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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Les reflets en photos

Intégrer des effets optiques dans l’esthétisme de vos photographies apporte une plus-value à l’intérêt de vos clichés. C’est le cas par exemple avec les reflets. Dans cet article, je vous propose de voir aussi bien comment profiter d’eux, mais aussi comment les éviter.

Pourquoi jouer avec les reflets

Pour apporter du sens à une photo, il est souvent judicieux d’y intégrer une interaction entre au moins deux éléments.

Dans le cas qui nous concerne ici, cela peut être simplement le sujet et son propre reflet, ou bien, le sujet principal avec le reflet d’un sujet secondaire par exemple.

Utiliser cet artifice permet donc de facilement mettre en relation deux éléments au sein de la même photo.

Voici ci-dessous une liste non-exhaustive de possibilités :

  • Mettre en relation deux éléments,
  • Évoquer le rêve,
  • Apporter un aspect mystérieux à une scène,
  • Mélanger l’intérieur et l’extérieur,
  • Déformer une scène,
Les secret est d'exposer la photo à l'envers...
Source de la Coudre dans la forêt de Bercé en Sarthe.
Le secret est d’exposer la photo à l’envers…

Un reflet, c’est quoi ?

Pour bien parler de quelque chose, il est essentiel de commencer par bien définir le sujet. C’est pourquoi, je commence par expliquer ce qu’est un reflet.

Wikipédia défini un reflet comme ci-dessous :

“Un reflet est, en physique, l’image virtuelle formée par la réflexion spéculaire d’un objet sur une surface.”

Dans cette définition, il y a 4 termes importants :

  • Image virtuelle,
  • Réflexion spéculaire,
  • Objet,
  • Surface.

Voyons ensemble chacun de ces termes.

Image virtuelle

Concrètement, un reflet est donc une image virtuelle. Il faut donc comprendre à travers ce terme, qu’il est tout à fait possible d’altérer le rendu de celui-ci.

Il sera par exemple possible de modifier :

  • Sa colorimétrie,
  • Sa luminosité,
  • Sa géométrie pour déformer son image,

Réflexion spéculaire

La réflexion spéculaire est une propriété optique d’une matière. Dit de façon beaucoup plus commune, il s’agit simplement de la propriété miroir due à l’état de surface et au matériau d’un objet.

Ce qu’il est important de retenir ici, est que cet effet miroir est prévisible. C’est-à-dire qu’il est facile pour un photographe, d’anticiper la présence du reflet et ainsi définir la position de l’appareil photo pour placer le reflet dans l’image à l’endroit qu’il souhaite.

Objet

Ce terme indique qu’il est nécessaire d’avoir défini un sujet pour en avoir son reflet. Il faudra donc focaliser son attention sur des sujets facilement reconnaissables afin de mieux les distinguer à travers leurs reflets.

Surface

Cet élément est l’un des plus importants. En effet, la surface en question est justement “l’outil” donnant lieu à la création du reflet. Sans cette surface, il n’y a pas de reflet.

Notez, que ce seront les propriétés de cette surface qui engendreront les altérations que j’évoquais plus haut concernant l’image virtuelle.

Le choix de cette surface est donc primordial pour le rendu final.

Ces informations peuvent être synthétisées par le schéma suivant :

schéma de principe de la génération d'une reflet
schéma de principe de la génération d’une reflet

Comment exploiter les reflets dans ses photos

Quand on veut exploiter les propriétés des reflets, il faut d’abord les trouver. Voici rapidement quelques points d’attention à considérer pour faciliter votre recherche :

  • Les flaques d’eau,
  • Les vitrines,
  • Les lunettes,
  • Les façades d’immeubles,
  • Les chromes,
  • Les miroirs,
  • Globalement, les constructions ou objets d’origine humaine

Recherchez aussi les objets qui sont bien dans la lumière. Plus ils seront éclairés et mieux ils se refléteront.

Comment éviter les reflets dans ses photos

Jusqu’à présent, nous avons vu le reflet comme un élément souhaité de la part du photographe. En fonction de l’objectif de celui-ci, il se peut que le photographe cherche au contraire à éviter les reflets.

Voici quelques accessoires ou techniques permettant d’éviter la présence de reflet sur nos photographies.

Sans artifice supplémentaire, il est possible d’éviter les reflets un collant l’objectif de votre appareil photo directement perpendiculaire à la surface vitrée d’une vitrine par exemple.

Comment éviter les reflets lors d'une prise de vue dans un vitrine
Comment éviter les reflets lors d’une prise de vue dans un vitrine

J’imagine que vous vous dites certainement que cette technique est extrêmement contraignante du point de vue de la liberté de composition. C’est effectivement le cas.

Pour aller un peu plus loin, il est nécessaire d’utiliser quelques accessoires complémentaires :

  • Filtres polarisants sur l’objectif,
  • Cache sombre,
  • Polariser la lumière.

Amusez-vous avec les reflets…

Maintenant que vous savez gérer les reflets, je vous invite à réaliser une série de photos den mêmes sujets avec et sans reflet.

C’est en vous entraînant à ajouter des reflets ou à supprimer des reflets dans vos photos que vous apprendrez à les maîtriser.

Commencer par aborder uniquement les aspects techniques permettant de les faire apparaître tel que vous le souhaitez dans vos image. Puis passer au niveau supérieur en vous servant des reflets pour mieux illustrer les messages que vous souhaitez transmettre dans vos photos.

Il est temps donc maintenant, d’attraper votre appareil photo et de sortir réaliser vos clichés. Racontez-moi cette expérience en commentaire ci-dessous en expliquant quelles sont vos difficultés et vos bonnes surprises que vous aurez rencontré.

Merci d’avance à tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage afin que je puisse vous fournir du contenu adapté à vos besoins.
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L’orientation du cadrage en photographie

L’une des premières décisions à prendre lors de la prise de vue d’une photographie, est le choix de l’orientation du cadrage. En fonction de celui-ci, vous allez pouvoir intégrer à votre photographie des éléments différents si votre cadre est vertical ou horizontal. Bien évidemment, cela influencera énormément le message transmis par votre image. Dans cet article, je partage avec vous les critères à prendre en compte pour faire votre choix de l’orientation du cadrage en bonne connaissance de cause.

Impact de l’orientation à la prise de vue

Le premier impact de l’orientation d’une photo est souvent subi inconsciemment par le photographe.

En effet, la majorité des appareils photo ne dispose pas des doubles commandes telles que l’on puisse trouver sur les gros appareils reflex. Cela paraît être un petit détail technique, mais il impacte inconsciemment bon nombre de photographes ne possédant pas d’appareils avec cette fonctionnalité. L’intégralité des commandes des boîtiers est placée de manière à être naturellement utilisée lors de l’orientation d’un cadrage horizontale. Cet état de fait, incite donc fortement à utiliser ces appareils dans le sens horizontal et non vertical.

Je vous invite à prendre quelques minutes pour parcourir rapidement votre banque de photos. Certainement, vous vous rendrez compte que vous réalisez la majorité de vos photographies dans le sens horizontal. C’est la raison principale de l’existence des grips pour appareil photo au-delà de l’augmentation de l’autonomie de l’appareil photo par l’ajout de batteries supplémentaires.

Avec ce type d’accessoire, vous garderez la même praticité d’utilisation de l’appareil photo en orientation verticale.

Le deuxième impact principal que le photographe rencontrera au moment de la prise de vue est la différence des éléments de la scène qu’il pourra intégrer dans son cadrage.

Si les éléments importants de votre scène se trouvent disposés verticalement, il sera peut-être judicieux d’opter pour une orientation verticale plutôt qu’horizontale. C’est particulièrement le cas pour les photos de portraits.

Impact de l’orientation sur la lecture de l’image

Dans les civilisations occidentales, le sens de lecture est classiquement de gauche vers la droite pour l’orientation horizontale et de haut vers le bas pour l’orientation verticale.

Cette convention est à particulièrement prendre en compte lorsque vous souhaitez guider le regard du spectateur dans votre photo.

Si nous prenons l’exemple d’un escalier photographié de côté, si le bas de l’escalier se trouve dans le coin inférieur gauche de la photo et le haut dans le coin supérieur droit de celle-ci, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier monte.

L'escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Cependant, si vous inversez la prise de vue de l’escalier de manière à ce que le haut de l’escalier soit dans le coin supérieur gauche et le bas dans le coin inférieur droit, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier descend.

L'escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Revenons au sujet du choix de l’orientation du cadre en verticale ou horizontale, en nous appuyant sur le même exemple de l’escalier.

En fonction de votre angle de vue, si vous cadrer l’escalier verticalement, la photo transmettra l’idée que l’escalier est plus raide que si la photo est cadrée à l’horizontale.

L'escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L’escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L'escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal
L’escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal

Émotions transmises en fonction de l’orientation du cadrage

Vous trouverez ci-dessous de façon succincte, le type d’émotion transmise en fonction de l’orientation de votre cadre.

Cadrage horizontal :

  • Stabilité,
  • Calme,
  • Sérénité,
  • Douceur,

Cadrage vertical :

  • Instabilité,
  • Force,
  • Dignité,
  • Virilité,

Exercices

Afin de mettre en application ce que nous venons de voir ensemble, je vous invite à faire une petite sortie photo pendant laquelle je vous propose de systématiquement prendre en photo les mêmes sujets orientés de façon horizontale ET verticale.

Je vous invite alors une fois vos photos déchargées sur votre ordinateur, à analyser les différentes émotions que vous pouvez ressentir à la vision du cadrage verticale ou horizontale de chacune de vos prises de vue.

L’objectif de cet exercice est de vous faire prendre conscience de l’impact émotionnel que provoque le choix de l’orientation de vos prises de vue.

En complément de cet article, vous pouvez lire ou relire mon article précédent concernant la puissance du recadrage.

Laissez-moi en commentaire votre retour d’expérience concernant cet exercice afin de poursuivre ce sujet de façon plus interactive.

Si ce n’est pas déjà le cas, je vous invite à vous abonner au blog pour vous assurer d’être au courant de chaque nouvelle parution d’article.
Enfin, venez compléter mon sondage afin de m’aider à mieux connaître vos attentes et ainsi vous proposer un contenu adapté à vos besoins.

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Les 4 étapes de la créativité

La créativité est un exercice qui peut se travailler quotidiennement pour être développé, mais c’est aussi un processus en quatre étapes donc l’application rigoureuse vous apportera les résultats espérés. Ce processus en 4 étapes est celui développé par Graham Wallas, professeur et théoricien en sciences politiques et en relation International, né en 1858 et mort en 1932. Dans cet article, je partage avec vous les étapes clé de la démarche.

Champ d’application

Développer sa créativité est utile dans de multiples domaines tel que :

  • Le domaine artistique,
  • Le domaine technique,
  • La stratégie dans le business…

Depuis de nombreuses années, de nombreux outils ont été développés pour stimuler notre esprit à produire de nouvelles idées originales et innovantes. Un bon nombre d’entre eux est basé sur la démarche en quatre étapes du processus créatif de Graham Wallas.

Avant de détailler chacune des étapes, voici de façon synthétique, l’énumération de celles-ci

  • Etape 1 : L’imprégnation,
  • Etape 2 : L’incubation,
  • Etape 3 : L’illumination,
  • Etape 4 : La production.

Respecter ce processus rigoureusement lors de vos séances de créativité, vous permettra, à coup sûr, de produire des idées originales et adaptées à vos problématiques.

La créativité peut concerner la forme plutôt que le fond
La créativité peut concerner la forme plutôt que le fond

L’imprégnation

Avoir des idées, c’est bien, encore faut-il bien définir à quelle problématique, doivent-elles répondre.

Cette première étape, appelée imprégnation, a pour objectif de définir le plus précisément possible la problématique que l’on souhaite résoudre avec nos idées créatives.

Il s’agit donc ici, de clairement exprimer le périmètre et l’objectif à atteindre pour résoudre votre problématique.

Une fois cette action réalisée, rassembler le maximum d’information en rapport avec celle-ci, afin d’alimenter votre future réflexion. Plus vos données seront claires et complémentaires les unes aux autres et plus vous serez en capacité de créer des liaisons originales entre l’ensemble de celles-ci.

  • Procédez à des recherches documentaires,
  • Rassemblez des éléments statistiques,
  • Récupérez des exemples de solutions déjà existantes …

Enfin, listez vos premières idées évidentes ou spontanées pour procéder à la purge de votre esprit dans le but de libérer votre mental de toute idée préconçue.

Consignez l’ensemble de ces informations par écrit en utilisant un outil de mise en forme de cartes mentales peut pleinement vous aider à cette phase. J’utilise personnellement une ancienne version gratuite de EdrawMindMap sur mon PC et l’App android gratuite miMind sur mon téléphone.

Grâce à la créativité, vous pouvez mettre en évidence des liaison entre plusieurs éléments
Grâce à la créativité, vous pouvez mettre en évidence des liaison entre plusieurs éléments

L’incubation

La magie de la créativité !

La phase d’incubation est la plus facile, mais aussi la plus surprenante.

En effet, il est extrêmement important à cette étape, de ne plus penser consciemment à votre sujet. C’est en procédant exactement ainsi que votre inconscient prendra le relais, pour trouver tout seul la solution à votre problème.

C’est en lâchant prise, que tout naturellement votre cerveau droit (le cerveau créatif) prendra le relais sur votre cerveau gauche (le cerveau rationnel). Pour l’aider dans cette tâche, il est conseillé de vaquer à des occupations qui ne sollicitent pas fortement votre mental. Par exemple, vous pouvez :

  • pratiquer la musique (comme Sherlock Holmes),
  • faire du sport,
  • faire une balade dans la nature…
La créativité peut directement survenir à la prise de vue.
La créativité peut directement survenir à la prise de vue.

L’illumination

La phase d’illumination est ce que l’on peut appeler “l’instant Eurêka”.

Il peut survenir à n’importe quel moment de votre journée sans même vous prévenir. Ce moment est très fugace. C’est donc la raison pour laquelle vous devez toujours garder avec vous un moyen de prendre des notes pour ne pas laisser s’évanouir bêtement votre solution.

Si vous souhaitez aller un petit peu plus loin, il est aussi souvent conseillé de vous autoriser un moment de libre expression de vos pensées, sans aucune censure de votre part, comme par exemple tous les matins juste après votre réveil.

C’est en effet lors des moments où votre cerveau gauche n’est pas totalement opérationnel, que vous pouvez pleinement accéder à la créativité de votre cerveau droit. Ces moments sont par exemple le matin au réveil, le soir après une bonne séance de sport ou tous autres moments faisant appel à vos automatismes physiques comme pendant la conduite de votre voiture par exemple.

Se faire confiance est la clé de la qualité de votre lâcher prise, qui garantira l’atteinte de vos objectifs.

L'utilisation de certaines techniques photographiques peuvent apporter de la créativité à vos photos
L’utilisation de certaines techniques photographiques peuvent apporter de la créativité à vos photos

La production

Cette dernière étape est le moment où vous allez évaluer la qualité de votre créativité.

Passez en revue vos idées du point de vue :

  • pratique,
  • coût de réalisation,
  • réponse à votre besoin initialement exprimé (carte mentale de l’étape 1),
  • avantages et inconvénients,

Si la solution vous convient, il vous reste à construire puis à dérouler le plan d’actions pour la réaliser.

Si malheureusement la solution ne vous convient pas, relisez l’ensemble des informations que vous avez établi à la première étape puis réitérer l’étape 2 d’incubation. Bref, il vous suffit de relancer le processus complet.

Une petite modification en post-traitement peut apporter une touche de créativité qui change radicalement le message de la photo d'origine.
Une petite modification en post-traitement peut apporter une touche de créativité qui change radicalement le message de la photo d’origine.

À retenir

Les points clé de la production créative sont les suivants :

  • Bien définir votre problématique,
  • Rassembler un maximum d’informations autour de celle-ci,
  • Laissez-vous assez de temps pour que votre inconscient travail à votre place,
  • Soyez convaincu de votre capacité à produire des idées créatives et originales,
  • Ayez pleinement confiance en votre capacité de lâcher prise.

Enfin, la qualité de vos idées créatives est directement liée à votre niveau d’exigence tel que vous le faites déjà certainement lors de la sélection des photos que vous partagez. Plus votre niveau d’exigence sera élevé, plus votre tri sera drastique, et plus la qualité perçue de votre production sera élevée.

Ce qui est vrai dans le processus photographique l’est aussi pour le processus de créativité.

Je vous invite à laisser un commentaire vos trucs et astuces que vous avez l’habitude d’utiliser pour stimuler votre créativité.

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Maîtriser l’autofocus de son appareil photo

Maîtriser l’autofocus de son appareil photo est un point essentiel pour la qualité de votre prise de vue. De nos jours, sur les appareils évolués, de nombreuses options sont disponibles pour régler finement son fonctionnement. Dans cet article, je vais vous expliquer les différentes fonctions existantes en m’appuyant sur la marque Nikon. Vous trouverez, bien évidemment, sous un autre nom, les mêmes types de paramètres sur les boîtiers des autres marques.

Qu’est-ce que l’autofocus

Le terme autofocus signifie Auto pour automatique et Focus pour mise au point.

Il s’agit donc d’un automatisme, intégré à votre boîtier d’appareil photo, permettant de réaliser la mise au net automatique de votre photo.

Quel est le principe de base de l’autofocus

L’autofocus est basé sur l’évaluation d’un contraste de luminosité ou de couleur. En fonction de l’analyse locale d’une portion d’image, l’appareil est capable de faire évoluer de façon autonome la bague de netteté de l’objectif. Au fur et à mesure de l’évolution de ce réglage, l’appareil continue d’analyser les transitions de luminosité et de couleur. Une fois qu’il a détecté des transitions suffisamment franches, appareil considère que la mise au point est optimale et fige ce le réglage.

C’est pourquoi, il est important de choisir une zone à fort contraste de luminosité ou de couleur pour aider l’autofocus. Évitez donc de réaliser une mise au point sur un aplat de couleurs unie ou sur une zone sans nuance comme par exemple un ciel bleu sans nuage, un mur blanc lisse sans texture…

Différence entre autofocus continue et statique

Il existe deux grands modes de fonctionnement de l’autofocus :

  • Le mode continue,
  • Le mode statique.

Lorsque le boîtier est paramétré sur le mode continu, l’analyse et la mise à jour de la netteté est continuellement mise à jour tant que l’on reste appuyé sur le bouton de mise au point.

Lorsque le boîtier est paramétré sur le mode statique, la mise au point est faite de façon ponctuelle il reste donc verrouiller tant que l’on ne réitère pas un appui sur la commande de mise au point du boîtier.

Il est bon de savoir que l’utilisation prolongée du mode autofocus continue, sollicite particulièrement la batterie de votre appareil photo. Ceci est dû notamment à l’énergie dépensée lors du pilotage du moteur de la bague de mise au point de l’objectif.

autofocus continu pour les photographie de sport
autofocus continu pour les photographie de sport

Quels sont les réglages possibles

Quel que soit le mode autofocus que vous ayez choisi, son fonctionnement repose sur le choix d’un ou de plusieurs collimateurs.

Les collimateurs sont les petits carrés visibles dans le viseur de votre appareil photo en surimpression. Celui qui est actif est celui qui se différencie par sa couleur ou son épaisseur.

En fonction de la taille du sujet que vous souhaitez prendre en photo, il est possible de définir non pas un seul collimateur, mais un groupe entier le collimateur plus ou moins nombreux. Ceci permet de définir au boîtier une zone plus ou moins large sur laquelle il devra évaluer la netteté de l’image.

Certains boîtiers permettent aussi de modifier automatiquement le collimateur actif en fonction de l’orientation de votre boîtier. Ceci est utile par exemple lorsque vous réalisez du portrait où vous souhaitez faire la mise au point sur le visage de la personne en choisissant un collimateur en partie haute de votre cadre.

En mode autofocus continu, il peut être intéressant de définir la réactivité de l’autofocus en fonction des éléments qui pourrait s’interposer ponctuellement entre l’appareil et le sujet. Ce paramètre indique à l’appareil de laisser plus ou moins de temps avant une réévaluation de la mise au point.

L'autofocus permet aussi de réaliser de magnifique filet
L’autofocus permet aussi de réaliser de magnifique filet

Toujours en mode autofocus continu, en fonction de l’anticipation possible du mouvement du sujet que vous cherchez à photographier, il est possible de choisir le mode suivi 3D. Dans ce cas-là, l’appareil reconnaît le sujet sur lequel vous avez réalisé en premier la mise au point et active de façon automatique les collimateurs en fonction de la position du sujet sur le cadre.

Il est aussi possible d’indiquer à l’appareil photo de toujours réaliser la mise au point sur le sujet le plus proche de l’appareil. Ceci est très pratique lorsque vous cherchez à photographier un sujet très mobile comme par exemple en photo de sport.

Dans quelle situation est-il nécessaire de revenir en mode manuel

Quel que soit le mode autofocus que vous choisirez, celui-ci pourra engendrer un temps de latence au déclenchement.

Dans certaines situations où la mise au point peut-être réaliser une bonne fois pour toute, il peut être intéressant de revenir en mode manuel. Ceci permettra alors de justement garder le maximum de réactivité au déclenchement.

On utilisera par exemple ce réglage, si vous souhaitez réaliser des photos de gouttes d’eau dont les déclenchements doivent être particulièrement synchronisés en fonction de l’impact de celle-ci sur la surface du récipient.

débrailler l'autofocus pour des sujets nécessitant une déclenchement très réactif n'est pas à négliger
débrailler l’autofocus pour des sujets nécessitant une déclenchement très réactif n’est pas à négliger

Une seconde situation qui perturbe les autofocus, est la prise de vue à travers un grillage ou des herbes qui se situerait au premier plan devant votre sujet. Passer en mode manuel évitera de faire pomper votre autofocus qui risquerait d’être indécis entre le grillage et l’animal derrière.

Lorsque vous réalisez une mise au point manuellement, il est toujours possible de se baser sur l’indicateur de netteté à l’intérieur de votre viseur pour vous aider à mieux identifier le plan de netteté réel.

Avec l’apparition des option de Live View, et des possibilités vidéos sur les boîtiers reflex, utilisez l’écran de votre boîtier posé sur un trépied, peut permettre de réaliser une mise au point manuelle de façon extrêmement précise en profitant du zoom d’aperçu de votre écran arrière.

Ce qu’il faut retenir

Les systèmes autofocus sont de nos jours de plus en plus complexes et performants.

l'autofocus associé à une profondeur de champs large permet de garantir la netteté du sujet
l’autofocus associé à une profondeur de champs large permet de garantir la netteté du sujet

Il est important que vous réalisiez suffisamment d’essais en vous aidant de votre manuel afin de maîtriser les différentes possibilités de celui-ci vous permettre d’être pleinement opérationnel le moment venu.

L’autofocus est un système qui doit réellement vous aider à maximiser vos chances de réussite de prise de vue dans des conditions particulières.

C’est pourquoi chaque situation nécessite un paramétrage adapté de votre système autofocus.

Il n’existe donc pas de réglage universel de l’autofocus quelles que soient les conditions dans lesquelles vous utilisez votre boîtier. C’est à vous de savoir définir les cas d’utilisation les plus adaptés en fonction de votre besoin.

C’est seulement au fur et à mesure de l’accumulation de l’expérience et des essais successifs que vous acquerrez la maîtrise de cet outil extrêmement puissant.

l'autofocus continu est essentiel pour garder la netteté sur un sujet se rapprochant de l'appareil photo
l’autofocus continu est essentiel pour garder la netteté sur un sujet se rapprochant de l’appareil photo

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous votre propre usage et paramétrage de votre autofocus afin d’en faire profiter le maximum de personnes.

Je vous invite à vous abonner à mon blog ainsi qu’à ma chaîne YouTube.

Enfin, merci d’avance à tous ceux qui prendront 3 minutes de leur temps pour compléter le sondage qui me permettra de mieux vous aider avec des contenus ciblés sur vos propres besoins.

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5 conseils pour trouver le temps et la motivation de pratiquer la photo

Vous est-il déjà arrivé de vous dire que votre vie quotidienne prend le pas sur la pratique de votre passion telle que le célèbre métro-boulot-dodo? Je vais donc partager avec vous dans cet article quelques astuces qui vous permettront de trouver, malgré tout, la motivation et le temps de pratiquer votre passion.

Je tiens à remercier chaleureusement Tiphaine, Guy, Nathalie et Abdelghani pour m’avoir soufflé le sujet de cet article en ayant complété mon sondage.  À vous quatre, j’espère qu’à travers cet article, j’aurai apporté quelques réponses à votre problématique de temps et de motivation. N’hésitez pas à réagir en commentaire de l’article, si vous souhaitez que je sois plus précis sur certains points.

Si vous aussi, vous souhaitez que je répondre à vos questions, ou vos difficultés, je vous invite à compléter mon sondage, trois minutes suffisent.

1. Loin des yeux, loin du cœur

Tout le monde connaît cette expression concernant les relations humaines. Cependant, elle s’applique aussi à tout ce qui nous entoure et notamment aux activités qui nous plaisent.

Si nous ne faisons pas en sorte dans notre vie quotidienne, d’être un tant soit peu sollicité par des activités que l’on aime pratiquer, nous allons tout simplement ne pas y penser et oublier trop souvent que nous avons cette passion.

Une fois ce concept compris, il s’agit de placer dans nos environnements quotidiens, de manière bien évidente, quelques accessoires évoquant cette passion.

Dans le cadre de la photographie, je peux vous conseiller de :

  • Afficher des photos que vous avez réalisées et dont vous êtes fier,
  • Disposer du matériel photo bien en évidence sur des étagères,
  • Afficher un exemple de photo inspirante que vous souhaiteriez réaliser en fond d’écran de votre ordinateur,
  • Vous abonner à des blogs ou autres magazines qui vous proposera régulièrement du contenu en rapport avec cette passion.

Cette liste est bien sûr non-exhaustive. Je vous invite d’ailleur à être créatif, pour trouver par vous-même vos propres solutions qui vous stimuleront à tout moment de la journée. Que ce soit dans votre activité professionnelle ou votre vie personnel, restez ainsi connecté à votre passion.

2. Trouvez-vous un ami de passion

Pratiquer sa passion à plusieurs est souvent une bonne source d'inspiration pour découvrir de nouvelles compétences et savoir-faire.
Pratiquer sa passion à plusieurs est souvent une bonne source d’inspiration pour découvrir de nouvelles compétences et savoir-faire.

Pratiquer une activité de façon totalement solitaire, n’est pas forcément la meilleure manière pour se motiver tous les jours.

C’est la raison pour laquelle

  • vous inscrire à un club photo,
  • ou partager votre passion avec un ami passionné,

peuvent grandement vous aider à réaliser des nouveaux projets.

C’est ainsi une manière de découvrir un autre point de vue que le vôtre sur votre passion commune et ainsi découvrir de nouveaux savoirs-faires et connaissances dans le domaine.

3. Construisez un projet

Pour avancer, aller de l’avant, il est souvent nécessaire de se définir une destination.

Dans le cadre d’une passion, c’est un petit peu la même chose. Si vous êtes capable de vous définir un objectif, qui comporte un minimum de challenge vis-à-vis de vos compétences actuelles, vous serez d’autant plus motivé à découvrir et acquérir de nouvelles connaissances afin de relever votre propre défi.

Le but est nullement de se fixer un objectif inatteignable, de part le temps que vous pourrez y consacrer, ou par des moyens matériels hors de portée de votre budget.

Au contraire, cherchez plutôt à développer des idées créatives basées sur les moyens à disposition, vous obligeant à sortir de votre zone de confort, en stimulant votre créativité et vous incitant à acquérir de nouvelles connaissances pour vous aider à le réaliser. Avoir un ami de passion est dans ce cas très utile comme expliqué au point précédent.

4. Gérer votre planning

Trop souvent, nos plannings sont remplis par nos contraintes quotidiennes comme par exemple :

  • Aller chez le coiffeur,
  • Faire les courses,
  • Rendez-vous chez le médecin,
  • Réunion parents-profs à l’école,

Trouvez-vous normal que tous les jours dans votre agenda, vous laissez totalement de côté la pratique de votre passion ? Personnellement, je trouve que non.

Si vous avez une passion, c’est que celle-ci est importante pour vous et votre équilibre. Il est donc logique et naturel d’accorder dans votre gestion du temps, une part non-négligeable consacrée à celle-ci.

Tout ceci pour dire, que souvent la problématique n’est pas une histoire de temps disponible, mais bien de priorité que l’on doit se définir. Ayez l’honnêteté envers vous-même de respecter ce que vous aimez faire et d’y apporter à sa juste valeur le temps nécessaire pour pratiquer votre passion.

S'organiser pour préparer sereinement ses projets est un un gage de réussite et un bon moteur pour réaliser de plus grands challenges...
S’organiser pour préparer sereinement ses projets est un un gage de réussite et un bon moteur pour réaliser de plus grands challenges…

5. Autorisez-vous des pauses

Avec la mise en place de tout ce que je viens de vous dire sur les 4 premiers points, vous rencontrerez une problématique de motivation sur la durée. En fonction des événements de notre vie, il est normal que notre taux de motivation pour notre passion ne soit pas constamment au même niveau.

Notre cerveau a toujours besoin d’une certaine part de variétés, pour qu’il puisse garder un bon niveau de concentration et d’efficacité. Si vous êtes constamment en train de penser à votre passion, il arrivera un moment ou un autre, où votre cerveau saturera. Vous aurez eu beau vous organiser de la meilleure manière possible, vous deviendrez mentalement incapable de continuer à pratiquer votre passion.

Ceci est totalement normal. En aucun cas, vous devez culpabiliser dans ces moments-là.

Si je prends l’exemple de mon cas personnel, j’ai plusieurs centres d’intérêt :

J’ai pris l’habitude d’alterner entre ces domaines. Cela me donne une certaine forme de variété permettant de fournir à mon cerveau suffisamment d’oxygène pour ne pas se saturer par une unique activité.

Il est donc important à certaines périodes, de totalement oublier votre passion sans aucun scrupule, car cela fait partie intégrante de la pratique de celle-ci.

C’est le cas par exemple en musique. Répéter ses gammes est nécessaire pour gagner en dextérité. Cependant, il arrivera un moment où vous aurez beau les répéter, encore et encore, vous n’arriverez plus à progresser. Ce sera le signal où vous devrez laisser cette gamme de côté pour mieux savoir y revenir plus tard. C’est un peu comme si votre cerveau devait digérer l’ensemble des nouvelles connaissances que vous lui avez fourni.

C’est exactement la même chose en photographie ou en tout autre domaine.

Ce qu’il faut retenir

Mettez en place un ensemble de pratiques et astuces, tel que les exemples que je vous ai proposés ci-dessus, ou ceux que vous aurez trouvé par vous-même afin de stimuler votre intérêt pour votre passion.

Mais n’oubliez pas non plus, de rester à l’écoute de votre cerveau de manière à éviter de le saturer et risquer de rester bloqué comme face à un mur invisible.

De façon générale, toutes ces astuces sont là pour mieux savoir manager votre motivation personnelle. Déjà le fait de prendre conscience que votre motivation est la clé de votre réussite, vous permettra de progresser dans votre domaine et prendre encore plus de plaisir.

Si vous avez des compléments d’information ou des remarques à faire sur cet article, je vous invite à les laisser en commentaire ci-dessous. De plus, je vous invite à vous abonner au blog afin de ne pas risquer de manquer la sortie des prochains articles et ainsi recevoir gratuitement mon livre “sur le chemin de votre INSPIRATION”. Enfin, si vous avez des difficultés dans votre pratique de la photographie ou du photomontage, afin de me permettre de mieux répondre à vos besoins, je vous invite encore une fois à répondre à mon sondage.

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Technique photo ou comment se servir de son matériel

Fonctionnalités des boîtiers photos

Les boîtiers, aujourd’hui, sont de plus en plus complexe et fourni en fonctionnalités diverses plus ou moins utiles. Quand on débute la photographie, cela peut-être déroutant. Je vous propose donc dans cet article, la revue des fonctionnalités à maîtriser en premier.

Avant de commencer à proprement dit cet article, je souhaite remercier Marc qui a complété mon sondage en me posant la question suivante : “TRIER ET CLASSER PAR PRIORITÉ LES FONCTIONS UTILES DE CELLE GADGET”. Si vous aussi, vous avez des interrogations, je vous invite à me les poser en complétant le sondage.

Évidemment, comme chaque marque possède sa propre ergonomie, je ne peux pas vous décrire précisément les actions à réaliser sur votre propre boîtier. Je vous invite donc à consulter votre manuel, et à réaliser suffisamment de tests et d’exercices pour que vous puissiez totalement intégrer ses fonctionnalités.

Les réglages essentiels pour produire une photo

Paramètres de l’exposition

Le but premier de votre appareil photo, et de produire une image représentant la scène que vous cadrez. Tel que je l’ai déjà expliqué dans mon article expliquant les paramètres de l’exposition, il est important de se reporter au manuel de son boîtier afin de savoir régler les paramètres influents. Pour rappel, ceux-ci sont :

  • L’ouverture du diaphragme,
  • Le temps d’exposition,
  • La sensibilité ISO.

De manière classique sur les appareils photo, vous trouverez 4 modes pour vous assister plus ou moins à effectuer ce réglage :

  • P : auto programmée,
  • S : auto à priorité vitesse,
  • A : auto à priorité ouverture,
  • M : manuel.

Il ne faut pas voir en ces modes, une forme de niveau de maîtrise de la photographie. J’attire votre l’attention sur ce point, car nous entendons souvent dans le milieu de la photo, qu’on n’est pas photographe tant qu’on ne photographie pas uniquement en mode manuel. Ceci est totalement ridicule. L’intérêt de ces modes, est uniquement de répondre à un besoin spécifique en fonction des circonstances de prise de vue dans lesquelles vous vous trouvez. Par exemple, si vous vous trouvez dans une situation où la lumière change très rapidement et de façon aléatoire, que le sujet que vous photographier est en mouvement erratique, vous risquez de perdre énormément de scène intéressante simplement par le manque de temps pour réaliser systématiquement les réglages des paramètres d’exposition manuellement.

La qualité d’une photo est beaucoup plus liée à ses aspects créatifs que purement technique. C’est pourquoi ces automatismes sont disponibles dans le but de permettre aux photographes de focaliser leurs attentions sur le déclenchement au moment idéal où le cadrage est le plus harmonieux, tout en se libérant au maximum de l’aspect technique nécessaire à une bonne exposition par exemple.

Ces quatre modes n’influent pas sur la sensibilité ISO de votre boîtier. Depuis quelques années maintenant, est apparu la fonctionnalité ISO automatique. Comme précédemment, cet automatisme permet de faciliter le travail technique du photographe. Nous avons tous conscience que plus la sensibilité est élevée, et plus l’image finale comportera du bruit numérique. Bien maîtriser cette fonctionnalité, notamment en limitant la plage de réglage automatique de la sensibilité, permet de garantir un niveau de qualité compatible avec nos attentes tout en se libérant l’esprit de ce paramètre.

La mise au point

Au-delà de l’exposition, la mise au point d’une photo, c’est-à-dire la netteté du sujet, et une donnée importante de la qualité de votre cliché.

Au fur à mesure de l’évolution des appareils photo, les fonctionnalités autour de l’autofocus se sont particulièrement développées.

De manière basique, il existe trois modes principaux concernant la mise au point.

  • La mise au point statique,
  • La mise au point continue,
  • La mise au point manuelle.

Le mode statique, permet de réaliser la mise au point ponctuellement afin qu’elle reste figée même si votre sujet bouge.

Le mode continue, permet de réaliser une mise au point verrouillée sur votre sujet et se mettra automatiquement à jour tant que vous resterez appuyer sur le bouton.

Enfin, avec le dernier mode, comme son nom l’indique, se sera à vous de modifier la mise au point en actionnant la bague de mise au point de votre objectif en fonction de ce que vous verrez dans le viseur.

De nombreuses fonctions sont paramétrables pour régler finement le comportement des systèmes autofocus. Le principe de base de celui-ci, et qu’il est nécessaire d’indiquer au boîtier, la zone où se trouvera le point de netteté de votre image. A savoir que de nos jours, il est tout à fait possible, de choisir que se soit le boîtier qui définisse lui-même le lieu de netteté de votre cliché.

Des livres entiers ont été écrits pour décrire et expliquer l’ensemble des différentes fonctionnalités disponibles concernant l’autofocus. Ceci méritera un article spécifique ultérieur. En attendant, je vous invite à vous reporter à votre manuel.

Nous venons de finir la liste des fonctionnalités essentielles de votre appareil photo. Cela semble certainement peu, mais ce sont bien là, les seules fonctionnalités de base nécessaires à la réalisation d’une photo. L’ensemble des autres fonctionnalités de votre boîtier, sont uniquement présentes pour vous faciliter le choix des réglages techniques en automatisant un certain nombre d’opérations.

Pour information, il existe des techniques encore plus simple tel que le sténopé. Mais cela sort du propos de cet article.

Principales fonctionnalités utiles

Par fonctionnalité utile, je veux dire fonctionnalité qui permet de vous faciliter grandement vos prises de vue.

Ici, je vais partager avec vous celles que j’utilise personnellement.

Gardez à l’esprit que l’utilisation de ses fonctionnalités doit simplement répondre à vos propres besoins ergonomiques. Il n’y a pas de paramétrage universel qui satisferait l’ensemble des photographes. C’est notamment la raison pour laquelle les boîtiers ont de plus en plus de boutons programmables dans le but de les customiser en fonction de chaque utilisateur.

Dissocier la mise au point du déclenchement

Représentation de la commande de mise au point autofocus sur les boîtiers NIKON
Représentation de la commande de mise au point autofocus sur les boîtiers NIKON

Par défaut, la majorité des boîtiers ont un bouton déclencheur à 2 niveaux permettant d’activer l’autofocus à mi-course puis de déclencher la prise de vue en fin de course. Ceci a du sens, car avant de prendre une photo, il est important que votre sujet soit net.

Cependant en fonction de la réactivité de l’autofocus de votre boîtier, ce paramétrage risque d’augmenter le temps de réponse de votre prise de vue. Dans le cas où vous faites de la photo sportive par exemple ceci peut avoir un impact fortement néfaste.

C’est la raison pour laquelle j’ai paramétré mon appareil photo afin que la mise au point soit réalisée de manière indépendante en appuyant sur le bouton AF-ON. Le second avantage, est ainsi de pouvoir constamment rester en mode mise au point continue tout en gardant la possibilité de réaliser une mise au point ponctuelle par un appui bref sur ce bouton. Ainsi, je n’ai plus à perdre de temps à changer de mode autofocus.

Mode rafale

Représentation de la commande du mode rafale sur les boîtiers NIKON
Représentation de la commande du mode rafale sur les boîtiers NIKON

En fonction du niveau de gamme de votre boîtier, celui-ci vous permettra de réaliser un certain nombre de photos en mode rafale à une cadence plus ou moins élevée.

Je paramètre constamment, mon boîtier sur le mode rafale à 7 images par seconde. La raison en est, qu’à cette fréquence, je reste capable de prendre une photo unique si je le souhaite par un appui suffisamment bref, tout en me réservant la possibilité  de profiter instantanément du mode rafale en restant appuyer sur le déclencheur. Je ne suis personnellement plus capable de réaliser une photo unique si j’augmente cette fréquence.

De nouveau, ce mode de fonctionnement me permet d’éviter de modifier des paramètres constamment par les menus ou autres combinaisons de touche.

Mode manuel, auto ISO et compensation d’exposition

J’ai personnellement pris l’habitude de fonctionner avec le mode manuel. Ceci me permet de définir la profondeur de champ et mon taux de flou de mouvement à tout instant. Cependant en fonction des conditions de luminosité, quand celles-ci sont variables, il m’arrive fréquemment de paramétrer mon boîtier avec l’automatisation de la sensibilité ISO.

C’est le compromis que j’ai personnellement trouvé pour garder suffisamment de contrôle sur l’aspect visuel de mes photos tout en gardant une certaine simplicité au niveau de l’exposition.

Lorsque mon boîtier est paramétré ainsi, afin de garder le contrôle sur la tonalité de mon cliché, je pilote le rendu de l’exposition de l’image par le réglage de la compensation d’exposition.

Représentation de la commande de compensation d'exposition sur les boîtiers NIKON
Représentation de la commande de compensation d’exposition sur les boîtiers NIKON

Fonctionnalités spécifiques

Pour moi, il s’agit des fonctionnalités utiles ponctuellement en fonction de leurs aspects créatifs. C’est pourquoi, il est intéressant de connaître leur existence ainsi que leur mise en œuvre afin de pouvoir en profiter, les moments venus.

Bracketing et mode rafale

Quand les conditions de lumière son extrême, et que la dynamique de mon capteur ne suffit pas à enregistrer l’intégralité des niveaux de luminosité, je n’hésite pas à réaliser une série de photos dans le but d’en faire un montage HDR.

Afin de ne pas m’obliger à toujours utiliser un pied photo, j’ai souvent recours à l’utilisation du bracketing automatique associé au mode rafale.

L’idée de cette technique, et de réaliser 3 photos d’affilé le plus rapidement possible afin de limiter au maximum le changement de cadrage dû à la prise de vue à main levée. Personnellement, la cadence de 7 images par seconde me donne de très bons résultats.

Temporisation du miroir

Lors de prise de vue sur pied, notamment en macrophotographie, où la moindre vibration peut induire un flou de bouger sur l’image, il est intéressant de limiter l’impact du mouvement mécanique lors de la remontée du miroir. Pour ce faire, vous pouvez activer l’option de verrouillage du miroir, qui permet d’insérer une temporisation de quelques secondes entre la remontée de celui-ci et l’enregistrement de la photo par le capteur.

Surexposition

Du point de vue créatif, il peut être intéressant de mixer deux prises de vue différentes directement sur votre boîtier dans le but de créer un rapport entre deux éléments physiquement dissociés. Cependant, je conseille de plutôt réaliser ce type de traitement en post-traitement de manière à mieux maîtriser le rendu final.

Timelapse

Réaliser un timelapse, reviens déclencher votre appareil photo à intervalles de temps réguliers. Cette possibilité permet par exemple, de prendre en photo l’éclosion d’une fleur sans être obligé de passer notre journée devant pour juste appuyer sur un bouton sans aucun autre intérêt.

Que faut-il retenir de tout ça ?

Assumer-vous

Le premier point qui me semble être le plus important, et qu’en aucun cas vous devez vous conformer à l’utilisation de votre matériel en fonction de la pratique d’un autre photographe. L’utilisation d’un appareil photo, au même titre que n’importe quel autre outil créatif, doit être guidé uniquement par votre propre besoin d’ergonomie.

Si je fais le parallèle avec la pratique de la guitare, de nombreux styles de jeux différents existent et ont permis de réaliser de magnifiques morceaux de musique techniquement très différents. (gratter les accords, jouer des arpèges, faire des solos en tapping…)

C’est pourquoi votre propre manière d’utiliser votre matériel fait partie intégrante de votre processus de créativité. Ne négligez pas cet élément, car c’est aussi une manière de vous différencier et de limiter les aspect banals de vos photos. Assumer vos différences vous permettra aussi et surtout de construire votre propre style.

Votre boîtier n’est qu’un outil

Comme nous avons pu le voir, les boîtiers photo d’aujourd’hui sont extrêmement complexes et mettent à disposition une multitude de fonctionnalités dans le but de vous faciliter le travail de prise de vue.

Il est totalement inutile, d’acheter ce type de matériel si vous n’envisagez pas d’utiliser ne serait-ce que ponctuellement une majorité de ces fonctionnalités.

Évidemment au fur et à mesure de l’évolution des appareils photo, la qualité des images générées est effectivement de plus en plus élevés. Mais ceci ne justifie pas le coût des appareils moyen ou hauts de gamme, car la qualité d’image des boîtiers d’entrée de gamme est largement similaire.

Laissez-moi en commentaire en vos propres pratiques et réglages de votre appareil photo et si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à vous inscrire à la newsletter pour recevoir mon livre gratuit. N’oubliez pas non plus de partager cet article !

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Comment retoucher les photos exposées à droite

Une bonne manière d’éviter d’avoir trop de bruit dans les basses lumières d’une photo est d’exposer celle-ci à droite. Pour ce qui est de la prise de vue, je vous renvoie à l’article en question. Cependant, le travail n’est pas fini, car la plupart du temps, il est nécessaire de retoucher cette photo afin de retrouver des tons cohérents avec le rendu de la scène initiale. Dans cet article, je vous propose donc quels sont le réglages de base qu’il sera nécessaire de faire pour retoucher les photos exposées à droite.

Mise en évidence du bruit dans les tons sombres

J’ai photographié deux fois la même scène cadrée rigoureusement pareil. Une première fois avec l’exposition automatique de mon boîtier, puis une seconde fois avec une exposition corrigées sur la droite.

Sur les deux images brutes suivantes, nous voyons bien la différence de tonalité due à la différence des réglages de l’exposition.

Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Première image de référence avec une exposition normale (automatique)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l'histogramme)
Seconde image de référence avec une exposition optimisée (à droite de l’histogramme)

Après l’application de la méthode de retouche décrite ci-dessous, j’ai donc obtenu un rendu similaire pour les deux clichés.

Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la première image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche
Rendue de la seconde image de référence après retouche

C’est en regardant attentivement sur un détail dans les tons sombres que l’on voit clairement la présence de bruit. Voici ces deux détails photographiés ci-dessous :

Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres
Illustration du bruit dans les zones sombres

On voit clairement que le niveau de bruit de la première photo (exposition automatique) est nettement supérieur à celui de la seconde photo (exposition à droite). En fonction de la scène que vous photographierez, votre rendu final sera plus ou moins dégradé.

Il est à noter aussi, que moins le capteur est performant et plus vous constaterez d’écart de qualité entre ces deux méthodes.

J’attire votre attention sur le fait que mon exemple a été réalisé avec un Nikon D5, reconnu pour avoir l’un des meilleurs capteurs sur le marché actuellement.

Maintenant que vous avez constaté la différence de qualité, je vous explique dans le paragraphe suivant les grandes lignes de la retouche sous lightroom ou Camera Raw d’une photo prise avec une exposition à droite.

Ajustements globaux sous Lightroom ou Camera Raw

Pour rappel, il est important que votre fichier soit au format RAW. Si vous ne savez pas pourquoi, je vous invite de nouveau à relire l’article que je vous ai cité dans le chapitre d’introduction.

Le premier travail à réaliser, est de déplacer le slider d’exposition au niveau que vous souhaitez. Ainsi, vous obtiendrez une luminosité assez proche de l’ambiance réelle de la scène que vous avez photographiée.

Le second travail à réaliser, et l’équilibre de l’histogramme au niveau de ses deux extrémités. Pour ce faire vous allez déplacer les sliders du “point blanc” et du “point noir” de manière à venir coller les premières informations de l’histogramme sur chacune des extrémités. Cette manipulation permet de profiter de l’ensemble du spectre de luminosité disponible sur une photo 8 bits.

Une fois fait, vous pouvez commencer à jouer avec les sliders “tons sombres” et “tons clairs” pour  mieux mettre en évidence les détails des zones sombres ou claires de votre image.

N’hésitez pas à retoucher un petit peu les points blancs et points noirs si besoin en fonction les modifications apportées au fur à mesure.

Aspects créatifs

Ce que je viens de vous expliquer dans les paragraphes précédents, est un processus de retouche permettant d’obtenir une image standard et uniquement descriptive. Il est néanmoins plus intéressant d’apporter une touche créative à vos photos de manière à vous démarquer des autres photographes.

Cet article n’est pas destiné à vous expliquer des techniques de retouches créatives, mais j’en profite néanmoins pour attirer l’attention sur les points suivants.

La qualité technique n’est pas une finalité

Chercher à avoir la meilleure qualité technique d’un cliché, en utilisant des techniques tel que l’exposition à droite par exemple, n’est absolument pas le moyen de faire en sorte que ces photos se démarqueront des autres photographes.

Il est important de comprendre que, la qualité d’une photo est particulièrement associée à son contenu, au regard du photographe, à l’émotion qu’elles vont provoquer chez les spectateurs et au message que le photographe souhaite intégrer à l’intérieur.

La qualité des appareils photo d’aujourd’hui est largement suffisante

Le second point que je souhaite évoquer avec vous, est qu’aujourd’hui la qualité des capteurs  est telle, que la qualité technique du cliché sera largement suffisante pour réaliser la majorité de vos photographies. C’est pourquoi apprendre ce type de technique est plus qu’accessoire par rapport à développer votre regard photographique.

Ceci est d’autant plus important de nos jours, de part le fait que la photographie s’oriente de plus en plus vers la production d’images. Ceci est notamment le point essentiel que j’ai retenu lors de ma dernière visite du Salon de la Photo de Paris dont j’étais officiellement partenaire. Je vous invite à relire l’article en question pour avoir plus de détails sur ce sujet crucial !

Merci de partager en commentaire vos remarques et retour d’expérience. Je suis d’ailleurs curieux de connaître vos points de vue à propos de l’importance des aspects techniques par rapport aux aspects artistiques.

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Créativité, propulseur de motivation...

Photos de printemps

Nous voilà déjà à la fin du mois de février, et il nous reste plus que quelques semaines avant que nous arrivions au printemps. Cette saison est pour moi est l’une des plus intéressantes en terme de photographie, car la nature est en total renouveau et arbore de magnifiques couleurs baignées dans une luminosité splendide.

Bien évidemment la saison n’arrive pas du jour au lendemain, et dès maintenant nous pouvons découvrir de magnifiques premières fleurs toutes fraîches sorties de terre. C’est donc la raison pour laquelle, je propose dès à présent de partager avec vous quelques conseils pour profiter dès à présent de ce que la nature commence à nous offrir à photographier.

Les couleurs

Fleurs du printemps
Fleurs du printemps

Ce qui caractérise peut-être le mieux visuellement la saison du printemps, et la présence de couleur vive et lumineuse qui apparaissent de jour en jour au fur à mesure que la nature reprend vie. C’est pourquoi lors de vos sorties de photos, je vous invite à vous concentrer sur la mise en avant de la multitude de teintes que vous allez croiser. Votre mission sera de les mettre en valeur les unes par rapport aux autres par exemple.

Au fur et à mesure de l’avancée dans la saison, les quelques touches colorées isolées deviendront de grandes surfaces flamboyantes. Ceci fera évoluer vos possibilités de cadrage et de mise en valeur de celles-ci.

Bien que nous ne soyons pas capables de voir de nos propres yeux la progression de la pousser des plantes, à cette époque de l’année, l’évolution de la nature jour après jour est néanmoins spectaculaire. N’hésitez donc pas à venir, puis revenir au même endroit à quelques jours d’intervalle, afin de redécouvrir un lieu totalement métamorphosé.

La lumière

La lumière est souvent "magique" au printemps
La lumière est souvent « magique » au printemps

Entre le 20 mars et le 21 juin, l’altitude maximale du soleil passera de 45 degrés à 68 degrés. Ceci est intéressant notamment pour réaliser des photos en contre-jour. En effet, il vous sera plus facile de profiter de lumières rasantes en début de saison.

De plus tant que les arbres ne seront pas encore recouverts de leurs feuilles, vous aurez d’autant plus de luminosité au sol. Ceci vous aidera notamment à réaliser des clichés plus contrastés.

Une manière technique de bien mettre en évidence la luminosité, et de réaliser quelques photographies en noir et blanc. Ceci est d’autant plus adapté pour mettre en évidence les forts contrastes.

La météo

Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.
Au printemps les conditions météo sont très changeantes.

Nous venons de parler de la luminosité de cette saison, il est à rappeler qu’elle est en forte dépendance avec la météo du moment. Au printemps, la météo peut effectivement être assez changeante ce qui nous permettra de pouvoir profiter de brumes matinales, de couchers de soleil lumineux, de la présence de pluie qui nous permettra de jouer avec les reflets des flaques d’eau par exemple, et encore plein d’autres états différents.

Toutes ces conditions différentes apporteront des ambiances d’autant plus riches à vos clichés même si vous revenez toujours aux mêmes endroits de prise de vue.

Je ne peux que vous conseiller alors, quelle que soit la météo, de toujours sortir avec votre appareil photo pour immortaliser le moindre instant, et le moindre changement réalisé par la nature jour après jour.

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Photomontage et post-traitement

Comment réaliser ses textures seamless ou tileable

Pour réaliser des compositions graphiques réalistes en image de synthèse ou en photomontage, il est intéressant de pouvoir s’appuyer sur des ressources graphiques. Celle dont je vais vous parler aujourd’hui est les textures seamless ou tileable. Bien que de nombreuses textures soient directement disponibles sur le web gratuitement ou non, il reste intéressant de savoir réaliser ses propres ressources pour se distinguer des autres auteurs, mais aussi pour savoir reproduire fidèlement un environnement connu réel.

Que signifie seamless ou tileable

Le terme seamless signifie en anglais “sans couture” et le terme tileable signifie applicables sous forme de tuiles.

Ces termes qualifie donc des textures qui peuvent se placer les unes à côté des autres sans que les jonctions entre elles soient particulièrement visibles.

Quand utiliser ce type de texture

Elles sont utilisées en image de synthèse pour créer les matériaux des objets 3d. L’un des usages classiques de ce type de texture est le mur de briques.

En photographie, celles-ci peuvent aussi être utilisées pour créer des effets de texture sur des images trop propre. Par exemple, on pourra ajouter une texture de peinture craquelée si on souhaite faire un effet vieux tableau à l’huile à partir d’une photo récente.

Précautions à prendre à la prise de vue

Afin de pouvoir travailler efficacement la texture dans Photoshop CC, il est nécessaire de prendre en considération quelques paramètres importants dès la prise de vue.

Netteté uniforme

La netteté de la texture doit être uniforme. Il ne s’agit donc pas de jouer avec des effets de profondeur de champ. Pour se faire, placez-vous bien perpendiculairement par rapport à la surface de la texture et utilisez une profondeur de champ suffisante pour que l’ensemble du relief soit net.

Éclairage uniforme

Afin de faciliter l’assemblage des bords, il est important qu’il n’y ait pas plus de lumière à droite qu’à gauche de l’image par exemple. Pour ce faire, utiliser un éclairage le plus diffus possible, réalisé par exemple avec une boîte à lumière de grand taille par temps gris.

Perspective

Si nous reprenons l’exemple de notre mur de briques, il est important que la photo soit prise de manière à ce ce qu’il n’y ait pas de déformation due aux perspectives. Sans cette précaution, les briques paraîtront plus petites d’un côté que de l’autre et le raccordement ne pourra se faire correctement.

Traitement sous Photoshop

Dans la vidéo suivante, je vous explique et vous montre comment réaliser les traitements dans le logiciel.

Pour appel, en dessous de cette vidéo, je vous rappelle les points essentiels de celle-ci :

  • Corriger les perspectives avec l’outil « Transformation » de Lightroom Classic CC ou « Outil correction de perspective par recadrage » de Photoshop,
  • Recadrer l’image au juste nécessaire dans le cas d’un motif à reproduire comme un carrelage,
  • Uniformiser la luminosité de l’image avec le filtre « passe-haut… » en mode luminosité
  • Reproduire et déplacer le bord large pour effacer la première jonction,
  • Décaler la l’image sur le second axe pour pouvoir travailler la seconde bordure avec le filtre « Translation… »,
  • Adoucir la bordure avec l’outil « Tampon de duplication »ou « Correcteur ».
  • Ajuster éventuellement les contrastes avec un calque de « Courbes » ou de « Niveaux »
  • Ajouter éventuellement un calque « Couleur unie… » en mode « Couleur ».

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Comprendre la technique de l’exposition à droite de l’histogramme

Pour pleinement utiliser les capacités du capteur de votre appareil photo, il faut avant tout comprendre en profondeur comment fonctionne l’enregistrement des données de celui-ci. Cet article est justement rédigé pour vous expliquer cela. De plus, vous saurez alors quand, pourquoi et comment mettre en oeuvre la technique de « l’exposition à droite de l’histogramme ».

La mesure de la lumière en photographie

En photographie, la mesure de la lumière est exprimée en Diaphs, IL ou EV, c’est-à-dire en nombre de crans de fermeture du diaphragme. La particularité de cette mesure est qu’entre chaque cran, on divise ou on multiplie par 2 la quantité de lumière.

A savoir que l’étendue de luminosité que l’on trouve dans la nature est extrêmement large. Voici quelques valeurs typiques d’éclairement d’une scène.

  • Soleil : 100000 lux
  • Ciel gris : 25000 lux
  • Intérieur : 100 lux
  • Lumière à la bougie : 10 lux
  • Pleine lune : 0.2 lux

 

Limite de la dynamique du capteur

Quel que soit le système mise en œuvre pour capturer une image, celui-ci fonctionne sur une plage de valeur de niveaux de luminosité limitée. C’est exactement la même chose que pour un triple décimètre qui saura mesurer des distances qu’entre 0 et 30 centimètres.

L’étendue de cette plage est appelée dynamique du capteur : écart entre la luminosité la plus sombre et la plus claire.

Pour se fixer les idées, voici des ordres de grandeur de dynamiques de différents systèmes :

  • Œil : 27 IL
  • Négatif N&B : 14 IL
  • Reflex numérique : 8 ou 10 IL
  • Compact : 6 IL
  • Papier photo : 7 IL

Cette limitation technique impacte fortement le rendu photographique d’une scène à forts contrastes. Votre capteur n’aura probablement pas la capacité d’enregistrer l’ensemble des niveaux de luminosité de la scène. L’image présentera alors des zones bouchées (aplats noirs) ou des zones cramées (aplats blancs).

 

Précision de la mesure

Pour avoir un rendu fidèle de la scène, il est important d’avoir assez de finesse dans les nuances de luminosité de l’image produite. C’est ici qu’intervient l’importance du choix du format de fichier d’enregistrement de son appareil.

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, en fonction du type de fichier, la précision d’enregistrement peut être plus ou moins importante. Pour rappel, un fichier de type JPG (8bits) pourra restituer que 256 niveaux de luminosité alors qu’un fichier RAW codé sur 12bits, 14bits ou 16bits pourra enregistrer respectivement 4096, 16384 ou 65536 niveaux de luminosité.

Si nous reprenons l’exemple de notre triple décimètre, on peut dire :

  • Avec un codage sur 8 bits (28 = 256) => 30cm / 256 = 0.12cm soit une précision au millimètre.
  • Avec un codage sur 12 bit (212 = 4096) => 30cm / 4096 = 0.007cm soit une précision de l’ordre du centième de millimètre.

 

Non-linéarité du fichier d’enregistrement

C’est ici que les choses se corsent. Dans l’exemple du triple décimètre, les 30 cm sont divisés en 300 portions de distance toutes égales les unes avec les autres de 1 mm.

Dans le cadre de l’enregistrement numérique des données du capteur, ce n’est pas le cas. L’échelle est logarithmique. C’est-à-dire que chaque division de l’ensemble n’ont pas la même taille.

Voici la différence entre une échelle linaire et logarithmique dans le cas d’un triple décimètre :

Différence entre une échelle linaire et logarithmique
Différence entre une échelle linaire et logarithmique

 

Pour ce qui est des fichiers RAW, les tons clairs de luminosité sont de plus en plus détaillés. Ceci est dû au traitement binaire des données par l’électronique de l’appareil.

Voici donc sous forme de graphique la correspondance de l’ensemble. On se rend donc compte que 75% des informations du fichier concernent uniquement les 30% de tons de luminosité les plus clairs de la dynamique du capteur.

Représentation de la non-linéarité du niveau de détail du fichier d'enregistrement.
Représentation de la non-linéarité du niveau de détail du fichier d’enregistrement.

En conclusion

Pour profiter au maximum de la capacité du capteur de votre appareil photo, il faut donc s’arranger pour avoir un maximum de luminosité dans l’image en prenant bien garde à ne pas pour autant dépasser sa capacité et risquer de cramer les hautes lumières qui ne seraient donc pas enregistrées dans le fichier.

C’est alors au post-traitement, lors du développement de votre fichier RAW, que l’on pourra rétablir l’équilibre des tons de l’image pour lui rendre un visuel naturel.

 

Exposition à droite, mode d’emploi

Maintenant que nous avons compris la mécanique interne de l’enregistrement des données, abordons la mise en oeuvre pratique de « l’exposition à droite ».

 

La première chose à faire attention, c’est de ne pas avoir sa photo bouchée ou cramée. Dans le premier cas, l’histogramme sera tronqué sur à gauche et dans le second cas, l’histogramme sera tronqué sur la droite comme le montre les histogrammes suivants :

Représentation d'un histogramme calé sur la gauche caractéristique d'une image présentant des zones bouchées.
Représentation d’un histogramme calé sur la gauche caractéristique d’une image présentant des zones bouchées.

Représentation d'un histogramme calé sur la droite caractéristique d'une image présentant des zones cramées.
Représentation d’un histogramme calé sur la droite caractéristique d’une image présentant des zones cramées.

La plupart du temps, si vous avez fait attention à ce premier point vous devriez avoir un histogramme classique ressemblant au suivant :

Représentation d'un histogramme équilibré, mais non optimisé.
Représentation d’un histogramme équilibré, mais non optimisé.

De plus, l’aperçu de votre photo sur l’écran de votre boitier devrait correspondre à une exposition correcte de la scène photographiée. C’est typiquement le type d’histogramme que produisent les automatismes de votre boîtier des modes P, S ou A.

 

C’est à ce moment qu’il faudra vous faire violence en surexposant légèrement votre photo de manière à ce que le bord droit de votre histogramme vienne mourir juste à la limite droite de l’histogramme comme le montre l’image ci-dessous :

Représentation d'un histogramme optimisé et correctement calé sur la droite.
Représentation d’un histogramme optimisé et correctement calé sur la droite.

Utiliser la commande de correction de l’exposition de votre boîtier en augmentant progressivement sa valeur au fur et à mesure des essais. Ne soyez pas surpris si votre aperçu semble surexposé, car justement, c’est ce que nous souhaitons.

En effet, toute cette technique n’a de sens que :

  • Si vous shootez en RAW,
  • Si vous prendrez le temps de retoucher votre photo pour corriger les tons de l’image finale de manière à retrouver l’ambiance de la scène initiale.

 

Piège de l’histogramme de l’appareil photo

Dernier petit point important. Comme nous l’avons vu, cette technique permet d’utiliser au maximum la capacité de votre capteur et par conséquent n’a de sens que si vous utilisez le format RAW de votre appareil.

Le problème, c’est que l’histogramme affiché par votre appareil n’est pas celui de votre fichier RAW, mais celui de l’aperçu JPG intégré nativement au fichier RAW. Il s’agit donc que d’une approximation. A savoir que dans la pratique, il y a souvent plus de données que ce que l’histogramme affiche.

Je vous invite donc à faire des tests avec votre appareil pour apprendre à estimer quelle quantité de soi-disant zone cramée vous pouvez vous accorder et qui sera finalement bien enregistré dans votre fichier RAW.

Quitte à pousser votre matériel aux limites de ses possibilités, n’hésitez pas à faire la démarche jusqu’au bout… 😉

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