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Exposition “Un regard contemporain”

Lors du Salon de la Photo de Paris, en parallèle des aspects techniques innovants où tous les fabricants principaux exposent leur derniers produits révolutionnaires, se trouve un ensemble d’expositions photographiques destinées à mettre en lumière l’évolution de l’art de la photographie. “En mettant en valeur la partie contemporaine de la collection – depuis le début des années 2000 – avec le paysage et le portrait, le Salon de la Photo souhaite mettre à l’honneur ces collectionneurs passionnés qui, loin des engouements de la mode, accompagnent la création française et internationale”. L’exposition en question dans cet article s’intitule “Un regard contemporain”.

Il s’agit de la partie contemporaine des photographies collectionnées depuis plus de 15 ans par Florence et Damien Bachelot (respectivement médecin à l’institut Curie et dirigeant d’entreprises). “De nombreuses photographies de leur collection témoignent à la fois du regard de l’homme sur son environnement, mais aussi de la manière dont il l’a transformé.” Leur collection rassemble des tirages de “photographes célèbres : Henri Cartier-Bresson, Brassaï, Lewis Hine, Saul Leiter… mais aussi de moins connus”.

Comment ont-ils construit la collection ?

Florence et Damien ont chacun leur propre mode de fonctionnement. Comme le dit Florence, “Damien est très analytique. Moi, je suis plutôt coup de coeur. Mais souvent nous allons vers les mêmes choses”.

Quoiqu’il en soit, ils ont respecté deux “règles” essentielles lors de leur sélection. “Leur choix se porte prioritairement sur des tirages vintages et rares”. Cela a été possible “parce que c’est un art qui est très récent, qui est passé d’un art de l‘expression visuelle à un art prisé par les collectionneurs”.

Lors de recherche d’acquisition de nouvelles oeuvre, Florence procède ainsi : “je me laisse plutôt guider, non pas par le hasard, mais surtout par les rencontres que nous faisons”. Quant à Damien : “Moi, je suis plus dans la gestion du budget, donc parfois nous ne sommes pas d’accord sur la priorité à mettre”. 

Cette contrainte budgétaire est cependant bénéfique comme le fait remarquer Damien : “C’est toute la difficulté et en même temps cela oblige à aller à l’essentiel”. C’est donc ainsi qu’il reste extrêmement attentif aux critères suivants. “Sur la photo contemporaine, par nature, ce sont des tirages récents, alors nous sommes, très attentifs à la qualité du tirage mais, aussi au nombre de séries. Quand une série dépasse 5 ou 6, nous commençons à être mal à l’aise”.

Quelles sont leurs attentes de l’exposition au Salon de la Photo de Paris

Pour Florence et Damien cette exposition est une nouveauté pour plusieurs raisons.

  • C’est la première fois que nous voyons la partie contemporaine comme étant un tout”.
  • “j’attends avec impatience cette rencontre avec le public. Parce que quand 30 ou 40 grands amateurs d’art internationaux découvrent la collection et regardent les tirages, je sais exactement ce qu’il va se passer : on est flattés. En revanche, la collection découverte par un large public…”

De façon plus générale aux expositions, Damien constate qu’on “apprend beaucoup de l’oeil de l’autre par cette expérience”.

Parmi les photos qui seront exposées, il y aura aussi. “La petite série d’Adrien Boyer qu’on vient d’acheter et qui n’a été que peu vue est magnifique. Ce sont des petits formats et on se rend compte que la photographie contemporaine n’a pas besoin de tirages immenses pour faire de bonnes photos”.

Ce rapport à la grandeur des tirages n’est pas une fin en soit pour Florence. “C’est intéressant d’en discuter, car je ne sais pas à partir de quand ce choix de faire de grands formats est apparu et pourquoi”.

Et pour Damien, il y a deux raisons principales à la mode des grands tirages. La première est qu’avec le numérique, la qualité technique atteinte de nos jours, permet d’obtenir des tirages avec “de très grands agrandissements”. La seconde raison est qu’il “est plus simple de vendre une oeuvre très chère quand elle est très grande”.

Quel est leur conseil pour les futurs collectionneurs ?

“Le conseil de base est qu’il faut collectionner ce que l’on aime sans chercher vraiment à faire une collection ni chercher à dépendre du regard des autres et surtout constituer un ensemble qui va se valoriser avec le temps”.

“Un jour, un journaliste m’avait interrogé en me disant pourquoi tu collectionnes ça ? Et dans le « ça » il y avait un mépris absolu, car il trouvait que cela n’avait aucun intérêt. On ne s’est pas remis en question. Je dirais à la personne « vas dans tes coups de coeur, n’écoute pas les autres et à partir du moment où cela te fait plaisir de vivre avec, c’est le plus important »”.

Je vous invite donc à venir vous inspirer, vous aussi, auprès des différentes expositions que vous aurez l’occasion de visiter. Et pourquoi pas, venez vous rendre compte par vous-même de la collection “Un regard Contemporain” au Salon de la Photo de Paris qui aura lieu du 7 au 11 novembre 2019 porte de Versailles à Paris.

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Crédit photo d’illustration : Série « Nantes vue par », 2013 de Ambroise Tézenas.

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Photomontage du mois

La tête dans la Lune

Photomontage illustrant l'expression "la tête dans la Lune"
Photomontage illustrant l’expression « la tête dans la Lune »

“La tête dans la Lune” est une expression évoquant l’aspect rêveur de la personne à l’opposé de celles dites “avec les pieds sur terre”. La créativité est plus proche des étoiles que du reste. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’illustrer la créativité par cette image.

Explication du comment

Pour la réalisation de cette image, j’ai commencé par réfléchir au visuel globalement afin de me définir les contraintes suivantes :

  • Autoportrait mettant bien en évidence le haut du crâne,
  • Besoin d’une Lune suffisamment nette pour qu’elle soit le centre d’intérêt principale.

J’ai commencé le travail par la Lune. Après une recherche rapide dans ma banque d’images personnelles et sur internet, je me suis vite rendu compte que j’avais des difficultés pour obtenir une photo de la Lune suffisamment nette.

J’ai donc changé mon fusil d’épaule et je me suis orienté vers la modélisation 3D avec Blender.

Modélisation 3D de la Lune avec Blender
Modélisation 3D de la Lune avec Blender

Pour ce faire, j’ai téléchargé une texture haute-définition de la Lune que j’ai mappé sur une sphère formée de nombreuses facettes. Une fois la Lune obtenue, il me restait à trouver ou réaliser mon autoportrait.

En fouillant dans mes archives, je suis retombé sur une photographie de moi “en samouraï”. Elle faisait partie de mon projet 365 jours de l’époque. Elle était parfaite pour mon objectif du moment :

  • La position de la tête permettait de bien mettre en évidence le haut du crâne,
  • La position des mains et l’expression du visage donnaient un côté humoristique à l’ensemble, comme si je réalisais un effort de réflexion intense,
  • Le bandeau autour de la tête permettait de facilement gérer la transition entre de visage et la Lune,
  • Le torse nu donnait une impression de pureté naturelle qui fonctionnait bien avec l’idée de la nature et des étoiles.
Autoportrait en position samouraï réutilisé pour le photomontage "La tête dans la Lune"
Autoportrait en position samouraï réutilisé pour le photomontage « La tête dans la Lune »

Le format de l’autoportrait était horizontal. J’ai donc commencé par étendre celle-ci verticalement afin d’obtenir de place en partie supérieure pour y intégrer la Lune et la Voie-Lactée (photo téléchargée sur Pexels.com).

Photo Pexels de la Voie-Lactée
Photo Pexels de la Voie-Lactée

Le rendu 3D de la Lune par Blender m’a permis de directement exporter l’image au format PNG. Ainsi, je n’ai pas eu besoin de travailler son détourage, celui-ci étant parfaitement réalisé lors du calcul de l’image.

J’ai placé et redimensionné la Lune au niveau de mon crâne, puis j’ai effacé à l’aide d’un masque de fusion la partie de la Lune cachée par le bandeau. Pour finaliser l’intégration de celle-ci, j’ai ajouté une ombre de contact sur la Lune au plus proche du bandeau.

Au-dessus de l’ensemble de l’image, j’ai ajouté la photographie de la Voie-Lactée afin de donner plus de corps au fond de l’image et j’ai atténué les étoiles au niveau de mon visage.

Enfin, j’ai ajouté un effet de halo sur le bord de la Lune afin d’ajouter un intérêt visuel supplémentaire à la photo et pour mieux fondre la Lune avec le reste de l’image.

J’ai aussi légèrement flouté la Lune, car celle-ci était beaucoup trop nette par rapport à la photo de mon autoportrait.

Pour finaliser, j’ai utilisé le module Color Efex Pro 4 du plugin Nik Collection de Google afin d’ajouter des dominantes de couleurs bleu/vert et le flou de contour. Ce dernier guide fortement le regard vers le centre de l’image sur la Lune et renforce l’idée de créativité et d’imagination.

Autocritique

Le photomontage final correspond bien à l’image que j’avais en tête et il me semble qu’elle porte bien le message humoristique d’effort de créativité intense illustrant l’expression “être dans la Lune”.

Je trouve que le rendu 3D de la Lune a bien fonctionné.

Auto-notation

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Photomontage et post-traitement

Comment analyser une image

Les points-clé de la vidéo

Photo portrait de ma fille en costume ancien
Photo portrait de ma fille en costume ancien

Pourquoi analyser

  • Progresser en photographie
    • Analyser pour reproduire les images qu’on aime
    • Exercices pratique comme un musicien travaille ses gammes
  • Photomontage
    • Importance de la cohérence d’ensemble
    • Comment les caractéristiques communes aux photos de bases pour l’assemblage final
  • Permettre en réaliser ses propres photos de base en cohérence avec la vision finale du photomontage

Description globale

  • Type : portrait
  • Cadrage : vertical
  • Thème : costume, histoire
  • Sujet : une enfant heureuse
  • Référence : La Laitière de Johannes Vermeer
  • Esthétisme : tableau peinture à l’huile

Paramètres de prise de vue

Eclairage

  • Lumière naturelle
  • Nombre de sources de lumière : 1
  • Qualité : diffuse
  • Ombres : relativement douces
  • Balance des blancs : légèrement chaud
  • Direction : provenant haut-droit

Qualité d’images

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Photomontage du mois

Rêve d’évasion

Photomontage en haute résolution "Rêve d'évasion..."
Photomontage en haute résolution « Rêve d’évasion… »

En ces temps de canicule, et cette saison estivale, j’avais envie de réaliser un photomontage évoquant la plage et une bouteille à la mer avec moi à l’intérieur. Au moment de la réalisation de celui-ci, j’ai développé plus précisément le message à transmettre par celui-ci. Lorsque l’on est encore au travail, et que le temps des vacances devient imminent, notre esprit s’évade de plus en plus. D’où le titre « rêve d’évasion ».

Explication du comment

Ce photomontage a été réalisé sur la base de 6 photographies :

  • La photo du paysage(pixels),
  • La photo du bateau en papier (pixels), 
  • La photo de la fumée (pixels),
  • La photo de la bouteille,
  • La photo du voilier,
  • La photo de portrait de ma fille.
Photo de base : le paysage
Photo de base : le paysage
Photo de base : le bateau en papier
Photo de base : le bateau en papier
Photo de base : la fumée
Photo de base : la fumée

Évidemment, j’ai personnellement réalisé ces trois dernières photos.

La photo du voilier est issue de ma banque d’images où j’ai retrouvé une série de photos de ma venue à l’Armada de Rouen en 2013.

Photo de base : le voilier
Photo de base : le voilier

Les deux photos suivantes, le portrait de ma fille et la bouteille, ont été spécialement réalisées pour ce photomontage.

Photo de base : la bouteille
Photo de base : la bouteille
Photo de base : le personnage
Photo de base : le personnage

Afin de définir la composition globale, j’ai rapidement découpé grossièrement chacun des éléments intéressants de mes photos de base pour les placer à leur position dans la photo. Ainsi, j’ai pu affiner l’esprit général du photomontage.

La photo de paysage associé au positionnement de chacun des objets, m’a permis de définir l’éclairage des photos dont j’avais besoin pour réaliser par moi-même.

De façon générale, j’ai détouré chacun des éléments dont j’avais besoin avec l’outil Plume pour une plus grande précision finale.

La transparence de la bouteille a été réalisée à l’aide de l’outil blendif des calques. Ce dernier permet de définir la transparence en fonction de la luminosité du calque ou du calque en dessous de celui que l’on règle.

Pour évoquer le rêve du grand voilier, j’ai choisi de le laisser en transparence partielle. Ainsi, on voit apparaître, à travers lui, le panache de fumée et les vagues de la mer.

L’idée du panache de fumée sortant de la bouteille est pour moi le moyen d’évoquer la notion d’évasion. Le navire apparaît alors comme le génie de la lampe magique d’Aladin.

De plus, l’idée de mettre un personnage à l’intérieur d’une bouteille me permet d’évoquer la créativité de notre esprit comme le dit si bien l’expression anglo-saxonne “out the box” qui signifie “sortir de la boîte”. 

Enfin, la présence du bateau en papier permet de retranscrire l’imagination de ma fille à visualiser un petit bateau en papier comme étant aussi beau qu’un grand voilier du siècle dernier.

Pour mieux intégrer les différents objets dans la lumière du coucher de soleil, j’ai appliqué un effet halo à l’ensemble de l’image grâce à l’outil Photoshop du même nom.

Au niveau des ombres de chacun des objets, j’ai utilisé dans la galerie de filtre flou, le choix “profondeur de champ” afin de donner un flou progressif depuis le point de contact des objets avec le sol.

Finalement, j’ai appliqué une texture vieille photo à l’aide du plugin Google Nik collection pour donner plus de présence à l’ensemble.

Autocritique

J’aime bien les couleurs de l’image avec le mélange des tons chauds et des tons froids et qui contraste entre la réalité et le rêve.

Je pense que l’idée que je souhaitais transmettre à travers cette image est assez clair et bien correctement construite.

Enfin, la qualité de réalisation me semble satisfaisante et correspond très fidèlement à l’image que j’avais initialement en tête avant la réalisation.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment choisir son objectif macro

La macrophotographie est une discipline de la photographie dont le but est de prendre en photo des sujets avec un grossissement minimale de 1:1. Pour se faire, les constructeurs d’objectif ont mis sur le marché une gamme dédiée d’objectif spécialisé. Ce sont les fameux objectifs macro. Dans cet article, je partage avec vous les points à prendre en compte lors de l’achat de ce type d’objectif.

Confirmez votre intérêt pour la macrophotographie

Comme je le disais plus haut en introduction, la macrophotographie est une niche parmi l’ensemble des domaines de la photographie. C’est pourquoi, avant d’envisager l’achat d’objectifs dédiés, il peut être pertinent de s’assurer que votre attrait pour la macrophotographie est bien avéré.

Pour se faire, je vous conseille de commencer à pratiquer la macrophotographie avec le minimum d’investissement.

Il existe deux manières pour obtenir de fort grossissement avec un objectif 50 mm bon marché sans trop investir dans les accessoires nécessaires.

La bague d’inversion

Cet accessoire permet de fixer un objectif nikon 50 mm f/1,8 sur votre boîtier grâce au filetage de diamètre 52 mm normalement réservé à la mise en place des filtres.

Ainsi, la lentille interne de cet objectif prendra le rôle de la lentille frontale d’un objectif standard.

Le fait de regarder dans le sens inverse de l’objectif 50 mm, provoque un grossissement conséquent permettant de réaliser vos premières macrophotographies.

Une fois monté sur votre boîtier, placez l’indicateur de diaphragme sur 1.8, et tourner votre bague de mise au point à sa distance minimale.

Le facteur de grossissement que vous obtiendrez ainsi sera supérieur à 1:1. De plus, le coût de l’opération sera largement moindre par rapport à l’achat d’une optique spécialisée.

Prenez garde, dans cette configuration à ne pas endommager votre lentille interne devenue lentille frontale.

Le Kit de bagues allonges

Une bague allonge est simplement un tube permettant d’éloigner l’objectif du boîtier.

Ceci a pour effet de réduire la distance de mise au point minimale de n’importe quel objectif.

Classiquement, un jeu de bague allonge est constitué d’un ensemble de trois bagues de longueur différente que vous pouvez utiliser seule ou combinées entre elles.

L’avantage des bagues allonges est qu’elles sont utilisables avec l’ensemble de vos objectifs et comme elles ne comportent pas d’élément optique à l’intérieur, elles ne dégradent pas la qualité optique de vos objectifs.

Photo réalisée avec des bagues allonges
photo réalisée avec un objectif Nikon 50mm f/1.8 à f/5.6 en lumière naturelle avec les trois bagues allonges (12mm + 20mm + 36mm). La distance sujet/lentille frontale était d’environ 2cm.

Commencez à pratiquer la macrophotographie avant d’aller plus loin dans l’achat de matériels. Pour ce faire, je vous invite à lire l’article sur les bases de cette pratique.

Maintenant que vous êtes certain que l’activité de macrophotographie vous intéresse, il peut être intéressant d’investir dans du matériel plus adapté.

Choisir son vrai objectif macro

Les constructeurs d’objectif proposent une gamme de trois focales fixes :

  • 50mm,
  • 100mm,
  • 200 mm.

Il faut savoir que plus la longueur focale est grande et plus le prix de l’objectif est levé.

Aussi, plus la longueur focale est grande et plus la maîtrise de l’optique est difficile pour le photographe.

La distance de mise au point minimale

Il s’agit ici du paramètre le plus important en macrophotographie puisqu’il correspond à la distance à laquelle le rapport de grossissement maximal de l’objectif est obtenu.

Ce sera la nature du sujet que vous souhaitez photographier qui imposera le choix de la distance minimale de mise au point nécessaire et par conséquent la longueur focale de l’objectif adéquate.

Il est clair que dans le cas où vous photographiez un sujet totalement statique tel que des pièces de monnaie, une longue distance de mise au point minimale ne sera pas nécessaire. L’achat d’un 50 mm macro vous sera alors suffisant et moins onéreux.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

Par contre, si vos sujets de prédilections sont les insectes, il est important de prendre en compte le risque d’envol de ceux-ci au cas où vous devriez vous rapprocher trop près d’eux.

La taille du capteur

A longueur focale identique, la taille du capteur de votre boîtier influent sur le facteur de grossissement du sujet.

L’usage d’un capteur de taille APS-C sera alors un avantage dans ce domaine.

Par exemple une optique de longueur focale 100 mm se comportera de la même manière qu’un objectif de longueur focale 150 mm.

Vous pourrez ainsi réaliser quelques économies.

Le flou de bouger

Comme je le disais plus haut, plus votre objectif macro aura une longue focale et plus il sera difficile à maîtriser par le photographe.

Ici, j’attire l’attention sur le risque de flou de bouger qui est amplifiée par la longueur focale.

Pour pallier à cette problématique, il sera nécessaire pour le photographe d’utiliser un trépied stable pour éviter le moindre tremblement et ainsi garantir la netteté des clichés.

L’obligation de mettre en œuvre tout cet ensemble de matériels supplémentaires, est une réelle contrainte non-négligeable pour le photographe.

Quel est le meilleur compromis pour les débutants

Pour ses qualités optiques, notamment par rapport à sa distance de mise au point minimale, il est classiquement conseillé de commencer par l’achat d’un 100 mm macro.

Depuis quelques années, les constructeurs d’objectifs ont ajouté les deux fonctionnalités supplémentaires suivantes :

  • l’autofocus ultra rapide,
  • la stabilisation optique.

Compte tenu des particularités dues à la mise en œuvre de la macrophotographie, ces deux fonctionnalités ne sont pas essentielles pour débuter.

Cependant, elles permettent d’utiliser votre objectif macro pour des usages plus classiques tels que le portrait.

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Les reflets en photos

Intégrer des effets optiques dans l’esthétisme de vos photographies apporte une plus-value à l’intérêt de vos clichés. C’est le cas par exemple avec les reflets. Dans cet article, je vous propose de voir aussi bien comment profiter d’eux, mais aussi comment les éviter.

Pourquoi jouer avec les reflets

Pour apporter du sens à une photo, il est souvent judicieux d’y intégrer une interaction entre au moins deux éléments.

Dans le cas qui nous concerne ici, cela peut être simplement le sujet et son propre reflet, ou bien, le sujet principal avec le reflet d’un sujet secondaire par exemple.

Utiliser cet artifice permet donc de facilement mettre en relation deux éléments au sein de la même photo.

Voici ci-dessous une liste non-exhaustive de possibilités :

  • Mettre en relation deux éléments,
  • Évoquer le rêve,
  • Apporter un aspect mystérieux à une scène,
  • Mélanger l’intérieur et l’extérieur,
  • Déformer une scène,
Les secret est d'exposer la photo à l'envers...
Source de la Coudre dans la forêt de Bercé en Sarthe.
Le secret est d’exposer la photo à l’envers…

Un reflet, c’est quoi ?

Pour bien parler de quelque chose, il est essentiel de commencer par bien définir le sujet. C’est pourquoi, je commence par expliquer ce qu’est un reflet.

Wikipédia défini un reflet comme ci-dessous :

“Un reflet est, en physique, l’image virtuelle formée par la réflexion spéculaire d’un objet sur une surface.”

Dans cette définition, il y a 4 termes importants :

  • Image virtuelle,
  • Réflexion spéculaire,
  • Objet,
  • Surface.

Voyons ensemble chacun de ces termes.

Image virtuelle

Concrètement, un reflet est donc une image virtuelle. Il faut donc comprendre à travers ce terme, qu’il est tout à fait possible d’altérer le rendu de celui-ci.

Il sera par exemple possible de modifier :

  • Sa colorimétrie,
  • Sa luminosité,
  • Sa géométrie pour déformer son image,

Réflexion spéculaire

La réflexion spéculaire est une propriété optique d’une matière. Dit de façon beaucoup plus commune, il s’agit simplement de la propriété miroir due à l’état de surface et au matériau d’un objet.

Ce qu’il est important de retenir ici, est que cet effet miroir est prévisible. C’est-à-dire qu’il est facile pour un photographe, d’anticiper la présence du reflet et ainsi définir la position de l’appareil photo pour placer le reflet dans l’image à l’endroit qu’il souhaite.

Objet

Ce terme indique qu’il est nécessaire d’avoir défini un sujet pour en avoir son reflet. Il faudra donc focaliser son attention sur des sujets facilement reconnaissables afin de mieux les distinguer à travers leurs reflets.

Surface

Cet élément est l’un des plus importants. En effet, la surface en question est justement “l’outil” donnant lieu à la création du reflet. Sans cette surface, il n’y a pas de reflet.

Notez, que ce seront les propriétés de cette surface qui engendreront les altérations que j’évoquais plus haut concernant l’image virtuelle.

Le choix de cette surface est donc primordial pour le rendu final.

Ces informations peuvent être synthétisées par le schéma suivant :

schéma de principe de la génération d'une reflet
schéma de principe de la génération d’une reflet

Comment exploiter les reflets dans ses photos

Quand on veut exploiter les propriétés des reflets, il faut d’abord les trouver. Voici rapidement quelques points d’attention à considérer pour faciliter votre recherche :

  • Les flaques d’eau,
  • Les vitrines,
  • Les lunettes,
  • Les façades d’immeubles,
  • Les chromes,
  • Les miroirs,
  • Globalement, les constructions ou objets d’origine humaine

Recherchez aussi les objets qui sont bien dans la lumière. Plus ils seront éclairés et mieux ils se refléteront.

Comment éviter les reflets dans ses photos

Jusqu’à présent, nous avons vu le reflet comme un élément souhaité de la part du photographe. En fonction de l’objectif de celui-ci, il se peut que le photographe cherche au contraire à éviter les reflets.

Voici quelques accessoires ou techniques permettant d’éviter la présence de reflet sur nos photographies.

Sans artifice supplémentaire, il est possible d’éviter les reflets un collant l’objectif de votre appareil photo directement perpendiculaire à la surface vitrée d’une vitrine par exemple.

Comment éviter les reflets lors d'une prise de vue dans un vitrine
Comment éviter les reflets lors d’une prise de vue dans un vitrine

J’imagine que vous vous dites certainement que cette technique est extrêmement contraignante du point de vue de la liberté de composition. C’est effectivement le cas.

Pour aller un peu plus loin, il est nécessaire d’utiliser quelques accessoires complémentaires :

  • Filtres polarisants sur l’objectif,
  • Cache sombre,
  • Polariser la lumière.

Amusez-vous avec les reflets…

Maintenant que vous savez gérer les reflets, je vous invite à réaliser une série de photos den mêmes sujets avec et sans reflet.

C’est en vous entraînant à ajouter des reflets ou à supprimer des reflets dans vos photos que vous apprendrez à les maîtriser.

Commencer par aborder uniquement les aspects techniques permettant de les faire apparaître tel que vous le souhaitez dans vos image. Puis passer au niveau supérieur en vous servant des reflets pour mieux illustrer les messages que vous souhaitez transmettre dans vos photos.

Il est temps donc maintenant, d’attraper votre appareil photo et de sortir réaliser vos clichés. Racontez-moi cette expérience en commentaire ci-dessous en expliquant quelles sont vos difficultés et vos bonnes surprises que vous aurez rencontré.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Les bases du lightpainting

Le principe du lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue pendant laquelle le photographe vient éclairer de façon ponctuelle des zones de la scène à l’aide d’une source lumineuse comme une lampe électrique. Dans cet article, je partage avec vous les bases de cette technique.

Le matériel nécessaire

Comme je vous l’ai indiqué dans l’introduction, le lightpainting repose sur l’utilisation d’une pose longue. Afin de ne pas générer de fou de bouger, il est donc nécessaire de prendre sa photo sur pied.

Le trépied est donc un matériel absolument nécessaire pour ce type de photo.

Illustration de l'article à propos de l'usage créatif du trépied.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.

Le reste du matériel nécessaire sera un ensemble de sources lumineuses de tailles, teintes, de puissance ou de formes différentes.

Mode opératoire

La première chose à réaliser est de plonger la scène dans l’obscurité pour limiter au maximum la présence de lumière d’ambiance parasite.

Installez votre boîtier photo sur votre trépied et cadrer la scène que vous souhaitez photographier.

Paramétrez votre boîtier en mode manuel. Réglez un temps de pose d’environ 30 secondes, et ajustez la sensibilité ISO à la valeur minimale.

Durant le temps de pose de la photo, éclairez les différentes zones de la scène.

Terminer en réglant l’ouverture du diaphragme en fonction de la luminosité de vos premières images produite en fonction de la durée d’éclairement par zone.

C’est après plusieurs essais par tâtonnements, que vous obtiendrez l’image que vous souhaitez réaliser.

À savoir

Pour réaliser une photo en light painting, il est important de penser sa photographie avant de la réaliser. Pour se faire, je vous invite à réfléchir sur la base de schémas sur papier afin de bien disposer chacun des éléments que vous souhaitez prendre en photo.

A partir de là, indiquez quelles sont les zones de ces objets que vous souhaitez mettre en évidence par la lumière.

Pour maîtriser vos sources lumineuses, avant de les utiliser, il est important de s’entraîner à les manier.

Afin de ne pas apparaître comme un fantôme sur la photographie, il est conseillé de s’habiller avec des habits sombres.

Pour donner de la profondeur à votre image, n’hésitez pas à éclairer différentes zones plus ou moins proches de l’appareil photo. Éviter de travailler uniquement sur le même plan.

Utiliser une source de lumière colorée permet de rajouter une touche créative à l’ensemble de la photographie. De nos jours, avec les LED multicolores, il est possible d’accéder à tout un spectre de couleurs différentes.

N’hésitez pas à aller sur les marchés ou dans les différents magasins de gadgets pour accumuler un ensemble de sources lumineuses très variées les unes des autres.

Techniques complémentaires

Si vous souhaitez intégrer un modèle humain à votre photo, il peut être intéressant de donner un coup de Flash en début de photos pour imprimer sa silhouette sans risque de bouger de sa part. Le reste de la pause lente servira alors à réaliser l’éclairage du reste de la scène.

Photo exemple de la technique du light Painting.
Photo exemple de la technique du light Painting.

Une autre astuce permettant d’intégrer un modèle à une photo en lightpainting, est de procéder par surimpression.

Dans ce cas, prenez en photo votre modèle en lieu et place en tâchant d’éclairer que celui-ci tout en prenant garde de laisser le reste du décor dans l’ombre. Puis, réalisez la surimpression en pose longue afin d’y ajouter les éléments de lumière en lightpainting.

Une dernière solution est de réaliser le photomontage de plusieurs photos en post-traitement sous Photoshop.

Exemple de prise de vue

Dans l’exemple ci-dessous, j’ai opté pour l’assemblage en post-traitement car la réalisation d’un autoportrait m’empêchait de tenir tous les rôles en même temps. Avec un assistant, la seconde personne aurait pu directement tracer les ailes autour de la bouteille pour avoir le même rendu en un seule prise.

Les deux photographies ont été prise en pose longue de 20 secondes chacune dans une pièces plongée dans l’obscurité quasi-totale.

Evidemment, l’appareil photo est monté sur pièce et n’a absolument pas bougé entre les deux prises de vue. Ainsi la super position a été très facile à faire.

Première image de base pour lightpainting
Première image de base pour lightpainting
Deuxième image de base pour lightpainting
Deuxième image de base pour lightpainting

Une fois assemblé et travaillé sous Photoshop, le résultat est le suivant :

Illustration de l'article à propos du lightpainting
Illustration de l’article à propos du lightpainting

Maintenant, c’est à vous de jouer avec cette technique ! Dite-moi ci-dessous en commentaire vos premières impressions. Partagez aussi vos satisfactions et vos difficultés pour qu’on puisse s’entraider dans les commentaires.

Comme vous aller le voir, cette technique demande de l’entrainement pour produire de magnifiques images tel qu’on peut en voir sur internet.

Je vous invite à vous abonner à mon blog pour être certain d’être au courant de la sortie de chaque nouvel articles.

Merci d’avance aussi à tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage en ligne. Ainsi, je pourrai adapter mon contenu à vos besoins spécifiques.

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Créativité, propulseur de motivation...

Les 4 étapes de la créativité

La créativité est un exercice qui peut se travailler quotidiennement pour être développé, mais c’est aussi un processus en quatre étapes donc l’application rigoureuse vous apportera les résultats espérés. Ce processus en 4 étapes est celui développé par Graham Wallas, professeur et théoricien en sciences politiques et en relation International, né en 1858 et mort en 1932. Dans cet article, je partage avec vous les étapes clé de la démarche.

Champ d’application

Développer sa créativité est utile dans de multiples domaines tel que :

  • Le domaine artistique,
  • Le domaine technique,
  • La stratégie dans le business…

Depuis de nombreuses années, de nombreux outils ont été développés pour stimuler notre esprit à produire de nouvelles idées originales et innovantes. Un bon nombre d’entre eux est basé sur la démarche en quatre étapes du processus créatif de Graham Wallas.

Avant de détailler chacune des étapes, voici de façon synthétique, l’énumération de celles-ci

  • Etape 1 : L’imprégnation,
  • Etape 2 : L’incubation,
  • Etape 3 : L’illumination,
  • Etape 4 : La production.

Respecter ce processus rigoureusement lors de vos séances de créativité, vous permettra, à coup sûr, de produire des idées originales et adaptées à vos problématiques.

La créativité peut concerner la forme plutôt que le fond
La créativité peut concerner la forme plutôt que le fond

L’imprégnation

Avoir des idées, c’est bien, encore faut-il bien définir à quelle problématique, doivent-elles répondre.

Cette première étape, appelée imprégnation, a pour objectif de définir le plus précisément possible la problématique que l’on souhaite résoudre avec nos idées créatives.

Il s’agit donc ici, de clairement exprimer le périmètre et l’objectif à atteindre pour résoudre votre problématique.

Une fois cette action réalisée, rassembler le maximum d’information en rapport avec celle-ci, afin d’alimenter votre future réflexion. Plus vos données seront claires et complémentaires les unes aux autres et plus vous serez en capacité de créer des liaisons originales entre l’ensemble de celles-ci.

  • Procédez à des recherches documentaires,
  • Rassemblez des éléments statistiques,
  • Récupérez des exemples de solutions déjà existantes …

Enfin, listez vos premières idées évidentes ou spontanées pour procéder à la purge de votre esprit dans le but de libérer votre mental de toute idée préconçue.

Consignez l’ensemble de ces informations par écrit en utilisant un outil de mise en forme de cartes mentales peut pleinement vous aider à cette phase. J’utilise personnellement une ancienne version gratuite de EdrawMindMap sur mon PC et l’App android gratuite miMind sur mon téléphone.

Grâce à la créativité, vous pouvez mettre en évidence des liaison entre plusieurs éléments
Grâce à la créativité, vous pouvez mettre en évidence des liaison entre plusieurs éléments

L’incubation

La magie de la créativité !

La phase d’incubation est la plus facile, mais aussi la plus surprenante.

En effet, il est extrêmement important à cette étape, de ne plus penser consciemment à votre sujet. C’est en procédant exactement ainsi que votre inconscient prendra le relais, pour trouver tout seul la solution à votre problème.

C’est en lâchant prise, que tout naturellement votre cerveau droit (le cerveau créatif) prendra le relais sur votre cerveau gauche (le cerveau rationnel). Pour l’aider dans cette tâche, il est conseillé de vaquer à des occupations qui ne sollicitent pas fortement votre mental. Par exemple, vous pouvez :

  • pratiquer la musique (comme Sherlock Holmes),
  • faire du sport,
  • faire une balade dans la nature…
La créativité peut directement survenir à la prise de vue.
La créativité peut directement survenir à la prise de vue.

L’illumination

La phase d’illumination est ce que l’on peut appeler “l’instant Eurêka”.

Il peut survenir à n’importe quel moment de votre journée sans même vous prévenir. Ce moment est très fugace. C’est donc la raison pour laquelle vous devez toujours garder avec vous un moyen de prendre des notes pour ne pas laisser s’évanouir bêtement votre solution.

Si vous souhaitez aller un petit peu plus loin, il est aussi souvent conseillé de vous autoriser un moment de libre expression de vos pensées, sans aucune censure de votre part, comme par exemple tous les matins juste après votre réveil.

C’est en effet lors des moments où votre cerveau gauche n’est pas totalement opérationnel, que vous pouvez pleinement accéder à la créativité de votre cerveau droit. Ces moments sont par exemple le matin au réveil, le soir après une bonne séance de sport ou tous autres moments faisant appel à vos automatismes physiques comme pendant la conduite de votre voiture par exemple.

Se faire confiance est la clé de la qualité de votre lâcher prise, qui garantira l’atteinte de vos objectifs.

L'utilisation de certaines techniques photographiques peuvent apporter de la créativité à vos photos
L’utilisation de certaines techniques photographiques peuvent apporter de la créativité à vos photos

La production

Cette dernière étape est le moment où vous allez évaluer la qualité de votre créativité.

Passez en revue vos idées du point de vue :

  • pratique,
  • coût de réalisation,
  • réponse à votre besoin initialement exprimé (carte mentale de l’étape 1),
  • avantages et inconvénients,

Si la solution vous convient, il vous reste à construire puis à dérouler le plan d’actions pour la réaliser.

Si malheureusement la solution ne vous convient pas, relisez l’ensemble des informations que vous avez établi à la première étape puis réitérer l’étape 2 d’incubation. Bref, il vous suffit de relancer le processus complet.

Une petite modification en post-traitement peut apporter une touche de créativité qui change radicalement le message de la photo d'origine.
Une petite modification en post-traitement peut apporter une touche de créativité qui change radicalement le message de la photo d’origine.

À retenir

Les points clé de la production créative sont les suivants :

  • Bien définir votre problématique,
  • Rassembler un maximum d’informations autour de celle-ci,
  • Laissez-vous assez de temps pour que votre inconscient travail à votre place,
  • Soyez convaincu de votre capacité à produire des idées créatives et originales,
  • Ayez pleinement confiance en votre capacité de lâcher prise.

Enfin, la qualité de vos idées créatives est directement liée à votre niveau d’exigence tel que vous le faites déjà certainement lors de la sélection des photos que vous partagez. Plus votre niveau d’exigence sera élevé, plus votre tri sera drastique, et plus la qualité perçue de votre production sera élevée.

Ce qui est vrai dans le processus photographique l’est aussi pour le processus de créativité.

Je vous invite à laisser un commentaire vos trucs et astuces que vous avez l’habitude d’utiliser pour stimuler votre créativité.

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Un grand merci à vous qui prendrez quelques minutes de votre temps, pour compléter mon SONDAGE, dans le but de mieux connaître vos attentes et m’aidera ainsi à adapter le contenu de mes articles en fonction de vos besoins.

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Photomontage et post-traitement

Quelles sont les étapes essentielles pour post-traiter une photo

Depuis l’arrivée de la photographie numérique, le poste traitement d’une photographie est devenu une étape quasiment obligatoire au même titre que le tirage de la photo sur papier l’était du temps de l’argentique. Dans cet article, je vais partager avec vous les quelques étapes à réaliser systématiquement pour correctement retoucher vos photos.

Développement du fichier RAW

Cette opération est la première à réaliser si vous avez pris l’habitude de prendre vos photos au format RAW ; ce que je vous conseille fortement.

Pour rappel, un fichier RAW est un fichier qui contient l’intégralité des informations que le capteur de votre appareil photo a pu enregistrer. C’est pourquoi, il ne s’agit donc pas à proprement dit d’un fichier image.

Classiquement, avec la suite Adobe, vous avez deux logiciels qui permettent de réaliser cette opération. Soit vous la réalisez directement dans Lightroom classic CC, soit vous la réalisez à l’aide de l’outil Camera Raw dans Photoshop CC.

L’avantage de la suite de logiciels Adobe, et que ces deux logiciels ont quasiment la même ergonomie et sont très simples d’utilisation.

Quelles sont les actions à réaliser dans ses outils ?

Correction des déformations

La première action que je réalise dans le logiciel est la correction des déformations optiques de l’image à l’aide de l’outil correction de l’objectif. Ainsi, vous pourrez supprimer les effets de déformation en coussinet ou en barillet ainsi que les aberrations chromatiques éventuel très fréquentes lorsque vous utilisez des zooms .

Mise en évidence des déformations en Barillet et en coussinet dues à la qualité optique des objectifs
Mise en évidence des déformations en Barillet et en coussinet dues à la qualité optique des objectifs

Correction des perspectives

La seconde action que je réalise est le redressement des perspectives à l’aide de l’outil transformation. Grâce à celui-ci, vous pouvez facilement redresser l’horizon et paralléliser les verticales de vos photos.

Choix du profil colorimétrique

C’est seulement à la troisième étape que je commence à réellement travailler le rendu de la photo. Pour se faire, je vous invite à choisir le profil colorimétrique le plus adapté au type de photos que vous avez à traiter. Choisissez dans les profils existant celui qui sera le plus adapté à votre image parmi les suivants :

  • Adobe Couleur,
  • Abode Eclatant,
  • Adobe Paysage,
  • Adobe Portraits,
  • Adobe Standard,
  • Ou encore Adobe Monochrome.

Réglage de la balance des blancs

Maintenant, c’est le moment de corriger la balance des blancs, soit à partir de l’outil pipette (sélecteur de balance des blancs) si vous avez moyen d’identifier une zone neutre de votre image, soit à partir du choix automatique du menu déroulant balance des blancs.

Optimisation de l’histogramme

Vient alors l’optimisation de l’histogramme dans le but de développer tout son potentiel. Pour ce faire, je règle les sliders blanc et noir en maintenant la touche Alt enfoncée du clavier. Ainsi, il apparaîtra clairement les zones bouchées et des zones cramées. En pratiquant ainsi, cela permet de profiter de l’intégralité des niveaux de luminosité qu’un fichier d’images 8 bits peut gérer.

Jouez maintenant sur les curseurs d’exposition, de contraste, des hautes lumières, et des ombres pour bien mettre en évidence les différents tons de votre photo. Il sera certainement nécessaire de légèrement retoucher les sliders blanc et noir afin de toujours garantir de ne pas brûler ou cramer trop de zones de l’image.

Représentation de du panneau histogramme dans Photoshop.
Représentation de du panneau histogramme dans Photoshop.

Traitement du bruit et de l’accentuation

Pour terminer dans ce logiciel, ajustez les degrés de correction du bruit et accentuation afin de garder une qualité d’image suffisamment propre pour le reste des opérations sous Photoshop CC.

Traitement sous Photoshop

Afin de vous assurer de toujours pouvoir revenir en arrière, je vous invite à ouvrir votre fichier de base en tant qu’objet dynamique. Cette astuce vous permettra de toujours être capable de retoucher l’ensemble des paramètres réalisés aux étapes précédentes si d’aventure cela s’avérait nécessaire par la suite. Pour se faire depuis Lightroom classic CC, dans le module bibliothèque, il suffit de choisir dans le menu contextuel du clic droit de l’image sélectionnée le menu “modifier dans” et cliquez sur l’option “ouvrir en tant qu’objet dynamique dans Photoshop…”

Optimisation des contrastes de l’image

Afin de donner plus de profondeur à votre image, il est important de travailler les niveaux de contrastes locaux de celle-ci. Plusieurs techniques existent pour se faire dont l’une des plus connues s’appelle Dodge and burn.

Commencer par réaliser cette opération en travaillant sur des grandes zones. J’utilise classiquement deux calques courbe, l’un paramétré sur le mode de fusion superposition et l’autre sur le mode de fusion produit. Remplissez les masques de fusion de noir afin de neutraliser leur effet. Puis, venez travailler localement avec une brosses à bord doux sur les différentes zones que vous souhaitez assombrir ou éclaircir. Pour que ce réglage reste subtil, ajustez le flux de la brosse à 10 % et privilégiez l’usage d’une palette graphique à la souris.

Réalisez de nouveau un dodge and burn de façon beaucoup plus locales et précises pour mettre en évidence les détails importants de votre sujet. Une technique facile pour réaliser ce travail est de créer un calque gris à 50 % avec le mode de fusion lumière tamisée. Travaillez ce calque avec l’outil densité+ et densité- afin d’assombrir ou d’éclaircir les détails dans les yeux par exemple.

Gérer la colorimétrie

Une fois la dynamique des tons améliorée par les étapes précédentes, il est temps de travailler sur la colorimétrie de l’image.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour réaliser cette opération. Pour faire la tâche rapidement, vous pouvez choisir un réglage prédéfini dans un calque correspondance de couleur.

Une solution plus créative est d’utiliser un calque courbe de transfert de dégradé en mode de fusion lumière tamisée avec une faible opacité d’environ 10 %. Choisissez un dégradé de type bruit avec une faible cassure (25%) et utilisez le bouton aléatoire pour définir le choix des couleurs automatiquement. Réitérer des appuis successifs sur ce bouton jusqu’à trouver un dégradé de teintes qui convienne à votre image.

Renforcer les effets de lumière

Il est souvent intéressant d’amplifier les effets de halo de lumière en fonction de la position de vos sources lumineuses. Pour vous aider à les identifier, utilisez un calque seuil temporairement. En manipulant son curseur de droite à gauche, vous verrez apparaître plus facilement la direction de la lumière dans votre photo. Estimez la localisation de votre source de lumière approximative puis créer un dégradé depuis ce point sur un nouveau calque que vous passez en mode de fusion superposition.

Si vous souhaitez encore plus amplifier l’effet de Halo, vous pouvez aussi utiliser le filtre Halo du sous-menu rendu du menu principal filtre.

Exemple de lens-flare (halo) dans une photo
Exemple de lens-flare (halo) dans une photo

Accentuation de l’image

Placez-vous tout en haut de la pile de vos calques. Presse simultanément les touches “Ctrl + alt + shift + E” afin de réaliser un instantané de l’ensemble de votre image sur un nouveau calque.

Appliquez à ce nouveau calque le filtre passe-haut qui se trouve dans la sous-rubrique divers du menu filtre. Paramétrez un rayon entre 1 et 2 pixels en fonction de la définition de l’image puis faite ok.

Appliquez le mode de fusion lumière linéaire à ce calque puis réglez son opacité à votre convenance pour finement régler le niveau d’accentuation.

Exportez l’image à sa taille d’utilisation

Afin de pérenniser tout le travail de retouche, je vous conseille fortement de toujours travailler sur la résolution native de votre fichier et sauvegarder ce fichier en PSD pour ainsi garder l’ensemble des calques.

La taille en pixel de votre image sera définie en fonction de l’utilisation que vous en aurez.

C’est pourquoi, je vous invite à utiliser l’outil enregistrer pour le web (hérité) de la rubrique exportation du menu Fichier pour le faire.

Ainsi, vous obtiendrez un fichier JPEG optimisé en compression, qualité d’image, poids et en taille sans mettre en péril tout le travail que vous avez réalisé jusqu’à présent.

Merci d’avance à tous ceux qui prendront 3 minutes de leur temps pour compléter le sondage qui me permettra de mieux vous aider avec des contenus ciblés sur vos propres besoins.

N’hésitez pas à laisser en commentaire ci-dessous vous propose habitudes de retouche photo en décrivant les étapes successives que vous avez l’habitude de réaliser.

En enfin, je vous invite à vous abonner à mon blog ainsi qu’à ma chaîne YouTube pour ne rien rater des nouvelles publications.

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Photomontage du mois

Etre au pied du mur

Illustration du photomontage du mois de mars "être au pied du mur"
Illustration du photomontage du mois de mars « être au pied du mur »

Pour le photomontage de ce mois-ci, je vous invite à découvrir l’illustration de l’expression “être au pied du mur”. Celle-ci signifie être contraint d’agir ou être acculé. Aucun échappatoire possible et impossible de faire marche arrière.

Explication du comment

Je trouve ce montage intéressant vis-à-vis des points suivants :

  • Amplification les perspectives par l’usage d’un grand-angle,
  • Mise en évidence d’un contraste de taille de sujets,
  • Impact de l’ambiance bleue évoquant le sentiment d’inquiétude.

La première opération a été de prendre les deux photos suivantes afin d’avoir ma fille dans les deux positions nécessaires à la scène.

Première photo de base pour le photomontage
Première photo de base pour le photomontage
Seconde photo de base pour le photomontage
Seconde photo de base pour le photomontage

Afin de garder une cohérence vis-à-vis de l’éclairage global du soleil sur les deux photos, j’ai positionné ma fille, dès la prise de vue, de façon cohérente par rapport au soleil.

Afin de d’obtenir un point de vue en contre-plongée suffisamment intense pour avoir le pied au premier plan, j’ai choisi un lieu de prise de vue suffisamment en hauteur par rapport à moi. Ainsi, je n’ai pas été obligé de m’allonger par terre pour prendre les photos.

La première photo de base m’a servi de scène globale.

La seconde photo de base a été travaillée de manière à détourer ma fille complètement afin de la placer à l’endroit qui m’a semblé le plus approprié par rapport au pied de la première photo.

Afin d’ajuster la luminosité de ma fille en position à genoux, par rapport à la première photo et notamment à l’ombre portée de la semelle, j’ai utilisé plusieurs calques courbe associés en masque d’écrêtage.

Ainsi, j’ai pu accentuer légèrement les ombres localement au niveau de son dos tout en gardant les autres lumières de son visage.

En dessous de ce calque, j’ai ajouté plusieurs autres calques pour créer l’ombre portée de ma fille. Afin de s’assurer de la cohérence de la douceur de l’ombre avec le reste de l’image, j’ai ajouté un filtre flou gaussien sur celui-ci.

Ensuite, pour donner un caractère plus inquiétant à l’ensemble de l’image, j’ai ajouté un ciel nuageux. Afin de bien le placer, j’ai tenu compte de la position du soleil dans les deux images.

Photo de nuage disponible sur pexels
Photo de nuage disponible sur pexels

Pour obtenir une lumière englobante autour de la position debout de ma fille, j’ai rajouté un effet de halo avec Photoshop au-dessus de l’ensemble.

Enfin, pour mieux assembler les différents calques et éviter des raccords trop imparfaits, j’ai retravaillé l’ensemble de l’image via le plugin Nik Collection historique de Google.

Au sein de ce plugin, j’ai procédé aux effets suivants :

  • traitement croisé,
  • une accentuation des détails,
  • l’optimisation des contrastes
  • et enfin un ajout de bruit subtil.

Autocritique

Pour être honnête avec vous, j’ai eu un petit peu de mal ces derniers temps pour trouver l’idée de ce photomontage.

Comme il me restait plus qu’une journée de disponible pour le réaliser, il fallait que je trouve une idée très simple. J’ai donc demandé à ma fille de poser juste 5 minutes pour réaliser les deux photos de base.

C’est une fois le photomontage réalisé, que j’ai cherché son titre. J’ai alors seulement réalisé que mon subconscient avait grandement participé à mon processus de créativité du jour.

L’expression “être au pied du mur” s’appliquait bien aux circonstances dans lesquelles j’ai réalisé ce photomontage.

Pour ce qui est de la réalisation technique, j’ai trouvé intéressant d’utiliser une optique grand-angle qui permet de mettre en évidence les éléments fort de la scène. De plus, les déformations exagérées par ce type d’optique permettent de donner un effet un petit peu caricatural et humoristique à la scène finale.

Et je suis donc satisfait du résultat obtenu.

Auto-notation

 
Créativité 
Satisfaction personnelle 
Difficulté technique  

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