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Salon International de la Photo de Riedisheim

Le Salon de la Photo de Paris est connu de tous ou presque. Bien évidemment, ce n’est pas le seul car d’autres salons sont aussi bien connus tel que le Festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der dans le domaine l’animalier ou les rencontres de la photographie d’Arles qui est devenu aujourd’hui l’un des premiers festivals de photographie mondiaux. Cependant, de nombreuses autres salons plus régionaux et modestes en taille, mais pas en qualité permettent de développer sa culture photographique tout au long de l’année. Ayant personnellement vécu quelque temps en Alsace, je souhaite par cet article mettre un petit peu plus en lumière le salon international de la photographie de Riedisheim, dans lequel j’ai pu un petit peu m’investir il y a quelques années déjà. Cette année, il sera ouvert au public du samedi 30 mars au dimanche 7 avril 2019.

Particularités de ce salon

Organisation

Ce salon est totalement organisé et réalisé uniquement par des bénévoles passionnés de photographie. C’est grâce à leur implication et à leur dévouement que ce festival existe depuis de nombreuses années dont 2019 incarnera la 32e édition.

Ligne éditoriale du salon

Le leitmotiv des organisateurs se veut dans la continuité des grands photographes humanistes tels que Henri Cartier-Bresson ou Robert Doisneau pour ne citer qu’eux. C’est pourquoi, la revendication de ce salon est la photographie humaniste et engagée.

Durée du festival

La plupart des festivals ne durent que de quelques jours à une semaine, mais celui-ci et particulièrement long puisqu’il s’étend sur 16 jours consécutifs dont trois week-ends complets.

Diversité de l’offre

Bien que son épine dorsale est son concours international de photographies, ce salon propose également :

  • de nombreuses autres expositions de photographes contemporains remarquables,
  • une bourse permettant d’exposer, vendre ou échanger tout type de matériel photo argentique ou numérique d’occasion,
  • un ensemble de stages très pédagogiques dans les domaines de la photographie ou de la retouche photo,
  • Des ateliers ludiques concernant des techniques photographiques anciennes,
  • Ainsi qu’un certain nombre de conférences.

À tout ceci, s’ajoute chaque année, un ou deux photographes d’honneur participants au jury du concours international de photos et qui sont invité à réaliser une conférence.

Bref historique du salon de Riedisheim

Dans le but de vous convaincre encore un peu plus sur la qualité de ce salon, je vous joins ci-dessous un extrait des invités d’honneurs des 5 dernières éditions.

SPR / AnnéeInvité d’honneur
31ème SPR – 2018Sébastien Van Malleghem
Michel Monteaux
30ème SPR – 2017Bernard Descamps
Julie de Waroquier
29ème SPR – 2016Marc Paygnard
Joël Couchouron
28ème SPR – 2015Patrick Zachmann
Sébastien Salamand dit Le Turk
27ème SPR – 2014Studio Harcourt
Julien Lachaussée

Points principaux de l’édition 2019

Je n’aurais pas l’occasion cette année de me rendre à ce salon. Cependant, d’après le programme, je partage avec vous,  les expositions qui m’auraient bien intéressé de découvrir.

Plan recensant les lieux d'exposition
Plan recensant les lieux d’exposition

Les expositions

Totalement en adéquation avec ma pratique photographique et de photomontage, l’exposition de John Wilhelm intitulée “photoholique” me semble particulièrement intéressante du point de vue créativité et qualité de réalisation de photomontage.

Dans cette même lignée, je pense que l’exposition de Delphine Censig intitulée “Fantasy” m’aurait également très intéressé de par l’aspect créatif de ses œuvres dans les domaines du portrait et du minimalisme.

Dans un tout autre domaine, l’exposition de Jérôme Deya intitulée “à mon corps dérangeant” me semble particulièrement intéressant du point de vue humanistes.  Son exposition témoigne de l’importance de la tolérance des uns envers les autres à travers nos différences physique ou moral allant même jusqu’aux tabous du handicap dans l’intimité. Je trouve personnellement que ce type d’exposition nous invite à réfléchir sur le mode de penser et le fonctionnement de notre société.

Mon but ici, n’est pas de faire mon classement personnel des expositions du salon. Je vous invite donc à vous rendre sur le site officiel du Salon de la Photo de Riedisheim afin de découvrir, par vous-même, la qualité des travaux exposés. Faites votre choix et venez découvrir tout ceci de vos propres yeux de photographe !

Les ateliers

Les ateliers proposés semblent aussi être intéressants, car ils permettent de découvrir ou redécouvrir d’anciennes techniques photos argentiques plus ou moins oubliées. A l’heure du tout numérique, il peut être créatif de refaire vivre ces techniques dans l’un de vos projets par exemple.

Les conférences

Ecouter les conférences de photographe reconnus est aussi un moyen d’apporter de la matière à vos propres réflexions concernant votre pratique artistique. Bien que les descriptifs des conférences ne décrivent pas beaucoup leur contenu, il serait dommage de ne pas en profiter si vous passez par là.

Prenons du recul

Je viens de vous parler du Salon de la Photo de Riedisheim, mais l’important à retenir dans tout cela est qu’il y a certainement, près de chez vous plein d’autres événements de ce type. Alors, sortez et allez-y ! Vous trouverez énormément de sources d’inspiration où vous pourrez échanger avec d’autres artistes ou passionnés.

Trop souvent, il arrive que l’on reste dans son coin tout seul à faire ce qu’on aime sans se rendre compte de toutes les opportunités disponibles à deux pas de chez nous, qui pourrait faire progresser notre savoir-faire.

Alors, ne faites pas cette erreur et vivez votre passion aussi en visitant des salons photo !

Dite moi en commentaire, quels sont les salons que vous aimez et que vous aimeriez faire plus connaître au public. Expliquez aussi leurs particularités, car je suis certain que ça intéressera  beaucoup de monde ici dont je fais aussi partie.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Comment retoucher les photos exposées à droite

Une bonne manière d’éviter d’avoir trop de bruit dans les basses lumières d’une photo est d’exposer celle-ci à droite. Pour ce qui est de la prise de vue, je vous renvoie à l’article en question. Cependant, le travail n’est pas fini, car la plupart du temps, il est nécessaire de retoucher cette photo afin de retrouver des tons cohérents avec le rendu de la scène initiale. Dans cet article, je vous propose donc quels sont le réglages de base qu’il sera nécessaire de faire pour retoucher les photos exposées à droite.

Mise en évidence du bruit dans les tons sombres

J’ai photographié deux fois la même scène cadrée rigoureusement pareil. Une première fois avec l’exposition automatique de mon boîtier, puis une seconde fois avec une exposition corrigées sur la droite.

Sur les deux images brutes suivantes, nous voyons bien la différence de tonalité due à la différence des réglages de l’exposition.

Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l'histogramme)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l’histogramme)

Après l’application de la méthode de retouche décrite ci-dessous, j’ai donc obtenu un rendu similaire pour les deux clichés.

Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche

C’est en regardant attentivement sur un détail dans les tons sombres que l’on voit clairement la présence de bruit. Voici ces deux détails photographiés ci-dessous :

Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres

On voit clairement que le niveau de bruit de la première photo (exposition automatique) est nettement supérieur à celui de la seconde photo (exposition à droite). En fonction de la scène que vous photographierez, votre rendu final sera plus ou moins dégradé.

Il est à noter aussi, que moins le capteur est performant et plus vous constaterez d’écart de qualité entre ces deux méthodes.

J’attire votre attention sur le fait que mon exemple a été réalisé avec un Nikon D5, reconnu pour avoir l’un des meilleurs capteurs sur le marché actuellement.

Maintenant que vous avez constaté la différence de qualité, je vous explique dans le paragraphe suivant les grandes lignes de la retouche sous lightroom ou Camera Raw d’une photo prise avec une exposition à droite.

Ajustements globaux sous Lightroom ou Camera Raw

Pour rappel, il est important que votre fichier soit au format RAW. Si vous ne savez pas pourquoi, je vous invite de nouveau à relire l’article que je vous ai cité dans le chapitre d’introduction.

Le premier travail à réaliser, est de déplacer le slider d’exposition au niveau que vous souhaitez. Ainsi, vous obtiendrez une luminosité assez proche de l’ambiance réelle de la scène que vous avez photographiée.

Le second travail à réaliser, et l’équilibre de l’histogramme au niveau de ses deux extrémités. Pour ce faire vous allez déplacer les sliders du “point blanc” et du “point noir” de manière à venir coller les premières informations de l’histogramme sur chacune des extrémités. Cette manipulation permet de profiter de l’ensemble du spectre de luminosité disponible sur une photo 8 bits.

Une fois fait, vous pouvez commencer à jouer avec les sliders “tons sombres” et “tons clairs” pour  mieux mettre en évidence les détails des zones sombres ou claires de votre image.

N’hésitez pas à retoucher un petit peu les points blancs et points noirs si besoin en fonction les modifications apportées au fur à mesure.

Aspects créatifs

Ce que je viens de vous expliquer dans les paragraphes précédents, est un processus de retouche permettant d’obtenir une image standard et uniquement descriptive. Il est néanmoins plus intéressant d’apporter une touche créative à vos photos de manière à vous démarquer des autres photographes.

Cet article n’est pas destiné à vous expliquer des techniques de retouches créatives, mais j’en profite néanmoins pour attirer l’attention sur les points suivants.

La qualité technique n’est pas une finalité

Chercher à avoir la meilleure qualité technique d’un cliché, en utilisant des techniques tel que l’exposition à droite par exemple, n’est absolument pas le moyen de faire en sorte que ces photos se démarqueront des autres photographes.

Il est important de comprendre que, la qualité d’une photo est particulièrement associée à son contenu, au regard du photographe, à l’émotion qu’elles vont provoquer chez les spectateurs et au message que le photographe souhaite intégrer à l’intérieur.

La qualité des appareils photo d’aujourd’hui est largement suffisante

Le second point que je souhaite évoquer avec vous, est qu’aujourd’hui la qualité des capteurs  est telle, que la qualité technique du cliché sera largement suffisante pour réaliser la majorité de vos photographies. C’est pourquoi apprendre ce type de technique est plus qu’accessoire par rapport à développer votre regard photographique.

Ceci est d’autant plus important de nos jours, de part le fait que la photographie s’oriente de plus en plus vers la production d’images. Ceci est notamment le point essentiel que j’ai retenu lors de ma dernière visite du Salon de la Photo de Paris dont j’étais officiellement partenaire. Je vous invite à relire l’article en question pour avoir plus de détails sur ce sujet crucial !

Merci de partager en commentaire vos remarques et retour d’expérience. Je suis d’ailleurs curieux de connaître vos points de vue à propos de l’importance des aspects techniques par rapport aux aspects artistiques.

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Photomontage du mois

Se rincer l’œil !

Photomontage du mois : "Se rincer l'œil"
Photomontage du mois : « Se rincer l’œil »

Ce mois-ci, nous avons été faire notre suivi ophtalmologique pour l’ensemble des membres de la famille. Comme quoi, il suffit de pas-grand-chose comme idées de départ pour réaliser un photomontage.

Explication du comment

Les deux points importants pour la réalisation de ce photomontage ont été

  • la cohérence de l’éclairage,
  • la cohérence des perspectives.

J’ai donc choisi de récupérer les deux images suivantes sur le site Pexels.com. Il s’agit d’un site qui met à disposition une bonne quantité de photographie gratuitement ou non. Son avantage à mon avis est qu’il dispose aussi d’une add-on pour Photoshop qui permet de directement chercher et importer dans votre document de travail les photos que vous souhaitez. Cette fonctionnalité n’est pas anodine est permet notamment un gain de temps non négligeable.

Photo ayant servi au photomontage du mois : "Se rincer l'œil"
Photo ayant servi au photomontage du mois : « Se rincer l’œil »
Photo ayant servi au photomontage du mois : "Se rincer l'œil"
Photo ayant servi au photomontage du mois : « Se rincer l’œil »

Le premier travail a été de redimensionner la photo du technicien en fonction de la taille de l’œil. Pour se faire, il suffit de réduire temporairement l’opacité de la photo du nettoyeur et d’utiliser l’option « transformation manuelle » accessible pas le raccourcis clavier Ctrl+T.

Ayant converti cette image en objet dynamique, il est est alors facile de l’ouvrir afin de réaliser le détourage précis de l’homme avec l’outil « plume ».

A ce moment, vous disposez de l’essentiel, mais vous devez travailler l’intégration de ces deux éléments pour ne pas qu’ils paraissent irréalistes.

Dans ce cas de figure, vous avez 2 actions à réaliser :

  • créer une ombre portée cohérente avec l’éclairage globale de l’image,
  • récupérer et intégrer le reflet de l’homme.

Concernant, l’ombre portée, action est simple a réaliser en sélectionnant le calque comportant l’homme et lui appliquant l’effet FX d’ombre portée. Jouez avec les paramètres de la boite de dialogue afin d’obtenir une ombre assez douce pour qu’elle en adéquation avec l’éclairage de la scène globale.

Concertant la récupération du reflet, le travail est un peu plus complexe.

Commencez par créer une copie de l’homme par un clique-droit sur le calque et en choisissant « Nouvel objet dynamique par copier ». Ceci a pour effet de vous permettre de modifier ce nouveau calque sans modifier le premier.

Placez-le juste en dessous du claque de l’homme dans la palette des calques et ouvrez-le en double-cliquant sur la vignette.

Une fois dans le document *.psb, inversez le masque de fusion en le sélectionnant et en utilisant le raccourci clavier Crtl-I.

Puis ajouter un calque vierge au-dessus pour supprimer les lignes noires et blanches des vitres en utilisant « l’outil correcteur localisé ».

Ajouter enfin un claque courbe au-dessous de tous les autres et choisissez la pipette du point gris pour venir cliquer sur le verre bleuté juste à côté de l’homme. Cette opération est nécessaire pour venir neutraliser la teinte bleutée du verre tout en gardant les couleurs du reflet de l’homme comme le jeune du seau par exemple.

Sauvegarde et fermer le fichier psb pour revenir dans le document principal.

Changer le mode de fusion de « normal » à « lumière linéaire » puis à l’aide de l’outil brosse sur un masque de fusion, masquez le reflet en dehors de l’œil.

Autocritique

Je trouve le rendu globalement réaliste de l’image.

Concernant, l’aspect créativité, i ne s’agit que d’une simple idée qui n’a pas nécessité énormément de travail. D’autant moins que j’ai simplement récupéré des images déjà disponible dans une banque d’image.

Auto-notation

 
Créativité 
Satisfaction personnelle 
Difficulté technique  

Laissez-moi votre avis

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Prendre du recul sur ses photos

Quand et pourquoi prendre du recul

Quelle que soit votre passion, il vous arrivera toujours un moment où votre motivation baissera. Cette situation est la plupart du temps redoutée, tel que le syndrome de la page blanche pour les écrivains, mais en même temps est souvent synonyme de nouveau départ significatif si nous savons la gérer.

De mon propre avis, il s’agit simplement d’une opportunité pour entériner et constater la progression déjà réalisée jusqu’à ce moment et par conséquent, l’occasion de se fixer de nouveaux objectifs personnels d’amélioration pour la suite.

Dans la suite de cet article je vais vous guider pour savoir comment réaliser cette introspection dans le domaine de la photographie.

Sur quoi et comment prendre du recul

Prendre du recul, c’est bien encore faut-il savoir sur quoi se baser. Afin de structurer votre démarche, je vous propose les différents thèmes à étudier suivants :

  • Sa bibliothèque de photos,
  • Ses habitudes photographiques,
  • Ses sujets de prédilection,
  • Son niveau de compétence en retouche photo,
  • Sa démarche photographique.

Pour que cet article vous soit pleinement profitable, je vous invite à prendre une feuille de papier et un crayon afin que vous puissiez réaliser immédiatement les exercices dont je vais vous conseiller.

Gestion de vos fichiers photos
Gestion de vos fichiers photos

Sa bibliothèque de photos

Logiquement si vous avez déjà pratiqué la photographie depuis quelques années, vous devriez être en possession d’une bibliothèque de photos organisée à votre manière.

Très souvent nous sommes focalisés sur la recherche de notre future belle photographie. Par conséquent, il nous arrive trop souvent d’oublier l’ensemble de notre production accumulée jusqu’à ce jour.

Installez-vous confortablement devant votre ordinateur, et commencez à parcourir votre bibliothèque. À l’aide de votre crayon et de votre feuille, répondez aux questions suivantes.

  • Ai-je tendance à photographier toujours à la même époque de l’année ? Si oui quelles sont-elles ?
  • Quelles sont mes heures habituelles pour photographier ?
  • Quelles sont les conditions météorologiques de la plupart de mes photographies ?
  • Ai-je tendance à prendre des photos lors de déplacement en famille ou lors de séances dédiées à la pratique de la photographie ?
  • Ai-je tendance à aller photographier seul ou avec des amis photographes ?
  • Ai-je tendance à photographier horizontalement ou verticalement ?
  • Ai-je tendance à toujours utiliser les mêmes focales ?
  • Est ce que j’utilise des éclairages comme des flashes ?
  • Ai-je tendance à faire des photos de détails ou des vues d’ensemble ?
  • Ai-je tendance à photographier la même scène sous différents angles pour trouver le meilleur cadrage où est-ce que je change rapidement de sujet ?

Comme vous pouvez le voir, beaucoup de questions peuvent se poser lorsque vous regardez votre cumul de production. L’intérêt de ces questions et d’attirer votre attention sur votre zone de confort qui naturellement risque de vous enfermer dans une certaine routine monotone.

Cet exercice a donc pour but, de vous permettent de tracer votre profil de photographe. Ceci clarifiera quels sont vos points d’intérêt naturels ainsi que les éventuelles pistes non explorées jusqu’alors.

Ses habitudes photographiques

D’une certaine manière, l’exercice précédent a déjà apporté beaucoup de réponses concernant vos habitudes photographiques. Cependant, il est intéressant d’aller un petit peu plus loin dans cette analyse.  Répondez au pourquoi de chacune de ces questions.

Par exemple : pourquoi j’utilise toujours le même objectif ?

Les réponses possibles pourraient être :

  • j’aime le rendu des perspectives,
  • j’aime l’effet de bokeh du fond derrière-plan,
  • J’aime la polyvalence de la plage de focale de ce zoom,
  • j’aime me déplacer léger sans emmener beaucoup de matériel avec moi,
  • C’est le seul objectif que je possède…

Je vous invite donc à reprendre votre feuille, et en face de chacune des premières réponses que vous avez apporter lors du premier paragraphe, placé en face de chacune d’elle, les réponses à leurs questions de pourquoi tel que je viens d’évoquer par l’exemple ci-dessus.

À travers ce second exercice, au-delà de connaître vos habitudes, vous aurez la connaissance de pourquoi vous les avez. À partir de là, vous serez en capacité de choisir si vous souhaitez continuer avec celle-ci ou si vous voyez un intérêt, une motivation à faire évoluer votre pratique actuelle de la photographie.

Ses sujets de prédilection

focale 85 mm pour portrait
focale 85 mm pour portrait

Cette fois-ci, nous allons approfondir pourquoi vous avez tel ou tel sujet de prédilection.

Comme tout le monde, vous êtes naturellement attiré par des centres d’intérêt propres à vous. Ici, la question essentielle va se porter sur : passez-vous assez de temps autour de ces sujets lors de vos prises de vue ?

À travers cette question, je souhaite attirer votre attention sur le fait que prendre une photo peut prendre du temps. Dans de nombreux ouvrages sur la photographie, il est souvent dit qu’il est nécessaire de tourner autour de son sujet pour ajuster son cadrage et son point de vue. Ceci est totalement vrai.

Au-delà du cadrage et du point de vue, il est intéressant de se poser la question de pourquoi vous êtes attiré par ces sujets. C’est en réalité la question essentielle pour le photographe. Au-delà de la représentation graphique du sujet que vous souhaitez prendre en photo, il y a le thème et le sens de la photo ce que l’on appelle l’intention du photographe qui diffère totalement d’un photographe à un autre par rapport à un même sujet.

Prenez donc le temps toujours sur la base de votre bibliothèque de photos, de chercher quel est le leitmotiv sous-jacent de cette attirance. C’est une fois que vous aurez pris conscience de votre motivation profonde que vous serez plus en capacité de l’exprimer lors de vos prochaines photos.

À travers cet exercice, vous allez commencer à pouvoir toucher du doigt non plus la simple représentation graphique d’une photographie, mais réellement aborder avec plus de profondeur le sens et le message que vous y intégrez consciemment ou inconsciemment.

Son niveau de compétence en retouche photo

C’est à partir de là, que vos retouches photos et vos post-traitements photographiques prennent aussi leur sens.

En effet, il est de nos jours quasiment possible de faire tout type de modification d’une photographie en post-traitement. La question n’est donc plus simplement de l’ordre esthétique ou du rendu final de la photo, mais réellement de la cohérence du post-traitement avec le message contenu dans la photo et l’intention du photographe.

Encore une fois, c’est lorsque l’on sait ce que l’on souhaite avoir, que l’on peut se mettre en quête de l’obtenir. C’est donc un excellent moyen aussi, de vous guider vers l’acquisition de nouvelles compétences en post-traitement en totale adéquation avec vos besoins.

De nouveau, je vous invite à garder toute cette réflexion en la consignant sur votre document de travail que nous utilisons depuis le début de cet article.

Sa démarche photographique

Illustration de l'article La vampire au cœur léger
Illustration de l’article La vampire au cœur léger

C’est le moment de se relire.

Vous avez noté tout un ensemble l’information pertinente concernant votre propre pratique de la photographie. Ce sont des informations extrêmement importantes pour vous. En effet, vous pouvez commencer à découvrir sous vos yeux une représentation synthétique de votre propre style photographique.

C’est peut-être la première fois pour vous, que vous pouvez constater objectivement quel type de photographe vous êtes en réalité. De plus, vous pouvez pleinement en prendre conscience.

Si vous êtes arrivés jusqu’à ce stade de l’article et surtout des exercices, je vous en félicite grandement, car en réalité peu de personnes réalisent ce type d’introspection.

De manière totalement générale, pour savoir quantifier un progrès réalisé ou construire des objectifs à atteindre en terme  de progrès, il est toujours nécessaire de se comparer à un référentiel. Ce référentiel est justement ce que nous venons de construire ensemble.

Vous êtes donc totalement en mesure de définir vos choix en toute connaissance de cause vers vos prochaines étapes de progrès dans votre passion qui est la photographie.

Enfin pour vous guider, voici quelques questions qui vous permettra de mieux définir vos futurs d’objectifs.

  • Quels sujets parmi ceux que je maîtrise sont encore à approfondir ?
  • Quelle technique photographique n’ai-je pas encore exploré ?
  • Vers quels types de post-traitements, je souhaiterais m’orienter ?
  • Quelle intention photographique je souhaite développer dans mes futures photos ?

Comment faire si vous débutez seulement la photographie

Il est possible, si vous êtes totalement débutant en photographie, et que vous ne possédez pas encore une bibliothèque de photos assez fournie, que tout ce que j’ai écrit depuis le début de cet article vous sert à rien.

Ce n’est pas pour autant une raison pour ne pas commencer dès maintenant, à vous poser les bonnes questions. Mais comment faire, me diriez-vous ?

Il suffit simplement de ne pas regarder ses propres photos, mets de rassembler un ensemble de clichés de photographes plus ou moins connus qui vous intéressent particulièrement. Évidemment, vous n’aurez pas la capacité de répondre à l’intégralité des questions abordées dans cet article, mais vous pouvez toujours y déceler un certain nombre d’informations concernant vos centres d’intérêt en terme de sujet, en termes de post-traitement,etc…

Cela pourra aussi grandement vous aider, à vous orienter vers vos besoins en terme de matériel notamment afin qu’il soit beaucoup plus adapté à la pratique photographique que vous envisagez de faire.

Quelle que soit la profondeur avec laquelle vous arriverez à mener votre propre analyse, je vous invite néanmoins à toujours la réaliser sur un support de manière à la garder afin de pouvoir la réétudier dans quelque temps lorsque vous aurez commencé à accumuler un certain nombre de photographies dans le but de les comparer avec cette première analyse.

Il se pourrait que votre bibliothèque soit en totale adéquation avec votre analyse initiale, mais il se pourrait aussi que vous soyez totalement à côté de celle-ci. Quel que soit le résultat que vous constaterez, l’important est d’approfondir ce type d’analyse, cette fois-ci sur la base de vos propres photos, afin de réorienter consciemment votre pratique photo avec la réalité de votre sensibilité.

N’hésitez pas à partager en commentaire en dessous de cet article vos propres conclusions de votre analyse. Elles pourront certainement aider aussi d’autres photographes à mener les leurs.

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5 Conseils pour les photos à la neige

Les vacances de février arrivent à grands pas, et vous allez être nombreux à vous retrouver sur les pistes de ski au milieu de magnifiques paysages enneigés. C’est pourquoi, dans cet article, je vais vous donner 5 conseils pratiques pour réaliser de meilleures photographies à neige.

1. Compensez l’exposition

La neige, c’est blanc et par conséquent, c’est très lumineux. Cette situation est un réel piège pour les posemètres intégrés aux boîtiers d’appareil photo. En effet, comme je l’ai déjà évoqué dans un article précédent, l’automatisme des appareils photo cherche à avoir une photographie dont la luminosité moyenne est équivalente à un gris à 18%.

Dans le cas d’une photo avec beaucoup de neige, le posemètre aura tendance à interpréter les zones claires de neige comme une surexposition lumineuse. Il cherchera donc à compenser cela en sous-exposant les réglages.

L’astuce pour le photographe consiste alors à compenser cette exposition en décalant celle-ci de +1IL à +2IL en fonction des conditions de luminosité de la scène.

Cette action, peut se faire sans sortir des modes assistés tels que P, S, ou A à l’aide du boutons +/- présent sur votre boîtier.

Si vous avez l’habitude de shooter en mode Manuel, il vous suffira de vous fier à l’indicateur d’exposition affiché dans votre viseur de manière à veiller à ce qu’il indique +1IL ou +2IL.

Je vous invite à ajuster ce réglage en fonction du rendu de vos premières photos.

Au cœur du Ballon d'Alsace enneigé
Au cœur du Ballon d’Alsace enneigé

2. Évitez les forts contrastes

L’une des limitations majeures des appareils photo est la dynamique de leurs capteurs comme je l’ai déjà expliqué en détail dans un autre article. Cette contrainte peut particulièrement perturber vos photos dans les situations de photographie à la neige.

En effet, comme déjà évoqué plus haut, il suffit que le soleil pointe le bout de son nez pour qu’immédiatement la luminosité devienne très élevée. C’est pourquoi, si lors du cadrage de la scène vous ne prenez pas garde aux zones sombres et lumineuses, vous risquez de fortement d’avoir des zones sur le cliché qui soient bouchées ou brûlées.

Je vous invite alors simplement à garder cette problématique à l’esprit pour éviter cette situation. Cependant, si le sens de votre photo nécessite cette situation, je vous invite à vous reporter aux solutions abordées dans mon article à propos de ça.

 

3. Attention à la balance des blancs

Combien de fois avons-nous déjà croisé des photos où la neige est toute bleue au lieu d’être blanche ! Cette situation est exclusivement due à la gestion de la balance des blancs de votre appareil photo.

Le meilleur conseil à propos de la balance des blancs est bien de shooter en RAW, car c’est le moyen de corriger cette dominante de couleur sans aucune perte de qualité d’image. Qui plus est, comme elle se fait en post-traitement, elle vous laisse libre d’interpréter ces dominantes précisément en fonction du message de votre photo.

J’attire notamment votre attention à propos des dominantes de couleurs. Dans les faits, ils sont loin d’être que néfastes du moment qu’elles font l’objet d’un choix délibéré du photographe. Par exemple, garder une teinte bleutée à un cliché de neige, évoquera d’autant plus le climat froid de la scène. A contrario, ajouter une teinte orangée permettra d’évoquer une ambiance chaleureuse.

Shooter au format RAW, vous permettra donc de réaliser autant de version de la scène que

Écureuil qui boit
Écureuil qui boit

4. Pensez à utiliser des filtres ND

La présence de neige blanche de façon majoritaire dans la scène à photographier amplifie grandement la luminosité ambiante. Ceci a pour conséquence sur les paramètres de réglage de l’exposition suivants :

  • ouverture : fermeture de diaphragme qui induira une grande profondeur de champ,
  • vitesse : un temps de pose d’un court qui impliquera des mouvements figés
  • ISO : le plus bas possible, ce qui diminuera le niveau de bruit.

Dans le cas où vous souhaitez la présence de flou de mouvement ou une faible profondeur de champ, il sera intéressant d’utiliser des filtres ND pour limiter d’emblée la quantité de lumière de la scène.

Dans le cas où vous ne disposeriez que d’un filtre polarisant, celui-ci pourra réduire la luminosité jusqu’à  -1 IL tout en saturant les couleurs.

5. Essayer le traitement N&B très contrasté

Lorsque les conditions lumineuses imposent de très forts contrastes, il peut être intéressant de visionner les scènes en mode Noir et Blanc. En effet, les transitions pourront être très franches et graphiques et permettra d’aborder votre environnement de manière graphique voir même abstraite.

C’est aussi un moyen de mieux accepter les ciels blancs des temps neigeux lorsque les conditions météo ne sont pas optimales.

Quoiqu’il en soit, dans le domaine de la créativité, motivez-vous à tester des traitements nouveaux ou les possibilités techniques que votre matériel vous offre comme la surimpression par exemple.

Je vous invite à partager avec moi en commentaire vos remarques et astuces pour photographier dans ce contexte ou à me poser vos questions sur les points qui ne seraient pas clairs pour vous.

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Avantage d’un projet 365 ou projet 52

Dans cet article, je partage avec vous mon opinion à propos des projets type 365 ou 52. J’aborderai le principe, les avantages et les difficultés. Enfin, je finirai en partageant avec vous le retour d’expérience de mon propre projet 365.

Enfant heureux
Enfant heureux

Principe de ce type de projet

S’il y a un projet dont le principe est simple, c’est bien celui-là. En effet, il se résume en seulement une poignée de mots très simples à comprendre.

  • Le projet 365 correspond à 1 photo par jour sur toute une année.
  • Le projet 52 correspond à 1 photo par semaine sur toute une année.

Le seul point important ce type de projet est donc la cadence et la régularité de parution.

Vous constaterez qu’il n’y a aucune autre contrainte telle qu’exprimé ainsi. Mais évidemment, vous être libre de définir un peu plus la finalité de votre production en y ajoutant des contraintes diverses. Le résultat final n’en sera que plus intéressant pour les spectateurs.

Différents effets visuels sur une même photo
Différents effets visuels sur une même photo

Les avantages

Les avantages sont nombreux et à différents niveaux.

Focalisation

En effet, comme tout projet, il a une part de travail à fournir et du temps à y consacrer. Ceci implique donc une stimulation omniprésente durant toute sa durée. Ainsi, vous vous garantissez d’être focalisé sur votre passion pendant 1 année entière !

Développement de votre créativité

365 photos ou 52 photos sont des quantités non négligeables. Les premières idées viendront facilement. Mais au bout d’un moment, il faudra commencer à vous creuser la tête. C’est à partir de ce moment-là que le projet devient intéressant. Au fur et à mesure que vous allez produire de nouvelles idées, votre esprit deviendra entraîné à en trouver d’autres. Cette tâche restera toujours difficile, mais vous devriez être de moins en moins sans aucune idée ou totalement perdu.

Il ne faut pas oublier que la créativité, ça se travaille. C’est justement ce à quoi sert ce type de projet.

Sur la durée, vous développerez des liens entre différents centres d’intérêts et créerez des liaisons entre domaines que vous n’auriez pas imaginés spontanément.

Développement de vos compétences

Avoir des idées, c’est bien. Mais les mettre en pratique, c’est mieux. Vous allez donc pratiquer très régulièrement votre activité. Vous devrez certainement aborder des techniques nouvelles pour tenir la distance.

Naturellement, vous acquerrez des réflexes et des habitudes d’usage avec vos divers matériels et outils. Votre savoir-faire se développera donc petit à petit.

Satisfaction personnelle

Imaginez-vous à la fin de votre projet regardant tout le chemin que vous auriez parcouru ! Rien qu’à l’idée, je suis certain que vous pouvez déjà ressentir une certaine satisfaction personnelle…

La fierté d’avoir tenu la distance d’abord. Conduire un projet pendant une année entière n’est pas anodin. Ensuite, la joie de constater que vous aurez acquis de nombreuses nouvelles compétences. Et enfin, vous aurez développé votre capacité de créativité. Et ça, c’est le Graal !

Au restaurant
Au restaurant

Les difficultés

Doit-on en conclure qu’un projet 365 ou 52, c’est que du bonheur ? Et bien ça dépendra de vous ! Comme pour tout projet, celui-ci emporte son lot de difficultés. La réponse à cette question dépend donc de votre capacité à sortir de votre zone de confort.

Maintenir la régularité

La première difficulté est le rythme ! Une photo par jour ou par semaine durant toute une année, c’est en soit un réel challenge. Par conséquent, vous n’aurez pas le droit à l’imprévu !

Si vous vous dite au départ que vous souhaiteriez ajouter quelques contraintes supplémentaires, sachez qu’elles deviendront d’autant plus fortes de par la durée du projet. Alors, conseil d’ami, allez-y doucement…

L’organisation

Complètement en adéquation avec le point précédent, vous devrez trouver une organisation sans faille. Le long d’une année entière, vous aurez de multitude de situations qui prendront la priorité devant votre projet. Si vous ne souhaitez pas perdre la maîtrise, vous devrez apprendre à anticiper et à planifier vos tâches.

Accepter vos limites

Dans un monde parfait, grâce à une organisation définie et une rigueur implacable, rien ne pourrait vous résister. Mais la vraie vie, c’est différent. Vous aurez vos hauts et vos bas comme tout le monde.

La solution consistera donc à faire avec et accepter qu’à certains moments, ce que vous aurez produit ne sera pas aussi parfait que vous l’imaginiez. Ce type de situation vous permettra d’apprendre à relativiser et à connaître vos limites pour mieux savoir les dépasser par la suite.

L'autre usage des châteaux d'eau...
L’autre usage des châteaux d’eau…

La photo, mais pas seulement

Si vous l’avez remarqué, depuis le début de l’article, j’ai bien pris garde de ne pas particulièrement parler de photographie. Ceci est, à mon sens, important, car ce type de projet est particulièrement connu dans ce domaine, mais finalement, il peut s’appliquer à n’importe quoi.

C’est pourquoi, je pense qu’il peut être intéressant de réfléchir au-delà en listant quelques autres domaines possibles plus ou moins en lien avec la photo.

  • Prendre des photos,
  • Construction de triptyques,
  • Réalisation de photomontage,
  • Réalisation de retouche photo,
  • Création de texture seemless ou non,
  • Création d’objets 3D,
  • Création d’images de synthèse,
Les jours de pluie peuvent être beaux...
Les jours de pluie peuvent être beaux…

Et dans tout ça, mon expérience…

En 2015, je me suis moi-même engagé dans un projet 365.

Dans un souci de facilité le travail, je m’étais pas fixé la contrainte supplémentaire de faire uniquement les photos avec mon smartphone. Malgré cette astuce, le challenge a quand même été très compliqué à tenir. Et d’ailleurs, je n’ai pas réussi à faire les 365 photos sur l’année.

De mémoire, je n’avais pas su gérer correctement les périodes de vacances où je n’avais plus accès à mon ordinateur.

Pas si mal les photos d'un smartphone...
Pas si mal les photos d’un smartphone…

Ma seconde difficulté a été l’usage exclusif de mon smartphone. Ce point que j’avais imaginé comme étant une façon de faciliter mon projet m’a finalement posé des problèmes. Quand j’avais réfléchi à faire ce projet, je m’étais dit que pour faire une photo par jour, il serait très contraignant de toujours les faire un mon boîtier réflexe. C’est alors que je me suis dit : « Mais au fait, j’ai toujours avec moi mon téléphone ! Si je choisis de me dire que je ferais toutes mes photos avec, je n’aurais pas de soucis de disponibilité de matériel. »

Quel piège ! En me disant ça, je ne m’étais juste ajouté une contrainte qui n’avait pas plus de sens que cela et qui a finalement eu pour conséquence de m’éloigner de mon bel appareil photo car toujours focalisé sur l’usage de mon téléphone.

C’est seulement au bout de plusieurs mois, que je me suis rendu compte, que je n’utilisais plus mon boîtier réflexe, ce que j’ai ressenti comme une forme de frustration.

J’ai donc annulé cette clause en cours de projet.

Je voulais partager cela avec vous, car d’une certaine manière, voulant me faciliter la tâche, je me suis auto piégé.

Évitez de trop vous mettre de pression si c’est la première fois que vous faites ce type de projet. Même si ça vous semble trop simple de prime abord, c’est loin d’être gagné d’avance.

L’autre point sur lequel je souhaite attirer votre attention, c’est que c’est bien votre projet ! En ce sens, si vous souhaitez changer quelque chose en cours de route, eh bien faite-le ! Personne ne vous critiquera pour cela, car l’important est que le challenge vous soit profitable.

L'importance de la lumière dans une photo...
L’importance de la lumière dans une photo…

Je vous invite à partager avec nous vos propres expériences à ce sujet et notamment les domaines auxquels vous les avez appliqués.

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Photomontage du mois

Vampire au cœur léger

La vampire au cœur léger
La vampire au cœur léger

Le mois de janvier est le mois des soldes. C’est pourquoi, au hasard d’un rayon dans un magasin, mes enfants se sont fait offrir des déguisements dont une robe, une cape et un dentier de vampire ! De là, l’idée de réaliser un photomontage mettant en scène leur nouvel accoutrement m’est apparu comme une évidence. En parallèle de cela, le mois de janvier est aussi le mois où nous souhaitons les vœux de nouvelle année à nos proches et nos connaissances. Chez nous, ça se concrétise par l’édition d’un album photos résumant les points forts de notre année en famille. C’est donc dans ce cadre que je suis retombé sur la photographie de cet intérieur de château autrichien qui était parfait pour le cadre de mon photomontage.

Explication du comment

Pour moi, le point clé de ce photomontage est l’ambiance de la scène. J’ai donc commencé à recenser les éléments de base en lien avec l’environnement des vampires. J’ai listé les points suivants :

  • la nuit,
  • la lune,
  • les châteaux,
  • le sang que j’ai concrétisé par un cœur,
  • les chauve-souris.

Sur la photo de base du décor, la fenêtre était totalement blanche, à cause, de l’extrême contraste de luminosité entre l’intérieur et l’extérieur. Plutôt que de garder cet espace vide, je me suis mis à la recherche d’une photo de château et de lune pour les intégrer à la scène. De plus, cela était cohérent avec mon objectif d’ambiance lumineuse d’une nuit de pleine lune.

C’est une fois l’intégration de ce décor extérieur que j’ai directement travaillé l’éclairage de type « nuit américaine » pour tout de suite donner l’ambiance générale. Pour moi, il est important de me rapprocher le plus rapidement possible de l’ambiance finale afin de garantir la continuité de mon inspiration tout le long de mon processus de création. Concrètement, la simple application du choix standard « NightFromDay » du calque « correspondance de couleur » à fait très bien de travail.

Pour continuer dans l’ambiance générale de l’image, j’ai poursuivi par la création des rais de lumière. Pour se faire, j’ai appliqué un calque « seuil » au niveau de la fenêtre afin de définir les points les plus lumineux en blanc pur. A partir de là, j’ai appliqué plusieurs fois le filtre flou directionnel que j’ai progressivement estompé par l’application d’un dégradé sur son masque de fusion.

A ce moment, les bases du photomontage sont en place.

Il me reste donc à ajouter les éléments complémentaires tels que la chauve-souris, le cœur sur la table et évidemment mon magnifique vampire !

Pour le cœur et la chauve-souris, j’ai récupéré des photos lambda dont j’ai modifié les ombres afin qu’elles s’intègrent correctement à la scène. Les points clés des ombres sont les suivants :

  • Mise en place d’une ombre de contact,
  • Mise en place d’une ombre projetée,
  • Mise en place d’une ombre propre sur l’objet.

C’est la présence de ces trois ombres qui permettront un rendu réaliste de l’intégration.

Pour ce qui est de mon vampire, j’ai réalisé spécifiquement la photo sachant exactement à quel endroit, j’allais la placer dans l’image. De cette manière, je savais exactement quel schéma d’éclairage, je devais utiliser pour garantir la cohérence de l’éclairage. Les points clés étaient :

  • Deux sources lumineuses en opposition,
  • La lumière principale (provenant de la fenêtre) était placée en face et à droite à 45°
  • La seconde, à l’arrière et à gauche pour un peu déboucher les ombres,
  • L’ensemble de ces sources lumineuses devaient être de petites tailles pour obtenir des ombres dures.

Une fois la photo réalisée, je l’ai intégrée à l’image avec un masque de fusion afin de garder au premier plan la table et les chaises.

Pour finir, de manière générale, j’ai utilisé plusieurs calques courbes pour ajuster les contrastes et notamment faire ressortir les yeux et les dents du vampire.

Autocritique

Je suis très satisfait du résultat final ! L’ambiance est très bien rendue et l’intégration des différents éléments est bien réalisée. La cerise sur le gâteau a été pour moi, la très bonne humeur de la séance de portrait que j’ai fait avec ma fille !

J’aime bien aussi le cheminement du regard.

Nos yeux sont attirés par le cœur qui éveille notre curiosité. Puis le regard file vers la fenêtre en suivant les rais de lumière. A ce moment, nous comprenons que nous sommes la nuit avec la lune et dans un lieu médiéval par la présence du château extérieur. Le regard poursuit son chemin vers le dossier de chaise bien éclairé et c’est seulement là, que l’on découvre par surprise la présence du vampire. Enfin, la chauve-souris au plafond clos le parcours de découverte de l’ensemble.

Auto-notation

Créativité
Satisfaction personnelle
Difficulté technique

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Créativité, propulseur de motivation... Technique photo ou comment se servir de son matériel

5 astuces créatives pour photographier avec un trépied

Emporter un trépied avec soit est une réelle contrainte de par son poids et son encombrement. Cependant, cet accessoire n’est pas à négliger pour autant, car il permet des prises de vues impossibles ou très difficilement autrement. Dans cet article, je vous propose donc 5 astuces pour photographier avec un trépied.

1. Comme un monopod

Installer un trépied, prend un certain temps et un temps certain.

En fonction des cas, il se peut que nous n’aillions pas le moyen de prendre notre temps ou que le sujet nécessite une certaine mobilité. Il peut alors être intéressant d’utiliser son trépied à la manière un monopod, c’est-à-dire avec une seule jambe.

Vous gagnerez alors en stabilité tout en restant suffisamment souple pour réaliser des effets de filé ou pour saisir une action imprévisible.

Utilisation simplifiée d'un trépied comme monopod.
Utilisation simplifiée d’un trépied comme monopod.

2. Prendre de l’altitude

L’une des caractéristiques clé de votre trépied est sa taille. En générale, celle-ci est choisie afin de légèrement plus haute que vos yeux de manière à ce que vous puissiez aisément regarder dans le viseur si vous deviez positionner votre trépied dans une descente.

Cependant, cette hauteur peut être aussi utilisée autrement notamment pour prendre de la hauteur. Si les conditions de prise de vue vous permettent de régler un temps de pose suffisamment cours pour éviter le risque de flou de bougé, en plaçant votre boîtier en mode retardateur ou à l’aide d’un déclencheur souple, vous pouvez élever votre appareil photo largement au-dessus de votre tête. ATTENTION à bien le tenir pour blesser personne.

Un point de vue surélevé de quelques centimètres pourra complétement transformer l’impact visuel de votre cadrage !

Utilisation du trépied pour prendre des photos de plus haut. Très utile si vous être à l'arrière d'une foule.
Utilisation du trépied pour prendre des photos de plus haut. Très utile si vous être à l’arrière d’une foule.

3. Positionner précisément un flash distant

Qui dit trépied, n’implique pas forcément qu’on y mette un boîtier d’appareil photo dessus. L’alternative peut aussi être un flash muni d’un système de déclenchement à distance. De cette manière, il vous sera possible d’intégrer à votre photo une source lumineuse supplémentaire permettant d’attirer l’œil du spectateur pour guider son regard sur un point précis de votre photo.

A noter que les systèmes de déclenchement à distance par radio sont plus fiables que ceux basés sur des séquences de pré-flash quand on souhaite cacher le flash derrière un élément pour éviter de faire apparaître directement l’éclat de la source lumineuse dans la photo.

4. Support pour mini-studio photo macro

En macrophotographie, il est souvent nécessaire d’ajouter de la lumière pour permettre d’avoir une exposition correcte tout en gardant suffisamment de profondeur de champ par la fermeture du diaphragme. L’installation de tout ce matériel autour de votre sujet craintif, peut être laborieuse.

Pour gagner un peu de temps, il est astucieux de pré-positionner ses flashes et réflecteurs éventuels sur des bras magiques, eux-mêmes fixés sur les pieds de votre trépied. Ainsi, vous n’avez plus qu’à positionner l’ensemble autour de votre sujet en une seule fois puis directement commencer à shooter.

Utilisation des jambes d'un trépied comme support pour construire rapidement un mini studio pour la macro photographie.
Utilisation des jambes d’un trépied comme support pour construire rapidement un mini studio pour la macro photographie.

5. Retourner son appareil photo

Ce dernier point, dépendra du modèle de trépied que vous possédez. En effet, certains modèles permettent de retourner la colonne centrale permettant ainsi de retourner votre boîtier.

Encore une fois, cette astuce créative vous permettra de réaliser des cadrages différents de la norme et donneront à vos photos un impact clairement insolite.

A retenir

S’il y a une chose à retenir dans cet article et qu’en terme de créativité, il est important de sortir des chantiers battus et de regarder vos accessoires avec un regarde insolite. Chaque objet est conçu pour une utilisation prédéfini, mais avec la mode du fameux DIY (Do It Yourself), on s’aperçoit qu’avec un peu d’imagination, il est relativement facile de détourner leurs usages.

Le monde de la photographie est un domaine où cette pratique peut réellement apporter de la créativité à vos clichés. Alors osez passer en revue l’ensemble de votre matériel avec cet état d’esprit en tête.

Je vous invite à partager vos propres astuces en commentaires ci-dessous. Car dans ce domaine, plus nous partagerons nos astuces et plus nous pourrons aller plus loin dans notre créativité comme un Brainstorming grandiose.

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A chaque théorie son travail pratique... Technique photo ou comment se servir de son matériel

6 conseils pour essayer la photo de concert

Faire de la photo de concert est un excellent exercice pour bien apprendre à maîtriser son matériel. En effet, les conditions de lumière sont difficiles car globalement faible et en constante évolution ! Je partage avec vous quelques conseils pour que vous puissiez vous y essayer.

Mise en valeur de la dynamique de l'artiste par un flou de mouvement.
Mise en valeur de la dynamique de l’artiste par un flou de mouvement.

1. Ciblez des événements régionaux

Pour les artistes musicaux, faire des concerts est l’une des choses les plus importantes, car c’est ici qu’ils créaient leur notoriété et leur relation avec le public. Leur image est donc très importante ce qui a pour conséquence que les artistes connus doivent avoir confiance dans le photographe pour s’assurer qu’il ne dégradera pas leur image.

Dans le cas des artistes moins connus, la situation est différente. La plupart d’entre eux, sont justement à la recherche de relativement bonnes images pour faire leur promotion. Et c’est là où vous pouvez intervenir pour vous entraîner à ce domaine de la photographie.

Pour vous donner une idée, j’ai réalisé de nombreuses photos de concerts au Festival International de Musique Universitaire de Belfort (FIMU).

Utilisation du zooming pour évoquer la puissance sonore émanent de la scène.
Utilisation du zooming pour évoquer la puissance sonore émanent de la scène.

2. Présentez-vous aux artistes et au régisseur de scène

Réaliser un concert est un moment de plaisir pour les artistes, mais aussi de stress. Mais c’est aussi le cas pour le régisseur de scène. En effet, chacune des deux parties a pour mission de réaliser la prestation la plus parfaite possible pour le plaisir des spectateurs.

Que se soient les artistes ou les techniciens, ils ont tous une multitude de paramètres à prendre en compte. Il est donc évident que si vous souhaitez réaliser des photos sans vous êtes présenté avant, vous serez considéré comme un élément perturbateur.

Il est donc important de se présenter avant le spectacle, afin que ces personnes sachent à qui ils ont à faire.

Présentez-vous simplement, expliquez votre démarche, évoquer avec eux la liberté de mouvements que vous souhaiteriez avoir afin qu’ils vous les autorisent ou non. (Fosse juste devant la scène, accès à l’arrière-scène, accès à la scène, …)

N’hésitez pas non plus à proposer au régisseur de scène un signe discret qu’il pourra vous faire afin de vous signaler de quitter un lieu de la scène ou de stopper immédiatement une action que vous auriez entrepris qu’il jugerait sur le moment non-tolérable.

Quels que soient les échanges et l’issue de cette conversation, il est absolument primordial de rester courtois et de respecter le choix du régisseur de scène ou des artistes. Ce sont eux qui ont la responsabilité de la qualité du spectacle et en aucun cas vous devez perturber leur travail.

Jeu de scène et interaction entre les artistes devant une foule de spectateurs.
Jeu de scène et interaction entre les artistes devant une foule de spectateurs.
Mise en valeur de la prestation du groupe de musique en montrant la taille de la foule assistant au spectacle.
Mise en valeur de la prestation du groupe de musique en montrant la taille de la foule assistant au spectacle.

3. Expliquer aux artistes votre démarche photographique

Le point commun entre un photographe, un chanteur et un musicien et qu’ils sont tous des artistes. Ce point clé est très intéressant pour leur faire comprendre vos attentes autour de la photographie. Décrivez le style de photo que vous avez l’habitude de réaliser, ou que vous chercherez à réaliser avec eux. N’hésitez pas non plus à leur montrer des photos déjà réalisées. La qualité de votre book photos permettra de les rassurer quant à votre capacité de produire de belles images et les incitera à accueillir plus positivement votre démarche.

Ce premier contact, vous permettra de créer un lien entre les artistes et vous. Ceci sera un point fort lors de la réalisation de vos photos, car ils seront alors plus enclins, à jouer le jeu face à votre objectif le moment venu..

Mise en avant d'un effet lumineux pour évoquer la résonance du son de l'instrument.
Mise en avant d’un effet lumineux pour évoquer la résonance du son de l’instrument.

4. Définissez le deal entre vous et les artistes avant le spectacle

Dans le contexte de stress que connaissent les artistes avant leur spectacle, il est important de ne pas leur ajouter de zones d’ombre quant à votre prestation. Il est alors intéressant pour eux et pour vous de bien définir le deal entre vous. Laissez-leur votre carte de visite et expliquez-leur comment et à quelle échéance, ils pourront récupérer quelques clichés du concert.

D’une certaine manière, le fait de laisser vos coordonnées dès le départ, et un acte qui leur permettra de prendre confiance en vous et de les rassurer. N’hésitez pas non plus à leur demander leurs coordonnées en expliquant que, de toute façon, vous les contacterez pour leur envoyer les photos dues.

Je vous invite aussi à leur demander quel type de photos, ils seraient intéressés d’avoir. Sur la base de cette question, il vous sera alors plus facile de négocier certains accès auprès du régisseur puisque la demande sera validée par les artistes eux-mêmes.

Gros plan sur les mains du musicien tout en gardant en second plan la concentration sur son visage.
Gros plan sur les mains du musicien tout en gardant en second plan la concentration sur son visage.

5. Prise de vue

Votre présence ne doit en aucun cas perturber le spectacle. De ce fait, je vous conseille de ne jamais utiliser de Flash. Privilégier les éclairages de scène s’ils existent, où la lumière disponible ambiante.

N’emmenez pas avec vous énormément de matériel. En fonction des accès que le régisseur de scène vous aura donné, il vous sera facile de définir les longueurs focales dont vous aurez besoin. Classiquement un zoom de type 24-70 est largement suffisant. Si vous souhaitez réaliser des gros plans utiliser un zoom 70-200, et si vous êtes plutôt intéressé par les plans larges, opter pour une optique grand-angle entre 14 et 17 mm.

Mettez-vous d’accord avec le régisseur de scène, afin de définir un endroit où vous pourrez laisser votre sac en sécurité mais suffisamment accessible pour vous afin de réaliser vos changements d’objectifs.

Pendant le moment de vos prises de vue, ne vous embarrassez pas de matériel inutile et ne gardez en aucun cas votre sac à dos sur vous pendant la prestation.

Mise en valeur des détails de la guitare par l'emploi du noir et blanc.
Mise en valeur des détails de la guitare par l’emploi du noir et blanc.

6. Les réglages de l’appareil

Dans le cas où vous réalisez des photos d’un concert avec de nombreux éclairages, je vous conseille de régler votre appareil photo sur le mode manuel. La raison en est que, en fonction de votre position et de l’évolution des éclairages, votre posemètre risquera de ne pas savoir sur quel pied danser. Le fait de régler par tâtonnement vos réglages d’ouverture et de vitesse au début du concert, vous permettra de garder une ambiance relativement homogène sur toute votre série.

Chercher à régler votre niveau d’ISO le plus bas possible afin de garder la qualité d’image la moins bruitée et d’ajuster votre couple vitesse/diaphragme en fonction des effets rechercher. Il peut notamment être intéressant de garder une vitesse relativement lente afin de retransmettre la notion de mouvement de scène des artistes par exemple.

Jeu de scène et interaction entre les artistes sous les spots lumineux de la scène
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Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

Eclairage complexe avec un seul flash cobra

Avant de commencer cet article, je vous adresse tous mes vœux de bonheur, de prospérité et surtout de santé pour l’année 2019 ! Le début de chaque année est l’occasion de se définir de bonnes résolutions. Peut-être que l’une d’entre elles sera d’acquérir une tonne de matériels photo onéreux. Cependant, en attendant ce temps-là, je vous propose de réaliser la photo d’une bouteille à plusieurs sources d’éclairage, mais avec seulement un seul flash cobra. L’objectif de cet article, et de vous montrer que l’on peut réaliser de belles photos avec un minimum de matériel. Je vous invite à vous en inspirer, pour développer votre créativité et repousser vos limites techniques en dépensant un minimum d’argent.

L’idée

Mon but était de réaliser une image pouvant évoquer un moment chaleureux autour d’un moment de partage inspiré par cette période de premier de l’an. J’ai choisi de mettre en scène une bouteille d’alcool dans un décor simple en bois. La dominante de couleur de l’image devait être chaude pour apporter de la douceur à l’image tout en mettant en avant les textures des matériaux. Les utiliser les accessoires suivants :

  • une bouteille de Bénédictine non entamée,
  • une planche de bois pour faire mon support,
  • une planche à découper en bois pour faire le fond.

Le matériel photo

Comme évoqué dans le paragraphe d’introduction, j’ai utilisé le strict minimum de matériel photo. La liste est la suivante :

  • un boîtier photo,
  • un pied photo,
  • un flash cobra,
  • un couple de transmetteurs radio pour flash (CACTUS v6)
  • une plaque de plexiglas blanche translucide,
  • une plaque de polystyrène.

Pour info, les plaques de plexiglas et de polystyrène pourraient être simplement remplacées par des draps blancs.

Méthode de prise de vue

La technique utilisée est simple. Le but est de prendre sans jamais déplacer la bouteille ni le boîtier, 3 photos avec des éclairages différents. Les setups sont les suivants :

Première photo de base

Setup de prise de vue de la première photo de base pour avoir les reflets sur la bouteille
Setup de prise de vue de la première photo de base pour avoir les reflets sur la bouteille
Première photo de base de la photo d'une bouteille d'alcool dans des tons chaleureux.
Première photo de base de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.

Seconde photo de base

Setup de prise de vue de la seconde photo de base pour avoir les étiquettes correctement exposées sur la bouteille
Setup de prise de vue de la seconde photo de base pour avoir les étiquettes correctement exposées sur la bouteille
Seconde photo de base pour l'éclairage des étiquettes
Seconde photo de base pour l’éclairage des étiquettes

Troisième photo de base

Setup de prise de vue de la troisième photo de base pour avoir la transparence de la bouteille
Setup de prise de vue de la troisième photo de base pour avoir la transparence de la bouteille
Troisième photo de base pour la transparence de la bouteille afin de mettre en évidence le liquide
Troisième photo de base pour la transparence de la bouteille afin de mettre en évidence le liquide

Assemblage des photos

Assemblage des deux premières photos

Assemblage de la première photo et de la seconde photo de base pour la mise en évidence des étiquettes
Assemblage de la première photo et de la seconde photo de base pour la mise en évidence des étiquettes

L’assemblage est réalisé à partir des deux premières photos placées sur deux calques superposés ; la seconde photo étant placée au-dessus de la première. A l’aide d’un masque de fusion, on fait apparaître uniquement les zones de la seconde photo où se trouvent les étiquettes. Ici, le mode de fusion reste sur normal.

Ajout de la transparence

Assemblage des trois photos de bases pour avoir les reflets, les étiquettes et la transparence toutes en même temps.
Assemblage des trois photos de bases pour avoir les reflets, les étiquettes et la transparence toutes en même temps.

Pour réaliser cette opération, il suffit de placer sur un troisième calque au-dessus des deux autres la troisième photo de base. Affectez le mode de fusion superposition à ce calque et à l’aide d’un masque de fusion, faites apparaître uniquement l’intérieur de la bouteille.

Mise au propre

Retouche de l'assemblage des photos de bases de la photo d'une bouteille d'alcool dans des tons chaleureux.
Retouche de l’assemblage des photos de bases de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.

Afin d’avoir la photo la plus propre possible, il est intéressant de supprimer les poussières ou les reflets perturbateurs avec les outils tampon ou correcteur. Pour ma part, j’ai choisi de supprimer la ligne sombre dans le reflet de gauche ainsi que la tâche noire sur la droite de la bouteille.

Gestion des contrastes

Pour se faire, j’ai utilisé plusieurs calques courbes.

La première est en mode normal et est en forme de S caractéristique d’un fort contraste. Il est appliqué à l’ensemble de l’image afin de lui donner globalement plus de dynamique et de force.

Résultat de l'application de la première courbe en contraste globale sur l'image
Résultat de l’application de la première courbe en contraste globale sur l’image

Avec le second calque courbe, j’ai assombri le fond uniquement en abaissant les tons clairs et moyens. Pour avoir une délimitation précise entre la bouteille et le fond, j’ai utilisé l’outil de sélection plume puis j’ai appliqué un contour progressif de 2 pixels.

Résultat de l'application de la seconde courbe sur le fond uniquement pour l'assombrir
Résultat de l’application de la seconde courbe sur le fond uniquement pour l’assombrir

Enfin, avec un dernier calque courbe j’ai rehaussé les tons clairs sur la bouteille uniquement. Ceci a permis de raviver la bouteille par rapport au fond de l’image.

Résultat de l'application de la troisième courbe de contraste uniquement sur la bouteille pour la faire mieux ressortir
Résultat de l’application de la troisième courbe de contraste uniquement sur la bouteille pour la faire mieux ressortir

Gestion des couleurs

Dans le but d’obtenir des tons chaleureux, j’ai appliqué un calque correspondance de couleur avec le choix Crisp_Warm.look. Afin d’ajuster la puissance de celui-ci, j’ai réduit son opacité à 90%.

Pour info, chacun des calques courbes et correspondance de couleur sont en mode de fusion normal.

Résultat de l'application d'un calque de correspondance des couleur pour réchauffer l'ambiance globale
Résultat de l’application d’un calque de correspondance de couleur pour réchauffer l’ambiance globale

A ce stade, l’image aurait pu être finie. Cependant, vu l’aspect particulier de la bouteille, avec notamment le seau en cire rouge, je me suis dit qu’il serait peut-être plus cohérent de donner un aspect vintage à la photo finale.

Pour se faire, j’utilise la suite de filtres gratuite Nik Collection. Dans le cadre de cette photo, j’ai utilisé le filtre Analog Efex Pro 2. Dans la catégorie appareil photo classique, j’ai ajusté les réglages du pré-réglage n°2.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour l’ouvrir en taille réelle.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir...
Réalisation finale de la photo d’une bouteille d’alcool dans des tons chaleureux.

Afin de mieux vous rendre compte l’évolution de chacune des étapes du photomontage, voici une image animée de celles-ci :

Résumé des différentes étapes de réalisation du photomontage de la photo finale.
Résumé des différentes étapes de réalisation du photomontage de la photo finale.

Cet article est à présent terminé. J’espère qu’il vous aura apporté quelques trucs et astuces pour développer encore plus votre créativité. N’hésitez pas à me dire en commentaire ci-dessus si ce type d’article vous intéresse et que vous aimeriez que j’en réalise d’autres sur ce même principe.

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