Dans certaines conditions de prise de vue, l’utilisation de l’option synchro flash au second rideau est essentielle pour réaliser une photographie correspondante à un effet visuel naturel. Nous allons voir dans cet article, la différence avec la synchronisation du flash au premier rideau ainsi que les conditions nécessaires pour correctement la mettre en œuvre.
Différence entre la synchro au premier et au second rideau
Fonctionnement interne au boîtier
Dans le fonctionnement d’un appareil photo de type reflex, le processus mécanique permettant de réaliser l’exposition du capteur à la lumière durant le temps de pose défini par le photographe, nécessite la mise en œuvre de deux rideaux.
De façon synthétique, le premier rideau correspond à celui qui se déplace pour découvrir le capteur, puis un second rideau se déplace pour recouvrir le capteur en fin d’exposition.
Animation montant le mouvement des rideaux lors de la prise d’une photo
A savoir, la durée d’émission d’un flash lumineux est infiniment plus bref que la durée d’exposition du capteur.
Par défaut, la synchro flash des appareils photo se fait au premier rideau. Ceci signifie que l’émission de la lumière de ce flash est émise au début de la durée d’exposition du capteur. C’est-à-dire juste après le mouvement du premier rideau.
A contrario, lorsque la synchronisation du flash est réglée sur le second rideau, l’émission de la lumière du flash est émise juste avant la fin de la durée d’exposition du capteur, c’est à dire, juste avant que le second rideau commence à recouvrir le capteur.
ligne des temps pour comprendre quand se déclenche le flash au 1er et 2nd rideau
Résultat visuel
Différence de rendu entre déclenchement du flash au 1er et 2nd rideau. La voiture se déplace toujours de droite à gauche. Durée d’exposition de 0.5s.
Les conditions nécessaires
Afin de correctement mettre en œuvre cette option, il est nécessaire de se trouver dans certaines conditions de prise de vue spécifiques.
Pose longue
Comme nous l’avons compris dans la première partie de cet article, la modification de ce paramètre permet d’indiquer un appareil, le moment où le flash doit être déclenché par rapport à la durée d’exposition totale de la photo.
On comprend bien, que cela a du sens uniquement si la durée d’exposition de la photo est longue.
Ce prérequis est tellement d’essentiel, que certaines marques d’appareils interdisent l’accès à cette option si la durée d’exposition n’est pas suffisamment longue.
Sujet en mouvement
À la base, ce paramètre n’a d’utilité que dans le cas où l’on souhaite équilibrer la luminosité ambiante avec la luminosité d’un flash.
De plus, ceci n’a de sens que si le sujet se déplace par rapport au cadre de la photo pour inscrire sa trajectoire un peu comme en light painting.
Ceci signifie qu’il y a deux possibilités, puisque tout est relatif.
Soit le sujet photographié est mobile,
Soit le photographe déplace l’appareil photo par rapport au sujet.
Luminosité ambiante faible
Enfin, tel que nous venons de le voir ci-dessus, afin de bien distinguer la traînée du sujet sur la photographie, il est important que l’ambiance générale de la scène soit suffisamment sombre pour que la durée d’exposition dure assez pour permettre le déplacement du sujet dans le cadre.
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Le 14 juillet approche à grand pas et c’est la raison pour laquelle je vous écris cet article aujourd’hui. L’idée de vous donner assez de temps avant le jour J pour vous y préparer. Dans cet article, je partage avec vous les informations nécessaires pour correctement photographier un feu d’artifice.
Matériel nécessaire
Photographier un feu d’artifice est très proche de la technique du light painting ou plus globalement de la photo de nuit.
Le matériel indispensable pour réaliser de bonnes photos dans de telles conditions est d’utiliser un trépied stable.
Quel que soit l’appareil photo que vous possédez, vous devriez être capable de photographier correctement un feu d’artifice.
Si votre boîtier possède le réglage automatique feu d’artifice, vous pouvez l’utiliser dans ce cas de figure, car il adapte automatiquement les réglages pertinent à ce type de scène.
Si vous souhaitez maximiser la qualité de vos photos, je vous conseille d’utiliser les accessoires suivants :
Un trépied photo stable,
Un déclencheur souple ou une télécommande pour votre boîtier,
Un boîtier permettant le mode manuel.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.
Mode opératoire
Stabilité
Installer votre boîtier sur votre trépied photo, en vous assurant que ce dernier est bien placé sur une surface stable.
En cas de vent, n’hésitez pas à utiliser votre sac photo pour stabiliser l’ensemble en le suspendant à votre trépied. Il servira alors de lest à celui-ci.
Si vous souhaitez augmenter encore le degré de netteté de vos images, et peut-être intéressant dans ce cas de l’utilisation d’un boîtier reflex, d’utiliser la fonctionnalité de lever du miroir avant la prise de la vue. Cette option permet de laisser le temps au trépied d’absorber la micro vibration due au mouvement mécanique du miroir du boîtier. Afin de compenser le délai de prise de vue, vous devrez vous concentrer pour anticiper cette perte de temps à chaque photo.
Mise au point
Du point de vue de l’appareil photo, les feux d’artifice se trouvent à une distance équivalente à l’infini. Afin de ne pas risquer de perdre du temps avec un autofocus qui patine, il est tout simplement bon de verrouiller manuellement votre mise au point de votre objectif sur l’infini.
Dans le cas où vous souhaitez mettre en évidence le décor de la scène devant vous, je vous invite à fermer votre diaphragme suffisamment pour augmenter votre profondeur de champ. Le compromis classique est de l’ordre de f/8 ou f/11. Sachant que plus vous fermer votre diaphragme et plus vous risquez d’avoir des aberrations chromatiques sur votre image. Cela dépend aussi de la qualité de votre objectif.
Pour information, la majorité des objectifs possède leur meilleur piqué autour de la valeur f/8.
ISO minimal
Les boîtiers ont particulièrement du mal à gérer le bruit dans les basses lumières. Or, dans le cas de la photographie de feu d’artifice, la majorité de vos clichés présentera un ciel très sombre. Vous risquez donc d’avoir énormément de bruit dans ces zones sombres.
Afin de limiter cette impact, il est nécessaire d’utiliser les valeurs d’ISO les plus basse.
Ceci ne pose pas de problème d’exposition, car la luminosité des feux d’artifice est largement suffisante pour que le capteur enregistre leur trace.
Longue exposition
Lorsque l’on souhaite enregistrer un feu d’artifice, il est nécessaire que la prise de vue s’étendre sur toute la durée de parcours de la fusée.
Ceci signifie, que votre temps de pose devra être de plusieurs secondes. Avant de peaufiner cette durée, je vous invite à commencer votre prise de vue à partir de 4 secondes. Cette durée devrait être suffisante pour enregistrer tout le parcours d’une fusée.
Je vous invite à ajuster cette durée en fonction de la réalité du terrain.
Dans le cas où votre photo serait mal exposée, je vous conseille d’ajuster le paramètre ISO ou d’ouverture plutôt que la durée d’exposition.
Privilégiez le format RAW
Une photo de feu d’artifice possédera un contraste extrême. Afin de mieux enregistrer ces informations, il est bon de privilégier le format RAW de votre appareil photo.
Ainsi, vous aurez moyen d’enregistrer beaucoup plus de détails dans les basses et les hautes lumières.
Lors du poste traitement de votre photographie, vous pourrez ainsi pleinement profiter de toute la qualité du capteur de votre matériel.
Créativité
Pour apporter de la créativité à vos clichés de feu d’artifice, je vous invite à judicieusement définir votre point de vue.
Illustration de l’intégration d’un monument dans une photo de feu d’artifice (source : https://www.pexels.com)
Portez notamment votre attention sur les points suivants :
Faire en sorte d’intégrer un monument remarquable, permettant de situer le lieu du feu d’artifice.
Essayer d’inclure un plan d’eau dans le cadre afin de profiter des reflets des feux d’artifice pour augmenter la présence de couleur à votre cliché.
Prenez en photo le lieu au moment de l’heure bleue, souvent bien avant le tirage du feu d’artifice, afin d’intégrer au poste traitement le décor à vos photos de feux d’artifice.
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Il y a des jours où je me pose des questions quelque peu étrange… C’est donc de là où ce photomontage est sortie de mon imagination déroutante ! Il y a deux expressions concernant les fées que j’ai trouvée rigolote à mettre en rapport :
La fée du logis
La poussière de fée
Quand ces deux expressions sont apparues dans mon esprit, je me suis naturellement posé la question : « Mais comment font les fées pour faire leur ménage, alors qu’elles laissent constamment derrière elle, de la poussière de fée ? »
Explication du comment
Quand j’ai réfléchi à la mise en scène de ce photomontage, j’ai dressé les attendus suivants :
lieu de la scène : intérieur vieillot,
ambiance : sombre,
poussière d’aspect magique.
Je me suis donc mis à la recherche dans ma banque personnelle de photo, un décor qui correspondait à mon attente. Après plusieurs longues minutes de recherche, je suis retombé sur une vieille photo que j’avais prise avec mon Nikon D70 en 2006 dans l’écomusée d’Alsace.
Je vous conseille d’aller régulièrement dans les écomusées pour réaliser des photos d’intérieur. Je trouve que c’est une source très fructueuse pour obtenir ce type de décor typiquement vieillot qui convient à merveille pour ce genre d’usage.
Photo de base : le décor pour le photomontage de la fée du logis
Parmi les dizaines de photos d’intérieurs, j’ai présélectionné celles dont l’ambiance était plutôt sombre avec une source lumineuse directement visible afin de pouvoir bien mettre en évidence la poussière en suspension dans les rayons de lumière en contre-jour.
Une fois le décor défini, il me fallait mon sujet principal : la fée !
Pour ce faire, j’ai gentiment demandé à ma fille de revêtir son déguisement de fée clochette et de s’armer d’un petit balai, pour le coup un peu moderne pour la scène.
Je me suis interrogé sur l’impact que provoquerait ce décalage entre l’aspect moderne et plastique du balai par rapport à la scène globale. Mon choix a été de garder ce contraste temporel, car il me semblait ajouter une pointe d’humour dans la scène.
J’ai donc organisé mon set-up de prise de vue de manière à rendre cohérent l’éclairage des deux photos pour une meilleure intégration au montage.
Concrètement, j’ai placé un flash Nikon SB700 derrière un parapluie blanc translucide approximativement à l’endroit de la fenêtre du décor afin de garder un rendu des ombres semblables à celles de la photo de la cuisine.
Ensuite, j’ai alors positionné un fond bleu dépliant à l’arrière de mon modèle, afin de faciliter son détourage dans Photoshop.
Une petite séance de shooting s’est alors déroulé où nous avons essayait plusieurs positions :
de dos,
le balai au sol
la fée en l’air
la fée qui court
Une fois avoir réalisé suffisamment de prises de vue, j’ai ensuite sélectionné sur ordinateur la photo qui me semblait correspondre au mieux à la dynamique de la scène finale.
Photo de base : la fée pour le photomontage de la fée du logis
L’ensemble des photos de bases étant réalisées, j’ai commencé à procéder au photomontage.
La première étape a été de traiter la luminosité de la photo de ma petite fée afin d’en ressortir le maximum de détail.
Puis, j’ai détouré la fée avec l’outil plume complété par l’outil « sélectionné et masquer… » afin de traiter d’affiner la sélection au niveau des cheveux et du tissu transparent en pas de sa robe.
J’ai positionné la fée à l’endroit du décor qui me semblait le plus approprié en prenant garde à garder la cohérence du mouvement de la fée et l’orientation de la lumière.
Pour correctement intégrer la fée dans le décor, j’ai ajouté deux calques d’ombre :
l’ombre de contact : dur et très proche du contact du pied sur le sol,
l’omble portée de la fée sur le sol qui s’évase avec la distance.
Enfin, pour finir l’aspect féerique de la fée, j’ai ajouté un effet de lueur externe au calque de la fée afin de lui ajouter une forme d’aura verte autour d’elle.
Le dernier élément à ajouter pour finir la scène est la poussière. J’ai donc cherché le mot-clé « dust » dans l’extension Pexels dans Photoshop, et je suis tombé sur une photo de la Voie Lactée suivante :
Photo de base : la poussière pour le photomontage de la fée du logis
J’ai dupliqué deux fois cette image et en jouant avec des calques « courbe », j’ai fait ressortir des points de poussières sur le sol et dans l’atmosphère derrière la fée.
En ajoutant aussi un effet de lueur externe au calque correspondant à la poussière en suspension dans l’air, j’ai donné l’impression de halo de lumière autour de ces grains de poussière.
Enfin, pour donner plus d’ambiance dramatique à la scène, j’ai ajouté un halo de lumière à l’aide du filtre associé émanant de la fenêtre et j’ai assombri le reste du décor pour renforcer l’effet de contre-jour.
Pour finaliser l’image, j’ai encore une fois utilisé le plugin Nik Collection gratuit de google où j’ai ajouté plusieurs traitements croisés et divers autres effets pour vieillir le rendu de l’image finale.
Autocritique
Je suis globalement satisfait de l’image finale produite, bien que je pense qu’il aurait fallu travailler un peu plus la répartition de la poussière au sol pour montrer les zones nettoyées, donc sans poussière et celles où la poussière se dépose de nouveau après le passage de la fée.
Au niveau de l’ambiance, je trouve le résultat conforme à ce que j’avais en tête au départ.
illustration de l'article à propos de l'orientation verticale ou horizontale du cadrage
L’une des premières décisions à prendre lors de la prise de vue d’une photographie, est le choix de l’orientation du cadrage. En fonction de celui-ci, vous allez pouvoir intégrer à votre photographie des éléments différents si votre cadre est vertical ou horizontal. Bien évidemment, cela influencera énormément le message transmis par votre image. Dans cet article, je partage avec vous les critères à prendre en compte pour faire votre choix de l’orientation du cadrage en bonne connaissance de cause.
Impact de l’orientation à la prise de vue
Le premier impact de l’orientation d’une photo est souvent subi inconsciemment par le photographe.
En effet, la majorité des appareils photo ne dispose pas des doubles commandes telles que l’on puisse trouver sur les gros appareils reflex. Cela paraît être un petit détail technique, mais il impacte inconsciemment bon nombre de photographes ne possédant pas d’appareils avec cette fonctionnalité. L’intégralité des commandes des boîtiers est placée de manière à être naturellement utilisée lors de l’orientation d’un cadrage horizontale. Cet état de fait, incite donc fortement à utiliser ces appareils dans le sens horizontal et non vertical.
Je vous invite à prendre quelques minutes pour parcourir rapidement votre banque de photos. Certainement, vous vous rendrez compte que vous réalisez la majorité de vos photographies dans le sens horizontal. C’est la raison principale de l’existence des grips pour appareil photo au-delà de l’augmentation de l’autonomie de l’appareil photo par l’ajout de batteries supplémentaires.
Avec ce type d’accessoire, vous garderez la même praticité d’utilisation de l’appareil photo en orientation verticale.
Le deuxième impact principal que le photographe rencontrera au moment de la prise de vue est la différence des éléments de la scène qu’il pourra intégrer dans son cadrage.
Si les éléments importants de votre scène se trouvent disposés verticalement, il sera peut-être judicieux d’opter pour une orientation verticale plutôt qu’horizontale. C’est particulièrement le cas pour les photos de portraits.
Impact de l’orientation sur la lecture de l’image
Dans les civilisations occidentales, le sens de lecture est classiquement de gauche vers la droite pour l’orientation horizontale et de haut vers le bas pour l’orientation verticale.
Cette convention est à particulièrement prendre en compte lorsque vous souhaitez guider le regard du spectateur dans votre photo.
Si nous prenons l’exemple d’un escalier photographié de côté, si le bas de l’escalier se trouve dans le coin inférieur gauche de la photo et le haut dans le coin supérieur droit de celle-ci, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier monte.
L’escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
Cependant, si vous inversez la prise de vue de l’escalier de manière à ce que le haut de l’escalier soit dans le coin supérieur gauche et le bas dans le coin inférieur droit, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier descend.
L’escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
Revenons au sujet du choix de l’orientation du cadre en verticale ou horizontale, en nous appuyant sur le même exemple de l’escalier.
En fonction de votre angle de vue, si vous cadrer l’escalier verticalement, la photo transmettra l’idée que l’escalier est plus raide que si la photo est cadrée à l’horizontale.
L’escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L’escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal
Émotions transmises en fonction de l’orientation du cadrage
Vous trouverez ci-dessous de façon succincte, le type d’émotion transmise en fonction de l’orientation de votre cadre.
Cadrage horizontal :
Stabilité,
Calme,
Sérénité,
Douceur,
…
Cadrage vertical :
Instabilité,
Force,
Dignité,
Virilité,
…
Exercices
Afin de mettre en application ce que nous venons de voir ensemble, je vous invite à faire une petite sortie photo pendant laquelle je vous propose de systématiquement prendre en photo les mêmes sujets orientés de façon horizontale ET verticale.
Je vous invite alors une fois vos photos déchargées sur votre ordinateur, à analyser les différentes émotions que vous pouvez ressentir à la vision du cadrage verticale ou horizontale de chacune de vos prises de vue.
L’objectif de cet exercice est de vous faire prendre conscience de l’impact émotionnel que provoque le choix de l’orientation de vos prises de vue.
En complément de cet article, vous pouvez lire ou relire mon article précédent concernant la puissance du recadrage.
Laissez-moi en commentaire votre retour d’expérience concernant cet exercice afin de poursuivre ce sujet de façon plus interactive.
Si ce n’est pas déjà le cas, je vous invite à vous abonner au blog pour vous assurer d’être au courant de chaque nouvelle parution d’article. Enfin, venez compléter mon sondage afin de m’aider à mieux connaître vos attentes et ainsi vous proposer un contenu adapté à vos besoins.
Illustration de l'article sur le processus de créativité
La créativité est un exercice qui peut se travailler quotidiennement pour être développé, mais c’est aussi un processus en quatre étapes donc l’application rigoureuse vous apportera les résultats espérés. Ce processus en 4 étapes est celui développé par Graham Wallas, professeur et théoricien en sciences politiques et en relation International, né en 1858 et mort en 1932. Dans cet article, je partage avec vous les étapes clé de la démarche.
Champ d’application
Développer sa créativité est utile dans de multiples domaines tel que :
Le domaine artistique,
Le domaine technique,
La stratégie dans le business…
Depuis de nombreuses années, de nombreux outils ont été développés pour stimuler notre esprit à produire de nouvelles idées originales et innovantes. Un bon nombre d’entre eux est basé sur la démarche en quatre étapes du processus créatif de Graham Wallas.
Avant de détailler chacune des étapes, voici de façon synthétique, l’énumération de celles-ci
Etape 1 : L’imprégnation,
Etape 2 : L’incubation,
Etape 3 : L’illumination,
Etape 4 : La production.
Respecter ce processus rigoureusement lors de vos séances de créativité, vous permettra, à coup sûr, de produire des idées originales et adaptées à vos problématiques.
La créativité peut concerner la forme plutôt que le fond
L’imprégnation
Avoir des idées, c’est bien, encore faut-il bien définir à quelle problématique, doivent-elles répondre.
Cette première étape, appelée imprégnation, a pour objectif de définir le plus précisément possible la problématique que l’on souhaite résoudre avec nos idées créatives.
Il s’agit donc ici, de clairement exprimer le périmètre et l’objectif à atteindre pour résoudre votre problématique.
Une fois cette action réalisée, rassembler le maximum d’information en rapport avec celle-ci, afin d’alimenter votre future réflexion. Plus vos données seront claires et complémentaires les unes aux autres et plus vous serez en capacité de créer des liaisons originales entre l’ensemble de celles-ci.
Procédez à des recherches documentaires,
Rassemblez des éléments statistiques,
Récupérez des exemples de solutions déjà existantes …
Enfin, listez vos premières idées évidentes ou spontanées pour procéder à la purge de votre esprit dans le but de libérer votre mental de toute idée préconçue.
Consignez l’ensemble de ces informations par écrit en utilisant un outil de mise en forme de cartes mentales peut pleinement vous aider à cette phase. J’utilise personnellement une ancienne version gratuite de EdrawMindMap sur mon PC et l’App android gratuite miMind sur mon téléphone.
Grâce à la créativité, vous pouvez mettre en évidence des liaison entre plusieurs éléments
L’incubation
La magie de la créativité !
La phase d’incubation est la plus facile, mais aussi la plus surprenante.
En effet, il est extrêmement important à cette étape, de ne plus penser consciemment à votre sujet. C’est en procédant exactement ainsi que votre inconscient prendra le relais, pour trouver tout seul la solution à votre problème.
C’est en lâchant prise, que tout naturellement votre cerveau droit (le cerveau créatif) prendra le relais sur votre cerveau gauche (le cerveau rationnel). Pour l’aider dans cette tâche, il est conseillé de vaquer à des occupations qui ne sollicitent pas fortement votre mental. Par exemple, vous pouvez :
pratiquer la musique (comme Sherlock Holmes),
faire du sport,
faire une balade dans la nature…
La créativité peut directement survenir à la prise de vue.
L’illumination
La phase d’illumination est ce que l’on peut appeler “l’instant Eurêka”.
Il peut survenir à n’importe quel moment de votre journée sans même vous prévenir. Ce moment est très fugace. C’est donc la raison pour laquelle vous devez toujours garder avec vous un moyen de prendre des notes pour ne pas laisser s’évanouir bêtement votre solution.
Si vous souhaitez aller un petit peu plus loin, il est aussi souvent conseillé de vous autoriser un moment de libre expression de vos pensées, sans aucune censure de votre part, comme par exemple tous les matins juste après votre réveil.
C’est en effet lors des moments où votre cerveau gauche n’est pas totalement opérationnel, que vous pouvez pleinement accéder à la créativité de votre cerveau droit. Ces moments sont par exemple le matin au réveil, le soir après une bonne séance de sport ou tous autres moments faisant appel à vos automatismes physiques comme pendant la conduite de votre voiture par exemple.
Se faire confiance est la clé de la qualité de votre lâcher prise, qui garantira l’atteinte de vos objectifs.
L’utilisation de certaines techniques photographiques peuvent apporter de la créativité à vos photos
La production
Cette dernière étape est le moment où vous allez évaluer la qualité de votre créativité.
Passez en revue vos idées du point de vue :
pratique,
coût de réalisation,
réponse à votre besoin initialement exprimé (carte mentale de l’étape 1),
avantages et inconvénients,
…
Si la solution vous convient, il vous reste à construire puis à dérouler le plan d’actions pour la réaliser.
Si malheureusement la solution ne vous convient pas, relisez l’ensemble des informations que vous avez établi à la première étape puis réitérer l’étape 2 d’incubation. Bref, il vous suffit de relancer le processus complet.
Une petite modification en post-traitement peut apporter une touche de créativité qui change radicalement le message de la photo d’origine.
À retenir
Les points clé de la production créative sont les suivants :
Bien définir votre problématique,
Rassembler un maximum d’informations autour de celle-ci,
Laissez-vous assez de temps pour que votre inconscient travail à votre place,
Soyez convaincu de votre capacité à produire des idées créatives et originales,
Ayez pleinement confiance en votre capacité de lâcher prise.
Enfin, la qualité de vos idées créatives est directement liée à votre niveau d’exigence tel que vous le faites déjà certainement lors de la sélection des photos que vous partagez. Plus votre niveau d’exigence sera élevé, plus votre tri sera drastique, et plus la qualité perçue de votre production sera élevée.
Ce qui est vrai dans le processus photographique l’est aussi pour le processus de créativité.
Je vous invite à laisser un commentaire vos trucs et astuces que vous avez l’habitude d’utiliser pour stimuler votre créativité.
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Illustration de l'article à propos des avantages d'utiliser le format de sauvegarde RAW des appareils photo
De plus en plus d’appareils photo proposent le format RAW pour enregistrer les données de votre capteur. C’est d’ailleurs le cas aujourd’hui pour les smartphones évolués. Mais pour quelle raison ce format devient-il si omniprésent ? Dans cet article, je vous explique les avantages d’utiliser ce format enregistrement.
Quels sont les formats de fichier disponibles
Les formats classiques de fichiers disponibles sur les appareils photo sont les suivants :
Format JPEG avec différents taux de compression,
Format TIFF,
Format RAW.
Les deux premiers format de fichier, sont des fichiers d’images à proprement dit.
Ce n’est pas le cas pour le fichier dit RAW, qui peut prendre différentes extensions en fonction de la marque de l’appareil :
NEF, pour la marque NIKON,
CR2, pour la marque CANON,
RW2, pour la marque Panasonic Lumix,
ARW, pour la marque Sony,
RAF, pour la marque Fujifilm,
PEF, pour la marque Pentax,
DNG, pour le standard universelle créé par Adobe.
Il est aussi à noter, que suivant votre appareil, il est possible de sauvegarder sous deux formats en simultané, le plus souvent le format RAW propriétaire de la marque ainsi que le format JPEG. Cette possibilité a l’avantage de permettre aux photographes d’avoir un fichier directement exploitable à travers le format JPEG et en même temps avoir un fichier permettant tout type de la retouche en post-traitement avec le format RAW.
C’est quoi le format RAW
Je vous l’ai déjà dit plusieurs fois dans des articles précédents, le format RAW n’est pas un fichier d’images. Mais pourquoi donc ?
Le format RAW, n’est rien d’autre que l’enregistrement dans un fichier de l’intégralité des informations brutes que le capteur de l’appareil photo a pu enregistrer. Il contient donc les informations numériques traduisant la réponse électronique que le capteur lui-même un générique au moment de la prise de vue.
Il ne comprend pas à proprement dit d’informations de couleur codées au format RVB, mais simplement les niveaux de luminosité détectés par chacun des photosites de votre capteur.
Il est donc nécessaire de réaliser une opération de conversion de ces informations brutes pour les exprimer sous un format de codage de couleur rouge, vert, bleu.
Cette opération principale, parmi d’autres, est appelée derawtisation.
Dans le cas où vous avez paramétré votre boîtier pour enregistrer directement vos photos au format JPEG, cette opération est réalisée directement par le logiciel embarqué de votre boîtier. L’avantage de cette solution est le traitement immédiat de l’opération. Cependant, il a l’inconvénient de réaliser un traitement automatique sans prise en compte les spécificités de chacune des situations prise en photo.
Par conséquent, vous ne profitez pas du plein potentiel qualitatif de votre appareil photo.
Quels sont les avantages du RAW
Maintenant que nous savons à peu près de quoi nous parlons, voyons ensemble quelles sont ses avantages.
Comme je vous l’ai dit, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement brut des informations que le capteur de votre appareil photo a pu enregistrer lors du déclenchement de la prise de vue.
Avoir accès à ces informations brutes, vous permet donc d’avoir la totale liberté d’interpréter ces informations pour créer votre image.
La balance des blancs
Le réglage de la balance des blancs est certainement l’information la plus connue concernant l’avantage des fichiers RAW.
En effet, la correction de la teinte de la lumière présente lors de la prise de vue est une opération totalement subjective et indépendante les conditions réelles de la scène.
Le fait de les définir en post-traitement à partir des données brutes du capteur, permet de réaliser ce réglage sans aucune perte de qualité.
Ce n’est absolument pas le cas si vous réalisez cette opération depuis un fichier JPEG par exemple. En effet, les informations de couleur de l’image auraient déjà été altérées lors de la première interprétation de la balance des blancs de celle-ci.
L’intérêt de garder la possibilité d’adapter ce paramètre au post-traitement, est de vous permettre une plus grande flexibilité quant à la destination finale de votre cliché en fonction du message que vous voulez transmettre.
De plus, dans le cas d’éclairage complexe avec des sources lumineuses de différentes températures de couleur, il est très avantageux de travailler sur un écran correctement calibré sur son ordinateur afin d’obtenir le meilleur rendu possible.
Corriger finement la tonalité
Le codage des fichiers RAW est réalisé avec une profondeur de bit largement supérieur à celle disponible dans un fichier d’image classique.
Pour rappel, un fichier d’image classique au format JPEG, dispose d’une profondeur de bits égal à 8. Alors que la profondeur de bits d’une image RAW est égale à 14 ou 16.
Si ces paramètres vous semblent barbares, retenez qu’un fichier 8 bits permet de gérer seulement 256 niveaux de luminosité au maximum, alors qu’un fichier codé sur 16 bits proposera 65536 niveaux de luminosité différents.
Vous comprendrez alors aisément qu’un fichier au format RAW contient énormément plus d’informations qu’un autre au format JPEG. Pour aller plus loin dans la compréhension, je vous invite à relire l’article à propos de l’histogramme.
De façon plus concrète, le fait de travailler une image au format 16 bits, vous permettra d’éviter d’avoir des effets d’aplat de couleurs là où ce serait le cas avec un fichier 8 bits.
Illustration de ce à quoi ressemble des aplats de de couleurs
Quels sont les inconvénients du RAW
Comme pour tout, il n’y a jamais de solution idéale. Celle-ci ne fait pas exception à la règle, car elle présente aussi des inconvénients.
Le premier inconvénient, est que ce format de fichier nécessite obligatoirement une opération de post-traitement ultérieur. De ce fait, vous perdez en réactivité d’exploitation de votre prise de vue.
C’est la raison pour laquelle de nombreux journalistes continuent d’utiliser le format JPEG afin d’être en mesure de diffuser le plus rapidement possible les photos importantes du dernier scoop.
Le second inconvénient, correspond au poids des fichiers. En effet, le fait de contenir beaucoup plus d’informations nécessite d’utiliser des cartes mémoires de grande taille pour permettre d’héberger des fichiers naturellement plus volumineux.
En résumé, l’inconvénient majeur est donc la nécessité de passer plus de temps sur chacune des photos que l’on souhaite traiter. De plus, des compétences en informatique et notamment en retouche d’images sont nécessaires pour obtenir un bon cliché final.
À retenir
Quel bilan tirer des avantages et des inconvénients du format RAW ?
Mis à part dans des cas spécifiques tels que rencontrés par les journalistes, où la vitesse de parution est une donnée essentielle de leur travail, il me semble beaucoup plus important de travailler en terme de qualité plutôt que de rapidité.
L’accessibilité aux données brutes vous permet d’avoir le maximum de capacité à travailler votre photo finale sans générer de perte de qualité.
Cependant, pour ce faire, il est important d’acquérir les compétences spécifiques nécessaires afin de réaliser ce travail complémentaire.
Personnellement, je pense qu’il est beaucoup plus profitable et intéressant de profiter de cette situation pour étendre nos propres capacités, connaissances et compétences dans le but de toujours développer notre créativité au sein de nos images.
C’est pourquoi, je considère que les inconvénients du format RAW sont, avant tout, des contraintes positives (et donc des opportunités) qui nous poussent à aller encore plus loin dans la maîtrise de la pratique de notre passion.
Dites-moi en commentaire, si vous êtes d’accord avec cette conclusion et quelles sont vos remarques quant à l’utilisation du format RAW.
De plus, pour être certain d’être prévenu à chaque prochaine parution, je vous invite à vous abonner au blog ainsi qu’à ma chaîne Youtube.
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Maîtriser l’autofocus de son appareil photo est un point essentiel pour la qualité de votre prise de vue. De nos jours, sur les appareils évolués, de nombreuses options sont disponibles pour régler finement son fonctionnement. Dans cet article, je vais vous expliquer les différentes fonctions existantes en m’appuyant sur la marque Nikon. Vous trouverez, bien évidemment, sous un autre nom, les mêmes types de paramètres sur les boîtiers des autres marques.
Qu’est-ce que l’autofocus
Le terme autofocus signifie Auto pour automatique et Focus pour mise au point.
Il s’agit donc d’un automatisme, intégré à votre boîtier d’appareil photo, permettant de réaliser la mise au net automatique de votre photo.
Quel est le principe de base de l’autofocus
L’autofocus est basé sur l’évaluation d’un contraste de luminosité ou de couleur. En fonction de l’analyse locale d’une portion d’image, l’appareil est capable de faire évoluer de façon autonome la bague de netteté de l’objectif. Au fur et à mesure de l’évolution de ce réglage, l’appareil continue d’analyser les transitions de luminosité et de couleur. Une fois qu’il a détecté des transitions suffisamment franches, appareil considère que la mise au point est optimale et fige ce le réglage.
C’est pourquoi, il est important de choisir une zone à fort contraste de luminosité ou de couleur pour aider l’autofocus. Évitez donc de réaliser une mise au point sur un aplat de couleurs unie ou sur une zone sans nuance comme par exemple un ciel bleu sans nuage, un mur blanc lisse sans texture…
Différence entre autofocus continue et statique
Il existe deux grands modes de fonctionnement de l’autofocus :
Le mode continue,
Le mode statique.
Lorsque le boîtier est paramétré sur le mode continu, l’analyse et la mise à jour de la netteté est continuellement mise à jour tant que l’on reste appuyé sur le bouton de mise au point.
Lorsque le boîtier est paramétré sur le mode statique, la mise au point est faite de façon ponctuelle il reste donc verrouiller tant que l’on ne réitère pas un appui sur la commande de mise au point du boîtier.
Il est bon de savoir que l’utilisation prolongée du mode autofocus continue, sollicite particulièrement la batterie de votre appareil photo. Ceci est dû notamment à l’énergie dépensée lors du pilotage du moteur de la bague de mise au point de l’objectif.
autofocus continu pour les photographie de sport
Quels sont les réglages possibles
Quel que soit le mode autofocus que vous ayez choisi, son fonctionnement repose sur le choix d’un ou de plusieurs collimateurs.
Les collimateurs sont les petits carrés visibles dans le viseur de votre appareil photo en surimpression. Celui qui est actif est celui qui se différencie par sa couleur ou son épaisseur.
En fonction de la taille du sujet que vous souhaitez prendre en photo, il est possible de définir non pas un seul collimateur, mais un groupe entier le collimateur plus ou moins nombreux. Ceci permet de définir au boîtier une zone plus ou moins large sur laquelle il devra évaluer la netteté de l’image.
Certains boîtiers permettent aussi de modifier automatiquement le collimateur actif en fonction de l’orientation de votre boîtier. Ceci est utile par exemple lorsque vous réalisez du portrait où vous souhaitez faire la mise au point sur le visage de la personne en choisissant un collimateur en partie haute de votre cadre.
En mode autofocus continu, il peut être intéressant de définir la réactivité de l’autofocus en fonction des éléments qui pourrait s’interposer ponctuellement entre l’appareil et le sujet. Ce paramètre indique à l’appareil de laisser plus ou moins de temps avant une réévaluation de la mise au point.
L’autofocus permet aussi de réaliser de magnifique filet
Toujours en mode autofocus continu, en fonction de l’anticipation possible du mouvement du sujet que vous cherchez à photographier, il est possible de choisir le mode suivi 3D. Dans ce cas-là, l’appareil reconnaît le sujet sur lequel vous avez réalisé en premier la mise au point et active de façon automatique les collimateurs en fonction de la position du sujet sur le cadre.
Il est aussi possible d’indiquer à l’appareil photo de toujours réaliser la mise au point sur le sujet le plus proche de l’appareil. Ceci est très pratique lorsque vous cherchez à photographier un sujet très mobile comme par exemple en photo de sport.
Dans quelle situation est-il nécessaire de revenir en mode manuel
Quel que soit le mode autofocus que vous choisirez, celui-ci pourra engendrer un temps de latence au déclenchement.
Dans certaines situations où la mise au point peut-être réaliser une bonne fois pour toute, il peut être intéressant de revenir en mode manuel. Ceci permettra alors de justement garder le maximum de réactivité au déclenchement.
On utilisera par exemple ce réglage, si vous souhaitez réaliser des photos de gouttes d’eau dont les déclenchements doivent être particulièrement synchronisés en fonction de l’impact de celle-ci sur la surface du récipient.
débrailler l’autofocus pour des sujets nécessitant une déclenchement très réactif n’est pas à négliger
Une seconde situation qui perturbe les autofocus, est la prise de vue à travers un grillage ou des herbes qui se situerait au premier plan devant votre sujet. Passer en mode manuel évitera de faire pomper votre autofocus qui risquerait d’être indécis entre le grillage et l’animal derrière.
Lorsque vous réalisez une mise au point manuellement, il est toujours possible de se baser sur l’indicateur de netteté à l’intérieur de votre viseur pour vous aider à mieux identifier le plan de netteté réel.
Avec l’apparition des option de Live View, et des possibilités vidéos sur les boîtiers reflex, utilisez l’écran de votre boîtier posé sur un trépied, peut permettre de réaliser une mise au point manuelle de façon extrêmement précise en profitant du zoom d’aperçu de votre écran arrière.
Ce qu’il faut retenir
Les systèmes autofocus sont de nos jours de plus en plus complexes et performants.
l’autofocus associé à une profondeur de champs large permet de garantir la netteté du sujet
Il est important que vous réalisiez suffisamment d’essais en vous aidant de votre manuel afin de maîtriser les différentes possibilités de celui-ci vous permettre d’être pleinement opérationnel le moment venu.
L’autofocus est un système qui doit réellement vous aider à maximiser vos chances de réussite de prise de vue dans des conditions particulières.
C’est pourquoi chaque situation nécessite un paramétrage adapté de votre système autofocus.
Il n’existe donc pas de réglage universel de l’autofocus quelles que soient les conditions dans lesquelles vous utilisez votre boîtier. C’est à vous de savoir définir les cas d’utilisation les plus adaptés en fonction de votre besoin.
C’est seulement au fur et à mesure de l’accumulation de l’expérience et des essais successifs que vous acquerrez la maîtrise de cet outil extrêmement puissant.
l’autofocus continu est essentiel pour garder la netteté sur un sujet se rapprochant de l’appareil photo
N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous votre propre usage et paramétrage de votre autofocus afin d’en faire profiter le maximum de personnes.
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Enfin, merci d’avance à tous ceux qui prendront 3 minutes de leur temps pour compléter le sondage qui me permettra de mieux vous aider avec des contenus ciblés sur vos propres besoins.
Illustration du photomontage du mois de mars "être au pied du mur"
Illustration du photomontage du mois de mars « être au pied du mur »
Pour le photomontage de ce mois-ci, je vous invite à découvrir l’illustration de l’expression “être au pied du mur”. Celle-ci signifie être contraint d’agir ou être acculé. Aucun échappatoire possible et impossible de faire marche arrière.
Explication du comment
Je trouve ce montage intéressant vis-à-vis des points suivants :
Amplification les perspectives par l’usage d’un grand-angle,
Mise en évidence d’un contraste de taille de sujets,
Impact de l’ambiance bleue évoquant le sentiment d’inquiétude.
La première opération a été de prendre les deux photos suivantes afin d’avoir ma fille dans les deux positions nécessaires à la scène.
Première photo de base pour le photomontage
Seconde photo de base pour le photomontage
Afin de garder une cohérence vis-à-vis de l’éclairage global du soleil sur les deux photos, j’ai positionné ma fille, dès la prise de vue, de façon cohérente par rapport au soleil.
Afin de d’obtenir un point de vue en contre-plongée suffisamment intense pour avoir le pied au premier plan, j’ai choisi un lieu de prise de vue suffisamment en hauteur par rapport à moi. Ainsi, je n’ai pas été obligé de m’allonger par terre pour prendre les photos.
La première photo de base m’a servi de scène globale.
La seconde photo de base a été travaillée de manière à détourer ma fille complètement afin de la placer à l’endroit qui m’a semblé le plus approprié par rapport au pied de la première photo.
Afin d’ajuster la luminosité de ma fille en position à genoux, par rapport à la première photo et notamment à l’ombre portée de la semelle, j’ai utilisé plusieurs calques courbe associés en masque d’écrêtage.
Ainsi, j’ai pu accentuer légèrement les ombres localement au niveau de son dos tout en gardant les autres lumières de son visage.
En dessous de ce calque, j’ai ajouté plusieurs autres calques pour créer l’ombre portée de ma fille. Afin de s’assurer de la cohérence de la douceur de l’ombre avec le reste de l’image, j’ai ajouté un filtre flou gaussien sur celui-ci.
Ensuite, pour donner un caractère plus inquiétant à l’ensemble de l’image, j’ai ajouté un ciel nuageux. Afin de bien le placer, j’ai tenu compte de la position du soleil dans les deux images.
Photo de nuage disponible sur pexels
Pour obtenir une lumière englobante autour de la position debout de ma fille, j’ai rajouté un effet de halo avec Photoshop au-dessus de l’ensemble.
Enfin, pour mieux assembler les différents calques et éviter des raccords trop imparfaits, j’ai retravaillé l’ensemble de l’image via le plugin Nik Collection historique de Google.
Au sein de ce plugin, j’ai procédé aux effets suivants :
traitement croisé,
une accentuation des détails,
l’optimisation des contrastes
et enfin un ajout de bruit subtil.
Autocritique
Pour être honnête avec vous, j’ai eu un petit peu de mal ces derniers temps pour trouver l’idée de ce photomontage.
Comme il me restait plus qu’une journée de disponible pour le réaliser, il fallait que je trouve une idée très simple. J’ai donc demandé à ma fille de poser juste 5 minutes pour réaliser les deux photos de base.
C’est une fois le photomontage réalisé, que j’ai cherché son titre. J’ai alors seulement réalisé que mon subconscient avait grandement participé à mon processus de créativité du jour.
L’expression “être au pied du mur” s’appliquait bien aux circonstances dans lesquelles j’ai réalisé ce photomontage.
Pour ce qui est de la réalisation technique, j’ai trouvé intéressant d’utiliser une optique grand-angle qui permet de mettre en évidence les éléments fort de la scène. De plus, les déformations exagérées par ce type d’optique permettent de donner un effet un petit peu caricatural et humoristique à la scène finale.
Illustration de l'article concernant les fonctionnalités essentielles des boîtiers photo.
Les boîtiers, aujourd’hui, sont de plus en plus complexe et fourni en fonctionnalités diverses plus ou moins utiles. Quand on débute la photographie, cela peut-être déroutant. Je vous propose donc dans cet article, la revue des fonctionnalités à maîtriser en premier.
Avant de commencer à proprement dit cet article, je souhaite remercier Marc qui a complété mon sondage en me posant la question suivante : “TRIER ET CLASSER PAR PRIORITÉ LES FONCTIONS UTILES DE CELLE GADGET”. Si vous aussi, vous avez des interrogations, je vous invite à me les poser en complétant le sondage.
Évidemment, comme chaque marque possède sa propre ergonomie, je ne peux pas vous décrire précisément les actions à réaliser sur votre propre boîtier. Je vous invite donc à consulter votre manuel, et à réaliser suffisamment de tests et d’exercices pour que vous puissiez totalement intégrer ses fonctionnalités.
Les réglages essentiels pour produire une photo
Paramètres de l’exposition
Le but premier de votre appareil photo, et de produire une image représentant la scène que vous cadrez. Tel que je l’ai déjà expliqué dans mon article expliquant les paramètres de l’exposition, il est important de se reporter au manuel de son boîtier afin de savoir régler les paramètres influents. Pour rappel, ceux-ci sont :
L’ouverture du diaphragme,
Le temps d’exposition,
La sensibilité ISO.
De manière classique sur les appareils photo, vous trouverez 4 modes pour vous assister plus ou moins à effectuer ce réglage :
P : auto programmée,
S : auto à priorité vitesse,
A : auto à priorité ouverture,
M : manuel.
Il ne faut pas voir en ces modes, une forme de niveau de maîtrise de la photographie. J’attire votre l’attention sur ce point, car nous entendons souvent dans le milieu de la photo, qu’on n’est pas photographe tant qu’on ne photographie pas uniquement en mode manuel. Ceci est totalement ridicule. L’intérêt de ces modes, est uniquement de répondre à un besoin spécifique en fonction des circonstances de prise de vue dans lesquelles vous vous trouvez. Par exemple, si vous vous trouvez dans une situation où la lumière change très rapidement et de façon aléatoire, que le sujet que vous photographier est en mouvement erratique, vous risquez de perdre énormément de scène intéressante simplement par le manque de temps pour réaliser systématiquement les réglages des paramètres d’exposition manuellement.
La qualité d’une photo est beaucoup plus liée à ses aspects créatifs que purement technique. C’est pourquoi ces automatismes sont disponibles dans le but de permettre aux photographes de focaliser leurs attentions sur le déclenchement au moment idéal où le cadrage est le plus harmonieux, tout en se libérant au maximum de l’aspect technique nécessaire à une bonne exposition par exemple.
Ces quatre modes n’influent pas sur la sensibilité ISO de votre boîtier. Depuis quelques années maintenant, est apparu la fonctionnalité ISO automatique. Comme précédemment, cet automatisme permet de faciliter le travail technique du photographe. Nous avons tous conscience que plus la sensibilité est élevée, et plus l’image finale comportera du bruit numérique. Bien maîtriser cette fonctionnalité, notamment en limitant la plage de réglage automatique de la sensibilité, permet de garantir un niveau de qualité compatible avec nos attentes tout en se libérant l’esprit de ce paramètre.
La mise au point
Au-delà de l’exposition, la mise au point d’une photo, c’est-à-dire la netteté du sujet, et une donnée importante de la qualité de votre cliché.
Au fur à mesure de l’évolution des appareils photo, les fonctionnalités autour de l’autofocus se sont particulièrement développées.
De manière basique, il existe trois modes principaux concernant la mise au point.
La mise au point statique,
La mise au point continue,
La mise au point manuelle.
Le mode statique, permet de réaliser la mise au point ponctuellement afin qu’elle reste figée même si votre sujet bouge.
Le mode continue, permet de réaliser une mise au point verrouillée sur votre sujet et se mettra automatiquement à jour tant que vous resterez appuyer sur le bouton.
Enfin, avec le dernier mode, comme son nom l’indique, se sera à vous de modifier la mise au point en actionnant la bague de mise au point de votre objectif en fonction de ce que vous verrez dans le viseur.
De nombreuses fonctions sont paramétrables pour régler finement le comportement des systèmes autofocus. Le principe de base de celui-ci, et qu’il est nécessaire d’indiquer au boîtier, la zone où se trouvera le point de netteté de votre image. A savoir que de nos jours, il est tout à fait possible, de choisir que se soit le boîtier qui définisse lui-même le lieu de netteté de votre cliché.
Des livres entiers ont été écrits pour décrire et expliquer l’ensemble des différentes fonctionnalités disponibles concernant l’autofocus. Ceci méritera un article spécifique ultérieur. En attendant, je vous invite à vous reporter à votre manuel.
Nous venons de finir la liste des fonctionnalités essentielles de votre appareil photo. Cela semble certainement peu, mais ce sont bien là, les seules fonctionnalités de base nécessaires à la réalisation d’une photo. L’ensemble des autres fonctionnalités de votre boîtier, sont uniquement présentes pour vous faciliter le choix des réglages techniques en automatisant un certain nombre d’opérations.
Pour information, il existe des techniques encore plus simple tel que le sténopé. Mais cela sort du propos de cet article.
Principales fonctionnalités utiles
Par fonctionnalité utile, je veux dire fonctionnalité qui permet de vous faciliter grandement vos prises de vue.
Ici, je vais partager avec vous celles que j’utilise personnellement.
Gardez à l’esprit que l’utilisation de ses fonctionnalités doit simplement répondre à vos propres besoins ergonomiques. Il n’y a pas de paramétrage universel qui satisferait l’ensemble des photographes. C’est notamment la raison pour laquelle les boîtiers ont de plus en plus de boutons programmables dans le but de les customiser en fonction de chaque utilisateur.
Dissocier la mise au point du déclenchement
Représentation de la commande de mise au point autofocus sur les boîtiers NIKON
Par défaut, la majorité des boîtiers ont un bouton déclencheur à 2 niveaux permettant d’activer l’autofocus à mi-course puis de déclencher la prise de vue en fin de course. Ceci a du sens, car avant de prendre une photo, il est important que votre sujet soit net.
Cependant en fonction de la réactivité de l’autofocus de votre boîtier, ce paramétrage risque d’augmenter le temps de réponse de votre prise de vue. Dans le cas où vous faites de la photo sportive par exemple ceci peut avoir un impact fortement néfaste.
C’est la raison pour laquelle j’ai paramétré mon appareil photo afin que la mise au point soit réalisée de manière indépendante en appuyant sur le bouton AF-ON. Le second avantage, est ainsi de pouvoir constamment rester en mode mise au point continue tout en gardant la possibilité de réaliser une mise au point ponctuelle par un appui bref sur ce bouton. Ainsi, je n’ai plus à perdre de temps à changer de mode autofocus.
Mode rafale
Représentation de la commande du mode rafale sur les boîtiers NIKON
En fonction du niveau de gamme de votre boîtier, celui-ci vous permettra de réaliser un certain nombre de photos en mode rafale à une cadence plus ou moins élevée.
Je paramètre constamment, mon boîtier sur le mode rafale à 7 images par seconde. La raison en est, qu’à cette fréquence, je reste capable de prendre une photo unique si je le souhaite par un appui suffisamment bref, tout en me réservant la possibilité de profiter instantanément du mode rafale en restant appuyer sur le déclencheur. Je ne suis personnellement plus capable de réaliser une photo unique si j’augmente cette fréquence.
De nouveau, ce mode de fonctionnement me permet d’éviter de modifier des paramètres constamment par les menus ou autres combinaisons de touche.
Mode manuel, auto ISO et compensation d’exposition
J’ai personnellement pris l’habitude de fonctionner avec le mode manuel. Ceci me permet de définir la profondeur de champ et mon taux de flou de mouvement à tout instant. Cependant en fonction des conditions de luminosité, quand celles-ci sont variables, il m’arrive fréquemment de paramétrer mon boîtier avec l’automatisation de la sensibilité ISO.
C’est le compromis que j’ai personnellement trouvé pour garder suffisamment de contrôle sur l’aspect visuel de mes photos tout en gardant une certaine simplicité au niveau de l’exposition.
Lorsque mon boîtier est paramétré ainsi, afin de garder le contrôle sur la tonalité de mon cliché, je pilote le rendu de l’exposition de l’image par le réglage de la compensation d’exposition.
Représentation de la commande de compensation d’exposition sur les boîtiers NIKON
Fonctionnalités spécifiques
Pour moi, il s’agit des fonctionnalités utiles ponctuellement en fonction de leurs aspects créatifs. C’est pourquoi, il est intéressant de connaître leur existence ainsi que leur mise en œuvre afin de pouvoir en profiter, les moments venus.
Bracketing et mode rafale
Quand les conditions de lumière son extrême, et que la dynamique de mon capteur ne suffit pas à enregistrer l’intégralité des niveaux de luminosité, je n’hésite pas à réaliser une série de photos dans le but d’en faire un montage HDR.
Afin de ne pas m’obliger à toujours utiliser un pied photo, j’ai souvent recours à l’utilisation du bracketing automatique associé au mode rafale.
L’idée de cette technique, et de réaliser 3 photos d’affilé le plus rapidement possible afin de limiter au maximum le changement de cadrage dû à la prise de vue à main levée. Personnellement, la cadence de 7 images par seconde me donne de très bons résultats.
Temporisation du miroir
Lors de prise de vue sur pied, notamment en macrophotographie, où la moindre vibration peut induire un flou de bouger sur l’image, il est intéressant de limiter l’impact du mouvement mécanique lors de la remontée du miroir. Pour ce faire, vous pouvez activer l’option de verrouillage du miroir, qui permet d’insérer une temporisation de quelques secondes entre la remontée de celui-ci et l’enregistrement de la photo par le capteur.
Surexposition
Du point de vue créatif, il peut être intéressant de mixer deux prises de vue différentes directement sur votre boîtier dans le but de créer un rapport entre deux éléments physiquement dissociés. Cependant, je conseille de plutôt réaliser ce type de traitement en post-traitement de manière à mieux maîtriser le rendu final.
Timelapse
Réaliser un timelapse, reviens déclencher votre appareil photo à intervalles de temps réguliers. Cette possibilité permet par exemple, de prendre en photo l’éclosion d’une fleur sans être obligé de passer notre journée devant pour juste appuyer sur un bouton sans aucun autre intérêt.
Que faut-il retenir de tout ça ?
Assumer-vous
Le premier point qui me semble être le plus important, et qu’en aucun cas vous devez vous conformer à l’utilisation de votre matériel en fonction de la pratique d’un autre photographe. L’utilisation d’un appareil photo, au même titre que n’importe quel autre outil créatif, doit être guidé uniquement par votre propre besoin d’ergonomie.
Si je fais le parallèle avec la pratique de la guitare, de nombreux styles de jeux différents existent et ont permis de réaliser de magnifiques morceaux de musique techniquement très différents. (gratter les accords, jouer des arpèges, faire des solos en tapping…)
C’est pourquoi votre propre manière d’utiliser votre matériel fait partie intégrante de votre processus de créativité. Ne négligez pas cet élément, car c’est aussi une manière de vous différencier et de limiter les aspect banals de vos photos. Assumer vos différences vous permettra aussi et surtout de construire votre propre style.
Votre boîtier n’est qu’un outil
Comme nous avons pu le voir, les boîtiers photo d’aujourd’hui sont extrêmement complexes et mettent à disposition une multitude de fonctionnalités dans le but de vous faciliter le travail de prise de vue.
Il est totalement inutile, d’acheter ce type de matériel si vous n’envisagez pas d’utiliser ne serait-ce que ponctuellement une majorité de ces fonctionnalités.
Évidemment au fur et à mesure de l’évolution des appareils photo, la qualité des images générées est effectivement de plus en plus élevés. Mais ceci ne justifie pas le coût des appareils moyen ou hauts de gamme, car la qualité d’image des boîtiers d’entrée de gamme est largement similaire.
Laissez-moi en commentaire en vos propres pratiques et réglages de votre appareil photo et si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à vous inscrire à la newsletter pour recevoir mon livre gratuit. N’oubliez pas non plus de partager cet article !
Rendue de la seconde image de référence après retouche
Une bonne manière d’éviter d’avoir trop de bruit dans les basses lumières d’une photo est d’exposer celle-ci à droite. Pour ce qui est de la prise de vue, je vous renvoie à l’article en question. Cependant, le travail n’est pas fini, car la plupart du temps, il est nécessaire de retoucher cette photo afin de retrouver des tons cohérents avec le rendu de la scène initiale. Dans cet article, je vous propose donc quels sont le réglages de base qu’il sera nécessaire de faire pour retoucher les photos exposées à droite.
Mise en évidence du bruit dans les tons sombres
J’ai photographié deux fois la même scène cadrée rigoureusement pareil. Une première fois avec l’exposition automatique de mon boîtier, puis une seconde fois avec une exposition corrigées sur la droite.
Sur les deux images brutes suivantes, nous voyons bien la différence de tonalité due à la différence des réglages de l’exposition.
Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l’histogramme)
Après l’application de la méthode de retouche décrite ci-dessous, j’ai donc obtenu un rendu similaire pour les deux clichés.
Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche
C’est en regardant attentivement sur un détail dans les tons sombres que l’on voit clairement la présence de bruit. Voici ces deux détails photographiés ci-dessous :
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
On voit clairement que le niveau de bruit de la première photo (exposition automatique) est nettement supérieur à celui de la seconde photo (exposition à droite). En fonction de la scène que vous photographierez, votre rendu final sera plus ou moins dégradé.
Il est à noter aussi, que moins le capteur est performant et plus vous constaterez d’écart de qualité entre ces deux méthodes.
J’attire votre attention sur le fait que mon exemple a été réalisé avec un Nikon D5, reconnu pour avoir l’un des meilleurs capteurs sur le marché actuellement.
Maintenant que vous avez constaté la différence de qualité, je vous explique dans le paragraphe suivant les grandes lignes de la retouche sous lightroom ou Camera Raw d’une photo prise avec une exposition à droite.
Le premier travail à réaliser, est de déplacer le slider d’exposition au niveau que vous souhaitez. Ainsi, vous obtiendrez une luminosité assez proche de l’ambiance réelle de la scène que vous avez photographiée.
Le second travail à réaliser, et l’équilibre de l’histogramme au niveau de ses deux extrémités. Pour ce faire vous allez déplacer les sliders du “point blanc” et du “point noir” de manière à venir coller les premières informations de l’histogramme sur chacune des extrémités. Cette manipulation permet de profiter de l’ensemble du spectre de luminosité disponible sur une photo 8 bits.
Une fois fait, vous pouvez commencer à jouer avec les sliders “tons sombres” et “tons clairs” pour mieux mettre en évidence les détails des zones sombres ou claires de votre image.
N’hésitez pas à retoucher un petit peu les points blancs et points noirs si besoin en fonction les modifications apportées au fur à mesure.
Aspects créatifs
Ce que je viens de vous expliquer dans les paragraphes précédents, est un processus de retouche permettant d’obtenir une image standard et uniquement descriptive. Il est néanmoins plus intéressant d’apporter une touche créative à vos photos de manière à vous démarquer des autres photographes.
Cet article n’est pas destiné à vous expliquer des techniques de retouches créatives, mais j’en profite néanmoins pour attirer l’attention sur les points suivants.
La qualité technique n’est pas une finalité
Chercher à avoir la meilleure qualité technique d’un cliché, en utilisant des techniques tel que l’exposition à droite par exemple, n’est absolument pas le moyen de faire en sorte que ces photos se démarqueront des autres photographes.
Il est important de comprendre que, la qualité d’une photo est particulièrement associée à son contenu, au regard du photographe, à l’émotion qu’elles vont provoquer chez les spectateurs et au message que le photographe souhaite intégrer à l’intérieur.
La qualité des appareils photo d’aujourd’hui est largement suffisante
Le second point que je souhaite évoquer avec vous, est qu’aujourd’hui la qualité des capteurs est telle, que la qualité technique du cliché sera largement suffisante pour réaliser la majorité de vos photographies. C’est pourquoi apprendre ce type de technique est plus qu’accessoire par rapport à développer votre regard photographique.
Ceci est d’autant plus important de nos jours, de part le fait que la photographie s’oriente de plus en plus vers la production d’images. Ceci est notamment le point essentiel que j’ai retenu lors de ma dernière visite du Salon de la Photo de Paris dont j’étais officiellement partenaire. Je vous invite à relire l’article en question pour avoir plus de détails sur ce sujet crucial !
Merci de partager en commentaire vos remarques et retour d’expérience. Je suis d’ailleurs curieux de connaître vos points de vue à propos de l’importance des aspects techniques par rapport aux aspects artistiques.