée avec une faible opacité d’environ 10 %. Choisissez un dégradé de type bruit avec une faible cassure (25%) et utilisez le bouton aléatoire pour définir le choix des couleurs automatiquement. Réitérer des appuis successifs sur ce bouton jusqu’à trouver un dégradé de teintes qui convienne à votre image.
Renforcer les effets de lumière
Il est souvent intéressant d’amplifier les effets de halo de lumière en fonction de la position de vos sources lumineuses. Pour vous aider à les identifier, utilisez un calque seuil temporairement. En manipulant son curseur de droite à gauche, vous verrez apparaître plus facilement la direction de la lumière dans votre photo. Estimez la localisation de votre source de lumière approximative puis créer un dégradé depuis ce point sur un nouveau calque que vous passez en mode de fusion superposition.
Si vous souhaitez encore plus amplifier l’effet de Halo, vous pouvez aussi utiliser le filtre Halo du sous-menu rendu du menu principal filtre.
Exemple de lens-flare (halo) dans une photo
Accentuation de l’image
Placez-vous tout en haut de la pile de vos calques. Presse simultanément les touches “Ctrl + alt + shift + E” afin de réaliser un instantané de l’ensemble de votre image sur un nouveau calque.
Appliquez à ce nouveau calque le filtre passe-haut qui se trouve dans la sous-rubrique divers du menu filtre. Paramétrez un rayon entre 1 et 2 pixels en fonction de la définition de l’image puis faite ok.
Appliquez le mode de fusion lumière linéaire à ce calque puis réglez son opacité à votre convenance pour finement régler le niveau d’accentuation.
Exportez l’image à sa taille d’utilisation
Afin de pérenniser tout le travail de retouche, je vous conseille fortement de toujours travailler sur la résolution native de votre fichier et sauvegarder ce fichier en PSD pour ainsi garder l’ensemble des calques.
La taille en pixel de votre image sera définie en fonction de l’utilisation que vous en aurez.
C’est pourquoi, je vous invite à utiliser l’outil enregistrer pour le web (hérité) de la rubrique exportation du menu Fichier pour le faire.
Ainsi, vous obtiendrez un fichier JPEG optimisé en compression, qualité d’image, poids et en taille sans mettre en péril tout le travail que vous avez réalisé jusqu’à présent.
Merci d’avance à tous ceux qui prendront 3 minutes de leur temps pour compléter le sondage qui me permettra de mieux vous aider avec des contenus ciblés sur vos propres besoins.
N’hésitez pas à laisser en commentaire ci-dessous vous propose habitudes de retouche photo en décrivant les étapes successives que vous avez l’habitude de réaliser.
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