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Créativité, propulseur de motivation... La Lumière, c'est quoi ? Photomontage et post-traitement Technique photo ou comment se servir de son matériel

La balance des blancs

Qu’est-ce que la balance des blancs ?

La balance des blancs est un réglage colorimétrique de la dominante de couleur d’une image. Celle-ci est due à la température de couleur de l’éclairage de la scène photographiée exprimée en degrés Kelvin.

De manière usuelle, nous dirons que les tons de l’image seront chauds quand la dominante de couleur tendra vers le rouge (éclairage à la bougie) et seront froids quand la dominante de couleur tendra vers le bleu (ciel bleu sans nuage dans l’ombre projetée d’un objet). A savoir que la température de couleur sera dite “neutre” en l’absence de dominante de couleur. Dans ce cas, l’éclairage est réalisé par une lumière blanche équivalente à la lumière du soleil en milieu de journée.

Le rendu visuel est largement modifié par l’interprétation du cerveau. En effet, le cadre d’une fenêtre en PVC blanc sera interprété comme blanc par le cerveau quelle que soit sa teinte réelle engendrée par la température de l’éclairage comme le montre l’image suivante : 

Photo prise en intérieur avec le réglage automatique de la balance des blancs de l'appareil photo
Photo prise en intérieur avec le réglage automatique de la balance des blancs de l’appareil photo
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur d'une façade d'une maison blanche
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur d’une façade d’une maison blanche
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur du cadre PVC de la fenêtre
Photo prise en intérieur avec un réglage manuel de la balance des blancs pour neutraliser la dominante de couleur du cadre PVC de la fenêtre

Afin de caractériser cette température de couleur ainsi que la teinte de la dominante de couleur, il a été construit absolue l’échelle suivante exprimée en degré Kelvin.

Illustration de l'échelle absolue de la température de couleur de la lumière et de l'impact des réglages de la balance des blancs
Illustration de l’échelle absolue de la température de couleur de la lumière et de l’impact des réglages de la balance des blancs

Comment régler la balance des blancs sur son boîtier ?

Chaque modèle d’appareil photo possède sa propre ergonomie pour régler leurs paramètres. C’est la raison pour laquelle je vous invite à vous reporter à votre manuel utilisateur pour apprendre à réaliser la manipulation.

Ceci étant dit, encore faut-il savoir quel réglage choisir et pourquoi faire.

Neutraliser la dominante de couleur

De façon classique, on entend par réglage de la balance des blancs, le fait de supprimer la dominante de couleur des images produites afin d’avoir un rendu neutre comme si la scène avait été photographiée par la lumière du jour de milieu de journée.

Dans ce cas, plusieurs possibilités vous sont offertes. Si vous connaissez le type de source de lumière de votre scène (ampoule halogène, éclairage au tungstène, …) vous avez la possibilité de choisir parmi les préréglages proposés de votre appareil, le programme adéquat. Cependant, il est aujourd’hui largement plus pratique et précis d’utiliser la fonction automatique de votre boîtier d’appareil photo qui est efficace et précis et ceci sans vous poser de question. C’est pourquoi en pratique, les réglages comme incandescence, tungstène ou autres ne sont quasiment plus utilisés pour cet usage.

Dans de rares cas, il peut néanmoins arriver que l’automatisme de l’appareil se trompe. Classiquement, cela peut se produire lorsqu’il y a un mélange de types de sources de lumière très différentes. La solution consiste alors à utiliser le réglage personnalisé.

Le principe est le suivant. Il suffit de pointer l’appareil sur une surface blanche, grise claire ou, pour être encore plus précis, sur une chartre gris-neutre à 18% placée à l’emplacement de votre sujet principal. Ainsi, l’appareil viendra faire la mesure de la température de couleur sur cette surface et en déterminera la correction adéquate pour supprimer ou atténuer la dominante de couleur sur cette zone. Encore une fois, je vous invite à parcourir le manuel de votre matériel afin de connaître la manipulation exacte pour votre appareil photo.

Aspect créatif

En fonction du style de photographie que vous souhaitez réaliser, il peut être très intéressant de prendre un réel parti pris sur les dominantes de couleur.

C’est le cas par exemple pour plonger le spectateur dans un état d’esprit particulier vis-à-vis du message que vous souhaitez transmettre par votre image.

Dans ce cas, les modes incandescences, tungstène, nuages ou soleil deviennent très pertinents pour justement créer la teinte de la dominante de couleur souhaitée. En fonction de l’éclairage de votre scène et du réglage que vous choisirez, vous aurez moyen d’intégrer une dominante rouge, jaune, verte ou bleu à votre image.

Sur certains appareils, vous avez même la possibilité de peaufiner finement les réglages pour obtenir le juste dosage qui vous conviendra.

Mise en garde

L’avantage des appareils numérique est qu’ils possèdent un écran permettant d’avoir un aperçu de l’image produite. Au fur et à mesure de l’évolution des progrès techniques, ces écrans deviennent de plus en plus grand et lumineux afin d’avoir une bonne vision du résultat obtenu. MAIS ATTENTION ! Encore de nos jours, ces écrans ne reflètent pas les couleurs correctement, car ils ne sont pas calibrables ou étalonnables en colorimétrie.

C’est la raison pour laquelle vous devez rester prudent quant au rendu colorimétrique de la prévisualisation de vos photos sur l’écran de votre appareil. En effet, c’est exactement la même problématique que si vous retouchez vos photos sur ordinateur sans avoir calibré en colorimétrie votre écran d’ordinateur. La conséquence serait que vous engendrerez plus de dégâts qu’autre chose.

La solution existent néanmoins et va notamment me servir de transition avec la suite de l’article… Vous l’avez peut-être deviné, il s’agit de l’utilisation du format d’enregistrement RAW. Au lieu de revenir ici sur l’explication de ce format particulier, je vous invite à lire ou relire l’article dédié.

En une phrase, le format RAW permet de modifier le réglage de la température de couleur sans aucune perte de qualité ultérieurement lors du post-traitement sur ordinateur. Ainsi, vous avez les avantages suivants :

  • possibilité de travailler sur une écran calibré
  • modifier à souhait la dominante de couleur que vous souhaitez. Vous pourrez ainsi réaliser plusieurs versions différentes afin de choisir sur la base de photo achevée celle qui sera la meilleure.

Comment régler la balance des blancs dans les logiciels ?

Cas d’un fichier RAW

Le réglage de la balance des blancs est l’une des premières opérations à réaliser lors de la dérawtisation du fichier.

Tous les logiciels de développement des fichiers RAW possèdent ce réglage. Personnellement, j’utilise les logiciels Lightroom ou le module CameraRaw de Photoshop de chez Adobe.

Dans ces 2 logiciels, le réglage de fait à l’aide de 2 sliders qui permettent de définir l’équilibre entre le jaune et le bleu, et le vert et le magenta.

Outils de réglage de la balance des blancs de Lightroom
Outils de réglage de la balance des blancs de Lightroom
Outils de réglage de la balance des blancs de CameraRAW
Outils de réglage de la balance des blancs de CameraRAW

Pour être plus précis, il y a aussi l’outil pipette de balance des blancs qui permet de neutraliser la teinte de la zone où vous cliquez sur l’image avec cette pipette. Par exemple, sur les photos du cadre de fenêtre plus haut, j’ai cliqué soit sur le cadre de la fenêtre pour à rendre blanche (repère 1), soit sur la façade d’une maison à l’extérieur de la maison (repère 2).

Cas d’un fichier JPG (Bitmap)

Pour les images au format JPG, la correction de la balance des blancs sera forcément une opération dite “destructive”, car elle altérera les pixels de l’image.

Dans l’application Lightroom, vous n’aurez aucune différence sur le mode opératoire et vous utiliserez les mêmes outils précédemment évoqués.

Dans l’application Photoshop, vous aurez toujours moyen de corriger de la même manière que précédemment en faisant appel au filtre CameraRaw. Dans ce cas, encore une fois, vous retrouverez les mêmes outils.

Cependant, il y a une autre solution, que vous pourrez notamment utiliser dans GIMP par exemple. Utilisez l’outil courbe ou niveau. Dans ces deux outils classiques, vous retrouverez une pipette pour neutraliser les tons moyens simplement en cliquant sur une zone de l’image qui ne devrait pas présenter de dominante de couleur.

Outils de réglage de la balance des blancs de l'outil courbe de Photoshop
Outils de réglage de la balance des blancs de l’outil courbe de Photoshop

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Photographier un feu d’artifice

Le 14 juillet approche à grand pas et c’est la raison pour laquelle je vous écris cet article aujourd’hui. L’idée de vous donner assez de temps avant le jour J pour vous y préparer. Dans cet article, je partage avec vous les informations nécessaires pour correctement photographier un feu d’artifice.

Matériel nécessaire

Photographier un feu d’artifice est très proche de la technique du light painting ou plus globalement de la photo de nuit.

Le matériel indispensable pour réaliser de bonnes photos dans de telles conditions est d’utiliser un trépied stable.

Quel que soit l’appareil photo que vous possédez, vous devriez être capable de photographier correctement un feu d’artifice.

Si votre boîtier possède le réglage automatique feu d’artifice, vous pouvez l’utiliser dans ce cas de figure, car il adapte automatiquement les réglages pertinent à ce type de scène.

Si vous souhaitez maximiser la qualité de vos photos, je vous conseille d’utiliser les accessoires suivants :

  • Un trépied photo stable,
  • Un déclencheur souple ou une télécommande pour votre boîtier,
  • Un boîtier permettant le mode manuel.
Illustration de l'article à propos de l'usage créatif du trépied.
Illustration de l’article à propos de l’usage créatif du trépied.

Mode opératoire

Stabilité

Installer votre boîtier sur votre trépied photo, en vous assurant que ce dernier est bien placé sur une surface stable.

En cas de vent, n’hésitez pas à utiliser votre sac photo pour stabiliser l’ensemble en le suspendant à votre trépied. Il servira alors de lest à celui-ci.

Si vous souhaitez augmenter encore le degré de netteté de vos images, et peut-être intéressant dans ce cas de l’utilisation d’un boîtier reflex, d’utiliser la fonctionnalité de lever du miroir avant la prise de la vue. Cette option permet de laisser le temps au trépied d’absorber la micro vibration due au mouvement mécanique du miroir du boîtier. Afin de compenser le délai de prise de vue, vous devrez vous concentrer pour anticiper cette perte de temps à chaque photo.

Mise au point

Du point de vue de l’appareil photo, les feux d’artifice se trouvent à une distance équivalente à l’infini. Afin de ne pas risquer de perdre du temps avec un autofocus qui patine, il est tout simplement bon de verrouiller manuellement votre mise au point de votre objectif sur l’infini.

Dans le cas où vous souhaitez mettre en évidence le décor de la scène devant vous, je vous invite à fermer votre diaphragme suffisamment pour augmenter votre profondeur de champ. Le compromis classique est de l’ordre de f/8 ou f/11. Sachant que plus vous fermer votre diaphragme et plus vous risquez d’avoir des aberrations chromatiques sur votre image. Cela dépend aussi de la qualité de votre objectif.

Pour information, la majorité des objectifs possède leur meilleur piqué autour de la valeur f/8.

ISO minimal

Les boîtiers ont particulièrement du mal à gérer le bruit dans les basses lumières. Or, dans le cas de la photographie de feu d’artifice, la majorité de vos clichés présentera un ciel très sombre. Vous risquez donc d’avoir énormément de bruit dans ces zones sombres.

Afin de limiter cette impact, il est nécessaire d’utiliser les valeurs d’ISO les plus basse.

Ceci ne pose pas de problème d’exposition, car la luminosité des feux d’artifice est largement suffisante pour que le capteur enregistre leur trace.

Longue exposition

Lorsque l’on souhaite enregistrer un feu d’artifice, il est nécessaire que la prise de vue s’étendre sur toute la durée de parcours de la fusée.

Ceci signifie, que votre temps de pose devra être de plusieurs secondes. Avant de peaufiner cette durée, je vous invite à commencer votre prise de vue à partir de 4 secondes. Cette durée devrait être suffisante pour enregistrer tout le parcours d’une fusée.

Je vous invite à ajuster cette durée en fonction de la réalité du terrain.

Dans le cas où votre photo serait mal exposée, je vous conseille d’ajuster le paramètre ISO ou d’ouverture plutôt que la durée d’exposition.

Privilégiez le format RAW

Une photo de feu d’artifice possédera un contraste extrême. Afin de mieux enregistrer ces informations, il est bon de privilégier le format RAW de votre appareil photo.

Ainsi, vous aurez moyen d’enregistrer beaucoup plus de détails dans les basses et les hautes lumières.

Lors du poste traitement de votre photographie, vous pourrez ainsi pleinement profiter de toute la qualité du capteur de votre matériel.

Créativité

Pour apporter de la créativité à vos clichés de feu d’artifice, je vous invite à judicieusement définir votre point de vue.

Illustration de l'intégration d'un monument dans une photo de feu d'artifice
Illustration de l’intégration d’un monument dans une photo de feu d’artifice (source : https://www.pexels.com)

Portez notamment votre attention sur les points suivants :

  • Faire en sorte d’intégrer un monument remarquable, permettant de situer le lieu du feu d’artifice.
  • Essayer d’inclure un plan d’eau dans le cadre afin de profiter des reflets des feux d’artifice pour augmenter la présence de couleur à votre cliché.
  • Prenez en photo le lieu au moment de l’heure bleue, souvent bien avant le tirage du feu d’artifice, afin d’intégrer au poste traitement le décor à vos photos de feux d’artifice.

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Les 7 astuces du bokeh photo

Lorsque l’on commence la photographie le terme bokeh arrive assez rapidement dans les conversations. Dans cet article, je partage avec vous les caractéristiques clés permettant de maîtriser le rendu du bokeh photo.

Qu’appelle-t-on bokeh photo

Le terme bokeh provient du japonais signifiant flou. Il désigne le flou du fond d’une photographie dû principalement à une faible profondeur de champ lorsque des halos lumineux parsèment celui-ci. Il s’agit donc ici uniquement d’un flou dû à la mise au point et non à une problématique de bouger.

Comment réaliser un bokeh photo

Comme annoncé dans la définition ci-dessus, le bokeh est un effet artistique habituellement au niveau du fond de la photographie engendré par une faible profondeur de champ.

Ouvrez au maximum le diaphragme

Qui dit faible profondeur de champ, dit ouverture maximale du diaphragme de votre objectif. Plus celui-ci sera lumineux et plus il permettra au diaphragme de s’ouvrir grand. Privilégiez donc des ouvertures de l’ordre de f/1. 8 à f/2.8.

À la lecture de ces chiffres, vous comprenez donc qu’il est important d’utiliser des objectifs de bonne qualité.

Utiliser une longue focale

Utiliser une longue focale, permet d’écraser les plans. Ceci a pour effet visuel d’accentuer franchement la transition entre la zone de netteté (profondeur de champ) et la zone de flou.

Illustration de l'article Téléobjectif
Illustration de l’article Téléobjectif

Dans le cas qui nous intéresse ici, cet aspect est important à prendre en compte, car il permettra de mieux détacher le sujet net du fond flou.

Rapprochez-vous du sujet

Enfin, pour réduire la plage de netteté de la profondeur de champ, il est utile de s’approcher au maximum de son sujet.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

C’est la raison pour laquelle, en macrophotographie, les profondeurs de champ sont si faibles.

Éloigner le fond

Afin de vous assurer que le fonds soit suffisamment flou, il est important de laisser suffisamment d’espace entre le sujet et le fond.

Plus le fond sera éloigné de la zone de netteté est plus celui-ci sera flou.

Placer des touches lumineuses dans le fond

La caractéristique principale d’un effet bokeh, et notamment la présence de Halo plus ou moins rond en lieu et place des points les plus lumineux du fond.

Illustration du phénomène de bokeh lorsque la la profondeur de champ est réduite.
Illustration du phénomène de bokeh lorsque la la profondeur de champ est réduite.

Dans la nature, il sera donc intéressant de rechercher des reflets spéculaires à la surface de l’eau par exemple.

Dans le cas d’une photo en studio, ceci est facilement réalisable à l’aide d’une guirlande électrique.

Privilégier les diaphragmes avec de nombreuses lamelles

Il est classiquement reconnu, que la qualité esthétique de cet effet bokeh et d’autant mieux que les taches lumineuses sont les plus rondes.

Pour obtenir ce type de géométrie parfaite, il est important de choisir un objectif dont le diaphragme est composé d’un maximum de lamelles.

Donner une forme reconnaissable aux taches de lumière

Pour des effets créatifs, et ainsi donner du sens à sa photographie, il peut être intéressant de donner la forme que l’on souhaite à ces halos de lumière.

Pour ce faire, il suffit de placer un pochoir percé de la forme souhaitée juste devant l’objectif de l’appareil photo. Pour illustrer cette technique, je vous invite à lire ou relire l’article à propos de la réalisation d’une carte de vœux.

Illustration du phénomène de bokeh avec une mise en forme personnalisée.
Illustration du phénomène de bokeh avec une mise en forme personnalisée.

Quand utiliser le bokeh photo

En résumé, vous savez maintenant de quoi on parle lorsque l’on utilise le terme bokeh et vous connaissez les caractéristiques influent sur le rendu de celui-ci.

Il s’agit donc maintenant de savoir à quel moment il est pertinent d’utiliser cet effet sur vos photos.

Isoler le sujet

Isoler le sujet, est la réponse la plus fréquente à propos de la raison d’utiliser le bokeh photo.

En effet, éliminer tous les élément perturbateur du fond présent derrière le sujet principal de votre photographie, permet instantanément d’attirer le regard sur le seul élément net de votre cadrage.

Ce choix est particulièrement utile, afin de faciliter la lecture de votre image au premier coup d’œil.

L’attention du spectateur sera donc essentiellement centré sur le sujet net et incitera alors celui-ci à regarder chaque détail qui le compose.

focale 105 mm pour la macro-photographie
focale 105 mm pour la macro-photographie

C’est un choix particulièrement pertinent lorsque le but de votre photo est de décrire votre sujet tel qu’il est.

Cependant, la contrepartie sera que vous perdrez toute information concernant le contexte et l’environnement de votre sujet.

Ce choix doit donc être pris en toute connaissance de cause.

Masquer un fond inesthétique

Dans certaines circonstances, un photographe peut-être amené à prendre des photos dans un lieu particulièrement inesthétique.

Si vous vous trouvez dans ce cas-là, il sera certainement nécessaire de trouver des astuces pour éviter de distraire le regard du spectateur en minimisant l’impact du fond sur votre photo.

Grâce à l’effet de bokeh, un fond totalement inesthétique, peut devenir visuellement attrayant une fois suffisamment flouté. En effet, vous pourrez éventuellement profiter d’un fond coloré tout en dégradé de couleurs différentes.

Donner de l’esthétisme à votre photo par le bokeh photo

Placer judicieusement, des halos de lumière par rapport à votre sujet principal, peut particulièrement rendre esthétique la photographie de votre sujet.

De plus, donner une forme à ses tâches de lumière, peut-être un moyen subtil d’ajouter une information au sujet photographié. Le message de votre photo pour alors être totalement différent.

Enfin de manière générale, avoir un fond très flou et diffus, engendrera un sentiment de douceur à l’ensemble de votre photographie. Cela peut être intéressant dans le cadre de la photographie de portrait féminin par exemple.

Réaliser le bokeh en post-traitement

Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article, la capacité à réaliser un bokeh esthétique et de bonne qualité, est particulièrement associé à l’utilisation d’une optique de qualité et souvent onéreuse.

De plus, suivant le sujet que l’on photographie et en fonction de son environnement, il peut-être compliqué de réunir les conditions nécessaires à correctement flouter l’arrière-plan.

Pour de telles situations, la mise en place en poste traitement d’un effet de bokeh peut être la solution. C’est pourquoi, de nombreuses banques d’images sur internet permettent d’accéder à des photos représentant uniquement un fond bokeh qu’il sera facile d’intégrer à vos photographies.

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A chaque théorie son travail pratique...

Les photos de mariage fait par un amateur, pour ou contre

Avec le mois de mai, la saison des mariages commence. Cette saison est synonyme de rush pour les photographes professionnels de mariage, mais c’est éventuellement aussi l’occasion pour les amateurs de s’essayer à cet exercice. Les débats sont régulièrement animés autour de cette situation. Sans souhaiter prendre part à toute forme de polémique, je partage avec vous, dans cet article, ma réflexion sur les avantages et les inconvénients, ainsi que les responsabilités de chacun quant à la réalisation de photos de mariage.

Les amateurs font une concurrence déloyale aux professionnels

Peut-on réellement parler de concurrence déloyale lorsque l’on évoque d’une part un professionnel de la photographie et de l’autre un amateur ?

Je pense que pour bien comprendre la problématique, il s’agit de se rappeler quelle est la différence entre amateur et professionnel.

L’amateur est un individu exerçant la photographie par plaisir. De son côté, le professionnel pratique aussi la photographie, mais dans un but lucratif lui permettant de vivre de cette activité.

Si nous prenons maintenant la définition du terme concurrence, il en ressort qu’il s’agit d’une rivalité entre plusieurs personnes poursuivant le même but.

J’en conclu donc, que par définition le terme concurrence ne peut être appliqué entre un amateur et un professionnel, car leur but diffère fondamentalement.

Par conséquent, il est donc absolument obligatoire que dans le cas où un amateur réaliserait une prestation de photographie de mariage, il ne soit pas être rémunéré pour celle-ci. En voici les deux raisons essentielles :

  • S’il percevait de l’argent, alors son réel objectif serait beaucoup plus ambiguë vis-à-vis de celui du professionnel,
  • L’argent qu’il gagnerait ne serait pas forcément déclaré et sa prestation pourrait être considéré comme du travail au noir.

Maintenant que la question de l’argent est traitée, intéressons-nous aux autres aspects du sujet.

Quelles sont les responsabilités de chacun vis-à-vis des mariés

Signature du registre à la mairie par Madame la Maire
Signature du registre à la mairie par Madame la Maire

Responsabilité du professionnel

En tant que professionnel, celui-ci se doit de fournir à ses clients le niveau de prestation que ces derniers attendent en contrepartie de leur argent. Dit en d’autres termes, le professionnel a donc une obligation de résultat envers ses clients.

Bien que le terme professionnel est, à l’origine, lié au fait que l’activité concernée représente la profession de la personne, il est d’usage courant de la part des clients d’attendre un niveau d’expertise sans faille et de haute qualité.

Responsabilité de l’amateur

De son côté, le terme amateur évoque une qualité moindre de part l’idée que la personne pratique de façon plus occasionnelle la photographie.

Partant de cette idée, le couple de futurs mariés qui choisirait un amateur pour réaliser leurs photos de mariage, pourrait s’attendre à un niveau de qualité éventuellement moindre que celle qu’il pourrait prétendre avoir auprès d’un professionnel.

Ce que je viens d’évoquer à propos des professionnels et des amateurs, est les réponses les plus courantes des gens.

Cependant, en y réfléchissant un petit peu plus, je pense que la responsabilité quant au niveau de qualité est globalement la même pour chacun des deux. Que ce soit l’amateur ou le professionnel, ils doivent des deux fournir le niveau de qualité attendu par les futurs mariés.

La différence se tient uniquement dans la nature de ce que les photographes amateurs ou professionnels risquent de perdre au cas où ils échoueraient leur prestation.

Pour le coup, je pense que la prise de risque n’est effectivement pas de même nature.

Risques du professionnel

Le professionnel peut avoir grosso modo deux risques majeurs :

  • Le risque financier,
  • Le risque de détériorer son image de marque.

Quelle que soit l’activité d’un entrepreneur ou d’un artisan, ces deux risques sont forcément présents et font pleinement partie de son activité.

A savoir aussi, que du point de vu financier, un professionnel est souvent obligé de souscrire à une assurance pour couvrir une partie des risques financiers de son activité.

Risques de l’amateur

L’amateur, quant à lui, met en jeu un tout autre type de risques :

  • Le risque de perdre la relation d’amitié avec les futurs mariés,

Cet enjeu est donc beaucoup plus lié à l’émotionnel et à son cercle social personnel.  Je pense que cet aspect n’est pas à prendre à la légère et qu’il doit être pris au plus haut point d’importance et d’engagement par le photographe amateur.

En conclusion de cette question, je dirais donc que pour les deux parties, amateurs et professionnels, la prise de risque est importante, mais de nature différente.

Cas particulier pour le photographe amateur

Photo d'illustration de l'article à propos de la préparation de la séance photo de couple lors d'un mariage.

Qualité de prestation

Un peu plus haut, nous avons évoqué le fait que naturellement, les mariés s’attendent à une meilleure qualité de prestation de la part d’un professionnel que de la part d’un amateur. En réalité, ce jugement de valeur n’a pas de sens.

L’objectif du professionnel étant de vivre de la photographie, il a donc une démarche orienté rentabilité qui s’impose à lui. De ce fait, la gestion de son temps est cruciale et devra être optimisée par rapport au coût de sa prestation. Ainsi, en fonction du professionnel, le résultat pourra éventuellement être dégradé par cet aspect. Dit, autrement, un rapport qualité/prix est forcément présent.

Par contre, dans le cas d’un amateur, les circonstances sont toutes autres. Le leitmotiv étant d’ordre affectif, l’amateur sera émotionnellement engagé à produire la meilleure qualité qu’il pourra fournir à ses amis. C’est pourquoi, le niveau de qualité de la prestation d’un amateur s’approchera de son réel niveau de savoir-faire. Donc, si celui-ci est bon, le travail sera forcément bon.

La qualité n’est donc pas forcément meilleure chez un professionnel par rapport à un amateur.

Moments partagés entre les mariés et le photographe

Le dernier point que je souhaite partager avec vous est à propos de ce que vit le photographe le jour J avec les mariés.

En effet, le rôle de photographe est clairement particulier par rapport à tous les autres rôles de cet événement.

Concrètement, le photographe est la personne qui passe le plus de temps avec les mariés tout au long du jour J.

Personnellement, j’apprécie extrêmement cela.

En temps que photographe, vous serez le témoin privilégié de chaque moment d’émotion entre les mariés. Pour n’en citer que quelques-uns :

  • La découverte de la robe de mariée par le futur marié,
  • La complicité des mariés au moment des photos de couple,
  • La montée de pression émotionnelle des mariés lors de leur préparation et habillage,

Vous serez aussi au courant tous les petits secrets et les surprises que les invités feront aux mariés durant la journée.

Bref, le photographe de mariage est LA personne la plus au centre de tous les événements du jour J. Vous vivrez donc le mariage de vos amis comme personne d’autre !

C’est, pour moi un réel privilège qui mérite bien d’offrir aux mariés la qualité maximale de mon savoir-faire à mes amis qui se marient !

Exemple de mise en scène de photographie des alliances avec le bijou de famille chère à la mariée
Exemple de mise en scène de photographie des alliances avec le bijou de famille chère à la mariée

Pour plus d’informations pratiques à propos de la couverture d’un mariage, voici une série d’articles à ce propos :

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Les reflets en photos

Intégrer des effets optiques dans l’esthétisme de vos photographies apporte une plus-value à l’intérêt de vos clichés. C’est le cas par exemple avec les reflets. Dans cet article, je vous propose de voir aussi bien comment profiter d’eux, mais aussi comment les éviter.

Pourquoi jouer avec les reflets

Pour apporter du sens à une photo, il est souvent judicieux d’y intégrer une interaction entre au moins deux éléments.

Dans le cas qui nous concerne ici, cela peut être simplement le sujet et son propre reflet, ou bien, le sujet principal avec le reflet d’un sujet secondaire par exemple.

Utiliser cet artifice permet donc de facilement mettre en relation deux éléments au sein de la même photo.

Voici ci-dessous une liste non-exhaustive de possibilités :

  • Mettre en relation deux éléments,
  • Évoquer le rêve,
  • Apporter un aspect mystérieux à une scène,
  • Mélanger l’intérieur et l’extérieur,
  • Déformer une scène,
Les secret est d'exposer la photo à l'envers...
Source de la Coudre dans la forêt de Bercé en Sarthe.
Le secret est d’exposer la photo à l’envers…

Un reflet, c’est quoi ?

Pour bien parler de quelque chose, il est essentiel de commencer par bien définir le sujet. C’est pourquoi, je commence par expliquer ce qu’est un reflet.

Wikipédia défini un reflet comme ci-dessous :

“Un reflet est, en physique, l’image virtuelle formée par la réflexion spéculaire d’un objet sur une surface.”

Dans cette définition, il y a 4 termes importants :

  • Image virtuelle,
  • Réflexion spéculaire,
  • Objet,
  • Surface.

Voyons ensemble chacun de ces termes.

Image virtuelle

Concrètement, un reflet est donc une image virtuelle. Il faut donc comprendre à travers ce terme, qu’il est tout à fait possible d’altérer le rendu de celui-ci.

Il sera par exemple possible de modifier :

  • Sa colorimétrie,
  • Sa luminosité,
  • Sa géométrie pour déformer son image,

Réflexion spéculaire

La réflexion spéculaire est une propriété optique d’une matière. Dit de façon beaucoup plus commune, il s’agit simplement de la propriété miroir due à l’état de surface et au matériau d’un objet.

Ce qu’il est important de retenir ici, est que cet effet miroir est prévisible. C’est-à-dire qu’il est facile pour un photographe, d’anticiper la présence du reflet et ainsi définir la position de l’appareil photo pour placer le reflet dans l’image à l’endroit qu’il souhaite.

Objet

Ce terme indique qu’il est nécessaire d’avoir défini un sujet pour en avoir son reflet. Il faudra donc focaliser son attention sur des sujets facilement reconnaissables afin de mieux les distinguer à travers leurs reflets.

Surface

Cet élément est l’un des plus importants. En effet, la surface en question est justement “l’outil” donnant lieu à la création du reflet. Sans cette surface, il n’y a pas de reflet.

Notez, que ce seront les propriétés de cette surface qui engendreront les altérations que j’évoquais plus haut concernant l’image virtuelle.

Le choix de cette surface est donc primordial pour le rendu final.

Ces informations peuvent être synthétisées par le schéma suivant :

schéma de principe de la génération d'une reflet
schéma de principe de la génération d’une reflet

Comment exploiter les reflets dans ses photos

Quand on veut exploiter les propriétés des reflets, il faut d’abord les trouver. Voici rapidement quelques points d’attention à considérer pour faciliter votre recherche :

  • Les flaques d’eau,
  • Les vitrines,
  • Les lunettes,
  • Les façades d’immeubles,
  • Les chromes,
  • Les miroirs,
  • Globalement, les constructions ou objets d’origine humaine

Recherchez aussi les objets qui sont bien dans la lumière. Plus ils seront éclairés et mieux ils se refléteront.

Comment éviter les reflets dans ses photos

Jusqu’à présent, nous avons vu le reflet comme un élément souhaité de la part du photographe. En fonction de l’objectif de celui-ci, il se peut que le photographe cherche au contraire à éviter les reflets.

Voici quelques accessoires ou techniques permettant d’éviter la présence de reflet sur nos photographies.

Sans artifice supplémentaire, il est possible d’éviter les reflets un collant l’objectif de votre appareil photo directement perpendiculaire à la surface vitrée d’une vitrine par exemple.

Comment éviter les reflets lors d'une prise de vue dans un vitrine
Comment éviter les reflets lors d’une prise de vue dans un vitrine

J’imagine que vous vous dites certainement que cette technique est extrêmement contraignante du point de vue de la liberté de composition. C’est effectivement le cas.

Pour aller un peu plus loin, il est nécessaire d’utiliser quelques accessoires complémentaires :

  • Filtres polarisants sur l’objectif,
  • Cache sombre,
  • Polariser la lumière.

Amusez-vous avec les reflets…

Maintenant que vous savez gérer les reflets, je vous invite à réaliser une série de photos den mêmes sujets avec et sans reflet.

C’est en vous entraînant à ajouter des reflets ou à supprimer des reflets dans vos photos que vous apprendrez à les maîtriser.

Commencer par aborder uniquement les aspects techniques permettant de les faire apparaître tel que vous le souhaitez dans vos image. Puis passer au niveau supérieur en vous servant des reflets pour mieux illustrer les messages que vous souhaitez transmettre dans vos photos.

Il est temps donc maintenant, d’attraper votre appareil photo et de sortir réaliser vos clichés. Racontez-moi cette expérience en commentaire ci-dessous en expliquant quelles sont vos difficultés et vos bonnes surprises que vous aurez rencontré.

Merci d’avance à tous ceux qui prendront quelques minutes de leur temps pour compléter mon sondage afin que je puisse vous fournir du contenu adapté à vos besoins.
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L’orientation du cadrage en photographie

L’une des premières décisions à prendre lors de la prise de vue d’une photographie, est le choix de l’orientation du cadrage. En fonction de celui-ci, vous allez pouvoir intégrer à votre photographie des éléments différents si votre cadre est vertical ou horizontal. Bien évidemment, cela influencera énormément le message transmis par votre image. Dans cet article, je partage avec vous les critères à prendre en compte pour faire votre choix de l’orientation du cadrage en bonne connaissance de cause.

Impact de l’orientation à la prise de vue

Le premier impact de l’orientation d’une photo est souvent subi inconsciemment par le photographe.

En effet, la majorité des appareils photo ne dispose pas des doubles commandes telles que l’on puisse trouver sur les gros appareils reflex. Cela paraît être un petit détail technique, mais il impacte inconsciemment bon nombre de photographes ne possédant pas d’appareils avec cette fonctionnalité. L’intégralité des commandes des boîtiers est placée de manière à être naturellement utilisée lors de l’orientation d’un cadrage horizontale. Cet état de fait, incite donc fortement à utiliser ces appareils dans le sens horizontal et non vertical.

Je vous invite à prendre quelques minutes pour parcourir rapidement votre banque de photos. Certainement, vous vous rendrez compte que vous réalisez la majorité de vos photographies dans le sens horizontal. C’est la raison principale de l’existence des grips pour appareil photo au-delà de l’augmentation de l’autonomie de l’appareil photo par l’ajout de batteries supplémentaires.

Avec ce type d’accessoire, vous garderez la même praticité d’utilisation de l’appareil photo en orientation verticale.

Le deuxième impact principal que le photographe rencontrera au moment de la prise de vue est la différence des éléments de la scène qu’il pourra intégrer dans son cadrage.

Si les éléments importants de votre scène se trouvent disposés verticalement, il sera peut-être judicieux d’opter pour une orientation verticale plutôt qu’horizontale. C’est particulièrement le cas pour les photos de portraits.

Impact de l’orientation sur la lecture de l’image

Dans les civilisations occidentales, le sens de lecture est classiquement de gauche vers la droite pour l’orientation horizontale et de haut vers le bas pour l’orientation verticale.

Cette convention est à particulièrement prendre en compte lorsque vous souhaitez guider le regard du spectateur dans votre photo.

Si nous prenons l’exemple d’un escalier photographié de côté, si le bas de l’escalier se trouve dans le coin inférieur gauche de la photo et le haut dans le coin supérieur droit de celle-ci, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier monte.

L'escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble monter de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Cependant, si vous inversez la prise de vue de l’escalier de manière à ce que le haut de l’escalier soit dans le coin supérieur gauche et le bas dans le coin inférieur droit, le spectateur comprendra inconsciemment que l’escalier descend.

L'escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite
L’escalier semble descendre de part le sens de lecture occidental de gauche vers la droite

Revenons au sujet du choix de l’orientation du cadre en verticale ou horizontale, en nous appuyant sur le même exemple de l’escalier.

En fonction de votre angle de vue, si vous cadrer l’escalier verticalement, la photo transmettra l’idée que l’escalier est plus raide que si la photo est cadrée à l’horizontale.

L'escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L’escalier semble très pentu de part le choix du cadrage vertical
L'escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal
L’escalier semble peu pentu de part le choix du cadrage horizontal

Émotions transmises en fonction de l’orientation du cadrage

Vous trouverez ci-dessous de façon succincte, le type d’émotion transmise en fonction de l’orientation de votre cadre.

Cadrage horizontal :

  • Stabilité,
  • Calme,
  • Sérénité,
  • Douceur,

Cadrage vertical :

  • Instabilité,
  • Force,
  • Dignité,
  • Virilité,

Exercices

Afin de mettre en application ce que nous venons de voir ensemble, je vous invite à faire une petite sortie photo pendant laquelle je vous propose de systématiquement prendre en photo les mêmes sujets orientés de façon horizontale ET verticale.

Je vous invite alors une fois vos photos déchargées sur votre ordinateur, à analyser les différentes émotions que vous pouvez ressentir à la vision du cadrage verticale ou horizontale de chacune de vos prises de vue.

L’objectif de cet exercice est de vous faire prendre conscience de l’impact émotionnel que provoque le choix de l’orientation de vos prises de vue.

En complément de cet article, vous pouvez lire ou relire mon article précédent concernant la puissance du recadrage.

Laissez-moi en commentaire votre retour d’expérience concernant cet exercice afin de poursuivre ce sujet de façon plus interactive.

Si ce n’est pas déjà le cas, je vous invite à vous abonner au blog pour vous assurer d’être au courant de chaque nouvelle parution d’article.
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Pourquoi utiliser le format RAW

De plus en plus d’appareils photo proposent le format RAW pour enregistrer les données de votre capteur. C’est d’ailleurs le cas aujourd’hui pour les smartphones évolués. Mais pour quelle raison ce format devient-il si omniprésent ? Dans cet article, je vous explique les avantages d’utiliser ce format enregistrement.

Quels sont les formats de fichier disponibles

Les formats classiques de fichiers disponibles sur les appareils photo sont les suivants :

  • Format JPEG avec différents taux de compression,
  • Format TIFF,
  • Format RAW.

Les deux premiers format de fichier, sont des fichiers d’images à proprement dit.

Ce n’est pas le cas pour le fichier dit RAW, qui peut prendre différentes extensions en fonction de la marque de l’appareil :

  • NEF, pour la marque NIKON,
  • CR2, pour la marque CANON,
  • RW2, pour la marque Panasonic Lumix,
  • ARW, pour la marque Sony,
  • RAF, pour la marque Fujifilm,
  • PEF, pour la marque Pentax,
  • DNG, pour le standard universelle créé par Adobe.

Il est aussi à noter, que suivant votre appareil, il est possible de sauvegarder sous deux formats en simultané, le plus souvent le format RAW propriétaire de la marque ainsi que le format JPEG. Cette possibilité a l’avantage de permettre aux photographes d’avoir un fichier directement exploitable à travers le format JPEG et en même temps avoir un fichier permettant tout type de la retouche en post-traitement avec le format RAW.

C’est quoi le format RAW

Je vous l’ai déjà dit plusieurs fois dans des articles précédents, le format RAW n’est pas un fichier d’images. Mais pourquoi donc ?

Le format RAW, n’est rien d’autre que l’enregistrement dans un fichier de l’intégralité des informations brutes que le capteur de l’appareil photo a pu enregistrer. Il contient donc les informations numériques traduisant la réponse électronique que le capteur lui-même un générique au moment de la prise de vue.

Il ne comprend pas à proprement dit d’informations de couleur codées au format RVB, mais simplement les niveaux de luminosité détectés par chacun des photosites de votre capteur.

Il est donc nécessaire de réaliser une opération de conversion de ces informations brutes pour les exprimer sous un format de codage de couleur rouge, vert, bleu.

Cette opération principale, parmi d’autres, est appelée derawtisation.

Dans le cas où vous avez paramétré votre boîtier pour enregistrer directement vos photos au format JPEG, cette opération est réalisée directement par le logiciel embarqué de votre boîtier. L’avantage de cette solution est le traitement immédiat de l’opération. Cependant, il a l’inconvénient de réaliser un traitement automatique sans prise en compte les spécificités de chacune des situations prise en photo.

Par conséquent, vous ne profitez pas du plein potentiel qualitatif de votre appareil photo.

Quels sont les avantages du RAW

Maintenant que nous savons à peu près de quoi nous parlons, voyons ensemble quelles sont ses avantages.

Comme je vous l’ai dit, un fichier RAW n’est rien d’autre que l’enregistrement brut des informations que le capteur de votre appareil photo a pu enregistrer lors du déclenchement de la prise de vue.

Avoir accès à ces informations brutes, vous permet donc d’avoir la totale liberté d’interpréter ces informations pour créer votre image.

La balance des blancs

Le réglage de la balance des blancs est certainement l’information la plus connue concernant l’avantage des fichiers RAW.

En effet, la correction de la teinte de la lumière présente lors de la prise de vue est une opération totalement subjective et indépendante les conditions réelles de la scène.

Le fait de les définir en post-traitement à partir des données brutes du capteur, permet de réaliser ce réglage sans aucune perte de qualité.

Ce n’est absolument pas le cas si vous réalisez cette opération depuis un fichier JPEG par exemple. En effet, les informations de couleur de l’image auraient déjà été altérées lors de la première interprétation de la balance des blancs de celle-ci.

L’intérêt de garder la possibilité d’adapter ce paramètre au post-traitement, est de vous permettre une plus grande flexibilité quant à la destination finale de votre cliché en fonction du message que vous voulez transmettre.

De plus, dans le cas d’éclairage complexe avec des sources lumineuses de différentes températures de couleur, il est très avantageux de travailler sur un écran correctement calibré sur son ordinateur afin d’obtenir le meilleur rendu possible.

Corriger finement la tonalité

Le codage des fichiers RAW est réalisé avec une profondeur de bit largement supérieur à celle disponible dans un fichier d’image classique.

Pour rappel, un fichier d’image classique au format JPEG, dispose d’une profondeur de bits égal à 8. Alors que la profondeur de bits d’une image RAW est égale à 14 ou 16.

Si ces paramètres vous semblent barbares, retenez qu’un fichier 8 bits permet de gérer seulement 256 niveaux de luminosité au maximum, alors qu’un fichier codé sur 16 bits proposera 65536 niveaux de luminosité différents.

Vous comprendrez alors aisément qu’un fichier au format RAW contient énormément plus d’informations qu’un autre au format JPEG. Pour aller plus loin dans la compréhension, je vous invite à relire l’article à propos de l’histogramme.

De façon plus concrète, le fait de travailler une image au format 16 bits, vous permettra d’éviter d’avoir des effets d’aplat de couleurs là où ce serait le cas avec un fichier 8 bits.

Illustration de ce à quoi ressemble des aplats de de couleurs
Illustration de ce à quoi ressemble des aplats de de couleurs

Quels sont les inconvénients du RAW

Comme pour tout, il n’y a jamais de solution idéale. Celle-ci ne fait pas exception à la règle, car elle présente aussi des inconvénients.

Le premier inconvénient, est que ce format de fichier nécessite obligatoirement une opération de post-traitement ultérieur. De ce fait, vous perdez en réactivité d’exploitation de votre prise de vue.

C’est la raison pour laquelle de nombreux journalistes continuent d’utiliser le format JPEG afin d’être en mesure de diffuser le plus rapidement possible les photos importantes du dernier scoop.

Le second inconvénient, correspond au poids des fichiers. En effet, le fait de contenir beaucoup plus d’informations nécessite d’utiliser des cartes mémoires de grande taille pour permettre d’héberger des fichiers naturellement plus volumineux.

En résumé, l’inconvénient majeur est donc la nécessité de passer plus de temps sur chacune des photos que l’on souhaite traiter. De plus, des compétences en informatique et notamment en retouche d’images sont nécessaires pour obtenir un bon cliché final.

À retenir

Quel bilan tirer des avantages et des inconvénients du format RAW ?

Mis à part dans des cas spécifiques tels que rencontrés par les journalistes, où la vitesse de parution est une donnée essentielle de leur travail, il me semble beaucoup plus important de travailler en terme de qualité plutôt que de rapidité.

L’accessibilité aux données brutes vous permet d’avoir le maximum de capacité à travailler votre photo finale sans générer de perte de qualité.

Cependant, pour ce faire, il est important d’acquérir les compétences spécifiques nécessaires afin de réaliser ce travail complémentaire.

Personnellement, je pense qu’il est beaucoup plus profitable et intéressant de profiter de cette situation pour étendre nos propres capacités, connaissances et compétences dans le but de toujours développer notre créativité au sein de nos images.

C’est pourquoi, je considère que les inconvénients du format RAW sont, avant tout, des contraintes positives (et donc des opportunités) qui nous poussent à aller encore plus loin dans la maîtrise de la pratique de notre passion.

Dites-moi en commentaire, si vous êtes d’accord avec cette conclusion et quelles sont vos remarques quant à l’utilisation du format RAW.

De plus, pour être certain d’être prévenu à chaque prochaine parution, je vous invite à vous abonner au blog ainsi qu’à ma chaîne Youtube.

Enfin, je remercie aussi d’avance, tous ceux qui prendront trois minutes de leur temps pour compléter mon sondage afin que je puisse mieux répondre à vos besoins.

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5 conseils pour trouver le temps et la motivation de pratiquer la photo

Vous est-il déjà arrivé de vous dire que votre vie quotidienne prend le pas sur la pratique de votre passion telle que le célèbre métro-boulot-dodo? Je vais donc partager avec vous dans cet article quelques astuces qui vous permettront de trouver, malgré tout, la motivation et le temps de pratiquer votre passion.

Je tiens à remercier chaleureusement Tiphaine, Guy, Nathalie et Abdelghani pour m’avoir soufflé le sujet de cet article en ayant complété mon sondage.  À vous quatre, j’espère qu’à travers cet article, j’aurai apporté quelques réponses à votre problématique de temps et de motivation. N’hésitez pas à réagir en commentaire de l’article, si vous souhaitez que je sois plus précis sur certains points.

Si vous aussi, vous souhaitez que je répondre à vos questions, ou vos difficultés, je vous invite à compléter mon sondage, trois minutes suffisent.

1. Loin des yeux, loin du cœur

Tout le monde connaît cette expression concernant les relations humaines. Cependant, elle s’applique aussi à tout ce qui nous entoure et notamment aux activités qui nous plaisent.

Si nous ne faisons pas en sorte dans notre vie quotidienne, d’être un tant soit peu sollicité par des activités que l’on aime pratiquer, nous allons tout simplement ne pas y penser et oublier trop souvent que nous avons cette passion.

Une fois ce concept compris, il s’agit de placer dans nos environnements quotidiens, de manière bien évidente, quelques accessoires évoquant cette passion.

Dans le cadre de la photographie, je peux vous conseiller de :

  • Afficher des photos que vous avez réalisées et dont vous êtes fier,
  • Disposer du matériel photo bien en évidence sur des étagères,
  • Afficher un exemple de photo inspirante que vous souhaiteriez réaliser en fond d’écran de votre ordinateur,
  • Vous abonner à des blogs ou autres magazines qui vous proposera régulièrement du contenu en rapport avec cette passion.

Cette liste est bien sûr non-exhaustive. Je vous invite d’ailleur à être créatif, pour trouver par vous-même vos propres solutions qui vous stimuleront à tout moment de la journée. Que ce soit dans votre activité professionnelle ou votre vie personnel, restez ainsi connecté à votre passion.

2. Trouvez-vous un ami de passion

Pratiquer sa passion à plusieurs est souvent une bonne source d'inspiration pour découvrir de nouvelles compétences et savoir-faire.
Pratiquer sa passion à plusieurs est souvent une bonne source d’inspiration pour découvrir de nouvelles compétences et savoir-faire.

Pratiquer une activité de façon totalement solitaire, n’est pas forcément la meilleure manière pour se motiver tous les jours.

C’est la raison pour laquelle

  • vous inscrire à un club photo,
  • ou partager votre passion avec un ami passionné,

peuvent grandement vous aider à réaliser des nouveaux projets.

C’est ainsi une manière de découvrir un autre point de vue que le vôtre sur votre passion commune et ainsi découvrir de nouveaux savoirs-faires et connaissances dans le domaine.

3. Construisez un projet

Pour avancer, aller de l’avant, il est souvent nécessaire de se définir une destination.

Dans le cadre d’une passion, c’est un petit peu la même chose. Si vous êtes capable de vous définir un objectif, qui comporte un minimum de challenge vis-à-vis de vos compétences actuelles, vous serez d’autant plus motivé à découvrir et acquérir de nouvelles connaissances afin de relever votre propre défi.

Le but est nullement de se fixer un objectif inatteignable, de part le temps que vous pourrez y consacrer, ou par des moyens matériels hors de portée de votre budget.

Au contraire, cherchez plutôt à développer des idées créatives basées sur les moyens à disposition, vous obligeant à sortir de votre zone de confort, en stimulant votre créativité et vous incitant à acquérir de nouvelles connaissances pour vous aider à le réaliser. Avoir un ami de passion est dans ce cas très utile comme expliqué au point précédent.

4. Gérer votre planning

Trop souvent, nos plannings sont remplis par nos contraintes quotidiennes comme par exemple :

  • Aller chez le coiffeur,
  • Faire les courses,
  • Rendez-vous chez le médecin,
  • Réunion parents-profs à l’école,

Trouvez-vous normal que tous les jours dans votre agenda, vous laissez totalement de côté la pratique de votre passion ? Personnellement, je trouve que non.

Si vous avez une passion, c’est que celle-ci est importante pour vous et votre équilibre. Il est donc logique et naturel d’accorder dans votre gestion du temps, une part non-négligeable consacrée à celle-ci.

Tout ceci pour dire, que souvent la problématique n’est pas une histoire de temps disponible, mais bien de priorité que l’on doit se définir. Ayez l’honnêteté envers vous-même de respecter ce que vous aimez faire et d’y apporter à sa juste valeur le temps nécessaire pour pratiquer votre passion.

S'organiser pour préparer sereinement ses projets est un un gage de réussite et un bon moteur pour réaliser de plus grands challenges...
S’organiser pour préparer sereinement ses projets est un un gage de réussite et un bon moteur pour réaliser de plus grands challenges…

5. Autorisez-vous des pauses

Avec la mise en place de tout ce que je viens de vous dire sur les 4 premiers points, vous rencontrerez une problématique de motivation sur la durée. En fonction des événements de notre vie, il est normal que notre taux de motivation pour notre passion ne soit pas constamment au même niveau.

Notre cerveau a toujours besoin d’une certaine part de variétés, pour qu’il puisse garder un bon niveau de concentration et d’efficacité. Si vous êtes constamment en train de penser à votre passion, il arrivera un moment ou un autre, où votre cerveau saturera. Vous aurez eu beau vous organiser de la meilleure manière possible, vous deviendrez mentalement incapable de continuer à pratiquer votre passion.

Ceci est totalement normal. En aucun cas, vous devez culpabiliser dans ces moments-là.

Si je prends l’exemple de mon cas personnel, j’ai plusieurs centres d’intérêt :

J’ai pris l’habitude d’alterner entre ces domaines. Cela me donne une certaine forme de variété permettant de fournir à mon cerveau suffisamment d’oxygène pour ne pas se saturer par une unique activité.

Il est donc important à certaines périodes, de totalement oublier votre passion sans aucun scrupule, car cela fait partie intégrante de la pratique de celle-ci.

C’est le cas par exemple en musique. Répéter ses gammes est nécessaire pour gagner en dextérité. Cependant, il arrivera un moment où vous aurez beau les répéter, encore et encore, vous n’arriverez plus à progresser. Ce sera le signal où vous devrez laisser cette gamme de côté pour mieux savoir y revenir plus tard. C’est un peu comme si votre cerveau devait digérer l’ensemble des nouvelles connaissances que vous lui avez fourni.

C’est exactement la même chose en photographie ou en tout autre domaine.

Ce qu’il faut retenir

Mettez en place un ensemble de pratiques et astuces, tel que les exemples que je vous ai proposés ci-dessus, ou ceux que vous aurez trouvé par vous-même afin de stimuler votre intérêt pour votre passion.

Mais n’oubliez pas non plus, de rester à l’écoute de votre cerveau de manière à éviter de le saturer et risquer de rester bloqué comme face à un mur invisible.

De façon générale, toutes ces astuces sont là pour mieux savoir manager votre motivation personnelle. Déjà le fait de prendre conscience que votre motivation est la clé de votre réussite, vous permettra de progresser dans votre domaine et prendre encore plus de plaisir.

Si vous avez des compléments d’information ou des remarques à faire sur cet article, je vous invite à les laisser en commentaire ci-dessous. De plus, je vous invite à vous abonner au blog afin de ne pas risquer de manquer la sortie des prochains articles et ainsi recevoir gratuitement mon livre “sur le chemin de votre INSPIRATION”. Enfin, si vous avez des difficultés dans votre pratique de la photographie ou du photomontage, afin de me permettre de mieux répondre à vos besoins, je vous invite encore une fois à répondre à mon sondage.

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5 Conseils pour les photos à la neige

Les vacances de février arrivent à grands pas, et vous allez être nombreux à vous retrouver sur les pistes de ski au milieu de magnifiques paysages enneigés. C’est pourquoi, dans cet article, je vais vous donner 5 conseils pratiques pour réaliser de meilleures photographies à neige.

1. Compensez l’exposition

La neige, c’est blanc et par conséquent, c’est très lumineux. Cette situation est un réel piège pour les posemètres intégrés aux boîtiers d’appareil photo. En effet, comme je l’ai déjà évoqué dans un article précédent, l’automatisme des appareils photo cherche à avoir une photographie dont la luminosité moyenne est équivalente à un gris à 18%.

Dans le cas d’une photo avec beaucoup de neige, le posemètre aura tendance à interpréter les zones claires de neige comme une surexposition lumineuse. Il cherchera donc à compenser cela en sous-exposant les réglages.

L’astuce pour le photographe consiste alors à compenser cette exposition en décalant celle-ci de +1IL à +2IL en fonction des conditions de luminosité de la scène.

Cette action, peut se faire sans sortir des modes assistés tels que P, S, ou A à l’aide du boutons +/- présent sur votre boîtier.

Si vous avez l’habitude de shooter en mode Manuel, il vous suffira de vous fier à l’indicateur d’exposition affiché dans votre viseur de manière à veiller à ce qu’il indique +1IL ou +2IL.

Je vous invite à ajuster ce réglage en fonction du rendu de vos premières photos.

Au cœur du Ballon d'Alsace enneigé
Au cœur du Ballon d’Alsace enneigé

2. Évitez les forts contrastes

L’une des limitations majeures des appareils photo est la dynamique de leurs capteurs comme je l’ai déjà expliqué en détail dans un autre article. Cette contrainte peut particulièrement perturber vos photos dans les situations de photographie à la neige.

En effet, comme déjà évoqué plus haut, il suffit que le soleil pointe le bout de son nez pour qu’immédiatement la luminosité devienne très élevée. C’est pourquoi, si lors du cadrage de la scène vous ne prenez pas garde aux zones sombres et lumineuses, vous risquez de fortement d’avoir des zones sur le cliché qui soient bouchées ou brûlées.

Je vous invite alors simplement à garder cette problématique à l’esprit pour éviter cette situation. Cependant, si le sens de votre photo nécessite cette situation, je vous invite à vous reporter aux solutions abordées dans mon article à propos de ça.

 

3. Attention à la balance des blancs

Combien de fois avons-nous déjà croisé des photos où la neige est toute bleue au lieu d’être blanche ! Cette situation est exclusivement due à la gestion de la balance des blancs de votre appareil photo.

Le meilleur conseil à propos de la balance des blancs est bien de shooter en RAW, car c’est le moyen de corriger cette dominante de couleur sans aucune perte de qualité d’image. Qui plus est, comme elle se fait en post-traitement, elle vous laisse libre d’interpréter ces dominantes précisément en fonction du message de votre photo.

J’attire notamment votre attention à propos des dominantes de couleurs. Dans les faits, ils sont loin d’être que néfastes du moment qu’elles font l’objet d’un choix délibéré du photographe. Par exemple, garder une teinte bleutée à un cliché de neige, évoquera d’autant plus le climat froid de la scène. A contrario, ajouter une teinte orangée permettra d’évoquer une ambiance chaleureuse.

Shooter au format RAW, vous permettra donc de réaliser autant de version de la scène que

Écureuil qui boit
Écureuil qui boit

4. Pensez à utiliser des filtres ND

La présence de neige blanche de façon majoritaire dans la scène à photographier amplifie grandement la luminosité ambiante. Ceci a pour conséquence sur les paramètres de réglage de l’exposition suivants :

  • ouverture : fermeture de diaphragme qui induira une grande profondeur de champ,
  • vitesse : un temps de pose d’un court qui impliquera des mouvements figés
  • ISO : le plus bas possible, ce qui diminuera le niveau de bruit.

Dans le cas où vous souhaitez la présence de flou de mouvement ou une faible profondeur de champ, il sera intéressant d’utiliser des filtres ND pour limiter d’emblée la quantité de lumière de la scène.

Dans le cas où vous ne disposeriez que d’un filtre polarisant, celui-ci pourra réduire la luminosité jusqu’à  -1 IL tout en saturant les couleurs.

5. Essayer le traitement N&B très contrasté

Lorsque les conditions lumineuses imposent de très forts contrastes, il peut être intéressant de visionner les scènes en mode Noir et Blanc. En effet, les transitions pourront être très franches et graphiques et permettra d’aborder votre environnement de manière graphique voir même abstraite.

C’est aussi un moyen de mieux accepter les ciels blancs des temps neigeux lorsque les conditions météo ne sont pas optimales.

Quoiqu’il en soit, dans le domaine de la créativité, motivez-vous à tester des traitements nouveaux ou les possibilités techniques que votre matériel vous offre comme la surimpression par exemple.

Je vous invite à partager avec moi en commentaire vos remarques et astuces pour photographier dans ce contexte ou à me poser vos questions sur les points qui ne seraient pas clairs pour vous.

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6 conseils pour essayer la photo de concert

Faire de la photo de concert est un excellent exercice pour bien apprendre à maîtriser son matériel. En effet, les conditions de lumière sont difficiles car globalement faible et en constante évolution ! Je partage avec vous quelques conseils pour que vous puissiez vous y essayer.

Mise en valeur de la dynamique de l'artiste par un flou de mouvement.
Mise en valeur de la dynamique de l’artiste par un flou de mouvement.

1. Ciblez des événements régionaux

Pour les artistes musicaux, faire des concerts est l’une des choses les plus importantes, car c’est ici qu’ils créaient leur notoriété et leur relation avec le public. Leur image est donc très importante ce qui a pour conséquence que les artistes connus doivent avoir confiance dans le photographe pour s’assurer qu’il ne dégradera pas leur image.

Dans le cas des artistes moins connus, la situation est différente. La plupart d’entre eux, sont justement à la recherche de relativement bonnes images pour faire leur promotion. Et c’est là où vous pouvez intervenir pour vous entraîner à ce domaine de la photographie.

Pour vous donner une idée, j’ai réalisé de nombreuses photos de concerts au Festival International de Musique Universitaire de Belfort (FIMU).

Utilisation du zooming pour évoquer la puissance sonore émanent de la scène.
Utilisation du zooming pour évoquer la puissance sonore émanent de la scène.

2. Présentez-vous aux artistes et au régisseur de scène

Réaliser un concert est un moment de plaisir pour les artistes, mais aussi de stress. Mais c’est aussi le cas pour le régisseur de scène. En effet, chacune des deux parties a pour mission de réaliser la prestation la plus parfaite possible pour le plaisir des spectateurs.

Que se soient les artistes ou les techniciens, ils ont tous une multitude de paramètres à prendre en compte. Il est donc évident que si vous souhaitez réaliser des photos sans vous êtes présenté avant, vous serez considéré comme un élément perturbateur.

Il est donc important de se présenter avant le spectacle, afin que ces personnes sachent à qui ils ont à faire.

Présentez-vous simplement, expliquez votre démarche, évoquer avec eux la liberté de mouvements que vous souhaiteriez avoir afin qu’ils vous les autorisent ou non. (Fosse juste devant la scène, accès à l’arrière-scène, accès à la scène, …)

N’hésitez pas non plus à proposer au régisseur de scène un signe discret qu’il pourra vous faire afin de vous signaler de quitter un lieu de la scène ou de stopper immédiatement une action que vous auriez entrepris qu’il jugerait sur le moment non-tolérable.

Quels que soient les échanges et l’issue de cette conversation, il est absolument primordial de rester courtois et de respecter le choix du régisseur de scène ou des artistes. Ce sont eux qui ont la responsabilité de la qualité du spectacle et en aucun cas vous devez perturber leur travail.

Jeu de scène et interaction entre les artistes devant une foule de spectateurs.
Jeu de scène et interaction entre les artistes devant une foule de spectateurs.
Mise en valeur de la prestation du groupe de musique en montrant la taille de la foule assistant au spectacle.
Mise en valeur de la prestation du groupe de musique en montrant la taille de la foule assistant au spectacle.

3. Expliquer aux artistes votre démarche photographique

Le point commun entre un photographe, un chanteur et un musicien et qu’ils sont tous des artistes. Ce point clé est très intéressant pour leur faire comprendre vos attentes autour de la photographie. Décrivez le style de photo que vous avez l’habitude de réaliser, ou que vous chercherez à réaliser avec eux. N’hésitez pas non plus à leur montrer des photos déjà réalisées. La qualité de votre book photos permettra de les rassurer quant à votre capacité de produire de belles images et les incitera à accueillir plus positivement votre démarche.

Ce premier contact, vous permettra de créer un lien entre les artistes et vous. Ceci sera un point fort lors de la réalisation de vos photos, car ils seront alors plus enclins, à jouer le jeu face à votre objectif le moment venu..

Mise en avant d'un effet lumineux pour évoquer la résonance du son de l'instrument.
Mise en avant d’un effet lumineux pour évoquer la résonance du son de l’instrument.

4. Définissez le deal entre vous et les artistes avant le spectacle

Dans le contexte de stress que connaissent les artistes avant leur spectacle, il est important de ne pas leur ajouter de zones d’ombre quant à votre prestation. Il est alors intéressant pour eux et pour vous de bien définir le deal entre vous. Laissez-leur votre carte de visite et expliquez-leur comment et à quelle échéance, ils pourront récupérer quelques clichés du concert.

D’une certaine manière, le fait de laisser vos coordonnées dès le départ, et un acte qui leur permettra de prendre confiance en vous et de les rassurer. N’hésitez pas non plus à leur demander leurs coordonnées en expliquant que, de toute façon, vous les contacterez pour leur envoyer les photos dues.

Je vous invite aussi à leur demander quel type de photos, ils seraient intéressés d’avoir. Sur la base de cette question, il vous sera alors plus facile de négocier certains accès auprès du régisseur puisque la demande sera validée par les artistes eux-mêmes.

Gros plan sur les mains du musicien tout en gardant en second plan la concentration sur son visage.
Gros plan sur les mains du musicien tout en gardant en second plan la concentration sur son visage.

5. Prise de vue

Votre présence ne doit en aucun cas perturber le spectacle. De ce fait, je vous conseille de ne jamais utiliser de Flash. Privilégier les éclairages de scène s’ils existent, où la lumière disponible ambiante.

N’emmenez pas avec vous énormément de matériel. En fonction des accès que le régisseur de scène vous aura donné, il vous sera facile de définir les longueurs focales dont vous aurez besoin. Classiquement un zoom de type 24-70 est largement suffisant. Si vous souhaitez réaliser des gros plans utiliser un zoom 70-200, et si vous êtes plutôt intéressé par les plans larges, opter pour une optique grand-angle entre 14 et 17 mm.

Mettez-vous d’accord avec le régisseur de scène, afin de définir un endroit où vous pourrez laisser votre sac en sécurité mais suffisamment accessible pour vous afin de réaliser vos changements d’objectifs.

Pendant le moment de vos prises de vue, ne vous embarrassez pas de matériel inutile et ne gardez en aucun cas votre sac à dos sur vous pendant la prestation.

Mise en valeur des détails de la guitare par l'emploi du noir et blanc.
Mise en valeur des détails de la guitare par l’emploi du noir et blanc.

6. Les réglages de l’appareil

Dans le cas où vous réalisez des photos d’un concert avec de nombreux éclairages, je vous conseille de régler votre appareil photo sur le mode manuel. La raison en est que, en fonction de votre position et de l’évolution des éclairages, votre posemètre risquera de ne pas savoir sur quel pied danser. Le fait de régler par tâtonnement vos réglages d’ouverture et de vitesse au début du concert, vous permettra de garder une ambiance relativement homogène sur toute votre série.

Chercher à régler votre niveau d’ISO le plus bas possible afin de garder la qualité d’image la moins bruitée et d’ajuster votre couple vitesse/diaphragme en fonction des effets rechercher. Il peut notamment être intéressant de garder une vitesse relativement lente afin de retransmettre la notion de mouvement de scène des artistes par exemple.

Jeu de scène et interaction entre les artistes sous les spots lumineux de la scène
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