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Photomontage et post-traitement

Comment générer des images automatiquement à partir d’une base de données dans Photoshop

Photoshop possède des outils d’automatisation puissants pour générer des actions automatiquement dans le but de créer des séries d’images rapidement. Ici, je partage avec vous la possibilité d’exploiter des informations stockées dans une base de données.

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:13 – Les ressources
00:24 – La structure de la base de données
00:56 – La liaison est faite par les noms des colonnes
01:14 – Sauvegarde au format *.csv
01:38 – Notepad++
01:52 – Ctrl+H
02:51 – Utilisation des données
03:05 – Définition des liaisons
04:40 – Import des données
06:49 – Avertissement
07:38 – Génération des images
09:50 – FastStone Image Viewer
11:39 – Pouce vers le haut
11:45 – Abonnement YouTube
11:50 – Abonnement blog

Partagez avec moi en commentaire votre avis et réflexion à propos de ce sujet.

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Photomontage du mois

L’antre de la sorcière…

J’adore le mois d’octobre avec la fameuse date du 31/10 qui correspond au dernier jour du mois et en même temps à Halloween ! Ces conditions sont parfaites pour le photomontage du mois ! Qui plus est, le monde fantastique évoqué par cette fête est parfait pour m’inspirer des photomontages créatifs. Pour cette année, je reviens aux bases… Une sorcière et des crânes humains !

Explication du comment

Ma motivation de départ était de réaliser une image dont l’ambiance aurait un rôle prépondérant par rapport à son contenu. J’ai donc réfléchi à mettre en scène seulement quelques éléments. Ma shortlist s’est arrêtée sur ce qui suit :

  • une sorcière
  • un ou des crânes humains

Concernant l’ambiance, j’avais en tête quelque chose d’obscure et de mystérieux. C’est la raison pour laquelle j’ai cherché à recréer une sorte d’ambiance de grotte sombre avec un éclairage dont les ombres seraient très dures.

En cherchant rapidement sur Internet, je me suis rendu compte que je ne trouverai pas facilement une image de base correspondant à mes attentes. J’ai donc décidé de m’orienter vers l’image de synthèse avec le logiciel Blender.

J’ai donc axé mes recherches pour trouver le modèle 3D d’un crâne humain gratuit, suffisamment réaliste, pour convenir à mon image. Voici le résultat de la recherche :

A partir de ce moment, j’ai commencé à réfléchir au cadrage de la mise en scène. En chargeant le crâne dans le logiciel 3D, j’ai imaginé la présence d’un crâne surdimensionné au milieu de plein d’autres crânes répartis autour ; un peu comme une sorte de sanctuaire.

Pour réaliser ça facilement et de manière naturelle, j’ai fait calculer à Blender la chute d’une centaine de crânes sur un sol. J’ai ensuite sélectionné une image parmi les 250 images de l’animation qui me convenait le mieux en termes de disposition.

J’ai ensuite réfléchi à l’éclairage de la scène, car c’est cet élément qui donne l’ambiance de l’ensemble. C’est donc le paramètre le plus important.

Après plusieurs essais de positionnement, j’ai choisi de placer la source de lumière principale à l’intérieur du grand crâne. De cette manière, j’ai pu facilement créer des zones d’ombre et de lumière comme on peut le voir ci-dessous.

Cette première étape de luminosité donnait une bonne base, mais l’image semblait plate. J’ai donc ajouté un effet de profondeur de champ avec la caméra pour mieux guider le regard vers le centre de celle-ci. Ce mécanisme permet aussi de donner la sensation d’être à l’intérieur de l’image.

Ensuite, il manquait encore quelque chose. J’ai donc ajouté une atmosphère chargée en humidité pour donner encore plus de profondeur à l’image.

Cette foi-ci, j’y suis presque. L’ambiance et bien là, mais les zones d’ombres sont trop bouchées à mon goût. Pour corriger cela, j’ai ajouté deux autres lumières d’appoints autour de la scène.

La différence est subtile, mais cela apporte une meilleure définition du contour du grand crâne.

La base du photomontage est alors réalisée. Il me reste à intégrer la sorcière.

Pour réaliser ce travail, j’ai d’abord tenté d’ajouter la sorcière directement dans Photoshop, mais pour avoir une meilleure intégration de celle-ci dans la brume de l’image, j’ai changé mon fusil d’épaule. J’ai donc décidé de directement l’ajouter dans le logiciel de 3D.

L’opération est simple à réaliser. Il suffit de créer un fichier PNG contenant la couche alpha du masque de sélection de la sorcière et de l’intégrer comme matériau sur un simple plan.

L’avantage de cette technique est aussi de mieux maîtriser la notion d’échelle de la sorcière par rapport au grand crâne. De plus, le positionnement de ce plan directement derrière les petits crânes de l’avant-plan, m’évite de travailler un masque de sélection complexe dans Photoshop.

Voici le résultat du calcul de l’image de synthèse par Blender :

Maintenant, l’image est toujours plate et manque de style. J’ai donc choisi de travailler cette image dans Photoshop en réaliser les étapes suivantes :

  • ajout de la lumière au bout de la baguette magique,
  • ajout des éclairs noirs,
  • ajoute de la texture de l’image,
  • réglage des contrastes,
  • et ajout des dominantes de couleur bleu/jaune

Ainsi, l’image finale a été réalisée.

Autocritique

Ce photomontage m’a bien amusé. Le fait de faire la majorité de l’image directement dans le logiciel 3D m’a intéressé et à changer mes habitudes de quasiment tout faire dans Photoshop.

Je trouve personnellement que cette image est un bon exemple de la puissance de réalisation des logiciels 3D dans l’imagerie.

C’est notamment la raison pour laquelle, j’aime la production d’image par l’utilisation de nombreux moyens de production différents. C’est en associant ces outils que l’on arrive à facilement concrétiser les idées créatives que l’on peut imaginer en amont.

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La Lumière, c'est quoi ?

Comment réaliser l’éclairage d’une nature-morte en lightpainting

Bonjour, ici Vincent BOUVAIS du blog initiation-photo.com.
Aujourd’hui, je partage avec vous : « Comment réaliser l’éclairage d’une nature-morte en lightpainting »

00:00 – Présentation
00:04 – Sujet
00:12 – Rappel du principe du Lightpainting
00:55 – Quel matériel utiliser
01:14 – Exemples de réalisation trouvés sur internet
01:49 – Peaufiner le rendu dans Photoshop
02:32 – Pouce vers le haut
02:34 – Abonnement YouTube
02:40 – Abonnement blog

Rappel du principe du lightpainting

Le mot « lightpainting » signifie : peindre avec de la lumière. L’idée est donc la suivante :

  • placer son appareil photo sur pied
  • régler la durée d’exposition sur plusieurs secondes
  • plonger votre environnement dans le noir
  • déclencher la photo et ajouter de la lumière manuellement sur les éléments de la nature-morte.

Pour vous laisser suffisamment de temps pour réaliser l’éclairage, il peut être intéressant d’ajouter un filtre gris neutre ND8 par exemple.

A la différence des lightpainting classiques, ici, il faut éviter de placer la source de lumière directement dans le cadre de la photo.

Quel matériel d’éclairage pour le lightpainting

Le matériel d’éclairage de base est une lampe torche.
Ajouter à celle-ci une feuille de calque pour diffuser sa lumière.

Avec ses deux configurations, vous obtenez une source de lumière dure et une autre de lumière douche.

Quelques exemples de réalisation de lightpainting trouvés sur Internet

Le rendu des natures-mortes en lightpainting se rapproche du rendu esthétique des peintures à l’huile.

Cette ambiance fonctionne particulièrement bien avec la photographie de vieux objets et/ou de fruits et légumes comme on peut le voir dans les galeries des deux photographes suivants :

Harold Ross

Enzo Caraballo

Peaufiner le rendu dans Photoshop

L’avantage de réaliser des photographies sur pied, est qui est très facile de les empiler et de les aligner dans Photoshop. Il est alors possible d’ajouter de l’ombre ou de la lumière localement, aux endroits souhaités à l’aide des masques de fusion.

La photo d’illustration de l’article est un exemple de photographie réalisée avec cette technique sur la base de 2 prises de vue associées. Les données EXIF de chacune d’elle sont les suivantes :

  • ISO = 50
  • Focale = 56mm
  • Ouverture = f/11
  • Durée = 15 secondes

Si vous avez aimé cette vidéo, je vous invite à :

  • cliquer sur le pouce vers le haut,
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Merci beaucoup, au revoir et à bientôt.

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Photomontage du mois

Pour louper l’école…

Evidemment, cette année encore, le mois de septembre est caractéristique de la rentrée des classes. C’est alors que j’ai repensé à la chanson d’Aldebert “Pour louper l’école…”. Je l’ai alors réécouté, et j’ai particulièrement été séduit par la phrase : “Manger des crayons de couleur, pour vomir un arc-en-ciel” (audible à 1’09”). Cette phrase me semblait très graphique…

Explication du comment

Pour réaliser ce photomontage, j’ai commencé à m’imaginer quelle mise en page, je pouvais faire. J’ai donc fait un petit schéma à main levée.

Sur la base de cette esquisse, j’ai listé les ressources de base qu’il me fallait rassembler :

  • La photo d’une classe,
  • Le portrait d’un enfant en train de manger des crayons de couleur,
  • Un vomi de couleur arc-en-ciel

N’ayant pas de classe d’école à disposition pour réaliser ma propre photo, je suis allé sur le site Pexels.com pour voir ce que je pouvais exploiter. J’ai donc sélectionné la photo suivante :

Elle présente les avantages de montrer une petite fille de face tout en évoquant la salle de classe en arrière-plan.

Il m’a donc fallu réfléchir comment réaliser le “vomi arc-en-ciel”. Rapidement, je me suis dit que la solution passerait par l’image de synthèse. J’ai donc modélisé dans Blender avec les fonctionnalités de “physique”, un fluide issu de la bouche de l’enfant.

L’utilisation de l’add on FSpy permet de rapidement et correctement placer la caméra en fonction des perspectives de la photographie.

L’image calculée devait prendre en considération les points suivants :

  • La surépaisseur due au cahier sur la table,
  • La profondeur de champ de la caméra,
  • L’éclairage devait être similaire à la photo de la classe.

Enfin, l’utilisation du format de fichier PNG m’a permis de facilement intégrer l’image de synthèse à la photographie grâce à la prise en compte de la couche alpha.

Comme il fallait que j’ai le même enfant dans les 2 situations : en train de manger des crayons de couleur et en train de vomir dans la classe, j’ai pris en photo ma fille dans le but de repositionner son visage sur l’enfant en classe. Le portrait est le suivant :

Il a fallu se mettre dans les mêmes conditions d’éclairage et dans la même orientation pour garantir une bonne intégration.

J’ai donc réalisé le premier photomontage dont le résultat est celui-ci :

Une fois cette première partie de faite, j’ai procédé au portrait de ma fille en train de manger les crayons de couleurs. Pour ce faire, nous sommes allés dans sa chambre pour que le fond de la photo évoque l’enfant.

Le portrait sélectionné est celui ci-dessous :

J’ai fait exprès de cadrer avec un format vertical afin d’avoir suffisamment de place pour intégrer le premier photomontage. Dans le but, d’évoquer la pensée, j’ai choisi de l’intégrer avec un masque de fusion en forme de nuage, comme dans les bandes dessinées.

Enfin, j’ai choisi des teintes différentes sur les deux partie. Une désaturation partielle pour la partie pensée dans le but de renforcer les couleurs de l’arc-en-ciel. Et des tons nuit américaine dans le portrait afin de reléguer au second plan cette partie de l’image.

Autocritique

Je me suis bien amusé à réaliser l’ensemble de ce photomontage. L’idée d’assembler deux images en une seule pour évoquer la pensée à la manière d’une bande dessinée me plaît bien.

De plus, travailler avec des ressources différentes, photo-stock, portrait réalisé soi-même et aussi de l’image de synthèse, me permet de mettre en oeuvre un ensemble de compétence et de techniques différentes mais complémentaires entre elles.

J’en tire une grande satisfaction personnelle dans le processus de création que dans le résultat final.

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La composition, la grammaire du visuel

Développer son regard photographique

Le regard photographique est un vaste débat au sein de la communauté des photographes. Certains le considèrent comme le Graal, d’autres ne veulent pas en entendre parler, car pour eux, c’est une foutaise trop souvent utilisée sans explication pour justifier des prises de vues hasardeuses. Ceci étant dit, je considère cette expression comme étant la singularité d’un photographe. C’est-à-dire la fameuse touche personnelle qui fait qu’on reconnait directement l’identité du photographe au premier coup d’oeil du spectateur. Autrement dit, son style.

Le fond : l’intention du photographe

L’originalité de chaque photographe se cache dans sa personnalité et dans sa manière de l’exprimer graphiquement au travers de ses photos. C’est un peu comme la manière de choisir ses vêtements qui globalement définit son style vestimentaire en cohérence avec sa vision de la vie et de ses traits de caractère.

Il y a donc un message sous-jacent traduisant, consciemment ou non, l’intention du photographe de montrer sa vision du monde qui l’entoure.

Chacun est interpellé différemment par mon monde en fonction de ses paradigmes et de sa sensibilité émotionnelle propre.

La première étape pour développer son regard photographique est donc de prendre conscience de qui l’on est en termes d’individu à part entière puis de s’assumer en communiquant ses points de vue à travers ses photographies.

Il s’agit donc de se détacher du regard des autres et en particulier de leurs critiques afin de ne plus se conformer à une vision populaire, mais au contraire d’apporter la transcription visuelle de sa personnalité en tant que valeur ajoutée aux spectateurs.

L’idée est donc de se concentrer sur sa propre personne en s’attachant à rester cohérent avec nous-même.

La forme : la mise en lumière

Toute cette première partie est clairement enfouie au plus profond de nous-même. Il va donc falloir trouver la manière de la “mettre en lumière” afin de la communique au monde.

Dans le domaine de la photographie, il s’agit justement de lumière, car étymologiquement, le mot “photographie” signifie “écrire avec la lumière”.

Il faut donc apprendre à la voir, la comprendre et surtout s’astreindre à en avoir conscience au moment des prises de vues pour savoir la regarder pour mieux l’exploiter.

J’attire particulièrement votre attention sur le fait que regarder la lumière, c’est aussi regarder là où il n’y en a pas, c’est-à-dire les ombres. A travers ces dernières, on visualise beaucoup mieux certains aspects techniques de la lumière tels que sa direction ou la taille de la source par exemple.

Je vous invite à lire ou relire les articles suivants pour savoir plus sur la lumière :

Les méthodes : guider le regard du spectateur

Et maintenant, on en fait quoi de tout ça, me direz-vous ? On n’a toujours pas fait une photo là !

Effectivement, il s’agit maintenant d’écrire !

Et bien, c’est comme écrire des phrases avec un stylo pour former une lettre. Il faut choisir :

  • un sujet,
  • un verbe,
  • un/des compléments

Imaginons que l’on souhaite exprimer la plénitude d’un coucher de soleil en bord de mer. Il va falloir commencer à trouver un sujet pour illustrer le bord de mer, puis aller sur place à l’heure du coucher de soleil. Enfin, il reste l’idée de plénitude.

Pour cela, on peut faire le choix de réaliser une pause la plus longue possible pour lisser au maximum les vagues alors que techniquement, il aurait été possible de monter en sensibilité ISO pour au contraire, montrer l’agitation des vagues se brisant sur la côte. Enfin, le choix d’un cadrage horizontal induit aussi un sentiment de stabilité et donc de calme dans la photo.

Il y a donc un ensemble de choix opérationnels à réaliser pour concrétiser le message initial que l’on souhaite exprimer. En voici un résultat :

Exemple de photographie évoquant la plénitude d'un coucher de soleil en bord de mer
Sud Finistère

Il y a donc, comme pour écrire un texte, un ensemble de règles grammaticales qui permettent d’exprimer ses idées. Pour en savoir plus sur ce point, je vous invite à aussi lire ou relire les articles suivants :

Le temps

Evidemment, pour que tout cela se mettre en place, il faut du temps, et même, beaucoup de temps.

Avec la pratique, vous allez affiner votre regard photographique en vous construisant des réflexes basés sur les angles de vues que vous préférez, en utilisant le matériel avec lequel vous êtes le plus à l’aise, en mettant en oeuvre des techniques photographiques que vous maitriserez de plus en plus…

Et en parallèle, votre public apprendra à apprécier votre travail, car il aura acquis progressivement votre vision du monde. Il commencera à s’identifier à votre sensibilité visuelle et progressivement vous intégrerez leur liste de référents ou modèles et vous pourrez éventuellement les inspirer.

C’est seulement à partir de ce moment, qu’il pourra être évoqué le fait que vous commencez à posséder votre regard photographique.

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La composition, la grammaire du visuel

Quelle est la différence entre cadre et champ

Il y a quelque temps, cette question m’a été posée. Et effectivement, pour décrire une image, connaître la différence de définition entre le cadre et le champ est important. Je partage avec vous dans cet article les définitions à connaître pour bien savoir de quoi on parle puis je finis par illustrer ce sujet sur la base d’un exemple de photomontage.

1. La réalité versus la diégèse

La réalité peut être comme le monde ou l’univers dans lequel nous vivons tous les jours. Il est assimilable à un ensemble appelé “espace-temps”, caractérisé par quatre dimensions :

  • X : Droite / Gauche
  • Y : Avant / Arrière
  • Z : Haut / Bas
  • T : Le Temps
Ensemble de l'Espace-Temps
L’espace-temps est composé de 4 dimensions. 3 dimensions géométrique (X, Y, Z) et 1 dimension temporelle (t)

La définition de “Diégèse” est la suivante :

Espace-temps dans lequel se déroule l’histoire proposée par une fiction d’un récit, d’un film…

On peut donc considérer que lorsqu’on prend une photo, nous créons automatiquement un mode parallèle à partir de la copie partielle de notre monde réel. Ce nouvel espace-temps est la diégèse.

2. La contrainte du cadre

Pour créer cette copie partielle, nous utilisons un outil qui peut être un appareil photo dans le domaine de la photographie, mais il peut être une caméra dans le domaine de la vidéo ou encore une toile et de la peinture dans l’art pictural.

Quoi qu’il en soit, tous ces outils sont limités et nous permettent de ne copier qu’une partie de notre réalité.

En effet, celle-ci a été limitée par les bords de l’image produite et qui est encadrée.

Par conséquent, le photographe a donc la responsabilité de choisir l’ensemble des éléments qui seront présents ou non dans l’image.

3. Le cadre versus le champ

La notion de “cadre” est relative à l’univers réel, alors que la notion de “champ” est relative à la diégèse (univers fictif).

Si l’on prend l’exemple de mon photomontage “Vampire au cœur léger”, on pourra le décrire des deux manières suivantes :

Illustration de l'article La vampire au cœur léger
Illustration de l’article La vampire au cœur léger

Dans le “cadre”, il y a :

  • Esther, ma fille déguisée en vampire,
  • dans une pièce d’un château ayant appartenu à la famille des Habsbourg,
  • un coeur de boeuf posé sur la table

Dans le champ, il y a :

  • un dangereux vampire,
  • dans une pièce de son propre château,
  • où il a posé sur la table, le coeur sanglant de sa  dernière victime.

En comparant ces deux descriptions, on comprend bien que l’on ne parle pas du tout de la même chose…

4. Le Hors-cadre versus le Hors-champ

Enfin, pour finir, il y a les notions de “hors-cadre” et de “hors-champ”.

Ces deux termes ont en commun le mot “Hors” qui signifie ici : “Ce que l’on ne voit pas dans l’image”.

Puis, nous retrouvons le terme :

  • “cadre” : relatif à l’univers réel
  • “champ” : relatif à la diégèse

Toujours sur la base de l’exemple précédent, nous pouvons les décrire des deux manières suivantes :

Dans le hors-cadre, il y a :

  • Moi, le photographe en train de photographier l’intérieur du château,
  • une seconde fois moi, qui photographie ma fille déguisée en vampire. (je rappelle que l’exemple est un photomontage composé de plusieurs photos)
  • les touristes à côté de moi dans le château,
  • Le soleil à l’extérieur du château, car la photo a été prise en pleine journée,
  • mes flashes de studios qui m’ont permis d’éclairer ma fille déguisée,

Dans le Hors-champ, il y a :

  • La lune à l’extérieur du château qui crée les rayons de lumière,
  • les villageois cloîtrés chez eux avec la peur au ventre,
  • peut-être la dépouille de la victime à laquelle le coeur a été arraché,

Encore une fois, ces deux descriptions parlent de deux choses totalement différentes. Le cadre et le champ sont donc deux notions totalement différentes.

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Photomontage du mois

Père Noël coincé

Le mois de décembre est indissociable de Noël. J’ai donc cherché à réaliser un photomontage sur ce thème. Un peu à court d’inspiration ces derniers temps, je me suis senti un peu coincé dans mes idées. Cela a été l’élément déclencheur pour produire ce photomontage : “Et si je réalisais le Père Noël coincé dans sa cheminée !”. 

Père Noël coincé photomontage
Père Noël coincé photomontage

Explication du comment

J’ai commencé par chercher la photographie d’une maison dans un paysage enneigé. Je suis donc allé la chercher sur le site Pexels.com. Il s’agit d’un site qui mets à disposition une grande quantité de photographies en haute résolution et libres de droit.

Mon choix s’est porté sur la photographie d’un chalet couvert de neige(Voir ci-dessous). La problématique était que ce chalet ne présentait pas de cheminée. J’ai donc décidé de la créer en image de synthèse. 

Image de base
Image de base

Enfin comme tout le monde le sait, le Père Noël ne sors jamais en journée et dépose ses cadeaux au milieu de la nuit. Il fallait donc que je transforme l’image comme si elle avait été prise de nuit.

Pour finir, afin d’améliorer l’ambiance globale de l’image, j’ai choisi d’ajouter de la neige qui tombe. 

Pour ce qui est du personnage principal, le Père Noël, j’ai simplement fait une recherche dans Google Images avec l’option des droits à modifications de celle-ci dans les paramètres avancés. J’ai trouvé les images suivantes. 

Ajout de la cheminée

J’ai chargé l’image de base du chalet dans le logiciel FSpy afin de définir la position de la caméra dans le but de respecter la perspective de l’ensemble dans Blender. Une fois les lignes de fuite positionnées, j’ai sauvegardé le fichier que j’ai importé dans Blender. Je vous invite à voir mon article sur l’utilisation de ce logiciel pour avoir de plus amples informations à ce sujet.

J’ai commencé à modéliser 4 briques avec des textures différentes que j’ai dupliquées et positionnées pour reconstituer la cheminée. J’ai ensuite texturé un cube pour la réalisation des joints entre les briques avec un matériau de type crépi. Enfin, j’ai déplacé cet ensemble de façon cohérente avec l’image de base. 

Ombre portée de la cheminée sur la neige

Pour produire l’ombre portée de la cheminée sur la neige, j’ai créé un plan orienté tel que la neige sur le toit et je l’ai paramétré comme attrapeur d’ombres. Pour rappel, cette option est disponible avec le moteur de rendu Cycles.

Afin de respecter une géométrie non-plane niveau de la neige, j’ai divisé ce plan 3D en une multitude de faces que j’ai légèrement déformé de manière aléatoire.

Mise en place des éclairages

Enfin, j’ai positionné des éclairages en cohérence avec l’éclairage général de l’image de base.

Pour se faire, j’ai tenté en bleu l’éclairage global de la scène dans Blender, et j’ai ajouté un éclairage de type zone provenant du haut à gauche de nuages. Ainsi, les ombres produites par la cheminée sont diffuses et légèrement teintées en bleu.

Image avec ajout de la cheminée
Image avec ajout de la cheminée

Ajout du Père Noël

J’ai ajouté le Père Noël en masquant le bas de celui-ci en sélectionnant la cheminée. Et j’ai affiné le pourtour de sa main afin de donner un peu de profondeur à son intégration dans l’image de base.

J’ai fini le travail d’intégration en ajoutant une légère ombre portée sous sa main.

Père Noël
Père Noël

Réalisation de la nuit américaine 

Au début du cinéma américain, il était d’usage de filmer les scènes de nuit en jour puis d’appliquer des filtres bleus afin d’évoquer la nuit. 

J’ai donc utilisé le même stratagème pour passer la photo en horaires de nuit. En ajoutant quelques calques teintés de bleu au-dessus de l’ensemble du photomontage, j’ai tenté globalement la température de couleur de l’image.

Enfin avec l’outil brush, sur un calque séparé, je suis venu peindre en orange autour des fenêtres afin de produire un effet d’éclairage intérieur de la maison. Le mode de fusion de ce calque est réglé sur “lumière linéaire”.

La tempête de neige

Pour produire la neige qui tombe, j’ai téléchargé une image de neige qui tombe sur le site pexels.com. Je l’ai alors dupliqué avec un niveau de grossissement différent, sur lesquelles j’ai appliqué un flou le mouvement pour leur donner de la dynamique.

Neige
Neige

Autocritique

L’image ainsi réalisée, représente bien l’idée que j’avais en tête. Cependant, je trouve l’intérêt de celle-ci moindre.

Je pense que la raison essentielle provient du fait de la longueur focale utilisée par la photo de base trop éloigné. L’utilisation d’une optique grand-angle aurait certainement amélioré la sensation d’être au sein de l’action pour le spectateur. Ceci est un peu la limite de l’exercice quand on utilise des photos provenant d’un stock d’images.

De plus, l’attitude du Père Noël n’est pas convaincante vis-à-vis du fait d’être coincé. Cette idée n’est donc pas particulièrement présente dans le résultat final. Encore une fois, une photographie prise spécialement dans cet objectif aurait permis de répondre à ce besoin.

Auto-notation

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique

no valid data

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Créativité, propulseur de motivation...

5 conseils pour la photo de lévitation

Les photos de lévitation est une technique photo devenue à la mode ces dernières années. Cette technique est aussi nommée “lévitographie” et représente une photographie présentant des sujets flottant dans l’air. Même si les images produites peuvent être surprenantes, la lévitographie repose sur des principes photographiques simples. Je partage avec vous, dans cet article, quelques conseils à ne pas négliger.

Principe de base de réalisation

Il existe deux principes de base pour réaliser des photos de lévitation. 

Le premier principe, relativement difficile à réaliser consiste à réellement prendre un sujet dans les airs avec une vitesse de prise de vue suffisamment rapide, afin de le figer sans trop de flou. Il faudra alors déclencher au bon moment afin d’obtenir la pose recherchée du sujet. 

La sécurité primant avant tout, il est important de ne pas utiliser cette technique si le modèle risque de se blesser. Le photographe se trouvera donc rapidement limité sur ses possibilités créatives.

Le second principe, beaucoup plus répandu et créatif, repose sur la réalisation de deux photos qui seront travaillées en post-traitement. Pour se faire, l’appareil photo fixé sur un pied, vous prenez une première photo avec le sujet reposant sur un escabeau ou une chaise par exemple, puis une seconde photo du fond sans le sujet. Dans Photoshop, vous utiliserez cette seconde photo pour venir effacer les supports que vous avez utilisé pour positionner le modèle en hauteur.

Je conseille de réaliser la photo du fond en dernier afin de vous assurer que l’éclairage de celui-ci n’ait pas trop évolué entre le début et la fin de la séance de prise de vue. Une fois que vous avez réussi à prendre en photo votre modèle dans la position que vous désirez, il est plus rapide de débarrasser le matériel pour prendre la photo du fond seul. 

Avoir une idée originale avant tout

Dans tout effet de mode, il est important de se différencier grâce à l’originalité de votre idée. Réaliser une image juste pour la technique photo, n’apporte aucune satisfaction pour le spectateur qui regardera votre photo.

Afin de vous aider à trouver une bonne idée d’utilisation de cette technique, je vous invite les relire mon article sur la méthode créative SPIDER.

Faite en sorte que la lévitation apporte réellement de la valeur ajoutée au message de votre photo et pas juste seulement l’aspect technique.

Mettez en évidence la distance du sujet avec le sol 

Pour permettre au spectateur de bien comprendre que le sujet est en lévitation, au-dessus du sol, il est nécessaire de mettre en évidence la distance qui le sépare de celui-ci. Le plus évident pour le faire, est de garder dans le cadre, l’ombre portée du sujet sur le sol. C’est ainsi que la distance séparant le sujet de son ombre, mettra en évidence la distance du sujet au sol. 

D’autres techniques photographiques permettant d’évoquer une distance, telle que le flou de profondeur de champ, peuvent être utilisées pour traduire cette distance.

C’est en fonction du sujet et de l’aspect général de la photo que vous souhaitez obtenir que vous déterminerez la technique pertinente à utiliser. 

La puissance d’une contre-plongée 

Généralement, qui dit lévitation dit hauteur.

Pour marquer efficacement la hauteur d’un objet, introduire un angle de vue en contre-plongée aide énormément le spectateur à comprendre le point de vue. 

Il est cependant important de ne pas trop exagérer la contre-plongée afin de garder l’ombre du sujet sur le sol dans le cadre de la photo comme indiqué dans le conseil précédent.

Ajouter du mouvement 

Comme nous l’avons vu dans le premier paragraphe, expliquant les principes de base de cette technique, le fait que l’appareil photo soit rigoureusement immobile sur un pied, n’apporte pas beaucoup de mouvement à la photo. Il est donc intéressant d’apporter cette notion à votre photo pour la rendre plus vivante.

L’une des solutions, est de demander au modèle de réaliser quelques mouvements avec ses bras ou ses jambes afin d’introduire un petit flou de mouvement sur ces éléments.

Une seconde possibilité est d’ajouter un élément mobile sur la photo telle que projeter de l’eau ou de la poussière ou encore soufflet de l’air pour produire du vent sur des vêtements légers.

Application à l’illustration de l’article

Application de la méthode SPIDER pour l'illustration de l'article à propos des photos de lévitation
Application de la méthode SPIDER pour l’illustration de l’article à propos des photos de lévitation
Photomontage "Voler dans les plumes !" pour l'illustration de l'article à propos des photos de lévitation
Photomontage « Voler dans les plumes ! » pour l’illustration de l’article à propos des photos de lévitation

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment éviter le flou de bougé

Le flou de bougé correspond au flou engendré par le mouvement de l’appareil photo pendant la durée de la prise de vue. Ce flou n’est pas à confondre avec le flou de mouvement qui correspond au flou engendré par le mouvement du sujet pris en photo. Dans la majorité des cas, le flou de bougé est considéré comme un défaut de prise de vue à la différence du flou de mouvement qui est souvent considéré comme un effet artistique.

Comment se forme le flou de bougé

Pour rappel, la réalisation d’une prise de vue nécessite que la lumière réfléchie de la scène vienne frapper la surface photosensible du capteur ou de la pellicule pendant suffisamment de temps afin d’obtenir une exposition correcte. Pour plus d’explications sur ce phénomène, je vous invite à lire ou relire l’article sur les paramètres de l’exposition.

On comprend donc que la lumière à besoin d’un temps certain pour s’enregistrer sur le capteur de l’appareil photo. Durant cette prise de vue, l’image visée par l’appareil photo peut se déplacer de manière relative au cadrage réalisé. 

Aperçu de la génération du flou de bougé
Aperçu de la génération du flou de bougé

Dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment faible pour que le mouvement relatif du sujet par rapport au cadrage de l’appareil photo n’engendre pas un déplacement perceptible par le capteur,  le flou de bougé ne sera pas visible. Cependant, dans le cas où la durée de prise de vue est suffisamment longue, le mouvement sera perceptible par le capteur et s’enregistrera sur la photo produite.

Le point important de cette problématique est bien le mouvement relatif des éléments photographiés dans le cadre de la photo.

De cette compréhension, en découlent les paramètres influents suivants :

  • La durée de prise de vue, 
  • La vitesse de déplacement du boîtier,
  • La longueur focale,
  • La distance du sujet par rapport au boîtier.

Supposons un capteur dont les photosites sont d’une taille avoisinant 1 mm. Pour qu’un flou s’enregistre avec ce type de capteur, il faudrait que le sujet photographié puisse se déplacer de plus de 1 mm  par rapport au capteur, pour commencer à enregistrer un effet de flou.

Supposons maintenant que le sujet et une voiture se déplaçant de gauche vers la droite. Si la voiture roule à une vitesse de 50 km heure par exemple et que la durée de prise de vue est réglée sur un 60e, le véhicule se sera déplacé physiquement de 23 cm.

Supposons que la distance séparant le véhicule du boîtier d’appareil photo est inférieure à 1 m, on comprend bien que du point de vue du capteur le véhicule se sera déplacé de beaucoup plus de 1 mm. Par contre, si le véhicule était à plus de 1 km du boîtier, du point de vue du photographe la distance de 23 cm n’aurait pas été perceptible. Dans ce second cas, il n’y aurait pas eu d’enregistrement de flou de bougé.

De façon relative, cette explication de création de flou, basé sur un flou de mouvement, est valable aussi si on considère que ce n’est pas le sujet qui bouge, mais le boîtier. Dans ce cas, c’est l’intégralité de la scène cadrée qui sera floue et pas seulement véhicule.C’est ce qu’on appelle le flou de bougé.

 Comment éviter le flou de bougé 

Nous avons donc compris le fonctionnement du flou de bougé. Je vais donc partager avec vous les possibilités pour éviter ou pour limiter le risque de flou de bougé.

Stabiliser le boîtier à la prise de vue

Pour éviter le flou de bougé, la première évidence est d’éviter le mouvement du boîtier. Merci Monsieur Lapalisse.

La solution la plus simple qui a fonctionné pendant des années et l’utilisation d’un pied photo.

Cette solution est la plus fiable, mais comporte aussi quelques désavantages sur le sens pratique de mise en œuvre.

L’usage d’un pied photo nécessite avant tout de l’avoir avec soi. Ce type d’accessoire, pour qu’il soit efficace, doit être suffisamment lourd et rigide pour assurer la stabilité du boîtier dans les conditions d’utilisation. Si vous photographiez, par exemple en extérieur un jour où le vent n’est pas négligeable, il sera important, de lester celui-ci afin d’en accroître encore la stabilité. L’ensemble de ces pratiques vous obligera donc à emporter avec vous son lot de matériel qui sera lourd et encombrant, si vous devez aller dans des endroits éloignés ou difficile d’accès.

Depuis quelques années, il est apparu sur le marché la stabilisation optique intégrée aux objectifs ou directement au boîtier. Cette fonctionnalité a l’avantage de ne peser quasiment aucun poids supplémentaire, et vous permettra donc d’être beaucoup plus libre de vos mouvements lors de vos séances de prise de vue. La contrepartie sera évidemment un surcoût à l’achat de ces matériels.

Illustration de l'article à propos de l'usage créatif du trépied.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.

Limiter la durée de prise de vue

Plus le temps de pause de votre photo sera long et plus le risque de bouger sera élevé. Essayez donc lorsque vous avez un risque de bouger de régler votre boîtier d’appareil photo afin que la durée de prise de vue soit la plus courte possible.

De manière historique, la règle de l’inverse de la longueur focale, est la règle qui permet d’estimer facilement quelle est la durée limite à laquelle une personne concentrée lors d’une prise de vue à main levée, maîtrisera suffisamment la stabilité de son appareil sans risque le flou de bouger. Cette règle existant depuis l’époque de l’argentique, la longueur focale est à prendre en équivalent 35 mm. Par exemple, si vous prenez une photographie avec un objectif 200 mm monté sur un boîtier plein format, vous ne devriez pas définir un temps de pause inférieur à 1/200 de seconde. Si votre objectif est un 50 mm, vous ne devrez pas définir un temps de pause inférieur à 1/60 de seconde. 

Dans le cas où votre boîtier possède un petit format de capteur de type APS-C, sur lequel est monté une optique de 200 mm, la longueur focale équivalente en 35 mm équivaudra environ à 300 mm. Par conséquent, vous devrez régler votre temps de pause au minimum à 1/300 de seconde.

Évidemment, cette règle est applicable si vous n’utilisez pas de système de stabilisation optique tel que présenté dans le paragraphe précédent.

Rapprochez-vous du sujet, mais pas trop

La longueur focale que vous utilisez est intimement liée à la distance qui vous sépare du sujet. Les deux paramètres, longueur focale et distance boîtier sujet, sont donc intimement liés.

Nous avons vu que plus un objet sera distant du boîtier et moins il aura d’influence sur le risque de flou. Cependant, si vous compenser cette distance par l’utilisation d’une longue focale pour cadre est plus serré, ce bénéfice se trouvera anéanti.

Donc, pour éviter d’augmenter la longueur focale, je vous conseille de vous rapprocher du sujet. Ainsi, vous pourrez minimiser la règle de l’inverse de la focale et ainsi éliminer plus facilement le risque de flou de bougé.

Chercher le meilleur compromis

Comme vous l’aurez certainement compris par vous-même, il n’y a pas de solution miracle pour facilement éviter tout risque de flou de bougé. Tout repose sur le fait de trouver le meilleur compromis entre les différents paramètres que nous avons listé en début d’article en fonction des conditions de prise de vue de la scène que vous souhaitez photographier. Ces conditions de prise de vue étant, en particulier le niveau de luminosité disponible.

Avec la pratique, vous enregistrerez des réglages de base sur lesquels vous reposer et que vous adapterez, en fonction du résultat des premières photos prises, jusqu’à optimiser le rendu de votre photo.

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Photomontage du mois

La sorcière d’Halloween

La sorcière d'Halloween
La sorcière d’Halloween

Le 31 octobre de chaque année est le jour où l’on fête Halloween. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette occasion pour la sortie de mon photomontage du mois d’octobre, le thème devant porter sur cette fête. La citrouille étant l’un des éléments les plus représentatifs de ce moment, j’ai décidé de construire mon photomontage autour de  celle-ci. Vous allez donc retrouver dans la vidéo, l’enregistrement en accéléré de la réalisation de celui-ci sous Photoshop et en description ci-dessous les informations complémentaires à la conception de ce photomontage. 

Explication du comment

M’étant défini le thème d’Halloween, il me fallait réfléchir et imaginer ce à quoi mon photomontage pouvait ressembler. J’ai commencé par rassembler l’ensemble des éléments caractéristiques de ce thème. J’ai donc établi une liste de mots que j’ai structurée en plusieurs catégories : 

  • Couleur, 
  • Sujet, 
  • Ambiance, 
  • Accessoires,
  • Décor.

De cette liste, j’ai retenu les quelques mots suivants définissant la ligne directrice de mon photomontage :

  • Couleur : bleu froid,
  • Sujet : citrouille, fée noire,
  • Ambiance : brume et raies de lumière,
  • Décor : cimetière, forêt et vieille maison.

Une fois ces lignes directrices définies, j’ai commencé par chercher la photo de décor qui devait représenter un cimetière avec la présence d’arbres. Je suis donc allé sur le site pexels.com afin de trouver l’image la plus adaptée.

De même, il me fallait une photo de citrouille. La difficulté dans cette situation est de trouver une photo de citrouille dont la perspective et l’éclairage serait adaptée avec la photo du décor de base. J’ai donc fait le choix de ne pas utiliser une photo, mais d’une modélisation 3D de celle-ci en image de synthèse.

J’ai donc commencé à modéliser cette citrouille sous le logiciel Blender. Les points importants de cette modélisation étaient : 

  • La position de la caméra afin d’obtenir une perspective compatible, 
  • Un éclairage de la citrouille en adéquation avec l’éclairage de la photo du cimetière, 
  • Réaliser une texture citrouille suffisamment réaliste.

Aperçu de la capture d'écran de la modélisation 3D de la citrouille dans Blender
Aperçu de la capture d’écran de la modélisation 3D de la citrouille dans Blender

Au fur et à mesure que je modélisais la citrouille, je réfléchissais à la position de la vieille maison. Ne trouvant pas de mise en scène suffisamment logique à propos de la disposition d’une vieille maison dans le décor, j’ai décidé d’utiliser une silhouette de maison pour découper la citrouille d’Halloween.

C’est alors que j’ai eu l’idée de placer le personnage principal à quatre pattes sortant de la citrouille avec une position un peu menaçante ! Pour ce faire, j’ai demandé à mon modèle d’avoir une expression froide avec sa main droite tendue comme si elle allait attraper le spectateur de l’image.

Une fois les idées principales et les matériaux de base rassemblés, j’ai procédé au photomontage tel qu’exposé dans la vidéo. 

Les points importants de ce photomontage étaient :

  • l’intégration de la citrouille au sein du décor,
  • et les effets lumineux sur l’ensemble de la photo  avec des couleurs fantastiques.

Autocritique 

La réalisation de ce photomontage a été relativement difficile et en plusieurs étapes.

  • J’ai notamment plusieurs fois réalisé la citrouille afin de La Ronde plus réaliste.
  • J’ai aussi dû réaliser une séance photo avec une amie alors que je ne l’avais pas prévu à l’origine. J’en profite pour la remercier chaleureusement. 
  • La réalisation de l’ambiance lumineuse a nécessité plusieurs essais afin d’évoquer un sentiment de malaise nécessaire à cette image. 
  • Et globalement, j’ai fait 3 versions du photomontage.

Malgré tout ce travail, je pense qu’il aurait fallu encore améliorer l’ensemble et notamment mieux mettre en évidence le trou de la citrouille en forme de maison. Le fait d’avoir ajouté le chapeau de sorcière, la lisibilité de la forme du trou a été perdu.

Cependant, je reste satisfait du travail accompli. Ce photomontage m’a permis de reprendre un peu la pratique de la modélisation 3D que j’avais délaissé depuis plusieurs mois.

De plus, ça m’a permis de réaliser une séance photo sympathique à Christelle que je remercie encore une fois.

Auto-notation

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique

no valid data

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